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09/01/10 |
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Cette section comprendra des anecdotes, des réflexions sur divers sujets, des nouvelles sur la Méditation Transcendantale, des extraits de correspondance, et plus encore.
223) Mon
frère me parle souvent des miracles de Jésus. Ceux-ci
impressionnent beaucoup les croyants. Pour eux, ces miracles
sont la preuve que Jésus est le plus grand des hommes, l'unique
fils de Dieu incarné sur terre. Une fois que cette preuve
devient une conviction ancrée solidement dans l'esprit, alors la
foi en Jésus garantit la vie éternelle dans le paradis à la fin
des temps. L'idée principale est que Jésus ne peut pas mentir
puisqu'il a fait la preuve de ses pouvoirs sur la vie et la
mort. Avoir foi en lui, dit-on, suffit pour être sauvé au
jugement dernier.
La foi se déroule
exclusivement dans l'état de veille ordinaire, (waking state of
awareness) qui est un état d'identification totale avec les
pensées, les émotions et les sensations. Toutes les personnes
qui ont foi en leur Sauveur, en leur Dieu, en leur texte sacré,
vivent uniquement à l'intérieur des trois premiers états de la
conscience, qui sont le sommeil, les rêves et la veille active.
Mon frère me parle de Satan qui garde le monde entier loin de Jésus. Je dirais plutôt que Satan garde l'humanité depuis des millénaires sous l'emprise d'une très puissante hypnose religieuse et spirituelle. Il garde les croyants sous l'emprise de leurs croyances. Les croyants sont totalement convaincus de la véracité de leur foi. Il y en a qui « perdent la raison » pour défendre leur foi. Maharishi enseigne la technique de la transcendance des pensées. Cette technique repose profondément l'esprit et elle régénère le système nerveux en le débarrassant de ses fatigues profondes. L'esprit devient plus clair à chaque fois qu'on médite. Sur cette base d'un plus grand éveil intérieur, de meilleures décisions sont prises et moins de souffrance en résulte, moins d'erreurs sont faites. Grâce à la Méditation transcendantale on peut reposer notre esprit très profondément. Nos croyances perdent leurs stress et notre religion devient mieux intégrée dans la vie quotidienne. Voilà ce que donne la technique de Méditation transcendantale. Cette illumination transcendantale est la vision la plus large qui soit. Tant de bénéfices en découlent que personne ne devrait vivre sans transcender les pensées et les limites qui y sont intrinsèques.
222)
Maharishi a sauvé le Bouddhisme mondial :
La conception du Bouddhiste,
voulant que l'être humain atteigne l'état d'illumination s'il
met fin à son moi individuel, n'aura de valeur que si quelqu'un pratique
la technique de la transcendance, la Méditation transcendantale. Si
cette technique de méditation qui met en repos profond toute
l'activité mentale et sensorielle n'est pas pratiquée, alors la
méditation des Bouddhistes n'est que contemplative. Elle devient
une sorte de long exercice de réflexion philosophique. Mais, malheureusement, il ne connaîtra jamais le réel état d'illumination parce que le Soi est de nature transcendantale et il n'a jamais transcendé son esprit individuel. Il l'a éteint, il l'a vidé, il l'a façonné, réarrangé, décoré autrement, mais il ne l'a jamais transcendé. Son action au long de tant d'années de quête spirituelle, et d'efforts divers, s'est toujours produite dans le champ de la conscience de l'état de veille. Sa lutte a été de chercher à effacer son esprit individuel, comme on vide une maison de tous ses meubles, mais sans jamais en sortir.
Il est probable qu'il soit convaincu
intellectuellement qu'il a réalisé le grand Soi parce qu'il se
sentira même détaché de tout effort pour trouver l'illumination.
L'illumination elle-même sera le dernier concept qu'il
abandonnera. Il ira jusqu'à affirmer que la recherche du bonheur
est un fardeau, un ignorance qu'il faut finalement abandonner.Dans
son état de détachement, il croira fermement
qu'il a réalisé le Soi, qu'il est enfin capable d'être impartial
et rempli de compassion envers l'humanité qui besogne,
lutte et souffre de tant de passions et de désirs. 221) DE TRÈS GRANDS CHANGEMENTS DE CONSCIENCE : Lorsque la conscience passe de l'expérience du cinquième état de la conscience (la conscience cosmique - un état où l'expérience de l'Absolu est permanente) et qu'elle avance jusqu'au sixième état de la conscience (la conscience divine ou conscience-de-Dieu - état caractérisé par la perception céleste permanente), une foule de très grands changements extrêmement subtils prennent place dans l'esprit, l'intellect, les émotions et la perception sensorielle. Dans le troisième état de la conscience, l'éveil actif, tel qu'on le connaît quotidiennement, lorsqu'on parle, on dit quelque chose et toutes les autres options ou points de vue ne sont pas exprimés. Quoi que nous disions, tous les points de vue ne seront jamais exprimés ou contenus en sous-entendu dans nos paroles. C'est pour cette raison que pour dire toute notre pensée, il faut l'élaborer, il faut donner des exemples, dire ce que l'on ressent, il faut s'expliquer davantage, sinon nous ne serons jamais tout à fait satisfait ni compris. À partir de la conscience cosmique et au fur et à mesure que la conscience se met à percevoir les niveaux de plus en plus fins de la perception relative (la perception relative étant habituellement construite de points de vue en toute chose, de perceptions partielles, d'actions limitées qui rencontrent des obstacles extérieurs ou des restrictions intérieures, la pensée linéaire, fragmentée, de l'information incomplète, etc.) elle découvre que toutes ces limites ne sont que des apparences et qu'elles sont causées par une ignorance de l'état de l'Être, qui est toute chose. L'illusion que les vagues sont si limitées ne peut exister tant que l'océan n'est pas connu. Dès que la profondeur et la puissance de l'océan est connue, aussitôt les vagues gagnent une valeur ajoutée, celle de la totalité en toutes leurs limites spatiales et temporelles. L'Être (l'Absolu) est si vaste, si infini, si éternel, si indicible, si incroyable, si illimité, qu'il se penche vers les phases relatives de l'existence et il les soulève et les exalte. Il les élargit, leur donne un nouveau sens. Ce processus n'est pas intellectuel (bien qu'il le soit aussi), mais sensoriel. Le corps qui est tel une lampe allumée en permanence, dont les filaments sont incandescents en permanence, possède un métabolisme actif qui est sans repos réel jusqu`à ce que son fonctionnement cesse au moment de la mort. Lorsque nous pratiquons la technique de Méditation transcendantale, le métabolisme devient plus subtil et le système nerveux se repose plus profondément qu'il le ferait autrement, même par le sommeil de la nuit. L'expérience de l'Être absolu sous entend que le système nerveux puisse donner l'expérience d'un état qui est sans métabolisme, puisque l'état de l'Être, l'Absolu, n'a rien à voir avec l'activité relative de la matière ou de l'intelligence individuelle. Le cerveau humain est construit pour donner l'expérience de cet état sans métabolisme, sans activité, sans action, sans pensée, sans perception, sans parole, sans connaissance, sans conscience de phénomènes relatifs (sommeil, rêves et éveil). Dans cet état qui est assez inexplicable, qu'on dit indicible (et qui l'est tout à fait), la conscience n'est plus engagée dans la perception de la relativité. Elle est pure, infinie, transcendantale, absolue, illimitée, éternelle, immortelle, intemporelle, totale. Il est assez curieux que l'Être ait créé la création et que la création soit liée à l'état de l'Être. Il est curieux que les vagues existent à part de l'océan. La création relative est totalement séparée de l'état de l'Être absolu. L'Être ne peut pas être relatif, bien évidemment, mais la création existe pourtant bien réellement (pour nous qui la percevons) et elle ne peut exister en dehors de l'Être qui est tout. Rien ne se peut en dehors de l'existence. L'existence pure est l'océan et ce qui existe est des milliards de vagues. En conscience cosmique, la séparation entre la conscience absolue transcendantale et les trois états relatifs de la conscience (sommeil, rêves et veille active) est totale L'expérience de la Méditation transcendantale a fait voyager la conscience de ses phases de perception relative jusqu'à la dimension sans perception, non relative, transcendantale, et l'état de l'Être absolu est connu. Grâce à une pratique continue, de jour en jour, de mois en mois et d'année en année, l'état transcendantal devient connu en permanence et il est totalement séparé de la relativité des trois états changeants de la vie individuelle. Mais il doit y avoir des liens ou des connexions entre l'Absolu et le relatif. Cette découverte des fils (sutras) qui lient ensemble l'Absolu et le relatif est ce qui se passe lorsque la conscience cosmique se développe davantage et qu'elle découvre petit à petit le sixième état de la conscience, la conscience divine ou conscience-de-Dieu. La parole de quelqu'un qui ignore la conscience cosmique est limitée, toujours. Celle de celui qui parle en conscience divine contient toutes les paroles dites et non dites. Tous les points de vue sont inclus dans sa parole. Il perçoit toutes les perceptions dans une perception particulière. Il regarde une fleur et il voit la totalité galactique ainsi que la source ou l'origine et la fin de la création. Il perçoit un arbre et il en voit la graine, la fleur, les fruits ainsi que l'origine intemporelle de la graine et de tout le reste, incluant le sol où l'arbre a poussé, et plus encore. Il perçoit l'infini dans le fini. Le relatif devient transparent à ses propres limites et il gagne une valeur céleste où il est presque infini. Le relatif ne peut pas être infini, il ne peut pas être intemporel puisqu'il est le temps, il ne peut pas être immortel puisqu'il possède la naissance, il ne peut pas être illimité puisqu'il est perçu grâce à ses limites. Mais le relatif peut devenir si beau, si riche, si bien connu, si intime, qu'il gagne une valeur qui est presque absolue. Il ne peut pas aller plus haut que le niveau le plus haut de ses possibilités relatives, c'est-à-dire devenir extrêmement beau, paradisiaque, magique, miraculeux, transparent, sublime, suprêmement intelligent et lumineux. Lorsqu'on décore une pièce, on la transforme pour qu'elle brille de lumière, on lui ajoute des couleurs nouvelles, on l'éclaire correctement, on lave les planchers, on les cire, etc. Le maximum que peut exprimer la vie relative, par elle-même, par ses propres efforts, par le respect de ce qu'elle est (relative) est qu'elle devienne céleste. Le relatif ne peut pas se rapprocher davantage que cela de l'état Absolu. La prochaine étape de l'évolution se fait par le développement du septième état de la conscience, l'état de la conscience d'unité. Là, le relatif est connu en terme du Soi, de l'Absolu. Le relatif n'y peut plus rien faire, il ne peut plus s'élever par lui-même, mais l'ignorance qui faisait qu'il était perçu comme étant différent de l'Être s'évanouit totalement et tout l'Être est perçu dans tout l'Être. 220) DEUX QUESTIONS VENANT DE MON AMI JcP : Roger, selon toi, peut-on dire que le vieillissement et la maladie de Maharishi étaient pour lui une sorte d'illusion, c'est-à-dire qu'il percevait sa vieillesse et sa maladie bien différemment de nous tous? Aussi, comment expliquerais-tu que tout obstacle que Maharishi a rencontré dans sa vie n'en n'était pas un en réalité? Réponse 1) Pour Maharishi qui était en conscience totale de Brahm, l'unité complète, si une maladie est apparue dans son corps, elle a été créée par la loi naturelle elle-même. Cela s'est produit de la même façon qu'un arbre vieillit et meurt même s'il n'a fait aucune erreur pour causer sa propre mort. L'arbre ne meurt pas parce qu'il a un karma négatif. Il meurt parce que c'est son heure. L'explication est simple finalement. Maharishi est mort en accord avec la totalité de la nature. On peut dire que son départ a été parfaitement naturel. Sa maladie n'était pas une conséquence d'erreurs causées par de mauvaises habitudes de vie ou un manque de vision élargie, tel que ce le serait pour nous. Maharishi a vécu en parfait accord avec la totalité des lois naturelles puisqu'il agissait continuellement à partir du plus haut état d'évolution de la conscience. Toute personne qui vit une telle illumination ne peut jamais causer de maladie en elle-même parce qu'elle ne commet pas d'erreur contre la nature. Elle EST la nature. Réponse 2) Les obstacles que maharishi a rencontré sont une perception que NOUS avons. Maharishi n'a pas la même perception que nous qui avons une vision partielle des choses et des événements. Aucune vague de l'océan ne peut être un obstacle à l'océan lui-même. Maharishi est la conscience totale et rien dans l'univers ne peut agir de l'extérieur de l'univers pour s'y opposer. Il n'y a pas de divisions dans l'esprit de Maharishi. Il vit la conscience de l'unité. C'est cela que les mots « conscience d'unité « veulent dire. Puisque la connaissance est structurée dans la conscience, comme Maharishi nous l'a enseigné, rien ne peut être opposé à cette perception unifiée et totale. 219) LA VIE ANIMALE ET L'ILLUMINATION DE LA CONSCIENCE : Les animaux possèdent évidemment la conscience. Ils ont une âme qui est comme la nôtre, c'est-à-dire une conscience essentielle, une conscience pure qui se trouve à l'origine, à la source, de leur esprit et de leurs sens. Mais ils ne peuvent pas faire l'expérience de la conscience transcendantale ni des trois états d'illumination permanents que sont la conscience cosmique, la conscience-de-Dieu (conscience divine) et la conscience d'unité. La raison pour laquelle les animaux ne peuvent pas faire l'expérience de la conscience transcendantale est double. La première est que leur physiologie ne leur permet pas de faire l'expérience de niveaux de plus en plus fins de la respiration (niveaux de plus en plus subtils du métabolisme). Leur rythme respiratoire est prescrit de nature et leur système nerveux n'est pas construit pour que l'animal puisse faire l'expérience des niveaux de plus en plus subtils de ses « pensées », de ses perceptions sensorielles puis minimiser son métabolisme jusqu'à ce que sa respiration devienne extrêmement subtile et silencieuse. Son rythme respiratoire est fixe, comme je le disais il y a un moment. La seconde raison pour laquelle l'animal ne peut pas faire l'expérience de l'état de la conscience transcendantale, (l'éveil en repos profond, la vigilance sans activité mentale spécifique) est qu'il n'est pas en mesure d'apprendre d'un autre la technique de la transcendance. Il ne possède pas les capacités pour réaliser un tel apprentissage. Si l'animal pouvait apprendre la technique de Méditation transcendantale, il pourrait modifier son métabolisme, ralentir sa respiration et l'amener, par entraînement, par répétition de l'expérience de transcendance, à rejoindre l'état de la vigilance tranquille. Même si un chat ou un loup semblent se tenir tranquilles et en repos pendant de longues minutes ou de longues heures, ils sont incapables d'aller au-delà du niveau qui est celui de leurs métabolismes respectifs. 218) TOUTES LES RÉFORMES ONT ÉTÉ VAINES : Les gens ont cherché des solutions à ce qui les empêchait d'être prospères et heureux par la réforme de la pensée, par celle des croyances et des idéologies, celle de la renaissance de l'autorité morale, par la réforme des institutions, celle de l'économie, par des révolutions et des révoltes, par la création de conventions, d'ententes, de traités, par la création des Nations-Unies, dans la réforme des lois, de l'éducation, de l'art, etc. Malheureusement tous ces efforts furent vains. Même ceux qui vivent dans les sociétés modernes, ceux qui connaissent la liberté de penser et de mouvement, celle de l'acquisition des biens, ceux qui profitent de systèmes de justice qui établissent et respectent l'égalité des droits entre humains, ceux-là mêmes qui vivent dans les sociétés les plus modernes, ne sont pas encore satisfaits. Les hôpitaux de ces sociétés sont remplies à craquer. Les prisons débordent. La pauvreté des grandes métropoles est tout à fait désolante à regarder. La richesse y est excessive. La destruction de l'environnement naturel y est massive. Les valeurs y sont troublées. L'erreur s'y est si subtilement déguisée en succès qu'elle en est venue à se donner tous les droits et tous les pouvoirs. La solution que les hommes cherchent hors d'eux-mêmes se trouve exactement à l'intérieur d'eux-mêmes. Cet « intérieur » n'est pas simplement une image poétique sans réalité pratique. La technique de Méditation transcendantale donne du poids à des expressions telles que « tu trouveras la paix dans ton coeur » ou « le royaume des cieux est à l'intérieur de soi. » Si depuis des millénaires on a cherché à résoudre les problèmes humains et à faire progresser les sociétés par des réformes dans la pensée et dans l'action, c'est que le chemin de la transcendance n'était pas bien définit, la technique de la transcendance n'était pas encore connue. Il faut changer son gouvernement intérieur, animer les lois qui gèrent notre évolution, harmoniser nos propres énergies internes, amener la pensée jusqu'au silence de l'Être, se connaître soi-même en profondeur, libérer les forces évolutives qui avaient été gardées prisonnières de nos stress intérieurs, s'éduquer à la réalité de la conscience totale, jouir d'une appréciation maximale en toute circonstance, inonder les cellules corporelles de joie réelle, être éveillé et créatif. La solution qu'on croyait être dans la réforme des systèmes et des modes de pensée se trouve ailleurs finalement. Elle est découverte dans l'expérience de la conscience transcendantale, là où aucun problème n'existe, en soi. De ce lieu intérieur où aucun problème n'existe en soi, aucun problème ne peut surgir hors de soi pour s'exprimer dans la société. Une société composée d'individus qui font l'expérience de la conscience transcendantale savent comment bâtir une société idéale qui n'est rien d'autre qu'une société sans problème. Combattre les problèmes dans la société est une erreur de l'intellect qui n'a pas identifié la réelle cause de toutes les difficultés qu'il rencontre. Combattre les problèmes par des réformes mentales, émotionnelles, intellectuelles, idéologiques, morales, etc. est l'expression de la même erreur de l'intellect qui ignore l'expérience de transcender l'activité mentale pour découvrir l'état sans problème, la conscience pure en soi. Maharishi a réparé ces deux erreurs fondamentales de l'intellect de tous les humains lorsqu'il a offert sa technique de Méditation transcendantale. Cette méditation est la solution technique qui complète la solution théorique de la transcendance et propulse la vie concrètement hors de tous les problèmes. Les générations futures auront peine à croire que tant de souffrance ait existé sur terre. Les enfants de l'avenir ne sauront pas ce que signifient les mots « ennemis », « guerre », « prisons », ou « injustice. » 217) LES ÉMOTIONS INFINIES : si on se trouve enfermé momentanément dans un espace étroit, le moindre son échappé de nos lèvres ne voyagera pas plus loin que les murs délimitant cet espace. Un même son lancé sous la coupole d'une cathédrale, ou dans le hall élargi d'un grand édifice, voyagera partout et remplira l'espace dans lequel il peut se répandre. Un « hola » lancé du sommet d'une montagne rebondira en écho de tous côtés sur les parois rocheuses. Lorsque la conscience est vaste parce qu'elle a connu durant la Méditation transcendantale tous les niveaux de surface, intermédiaire et profond de sa propre activité mentale, tout ce qui est vécu au quotidien occupe le champ de la conscience qui est disponible à ce moment-là et il le remplit très spontanément. Si une joie de rien du tout entre dans la conscience infinie, la conscience pure transcendantale, cette joie devient elle-même illimitée. Une joie qui est soudainement infinie transcende ses propres limites. La vague devient l'océan, le grain de sable une montagne, le point un univers. Nous savons par expérience que tout ce qui procure une joie, quelle qu'en soit la durée ou l'intensité, est toujours trop petit pour combler notre vie. Les plaisirs, petits et grands passent les uns à la suite des autres, et notre vie n'est jamais tout à fait vécue dans un total contentement. Nos bonheurs sont toujours associés à des événements, à des sensations, à des plaisirs et des découvertes intellectuelles, mais jamais ils ne peuvent nous combler pour longtemps. Voilà pourquoi ils doivent être continuellement renouvelés. Lorsqu'une joie entre dans l'espace intérieur de la conscience infinie transcendantale, elle perd ses limites et elle gagne le statut de la félicité absolue. Une joie toute ordinaire deviendra illimitée sur le fond de cette conscience illimitée. Maintenant, si une tristesse entre dans le champ de la conscience, et si celle-ci est tendue, cette tristesse envahit cet espace et le trouble profondément. Si une tristesse entre dans la conscience d'une personne qui est illuminée (qui connaît la conscience transcendantale), immédiatement (en quelques secondes ou en une minute ou deux) cette tristesse perd ses limites, elle perd la structure qui était celle de la tristesse, c'est-à-dire un fragment, un morceau de la vision totale, et elle se dissout et elle occupe tout à coup un espace vaste, indéfini, qui est rempli de liberté, de non effort, d'aisance, qui ne contient aucune tension ni limite. La tristesse devient alors infinie. En devenant infinie, elle ne peut plus être une tristesse, puisqu'elle n'est plus un fragment, mais la totalité. La totalité est toujours satisfaite, elle ne manque jamais de rien. En entrant dans la conscience cosmique, toute émotion perd les limites qui la caractérisaient au départ. Elle perd sa nature limitée et elle gagne la nature de l'état de félicité. Chez un être illuminé, toutes les émotions humaines existent, mais elles ne restent jamais limitées. Elle s'élargissent et elles gagnent automatiquement et spontanément, sans avoir à y penser ni a chercher à les modifier, à les manipuler, à les réarranger d'aucune façon, un statut illimité et chargé de félicité. C'est comme cela que toutes les émotions humaines sont vécues par un être illuminé. Il les connaît toutes, mais il ne peut pas en souffrir puisqu'elles sont transformées spontanément en félicité. Il ne peut pas jouir bien longtemps des émotions qui sont positives et exaltées car rien ne peut surpasser la félicité de l'état de l'Être. Sa conscience est toujours libre de ce qui a été vécu parce qu'elle absorbe tout en elle-même et le transforme en sa propre nature, l'infini, l'éternel, l'illimité, la félicité, le divin.
206) UNE QUESTION SUR L'UNIQUE SOLUTION À LA SOUFFRANCE : Question : « Nous comprenons que vous fassiez la promotion de la Méditation transcendantale et personne ne peut être contre cela - pas plus qu'on serait contre toute autre promotion honnête, que ce soit celle de la musique classique ou du ski aquatique, mais vous devez savoir que chacun a sa voie, que personne n'est pareil aux autres, que personne n'a les mêmes besoins au même moment, ni la même façon de comprendre les choses, ni les mêmes antécédents, etc. Alors, pourquoi dites-vous que la M.T. est l'unique solution à la souffrance individuelle et collective? Comment répondriez-vous à cela? » Réponse : Il va sans dire qu'on ne peut pas laisser une question aussi importante sans essayer de fournir une réponse satisfaisante. Il serait inutile de chercher à y répondre en utilisant les mots comme tourniquet pour éviter le sujet et bien paraître. Aucune réponse biaisée, volontairement partielle ou étroite, rusée et tendancieuse ne ferait l'affaire. Ma réponse sera donc celle-ci : « Si on vise un but particulier en quoi que ce soit, il faut évidemment trouver une manière intelligente et efficace de réaliser son objectif. Frotter ensemble des bouts de bois était la méthode utilisée pendant des millénaires pour faire du feu. Mais un simple briquet moderne est mille fois plus efficace. Ce qui était la solution miracle il y a quelques siècles ou quelques millénaires ne vaut plus rien dans une autre époque. Ainsi, j'ose dire que cette notion très courante, voulant que chacun ait son chemin d'évolution (dans le domaine du développement de la conscience ou de l'éveil de la spiritualité) a été valable pendant de nombreux siècles, mais elle ne peut plus l'être à notre époque moderne. L'expérience de la Méditation transcendantale dans tous les pays où cette méthode a été enseignée, ainsi que les découvertes de la physique quantique, nous obligent à complètement rénover notre compréhension. Que la souffrance existe depuis aussi longtemps que l'histoire semble nous le montrer, il n'en fait aucun doute. Que des individus (des sages, des prophètes divins, des saintes) aient connu un état sans souffrance où l'intensité de leur félicité était si haute que les douleurs quotidiennes, incluant leur propre mort, ne les aient effleurés à peine, cela ne peut pas être mis en doute non plus. Il faut partir du principe que l'expérience de la félicité illimitée a été vécue, sinon notre compréhension quant à la souffrance et à la libération de celle-ci DURANT la vie terrestre, et non pas dans un quelconque paradis post-mortem, devrait être rebâtie à partir de zéro. S'il le faut, nous rebâtirons le concept de la possibilité de la non souffrance. Mais pour le moment, partons du point de vue connu, qu'il a existé des individus qui ont joui d'une félicité extatique incroyable. Il a existé de tels individus dans toutes les traditions de la terre. Leur jouissance de la félicité divine passait par dessus toute souffrance passagère et les remplissait d'un sentiment de liberté et de bonheur infini. Je reviens donc sur la première idée que j'ai énoncée au tout début, indiquant que la croyance qui a prévalu, voulant que chacun ait sa voie personnelle d'illumination, est rendue complètement fausse aujourd'hui. Une telle affirmation est tout à fait révolutionnaire. Elle est réellement nouvelle. Jamais personne n'aurait, dans aucun siècle précédent, osé déclarer que le développement de l'état d'illumination intérieure sera désormais réalisé par une méthode unique (la Méditation transcendantale). Cette méthode unique n'éliminerait pas le fait que diverses autres méthodes aient existé dans le passé, mais elle montrerait que leur efficacité était pratiquement nulle. Cela signifie qu'utiliser quelque méthode que ce soit, moderne ou ancienne, afin de gagner l'expérience de la conscience infinie à partir d'exercices contemplatifs, par la manipulation volontaire des pensées, par la visualisation d'idées auto-suggestives, etc. est une réelle perte de temps. Il en est de même pour toutes les méthodes où on suggère que concentrer l'attention sur certaines pensées, sur certaines émotions, sur des objets extérieurs ou sur une partie du corps. Toutes ces voies qu'on a enseignées jadis comme étant correctes pour progresser dans la direction de l'illumination intérieure auront été davantage des obstacles à l'illumination que des chemins de réalisation. Toutes les méthodes de concentration qui cherchent à arrêter l'activité de l'esprit afin qu'il découvre le silence intérieur font malheureusement fausse route. Ces méthodes ne survivront pas un autre siècle, indépendamment du fait que certaines d'entre-elles nous arrivent de traditions multimillénaires. Elles vont être abandonnées tout comme les bouts de bois qui servaient jadis à allumer du feu ont été oubliés dans le cours de l'histoire des civilisations. De même, toutes les méthodes qui accordent de l'importance à la signification des pensées, (réfléchir, analyser, imaginer, ressentir, modifier le contenu des pensées, diriger ou contrôler les pensées, créer de nouvelles attitudes, visualiser la réalisation de désirs, reprogrammer le subconscient, etc., sont des enseignements qui vont être abandonnés maintenant au fur et à mesure que la technique de Méditation transcendantale va devenir de mieux en mieux connue. L'idée que la souffrance mondiale peut être effacée par une seule méthode paraît farfelue, mais elle ne l'est absolument pas. La souffrance n'est que le contraire du bonheur, bien évidemment. Une petite quantité de bonheur efface ou neutralise un petite quantité de souffrance. Une expérience de bonheur illimité effacera toute sensation de souffrance, qu'elle soit physique, psychologique ou collective. La souffrance est une sensation de douleur, de manque de quelque chose, de tension, d'angoisse, d'inconfort, de peur, etc. Elle semble posséder des milliers de causes mais elle est fondamentalement une même expérience pour tous. Nous constatons qu'il est théoriquement possible de concevoir que la sensation de la souffrance puisse être effacée ou neutralisée ou remplacée par celle de la félicité qui est un bonheur immense dans l'Être. Nous devons immédiatement comprendre que la sensation d'un tel bonheur ne pourra pas être engendrée par des ajouts extérieurs, tel l'achat d'une nouvelle voiture, un changement de gouvernement, la rencontre d'un vieil ami, la réalisation d'un désir, le visionnement d'un film extraordinaire, l'augmentation de son salaire hebdomadaire, ou gagner une loterie. Les gens riches souffrent eux aussi, cela est une évidence frappante. Ils sont malades eux aussi et ils s'inquiètent de diverses situations. Si la félicité existe au plan de l'Être, et si des individus en ont fait l'expérience dans le passé, il devrait être possible à notre époque de découvrir un chemin intérieur d'expansion de la conscience qui procurerait cette expérience et la rendrait éventuellement permanente. La permanence de l'expérience de la félicité se développerait sur la base de la répétition d'une expérience momentanée de cet état. C'est-à-dire que la pratique régulière de cette méthode particulière de méditation, alternée des milliers de fois avec l'activité normale de chaque journée, habituerait le système nerveux à mémoriser de plus en plus le fonctionnement physiologique qui correspond à cette expérience psychologique unique. L'expérience de la félicité en serait une de paix intérieure, de vision élargie, de sensation de liberté et de non inquiétude, de clarté mentale, de spontanéité, d'harmonie et de sagesse. Le développement d'une situation permanente d'expérience de cette félicité intérieure se produirait de la même façon qu'en faisant du sport et en répétant certains exercices, une plus grande endurance et flexibilité physique deviennent des états naturels et automatiques. La découverte puis l'intégration de l'état de conscience de félicité intérieure se feraient par la même technique, appliquée avec régularité. Une telle méditation pourrait être introduite dans n'importe quel système éducationnel et les jeunes, la pratiquant en classe chaque jour, développeraient sans effort, par pure répétition de l'exercice de la méditation, le fonctionnement cérébral qui correspond exactement à l'état de silence profond de la conscience transcendantale. Pour localiser cette sorte de bonheur, nous avons compris qu'il ne fallait pas le rechercher dans des objets ou des situations externes. Il ne sera pas découvert non plus au plan émotionnel ni intellectuel. Seul un esprit qui fait l'expérience du silence de la conscience transcendantale, un état qui se trouve à être telle la profondeur d'un lac par opposition à ses vagues à la surface de l'eau, va découvrir ce qu'est la félicité de l'état de l'Être. La technique de Méditation transcendantale de Maharishi Mahesh Yogi est cette découverte de la voie unique qui donne l'expérience de l'état de félicité. Pourquoi est-ce que j'insiste sur le mot « unique »? Parce que, à ma connaissance, aucune autre méthode ne peut guider directement l'esprit dans la direction de la conscience transcendantale. Les autres techniques qui sont enseignées peuvent parfois donner l'expérience de la conscience transcendantale, tout comme frotter des bouts de bois va réussir éventuellement à allumer un feu, mais ces méthodes demandent tant d'efforts et de contrôle sur les pensées, elles mettent tant d'importance au fait de développer des humeurs et des attitudes, qu'elles sont désormais dépassées, inutiles et inefficaces. La Méditation transcendantale est la voie unique de la transcendance dans notre ère scientifique. Elle est l'unique solution efficace contre la souffrance mondiale. Toute autre tentative pour effacer ou diminuer la souffrance se déroule au plan des événements politiques et économiques à la surface des événements ou par des efforts de contrôle qui sont appliqués au niveau des croyances et de la manipulation des pensées. 205) IMAGINEZ UN MONDE SANS CULTURE : Imaginez qu'un très grand politicien ou un artiste connu mondialement déclare : « J'aimerais que le monde entier devienne chrétien, ou que tous les humains soient convertis au Judaïsme ou à l'Islam, ou que tous deviennent Chinois ou Américains. » Une telle proposition serait insensée et soulèverait un tollé dans tous les pays. Pourquoi cela? Parce qu'une spiritualité est toujours basée sur une culture et qu'une culture s'établit sur la base d'une certaine forme de spiritualité qui ne peut pas être imposée partout. Une religion peut être enseignée et elle peut prendre de l'expansion sur un plus large territoire, mais bientôt elle ne pourra pas aller plus loin. La culture d'une région arrêtera l'expansion de l'idéologie spirituelle et la force d'expansion s'épuisera. Tout le monde ne peut pas devenir chinois ni italien ni américain, même si les mets italiens ou chinois et les films américains voyagent et sont exportés de par le monde. Quelqu'un me disait récemment que l'unique culture qui est destinée à devenir mondiale est celle de la science parce que, disait-il, « elle est neutre. » J'ai été très surpris de cette notion de neutralité de la science. Certes, un appareil de téléphonie portable peut être vendu dans tous les pays du monde et chaque culture l'incorpore dans la sienne propre, mais l'idée que la science est une culture neutre et que cela lui permet de se répandre dans le monde entier sans être bloquée ni arrêtée est, selon moi, inexacte. La science ira partout, d'accord, mais elle n'ira pas partout de la même manière. De grands changements vont devoir transformer la science si elle doit un jour être acceptée partout. Comme nous l'avons observé, il est impossible qu'un enseignement spirituel ou politique ou linguistique soit dépourvu de tout contexte culturel. La science elle-même n'est pas aussi universelle qu'on le pense à prime abord. Elle est encore liée grandement à la pensée européenne, bien que ses fondements soient extrêmement lointains dans le temps. Depuis que l'être humain pense intelligemment, depuis que son intelligence est devenue intelligente et que sa conscience est devenue consciente, il a participé au développement de la science, qui est une forme de l'action juste. La science antique de la Chine, celle de l'Inde, celle des nations Africaines est extraordinaire. On admire partout le génie humain qui a développé, par observation et par déduction, des outils de travail et de progrès pour ces civilisations. La science est certainement destinée à devenir un mode universel et une sorte de culture planétaire, mais son expansion n'est pas neutre. Du moins elle ne l'a pas été depuis quelques siècles. Elle le deviendra peut-être dans l'avenir, lorsque la science sera inventée à partir d'états de conscience plus universels et plus avancés, à partir du vrai génie créateur de l'homme illuminé. Mais jusqu'à maintenant, les étapes du développement scientifique ont été une grande source de bouleversements pour toutes les cultures du monde. La science a détruit de nombreuses traditions. Elle a inventé beaucoup de canons, elle a moulé des épées tranchantes, elle a lancé des tonnes de bombes un peu partout. Elle a engendré la pollution atmosphérique et autre. Elle a, bien entendu, participé à de nombreux succès de notre civilisation moderne, dont l'invention des satellites, des avions, de l'ordinateur, de l'électricité, de la chirurgie, etc. Mais elle n'a jamais été neutre lors d'événements marquants de notre histoire, comme les deux guerres mondiales du 20ième siècle, Hiroshima et Nagasaki, le désastre de Chernobil, etc. Je sais par expérience que seule l'état transcendantal de la conscience est réellement « neutre » puisqu'il transcende tous les modes de la pensée et tous les conditionnements. Encore que l'enseignement de la Méditation transcendantale ne peut pas être dépourvu d'influence culturelle non plus. Nous savons que cet enseignement est lié intimement à la culture ancienne de l'Inde védique. De même que la science transforme présentement le visage de toutes les traditions ancestrales de la terre, l'enseignement de la science de l'évolution de la conscience, tel que Maharishi l'a développé, va avoir une influence sur toute la culture scientifique du monde. L'arrivée des technologies de la conscience s'ajoute à celle des sciences physiques et cela va transformer la science qui est en train de transformer toutes les cultures du monde. La science va être radicalement transformée par la montée de la conscience individuelle et collective. La science va être davantage transformée par l'arrivée des technologies de la conscience (telles que la Méditation transcendantale, les techniques de M.T.-Sidhis dont le vol yogique fait partie, la médecine Ayurvédique, etc. ) que les anciennes traditions du monde vont l'être par l'arrivée des sciences physiques. Grâce aux technologies de la conscience, une nouvelle civilisation humaine va naître, où les cultures ancestrales vont pouvoir survivre, où elles vont même pouvoir croître et évoluer à leur rythme sans être détruites par les avancées scientifiques. La fusion de la science védique de Maharishi avec les sciences physiques va être un salut pour toutes les cultures du monde. Il ne sera plus nécessaire de perdre sa culture en recevant l'impact des science physiques. Le développement des états supérieurs de la conscience va faire évoluer les sciences physiques et leur donner une signification nouvelle. Le progrès sera désormais accompagné de respect envers la nature, de respect envers les cultures ancestrales, de respect envers la vie animale, et plus encore. Le monde sera administré par l'état unifié de toute culture, la base de toute culture qui est au niveau où la loi naturelle gouverne la vie au complet. La science de la conscience utilisera les sciences physiques pour reconstruire le monde avec ce qu'il y a de plus beau, de plus noble à partir de chaque culture ancestrale. L'humanité pourra se « répandre » sur tout le territoire terrestre sans faire violence à quoi que ce soit. L'harmonie planétaire sera digne d'être appelée « le paradis sur terre. » 204) L'IMMORTALITÉ : Lorsque le septième état de la conscience commence à se produire en soi, les aspects relatifs (changeants) de la vie sont de plus en plus connus et appréciés en terme du Soi (l'Être, l'Absolu). À partir du cinquième état de conscience, la conscience cosmique, la perception se produit de plus en plus à l'intérieur même de la conscience infinie. C'est-à-dire que la connaissance des pensées, des sensations, des perceptions de toute chose, subjectives et objectives, se produit de plus en plus directement à la frontière de la conscience transcendantale, l'état de l'Être. Les pensées sont graduellement appréciées de plus en plus proche de la conscience de l'Être. Elles sont presque aussi infinies et hors limites que l'état de l'Être lui-même. Lorsque cette expérience se produit, la perception du corps devient elle aussi très différente. Le corps humain est l'outil d'expression de la conscience humaine. La conscience du corps est presque permanente puisque toutes les pensées et les mémoires, ainsi que les perceptions sensorielles, et les émotions, se produisent grâce à la machinerie biochimique du corps. Le corps devient donc un des premiers éléments de connaissance qui est perçu en terme du Soi, en terme absolu. Le système nerveux est « allumé » telle une lampe et il projette la conscience dans les canaux de l'activité sensorielle et de la pensée. Il est par conséquent perçu d'une façon automatique et très innocente jour et nuit. Lorsque le corps, cette lampe allumée d'intelligence, de vitalité, d'énergie, de conscience active, est connu en terme de l'Absolu tout au long des jours et des nuits, la conscience de l'état de l'Être, la conscience transcendantale, structure en elle-même une forme absolue du corps physique. Elle perçoit le corps chaque jour et elle le perçoit de façon infinie. Dans cette conscience infinie, l'Être transcendantal se fabrique une image du corps absolu et immortel. Cela se produit très spontanément. Une telle construction du corps immortel à l'intérieur de la structure animée de la conscience infinie n'aurait pas été possible avant que le septième état de la conscience ne soit développé parce que seul cet état de conscience est assez élevé pour apprécier toute chose en terme du Soi absolu. Le corps immortel est une sorte d'empreinte qui se dépose sur l'immortalité du Soi grâce à la perception permanente du système nerveux mortel. Le Soi développe en lui la forme du corps physique et celle-ci lui ressemble exactement, mais cette forme est construite en termes infinis et absolus. Voilà comment le corps immortel est construit dans le septième état de la conscience, l'état de la conscience d'unité. Dans l'état de conscience qui est encore plus avancé, celui qu'on appelle l'état de Brahm, l'univers au complet devient apprécié en terme du Soi absolu. La conscience n'apprécie pas seulement ce qui est perçu directement devant elle, comme dans le septième état de la conscience, l'unité, mais elle s'étend à tout ce qui est perçu et non perçu. Dans cet état, le corps immortel gagne alors une dimension cosmique, omniprésente. Guru Dev, Maharishi, Bouddha, Jésus, Shankara, et tant d'autres grands sages ont développé leur corps immortel omniprésent. Ce sont ces sages qui sont vénérés dans la tradition des Maîtres immortels. 203) LES IMAGES HOLOGRAPHIQUES : J'avais acheté il y a quelques années un petit livre d'une vingtaine de pages contenant des images en couleur qui avaient été composées à partir de photographies faites avec la lumière laser. Les images représentaient des paysages ou des objets divers. Au premier coup d'oeil, on apercevait l'objet représenté mais en le regardant plus longtemps, et d'une certaine manière impossible à décrire ici, la dimension de profondeur apparaissait soudainement sur la page et on apercevait l'objet ou le paysage en trois dimensions. Du même coup apparaissaient d'autres détails sur chacune de ces images et certains éléments qui étaient cachés il y a un moment passaient à l'avant-plan de ce qui était représenté. L'impression visuelle était inhabituelle, à tout le moins. On aurait dit qu'un effet d'ordre était senti dans le cerveau en même temps que la vision de profondeur apparaissait mystérieusement sur la page. Il y a des gens qui regardaient l'image longtemps avant que n'apparaisse pour eux cette dimension nouvelle de profondeur accompagnée de son curieux effet d'ordre dans l'esprit. J'utilise cet exemple pour essayer de faire comprendre quelque chose qui se produit au niveau de la conscience elle-même lorsque tout à coup apparaît la vision unifiée de toute chose perçue par l'esprit. De la même façon que la structure parfaitement ordonnée de la lumière laser donne des photos qui vont produire un effet d'ordre dans le cerveau, la conscience transcendantale, laquelle est habituellement complètement cachée derrière l'activité mentale et sensorielle, peut soudainement apparaître à la surface de l'activité sensorielle et mentale, puis révéler une toute autre réalité d'ordre parfait par-dessus la réalité du désordre habituel que l'on retrouve au plan actif de la vie quotidienne. Tout à coup apparaît le champ unifié dans la conscience à la surface de l'activité. L'ordre parfait de la création unifiée est soudainement rendu évident à l'intelligence. Chaque chose est alors perçue comme si elle était tout à fait à sa place. Un arbre qui a poussé depuis 50 ans se trouve exactement au bon endroit. « Je suis au bon endroit au bon moment, debout près de cet arbre qui «attendait» que je me tienne près de lui à ce moment précis. » Toute chose dans l'univers, tous les événements positifs et négatifs, tout ce qui existe depuis toujours, tout cela apparaît soudainement dans la lumière de l'ordre parfait, comme si l'intelligence et la perception sensorielle percevaient l'univers avec la lumière ordonnée du laser de l'omniprésence et de l'omniscience. Tout à coup apparaît l'impossible ordre cosmique, tout à coup est comprise l'Intelligence cosmique qui accomplit tout de manière parfaite. La conscience est soudainement infinie, hors limite, et toute trace d'ignorance, d'incertitude, de confusion, de peur et d'inquiétude s'efface en soi en un instant. Cette vision ordonnée ne peut jamais être fabriquée artificiellement. On ne peut pas la faire apparaître soi-même puisqu'elle ne vient pas de l'esprit ordinaire, mais de l'esprit infini, celui qui est parfaitement éveillé et clair. La conscience cosmique appartient à cette expérience qui semble impossible mais qui se produit un jour par elle-même tout à fait innocemment. Le petit bout de miroir de l'intelligence individuelle reflète soudainement l'image au complet de l'univers. Du désordre apparent des choses et des événements, ainsi que des forces contradictoires de la vie quotidienne, surgit soudainement la réalité, LA RÉALITÉ, la vérité de toute chose, LA VÉRITÉ, l'infini sans brisure, LA TOTALITÉ. La conscience transcendantale est le rayon laser de l'intelligence cosmique qui révèle l'ordre total, qui présente une signification totale, qui élève la vie au niveau de la vision totale. 202) LES BONHEURS ET LA FÉLICITÉ : Chaque être humain, chaque animal, ainsi que d'autres créatures telles les fées, les anges, etc. connaissent divers degrés de bonheur. Le bonheur est une chose naturelle qui vient de la satisfaction des sens, de la brillance de l'intelligence quand elle comprend quelque chose, de l'esprit quand il conçoit de bonnes idées, du corps quand il ne ressent pas de douleur, de l'âme quand elle est éveillée. Il y a même du bonheur qui vient du mal. Un voleur ressent du bonheur en volant quelque chose. Un criminel aime les crimes et il ressent du bonheur en les faisant. Un ange est proche de Dieu et il ressent du bonheur à son niveau de pureté. Un humain qui connaît la transcendance, découvre la félicité qui est plus que le bonheur. Le bonheur monte et descend, il arrive et il repart. Il fait partie de la création qui change sans fin. La félicité est au delà de la relativité. Elle est transcendantale. Elle est illimitée, elle est innocente, elle n'est pas uniquement une sensation de bonheur, elle n'est pas une émotion, elle n'est pas une idée, elle n'est pas le résultat de quelque chose de sensoriel ou de mental. La félicité vient de la connaissance de la conscience silencieuse, l'état de l'Être, la pure conscience transcendantale. La pratique de la Méditation transcendantale permet à l'esprit et aux sens d'auto-transcender leurs propres activités et de s'établir dans l'état du silence qui transcende la relativité de l'existence. Tant que le système nerveux n'est pas nettoyé de tous ses stress, la pratique de la Méditation transcendantale est nécessaire. Lorsque le système nerveux est finalement « propre » l'expérience de la conscience infinie devient claire. La pratique de la MT devient alors une joie absolue, transcendantale et infinie. 201) SUR L'ÉCRAN DE LA CONSCIENCE: La planète terre est un aérogare géant qui se déplace dans l'espace du système solaire. Les âmes s'y retrouvent pour quelque temps, quelques mois, quelques années, quelques décennies, puis elles repartent chacune de leur côté. Certaines se revoient plusieurs fois dans des naissances ultérieures et d'autres voyagent ailleurs tout simplement. J'avais environ vingt ans lorsque j'ai compris clairement que telle était la situation. Je voyais clairement que la roue de la vie tourne sans fin. Chaque génération actuelle est remplacée bientôt par la suivante, et ainsi de suite. J'ai alors réalisé que ce qui m'intéressait au plus haut point était de chercher à comprendre la raison d'être de notre vie humaine, d'en saisir le but, d'en découvrir la valeur et d'apprendre comment utiliser le temps à son avantage pour retirer le maximum de sa vie. Je ne sais pas comment j'ai obtenu la compréhension suivante, mais elle m'est arrivée spontanément vers l'âge de 17 ou 18 ans. J'ai eu l'intuition que la conscience était la chose la plus importante dans l'univers. L'existence de la matière n'était pas la finalité du processus de création. C'était l'apparition de la conscience qui donnait à l'univers sa raison d'être à elle. J'avais découvert que la qualité de la conscience, la profondeur de la conscience, la clarté de la conscience, l'étendue de la conscience, son origine, son développement, etc. était la chose la plus merveilleuse de toutes. Un coucher de soleil dont personne ne prend jamais conscience est presque inutile. J'ai perçu cette vérité. Dieu lui-même n'a pas voulu garder pour lui seul la vision de tous les couchers de soleils de l'univers galactique. Il a incarné la conscience dans la matière de divers systèmes nerveux, dont celui de l'être humain. Je croyais que cette découverte devait être de la plus haute importance pour chaque être humain, mais je me trompais. Finalement, j'ai vu que peu de gens s'intéressaient à ce sujet. C'était en 1967 ou 1968. Maintenant, en 2010, des centaines de millions de personnes commencent à découvrir la valeur de l'évolution de la conscience, et ce nombre grandit de mois en mois.
Je cherchais donc une manière d'élargir ma
conscience pour que je puisse comprendre davantage ce qu'est la nature de
la vie et de l'âme humaine. Après quatre années de recherche, j'ai
choisi la technique de Méditation transcendantale car j'avais compris que
cette méthode amenait l'esprit au silence intérieur.
Le frère aîné de mon meilleur ami d'école secondaire avait vu que je
m'intéressais à la conscience. Il m'avait dit qu'il avait lu que la
totalité de la vérité universelle pouvait un jour se
refléter sur la
surface de la conscience si on réussissait à la rendre
silencieuse. Il avait donné l'exemple d'un lac sans vague qui
reflétait parfaitement clairement et sans distorsion les paysages
avoisinants. J'avais compris tout de suite que sans une
technique de méditation appropriée, la vie au complet ne serait qu'une
suite ininterrompue de vagues qui montent et redescendent jusqu'à
s'écraser au bout du rivage du temps. Je
comprenais aussi que sans un plongeon sous les vagues de l'activité
mentale, sans une profonde expérience de silence
intérieur, la vie resterait une sorte de mystère et la Vérité
universelle ne serait jamais dévoilée.
Les gens ne se doutent même pas qu'il existe un miroir de pure conscience sur lequel leur vie mentale et sensorielle se déroule, de la même façon qu'un film est projeté sur un écran. Ils vivent selon une conviction qui leur est venue de leur éducation et qui leur donne l'impression que toutes les images du film de leur vie sont l'unique réalité. Par force d'éducation, par répétition des mêmes conditionnements, ils sont devenus des croyants. Je veux dire par cela qu'ils croient fermement que la vie perçue et pensée est toute la réalité du monde. Ils accordent une valeur de réalité aux images qui défilent incessamment sur le miroir de leur conscience et ils ne savent rien du miroir lui-même, lequel est une vaste intelligence libre, remplie de félicité. Les humains rêvent la nuit et leurs imaginations leur paraissent réelles jusqu'à ce qu'ils se réveillent. Puis il se mettent à rêver toute la journée à une autre réalité, celle qu'on dit objective. Le monde objectif existe réellement, mais notre relation avec lui est de l'ordre du rêve. Nous marchons sur la rue en rêvant des pensées de toutes sortes, notre esprit imagine toutes sortes de situations fictives, nous nous parlons dans notre tête, nous pensons avec des mots, nous voyons défiler dans notre tête des centaines de phrases ou de bouts de phrases tout au long des heures de la journée. Nous sommes totalement absorbés et attachés à nos pensées et à nos sensations. Notre conscience est un écran qui s'ignore. De multiples longs ou courts métrages y sont projetés sans fin, jour et nuit. Les images se superposent souvent, les films débutent au milieu, les scénarios sont abandonnés et repris en loupe plus tard. Nous rêvons debout et nous sommes certains que tout cela est la réalité. Mais qui viendra nous réveiller si tous les autres humains dorment eux aussi? La conscience doit être éveillée. La plus grande urgence planétaire n'est pas de rêver à la pollution environnementale ou politique, ni de rêver qu'il faut obtenir un diplôme universitaire, ni de rêver qu'on s'engage dans la défense de certaines causes. Le contenu de tous nos rêves est une illusion. La découverte de l'écran de conscience est la réelle expansion de la conscience. Voilà ce que nous donne la technique de la Méditation transcendantale. Elle nous éveille à la conscience elle-même. Elle éveille la conscience elle-même. Elle nous sort de tous nos rêves, strates après strates de rêves sont transcendées et bientôt nous faisons l'expérience de la clarté intérieure sans brume, la conscience pure, l'état transcendantal, l'infini. 200) LE POINT DE RENCONTRE DE L'INFINI ET DES PENSÉES ÉPANOUI TOUS LES DÉSIRS : Les pensées apparaissent en soi sur l'écran de notre attention. Nous voyons qu'elles naissent par un contact avec les perceptions sensorielles et le bagage des mémoires déjà enregistrées dans l'esprit. Si quelqu'un pratique la technique de Méditation transcendantale depuis un certain temps et que son système nerveux est habitué de coordonner son activité dynamique avec la tranquillité de l'état de la conscience transcendantale, il va remarquer de plus en plus que ses pensées cherchent à devenir tranquilles presque immédiatement après qu'elles aient apparues dans le champ de son attention. Ainsi les pensées avancent vers l'infini, la pure conscience transcendantale. Elles deviennent alors de plus en plus subtiles, claires, transparentes, « translucides » (au sens où elles laissent passer au travers d'elles une plus grande lumière de l'intelligence infinie de l'Être). Elles cherchent spontanément à devenir aussi vastes et silencieuses que l'état de l'Être lui-même, le domaine infini qui transcende toute limite de la pensée et de la perception. De son côté l'infini se rapproche lui aussi des limites des pensées et des perceptions sensorielles. L'océan laisse savoir aux vagues minuscules qu'il les soutient. De la même façon, l'infini en arrive à se rapprocher des limites de l'esprit individuel au point où il le transforme dans son mode de fonctionnement. Il ne fait rien d'autre que se mettre en parallèle des limites de l'esprit individuel, et petit à petit, les pensées n'en peuvent plus de forcer pour maintenir leur statut limité. Elles s'abandonnent au silence qui les absorbe et les épanouit instantanément. C'est ainsi que chaque pensée, chaque sensation, chaque désir, devient épanoui instantanément en soi dans la conscience. La vague qui cherche à rejoindre le rivage le fait avec une telle dépense d'énergie, avec tant d'effort, mais lorsqu'elle s'apaise et se marie à l'océan, elle épanouit instantanément son désir et elle touche tous les rivages simultanément puisque l'océan touche à tous les continents sans rien faire, sans avoir même à bouger dans quelque direction que ce soit. Les pensées deviennent les pensées de l'infini. Elles contiennent tous les mots, silencieusement. Elles possèdent et représentent toutes les perceptions sensorielles. Elles goûtent à la joie de tout comprendre d'un seul coup sans avoir à utiliser le mécanisme si lent et si laborieux de l'esprit actif qui est enfermé dans toutes sortes de limites, celle du processus du temps, celle de la mémoire partielle, celle de la force ou de la faiblesse de l'intellect, celle de la condition physiologique, celle de la santé émotionnelle, celle des circonstances externes et des pressions qui sont imposées au système nerveux. Les pensées individuelles rejoignent l'infini et elles se vident de leur contenu partiel pour exprimer toutes les significations en même temps. En disant une chose, la personne illuminée, dit tout le reste qui n'a pas été dit. L'infini est en mouvement dans les limites de ses paroles, de ses pensées, de ses perceptions. Chaque vague est l'océan en mouvement. L'infini reçoit les pensées et les pensées reçoivent l'infini. IL y a un point de rencontre où infini et limites se rejoignent. Ce point de rencontre est le lieu intérieur des perceptions célestes où infini et limites se marient et s'enrichissent. L'infini se réjouit de vibrer. Les limites se réjouissent de devenir si étendues. Dieu agit à l'intérieur de l'âme individuelle. Elle est la main droite de Dieu dans le monde. Ainsi, chaque pensée a une double localisation, celle de sa limite propre dans l'espace et le temps, ainsi que celle de l'infini qui se trouve à être en dehors de toute limite physique et temporelle. 199) LE SILENCE ET L'ESPACE EN SOI : La prière de l'âme est le silence de Dieu. Elle est la parole silencieuse qui n'a plus rien à dire, rien à demander, rien à recevoir, rien à connaître, rien à oublier. Elle est l'éveil pur, sans pensée, sans mot, sans son, par delà toute sensation. Cet éveil s'auto suffit. Il dure sans mesure de temps. La pure conscience transcendantale contemple sa propre plénitude illimitée tel un visage se reconnaît dans un miroir clair. La prière de l'âme transcendantale est la totalité de l'étendue sans limite de l'univers. Ici et là existent en dehors de tout espace, simultanément. La conscience transcendantale est aussi omniprésente que l'espace si on considère l'espace. Elle dépasse l'étendue de l'espace si celui-ci a des limites en quelque direction que ce soit. L'espace est une notion conceptuelle. L'étendue de l'univers n'existe que pour ceux qui la mesurent. Cependant qu'à l'intérieur de la pure conscience transcendantale, l'espace n'existe jamais. La pure conscience est elle-même et rien d'autre qu'elle-même, elle se tient au-delà de toute dualité conceptuelle ou expérience sensorielle. La conscience transcendantale est l'espace de sa propre réalité. Elle ne connaît pas l'espace physique ni mental. Elle n'appartient pas à la conscience des limites de la vie relative, aussi vaste puissent-t-elles sembler être. Qu'y a-t-il au bout de l'espace? La réponse n'existe pas. La question n'est pas la bonne. Qu'y a-t-il au début du temps? La réponse n'existe pas non plus puisque la question n'est pas bonne. Il n'y a pas de début au temps ni de frontière à l'espace. Le temps n'est linéaire que pour ceux qui le mesurent ainsi. Il n'existe pas pour la conscience qui est pleinement éveillée. La conscience transcendantale est éternelle, infinie, hors limite, totale, tout d'un bloc. Elle est l'océan entier et jamais une ou deux ou trois vagues. Le début du temps n'existe pas puisqu'avant le début il y avait encore et encore l'infini indescriptible. Le début de l'univers n'existe pas puisqu'avant le point de départ de l'univers il y avait l'univers d'une autre façon. Il y a toujours eu la totalité. Il n'y a pas de limite à l'espace. L'espace est une notion, une idée. Au bout de l'univers il y a celui qui pense que l'univers a une fin. Au début du temps il y a celui qui pense qu'il y a un début au temps. Pour celui qui connaît l'éveil de la conscience infinie, tout est entier, tout est unifié. Hier, demain et toujours sont collés ensemble. Ici et là-bas sont unifiés. Ils forment un tout. Le tout bouge, il vibre, il crée des vagues, mais il reste lui-même. Un exemple : je marche sur la rue, je parle à des amis, je raconte quelque chose. Ils me disent des choses, puis je reviens chez-moi une heure plus tard. Toutes ces actions ont pris place en moi et autour de moi, mais je ne suis pas différent. Je suis Roger Bouchard, encore et encore, comme je l'étais lorsque j'étais un enfant puis un adolescent puis un adulte. Aucun changement n'a pris place et je suis la même personne. J'ai la même conscience de mon existence maintenant qu'avant. On peut dire que des millions de changements se sont produits en moi sur un fond de non changement. De la même façon, la conscience infinie, la dimension absolue de l'existence, existe comme un bloc intact dans lequel aucun changement ne se produit jamais, mais des milliards de changements apparaissent sur ce fond de non changement. Le changement prend place sans rien changer à ce sur quoi il prend place. On dit que le miroir ne change jamais alors que des milliers d'images sont reflétées par lui. L'espace semble nous contenir et nous sommes corporellement très petits dans l'étendue planétaire et galactique. Mais, en réalité, nous sommes la totalité de l'espace physique. L'espace existe dans notre conscience et non pas nous au dedans de lui. L'univers au complet, avec des milliards d'années lumière qui séparent tant d'objets galactiques, se trouve à être une toute petite vibration qui se produit dans un tout petit coin de notre conscience transcendantale. La conscience transcendantale précède l'apparition de la conscience limitée qui connaît l'espace mesurable. La conscience transcendantale précède l'apparition de la conscience limitée qui mesure le passage des minutes et des siècles. Le passage du temps est une vague sur l'infini, une toute petite vague presque insignifiante. La conscience pure transcendantale est tout ce dont je viens de parler, et plus encore, à l'infini. Elle est tout le changement et tout le non changement, puisque tout est ce bloc de réalité dans la conscience. L'univers n'est que l'âme exprimée. L'âme a tous les pouvoirs qu'expriment l'univers. 198) [... hIS MOST IMPORTANT WORK LIES AHEAD OF HIM. ] Suite à un article paru dans le New York times du 8 octobre 2006, by Lily Koppel. Dans cet article Maharishi annonce au journaliste que son travail le plus important est encore à venir. Maharishi devait probablement avoir 89 ans au moment de cette entrevue et il avait travaillé jour et nuit pendant 51 années afin d'établir son organisation dans le monde et produire l'effet de radiance de la conscience transcendantale. Maharishi est surprenant puisqu'il devait savoir qu'il allait abandonner son corps peu de temps après cette entrevue, ( il est décédé le 5 février 2008) mais malgré cela, il annonçait que son travail le plus important était encore à venir. Si j'analyse les paroles de Maharishi, je vois qu'il a dit « mon travail le plus important est encore à venir (traduction de l'auteur) » ce qui signifie que ce n'est pas le travail de quelqu'un d'autre qui reste à faire, mais bien le sien. Maharishi devait savoir qu'il allait lui-même accomplir cette chose ultime. Et il affirmait que ce travail était le plus important de tout ce qu'il avait accompli jusqu'à ce jour. Cela dépasse ma compréhension puisque, à mes yeux, la renaissance de la technique de Méditation transcendantale est inégalée depuis des millénaires. Elle est pour moi le plus grand accomplissement de Maharishi. Elle est la clef de l'illumination transcendantale de la conscience. L'introduction des techniques de MT-Sidhis en 1977, dont le vol yogique fait partie, pourrait être considérée elle aussi comme étant la technologie la plus importante de toutes celles que Maharishi a enseignées puisque le vol yogique, en particulier, est l'outil le plus puissant jamais donné à l'être humain pour son évolution. Personne avant Maharishi n'avait accompli une telle réinterprétation des sutras de Patanjali (un des plus grands sages de l'Inde védique , qui a vécu il y a environ deux mille ans). Alors qu'y avait-il d'autre à faire pour Maharishi, à quoi pensait-il lorsqu'il a utilisé les mots « the most important work » ? Qu'est-ce qui serait le plus important pour la régénération spirituelle de toute l'humanité et le retour du paradis sur terre, et qui était encore à venir dans ce court lapse de temps que Maharishi avait à vivre avant son départ? Était-ce la construction du Brahmastan de l'Inde, cette ville littéralement bâtie à partir de rien, sur un fond de jungle et de savane, où Maharishi a fait construire des dizaines d'édifices avec l'intention d'y rassembler ses premiers 8 000 pandits qui allaient irradier des ondes de positivé dans le monde entier? Était-ce l'établissement de la « Fondation Brahmananda Saraswati » laquelle a été la dernière chose que Maharishi a réalisée le 13 janvier 2008 quand il a demandé aux leaders de son organisation, les RAJAS, d'établir cette fondation qui allait soutenir 250 000 pandits dans 12 centres de silence Jyotir Linga reliés à 48 principaux lieux de silence appelés « Brahmananda Saraswati Nagar » qui à leur tour seraient liés aux 192 pays du monde? La dernière fois que Maharishi s'est adressé en public à ses Rajas, c'était le 14 janvier 2008. Quelques jours auparavant il avait demandé à ses rajas de lui faire un cadeau et on lui avait promis de construire 192 « Tours d'invincibilité » qui allaient présenter tous les aspects de la connaissance des védas, telle que regroupée par Maharishi, et irradier la paix qui vient de la conscience transcendantale. Mais était-ce cela la chose la plus importante de toutes? Je réfléchis à cela depuis quelque temps et tout à coup m'est venu cette idée-ci : je crois que ce qui était si important pour Maharishi, et qui allait finalement être son dernier geste, aura été de « sauver » de sa perte la tradition védique de l'Inde puisque sans Maharishi, l'éducation universitaire moderne aurait effacée les sciences védiques déjà complètes et parfaites et elle aurait empêchée la renaissance transcendantale de la conscience pour des dizaines de millénaires jusqu'à la fin du Kali Yuga. Car, sans redonner vie à la tradition védique, il n'y aurait eu aucun réel espoir d'épanouissement pour l'humanité et la destruction nucléaire ou biochimique aurait été inévitable avec la montée du stress et la destruction de la conscience collective. En sauvant la tradition védique de Inde, Maharishi s'assurait que l'humanité allait vivre dans la sécurité et le progrès sans restriction. Grâce à cet ultime effort de Maharishi, nous allions être protégés des nuages sombres du karma collectif que les actions humaines avaient accumulé au-dessus de tous les pays. Sans Maharishi, jamais nous ne pourrions être propulsés dans l'Âge du paradis sur terre, le Sat Yuga. Y a-t-il autre chose que Maharishi a accompli durant les deux dernières années de sa vie, et qui aurait été, à ses yeux, la chose la plus importante qu'il aurait fait de toute sa vie? Ais-je oublié quelque chose?
197)
LE CORPS S'ÉCLAIRE
LUI-MÊME : Les
cellules du cerveau sont éclairées de l'intérieur d'elles-mêmes tel
des objets fluorescents. Les pensées brillent dans l'espace subtil
de la conscience qui s'étend comme un ciel intérieur. J'ai
l'impression d'être au sommet d'une montagne très haute, loin
par-dessus la ligne de l'horizon, au niveau de cette atmosphère
raréfiée, où l'air brille de pureté. Je ne croyais pas qu'une telle
expérience était possible. Je savais que l'expérience de la
conscience infinie remplit l'individualité comme un océan remplit
une vague de son eau, mais j'ignorais que le corps pouvait briller
lui aussi et s'éclairer de l'intérieur. De la même façon, le système
nerveux devient conscient de sa présence dans chaque cellule
individuelle. Le courant de l'intelligence infinie circule partout
et le système nerveux devient un formidable réseau tout éclairé de
l'intérieur de lui-même. Il devient autonome. Il est sa propre
génératrice d'énergie cosmique. 196) VIVRE DANS LE COEUR : (RAPPEL D'UNE CORRESPONDANCE DU 23 SEPT. 2009) Allô Louis, la vidéo que tu viens de me faire parvenir est vraiment jolie. Les images sont superbes, très bien choisies, les phrases sont simples et elles pointent vers le coeur et invitent à vivre l'intégrité des comportements humains. Mais je veux te dire quelque chose de différent de ce genre de message. Malgré l'apparente profondeur de tels messages, je les trouve finalement tous très superficiels. Leur profondeur est verbale uniquement. Les conseils qui sont donnés dans de telles vidéos sont idéalisés et personne ne peut les vivre sans être « un saint ou une sainte. » Il serait impossible d'être si bon, si doux, si charitable, si gentil, si généreux de ses sentiments, même si chacun devait lire et relire ces phrases à répétition. Ce qui est triste, c'est que la sagesse qu'on y étale sur fond de paysage merveilleux et musique angélique n'est qu'une sagesse de mots. Les jolis textes inspirants que l'on y lit sur ce que devrait être la façon idéale de se comporter sont certainement une morale adoucie qui semble plus proche du coeur humain, plus naturelle et moins austère que celle généralement enseignée partout, mais la situation demeure la même puisque cette morale demeure irréalisable. Ce qui me frappe surtout dans cette vidéo, c'est qu'on cherche à mettre l'emphase sur une relation qu'on dit exister entre un comportement doux, entre l'expression de sentiments chaleureux et remplis de compassion et la création de la paix dans le monde. On veut faire comprendre que si chacun avait des sentiments pieux, de la bonté envers les autres, de la politesse et de la gentillesse, cela amènerait la paix sur la terre. De telles conceptions et conclusions sont malheureusement fausses ou, disons, tellement incomplètes qu'elles finissent pas être fausses. Bien que ce lien entre comportement chaleureux et paix mondiale semble attrayant, il est complètement faux à ce stade-ci de l'évolution humaine. Le comportement humain dépend du niveau d'évolution de chaque personne. Il ne dépend pas de principes moraux enseignés dans de jolies vidéos. C'est comme demander à tous les gorilles d'être gentils avec les visiteurs qui s'aventurent dans la jungle pour les photographier de proche. Les pauvres animaux ne sont pas capables d'être différents de ce que leur nature leur dicte. Ils sont sauvages, méfiants, protecteurs de leurs territoires et de leurs familles. Comment s'attendre que leurs comportements s'accordent avec un idéal extrêmement intellectualisé par l'humain? Il y a des centaines de millions de personnes dans le monde qui ont beaucoup d'amour dans le coeur. Elles aiment des amis, leurs parents, leur pays, leurs enfants, leurs animaux domestiques, leurs grands parents, leurs villages, etc. Elles aiment toutes sortes de choses, des personnes, des enfants, des paysages, Dieu, etc,., mais la société qui les entoure n'est pas en paix malgré autant d'amour. Aucune nation n'est en paix, ni dans ce siècle-ci ni dans les autres qui ont procédés celui-ci.
La vidéo va même jusqu'à conclure
que pour exprimer la paix, il faut avoir la paix en soi. Et là,
s'arrête la sagesse qu'on y enseigne avec une douce musique. On ne
dit pas comment être en paix ni ce qu'est la paix. La plupart de
gens ignorent totalement ce que signifie « être en paix. » Comment
être en paix dans un monde violent? Se sentir en paix au coeur de
Tokyo ou de New-York, est-ce une sorte d'inconscience? Comment se
dire en paix dans un monde injuste? _______________
Mon ami JcP m'a écrit ceci
après avoir lu le texte-en-vrac #196 :
un comportement
juste, bon, harmonieux, charitable, plein de compassion et d'amour
ne peut provenir que d'un coeur et d'un esprit totalement développé.
Le comportement juste et idéal, en harmonie totale avec la nature,
est la conséquence spontanée d'un état de conscience supérieure et
non le résultat de paroles inspirantes ou d'intentions pieuses
exprimées et enregistrées au niveau de la surface des pensées ou des
émotions dans l'état de c's d'éveil, aussi belles et profondes
soient-elles.
195)
POUR COMPRENDRE LA VIE
: La vie, la nature, la création, est une
immense machine qui engendre l'exactitude parfaite de tous les
phénomènes universels. Parfois la nature produit des miracles et des
surprises heureuses, et parfois le contraire. Elle fonctionne de
manière automatique et sans émotion. Elle retient dans sa mémoire
illimitée chaque petit détail du bien et du mal engendré par chaque
créature et elle livre les résultats de ces actions lorsque les
circonstances le permettent. Elle fait toujours tout sans effort car
elle agit avec une vision très large qui laisse uniquement se
manifester ce qui est facile à manifester, que ce soit une tempête
ou une brise rafraîchissante. L'expérience de la conscience
transcendantale permet de connaître l'Intelligence universelle qui
règle l'immense machine de la nature. Sans contact en soi avec
l'intelligence transcendantale, le fonctionnement de la machine
universelle ne peut jamais être compris et il demeure un mystère.
Il lui manque la technique qui donne l'expérience de la conscience pure, l'état transcendantal et infini de l'Être. Voilà pourquoi la Méditation Transcendantale est si importante. Elle nous fait tout comprendre. 194) QUELS SONT LES SIGNES EXTÉRIEURS? Dans la Bhagavad-Gita le héros Arjuna pose une question inévitable à Krishna, à savoir s'il existe des signes extérieurs de l'homme illuminé. (chapitre 2, verset 54) La réponse de Krishna sera donnée du verset 55 jusqu'au verset 72 inclusivement, ce qui en fait une longue réflexion dans laquelle sont donnés tous les signes intérieurs de l'illumination. Mais jamais Krishna ne donne aucun critère extérieur par lequel on pourrait déterminer qui est la personne illuminée.
Je vais
tout de même essayer d'en donner un, mais avant, faisons l'analyse suivante :
celui qui a l'expérience permanente de l'état de l'Être
transcendantal, (à partir de l'état de la conscience cosmique) ne
peut plus confondre le relatif et l'Absolu. Il possède une
discrimination inébranlable entre le relatif et l'Absolu. Il a une
connaissance inoubliable de l'état Absolu de l'existence
transcendantale. Cela signifie que « rien » dans le monde de la
relativité ne peut recouvrir ou voiler ou cacher ou effacer ou
détruire ou corrompre son expérience naturelle et permanente de
l'état de l'Être absolu.
Il
connaît la félicité absolue en même temps qu'il fait l'expérience
des joies et des plaisirs et des peines de la vie relative.
Jai Guru Dev.
193) LA LUMIÈRE QUI NOUS GUIDE : Il a existé des saintes et des saints dans chaque société, des plus primitives aux plus sophistiquées. Il y a même eu dans certaines nations de très glorieux prophètes du divin qui ont fondé les grandes religions d'hier et d'aujourd'hui. Mais jamais encore n'avait été enseigné la connaissance totale qui a le pouvoir d'élever tous les secteurs de la société au niveau du paradis sur terre. Chaque grande civilisation est apparue suite à la bénédiction spirituelle de sages et de prophètes, mais jamais ces sociétés n'ont réalisé l'idéal de l'harmonie divine, de la justice pour tous et de l'abondance universelle. Certes la présence d'un prophète spirituel ou celle de grands sages illuminés a sauvé les nations qui les avaient vu naître sur leur territoire et leur a donné la grâce du succès pendant des décennies et parfois même de nombreux siècles. Mais jamais la souffrance n'a pu cesser dans aucune société, jamais la vie n'a été vécue à son niveau le plus exalté, le plus pur et le plus glorieux. Ni les techniques qui servent à développer la conscience des citoyens ni les enseignements théoriques qui auraient pu présenter la vision de la connaissance totale n'ont été révélées dans leur totalité dans aucun des millénaires de l'histoire connue. Maharishi est donc venu et il a reformulé la science du véda, laquelle avait été morcelée et grandement affaiblie en Inde depuis quelques millénaires. Cette connaissance totale de la loi naturelle, cette sagesse pratique qui sert à ramener la vie au niveau de la perfection, Maharishi lui a donné un nouveau souffle. Il a recollé ensemble les 40 branches de la science védique et il les a expliquées en les mettant en parallèle des découvertes les plus avancées de la science moderne. Le parfait succès de Maharishi vient de la force de l'illumination qu'il a reçue de son Maître spirituel. Brahmananda Saraswati, appelé « Guru Dev,» a été la lumière qui a guidé Maharishi tout au long des 53 années où il a enseigné dans le monde. Comme Maharishi le dit, Guru Dev sera pour nous aussi la lumière qui guidera notre plein développement de conscience et nous servira de mesure pour perpétuer sans limite de temps l'époque du Sat Yuga, l'Âge de l'illumination pour toute l'humanité, telle que nous la voyons grandir maintenant de jour en jour.
192)
CÉRÉMONIES YAGYAS ET AUTRES MÉDITATIONS?
Les Yagyas
(cérémonies védiques) qui sont faites par des pandits qui ne
connaissent pas l'expérience de la conscience transcendantale ne
valent pas beaucoup plus que les méditations qui sont faites par des
gens qui ignorent l'expérience de la transcendance. L'une et l'autre
de ces choses se déroulent alors uniquement en surface des pensées
et elles ne peuvent pas mettre la vie individuelle ou collective en
accord avec la totalité des lois naturelles, ce qui est uniquement
possible lorsque la conscience prend contact avec l'état infini de
l'Être transcendantal. Voilà pourquoi Maharishi a demandé que tous les pandits dans le monde pratiquent les techniques de Méditation transcendantale et de MT-Sidhis. Seuls des pandits dont la conscience est évoluée et ouverte à la dimension du champ unifié transcendantal sont capables de spontanément faire vibrer ce champ de toutes possibilités et animer le vrai potentiel des mantras védiques pour accomplir le yagya avec succès. Maharishi cite l'aphorisme suivant, tiré du Rig Veda pour montrer à quel niveau si situe le pouvoir réel des mantras védiques. « Richo Akshare Parame Vyoman » (Rk Veda, 1.164.39)
“Richo Akshare”, les lois de la nature, la Constitution de
l'univers, —est contenue dans le repli de l'infini sur lui-même en
tant que point. En quoi ce repli prend-il place? “Parame Vyoman”.
“Parame Vyoman” signifie dans le champ transcendantal de la parole -
pas dans la parole elle-même, pas dans les mots, mais dans la valeur
transcendantale, là où les mots s'arrêtent. »
191) QUI PEUT CHANGER LES CIRCONSTANCES DE SA VIE ? Il y en a qui s'imaginent qu'ils vont pouvoir changer les circonstances de leur vie simplement en modifiant leur manière de comprendre les événements ou en corrigeant une façon non productive de penser ou en développant certaines nouvelles attitudes plus positives, etc. Mais tout cela est une grande perte de temps puisque la pensée qui n'est pas soutenue par une conscience élargie n'a pas plus de force qu'une vague qui s'est séparée de la mer. Suite à certains enseignements populaires qui prônent la pratique de la pensée positive et la visualisation d'événements favorables que l'on souhaite voir arriver dans notre vie, il y en a qui se lancent dans la création de nouvelles attitudes et le développement de nouveaux comportements. Ils vont repeindre leur cuisine, croyant que la nouvelle couleur attirera à eux de meilleures énergies; ils vont s'habiller différemment ou changer de voiture pour qu'elle représente mieux leur rêve de succès économique, ils vont se mettre à pratiquer un nouveau sport, s'inscrire à des cours d'escrime ou de cuisine végétarienne, faire du jogging, etc. Par tous ces moyens, et bien d'autres, (la liste pourrait couvrir des pages entières) ces personnes vont initier un changement dans leur manière de vivre et de penser, étant convaincus que cela sera le moteur du succès et du bonheur. Elles vivent de cette conviction que la synchronie des énergies va faire venir à elles tout ce qui est bon. Elles s'attendent que les événements vont enfin les favoriser. Malheureusement toutes ces théories modernes sur l'art de mieux utiliser la pensée, ainsi que tous les exercices de visualisation des désirs oublient de tenir compte d'un élément essentiel de cette équation pensée/succès : le niveau d'évolution de la conscience de celui qui souhaite réaliser ses désirs. Un individu grossier aura des désirs grossiers. Un avaricieux utilisera ses nouvelles techniques de penser pour imaginer plus d'argent. Si quelqu'un est un voleur, il rêvera de son prochain coup parfait. Des millions de personnes anxieuses, inquiètes et angoissées recherchent les enseignements où on va leur dire de cesser d'avoir peur, d'avoir la foi, de croire en Dieu ou en la force créatrice de la vie, puis de visualiser la réalisation de leurs désirs, mettant de côté tous leurs doutes. Elles mettent en pratique leurs méthodes nouvelles mais leur état de conscience n'a pas changé d'un poil. Seules de nouvelles informations ont été enregistrées dans leur esprit. Tout le reste est pareil comme avant. Malheureusement une vague n' a pas le pouvoir de la marée. Ainsi, maquiller son visage avec une crème différente ne changera pas notre niveau d'évolution. De multiples livres enseignent pourtant le contraire de ce que je viens de dire. Ils donnent l'espoir d'une transformation profonde de la vie et de la maîtrise des lois du succès matériel ou intellectuel. Je dois expliquer pourquoi je contredis de tels enseignements. Un exemple devrait aider à clarifier le sujet : des gens achètent une vieille maison et ils décident de réparer quelque chose dans la cuisine, disons un tuyau qui coule derrière un mur. Ils commencent par faire un trou dans le mur, avec l'intention de changer ce tuyau uniquement. Mais ils constatent alors que la charpente de bois qui était cachée derrière l'évier a commencé à pourrir. Ils remarquent aussi que des fils électriques se sont affaissés entre les parois du mur et qu'ils passent beaucoup trop près de ces tuyaux. Ils agrandissent donc le trou dans le mur et pour cela, ils doivent enlever un bout de comptoir. Ils savent qu'ils vont devoir réparer trois choses maintenant, le tuyau, les fils électriques et un bout de comptoir. Pour finir, trois semaines plus tard, ils auront probablement refait la cuisine au complet (ou presque) et changé tous les tuyaux et tous les fils électriques qui s'y trouvent. Ils auront acheté un nouveau comptoir et engagé quelqu'un pour le poser. Dans cet exemple, on remarque que pour modifier un élément quelconque dans la maison, il est souvent nécessaire d'étendre nos actions à plusieurs autres éléments qui peuvent faire partie du problème originel ou qui parfois n'ont rien à voir directement avec cette situation, mais qui va aggraver la situation si on n'y prête pas attention immédiatement. Voilà ! Il en est de même pour toute chose dans notre vie personnelle ou de la société. Afin de résoudre un problème d'ordre social, économique, éducationnel, culturel ou autre, il nous faut remonter souvent à des causes qui sont totalement cachées au point de départ et agir sur celles-ci avec des moyens importants. Un exemple : pour résoudre le problème de l'esclavage contre les noirs, aux États-Unis d'Amérique, il aura fallu une guerre interne et deux siècles et demie de lutte sociale, morale et politique, qui ont bouleversé et divisé cette société en profondeur. D'ailleurs, le problème n'est pas encore résolu, même si la situation s'est améliorée et que les noirs américains réussissent mieux à s'intégrer à leur société qu'auparavant. Lorsqu'on veut modifier quelque chose dans nos émotions ou dans notre manière de réagir aux événements, dans nos attitudes, dans nos valeurs, etc., il sera inutile fondamentalement de simplement changer notre manière de penser ou d'essayer de mettre en pratique une nouvelle philosophie qui explique tous les hauts et les bas de la vie. Une manipulation des pensées est un joli maquillage sans profondeur. Je dis cela car je sais que le fait de réfléchir avec profondeur à un problème quelconque va sembler être une clef pour le résoudre, mais cette action de la pensée se déroule complètement en surface de l'esprit conscient. Elle me fait penser à l'image d'un capitaine d'un navire qui annoncerait qu'il va naviguer selon une nouvelle méthode et qu'ainsi aucun passager ne souffrira plus du mal de mer, mais il ne sait pas comment arrêter le vent. Ainsi, nous voyons qu'il existe une foule de choses qui doivent être réarrangées, réparées, nettoyées et reconstruites pour que ce que l'on souhaite modifier dans sa vie se produise réellement, et non pas uniquement de manière partielle et temporaire. Il y a des millions de gens qui proclament leur nouvelle intention, qui déclament leurs nouvelles croyances, qui expliquent aux autres leur nouvelle philosophie de la vie et qui s'adonnent à quelque chose de nouveau, mais qui n'ont jamais fait le ménage de leurs stress intérieurs, ni nettoyé les cellules de leur physiologie, ni reposé leurs fatigues profondes. Leur état de conscience n'est pas différent d'avant. Les « barbares » qui se sont installés à Rome n'ont rien vu de la finesse de ces lieux. Ils n'avaient envie que de posséder et de s'enrichir. Même ceux à qui on enseigne une nouvelle croyance spirituelle ne sont pas changés. Celui qui était ambitieux matériellement devient tout à coup ambitieux spirituellement, mais il n'a pas changé de niveau de conscience. Quand un événement se produit par lui-même dans la vie, c'est que des forces subtiles et insoupçonnables, mais extrêmement réelles, font que cet événement arrive. Aucun arc-en-ciel n'est possible sans que certaines conditions ne soient présentes. Pourquoi les humains souffrent-ils tant, lorsque personne ne désire de malheurs? Pourquoi ne sommes-nous pas tous riches? Ne voyez-vous pas que la pensée ne suffit pas pour changer le monde et que les prières qui sont adressées au Tout-Puissant ne se rendent même pas à la hauteur des sandales de Dieu? Si nous avions le choix, tout le monde serait en santé, nous deviendrions tous des centenaires, nous serions entourés d'abondance et nos amis applaudiraient nos succès. Mais il n'en est pas ainsi. Certains deviennent riches, certains sont des maîtres du piano, certains sont champions au golf, certains vivent jusqu'à cent ans. Pourquoi pas tous? Pour soigner une maladie, il ne suffit pas vraiment d'un médicament moderne ni d'une imagination de guérison, il faut aller beaucoup plus en profondeur que ces choses-là. Il faut creuser sous le mur des apparences et corriger le karma qui est la mémoire de nos actions passées. Il faut aller déloger la cause de la douleur qui est cachée depuis longtemps en soi et la purifier, la nettoyer, la réparer jusque dans la physiologie profonde, jusque dans les cellules de notre corps. Je dis cela parce que je sais que le destin de chacun d'entre nous a des racines qui s'étendent dans le passé très lointain de notre âme. Voilà la raison pour laquelle nous disons que les événements sont inexplicables par la raison humaine. Quelqu'un devient connu mondialement comme chanteur et il n'a pas une belle voix. Comment cela se peut-il? Une autre personne possède une voix d'opéra, mais elle ne réussit jamais à trouver son public. Qui peut expliquer, simplement en considérant des situations extérieures ou mentales, la raison ou les raisons de chaque événement? Personne ne le peut. Comment alors croire que la pratique de la pensée positive pourrait changer la vie d'une personne? Elle ne le peut tout simplement pas. Les médecins ne réussissent même pas à vivre plus vieux que les patients qu'ils disent soigner. Repeindre les murs de la cuisine ne changera jamais les tuyaux qui sont cachés derrière ces murs. Dans les siècles passés, les gens avaient compris qu'il y avait beaucoup plus que la seule action d'un individu pour produire son destin. On supposait que l'inexplicable injustice ou justice des destins humains devait dépendre de certaines forces subtiles qui contrôlaient les événements à partir de ficelles animées dans les mondes cachés. C'était la bonne volonté des anges ou des démons, celle des demi-dieux de la nature qui faisait le succès et l'échec des actions humaines. On cherchait par tous les moyens à plaire à ces créatures par des sacrifices, des austérités pénitentielles, des promesses, des prières, des incantations magiques, des mortifications, de la force et du courage, mais rien ne garantissait le succès de ces moyens. On le voyait bien, car des riches finissaient pauvres et des pauvres acquéraient gloire et fortune, car de grands malades vivaient jusqu'à cent ans et des gens puissants et en santé tombaient sous la piqure d'un simple moustique porteur de malaria. Qui peut contrôler son destin à partir de la simple modification de certaines habitudes de penser, en réarrangeant des attitudes, en imaginant le bonheur? Personne ne le peut ! Les énergies accumulées dans le destin de chaque personnes sont actives depuis toujours et elles agissent dans le moment présent. Elles permettent certains événements et en bloquent d'autres. Même celui qui peut bien réfléchir est inconscient des forces invisibles qui lui accordent cette possibilité de savoir réfléchir correctement. Sinon nous réfléchirions tous bien, nous mangerions tous bien, nous parlerions tous bien, nous serions tous intelligents et riches. Quiconque dit qu'il a du succès parce qu'il a bien organisé son travail est un ignorant. Des millions de personnes pensent bien, mesurent bien les étapes de leur progrès, sont entourées de gens qui les soutiennent, mais elles ratent leur entreprise. Il y a des fous à qui tout plaît et qui sont entourés de succès. Tout les favorise. Il y a des génies qui meurent abandonnés. Il y a des gens honnêtes qui sont mis en prison et des criminels devant qui on déroule quotidiennement le tapis rouge. Si on veut changer sa vie, il ne suffit pas de lire un livre sur la pensée positive ou sur la foi. Ce genre de connaissance est trop superficielle. Elle ne prend pas en considération l'ensemble de la vie ni les influences qui arrivent du cosmos. Il est enfantin d'expliquer que le contrôle de la pensée va modifier le cours des événements d'une vie qui est, par ailleurs, imprégnée de l'énergie du filet de la nature totale. La vie est une toile d'influences qui viennent et qui repartent de tous côtés. Elle est une toile multidimensionnelle, allant à l'horizontale dans toutes les directions, puis à la verticale de tous côtés et dans toutes les diagonales simultanément. La toile de la vie de chaque individu est un océan de toutes sortes d'influences, de mémoires enfouies en soi, et d'énergies cosmiques. Personne ne peut comprendre le karma de quiconque. On ne pourra jamais dire pourquoi la foudre est tombée sur cet arbre plutôt que sur celui-là. Toutes nos explications seront une imagination. La raison pour laquelle on perd un doigt est impossible à retrouver dans la mémoire du temps. Personne n'a assez de mémoire pour se souvenir où était son âme il y a cinquante mille ans, ou mille ans. Personne n'a assez de mémoire pour se souvenir d'un geste qu'il a posé envers quelqu'un d'autre il y a cent ans, mais cet individu, dans un nouveau corps, sous un nouveau visage et dans des circonstances différentes, lui rend aujourd'hui la monnaie de sa pièce. Personne n'est assassiné sans qu'il n'ait retrouvé la personne qu'il avait tué dans un autre temps. Personne ne gagne une fortune sans la mériter, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. LA CONCLUSION : Il est impossible de changer les événements d'une vie d'un individu ou d'un village ou d'un pays, sans changer la conscience profondément. Lorsqu'une personne pratique la technique de Méditation transcendantale, son esprit traverse d'une façon merveilleuse et naturelle toutes les strates de mémoires de sa conscience et de son subconscient, sans avoir à vider le contenu de ces strates, et elle rejoint le silence de la conscience pure. La conscience transcendantale lui donne pour la première fois une stabilité intérieure. La conscience transcendantale est un état libre de tout le karma passé et elle ne dépend de rien. Elle seule peut influencer la TOTALITÉ des énergies de la vie individuelle et cosmique. Elle seule agit tel le printemps qui réveille des milliers d'arbres simultanément. La conscience transcendantale va créer l'univers que l'on souhaite avoir. Elle va créer l'univers dont nous ne nous doutons même pas puisque nos pensées sont trop limitées pour concevoir l'état d'illumination. La conscience transcendantale est la source de toute chose, la fontaine de l'énergie du cosmos. Elle est l'origine de la première manifestation universelle, l'énergie pure d'où est sortie la matière et l'intelligence. Repeindre la surface d'un mur ne changera pas les tuyaux ni les fils électriques qui se cachent derrière l'apparence des choses. La Méditation transcendantale permet de transcender la pensée et de découvrir l'Être, le Soi, l'illumination tant désirée, et elle change tout dans notre vie.
'yatinam brahma
bhavati sarathih' « For those established in self referral consciousness, the totality of natural law, the administratour of the universe, spontaneoulsy carries out their thoughts and actions. » 190) LA PROGRAMMATION DU CERVEAU HUMAIN : cent pour cent de notre esprit individuel est conditionné. Il l'a été depuis la naissance, cela est certain, et il l'a été même avant la naissance, ne serait-ce que biochimiquement par la nourriture consommée par la mère alors que le foetus est en croissance dans son ventre. Entre autre, la répétition de certaines réactions émotionnelles de la mère influencent déjà le développement du système nerveux de l'enfant. Des stimuli de toutes sortes sont enregistrés dans le système nerveux, formant la base du développement de l'enfant. Des « pathways » - des voies, des sentiers ou sillons » par lesquels les informations sensorielles voyagent de façon répétitive sont mémorisés dans le cerveau de l'enfant. Tout ce que nous sommes, incluant les connections entre diverses régions du cerveau, l'intelligence, la mémoire, certains talents qui seront innés, sont programmés comme on le fait d'un ordinateur. Cette programmation se fait par répétition de mêmes événements et par une certaine affinité biochimique entre le cerveau de l'enfant et les vibrations qui viennent de son environnement. Cent pour cent de ce que nous sommes est enregistré, nos mémoires sont ce que nous devenons, et cela inclut nos tendances, nos goûts, nos intérêts, notre sensibilité. Tant d'expériences sensorielles sont mémorisées en nous que nous ne pourrions jamais toutes les connaître. Elles forment donc la base inconsciente à tout ce que nous pensons et agissons. Ceux qui ont eu l'expérience de l'expansion de la conscience durant la pratique de la Méditation transcendantale savent que des couches de mémoires innombrables sont enfouies dans notre esprit individuel. Elles sont superposées les unes aux autres, et elles restent en tout temps prêtes à révéler leur contenu dès que des circonstances le permettent, Autrement, elles restent dormantes pour ainsi dire, bien qu'elles soient, en réalité, toujours actives. Que nous en soyons conscients ou non, la somme totale de tout ce qui a été enregistré subtilement ou mécaniquement dans notre système nerveux demeure actif en toute circonstance de notre vie. Une océan est bien plus que ses vagues en sa surface. Il comprend une large et profonde étendue d'eau, des marées, des courants sous-marins; il y a la température de l'eau, sa densité, les créatures qui y foisonnent, ses abîmes, ses saisons. Tant et aussi longtemps que l'état transcendantal de la conscience n'est pas connu, nous ignorons l'état de la conscience qui est libre de tout conditionnement. La conscience transcendantale est le seul état qui ne contient aucune programmation qui aurait été faite à partir d'événements sensoriels ou mentaux. Ce que nous appelons habituellement « notre personnalité » même notre créativité humaine et notre imagination, sont une sorte de résultante du passé, des mémoires enregistrées en soi. Notre personnalité est façonnée par des milliers de mémoires qui sont nos conditionnements. Ces forces peuvent être appelées « le karma ». Ce karma est la conséquence de ce qui nous a façonné, de ce qui nous a instruit, de ce qui nous a donné le désir de naître. Certaines mémoires datent de milliers d'années, d'événements qui ont été vécu il y a très longtemps par notre âme dans des incarnations passées. Ces énergies internes s'entremêlent de tout côté, contactant celles des autres personnes et des autres créatures visibles ou cachées, se mélangeant au destin potentiel de chaque autre destin. Suite à ce mélange constant des énergies, des tendances, des personnalités, la société humaine avance dans le cours du temps. Les civilisations sont construites et détruites puis remplacées par le mouvement de nouveaux karmas individuels et collectifs. Les génies et les fous construisent et détruisent ensemble le monde. Les êtres humains s'adonnent à des milliers d'activités, ils vivent le bonheur et le malheur, ils applaudissent leurs succès et pleurent leurs échecs, ils chantent les naissances et les morts, tous remplis d'espoirs. Toute cette activité incessante est vécue à l'intérieur du courant mécanique des karmas multiples qui s'entrecroisent sans fin, ainsi que des mouvements insondables de la nature. La vie humaine ne tient qu'au fil de son souffle, mais l'homme se laisse croire à son pouvoir sur les autres espèces à son désir de fonder des empires l'emporte dans toutes les directions. Même les fils des rois meurent des mêmes maladies que les plus pauvres de la terre. La vie est empruntée temporairement par nous et la mémoire des âmes cherche à entrer en contact avec la mémoire des autres âmes. De la même façon que la matière agit et interagit parfaitement mécaniquement, parfaitement scientifiquement, selon des lois fixes et présentes en tout lieu, de même les âmes humaines et animales, les âmes angéliques et toutes les autres âmes de la hiérarchie cosmique se rencontrent et interagissent selon des lois parfaitement rigoureuses. Si le mélange de la matière est si parfaitement déterminé, il en est exactement de même du mélange des âmes dans les mondes visibles et cachés. Rien n'existe en dehors des lois de la nature et aucune erreur de calcul ne peut se produire dans le déroulement du destin de chaque personne, de chaque créature qui possède quelque conscience, ici et partout ailleurs. Avec l'expérience de la conscience transcendantale, quelque chose de différent va débuter dans la vie humaine, quelque chose qui n'avait aucune possibilité d'exister avant cette expérience du silence de la conscience. La région transcendantale transcende toutes les strates de l'activité de l'univers matériel et mental. Elle est la conscience pure, l'état originel de la conscience. La conscience transcendantale se tient à part de tout le reste, elle est séparée de tout ce qui fait partie de l'activité de la création. Elle est le silence vibrant de l'Être cosmique. On découvre la conscience transcendantale lorsque l'on amène l'activité mentale à son repos total et lorsque, du même coup, la conscience demeure éveillée sans contenu de pensées ni de perceptions sensorielles. La conscience transcendantale est le premier pas de la vraie vie. Elle se trouve en dehors de la loi mécanique de l'univers. Elle est en dehors de toute forme du karma. La conscience transcendantale est le premier état où l'esprit est libre de tous ses conditionnements. Lorsque l'état de la conscience cosmique arrive, c'est-à-dire lorsque l'expérience répétée de la Méditation transcendantale a rendu permanente la connaissance de l'état de transcendance, alors on peut dire que vraiment, pour la première fois, l'humain est vivant. Il vit enfin dans la conscience libre, il vit à l'intérieur de l'éveil et non plus dans la prison de ses illusions, de ses désirs, ses habitudes, ses conditionnements. Pour la première fois de la vie, depuis sa naissance, la conscience d'une personne n'est plus un processus mécanique attaché aux limites de la pensée et des sensations. La conscience est alors parfaitement et silencieusement en retrait de tout, éveillée, maître des circonstances, libre à tout le moins, témoignant de tout ce qui se passe dans le champ de l'activité de la création, en soi et hors de soi. Cette conscience cosmique est le premier état libre où on peut dire que la vie est « vivante. » Elle possède enfin la vraie liberté, la vraie énergie de la vie, la créativité de l'éveil et la clarté de l'illumination intérieure. Avant l'expérience de la conscience transcendantale, tout ce qui se passait dans la vie d'un individu, de son premier souffle jusqu'à son dernier soupir, [à l'infini dans le passé comme à l'infini dans l'avenir] tout cela n'était que l'expression du processus mécanique du karma. Tout cela n'était que des couches de conditionnements par dessus d'autres couches de conditionnements. Mais à partir de la conscience cosmique, l'être humain devient libre de l'action et de la réaction de toute chose envers toute autre chose, selon les attractions ou les répulsions des énergies en présence. L'homme illuminé devient maître de sa création. Quelle gloire accordera-t-on à l'enseignement de la technique de Méditation transcendantale? Cette technique est l'enseignement suprême, elle est l'accomplissement de tous les enseignements et elle mène l'humanité à sa réelle liberté créatrice, celle que Dieu l'a destinée à connaître. 189) L'ENNUI CHRONIQUE : pour effacer l'ennui il faut trois choses. La première est l'expérience de transcender la pensée durant la technique de Méditation transcendantale. À chaque étape de transcendance des pensées, le charme du processus devient de plus en plus grand. La conscience transcendantale elle-même est une expérience indescriptible de pure félicité. La seconde chose qui doit se produire pour effacer totalement l'ennui est de stabiliser l'expérience transcendantale pour qu'elle soit connue de manière permanente. Pour accomplir cela, il faut alterner l'expérience de la méditation avec l'activité quotidienne jusqu'à ce que la conscience silencieuse cohabite avec la conscience active des états de veille et de rêve, et même tout au long de l'état passif du sommeil très profond. Cet état d'évolution de la conscience s'appelle : la conscience cosmique. [J'ajoute un petit détail : il se peut que malgré l'expérience de la conscience cosmique les joies relatives de l'existence soient ombragées par des tensions qui viennent de l'environnement ou d'ailleurs. Idéalement, afin d'assurer que la vie relative soit réellement pleine et épanouissante, il faudra poursuivre la pratique de la Méditation transcendantale et ses techniques avancées jusqu'à développer un état encore plus avancé que celui de la conscience cosmique. Cet état s'appelle : conscience divine. Dans cet état, la réalité de la félicité existe non plus seulement au plan de l'Être transcendantal, tel que cela se produit en conscience cosmique, mais en plus, l'activité du système nerveux est si affinée qu'elle est capable de percevoir la lumière céleste en tout lieu et en tout temps. La félicité de l'Être (conscience transcendantale et conscience cosmique) est désormais appuyée de la vision céleste de la conscience divine. La possibilité d'avoir, ne serait-ce qu'une minute d'ennui est désormais totalement effacée. La totalité de la vie, soit 200 % de la vie, devient vécu spontanément, cent pour cent de l'Absolu transcendantal et cent pour cent de la vision céleste au coeur des valeurs relatives de la vie active. Si le processus d'évolution de la conscience n'est pas introduit dans la routine quotidienne grâce à la pratique de la méditation, il est impossible de mettre fin à l'ennui dont tous les êtres humains souffrent à divers degrés d'intensité. La routine quotidienne étouffe le bonheur et les gens ont besoin « d'autre chose » pour se sentir heureux. En fait, presque tout le monde cherche autre chose en plus de son travail afin de vivre des expériences différentes et plus enrichissantes. Sans un hobby, sans quelque chose qui captive l'esprit et les sens, sans une activité qui engage l'esprit en profondeur, la vie quotidienne serait sans grand intérêt finalement. Nous oublions notre ennui chronique lorsque nous nous engageons à fond dans une activité qui nous occupe totalement. Celui qui joue au soccer ou au tennis, ou celui qui frappe ses balles de golf, celui qui s'adonne à la lecture, à la musique, à des actions de bénévolat, etc. en arrive parfois à oublier son ennui pendant quelques heures ici et là. Pour atteindre cet état, il faut que son esprit soit profondément absorbé dans ce qui l'occupe, sinon l'ennui perdure à toute activité. Les gens cherchent des projets et des activités où ils ont l'impression de se fondre à leur point d'intérêt, de disparaître dedans, et de s'oublier temporairement au point où les limites individuelles sont, pour ainsi dire, oubliées et dépassées. Les gens aiment se donner à fond dans une activité et s'y absorber au détriment de toute autre perception ou connaissance. « Perdre conscience de soi » momentanément et s'oublier complètement dans une activité qui engage l'esprit et les sens, est une expérience recherchée. Les minutes ou les heures passent et la personne ne s'en rend pas compte. Lorsqu'elle sort de cette activité qui a absorbé tout son esprit, ou lorsque l'intensité de l'expérience prend fin, il n'est pas rare qu'un sentiment de vide revient, d'ennui ou de lassitude. La quête de répétition de l'expérience qui était si forte laisse l'esprit dans un état de grande anxiété et d'inquiétude. « Et si l'expérience formidable ne revenait pas » se disent ceux qui sont redescendus de l'Everest ou qui ont quitté la scène où ils ont fait leur performance extraordinaire. Se divertir ou être diverti est la méthode habituelle que tous les gens recherchent normalement. S'oublier dans la pratique intensive d'un sport fait disparaître l'ennui pour quelque temps. Les gens recherchent la vitesse des pentes de ski ou celle des vélos de montagne. Ils se perdent dans la musique très forte des salles de danse. Ils suent, sautent et courent, crient, hurlent à tout vent. Lorsque finalement arrive l'épuisement de leur énergie, ils ressentent une certaine tranquillité biochimique temporaire. La fatigue est pour beaucoup de gens une sorte de salut, une île de tranquillité où les luttes internes se calment enfin. Les gens s'engagent donc dans des projets stimulants, ils se donnent à des causes qui e leur tiennent à coeur, ils font monter la passion le plus haut possible. Ils veulent se sentir productifs au travail, et engagé dans la société. Certains s'adonnent aux expérience de drogues pour arrêter leur ennui. L'ennui est un manque de plénitude en soi, un manque de contact avec la félicité en soi, un manque d'intégrité en soi, une brisure du cordon de conscience qui nous lie à l'état de l'Être, la conscience cosmique, en soi. La pratique de la Méditation transcendantale est une nécessité si on souhaite développer les états de conscience transcendantale, de conscience cosmique et de conscience divine, là où la vie est remplie d'infini et de charme. 188) LORSQUE LA CONSCIENCE DEVIENT INSOUTENABLE : (seule les prises de conscience aigues durant l'état de veille active peuvent devenir insoutenables - beaucoup de gens très intelligents ont de la difficulté à soutenir leur conscience active. Heureusement, au contraire de cette situation, la clarté et l'augmentation de l'expérience de la conscience transcendantale soutient les trois états relatifs de la vie (veille, rêve et sommeil profond). La conscience transcendantale est la félicité pure et elle épanouit enfin la vie) À chaque fois que nous connaissons mieux les êtres humains qui nous entourent, nous découvrons que leurs comportements ne sont pas idéaux, leurs manières de penser non plus. Chacun a des points faibles dans sa personnalité. Dans certains cas, les faiblesses de certains individus sont évidentes, mais dans beaucoup de cas, elles sont superbement cachées derrière le maquillage très sophistiqué qui a été appliqué depuis notre naissance par l'éducation familiale, par les enseignements moraux qui sont enracinés dans notre esprit conscient, et par nos propres efforts afin de nous perfectionner, de nous sentir intégrés à la société, de réussir et de diminuer la souffrance. Une certaine somme de toutes nos qualités et de toutes nos faiblesses, en plus d'une foule d'influences et d'habitudes, venant des traditions et des contextes économiques, politiques et culturels, arrivant de loin dans le passé, telle une récolte qui aurait été semée il y a longtemps par les humains qui nous ont précédés, mais qui a atteint sa maturité aujourd'hui, tout cela, et plus encore, construit la société d'aujourd'hui et façonne ses tendances et ses idéaux. Nous découvrons bientôt que chaque problème humain possède de multiples causes, certaines, encore une fois, très évidentes mais la plupart très subtiles, néanmoins tout aussi importantes que les premières. Pour solutionner un seul de nos problèmes de société, par exemple, l'alcoolisme ou la ségrégation raciale, il faudrait remonter aux sources de l'histoire et y appliquer une solution presque miraculeuse qui changerait le cours des événements et modifierait l'homme actuel dans ses comportements et ses croyances. Avec cette perspective vaste qui couvre une large portion de l'histoire humaine et qui offre la compréhension des influences qui ont construit l'homme de chaque génération, il n'est pas surprenant qu'ait apparu cette théorie du péché originel, laquelle cherche à nous donner une explication sur la cause première de la souffrance sur terre. À cause d'une sorte d'impuissance à modifier l'être humain de chaque nouvelle génération, et à cause que tous nos efforts semblent voués à l'échec, nous avons déduit que nous sommes condamnés depuis l'origine des temps à l'erreur et au péché. Lorsque la conscience des problèmes, autant celle d'individus particuliers que celle de sociétés particulières, devient trop aigüe, elle en arrive à être pratiquement insoutenable. La quantité de souffrance dans le monde dépasse notre capacité de compréhension. On pourrait croire que des milliards de grains de souffrance ont formé devant notre regard l'étendue illimitée d'un Sahara de souffrance pour l'humanité. Des montagnes de souffrance aussi hautes que plusieurs Everest nous bloquent la vue et il ne semble plus y avoir de solutions concrètes. Si certaines personnes rêvent encore que l'addition de millions de minis solutions va produire un paradis sur terre, un idéal scientifique par surcroît, et engendrer une humanité qui partagera l'abondance de tous les biens et de toutes les connaissances, en plus de la justice aussi, alors ces personnes sont réellement perdues dans leurs pensées et elles ne voient plus rien de ce qui les entoure. Les pingouins du continent Antarctique ont le cancer du foie et les baleines sont gravement intoxiquées par les produits pharmaceutiques que les êtres humains rejettent dans leur urine. La situation est tellement tragique que, ou bien on s'enferme dans un rêve d'avenir glorieux pour l'humanité, qui sera sauvée par Dieu lui-même ou par le pouvoir de notre science, ou bien la prise de conscience des problèmes de l'humanité devient littéralement insoutenable. Plus quelqu'un devient conscient et plus il devra éventuellement aller se distraire, ou s'endormir et oublier. L'oubli de notre propre sensibilité et celui de notre clarté d'esprit pour voir la situation réelle de l'humanité sera une sorte de bouée de sauvetage nécessaire, une porte de sortie hors de cette prise de conscience qui est devenue trop lourde pour notre ordinateur cérébral. Je dis : tant que l'on croît qu'il existe des millions de solutions à la souffrance humaine et qu'en les appliquant une par une ici et là, la situation va un jour s'améliorer, tout comme on voit que les sociétés changent et semblent évoluer et s'améliorer au long des siècles, on est prisonnier de l'erreur de notre intellect. Certes les sociétés ne sont plus toutes dominées par des dictateurs, certes l'espérance de vie est meilleure qu'elle ne l'a jamais été auparavant, certes nous sommes libres d'être propriétaire et libres d'acheter et de vendre, nous avons organisé l'éducation et l'alphabétisation pour tous, nous avons construit des systèmes de justice, nous pouvons nous habiller comme bon nous semble, croire aux extra terrestres sans avoir peur d'être emprisonné pour folie, mais malgré ces avantages, chaque téléviseur que nous avons construit, chaque voiture qui roule sur les routes, chaque satellite qui vole loin au dessus de la stratosphère, a causé un stress incalculable sur l'écologie mondiale, chaque grande ville est devenue une fourmilière humaine, une sorte d'hôpital psychiatrique où le karma refoulé de l'humanité est représenté en permanence sur le théâtre du monde. En réalité, il n'a jamais existé et il n'existera jamais qu'UNE solution à toute la souffrance de l'humanité. Pour la trouver, il aura fallu l'aide de Maharishi Mahesh Yogi et de son maître Guru Dev. Sans eux, nous étions perdus et mêmes les plus grand génies de l'humanité étaient aspirés dans le cycle infernal de la destruction planétaire qui avançait vers nous plus rapidement que l'application fragile et quasi futile de nos solutions diplomatiques ou écologiques. Car il est évident que la fièvre démocratique ne peut pas être cette solution unique qui sauvera l'humanité. Elle est si artificielle et fragile. Elle avance au gré des vents de l'opinion publique. Elle propose déjà de nouveaux leaders avant même que le résultat d'une élection n'ait été dévoilé. Le communisme non plus ne peut pas faire rêver d'une société idéale. La théorie de l'égalité au détriment de l'application des différences est franchement insensée. Comment a-t-on pu y croire ?Quant aux nombreuses religions et à leurs embranchements encore plus nombreux, elles sont toutes poussées par le désir agressif de convertir les fidèles des autres dénominations. Et que dire des fameux et glorieux intellectuels de chaque nation, eux à qui on donne la parole libre, eux qui s'adonnent à dire tout ce qui leur passe par la tête, mais qui sont ignorants et impuissants à changer quoi que ce soit. Ils ne font qu'analyser ce qui s'est passé hier et proclamer haut et fort leur mépris envers les autres ou féliciter la luminosité de leurs propres conclusions au détriment des autres. LA solution est de transcender la pensée. La Méditation transcendantale est la voie de cette expérience. Cette technique résout la souffrance immédiatement en soi. Elle nettoie le système nerveux par le repos très profond qu'elle procure. Elle place l'esprit individuel au plan de la conscience cosmique. Elle n'est pas une théorie. Elle est une pratique. Ce n'est pas en devenant hyper conscient des problèmes de la société et des faiblesses des individus que l'on découvrira la fin de la souffrance. Il est beaucoup préférable de devenir hyper conscient de l'unique solution en soi, celle qui remet la paix dans notre esprit et dans notre système nerveux, la technique de Méditation transcendantale.
187) DEUX QUESTIONS, TROIS RÉPONSES : Mon ami Jean-Claude Pommet me racontait hier (2 juillet 2010) qu'il avait posé deux questions à un de ses très bons ami avec qui il est en relation d'affaire : (1) « Même si nous possédions toutes les choses matérielles du monde, es-tu d'accord que nous ne serions pas encore contentés ni totalement épanouis ? » La réponse fut : « Ça c'est certain ! » (2) « Si quelqu'un te propose une technique qui te donnerait enfin le contentement total, et qui serait en plus extrêmement facile à mettre en pratique, considérerais-tu cette connaissance comme étant très importante dans ta vie? » La réponse fut : « oui » suivi d'un long silence. Jean-Claude ajouta alors : « C'est ça la technique de Méditation transcendantale. » 186) LUTTER OU NE PAS LUTTER : Les pacifistes mènent toutes sortes de guerres pour obtenir des gains. Chacun a sa façon de dénoncer les injustices dont il voudrait se débarrasser. Lorsque quelqu'un critique une autre personne ou une organisation, il y aura toujours quelqu'un d'autre qui défendra ce qui est critiqué. Telle est la nature de la dualité de la pensée humaine. Sur l'échiquier des intérêts humains, les mêmes valeurs peuvent servir des causes tout à fait opposées. Les mêmes principes peuvent servir à donner la vie ou à la détruire. La justice peut signifier une chose pour le soldat et autre chose pour le boulanger. La liberté peut vouloir dire complètement autre chose pour un étudiant universitaire que pour son professeur. Le patriotisme peut prendre n'importe quelle forme selon celui qui le comprend, le défend ou le rejette. Même les criminels connaissent de grands amours pour qui ils donneraient leur vie. Si un enfant tombe à l'eau de la rivière, n'a-t-on pas vu le « voyou » du village sauter à l'eau, sans qu'il ne réfléchisse à sa propre vie, et sauve le jeune de la noyade pendant que les autres ne faisaient que regarder la scène tragique avec désolation? On a assassiné des millions de personnes au nom de l'amour de quelque chose. On a sauvé tout autant de vies pour l'amour de la même chose. On a construit de murs qui ont séparé les peuples les uns des autres afin de garder l'ordre dans une région. On a détruit des murs qui séparaient des peuples et des familles afin de remettre l'ordre naturel dans une région. Il n'y a pas de fin à la lutte des forces de la vie. Elles combattent pour les mêmes choses avec des moyens différents ou elles luttent pour des objectifs différents avec des moyens semblables appliqués autrement. Un fusil peut libérer des prisonniers ou il peut créer davantage de prisonniers. La justice apparente peut souvent être injuste et l'injustice apparente peut parfois être l'unique justice. Maharishi a trouvé la porte de sortie hors du labyrinthe de la pensée dualistique de l'être humain. Il a découvert la technique de méditation par laquelle sont transcendées les pensées. Par la Méditation transcendantale, l'esprit atteint le niveau de la non action, le silence, la pure conscience. Ce silence de la conscience est le SEUL état à partir duquel la pensée et l'action peuvent ensuite s'exprimer en accord avec la loi du non effort, l'état sans stress. Cette technique libère l'humain des conflits qui naissent de la pensée et des oppositions et paradoxes qui s'affrontent à partir de son action. 185) LE COMBAT DU BIEN ET DU MAL : On dit que les forces du mal combattent les forces du bien et vice versa, mais une telle explication n'est pas tout à fait juste parce qu'à l'intérieur des forces du mal se trouve la force du bien et vice versa. Le mal cherche à se protéger des forces qui nuisent à son progrès, qui font obstacles à ses projets et il combat ceux qui veulent le ralentir ou l'empêcher. Le mal est tout à fait certain qu'il défend le bien et que son action est nécessaire. Le bien, tant qu'à lui, lutte parce qu'il se dit « en réaction » aux provocations que lui lancent le mal. Il affirme qu'il fait la guerre « malgré lui. » Il lutte parce qu'on l'attaque en premier. Il ne fait que répliquer. Il se prépare à la prochaine attaque pour protéger ce qu'il considère bien. Il défend des idéaux qui sont, selon lui, plus justes et plus nobles que ceux que le prétendu mal défend de son côté. Finalement, chacun croît avoir raison. Chacun défend quelque chose différemment. L'un défend la gauche et l'autre la droite, l'un défend le droit de liberté et l'autre celui de l'ordre, l'un la fierté régionale et l'autre le patriotisme national. L'un est prêt à donner sa vie pour une cause quelconque et l'autre à détruire la vie de ceux dont la victoire serait désastreuse selon leur perspective. Le bien et le mal s'entremêlent en toute chose. On ne peut les départir. Si nous le pouvions, alors le Nazisme ne serait jamais né et personne ne l'aurait soutenu car tout aurait été noir sur blanc. Mais tels ne sont pas les projets ni les idéaux de tous ordres qui guident les actions humaines. Il y a des gens qui préparent patiemment une guerre, une révolution, ou quelque chose de ce genre, même s'ils savent que des millions de personnes vont périr. Il y en a qui prient Dieu chaque soir que les « méchants » soient détruits, expulsés, anéantis, éliminés, exterminés, dépossédés et châtiés. Où se trouve la pure définition du bien et du mal, celle de la liberté et du droit, de la justice et du pardon, du combat et du détachement, de l'orgueil et de l'humilité? Maharishi a mis fin à tous ces dilemmes de la pensée humaine. Il a trouvé la technique de la transcendance de la pensée, la Méditation transcendantale. L'enseignement est celui-ci : « grâce à cette méditation, sors de la dualité, des conflits et des oppositions que la pensée humaine présente et établis ton être au plan de la pure conscience, le silence transcendantal. » À partir de cet état sans stress, ton corps et ton esprit retourneront dans le champ de l'action avec le soutien de la vision élargie. Tu pourras agir toute action en accord avec le principe universel de la loi du « sans effort », celle-là même qui accomplit le maximum sans s'épuiser, sans lutter, sans contraindre, sans forcer. Le repos parfait, tu le connaîtras naturellement et ton esprit jouira d'une clarté accrue, d'une énergie renouvelée. Ta vie sera un succès, comme cela devrait être le destin de chacun. 184) LES DEUX EXTRÉMITÉS : Nous passons environ 16 heures chaque jour dans l'état de la veille active, et plus ou moins 8 heures dans le sommeil léger ou profond caractérisé par l'activité des rêves et l'inconscience. Si quelqu'un ne connaît rien de l'expérience de la Méditation transcendantale et qu'il n'a jamais habitué son système nerveux à faire l'expérience d'un état d'éveil en repos profond, alors les deux extrémités de sa conscience consistent uniquement à vivre, soit l'inconscience du sommeil sans rêves ou l'activité mentale de l'état d'éveil de la journée. L'état intermédiaire de sa conscience sera celui des rêves. Pour celui qui connaît bien l'expérience transcendantale, les deux extrémités de sa conscience seront le sommeil profond inconscient et l'état d'éveil de la conscience transcendantale, caractérisé par un éveil intérieur qui ne contient pas de pensées ni de perceptions sensorielles. Les deux états intermédiaires de sa conscience seront alors celui des rêves et celui de l'éveil actif habituel. Pour celui qui connaît l'état de la conscience cosmique, qui se trouve à être le premier état permanent de conscience transcendantale, les deux extrémités de sa conscience seront l'état transcendantal lui-même, durant la méditation profonde, et ce même éveil transcendantal vécu de manière permanente, sous la forme de l'expérience de l'Être transcendantal. Il y aura alors trois états intermédiaires de sa conscience, le sommeil profond inconscient, les rêves et l'éveil actif ordinaire. Dans cet état d'illumination intérieure de la conscience, la vie ira de l'éveil infini inactif à l'éveil infini actif. Maharishi dit : « from here to here » (d'ici à ici). Ainsi donc, sous la surface d'états intermédiaires transitoires et partiels, que l'on connaît sous les noms de sommeil profond, du rêve et de l'éveil actif instable de la pensée conditionnée, il y aura ce fil doré de pure conscience transcendantale, l'état libre en l'Être, la réelle pure conscience. 183) L'ÉPANOUISSEMENT HUMAIN : l'être humain peut jouir de deux sortes d'épanouissement, ce que les autres créatures vivantes ne peuvent pas connaître ni réaliser. Nous avons la chance de pouvoir nous épanouir aux plans relatifs de la vie et au plan Absolu de l'existence pure. L'épanouissement relatif touche tous les secteurs de la vie individuelle, familiale et collective. Nous faisons naître d'autres âmes au plan humain, nous les éduquons correctement, nous leur donnons les outils et les systèmes par lesquels elles vont s'épanouir et prospérer dans toutes les valeurs matérielles, mentales, émotionnelles, intellectuelles, etc. Le maximum d'épanouissement qui puisse être réalisé au plan relatif de la vie est la création d'une société idéale, une sorte de paradis sur terre où toutes les cultures, tous les systèmes politiques et économiques, toutes les valeurs culturelles, éducationnelles et artistiques représentent le sommet de leurs possibilités. Dans un tel monde, la vie de chaque être humain dure aussi longtemps que désiré. Les projets par lesquels les diverses sociétés prospèrent sont spontanément en harmonie avec la nature, avec ses rythmes, avec son désir de croissance à tous les niveaux. Quant à l'autre élément qui forme la base de la création d'une société idéale sur terre, il est de la nature de l'épanouissement au plan absolu de l'existence. L'être humain a la capacité naturelle de découvrir puis de vivre de façon permanente, un état d'illumination très élevé dans lequel non seulement les valeurs glorifiées de la vie relative, individuelle, familiale et collective sont exprimées dans tous les domaines, mais la source elle-même de toute vie universelle est parfaitement connue et appréciée. Cela signifie que chaque être humain connaît directement dans sa conscience la dimension absolue de l'existence, l'état de l'Être éternel, infini, immortel, en même temps qu'il jouit des vagues changeantes de la vie relative. L'étendue totale de la conscience est ouverte à son esprit. Les deux extrêmes de l'existence sont appréciés spontanément en permanence. Un tel individu est considéré comme ayant reçu une « pleine éducation » puisque les aspects visibles, subtils et transcendantal font partie de sa connaissance quotidienne. Si la vie humaine ne s'accomplissait que dans les couches de surface de son activité, alors la vie n'aurait pas beaucoup de sens. À quoi servirait-il de naître, de travailler sans relâche, de s'épuiser, de vieillir, d'être malade et de mourir après avoir procréé et enseigné la même routine à la génération qui nous suit? La vie n'atteindrait jamais son plein épanouissement et c'est ce que nous constatons dans toutes les sociétés qui se sont développées au long des millénaires. La vie ne pourrait se réaliser qu'en sa surface et jamais elle n'incorporerait un élément infini dans son épanouissement, sauf intellectuellement ou émotionnellement dans des croyances religieuses qui font imaginer l'espoir de la vie éternelle. Heureusement que la Méditation transcendantale existe maintenant. En pratiquant cette technique, nous amenons notre esprit de la surface active de la pensée et de la perception sensorielle jusqu'à la source silencieuse de l'état de l'Être, la pure conscience. Cette expérience seule garantit que nous réaliserons les deux niveaux de l'épanouissement humain, celui relatif au plan de la société idéale et celui absolu au plan de la conscience cosmique. 182) LA SANTÉ PARFAITE : Si on veut être en bonne santé, il faut accélérer la vitesse d'évolution de la conscience et faire que, spontanément, la physiologie synchronise son fonctionnement avec celui de la conscience holistique, la conscience transcendantale. La conscience transcendantale est l'unique plan de la conscience qui est holistique, c'est-à-dire qui incorpore tout à fait naturellement la totalité du non-effort de la nature. Cette expérience de transcendance en est une de vigilance en repos profond. La conscience se tient alors dans l'état qui transcende l'activité mentale et sensorielle. Elle est pleinement éveillée, sans entretenir de pensées particulières, sans excitation mentale et sensorielle spécifique. Elle est hors-limite. Cette conscience pure se produit uniquement lorsque le système nerveux est capable de rester éveillé dans un état de repos qui est encore plus profond que celui qui est habituellement réalisé durant le sommeil, la nuit. Pour être en santé totale, il faut que le corps apprenne à fonctionner au niveau où se trouve la conscience transcendantale. Il se met alors en harmonie avec le mode de fonctionnement très subtil qui produit la conscience illimitée. Cette expérience, si elle est répétée de jour en jour, grâce à une pratique régulière de la Méditation transcendantale amène toutes les parties de notre corps à aller en synchronie les unes avec les autres. Aucun organe ne fonctionnera plus « seul. » Les maladies viennent d'une brisure de synchronie entre toutes les parties du corps. Certains organes se mettent à s'user plus vite que d'autres. Ils s'isolent des autres par leur fonctionnement qui commence à ne plus être en bonne coordination avec tous les autres éléments du corps. Ils ne se purifient plus au même rythme que les autres non plus. Ils vieillissent plus vite que les autres organes le font. Ils travaillent plus fort que nécessaire ou le contraire, ils manquent de vigilance, s'engourdissent et font mal leur travail. Pour vivre vieux et savoir ce que signifie l'expression « illumination de la conscience », il faut que tous les organes vieillissent à peu près à la même vitesse. Il faut qu'ils se soutiennent les uns les autres. De cette manière, si un un organe vital cesse son travail, il devra d'abord entrer en di-synchronie avec tous les autres organes puisqu'ils font équipe et se soutiennent tous. Il devra briser l'harmonie générale du système, ce qui sera très difficile, surtout si la personne a médité depuis des années. Par sa pratique de la méditation transcendantale, un individu habitue son système nerveux à faire que tous les organes internes se mettent ensemble au niveau de l'éveil en repos profond. La conscience transcendantale est évidemment un état immortel, hors de toute mesure de temps et le corps ne peut pas, étant matériel, se mettre en parfaite synchronie avec cette immortalité transcendantale,(du moins il ne le peut pas à notre époque qui est très stressée et remplie de produits toxiques) mais il peut se rapprocher du mode de fonctionnement où il est en repos au niveau du calme dynamique de l'état de l'Être, ce qui met en harmonie tous les éléments qui le composent, en plus de le rapprocher le plus près possible des rythmes silencieux mais très puissants de la nature. Je crois qu'il est impossible de connaître la signification concrète de l'état de santé totale ou santé parfaire sans avoir pratiqué la Méditation transcendantale de jour en jour tout au long des années. Peut-on être en santé parce qu'on fait du jogging? Non, bien évidemment. Cette activité est trop grossière pour permettre le raffinement du fonctionnement physiologique et élargir la conscience pour l'amener au plan de l'éveil transcendantal. Peut-on connaître l'état réel de la santé par une diète quelconque? Non, bien évidemment. Une telle approche est beaucoup trop limitée. Personne ne connaîtra jamais l'état réel de la santé sans avoir au préalable l'expérience de transcender la pensée dans sa pratique de la M.T. Sans cette technique il ne saura jamais comment amener son esprit à la conscience pure et son corps au niveau du repos profond qui correspond à l'état de la conscience infinie. Plus que cela il ne pourra pas synchroniser le fonctionnement du corps avec celui de la conscience transcendantale et perfectionner son corps pour qu'il fonctionne de manière totalement holistique. 181) LE MAÎTRE : Maharishi donne l'exemple du maître spirituel qui est comme un océan dans lequel tous les cours d'eau peuvent se jeter sans jamais troubler ses eaux ni déranger sa stabilité. Il donne aussi l'exemple d'un lac profond duquel n'importe qui peut tirer la quantité d'eau qu'il souhaite pomper vers ses champs pour les nourrir. Comme cela, chacun peut tirer du maître spirituel qui est établi dans l'illumination complète la quantité d'illumination qu'il souhaite recevoir en lui-même. Le maître accepte toutes les personnalités, il ne rejette aucune question et tous les désirs d'illumination venant de ses disciples sont reconnus et appréciés. Le monde entier pourrait puiser dans son silence à l'infini sans jamais soustraire quoi que ce soit à la plénitude du maître. Comment est-ce qu'on tire du maître la sagesse et la connaissance pour les transférer en soi? La façon la plus sûre est de pratiquer les techniques que le maître enseigne pour élargir la conscience. Certaines personnes, dont le coeur est déjà très développé, écoutent la voix du maître et reçoivent sur eux de grandes vagues de purification. Certains écoutent les paroles du maître et les étudient en détail, en admirent leurs nuances infiniment subtiles, en les apprenant par coeur. Ils se les répètent les uns les autres, discutant sans jamais se lasser jusqu'à ce que leur intellect s'imprègne de la logique cosmique du maître. Certains regardent le maître et ils surveillent chaque geste qu'il fait. Ils observent tout. Ils sont conquis d'admiration par la justesse de chacun des mouvements du maître. Ainsi, voir la maître est une technique d'évolution. Écouter le maître en est une autre. Comprendre ses enseignements est un trésor pour soi. Mettre en pratique les techniques d'évolution que le maître enseigne est le plus important, disons. Cela nous lie à notre être profond, ce qui est la base de la réalisation du Soi. Garder pures toutes les instructions du maître et les répéter sans dévier, voilà ce qui met un polis sur l'oeuvre de l'illumination. Cela nous met en contact avec la longue tradition qui s'est perpétuée de siècle en siècle et de millénaire en millénaire. Toutes ces choses sont faciles à mettre en pratique et elles sont très puissantes pour élever la vie vers l'état de l'illumination complète. 180) D'INNOMBRABLES COUCHES DE CONNAISSANCE SUBTILE : Lorsque je lis Maharishi, je n'essaie jamais de comprendre intellectuellement tout ce qui est écrit. Maharishi écrit à partir d'un niveau de conscience qui est très élevé. Même si ses paroles sont simples, même si ses explications sont communiquées au niveau du langage familier, une partie de ce qu'il exprime dépasse l'intellect ordinaire. L'intellect de l'état d'éveil est tellement limité. Je ne me force jamais à essayer de comprendre les nuances subtiles des paroles de Maharishi. Ce qui est compris par mon intellect arrive spontanément. Je lis Maharishi et je capte ce qui doit être compris en accord avec mon niveau actuel de conscience. Pendant qu'on visionne une cassette vidéo de Maharishi, on peut se laisser à fermer les yeux et ce sont les régions plus subtiles de l'activité cérébrale qui vont recevoir la connaissance donnée par Maharishi. Le silence en soi percevra soudainement le silence cosmique de l'illumination de Maharishi. La connaissance entrera en soi sans qu'il n'y ait jamais eu d'effort de compréhension ni d'attention. Le niveau subtil où la conscience est éveillée sera le même niveau où la connaissance va se déposer en soi. Elle vibrera à l'unisson de la conscience intérieure où nous sommes éveillés subtilement. Maharishi dit : « La connaissance est structurée dans la conscience. » Il n'est donc pas nécessaire de forcer l'esprit pour essayer de comprendre les détails du processus de l'illumination et de la croissance vers les états supérieurs de la conscience. Il suffit d'élargir les limites de l'esprit et on fera entrer un océan de connaissance dans un tout petit cerveau humain, de la même façon qu'on met sur une clef USB des milliers de pages électroniques. La connaissance est telle un océan. On peut regarder des vagues à droite ou à gauche mais dans chaque situation, quelque chose de l'océan au complet sera présent dans la vision que l'on a de ces vagues particulières. En saisissant un tout petit morceau de cette vaste étendue de la sagesse illimitée de Maharishi, quelque chose de la totalité de la connaissance universelle entre en soi. Et c'est de cette façon-là qu'on écoute et comprend Maharishi. En visionnant les enregistrements vidéo de Maharishi, en lisant ses écrits, on reçoit bientôt en soi la signification de l'absolu et de l'éternité que Maharishi nous communique en toutes ses paroles et en chacun de ses projets. 179) L'ESPRIT INDIVIDUEL DEVIENT TOUT À COUP CELA : Vous est-il déjà arrivé de percevoir subtilement la conscience durant les rêves de la nuit? Il y a des fois où le rêve se déroule en étant parfaitement uni à la conscience. Les deux ne font qu'un. Il est évident qu'un rêve ne peut pas exister sans le support de la conscience. Sans conscience, le rêve serait inconscient et on appelle cette situation « le sommeil profond » qui ne dévoile aucun contenu mental ni sensoriel et ne donne aucune expérience subjective (interne) ni objective (externe). Lorsque le rêve se déroule ainsi, unifié à la conscience, le rêve est conscient en lui-même, mais « je » ne suis pas encore conscient qu'un rêve se déroule « en moi. » Le rêve est conscient en sa propre structure mais je ne sais pas que je suis en train de rêver. À un certain moment, « je » apparaît, c'est-à-dire que ma conscience individuelle s'éveille et elle entre sur la scène du rêve, sur son territoire. À ce moment-là, « je » deviens conscient (vaguement ou clairement) que je suis en train de rêver. À chaque fois que le « je » entre dans le jeu de la conscience, ce « je » possède sa propre conscience, ce qui équivaut à une deuxième couche de conscience qui s'ajoute à celle qui existait déjà dans le rêve lui-même. Alors je deviens conscient que j'étais en train de rêver, mais je l'ignorais il y a un moment. Le rêve existait dans le champ de la conscience, mais je l'ignorais. Dès que le « je » entre dans le jeu de l'esprit, aussitôt se produit une séparation entre le « je » et le rêve. Le processus du rêve se déroulait sans moi et tout à coup, j'apparais dans le décor du rêve, comme témoin de ce rêve. Je peux désormais surveiller le rêve (clairement ou vaguement). Je sais maintenant que je suis en train de rêver alors qu'auparavant, il y a une minute, le rêve se déroulait tout seul, de lui-même, sans moi, dans une couche de conscience qui était en moi, mais que j'ignorais. Très souvent, l'innocence du rêve est détruite par l'arrivée de « celui qui surveille le rêve. » Il arrive que le rêve s'arrête par l'arrivée de cet intrus qui le surveille et détruit son innocence qui est si fragile. Parfois, malgré le « je » qui se met à surveiller le rêve, il continue, mais il n'est plus le même qu'avant. Une dualité vient d'être créée, alors qu'auparavant il y avait une sorte d'unité entre la conscience et le contenu de la conscience (le rêve). Maintenant le « je » est d'un côté et l'objet de la conscience, c'est-à-dire « le rêve lui-même » est de l'autre côté. Il y a une division dans la conscience. Si cette division s'élargit encore davantage, et cela se fait lorsque la conscience du rêve commence à devenir la conscience de l'éveil actif, alors je me réveille et je sors complètement de l'état du rêve. Je passe dans le mode de fonctionnement qui correspond à la veille active, et la séparation entre ma conscience et l'objet de perception (le contenu de ma conscience) devient encore plus grande. La perception dite « objective » qui caractérise l'état de la veille active vient de cette forte séparation qui existe entre l'esprit conscient et son contenu mental et sensoriel. Continuez de suivre ce que je vais décrire, je ne ferai pas d'erreur. Maintenant, transposons ces expériences de rêves et d'éveil actif grandissant au processus de la transcendance. Durant la Méditation transcendantale, l'éveil grandit mais il est de moins en moins actif. Il est apaisé de plus en plus. L'activité mentale devient de plus en plus subtile et de plus en plus abstraite jusqu'à ce que l'esprit conscient transcende la couche la plus subtile de la pensée et de la perception sensorielle et s'établisse au plan de la pure conscience. Cette expérience est un état de vigilance au repos profond. La conscience est alors pleinement éveillée mais sans contenu, ni de rêves, ni de pensées d'aucune sorte, ni de sensations physiques, quelles qu'elles soient. Le fossé qui sépare l'esprit conscient (le « je ») et la conscience pure diminue de plus en plus au fur et à mesure que l'activité mentale est transcendée durant la pratique de la M.T. Au plus profond de la méditation, l'esprit conscient est inactif et seule la conscience demeure par elle-même, vide de tout contenu. Les recherches ont montré que le repos de l'état transcendantal est au moins deux fois plus profond que celui atteint au plus profond du sommeil. Mais la vigilance y est maintenue, très innocemment. À ce niveau-là, l'esprit conscient est disparu, il a cessé son activité de penser et de percevoir. Toutes ces activités sont temporairement en repos. La conscience reste donc éveillée sans aucune action de la pensée ni des sens. Dans cet état, « je » ne peux pas savoir consciemment, par une pensée qui m'en informerait ou par une sensation quelconque, de bien-être ou de calme, que je suis rendu à ce niveau de la pure conscience. Cette pure conscience est auto consciente d'elle-même puisqu'il n'y a pas de pensée ni de perception dont elle pourrait être consciente. La vigilance de la conscience est sans activité mentale. Dès que cette expérience prendra fin, au bout de quelques secondes probablement, le « je » va réapparaître et les pensées vont revenir dans l'esprit au niveau de la conscience active. Si, par hasard, je devenais tout à coup conscient de la pure conscience, cela voudrait dire que j'en suis sorti puisqu'une dualité sujet-objet ramènerait la séparation qui est caractéristique de l'esprit actif. Cette distanciation entre le « je » l'objet de mon attention (ce dont je suis conscient) me sortirait tout de suite de l'expérience de la pure conscience. L'état de la pure conscience, cet état de l'UN prend fin dès qu'un second élément, le « je » arrive dans le décor de cet état unifié de la conscience. En réalité, le « je » ne peut pas pénétrer à l'intérieur de la pure conscience, tout comme de l'huile ne se mélange pas à de l'eau et flotte en sa surface. Maintenant, il va se produire quelque chose de merveilleux et d'incroyable dans le processus d'évolution de la conscience. En fait, il va se produire deux types d'expériences dans cet état de la pure conscience. Ces deux types d'expérience vont se développer par l'habitude de transcender. La première : après des centaines de pratiques de la Méditation transcendantale (ou des milliers), l'esprit conscient (l'esprit individuel, l'attention active ou tranquille) va se rapprocher tellement de fois de la conscience en repos profond et va se tenir tellement souvent sur la frontière entre le « je » et la pure conscience transcendantale (l'état UN, universel, pur, sans contenu de pensée ni de perception sensorielle, et sans observateur) que l'esprit conscient va se mettre à ressembler à la pure conscience transcendantale. Cela signifie que l'état de conscience transcendantale va influencer ou transformer petit à petit l'esprit individuel qui se trouve à ce moment-là tout proche de lui. L'état transcendantal va s'installer en parallèle de l'activité de penser, de parler, de percevoir et d'agir. C'est de cette manière que les effets de la Méditation transcendantale prennent leur place dans la physiologie et dans l'intelligence individuelle. Cette stabilisation de l'expérience d'éveil et d'ordre intérieur se fait par la régularité de la pratique de la Méditation transcendantale. C'est donc par cette expérience unique qui consiste à amener l'esprit conscient jusqu'au seuil de la conscience transcendantale que les effets positifs qui découlent de cette technique vont graduellement s'intégrer à la vie quotidienne. Par osmose, les qualités de l'état transcendantal vont s'infuser dans l'esprit, la pensée et la physiologie. Mais l'illumination qui est celle de la conscience cosmique (le premier état permanent d'éveil de l'Être transcendantal) ne fait que se préparer encore. Elle n'est pas encore arrivée. Pour que l'état de la conscience cosmique soit réalisé, quelque chose de plus doit se produire dans la conscience. L'esprit individuel doit entrer littéralement à l'intérieur de la pure conscience elle-même. Sans cela, l'état infini de l'Être existerait en parallèle de l'esprit individuel, mais il n'en serait jamais conscient. Ce serait comme être propriétaire d'un trésor qui est caché sous sa maison, mais l'ignorer complètement. Nous avons vu que dès l'apparition du « je » (l'esprit actif individuel) cela crée tout de suite une division dans le champ de la conscience et sépare l'esprit conscient de l'objet qui occupe son attention. Pour entrer dans la conscience infinie, qui est l'état où l'esprit individuel, la pensée et l'activité sensorielle ne peuvent pas pénétrer, il faut que quelque chose d'impossible se produise. Normalement, à chaque fois que le « je » suis conscient de « quelque chose » arrive dans l'esprit, l'état de séparation se produit et l'esprit conscient se met à penser des pensées et à ressentir des sensations. Pour entrer dans la conscience transcendantale consciemment, il faudrait que l'esprit individuel, le « je » reste conscient et en fasse l'expérience. Pourtant, dès qu'une expérience mentale ou sensorielle se produit, le « je » en prend conscience et il se crée une dualité dans l'esprit. Comment peut-on garder cette dualité et être totalement entré ou fusionné dans l'état où toute dualité n'existe pas, la conscience transcendantale? Si toute expérience mentale et sensorielle s'arrête, c'est le silence de la conscience et le « je » y est absent. D'une certaine manière, nous pourrions dire que le « je » ne peut jamais devenir conscient de ce qui transcende le champ de son attention.[Je me demande si je peux expliquer en mots ce qui va suivre pour que la conscience cosmique arrive dans la structure de l'esprit conscient individuel.] Cela se produit au plus profond de la méditation lorsque l'esprit individuel est sans pensée et lorsque la conscience est éveillée sans perception sensorielle, toute seule avec elle-même. Il n'y a là aucune dualité entre l'esprit conscient et le contenu de la conscience. Tout contenu sensoriel et mental est en repos. Le « je » est effacé temporairement. L'esprit conscient s'est arrêté à la frontière de la pure conscience transcendantale. À ce moment-là, l'esprit conscient est tranquille, pur, et dénudé de toute activité mentale et sensorielle. L'esprit conscient et la conscience transcendantale se trouvent dans une situation qui ressemble à celle où l'on placerait un miroir devant un autre miroir. Les deux miroirs n'auraient rien d'autre à refléter que ce qui est tout à fait comme l'un et comme l'autre. Mais cela n'explique pas encore comment l'esprit conscient, la dualité, va savoir que l'état UN est son expérience. En une seconde, d'une façon tout à fait inattendue et non préméditée, l'impossible va se produire. La conscience cosmique va être réalisée pleinement par l'esprit individuel . Miraculeusement le « je » va entrer dans l'infini et il va savoir qu'il est CELA. Deux contraires vont s'unir, la conscience du « je » avec sa séparation du sujet-objet et la conscience qui transcende le « je. » Malgré la dualité que crée toujours la présence du « je », malgré la séparation que le « je » crée entre la conscience et l'objet de son attention, la conscience transcendantale va absorber l'esprit conscient totalement. Elle va dévorer l'esprit conscient, pour ainsi dire, et lui laisser son statut duel de sujet-objet, tout en l'absorbant complètement dans l'état unifié infini. La conscience individuelle va devenir un petit point, si petit que la grosseur du point ne pourra plus avoir un « intérieur ». Le point sera si petit qu'il ne contiendra même plus une largeur ni une hauteur ni un intérieur. Lorsque la conscience individuelle ne sera plus rien, elle va, en une seconde, devenir la totalité cosmique et l'univers au complet va devenir l'objet de son attention illimitée. L'esprit individuel, en une seconde, est devenu la conscience cosmique. Inexplicable, je le vois maintenant, mais tout à fait réel. L'état de la conscience cosmique est une impossibilité rendue possible. L'Être, la pure conscience immortelle, intemporelle et absolue, va soudainement devenir connue par un être humain et cet être humain ne saura jamais comment décrire ce qu'il vit puisque CELA est indicible, cela transcende toute parole, toute pensée, tout concept, toute action, toute perception. CELA transcende toute expérience dans le monde, cela se produit dans une réalité indéfinissable qui n'appartient à aucune dimension temporelle et spatiale. La conscience cosmique est l'expérience de ce qui ne peut jamais être expérimenté par l'esprit individuel car ces deux choses sont séparées. L'esprit individuel et les sens de perception ne peuvent pas entrer dans la conscience infinie. L'esprit individuel sous entend toujours la création d'une dualité, ce qui donne la séparation du sujet et de l'objet de perception. La conscience de l'Être transcendantal ne peut être connue par les sens qui s'arrêtent à sa porte, ni par l'intellect qui ne peut le penser et le concevoir, ni par les émotions qui ne peuvent le sentir, ni par le comportement qui ne peut le reproduire. Cette expérience est indéfinissable, mais tout à fait réelle. On dit qu'elle est permanente parce qu'on se réfère, par habitude conceptuelle et sensorielle, au passage du temps que nous connaissons bien, mais en réalité, elle dépasse tout concept de permanence puisqu'elle n'a rien à voir avec le temps dans sa durée. Elle est intemporelle et transcendantale. Dès que quelqu'un veut penser à l'Être et mettre son attention dessus, cet état fuit immédiatement et il bondit instantanément en dehors de son expérience. Dès qu'on veut le sentir, on découvre à chaque fois qu'il ne ne peut jamais être une sensation. On ne peut jamais mettre son attention sur l'état de l'Être transcendantal. On ne peut jamais le saisir ni le faire sien. Personne ne peut par lui-même développer l'état d'illumination de la conscience puisque cet état transcende sa conscience individuelle, il transcende tous les efforts d'attention qu'il pourrait faire pour devenir conscient de l'état de l'Être. Seule la pratique de la transcendance, par la technique naturelle que Maharishi a enseignée dans le monde, peut conduire l'esprit conscient au seuil de l'état transcendantal. Telle a été ma description du processus très subtil qui fait que l'esprit individuel, après s'être rapproché des milliers de fois de la conscience transcendantale, entre un bon jour dans cet état illimité et retrouve l'infini comme étant l'objet de son attention. Il entre dans l'illimité de l'état de l'Être sans perdre le « je.» Le « je » devient conscient du « non je. » Incroyable, n'est-ce pas ! L'expérience personnelle de l'état de la conscience cosmique restera longtemps un mystère pour l'intelligence de l'individu qui vit cet état parce que l'impossible cohabitation des limites d'une personnalité avec la conscience infinie de l'Être est devenue miraculeusement possible, spontanément, sans effort, d'un coup, et pour toujours. Le « je » entre dans l'infini et il en ressort en disant : « je suis CELA. » 178) L'UNIVERSALITÉ DE L'OEUVRE : L'univers est composé de couches innombrables d'énergie et d'intelligence. Plus il y a de niveaux d'énergie et d'intelligence qui sont présents dans la conscience d'une personne et plus son oeuvre, qu'elle soit artistique ou autre, aura une influence élargie dans l'environnement. À prime abord, cette oeuvre pourra paraître semblable à tant d'autres du même genre, mais quelque chose « d'invisible et d'impalpable » lui conférera une qualité universelle et la fera passer au sommet de l'appréciation. Celui qui connaît l'état de l'illumination de sa conscience aura naturellement une influence très élargie sur tout son environnement. Que les gens le sachent ou non, qu'il soit connu ou non, qu'il produise une oeuvre créatrice ou non, cela ne change rien à la réalité de son influence qui s'étendra dans toute la création. De son âme qui est mariée à l'énergie primordiale, de son intellect qui comprend et accepte toutes les expressions créatrices du cosmos, de ses sentiments qui sont comblés de félicité, sortira la plus grande oeuvre possible, celle de l'éveil et du maintient de l'harmonie universelle. Lorsque tous les niveaux de surface, ceux plus subtils et celui transcendantal font partie de la conscience de la personne qui crée quelque chose, lorsque tous ces niveaux sont éveillés dans son esprit, très spontanément, alors son oeuvre possède une dimension qui est réellement universelle. L'infini est présent dans chaque détail de la vie d'une telle personne, ainsi que dans son oeuvre. La plupart des réalisations humaines sont produites à partir d'une conscience partielle, concentrée sur certains niveaux énergétiques, utilisant certaines intensités émotionnelles, vibrant au diapason du lieu et de l'époque de l'oeuvre, mais uniquement seront animés ces niveaux et pas les autres. Pour presque chaque personne, la plupart des dimensions énergétiques restent endormies et inconscientes tout au long de leur vie. Elles utilisent le temps d'une vie entière à tournoyer et à lutter pour rejoindre une expression créatrice et se sentir libres et épanouies. Elles fonctionnent et s'épuisent à l'intérieur d'une mince bande énergétique, et pas plus. L'intelligence de Maharishi était ouverte à la totalité des possibilités de la conscience. Les mots qu'il choisissait pour dire les concepts qu'il voulait expliquer sortaient de la région transcendantale de sa conscience. Ses pensées incluaient tous les niveaux de l'énergie de la matière et de l'intelligence, grossiers, subtils et transcendantal. Voilà pourquoi l'oeuvre créatrice de Maharishi va traverser les millénaires. Elle sera préservée, gardée intacte, pour le plus grand bienfait de toute l'humanité. Son oeuvre est la plus universelle de toutes. Elle rejoindra les humains de toutes les époques. Tout ce qui émanait de Maharishi, ses gestes, ses regards, ses idées, ses projets, ses écrits et sa mission, tout était simple, profond, naturel, sans effort et universel. C'est comme cela que je fais la différence entre voir n'importe quel autre humain et voir Maharishi, entre lire Maharishi et lire n'importe quel autre auteur, entre écouter Maharishi et écouter n'importe qui d'autre. Dans l'un, il n'y a qu'une partie infinitésimale des lois de la nature qui est éveillée dans la conscience des individus alors que pour Maharishi la totalité universelle est présente à chaque seconde. Chaque moment en présence de l'intelligence de Maharishi est ce qu'il y a de plus beau. Son illumination complète contenait la totalité de l'océan de la sagesse et de la félicité. 177) AU BORD DE LA MER DE L'ILLUMINATION : Personne ne peut dire : « Je ne suis pas certain si j'ai l'expérience de la conscience cosmique (le premier état permanent d'illumination de la conscience). » Cette expérience ne peut pas être partielle. Elle est claire, totale et permanente dès le premier instant où elle est claire, totale et permanente. Avant d'être cela, la conscience n'était pas dans l'état de la conscience cosmique parce que l'expérience de l'Être transcendantal n'était pas instantanément clair, total et permanent. Il se peut que quelqu'un soit très proche de l'expérience permanente de la conscience cosmique et qu'il sente que cette possibilité n'est plus très loin devant lui. Cette personne se trouve dans la même situation que cet individu qui sait qu'il est tout proche de la mer parce qu'il sent l'odeur des algues, il entend le bruit des vagues se jetant sur le rivage, mais à cause de la brume, il ne voit pas l'eau encore. Toutefois, dès que la brume sera levée, son regard sera immédiatement marié à l'étendue illimitée de la mer et il se perdra sur l'horizon. La vision élargie de la conscience cosmique ne peut pas être ratée ni confondue avec quoi que ce soit d'autre. Cela est impossible. Cette perception de l'Être transcendantal permanent est claire et évidente. Après tout, la conscience cosmique n'est pas un objet perçu hors de soi, elle est le Soi. C'est notre propre être qui est devenu l'Être. Notre être passe d'un point à l'infini d'un seul coup. Comment peut-on rater cette expérience? Impossible. Notre être passe du temps au non-temps. Comment confondre cette expérience avec quelque chose d'autre? Impossible. Une seule seconde d'expérience de la conscience cosmique devient immédiatement permanente puisqu'elle est au-delà du temps dans la dimension absolue de l'existence pure. Une seule vision infinie et tout s'arrête là. La vision de la conscience cosmique ne peut jamais arriver plus d'une fois. Une seule fois suffit et c'est fait pour toujours. Telle est la nature de cette expérience. Le doute ne peut exister dans cet état qui transcende tous les mouvements de la pensée. 176 ) LE LUMIÈRE AU BOUT DU TUNNEL : Sans la transcendance, sans l'expérience de la pure conscience transcendantale, sans la technique de Méditation transcendantale, il n'y aura jamais de lumière naturelle au bout du tunnel de la vie. Ni à un bout ni à l'autre vraiment. Pourquoi? Parce que l'origine du tunnel remonte trop loin dans le passé et que personne ne peut revenir en arrière. Quant à la sortie du tunnel de la vie quotidienne, celle-ci est beaucoup trop loin dans l'avenir. Elle est inexistante puisque le tunnel lui-même est une sorte de création de l'ignorance, une vision comme dans un rêve. L'existence du tunnel du temps qui va du passé vers l'avenir est causé par un manque d'éveil de la conscience, un manque de vision juste. Rien ne met fin au tunnel de la souffrance et à celui de l'espoir car le tunnel lui-même et sa sortie sont un rêve. Seul l'éveil met fin à la souffrance et à l'espoir du bonheur. L'éveil est le bonheur. Seule la transcendance ouvre l'oeil de la conscience et fait apparaître la lumière ici et maintenant. 175) INTRO ET PREP : La semaine dernière (le mercredi 9 juin 2010), j'avais organisé à mon bureau une conférence d'introduction à la Méditation transcendantale. J'avais réservé une jolie salle de réunion, installé l'ordinateur pour la projection de quelques diapositives et invité deux professeurs certifiés de la M.T. Trente-cinq personnes se sont présentées à la conférence et il ne restait que deux chaises libres dans la salle. Le lendemain il y avait, pour ceux et celles qui désiraient poursuivre, une seconde présentation et 17 personnes sont venues, dont deux ou trois nouvelles qui n'avaient pas vu la présentation de la veille. À la fin, aucune personne ne s'est inscrite pour suivre le cours de M.T. Je me suis arrêté au bureau d'un collègue et je lui ai demandé ses impressions sur ces deux présentations. Il avait trouvé le sujet fascinant, mais, me dit-il ensuite : « je dois y réfléchir, il faut que j'y pense. » J'ai acquiescé à son idée et je l'ai remercié bien gentiment de son point de vue. Je me suis alors rappelé, comme dans un « flash back » comment je m'étais senti après avoir entendu la conférence d'introduction et celle préparatoire à la M.T., il y a 39 ans. À la fin de la conférence, je ne « pouvais plus penser », je ne « pouvais plus réfléchir. » On venait de me dire qu'il était possible à n'importe quel être humain de contacter l'état de l'Être, la conscience de félicité, la source intérieure de toute pensée. Évidemment, je ne tenais plus en place. J'avais suggéré au professeur qui avait donné les deux présentations que j'étais prêt à payer un supplément s'il me donnait un cours privé et commençait à m'enseigner dès le lendemain matin. Malheureusement j'avais dû attendre trois jours avant d'être initié à la technique de M.T. Ces trois journées avaient été trop longues. La vision des possibilités offertes grâce à une technique de méditation simple et sans effort avait fait exploser tous mes concepts précédents. Ce samedi matin-là, le 25 septembre 1971, j'avais conduit ma voiture pour me rendre à l'endroit où l'instruction personnelle à la MT était donnée et mon pied droit tremblait sur la pédale à gaz. Je ne pouvais plus attendre une heure de plus. J'ai donc débuté la technique de M.T. « les yeux fermés » et j'ai connu le vrai repos. 174) LA NATURE DE L'ILLUMINATION : Vous ne croirez pas ce que je vais dire maintenant, mais j'ai entendu Maharishi dire cela. Je le paraphrase : « l'illumination n'est rien de plus que l'expérience d'un repos très profond. La raison pour laquelle toute la souffrance continue de siècle en siècle sur terre est que les êtres humains ne connaissent pas la technique du repos profond. Ils ignorent le repos profond de la conscience transcendantale. Ils ne savent pas comment vivre l'état de repos de la conscience cosmique, le premier état d'illumination permanente. Ils auraient peine à imaginer en quoi consiste le niveau de repos de l'état de la conscience-de-Dieu, le deuxième état d'illumination supérieure. Ils n'ont même jamais entendu parler du repos total qui appartient à l'état de la conscience d'unité. » Maharishi nous instruit que la spiritualité, l'état de sainteté, l'illumination de la conscience, la réalisation du Soi, n'est pas le résultat de la pensée philosophique ni des émotions dévotionnelles, ni de facteurs psychologiques, culturels ou religieux. Les états de haute conscience viennent de l'expérience du repos très profond qui accompagne la conscience transcendantale. La conscience transcendantale est le repos TOTAL. Cet état arrive lorsque l'esprit a cessé tout effort, quel qu'il soit, et qu'il se retire de tout. Il cesse alors d'être associé à la pensée et aux sensations et il devient la conscience pure, l'état de l'Être. Quiconque souhaite vivre l'illumination de la conscience, quiconque aspire à découvrir les états supérieurs de la spiritualité et à être libre de l'enchaînement aux limites de la pensée humaine, quiconque veut connaître l'Absolu divin, doit pratiquer la technique de la transcendance, la Méditation transcendantale, laquelle est la technique du repos profond. Au fur et à mesure que la transcendance devient de plus en plus profonde et que les effets de ce repos se stabilisent dans les couches fines du fonctionnement cérébral, la personne découvre des niveaux de plus en plus glorieux de repos, de paix, d'énergie créatrice, d'expansion de l'intelligence, jusqu'à ce que son esprit devienne l'état de l'Être, l'illimité, le repos TOTAL, là où tout s'accomplit sans action. 173) ZEN ET RESPIRATION : On m'a dit que la plupart de écoles de méditation Zen, incluant le Bouddhisme du Tibet, utilisent une méthode de méditation qui consiste à mettre l'attention sur le flot de la respiration. Je ne sais rien des instructions spécifiques qui vont avec ces diverses techniques de méditation mais j'imagine que certaines méthodes doivent demander de retenir ou d'étirer la respiration pour qu'elle soit plus profonde ou contrôlée, alors que d'autres méthodes doivent plutôt laisser le souffle suivre son cours naturel, sans le forcer ni le diriger d'aucune manière, gardant l'attention légèrement fixée sur le va-et-vient de l'air dans les poumons ou dans le nez. Dans la Méditation transcendantale, on n'utilise pas le contrôle du souffle ni le maintien de l'attention sur la respiration d'aucune manière. Le processus de la MT est totalement différent de cela. La Méditation transcendantal guide l'attention vers les niveaux plus subtils de l'activité mentale jusqu'à ce qu'ils soient transcendés sans effort et que l'expérience de la pure conscience se produise spontanément. Mettre l'attention sur le souffle ne donne pas beaucoup de chance pour que l'attention transcende la pensée. Au mieux une telle méthode pourrait donner des moments de silence au niveau de l'esprit conscient. En effet, quelqu'un peut avoir l'expérience de moments de silence mental ou de suspension des pensées, mais cet état n'est absolument pas l'expérience de la conscience transcendantale puisque celle-ci transcende tout le champ de l'esprit conscient. L'attention sur le souffle ne laisse pas énormément de jeu pour la transcendance alors qu'il y a de centaines de niveaux subtils dans la pensée. Si une personne met son attention sur le souffle, et qu'elle ne force pas son attention volontairement à rester là, il ne faudra pas beaucoup de temps pour que son esprit sorte de son centre de focalisation sur le souffle et se mette à vagabonder de tous côtés sur des pensées de toutes sortes. L'esprit ne peut pas transcender une sensation physique très facilement. Une sensation physique, celle du souffle par exemple, ramènera toujours l'attention au niveau conscient de l'activité sensorielle. En méditant sur un médium qui se trouve à être une pensée, comme durant la technique de Méditation transcendantale, une personne pourra laisser aller son attention à partir des niveaux de surface de l'esprit jusqu'à la conscience pure qui transcende toute la pensée. L'esprit pourra voyager librement d'un niveau à l'autre parce que ces niveaux d'attention subtile existent au plan de la pensée alors qu'ils n'existent pas au plan des sensations corporelles. Voilà pourquoi Maharishi n'a pas choisi de bâtir sa technique de Méditation transcendantale sur le principe de l'attention dirigée sur le souffle. La Méditation transcendantale se déroule dans la pensée. La technique elle-même est unique, originale et complètement naturelle. Elle est idéale pour avoir la transcendance de la pensée. 172) LES SAGES DE TOUTES LES ÉPOQUES : Paradoxalement, c'est lorsqu'on vieillit et qu'il ne reste que peu de temps à la vie corporelle que l'humain est le moins pressé. Je pense que cela est une des raisons qui fait que, dans chaque tradition de la terre, dans toutes les sociétés antiques, dans toutes les cultures spirituelles, les personnes les plus âgées étaient considérées comme les plus sages. Leurs enseignements étaient respectés et attendus. La sagesse ne s'acquiert pas uniquement avec le passage des décennies, puisqu'il existe des enfants et de jeunes adultes qui sont, de naissance, déjà très évolués et sages, mais il existe une réalité bien temporelle qui se mesure par la longueur de la vie et qui exprime la sagesse mieux que celle qui appartient à la jeunesse. Un vieux sage illuminé mérite un plus grand respect que le sage illuminé qui reçoit la bénédiction de sa sagesse alors qu'il est encore jeune. L'illumination n'a pas d'âge, certainement, mais le passage du temps sculpte le corps de l'homme pour qu'il exprime de plus en plus parfaitement la dimension intemporelle de l'existence. L'arbre qui a pris de l'âge, et dont l'écorce est épaisse et rugueuse, possède une autorité naturelle qu'aucune jeune pousse ne peut avoir. Qui mieux que l'arbre qui a pris de l'âge parlera avec une plus grande justesse de la valeur de la lumière qui appelle tous les arbres à vouloir toucher le ciel de leurs plus hautes feuilles? Les adultes enseignent les modes de la vie active aux plus jeunes, ils transmettent la langue, ils montrent comment travailler, comment élever les enfants, comment construire les villages et les villes etc. Ils indiquent les signes des changements de saisons. Mais les personnes âgées enseignent autre chose que tout cela. Elles n'ont pas à enseigner le travail ni la famille. Les sages sont les piliers d'une tradition beaucoup plus essentielle à la vie que tous ces détails du quotidien. Ils ont trouvé la fleur de l'âge et ils se sont rapprochés de l'époque intérieure qui dépasse toute mesure du temps, enseignant maintenant ce qui dure plutôt que ce qui passe, ce qui est intemporel plutôt que ce qui naît et meurt, ce qui maintient la justice et l'ordre plutôt que l'incertitude de l'agitation. Eux seuls peuvent expliquer la signification des différents destins humains et faire comprendre la joie du devoir bien accompli. Ils connaissent la valeur du temps et la valeur de ce qui est sans hâte, sans impatience. Ils connaissent ce qui est infini. Ils savent ce que signifie « l'âme. » Ils racontent ce qui dure dans le temps et ils disent comment mettre la volonté de l'homme en harmonie avec le vrai gouvernement, celui de l'air, de l'eau, du feu, de la terre. Ils font la fusion du gouvernement de l'homme avec celui de la nature, celui de Dieu. Ils présentent aux générations montantes ce qui unifie toute chose dans un même esprit et dans un même espace. Ils représentent eux-mêmes ce qui dépasse toute logique humaine, et reste pour toujours insondable et mystérieux, calme et tout puissant. Ils enseignent comment Dieu a donné une signification à l'existence, dès l'origine de la création. Il y a soufflé Son Intelligence, Sa loi, Son intemporalité, Son calcul infaillible. Imaginez les plus grands sages, vidés de tout âge, touchant l'intemporalité, se tenant sur la frontière du temps et du non temps. Imaginez les plus grands sages de l'humanité, enseignant une sagesse que même les arbres et les animaux et les montagnes et les planètes veulent écouter attentivement. Imaginez que le maître d'une telle sagesse reste surtout en silence, qu'il ait l'air du plus simple, du moins fort, et qu'il écoute chaque homme avec humilité. Imaginez ce sage qui indique par sa perfection silencieuse, que le corps de chaque homme représente mieux que toute autre chose dans l'univers, mieux que toute autre espèce, mieux qu'une galaxie qui contient des millions de soleils, mieux qu'une forêt entière, mieux qu'un insecte solitaire, mieux qu'un cours d'eau dont on ne devine plus la source, mieux qu'une présence angélique, ce qu'est la réalité omniprésente de la vraie conscience. Et qui dévoile ce qui a été voilé pendant si longtemps. Et qui ouvre l'oeil de la connaissance avec le baume de la sagesse, et qui reformule encore une fois, à son tour dans cette génération-ci, la tradition des sages qui décrivent pour la millionième fois l'Ancêtre de toutes les créatures, le Dieu de l'existence. « Blanc comme le camphre, la bonté incarnée », le sage humain répète : « toute gloire au maître divin. » Les enfants répètent après lui dans toutes les langues de la terre le même message intemporel qui perpétue la vérité et l'exprime partout. Jai Guru Dev, gloire à l'immortelle tradition des Maîtres du véda, les Maîtres de la vie, aux milles visages resplendissants. 171) QUESTION DE CONSCIENCE : Je ne vous demanderai pas si vous comprenez intellectuellement les phrases ou les bouts de phrases que j'ai extraites ici et là dans les trois premiers chapitres du livre de Maharishi, La Science de l'Être et l'Art de vivre, mais je vais vous demander si vous avez ou non L'EXPÉRIENCE de ce que ces expressions ou ces bouts de phrases signifient?
Si vous avez cette expérience de l'Être dans son domaine transcendantal, au delà de toutes les phases de la vie relative, alors vous avez certainement aussi réalisé que l'expérience indescriptible de l'Être est rendue présente de manière permanente dans votre vie. Cet état s'appelle : conscience cosmique. C'est le premier état permanent d'illumination. Deux autres états plus avancés d'illumination suivront naturellement celui-ci, l'état de conscience-de-Dieu (souvent appelé conscience divine) et l'état de conscience d'unité.
170) UNE SEULE FOIS SUFFIT
(avant
de lire ce commentaire, lisez le numéro 171)
L'an dernier j'avais
relu le livre « LA SCIENCE DE L'ÊTRE ET L'ART DE VIVRE » de
Maharishi et j'avais surligné ces phrases que j'ai mises dans le
texte en vrac (#171) parce qu'elles correspondaient exactement à mon
expérience. J'avais trouvé que ces phrases exprimaient exactement et
parfaitement mon expérience lorsque la transcendance est connue et
que tout le relatif a été transcendé. Une seule expérience de cette
transcendance de tous les niveaux relatifs, une seule fois, est
suffisant pour avoir l'expérience pour toujours. Elle ne peut plus
nous quitter ensuite. C'est impossible qu'elle parte. Rien dans le
monde de la relativité ne peut plus jamais l'effacer. Aucune
expérience relative, dans la pensée, dans la perception, dans le
corps, dans l'environnement ne peut recouvrir et effacer la réalité
indescriptible de l'Absolu. Cette « expérience » dépasse toute
limite de temps et d'espace. Une seule transcendance absolue et
l'Absolu est connu en sa propre dimension, permanente, infinie,
indestructible, inchangée, totale, parfaite, pure, éternelle,
immortelle, intemporelle, innocente, etc., etc.
169) COMMENT
EFFACER LA KARMA PASSÉ : Il y a quatre manières pour effacer le
karma passé. La première fonctionne sur le même principe que celui
du repos de la nuit qui enlève la fatigue de la journée. Lorsque le
système nerveux ne peut plus fonctionner adéquatement, on le repose
par le sommeil et le lendemain matin on remarque que le karma de la
veille a été effacé en grande partie. La pratique régulière de la
Méditation transcendantale procure un repos très profond au système
nerveux et elle efface les empreintes des fatigues et de
l'usure qui avaient été emmagasinées dans ses mémoires biochimiques.
Notre conscience est habituée de fonctionner à l'intérieur de certaines limites et elle ne dépasse que très rarement ces frontières. Lorsque nous faisons l'exercice de méditer et de transcender la pensée, de nouvelles régions du cerveau se mettent en action, des secteurs oubliés s'éveillent graduellement et les parties qui ont été utilisées à répétition se reposent finalement. La capacité consciente de l'esprit s'élargit grâce à la M.T. Les strates de la pensée très subtile deviennent conscientes alors qu'auparavant elles faisaient partie de la région subconsciente de l'esprit. Éventuellement le niveau de base de l'esprit-conscient vient à faire partie de notre champ d'attention. Cela signifie que la région la plus subtile de l'esprit-conscient commence à être appréciée de manière naturelle et de plus en plus permanente.
La conscience
transcendantale en arrive bientôt à faire partie de la vie et elle
la sous tend. Une plus large étendue de conscience, un plus grand
horizon intérieur est le moyen de corriger toute anomalie de la
pensée. Elle contourne tous les obstacles qui se présentent à elle.
La conscience peut faire de nouveaux choix et dénouer les noeuds de
la souffrance passée pour laisser entrer en elle l'océan de la
félicité. Toute action qui est faite dans la clarté du jour sera plus efficace et plus puissante et agréable que celle qui s'était déroulée dans la noirceur de la nuit, au milieu des ténèbres. Ainsi, on comprend que les niveaux de karma de plus en plus subtils qui sont ceux de chaque étape de plus en plus profonde de la transcendance ont un pouvoir régénérateur réel et ils effacent et neutralisent le karma qui avait été engendré à partir de la surface de la vie et du comportement.
La marée
transporte sur son dos des millions de vagues plus petites qui sont
le résultat du frottement du vent sur l'eau. La conscience
transcendantale ne contient aucun karma, quel qu'il soit et elle a
le pouvoir de soutenir la vie cosmique sans aucun effort. Elle est
libre de tous les mouvements de la nature. La conscience
d'illumination est donc non seulement libre de tout karma, mais elle
est le maître de tout les karmas de surface ou subtils.
168) LES
EXPLOITS DE L'ILLUMINATION DE LA CONSCIENCE
: Parce que les
êtres humains n'ont pas été très évolués au cours des derniers
millénaires, ils ont cherché à se dépasser par des accomplissements
extérieurs ou intellectuels. Ils ont voulu se réaliser par des
exploits artistiques, militaires ou scientifiques. Ils ont tenté de
vivre des sensations extrêmes dans toutes sortes de domaines.
Ne plus souffrir
et ne plus faire souffrir deviendront la base de certains
accomplissements qui sont irréalisables sans ce tremplin. Voit-on un
enfant courir avant qu'il n'ait appris à marcher? Comment
pourrions-nous espérer créer une sorte de paradis sur terre sans
avoir, au préalable, appris la manière de ne plus souffrir?
Uniquement à partir de cette fondation, pourra-t-on ériger un
édifice politique, culturel, artistique, économique et spirituel qui
sera sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Tout ce qui est
engendré à partir de la conscience illuminée est harmonieux,
ordonné, créatif et exprime la santé et la joie totale. Maharishi a déjà prévu que ces «siddhis» arriveraient assez rapidement dans la conscience individuelle et collective et il a, par conséquent, formulé dès 1976 une série de techniques qui visent à développer puis stabiliser les facultés de l'illumination. Ces facultés ne sont pas causées par des excroissances ou des déformations de la personnalité, elles ne sont pas non plus le résultat de contacts avec des âmes errantes en quête de pouvoirs, elles ne sont pas la conséquence de l'utilisation de drogues qui finissent par intoxiquer le système nerveux et le détruire dans le but d'avoir des expériences extrasensorielles, elles ne sont pas causées par des déséquilibres qui arrivent avec la naissance et qui viennent de vies passées.
Les Siddhis sont
le produit de l'éveil du champ unifié de la conscience, le niveau le
plus pur, le plus exalté de la conscience cosmique en soi. Les
techniques de MT-Sidhis que Maharishi a redécouvertes à
partir de l'enseignement d'un ancien grand Maître de la tradition
védique de l'Inde, (Patanjali) sont les plus importantes de ce
millénaire et de ceux qui suivront. La Méditation transcendantale et
les MT-Sidhis permettront enfin un développement harmonieux et TOTAL
de l'humain, et la création d'une nouvelle vague multimillénaire de
la civilisation védique. 167) QUESTION - RÉPONSE (2 février 2009) JcP m'avait posé cette question l'an dernier : « Maharishi dit qu'il lui a fallu 2 ans pour que sa pensée s'aligne avec la pensée de Guru Dev. Doit-on conclure qu'il était en conscience cosmique (premier état d'illumination) avant de rencontrer Guru Dev et en Conscience d'unité (le plus élevé des états de la conscience) après ces 2 années avec Guru Dev?» Ma réponse : « Mon opinion : je pense que Maharishi était en conscience d'unité dès le début, totalement illuminé, sauf qu'il avait besoin d'un maître spirituel pour « devenir illuminé. » Une rose est une rose dès le premier jour mais sous sa forme de graine ou de bourgeon, elle n'est pas encore vraiment une rose. Elle doit pousser pour qu'elle soit réellement une rose. C'est la même chose avec les Maîtres illuminés qui s'incarnent sur terre avec la plus haute conscience, pour aider l'humanité. Ils ont besoin d'évoluer puisqu'ils sont incarnés, mais leur évolution n'est qu'une sorte d'apparence pour les yeux. Comme ils sont incarnés et vivants dans un corps humain, ils évoluent pour devenir ce qu'ils sont déjà depuis toujours. Leur incarnation dans le monde physique implique nécessairement qu'ils doivent entrer dans le flot du changement et de l'évolution afin qu'ils puissent se perfectionner au plan relatif et montrer ce qu'ils sont déjà depuis le début. Je vois la relation entre Guru Dev et Maharishi au niveau de l'échange spontané de leur illumination permanente et naturelle. Je crois que Maharishi a toujours été au niveau le plus haut de la conscience mais il lui fallait absolument rencontrer le plus évolué des maîtres, Guru Dev, afin qu'il puisse devenir le Maharishi que l'on connaît, le grand Maître de la tradition védique. Ainsi, le parfait maître a vu venir à lui un parfait disciple et sur cette base, la tradition védique a été relancée pour la création d'un âge sans souffrance sur terre, le Sat Yuga. Le Sat Yuga (paradis sur terre) n'aurait pas pu venir sans la recréation de la relation parfaite du maître et du disciple. Voilà ce que Guru Dev et Maharishi ont accompli. Ils ont vécu l'exemple parfait de cette relation parfaite et naturelle du maître védique et du disciple qui donne expression au pouvoir de son Maître en créant le retour du Sat Yuga. Seul deux êtres parfaitement évolués pouvaient accomplir cela. Jai Guru Dev 166) APRÈS LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS, L'ILLUMINATION : Il est certain qu'un jour les périodes difficiles s'apaisent et que les obstacles s'atténuent. Il est certain qu'un jour le cycle de la souffrance prend fin ou diminue. Il est certain qu'avec le passage du temps, toutes les tempêtes sont remplacées par le beau temps. Mais ce serait une erreur que de conclure et enseigner que la tempête a créé le beau temps. La souffrance n'est pas une condition du bonheur. Personne ne gagne son paradis parce qu'il a souffert beaucoup. Même après que la tempête soit passée et que la mer soit redevenue calme, les cycles de la pluie et du beau temps ne s'arrêteront pas. La vie est en constant changement, du haut au bas, du moins au plus, du froid au chaud, du rapprochement et de l'éloignement, etc. Si la mer devient calme, c'est parce que le cycle tranquille est maintenant arrivé. À tout cela, je veux ajouter l'information suivante : le développement de la conscience influence et change les événements qui viennent de la nature. L'illumination de la conscience est une expérience de la NATURE en soi. La conscience transcendantale est l'expérience de la conscience universelle en soi. La conscience transcendantale est la conscience de tout, de l'univers, DU tout, directement en soi. La conscience cosmique est l'expérience de l'intelligence totale de la nature directement en soi. Mon ami JcP me répond : « La nature n'a pas de karma négatif, car elle ne fait pas d'erreurs et elle est toujours évolutive.» Celui qui médite va remarquer que la nature le soutient d'une manière différente d'avant. La totalité du processus d'évolution sera mis en branle grâce à sa pratique de la Méditation transcendantale et non pas seulement un aspect ou un autre. Sa vie au complet va devenir de plus en plus facile, naturelle, et son progrès dans n'importe quel domaine sera aisé, automatique, sans effort. Ce phénomène de mise en branle de la totalité des processus d'évolution dans sa vie arrive parce que sa conscience est rendue vaste et pure, tranquille et pleinement dynamique aussi, pleinement éveillée dans sa dimension propre. L'état transcendantal ne ne contient pas de points de tensions, pas d'angles aigus, pas de trous ou de manques, pas de frustration ni de fatigue, et aucune ombre d'inconscience. Cette conscience transcendantale va diriger innocemment l'intelligence de la nature, (qui est elle-même à ce niveau-là) et la personne va remarquer que les événements extérieurs, objectifs, ou intérieurs, subjectifs, vont exprimer de plus en plus les qualités qui sont celles de cette intelligence qui les met en action. Les tempêtes intérieures et extérieures vont diminuer et s'apaiser complètement. La vie relative sera l'expression d'une vague de félicité après l'autre. L'illumination se situe à un autre niveau que celui des problèmes, des douleurs, des angoisses. Elle se situe au plan de la clarté, de la beauté, de l'ordre naturel, de la créativité. La conscience transcendantale est la réalité de la félicité de l'Être. Grâce à la pratique régulière de la M.T., on peut purifier le karma total, celui qui a ses origines dans le passé lointain, et alléger le fardeau des obstacles et des souffrances. Lorsqu'on possède un bon navire, on peut traverser n'importe quel océan. Le bon navire c'est la conscience de la félicité. Par l'éveil de la conscience de l'Être, en soi, le flot de la vie relative va devenir une construction harmonieuse de l'intelligence universelle. Il ne sera pas abandonné au vents du karma positif ou aux résultats d'erreurs passées. On n'aura pas besoin d'attendre l'épuisement des forces négatives avant de revoir le beau temps revenir dans notre vie.
Maharisi cite
cette phrase tirée des Yoga sutras de Patanjali : « Avert the danger
that has not yet come. » « Évitez le danger qui ne s'est pas encore présenté. » Voilà énoncé ici le principe de la
sagesse par l'expansion de la conscience, le développement de la
réalité cosmique en soi. 165) LE MOUVEMENT DE LA CONSCIENCE : Le premier mouvement de la conscience dans le corps humain se fait à partir de la naissance, et même avant. La conscience naît de l'abstrait. Le sens de l'existence est très vague au début. Lentement la conscience reconnaît le monde des sensations et elle s'y associe. Petit à petit la reconnaissance de l'existence individuelle se développe. La mémoire des mots entendus fabrique les mécanismes auto-réflexes de conceptualisation de la pensée. Un son devient un mot et il représente bientôt un objet ou un événement. Plus tard, vers l'adolescence ou plus tard, selon les personnes, le second mouvement majeur du développement de la conscience peut débuter et il nous pousse à faire le chemin inverse du précédent, c'est-à-cire à retourner du concret vers l'abstrait. C'est le processus du retour vers l'origine de l'Être. Je ne parle pas ici du sommeil qui arrive avec régularité, suivant l'épuisement quotidien du système nerveux. Oui, la conscience se retire chaque nuit des phases concrètes de la pensée et de la perception pour s'éteindre dans l'abstraction de l'inconscience du sommeil profond, mais ce mouvement est momentané, il est une vague qui se retire du rivage et non pas une marée au complet qui rapporte son eau dans la profondeur de l'océan. Ce second grand mouvement de la conscience est par conséquent une tendance qui engage la vie au complet. L'esprit individuel, le corps, les sens, l'intellect, l'imagination, tout cela veut se retirer de l'illusion des concepts qu'a pu créer la pensée, des rêves aussi, des constructions mentales qui ont pris la forme d'idéaux, et de revenir vers la découverte du réel en soi, de l'origine de l'Être. Pour réussir ce processus de retour vers le Soi et déconditionner l'esprit individuel il faut nécessairement rebrousser chemin vers l'Être et faire silence finalement. Il faut habituer le système nerveux à retrouver l'état d'éveil en repos profond. La pratique de la Méditation transcendantale est le moyen de se retirer de tout ce qui est connu pour retrouver et regagner ce qui a été perdu et qui existait au début de la vie, la félicité d'être. Ce mouvement de transcendance développe éventuellement l'état de la conscience cosmique, l'espace infini de la conscience, là où l'individualité active est soutenue par son origine silencieuse illimitée. Dans cet état, l'esprit est toujours neuf. Les émotions rafraîchies à chaque méditation. Les sens reposés par leur repos vif. La troisième étape de l'avancement de la conscience ne se produit pas au niveau de la conscience elle-même, mais dans le corps. Elle consiste à l'infusion de l'expérience de l'Être dans les mécanismes du fonctionnement du système nerveux. L'infini de la conscience abstraite doit être soutenu par le corps afin qu'il soit vécu au jour le jour. La conscience pure doit être intégrée au rythme cardiaque, au souffle, au métabolisme. Le corps doit ressembler un peu à ce qui l'habite et lui donne vie, la conscience infinie, l'Être. Ce troisième mouvement de l'évolution passe par le corps qui doit se purifier. La conscience a trouvé sa source originelle, l'Être, le corps est maintenant un instrument assez perfectionné et il peut mettre la conscience en action dans la vie quotidienne. Le mouvement ultime de la conscience sera celui de la création de l'unité et de l'harmonie entre tous les opposés et toutes les paradoxes de l'existence. La paix de l'illumination s'installe alors en soi. Plus rien ne peut être opposé au Soi dans la relativité des choses changeantes et mouvantes de la vie. C'est cela, l'intégration de la vie. C'est en cela que doit consister le processus de l'éducation réelle, et non pas à apprendre une foule de détails qu'on oublie dès le lendemain d'un examen. L'éducation, c'est l'évolution de la conscience. Le type de société est inévitablement l'expression de l'éducation qui y a été donnée et reçue. Sans une éducation qui est fondée sur le développement de la conscience, toutes les sociétés sont violentes d'une manière ou d'une autre, il ne faut pas se leurrer sur les apparences du progrès moderne. 164) REGARD SUR LES CIVILISATIONS AUTOCHTONES : pour terminer la semaine des peuples autochtones (24 au 28 mai), je viens d'écrire ceci : Des milliers de personnes croient que les civilisations autochtones étaient des sociétés primitives. Mais elles se trompent. C'est le contraire, les sociétés de la nature étaient très avancées pendant des dizaines de millénaires. Lorsque notre civilisation scientifique aura épuisé son énergie de quête et d'ignorance et que sa violence envers toute chose vivante sera calmée, et que sa démonstration d'orgueil aura atteint sa limite, alors nous découvrirons avec étonnement et émerveillement que les anciennes civilisations de la nature étaient glorieuses. Nous transformerons ou abandonnerons alors nos villes-folles et les recouvrerons de forêts luxuriantes. Nous irons droit à la paix et à la santé de la vie naturelle, mais maintenant, nous ne soupçonnons pas encore la gloire de cette conscience illuminée. Lorsque plus personne ne sera malade, sauf pour quelques heures ou quelques jours avant de mourir, nous fermerons tous nos hôpitaux et nos médecins visiteront les malades pour les bénir de leurs chants sacrés et les féliciter avant leur fier départ dans l'au-delà. Lorsque plus personne ne commettra de crime contre quiconque, nous mettrons la clef dans la porte de toutes nos horribles prisons car elles seront devenues inutiles. Quelle âme malheureuse commettra un crime contre une autre personne? Aucune âme ne sera malheureuse sur cette terre remplie de merveilles quotidiennes. Lorsque la paix est si facile à trouver en soi et si naturelle aussi, lorsque chaque personne profitera de tous les biens, alors les armes seront enterrées et les soldats remplacés par des agriculteurs qui feront pousser la nourriture des cieux. Lorsque l'Esprit universel de l'Être-Dieu sera vécu spontanément sans y penser, lorsque la félicité du cosmos sera dans chaque corps humain comme dans toute la nature, il n'y aura plus besoin de temples religieux. La prière sera permanente et débordante d'amour. L'amitié envers tous les êtres sera naturelle. Les religions seront alors oubliées complètement. On ne saura plus quel nom leur donner. On les appellera « la vie ». Elles seront inutiles parce que le chemin de la spiritualité aura atteint sa destination. Si un jour cette civilisation naturelle de la vie vient à passer encore une fois dans le cycle des grands changements, et qu'elle est remplacée par la fièvre de la quête et de l'ignorance, lorsque les êtres humains vont recommencer à souffrir pour vivre, alors ces futurs humains de cette époque tourneront un regard derrière eux et ils diront, sans aucun doute, que les sociétés de la nature étaient primitives. Mon ami JcP m'a écrit pour me dire : « Quand on oubliera, une fois de plus, toute la richesse de cette culture de la nature et cette connaissance de la vie, un Maharishi et les âmes illuminées par la sagesse de la nature nous le rappelleront. » 163) MON INTENTION : J'ai débuté la pratique de la Méditation transcendantale avec une intention. Trois ans plus tard je suis devenu professeur de cette technique dans la continuation de cette même intention. 38 ans plus tard (2010) je médite encore chaque jour, inspiré par cette même intention. L'arrivée de l'Âge de l'Illumination sur toute la terre, telle que Maharishi l'a structurée et annoncée, a fait germer mon intention. Sans effort, sans douter de mon chemin ni de ma vitesse d'évolution, j'ai gardé vivante en moi mon intention originelle. Mon intention me suit et me précède en toute circonstance. J'ai reçu cette intention lorsque mon instructeur de Méditation transcendantale, Ken Matthews, m'a enseigné cette technique le 25 septembre 1971. Il a placé en mon coeur un murmure de silence cosmique et sa parole sage a éveillée en moi l'intention que j'avais amenée avec moi pour ma naissance. Mon intention est pure depuis le début. Grâce à elle, j'ai pu reconnaître immédiatement la pureté de l'enseignement de Maharishi dès que j'ai entendu sa parole. Mon intention est active, silencieusement. Elle travaille comme travaille un changement de saison, comme germe une graine sous la surface du sol. Toute ce que j'ai fait, au long des événements qui se présentaient à moi, c'était de dire « oui » au bonheur total. Telle était mon intention, présente en moi dans mon silence intérieur. Mes choix furent les bons. Ils le furent pour moi et pour tous les autres qui se trouvaient près de ma vie. Mon intention est encore à l'oeuvre aujourd'hui, chaque matin, chaque soir. Elle me précède et elle me suit, elle me guide, elle est généreuse avec moi. J'ai eu de la chance de me souvenir de l'intention pour laquelle je me suis incarné. 162) CONNAÎTRE DIEU : On peut connaître Dieu mais il faut savoir qu'il est impossible de Le connaître de la même manière qu'on connaît tout autre chose. Pour Le connaître il faut connaître l'inconnaissable. Connaître l'inconnaissable est la plus haute connaissance qui soit. L'inconnaissable est l'infini, l'intemporel, l'immortel, l'omniprésent, l'omnipotent, l'omniscient, l'Absolu, l'Être. Cela devient connu lorsque la personne découvre un niveau de sa conscience où tout ce qui était connu a été complètement oublié. Mais tout oublier ne suffit pas, il faut savoir qu'on a tout oublié au moment où tout est oublié. La conscience doit être présente là où tout a été oublié, et non pas l'inconscience comme durant le vide du sommeil profond. Alors dans cet espace indéfinissable de l'Être pur devient connu l'inconnaissable, ce que l'intellect humain a toujours ignoré, ce que la pensée ne peut même pas concevoir, ce qui se tient loin au delà de toute sensation. Cela est à la fois le vide et le plein, et ni l'un ni l'autre vraiment, ni la somme des deux ni la soustraction de l'un dans l'autre. Cela est l'immensurable, l'innommable, l'Origine. Cela est l'Être-Dieu, l'Absolu, le Créateur, l'UN sans un second, l'UN incluant toutes ses créations, l'Un de la diversité, le Dieu, le Total. 161) LA MONTÉE DU SOLEIL INTÉRIEUR : Lorsque nous serons asservis de la souffrance nous dirons ce qu'a été la voie suprême. En attendant, personne ne peut déclarer qui est son sauveur avant d'avoir été sauvé. Personne ne peut dire qui l'a sauvé de la noyade tant qu'il n'est pas sorti de l'eau.
Les sages nous ont
enseigné la bonne destination. Il serait fou de suivre la voie des insensés.
Ils ont le droit d'annoncer l'arrivée du jour même avant que le soleil ne pointe au-dessus de l'horizon, ceux-là qui ont entendu le message que le soleil de l'Âge de l'illumination va bientôt s'élever dans le ciel de l'humanité. Car le soleil se lève en vérité et tout change de plus en plus vers une plus haute conscience.
Je vois ce soleil de
l'illumination s'élever dans mon ciel intérieur. Voilà pourquoi je peux
dès maintenant répéter les paroles exaltées
que Maharishi disait pour la gloire de son propre Maître : Jai Guru Dev, Vijayante Taram. « Victoire totale au
Maître divin. »
160) LA QUÊTE DE LA
VÉRITÉ :
Vous ne pourrez
jamais découvrir LA Vérité si vous écoutez la parole de quelqu'un
d'autre. Maharishi dit que LA Vérité est ce qui ne change jamais. Cela
est tout à fait logique. Toute vérité qui est un point de vue, un
aperçu, une opinion qui change au moindre mouvement des événements dans l'espace ou le temps
ne peut pas être LA Vérité. Pour savoir LA Vérité il faut
découvrir en soi un état de notre propre conscience qui ne
change jamais, peu importe le temps, l'endroit, les circonstances, la
vie ou la mort, le gain ou la perte.
LA
Vérité, une fois réalisée au plan de l'expérience directe, s'auto
suffit, elle s'auto perpétue, s'auto explique, s'auto comprend, s'auto
génère. Elle est l'Être. LA Vérité n'a besoin de rien d'extérieur à
elle-même pour exister et produire ses fruits qui sont la non-ignorance
et la non souffrance.
159) UN SAGE ET
SES DÉSIRS :
Il n'y a
personne sur terre qui a plus de désirs qu'un sage. Il exprime le désir
de l'univers, en tout, partout, en tout temps. Il désire ce qu'il y a de
mieux pour tous; il désire plus que l'idéal, il souhaite l'illumination
qui est plus que le maximum au plan matériel, et mental et spirituel.
158) LE SECOND ÉLÉMENT : Comment se peut-il que les vagues existent si l'océan ne peut pas créer de vagues par lui-même sans un second élément, le vent? Hors de l'Absolu la création a débutée un jour. Quel est donc cet élément qui peut engendrer l'apparition de la création à partir de l'Être pur, l'Absolu? Seule l'évolution de la conscience va faire apparaître la réponse à cette question. Pour cela, il est tout à fait nécessaire que la conscience se transforme, s'éveille et s'élargisse un peu plus à chaque jour. Méditer est une nécessité si la quête de vérité nous intéresse et si on cherche à effacer l'ignorance en soi. Méditer nous fait sortir de tous les états relatifs de l'esprit et des sens et découvrir la dimension infinie et pure de l'existence, l'Absolu. Par cette découverte, l'Absolu révèle directement à la conscience d'où lui est venu le désir de créer. La découverte de Dieu ne se fait pas dans un livre ni dans un enseignement dogmatique, elle se fait à l'intérieur même de la dimension absolue, la conscience transcendantale, lorsque le silence infini montre comment il est devenu le son, comment l'infini est devenu le fini, comment l'Absolu est devenu un phénomène relatif, comment l'immortel est devenu le mortel, comment la conscience a pris la forme de la matière, comment Dieu a fait sortir de Lui des molécules et des galaxies.
157) LE
RELATIF ET L'ABSOLU :
Je ne me doutais pas que la
séparation entre le relatif et l'Absolu était si grande. Lorsqu'on
s'adonne intellectuellement à la formulation de concepts sur la réalité
relative (toujours changeante) de l'existence et sur la dimension
absolue qui est le fondement non changeant de la vie universelle, on ne
peut pas se douter de ce que sera l'Absolu lorsqu'on en fera une
expérience directe. On s'imagine que l'Absolu sera infini, éternel,
illimité, toujours stable et pareil à lui-même, l'Un, le Soi, l'Être,
mais on ignore totalement ce que sera cette expérience parce qu'on y
pense avec la pensée relative. On s'imagine ce que sera cet état, tel un
océan qui se tient à la base de toutes les vagues, tel un champ
d'énergie pure qui est le fondement de toutes les permutations
atomiques, tel un ciel clair sur lequel se déplacent les nuages en
constante mouvance. Mais l'expérience de la réalité Absolue est TOTALEMENT différente de toute conception qu'on peut s'en faire. Jamais je n'aurais pu m'imaginer l'expérience de l'Absolu puisque pour cela, il fallait que mon esprit s'arrête de penser et que mes sens soient inactifs et calmes. Jamais on ne peut imaginer l'Absolu même si on y pense pendant des années. Il sera toujours TOTALEMENT différent de tout ce qu'on aura imaginé. Il sera le TOUT. La pensée n'est jamais que partielle, morcelée, conditionnée.
Les mots par lesquels on décrit
l'Absolu sont justes. Ils sont tout à fait corrects. Ils décrivent bien
la chose, mais l'expérience de cela est TOTALEMENT différente de la
conception qu'on peut en avoir. Si je dis que ma mère est gentille,
qu'elle a un joli visage, que sa voix est douce, que ses cheveux et ses
yeux sont gris, connaîtrez-vous ma mère? Vous la connaîtrez uniquement
par des mots ou des sensations, mais elle ne sera jamais votre mère. Il
aurait fallu que vous naissez d'elle, que vous soyez sont fils ou sa
fille, pour la connaître intimement. Le fossé entre le relatif et l'Absolu contient le secret du mystère de l'existence. Le vrai mystère de la vie n'est pas l'Absolu lui-même, à moins qu'on en ignore la nature et l'expérience. Pour celui qui ne connaît pas la transcendance, l'infini est le plus grand des mystères. L'intelligence infinie est ce qui est le moins connu. Elle est cachée derrière les phénomènes de la vie. L'existence est cachée derrière ce qui existe. Un arbre pousse, mais ce qui le fait pousser est caché et mystérieux. Cependant, quiconque connaît l'expérience claire de la transcendance découvrira que le vrai mystère de la vie est ce qui, auparavant, paraissait le mieux connu et le plus concret, c'est-à-dire la vie relative. L'infini est alors le plus concret. Il est est notre être. Il est permanent en soi, alors que les phénomènes de la vie relative sont insaisissables, toujours changeants, insondables et mystérieux.
156) SEUL
EST LIBRE CELUI QUI VOIT CLAIR
:
Posséder la
richesse matérielle est un destin individuel particulier, tout comme
vivre la pauvreté d'ailleurs. Il en est de même de tant de choses. Une
personne est intelligente et une autre est simple d'esprit. Chacun
possède son intelligence individuelle, sa chance individuelle, sa santé
individuelle, etc. Chacun a ses propres souvenirs, ses propres désirs,
ses peurs, ses joies et ses peines.
155)
DIEU EST L'ORIGINE DE TOUT
: Le tout unifie chaque chose à toute autre chose. C'est pour cette
raison que tout est unifié fondamentalement. La conception de
l'indépendance de l'individualité est une erreur de perception et de
connaissance. Tout est actif dans le champ unifié du tout. Tout est en
mouvement grâce à l'énergie du tout et à l'espace que le tout permet
d'avoir à chaque chose individuelle. N'importe quoi peut se produire si
le tout le permet, c'est-à-dire si la probabilité de cet événement est
réalisable à un endroit donné à un moment donné. Tout se peut si le tout
le veut.
Car l'Esprit du tout existe dans son origine. L'Esprit du
tout surpasse les parties du tout et les dirige. Les parties sans le
tout ne pourraient même pas exister.
154) LE RETOUR À LA
NATURE :
L'homme s'enferme dans des corridors de béton. Il s'isole du vent, de
l'eau et de l'air. Il s'éclaire à la lumière artificielle. Comment
peut-il ainsi apprécier la puissance de la vie et être pénétré de ses
courants d'énergie et d'intelligence? Comment peut-il connaître alors ce
qu'est l'état de la santé réelle, pour l'individu, la collectivité et la
planète?
On est chaleureux,
vivant, animé, rempli du souffle du progrès, solide et bien établi dans
la matière, cosmique, fluide et flexible, nourrissant tout sur notre
passage, serviteur du progrès et capable de briser tout obstacle sans
effort personnel. Sans cette expérience, comment le cosmos tout entier pourrait-il être présent dans notre courte vie? Ce serait impossible, car personne ne peut tout goûter, tout voir, tout connaître. Personne ne peut pas vivre sans dormir, sans oublier, sans perdre. Personne ne peut être partout à la fois. Mais avec l'union exaltante de la conscience transcendantale avec l'action quotidienne, la vérité de toutes ces possibilités s'accomplit spontanément. L'un devient le tout. L'un est la nature en soi. Cette union se fait dans le silence des émotions, dans l'arrêt spontané de la recherche de sensations, dans la suspension de la pensée dans le silence transcendantal. Suite à cette expérience de conscience en repos, en soi, la totalité de la nature devient personnelle et le soleil se lève jour et nuit dans notre coeur. Il éclaire tout ce qu'il touche et aime. La nature, le cosmos, l'univers, ne sont nulle part ailleurs qu'en soi puisque, par l'éveil de ma conscience, je peux dire : « je suis cela, tu es cela, tout ceci est cela. » 153) AU CLAIR DE LA POÉSIE : La poésie est le monologue de la vérité. Elle est le monologue de l'intimité qui existe entre tous les êtres. La poésie est le Yoga intemporel, lequel unit tous les êtres en leur essence. Au delà des mots appris, au delà des styles, la poésie est pareille pour tous. Un arbre va dire sa poésie lorsqu'il laisse chanter le vent dans ses branches. Il lui donne le récit de ses voyages intérieurs.
Au clair de la poésie on
voit briller le firmament à l'intérieur de l'âme, car la voûte du ciel
ne peut jamais dépasser la courbe d'une pupille éveillée.
152) L'Oeuf doré ;
J'ai perçu
l'Oeuf doré.
151) LA CIVILISATION
VÉDIQUE :
Quand tous les peuples de la
terre étaient encore dans l'enfance du développement de leur
civilisation et que les coutumes, les rites religieux, les technologies
et l'éducation étaient si peu avancées, si peu perfectionnées, l'Inde
avait déjà conçue et créé plusieurs fois la civilisation du paradis sur
terre. L'inde a été le lieu du paradis sur terre à plusieurs reprises
dans les cycles de création et de dissolution de toutes les époques
terrestres. La civilisation védique a eu plusieurs dizaines d'apogées et
plusieurs dizaines de déclins alors même que les autres civilisations
n'avaient même pas réussi une seule fois à effacer la souffrance ni à
créer une paix réelle dans leur peuple.
C'est dans ce contexte de «
presque annihilation du monde » que Maharishi a commencé à enseigner sa
Méditation transcendantale, allant du pas de l'éléphant, murmurant que
la nature de la vie est félicité et qu'il suffit de « fermer les yeux
deux fois par jour dans ce système de méditation » pour transformer le
monde et ramener le paradis sur terre. Il a mis cinquante années pour
réexpliquer les quarante branches de la civilisation védique et leur
redonner leur souffle originel, celui qui existait lors des époques de
paradis sur terre. Maharishi a accompli « un tour de force » sans
précédent, et sans effort. Ce saut en avant dans le temps, ce bond dans l'énergie spirituelle, ce saut qui nous fait vite passer de la souffrance à la santé, de la violence à l'harmonie, de la folie à la sagesse, de l'exploitation au respect, de la haine à l'amour, de la boucherie au végétarisme planétaire, des guerres à la sainteté, du barbarisme à la civilisation de la lumière, tout cela n'a qu'une seule cause fondamentale : l'expérience de la conscience transcendantale, grâce à la Méditation Transcendantale. Rien d'extérieur ne peut transformer ainsi une époque. Seul l'éveil de la conscience totale a le pouvoir de soudainement créer à notre époque les conditions qui feront naître de nouveau le Paradis sur terre. 150) LA GRANDE TRANSFORMATION DE LA CONSCIENCE : Depuis notre naissance, notre conscience a toujours été mélangée avec ce qu'elle percevait. La conscience pure est voilée. Nous ne faisons l'expérience que de nos pensées et de nos perceptions sensorielles durant les états de veille active et de rêves. Durant le sommeil, lorsque l'esprit se repose profondément et que l'activité mentale n'occupe plus toute la place de notre esprit conscient, nous tombons endormis et nous perdons la capacité de percevoir et de connaître quoi que ce soit. Nous sommes endormis profondément, inconscient de nous-mêmes et de notre environnement. La première grande transformation (1) de la conscience se produit lorsque nous réussissons à connaître directement la source de la pensée, la conscience transcendantale. Cette expérience s'acquiert en amenant l'attention d'une manière très simple et très innocente au niveau transcendantal de la conscience. Dans cet état, la vigilance intérieure subsiste, la conscience est éveillée, mais l'activité mentale est arrêtée et en repos profond. La technique de la Méditation transcendantale accomplit cela de façon naturelle. Cette technique a son origine dans la tradition des Maîtres de l'Inde antique. Elle est une connaissance très précieuse pour l'évolution de toute l'humanité. Cet exercice quotidien de la transcendance de toute activité mentale habitue le système nerveux à garder éveillée la conscience pendant que le cerveau cesse de penser des pensées et de percevoir des sensations. Durant la M.T. l'esprit fait donc l'expérience des états de moindre excitation mentale jusqu'à ce qu'il rejoigne très spontanément l'état de pure conscience. Avec l'alternation quotidienne de la pratique de la Méditation transcendantale et de l'activité des états de sommeil, de rêve et d'éveil actif, la conscience transcendantale devient éventuellement connue de manière permanente. Cette transformation (2) de la conscience est l'aboutissement normal de l'expérience de transcender la pensée. On appelle cet état « la conscience cosmique. » La conscience transcendantale a gagné son statut permanent, elle n'est plus uniquement temporaire ni limitée à la période où nous faisons la pratique de la méditation. Elle reste en soi en tout temps, le jour et la nuit. Un tel phénomène se produit lorsque le système nerveux est tellement habitué de méditer qu'il maintient l'expérience très agréable du silence intérieur en même temps que la pensée et la perception active continuent tout au long des 24 heures de chaque journée. L'expérience de la conscience permanente transcendantale donne à la vie active une base stable dans laquelle grandit un sens d'autonomie dans le bonheur, dans l'éveil, dans la clarté intérieure et l'ordre naturel en soi. Au début, et pendant une période plus ou moins longue selon la condition de la santé globale de chaque individu, on a cette expérience que la conscience transcendantale est vraiment séparée des états de conscience de veille active, de rêves et de sommeil profond. Cette séparation est totale. Cela signifie que le fossé entre les expériences des trois états relatifs de la conscience (sommeil, rêve et veille active) et celui inchangé de la conscience transcendantale permanente paraît infranchissable, mais il ne l'est pas en réalité. Avec le temps, ce fossé commence à être de moins en moins large et la relativité des phénomènes de la vie relative devient apprécié de plus en plus en terme de la dimension absolue (permanente) de la pure conscience. La troisième plus grande transformation (3) de la conscience arrive lorsque le fossé entre le relatif et l'Absolu devient transparent. Le fossé existe encore, mais il est sans importance maintenant. Comme la conscience transcendantale ne peut pas changer parce que sa nature est non changeante et absolue, alors c'est le relatif qui va devenir de moins en moins relatif et il va changer graduellement pour être élevé jusqu'à un niveau qui est très proche de la pureté de la conscience transcendantale. Les trois états relatifs de la conscience vont être appréciés de plus en plus en terme d'infini en mouvement, de vibration du silence éternel, de conscience de félicité au coeur des vagues du temps, de l'espace et de la causalité. La quatrième plus grande transformation (4) de la conscience arrive lorsque la conscience transcendantale n'est plus transcendantale. Elle est appréciée partout et toujours, même dans la relativité de la vie. Elle apparaît à la surface sensorielle et mentale de toutes les perceptions et de toutes les pensées. C'est à ce moment-là que la conscience transcendantale devient la conscience de l'Être. L'Être est tout, il n'est pas plus ceci que cela. Il n'est pas l'Absolu par opposition au relatif. Il n'est pas transcendantal par opposition au manifeste. Il est la totalité perçue dans toutes ses réalités, relatives et absolues. Dans cet état, le relatif n'est plus séparé de l'Absolu transcendantal par un fossé infranchissable. L'Être est sans mouvement et il est la totalité de tout ce qui bouge et change dans le temps. Il ne lutte pour et contre quoi que ce soit, ni pour le bien ni contre le mal. Il ne recherche pas la naissance et il ne pleure pas la mort. L'océan est différent de chaque vague mais il est la totalité de chaque vague aussi. Il ne se soucie pas de la hauteur ni de la direction des vagues en sa surface mais il n'est pas séparé ni indifférent à aucune d'entre-elles. Il irradie sa lumière infinie et il éclaire tout. La pluie arrose les racines de toutes les plantes, les chardons et les fleurs délicates aussi. Elle n'a pas de préférence. Elle nourrit la vitalité de tout ce qui existe dans la relativité des choses qui ont leurs rôles à jouer dans la relativité des espèces diverses de la nature. L'Être est en dehors de tous les conflits et de toutes les oppositions que l'esprit actif a pu inventer. Il est sans problème. L'Être est complet et il ne manque de rien. Il comprend tout. Il est l'origine, le cours et le but de toute existence. Il est l'Être-Dieu en soi. Grâce à ces quatre grandes transformations de la conscience, l'éducation d'un être humain est accomplie. Plus rien ne se trouve inconnu en son être. L'ignorance de la réalité totale de la vie et de l'existence a été effacée complètement et pour toujours. Cette illumination de la conscience, on la doit à Maharishi qui a eu le génie de comprendre et d'expliquer toutes les étapes de notre évolution. 149) LES RAJAS DU PAYS DE LA PAIX MONDIALE : si Maharishi avait uniquement enseigné la technique de Méditation transcendantale et les techniques avancées de MT-Sidhis (dont le vol yogique fait partie), alors il n'aurait pas eu besoin d'inaugurer le PAYS DE LA PAIX MONDIALE ni de nommer des RAJAS pour administrer ce royaume qui réunit toutes les nations. La création de Rajas (administrateurs royaux) était devenue nécessaire pour que Maharishi structure le rôle des nouveaux leaders de cette nation mondiale qui était le résultat de l'illumination de milliers de personnes partout autour de la terre. Les Rajas devenaient naturellement les administrateurs des nations de l'avenir qui ne connaîtraient plus la guerre et qui vivraient sans connaître la pauvreté et l'injustice. Maharishi a donc enregistré et expliqué la forme unique de leurs gouvernements cosmiques. Rien de tel n'avait été élaboré, structuré, ni même énoncé dans aucun millénaire précédent. Ce que Maharishi a accompli est unique puisqu'il a clarifié et isolé les principes de la gouvernance des sociétés humaines à partir de l'expérience directe des états supérieurs de la conscience. D'autres sages en diverses époques avaient parlé de principes moraux ou éthiques qui devaient guider les peuples vers un monde plus juste et heureux, mais ils n'avaient pas été en mesure d'aller plus loin dans l'intégration de la sagesse infinie du divin jusqu'au niveau des gouvernements humains. Certains idéalistes avaient pensé que de tels gouvernements idéaux pouvaient exister et ils les avaient conçus, mais aucun moyen de réaliser leurs rêves n'était devenu réalité.
Personne, avant Maharishi,
n'avait compris le principe de la gouvernance automatique à partir des
états de conscience supérieure. Jamais avant n'avait été liés ensemble
principes et pratiques, et c'est en cela que se trouve le génie total de
Maharishi en tous les domaines. Jamais l'éducation n'avait lié
conscience transcendantale et pratique transcendantale. Jamais
l'économie n'avait fait la même chose, jamais la paix mondiale n'était
envisageable sauf théoriquement alors que désormais, elle sera
inévitable grâce à ce mariage de la réalité scientifique de l'état
unifié transcendantal, théorique et pratique.
148 ) LA GUERRE AU NOM DE
DIEU : Si Dieu, dans
n'importe quelle livre sacré, a dit aux croyants d'aller exterminer les
ennemis de la foi, alors celui qui a dit de telles paroles n'était pas
Dieu, mais un être humain ou un esprit imparfait. De telles paroles ne
pourraient pas venir du Dieu que je connais car IL est la bonté infinie.
IL n'enseigne que la paix, que l'amitié, que l'autonomie dans la
félicité en soi.
La connaissance
spirituelle totale n'a aucun ennemi. Elle comprend et accepte tous les
enseignements des millénaires passés et elle les élève tous, sans même
essayer de les forcer à accepter que ce soleil spirituel se lève
maintenant. Le jour se lève sans discours ni trompette. Le soleil monte
déjà dans le ciel et il éclaire jeunes et vieux, forts et faibles,
riches et pauvres. 147) LES RACINES TRANSCENDANTALES :
-
L'architecture védique (Sthapathya)
existait avant Maharishi, mais elle n'était pas fondée sur l'expérience
de la conscience transcendantale.
- Le Yoga et les autres
branches de la science védique existaient avant Maharishi, mais elles
n'étaient pas fondées sur l'expérience de la conscience transcendantale.
146) LE RITUEL DU
SACRÉ :
La
plupart des gens sont croyants en Dieu. Ils se nourrissent de symboles
qui représentent Dieu, l'Esprit infini, l'Omniscient, l'Omnipotent et
l'Omniprésent. 145) CATACLYSME ET ÉVEIL DE LA CONSCIENCE : Il ne faut pas s'y tromper, les cataclysmes ne peuvent pas faire partie du processus d'éveil collectif ni de la montée de la conscience mondiale. Tellement de personnes sont convaincues que tout doit exploser et être détruit avant que l'humain ne se réveille de sa folie envers la nature et de son orgueil monstrueux. Elles disent que l'humain ne changera pas tant qu'il ne sera pas acculé à la catastrophe et au désastre mondial.
Il y en a même qui se
réjouissent des explosions volcaniques, des ouragans, des tremblements
de terre, des intoxications chimiques et des bombes qui éclatent sur
terre. Il y a des gens qui pensent que les larmes, la destruction, la
mort, etc. seront les éléments déclencheurs qui vont faire que la race
humaine va changer le cours de ses actions et tout à coup devenir noble,
pure et spirituelle.
Voilà que vient d'être
donnée la vraie compréhension du mécanisme d'un réel éveil collectif et
d'une montée de la conscience mondiale. Tout effort et tout événement
qui ne serait qu'un mouvement extérieur de l'énergie humaine à un moment
donné ne pourrait pas produire l'effet dont nous parlons ici. Ces
efforts se dérouleraient trop en surface des choses et elles ne
modifieraient pas la vie animale, végétale, humaine, angélique et autre,
parce qu'ils ne seraient pas engendrés à un niveau qui serait intérieur
à chaque chose. 144) LE SOUFFLE GUÉRISSEUR : Un jour chaque inspiration et chaque expiration produisent le même résultat : la vision de la conscience illimitée en tout temps, pendant le sommeil profond, pendant l'état des rêves et durant l'état de veille active. Le contact avec l'énergie très subtile du souffle reste ouverte à la conscience en permanence.
Plutôt que
d'inspirer avec tant de vigueur, comme un être qui serait en manque de
quelque chose, on se met à inspirer avec un souffle naturel, sans grande
passion d'oxygène. On consomme moins d'air, on vieillit intérieurement
moins rapidement, et le contact avec la pure conscience est maintenu
spontanément, sans y penser. Méditer quotidiennement est le plus parfait
purificateur du souffle. Faire la Méditation transcendantale est la
technique automatique pour connaître l'immortalité, le souffle cosmique
immortel.
143) LE PRINTEMPS DE
LA CONSCIENCE :
Lorsque la marée monte,
toutes les vagues sont soulevées et portées vers leur destination. Le
progrès des vagues ne se fait pas au niveau du combat entre les petites
et les plus grosses vagues. Toutes sont poussées par une force qui leur
est sous-jacente, par une puissance qui couvre un large territoire et
les soutient toutes simultanément.
142)
L'ANIMAL SANS ÂME :
Depuis des millénaires on a enseigné que l'animal n'a pas d'âme.
Évidemment, il n'a pas d'âme humaine, mais il a une âme animale. Il
possède une âme qui est de la même nature divine que la nôtre. On a
longtemps cru que l'animal était dépourvu de sentiments mais cela est
absolument faux. Quiconque a déjà vécu en compagnie d'un animal, fut-il
une bête domestique ou apprivoisée sait que l'animal a des émotions. Il
ressent une foule de choses. Le fait de dire que les animaux ne
souffrent pas quand on les traque et les blesse et les fait mourir est
d'une absurdité inconcevable. Ceux qui disent de telles choses feraient
souffrir n'importe qui probablement s'ils ne faisaient pas souffrir les
animaux, qu'ils fouettent, battent, traitent en esclaves, nourrissent
mal et assassinent. La cruauté envers les animaux est incalculable sur
terre. Plusieurs milliards d'animaux sont égorgés vifs chaque année sur
chacun des continents. On les élève même pour la boucherie, pour les
tuer sans pitié, sans regard sur leur âme, sur leur existence, sur leur
raison d'être dans la création universelle. L'homme devrait avoir une
obligation spirituelle d'étendre sa bonté et de procurer des soins à
toutes les espèces de vie sur la terre, dans l'air et dans l'eau.
L'homme a reçu le pouvoir de veiller sur la création. L'être humain peut
utiliser sa liberté pour tuer ou pour maintenir la vie. À chacun de
décider qui il veut être dans la vie. J'ai fait mon choix il y a
longtemps. C'est pour cette raison que je suis végétarien et que j'ai
choisi, en septembre 1971, de pratiquer la technique de Méditation
transcendantale pour évoluer quotidiennement au plan de ma conscience.
Je n'ai jamais mis en doute mes choix pour une plus haute conscience et
pour une meilleure humanité. 141) LE MYSTÈRE DE LA VIE : L'action de l'univers est insondable puisqu'elle surgit d'une source qui est impossible à identifier dans le cours du temps. Elle est insondable puisqu'elle avance en toutes ses parties simultanément et globalement aussi. Un train avance sur la voie ferrée à toute vitesse et à l'intérieur de chaque wagon, chaque passager fait quelque chose. Le tout est en mouvement et les parties le sont elles aussi.
L'action de l'univers se produit dans toutes les couches visibles et
invisibles de la matière et de l'énergie. Le nombre d'interactions entre
toute chose est absolument incalculable. Il dépasse notre entendement.
La même chose se produit au plan de la
subjectivité de toutes les créatures qui possèdent une conscience.
Des milliers de pensées, de souvenirs, d'impressions diverses, de
sensations, de désirs, de rêves, etc. se produisent à chaque heure. L'action de l'univers
est partout, en tout temps, depuis toujours
et la complexité de ses mouvements est impensable. On dit
que l'intelligence de l'univers est fondée sur l'omniscience de la nature
dans l'Esprit de Dieu.
La karma de
chaque chose et de chaque créature est la manifestation de la conscience
totale qui est capable de prendre toute chose en considération à chaque
moment et de faire un calcul sans faute, et instantané. La conscience totale est ce que les gens appellent
Dieu. Cette conscience connaît le moment présent de chaque événement et
elle connaît aussi les innombrables causes ainsi que les effets de
chaque chose en toute époque et tout lieu de l'avenir. Aucune erreur ne
peut jamais survenir nulle part dans l'univers puisque, pour
que quelque chose arrive, il faut que les conditions énergétiques et
relationnelles soient présentes et que toutes les causes de chaque
action aient été mises en place au préalable. Tous ceux qui ont cherché à comprendre le mystère du destin humain, du succès et de l'échec, de la naissance ou de la mort, sont restés muets devant leur incapacité de comprendre l'infini et de le verbaliser. Ce mystère ne peut être résolu pour toujours que par l'expérience de la conscience transcendantale. En fait, le mystère du pourquoi de l'existence n'a même pas besoin de chercher de résolution. Il s'évanouit de lui-même de la même manière que la brume matinale fond littéralement dans l'air au lever du soleil. Cette brume cachait l'environnement immédiat et la vision de l'horizon, elle créait des formes illusoires dans le ciel. Tous ces obstacles disparaissent instantanément avec la montée du soleil dans le firmament. Toutes les questions existentielles que se sont posées les humains en n'importe quelle époque de la longue histoire des civilisations sortent de l'esprit dès que la conscience transcendantale est connue clairement. L'intellect actif a été prisonnier de la dualité des perceptions et des points de vue et il n'a jamais pu saisir l'unité essentielle des phénomènes et des événements. Maintenant il le peut!
Grâce à la technique de
Méditation transcendantale, l'ignorance qui nous faisait croire à l'existence d'un univers
séparé de soi, va fondre comme neige au soleil. La conscience est le
prisme sur lequel l'univers se montre en strates ou en unités de
lumière. À chaque état de conscience un univers différent
apparaît. Combien d'univers existe-t-il? Autant qu'il y a de strates
de perception à la sortie du prisme de la conscience! 140) LE LIT DU SOMMEIL : Je brasse depuis longtemps le lit de ton sommeil pour que tu te réveilles, mais tu dors encore. Les années fuient devant toi et tu n'auras fait que croire à de plus en plus de rêves Tu me fais penser à un poisson qui aurait l'idée de voler comme les oiseaux et qui déciderait de battre de la queue et des nageoires, se convainquant lui-même ainsi que tous les autres poissons que c'est cela la manière de voler par dessus les nuages. Tu fais battre très fort les ailes de ton intellect et de tes émotions, espérant t'élever ainsi jusqu'à l'âme et vivre la grande illumination de la conscience. Mais tu ne sais pas que, sans transcender la pensée et les émotions, sans prendre contact direct avec la conscience transcendantale, il ne peut y avoir de réelle illumination. Toute ta vie est un combat entre le bien et le mal et tu cherches désespérément, par tes propres efforts, à comprendre la nature du bien, essayant par ta volonté de mettre ce que as compris en pratique. Tu souhaites tellement faire le bien que ton idéal t'échappe à chaque jour. Il se tient au devant de toi car la source de tout bien t'est inconnue. Mourras-tu en construisant le rêve de la préparation idéale de ta mort, comme certains Tibétains le font? Planifieras-tu à l'avance l'endroit où tu veux que ton âme aille? Car, il me semble, tu n'accepteras jamais de mourir comme les autres, en partant sans contrôler ton départ, sans que ta main tienne le volant de la machine cosmique et que tu l'arranges à ta manière. Tu voudras contrôler jusqu'à ton dernier souffle, et conclure ainsi ce long sommeil vivant en donnant un sens à ta mort. Tu ne voudras jamais partir sans avoir eu le temps d'idéaliser ce dernier effort du dernier moment et y trouver toutes les significations spirituelles convaincantes.
Une seule déception
ne sera jamais apaisée en toi, semble-t-il, et tu n'auras jamais obtenu
ce que tu cherchais réellement, l'illumination de ta conscience.
Malheureusement tu auras toujours refusé de pratiquer la très simple
technique de Méditation transcendantale, voulant être maître de ton
progrès si bien planifié. Tu auras idolâtré ta pensée jusqu'au dernier
jour, et si tu le pouvais, tu l'emmènerais avec toi dans l'au-delà afin
de réarranger le ciel selon ce que tu en conçois. Mais tu ne le pourras
pas!
139) LES KARMAS :
(suite de 136) Correspondance par courriel : Question de JcP :
« Je me demande
s'il y a encore du karma:
Ma réponse :
je pense qu'il y a toujours du karma au niveau de l'action, au plan
relatif de la vie. Si, par contre, quelqu'un vit la conscience d'unité,
alors le karma est perçu en terme du Soi, donc il est perçu en terme de
silence (la non action - le non karma). En Brahm, je ne peux que
supposer encore une fois puisque, dans cet état, la personne illuminée
perçoit directement que l'existence d'un univers séparé de l'Être est
une sorte d'ignorance. Le relatif (le karma) n'est rien d'autre que
l'expression cosmique du Soi cosmique, (L'Être) et il n'est rien d'autre
que la vibration de l'Être. Sans rien agir, l'Être invente l'existence
de l'univers en lui-même. Il possède une intelligence illimitée et il
est infiniment ordonné. Il s'exprime selon des lois mathématiques
parfaites. Le karma est l'expression de la perfection
de la mathématique du véda (la connaissance totale, l'état illimité de l'Être. Le
karma rend manifeste la précision de chaque expression séquentielle de
l'intelligence pure, laquelle est le silence en mouvement. (comme des
images bougent sur un miroir immovible)
138) QUESTIONS /
RÉPONSES : (JcP) me pose cette question :
« dans ton texte en vrac
[112] 'au moment de mourir'
tu dis:
J'ai répondu ce qui
suit : « Le corps immortel
n'est pas vraiment au niveau le plus fin de la matière qui est la région
céleste. C'est Dieu qui se trouve à ce niveau-là. IL est le Maître des
deux, le relatif et l'Absolu. C'est ce que Maharishi nous a enseigné.
Dieu se situe là, entre le relatif et l'Absolu. Mais comme tel, selon ce que j'ai perçu, le corps immortel est réellement transcendantal. Il fait partie des vibrations du véda pur. Il est tel les mantras védiques, qui sont invincibles, immortels, non changeants. Le nom du maître en sanskrit reproduit parfaitement l'image de son corps immortel. À ce niveau de conscience, la vision du maître se confond avec la nature omniprésente de l'Être. Quelqu'un peut voir le corps immortel du maître, mais, dans ce cas-ci, la vision ne se fera pas au plan de l'énergie céleste. Elle apparaîtra directement dans la structure immortelle de la conscience transcendantale, là où le véda existe en sa propre nature. Autre question : « ce corps immortel, dirais-tu qu'on l'obtient seulement en conscience de brahman? » (conscience d'unité, l'état le plus évolué de la conscience) Ma réponse : « oui je dirais ça. À partir de la conscience d'unité, le corps immortel commence à se former de plus en plus puisque l'identification au corps individuel est maintenant passée au niveau du Soi cosmique. Le Soi est devenu le corps immortel et cette représentation infinie n'aurait pas pu se produire avant que l'état de la conscience d'unité ne soit développé.
Avant la conscience d'unité, le corps
et la conscience ne font pas UN. En conscience cosmique, par exemple, le corps
relatif est tout à fait séparé de la pure conscience, le Soi illimité.
Dans cet état, si le corps relatif disparaît, c'est tout! Il ne se passe
rien de plus au plan relatif de l'existence car le corps est dissout. Le
Soi garde son statut infini et immortel. Il n'a plus conscience de son
individualité cosmique. L'Être est innocent, il est tout. En conscience cosmique
ainsi qu'en conscience divine, qui est le
second état d'illumination permanente après la conscience cosmique, le Soi n'a pas atteint le niveau
où il est identifié parfaitement avec l'image de son existence éternelle
dans la structure même du véda transcendantal. Cette identification se
produit en conscience d'unité et elle culmine en conscience de Brahman,
lorsqu'aucune limite, ni dans l'espace, ni dans le temps, ne se trouve
séparée du Soi. 137) TRANSCENDER SES PROPRES CROYANCES : (extrait du chapitre 2 de mon livre : Dieu revu et corrigé) « Lorsque je parle de la technique de Méditation Transcendantale, cela correspond évidemment à ma croyance. Je suis tout à fait conscient de cela. Mais l’expérience de la conscience transcendantale dont je parle se produit au moment où toute forme de croyance s’est effacée. Lorsque les pensées se sont arrêtées durant la méditation, alors il ne reste dans l’esprit aucune croyance. Chaque fois que je médite, j’oublie que je crois dans la méditation. Je m’oublie moi-même ainsi que toutes mes idées, mes conceptions, mes souvenirs, mes désirs, etc. et mon esprit devient silencieux. Mon esprit devient la pure conscience. La conscience transcendantale est le silence vif de la pure conscience. Cet état arrive lorsque toutes les pensées de quoi que ce soit, se sont effacées et que la conscience reste pure et hors limite. La technique qui permet de transcender la pensée peut être enseignée et apprise, mais la réalité absolue doit être découverte directement en soi. La technique de M.T. est une rivière qui devient un fleuve qui devient un golfe qui devient l’océan illimité. Chacun doit faire ce chemin par lui-même en son propre esprit. La réalité absolue est connue au niveau silencieux de l’esprit, là où toute croyance s’est arrêtée, là où la pensée intellectuelle et émotionnelle est complètement silencieuse. » 136) LES KARMAS : Chaque niveau de la vie relative a son propre karma. Ainsi les couches plus subtiles contiennent un karma subtil, pendant que les niveaux plus grossiers expriment un karma plus grossier. Le niveau le plus subtil dans le domaine relatif de la vie phénoménale, possède un karma céleste, rempli de haute perfection et de clarté. Cette couche la plus subtile de la vie relative est chargée de joies très élevées et de pouvoirs très vastes. Il arrive que des stress et des désordres aient pénétrés dans les couches de plus en plus subtiles du karma et que ces strates soient désormais endormies ou mal-fonctionnelles. Elles ne peuvent plus participer correctement et harmonieusement à l'ensemble du fonctionnent de la vie et de la personnalité et elles sont devenues des obstacles au flot de l'énergie vitale, mentale ou spirituelle. La technique de Méditation transcendantale répare et nettoie toutes les couches subtiles du karma grâce au repos très profond que procure cette pratique. Petit à petit, couche après couche, méditation après méditation, ces strates de karma positif et négatif sont nettoyées et purifiées. Elles retrouvent leur état naturel et elles favorisent alors l'évolution maximale de l'individu et de son environnement.
À la surface de la vie active
une personne peut avoir de la chance, paraître heureuse, en santé, mais elle
peut néanmoins avoir un karma négatif enfoui et caché à des niveaux
subtils de son esprit et de son corps. Le contraire peut être vrai
aussi. Une personne peut sembler avoir une vie plus difficile aux
niveaux de la surface des événements de sa vie active, elle peut paraître ne pas avoir tant de
succès matériel et professionnel, mais néanmoins, être capable de jouir d'une clarté
intérieure extraordinaire car les couches subtiles de son système
nerveux sont libres de stress. Personne ne sait quelles couches de son karma total a déjà été
nettoyées et quelles restent encore à être purifiées. Désormais chacun pourra utiliser les calculs faits par la radieuse intelligence des Jyotishis pour comprendre le karma total qui est en jeu dans leur vie et utiliser pour eux-mêmes toutes les techniques qui servent à purifier chaque couche visible et cachée de leur karma total.
http://www.maharishiyagya.org/jyotish/index.html
135)
CORRESPONDANCE A PROPOS DE LA VÉNÉRABLE SAINTE ANANDAMAYI MA :[message
courriel à A.G. le 16 avril 2010] «
j'ai lu les textes
que tu m'as offert sur Anandamayi Ma. Tout est sublime, très élevé et
pur. On sent la radiance de l'amour et la grande sainteté silencieuse de Anandamayi Ma. Ses paroles sont souples, non rigides, elles sont
totalement ouvertes à chaque personne à qui elles s'adressent, ses mots sont
très directs aussi. Le processus de transcendance était l'unique découverte qui permettait le retour du Sat Yuga. Aucun enseignement de paroles sages, de préceptes moraux, d'inspiration spirituelle, aucune organisation fondée sur la foi ou sur des paroles sacrées n'a jamais eu le pouvoir de transformer la terre. Sans l'enseignement systématique de la transcendance, sans cela, l'une ou l'autre des 40 branches du véda aurait été éclairée uniquement dans certaines générations lors du passage de grands saints et saintes, mais jamais toutes les divisions des védas ne seraient réanimées d'un seul coup, comme elles le sont maintenant après l'enseignement de Maharishi. Jamais elles ne pourraient être réintégrées dans la société comme elles peuvent l'être à nouveau maintenant et pour les générations futures. Aucune de ces branches du véda éternel ne serait élevée au niveau de sa réalité suprême.
Le développement des sept états de
la conscience serait demeuré un discours mystique et surnaturel, alors
que maintenant chaque enfant qui naîtra sur terre recevra le don de la
connaissance totale. Ce don vient de Guru Dev, le Maître de Maharishi et
de Maharishi lui-même. Ils sont les deux Maîtres du Sat Yuga. » 133) LE COMBAT SPIRITUEL : Le combat spirituel se fait toujours en soi. Il ne se fait jamais réellement hors de soi. Personne n'a donc à combattre qui que ce soit, ni à lutter contre leur idées, leurs coutumes, leurs croyances et leurs modes d'action. Au delà de l'apparence des comportements qui se déroulent à la surface de l'action, le combat spirituel est toujours intérieur. Il s'agit d'une quête de la vérité et celle-ci se produit toujours en soi. Personne ne peut faire cette découverte pour quelqu'un d'autre. Il faut que chaque personne évolue dans sa conscience sinon elle ne découvrira pas la vérité profonde de l'existence. Elle restera enfermée dans sa prison de croyances et de conditionnements. La découverte de la vérité spirituelle arrive en même temps que se fait l'apparition de la qualité de discrimination fondée sur la conscience en silence. Pour aller en profondeur en quoi que ce soit, pour comprendre de manière élargie, il faut que la pensée se calme et qu'elle laisse de la place au travail de la conscience elle-même. Pour voir quelque chose, il faut ouvrir les yeux et cesser de s'imaginer ce qui est devant soi en gardant les yeux fermés. Pour voir le réel, l'infini, l'illimité, l'éternel, le divin, le radieux, il faut sortir de l'irréel, de l'apparent, du superficiel, du passager, des ténèbres et découvrir en soi ce qui transcende notre petit ego individuel. La discrimination doit se faire entre le faux et le réel, entre le temporaire et le permanent, entre le relatif et l'Absolu, entre le superficiel et l'essentiel, entre la matière et la conscience. Il faut ensuite réunifier en soi tout ce qui avait été séparé par cette qualité de discrimination et réintégrer tous les paradoxes de la vie, où les opposés ne s'opposent plus. Il faut créer la paix entre les paradoxes de la vie relative. Les vagues doivent tout d'abord découvrir que l'océan existe, ce qu'elles ignoraient au début, et ensuite elles doivent découvrir qu'elles sont l'océan en mouvement, qu'elles sont remplies de l'océan. Les opposés doivent être réunifiés par une nouvelle expérience et une nouvelle conscience. Le combat entre le péché et ce qui est vertueux doit cesser sinon le vertueux ne sera jamais vertueux réellement. Il sera en combat, en lutte, il sera en désordre, en état de provocation, il ne sera pas stable, calme, en paix et pur. Il ne sera vertueux que de nom. Il ne sera spirituel qu'en principe, mais pas au plan de l'être. Le Kshatriya (la caste de l'Inde, représentant le chef, le roi, le guerrier, le soldat, celui qui défend l'ordre et la loi) n'est pas réellement le roi ni le chef, ni le militaire, il est celui qui cherche l'éveil de son être transcendantal. Cette lutte est l'action de la nature évolutive de sa propre conscience. Elle est le combat royal de l'ordre contre le désordre, de la félicité contre le malheur, de la vérité contre l'illusion. Ce combat établit l'ordre cosmique en soi et partout simultanément. Le vrai combat spirituel se fait toujours sans lutte, sans arme, sans agression, sans menace de jugement ni punition; il se fait de la même manière qu'une plante sort de sa graine très spontanément et pousse en dehors de la frontière que semblait lui imposer le limite du sol pour monter dans l'air et rejoindre la lumière. Nécessairement, la victoire spirituelle ne se fait jamais par le combat extérieur. Elle est l'établissement en soi d'une paix de plus en plus grande, laquelle unifie tous les paradoxes et leur donne un nouveau sens, celui de l'éveil et de l'illumination. Le Kshatriya est celui qui représente la félicité de la conscience transcendantale, l'ordre de cette conscience supérieure, la beauté qui irradie de l'harmonie intérieure, la richesse de l'abondance de son être. Dieu rend chaque homme un Kshatriya pendant un certain temps, celui qu'il lui faut pour rejoindre l'état de la conscience cosmique. Pendant qu'il est Kshatriya, Dieu lui demande en même temps d'être un Sudra, de devenir le parfait serviteur de l'évolution de la conscience. Simultanément, chaque être humain est Vaishya et il devient, grâce à son illumination intérieure, le maître des processus de création afin qu'il produise et multiplie l'abondance partout dans sa société et engendre le paradis sur terre, même au niveau des choses très matérielles. Finalement, au coeur de son être, chaque personne illuminée participe à la gloire du Brahmane et elle est le grand connaisseur de la réalité transcendante, le maître de la sagesse immortelle. 132) LES SPIRITUALITÉS DU MONDE : Il y a ceux dont la spiritualité est de croire en Dieu et de connaître sa parole dans un livre sacré. Il y a la spiritualité des gens qui suivent des rituels religieux, qui récitent des prières par coeur et qui s'inclinent devant des symboles et des images qui représentent l'Être suprême. Il y a des gens pour qui la spiritualité est de donner de l'amour à leurs enfants et de vivre en toute honnêteté avec ceux qu'ils croisent tout au long de leur vie. Certaines personnes sont sensibles à la nature et elles se rapprochent de l'Intelligence universelle par la contemplation des choses naturelles. Pour elles, ce rapprochement est leur démarche spirituelle et contemplative. Il y en a pour qui leur raison d'être au plan spirituel consiste à faire la charité, à donner le meilleur d'eux-mêmes, à soutenir ceux qui souffrent davantage qu'eux. Il y a des gens, très humbles, qui sont spirituels sans rien faire de particulier. Ils se sentent bénis par la vie, ils n'ont pas peur de la mort, ils sont généreux avec les enfants et tout ce qui vit. Ce sont des gens simples, qui ne s'adonnent pas à la réflexion philosophique et intellectuelle. Ils sont remplis de bonté spontanée et leur spiritualité est non réfléchie. Il y en a d'autres qui croient que la spiritualité se doit d'être un constant effort de perfection, de dépassement de soi, de rapprochement avec les préceptes de la morale du bien et du mal. Ceux là s'adonnent à l'étude approfondie des paroles sacrées ou à la reconnaissance des principes humanistes tels que le respect des droits humains et de l'environnement. Leurs efforts en ce sens expriment leur spiritualité. La quête spirituelle, comme nous le constations ici, peut être parfois très innocente alors que pour d'autres elle est obligatoirement structurée, organisée, systématique. Il y en a qui sont spirituels en jouant du piano ou en marchant dehors sur la rue ou dans un parc. Il y en a qui croient tout ce qu'on leur a enseigné et d'autres qui remettent tout en question, qui doutent et qui creusent leur propre sillon spirituel. Il y en a qui portent des colliers de coquillages, qui font brûler de l'encens, qui chantent des cantiques ou qui portent des bagues en bois africain. Leur spiritualité est meublée et décorée d'une foule de petits gestes significatifs pour eux. Il y en a qui prient Dieu de les protéger de ne jamais avoir à assassiner la vie. Leur spiritualité s'associe à l'expansion du végétarisme au plan international. D'autre considèrent qu'aller à la pêche ou à la chasse est leur moyen de communiquer avec la force de la vie universelle et manger la viande est un geste spirituel de communion avec Dieu qui seul possède en réalité le pouvoir du don et du retrait de la vie. Il y en a qui s'habillent selon la loi de Dieu, qui mangent selon ce qui est écrit dans tel ou tel texte de la loi divine, qui pardonnent ou rejettent selon ce qui y est dit. Il y en a qui dessinent des tatouages sur leur peau pour augmenter la beauté de leur corps qui est une image du divin. D'autres rejettent le corps comme un instrument qui sert trop facilement le péché. Il y en a qui réfléchissent longuement au sens de la vie, qui extirpent des vérités personnelles ou universelles par la force de leur grande intelligence. Il y en a pour qui la spiritualité est toute dévotionnelle et ils veulent penser le moins possible. Ils s'émeuvent et versent des larmes de tendresse devant la seule image de la perfection et de l'innocence. Il y en a pour qui la purification est essentielle au spirituel. L'austérité ne leur fait pas peur. Il y en a qui vivent uniquement par la foi, sans comprendre pourquoi ils sont habités d'espoir dans un monde qui paraît fou et sans signification. Il y en a qui espèrent la mort telle une libération annoncée. D'autres qui vivent leur spiritualité par le pouvoir de leur naissance dans la société humaine. Il y en a qui vivent pour le service aux autres. Ils font le sacrifice de leur volonté propre. D'autres glorifient leur propre pouvoir d'avancer et d'évoluer avec force. Il y en a qui font de la contemplation en silence, seuls ou en groupe. Il y en a qui marchent le long des routes, nus ou presque nus, ne voulant créer aucune attache à ce monde de fausses illusions. Il y en a qui veulent gagner la bataille de la vérité, et assassiner Satan, détruire et condamner le mal. Il y en a qui se cachent dans des grottes et font silence longtemps. La spiritualité est une multitude de choses pour tant de gens différents. Pour moi, elle est la pratique de ma Méditation transcendantale. Cette simple technique me donne un repos profond où j'oublie toutes les autres manières d'être spirituel. J'oublie tout, temporairement, incluant même mes propres croyances, et mon esprit se retire dans un profond silence. La conscience transcendantale apparaît et elle se tient par delà ma pensée individuelle. Elle est pure, vaste, tranquille, chargée d'éveil et de douce félicité. Grâce à cette expérience intérieure de transcendance, je connais la liberté intérieure, je connais le silence intérieur, je connais la clarté intérieure, je connais l'expansion intérieure, j'oublie mes préoccupations ainsi que tous mes petits bonheurs, je redeviens simple à chaque fois, je recharge les batteries de mon système nerveux, j'efface et neutralise mes stress, je me sens bien, je me purifie, je fais l'expérience de mon être et parfois le divin brille comme un soleil intérieur. Chaque jour je fais cette expérience qui enrichit tout ce que je fais pendant le reste de la journée. Ainsi je réussis mieux à évoluer et à exprimer ma spiritualité. Je suis comblé spirituellement.
131) VIVRE EN ACCORD AVEC LA TOTALITÉ DE LA VIE : Quelqu'un m'a dit : « Je vis sans résister à rien. Je me mets dans un état d'esprit où j'accepte tout ce qui m'arrive et je m'aperçois que la vie est magique et que tout est bon pour moi. » Prendre les choses telles qu'elles viennent, si on n'a pas l'expérience de la conscience transcendantale, est presque toujours une sorte d'auto hypnose. Je dis cela parce que je sais qu'il est impossible de comprendre les forces de la vie ni le déroulement des événements sans avoir sa conscience en silence dans la profondeur de son être. Si cet éveil très profond n'a jamais été réalisé, alors le désir d'être en accord avec les forces de la vie est une manipulation mentale, laquelle se produit uniquement à la surface des pensées. Une telle attitude ne correspond à rien d'un état de réel éveil spirituel. Une humeur de positivisme est une forme de contemplation mentale tout à fait artificielle. Des millions de personnes s'adonnent à ce genre de mode de pensée où elles essaient de se mettre en accord avec les événements, de cesser de lutter contre les forces de la vie. Parfois cette attitude correspond à une philosophie spirituelle où on enseigne qu'il faut s'abandonner à plus grand que soi, à Dieu, à la nature, en croyant que cette manière de penser permettra d'être en harmonie avec les forces de la vie. Une feuille qui va au vent ne fait pas d'effort. Elle vole à gauche puis à droite, en haut et en bas. Elle pourrait évidemment se faire croire qu'elle vit en harmonie avec la nature. En réalité, elle ne fait qu'aller dans le vent sans attache, sans racine, sans force. Si le vent tourne de bord, elle fait la même chose. La feuille croira qu'elle vit en accord avec les forces de la vie, mais en réalité, elle n'a pas de vie puisqu'elle a perdu son attache à la sève qui la nourrissait sur la branche. Elle n'a pas de réelle profondeur. Elle vit à la surface des courants et des mouvements de l'air. Son attitude neutre n'est absolument pas une expression de force ni de vitalité. Interpréter mentalement les événements de façon à se sentir toujours dans un état d'acceptation ou de coopération avec les mouvement de la vie active, croire dans la volonté de Dieu et chercher à s'y accorder, développer une attitude positive en toute circonstance, prier et s'imaginer émotionnellement être entre les mains de Dieu ou de la nature, tout cela est un travail qui se déroule uniquement à la surface de l'esprit conscient. Une telle fabrication mentale est artificielle. Posséder une réelle conscience universelle, être vraiment en accord avec la nature, vivre en harmonie avec les forces de la vie et la volonté de Dieu, est complètement autre chose que ce que nous venons de décrire ici. Le bohème va selon ce qui se passe à la surface des choses. Il a l'air « libre » de tout mais il ne l'est pas en réalité. Il ne construira jamais une maison parce que demain il sera déjà ailleurs. Connaître l'harmonie entre toute chose, vivre en accord avec la nature, suivre la réelle volonté de Dieu, est une chose très très profonde qui échappe au pouvoir de l'intellect ou de la pensée discursive. Pour cela, il faut parcourir sa propre conscience jusqu'à rejoindre le niveau de l'Être, en soi et plus loin que soi, dans le silence infini de la pure conscience. Vivre en harmonie avec la nature signifie « être cela en soi, être cosmique, être connaissant de l'éternel en soi. » Dans cet état de la conscience, aucun événement ne peut faire bouger ou ne peut déplacer l'état de l'être. L'être est tel une montagne immobile. Un infini silence cohabite avec les vagues de la vie. Vivre la conscience universelle, être en harmonie avec toute chose, présuppose une conscience universelle qui transcende tous les vents de la vie, les forts et les faibles, ceux du Nord et ceux d'ailleurs. Pour cela, il faut connaître le lieu d'où tous les vents commencent et s'arrêtent. C'est être l'océan et non pas uniquement flotter sans forcer, au gré des vagues. Vivre en harmonie avec la totalité n'est possible qu'en connaissant la totalité, le tout, l'UN, l'indivisible, l'Être, la pure conscience qui transcende tous les mouvements de l'esprit et des sens. S'imaginer qu'on vit en accord avec les choses parce qu'on a une attitude positive ou parce qu'on croit en Dieu, ou parce qu'on imagine mentalement la vie universelle en soi et autour de soi n'est qu'un rêve. Les animaux et les plantes vivent en harmonie avec la nature mais jamais ils ne peuvent vivre l'état de l'illumination humaine. L'homme aborigène vit apparemment en accord avec la nature, il sait où trouver sa nourriture, il sent le changement des vents et des marées, il a l'intuition de ce qu'il doit faire pour survivre, mais il n'a aucune conscience transcendantale. Il vit en accord avec certaines lois de la nature, celles qui lui permettent de perpétuer sa race et ses traditions. Il ne peut pas vivre en accord avec LA TOTALITÉ des lois de la nature parce qu'il ignore ce qu'est la conscience unifiée, la conscience transcendantale. Ainsi, nous découvrons que vivre en accord réel avec la nature signifie autre chose que ce que nous avions imaginé jusqu'à maintenant. Cela se passe à un tout autre niveau, et celui-ci est extrêmement loin de la surface active des gestes quotidiens. Être en accord avec la nature, avec Dieu, est uniquement possible si on connaît la technique de la transcendance des pensées et que l'on médite chaque jour afin d'établir l'esprit dans son silence parfait, la pure conscience, là où aucune imagination, aucune manipulation mentale n'est possible, là où on ne peut rien se faire croire puisque la pensée a été transcendée totalement. La Méditation transcendantale est une merveille ! Des millénaires d'ignorance et d'humeurs artificielles prennent fin maintenant grâce à l'enseignement de Maharishi Mahesh Yogi. 130) L'INTELLECTUEL : L'intellectuel cherche la vérité et il utilise les concepts pour la trouver. Il adore les mots car ceux-ci représentent sa pensée. Grâce aux mots, sa discrimination qui est son télescope et son microscope intellectuel, acquiert du pouvoir et gagne de l'autorité sur les intellects des autres penseurs. Il joint des mots pour en créer de nouveaux, il en décortique d'autres pour en découvrir la racine, il fabrique des concepts, comme on crée une oeuvre discursive. Mais jamais il ne se décroche lui-même des mots. Jamais il ne les dépasse, sinon son rôle de penseur serait anéanti. Il n'aurait plus d'outil de travail. Il ne pourrait plus avancer, ni progresser, ni découvrir ce qui est encore inconnu au devant de son esprit. Les mots occupent tout son espace intérieur. Ceux-ci vibrent en écho dans sa pensée. Ils se répercutent sur les parois élargies de son intellect. Ils s'additionnent et se soustraient à d'autres mots. Ils font boule de neige parfois. Les mots remplissent l'intellect comme de la musique remplit une salle de concert. Ils le font éclater par l'intérieur, ils lui procurent d'immenses joies, semblables à celles du musicien qui découvre un son pur, une harmonie resplendissante. Le penseur est prêt à tout pour avoir raison, pour gagner la victoire des mots et prouver son point, pour changer la manière de penser des autres en semant dans leur esprit la graine de la parfaite rationalité. On dit de lui qu'il est brillant, que son esprit est aiguisé, que ses argument sont incisifs, tranchants, convaincants, novateurs, parfaitement réfléchis et exprimés, porteurs d'idéaux qui mènent au changement et à l'action. L'intellectuel conçoit même l'inconcevable, le vacuum, le néant, le non existant. Il conçoit la totalité en juxtaposant des concepts limités. Il est un géant de la pensée. Il est un être perdu dans ses idées, et il refuse de se perdre à lui-même et de disparaître. Il déteste le sommeil profond qui lui enlève son contrôle sur son existence individuelle. En même temps, il est attiré inconsciemment par le concept de la mort qui met fin à tout. La mort l'attire comme on se sent attiré vers le trou, marchant tout près d'un abîme profond. La mort est son unique concept sans solution, duquel il ne peut jamais tirer de conclusion. Là, il est ignorant et cela le rend fou. S'il connaissait la douce technique de Méditation transcendantale, il éclairerait son esprit au complet avec la vraie lumière. Il ajouterait au pouvoir de son intellect individuel celui de l'intellect universel, l'intelligence silencieuse, l'esprit sans pensée, la conscience en état de parfaite vigilance, et le repos qui correspond à la suspension de l'activité incessante, la paix intérieure, l'infini. Il aurait, en plus de son intellect qui lui sert à disséquer la pensée et les concepts, une expérience très subtile de l'esprit sans pensée, de l'Être, la totalité silencieuse en soi. Pour la première fois de sa vie, il se sentirait complet, harmonieux, équilibré, en paix, sans trouble, sans quête, sans angoisse, sans peur, sans manque, tout à fait humble et capable d'être lui-même sans tension. 129) LE GOÛT DE LA BONTÉ : La bonté n'est pas l'émotion de vouloir faire le bien ni de s'efforcer à des gestes de charité. La bonté naturelle ne peut faire aucun effort pour s'exprimer dans un comportement qu'on dit charitable, compassionnant, doux, généreux, à l'écoute de l'autre, etc. Elle est une radiance spontanée qui surgit de l'état de l'être de la personne, de son éveil intérieur, de son âme, de son niveau d'évolution spirituelle. Une ampoule n'a pas à vouloir éclairer son environnement. Elle le fait « malgré elle. » Cela est sa nature. Qu'une personne dont la bonté s'irradie de son être fasse quelque chose ou non, qu'elle dise quelque chose ou non, qu'elle pense quelque chose ou non, cela importe peu. Elle va éclairer tout autant son environnement, de manière automatique et quasi inconsciente. Sa bonté irradiera spontanément, même si cette personne ne fait que passer quelque part sans se soucier de rien ni de personne en particulier. La radiance qui sort de la conscience transcendantale (l'état de l'Être) est une bénédiction permanente qui s'étend dans toutes les expressions matérielles et mentales de la création. La bonté de l'Être est inimaginable. On ne peut pas essayer de copier cette radiance à partir du comportement de surface. Cette expression spontanée de la bonté de l'Être favorise toutes choses pour leur croissance, leur évolution, leur purification et leur bien-être. Que l'environnement soit conscient ou non de l'effet qui se répand partout autour de la personne qui est illuminée dans son être profond, ou que celui qui vit cet état d'exaltation intérieure s'en rende compte ou non, la situation est la même. La bonté totale s'exprime ou bien de mille façons reconnaissables ou bien d'aucune façon visible. Dans tous les cas, elle est la radiance de l'Être. 128) « L'ENFER C'EST LES AUTRES » [Jean-Paul Sartre, dans sa pièce Huit clos (1944)] Cette pièce de théâtre tout à fait remarquable montre à quel point il peut devenir insupportable d'être en proche contact avec la personnalité des autres. Nous sommes alors forcés de confronter leurs modes de pensée et de supporter leurs habitudes et leurs caprices. Je réfléchissais à savoir si réellement « l'enfer c'est les autres » et il m'est venu cette idée que l'enfer est de vivre dans la dualité de deux états de la conscience, soit la veille active et le rêve. Sans expérience de transcender ces deux états de la conscience, la vie se déroule au complet (en plus du sommeil inconscient) dans ces deux modes relatifs de la conscience, là où plaisirs et douleurs cohabitent sans relâche, là où joies et bonheurs succèdent aux doutes, aux problèmes et aux conflits. La vie relative est remplie de paradoxes, d'oppositions, de contradictions, de chocs, de provocations. Elle est aussi remplie de plaisirs, de séductions, de tentations, de passions, de désirs. Elle est autant chargée d'acceptation que de rejet, d'amitié que d'inimitié, de louanges que de critiques, d'efforts que d'aise, de succès que d'échecs. Il est terrible d'être contrarié sans relâche, d'être rejeté, abandonné, d'être puni, trahi, d'être forcé, obligé, soumis, contraint, menacé. Il est terrible de ne pas comprendre, de ne pas obtenir, de ne pas réussir, d'être faible, malade, troublé, rempli de doutes. Il est terrible de rencontrer l'orgueilleux, l'ambitieux, l'hypocrite, le voleur, le criminel, le menteur, le rusé, l'envieux, le fanatique. Il est douloureux de voir le dépravé, la sans abri, l'alcoolique, le drogué, le malade. L'enfer c'est soi-même et c'est les autres aussi. L'enfer, c'est les événements qui nous font obstacle, c'est la nature parfois, c'est la vie elle-même ou la mort. Le ciel, c'est parfois soi-même, parfois les autres aussi lorsqu'ils nous procurent du bonheur. Le ciel, c'est les événements lorsqu'ils nous favorisent, lorsque la vie nous soutient et est généreuse. L'illumination, c'est la réalisation en soi de l'état qui transcende toutes les phases relatives de l'existence, c'est la conscience transcendantale, l'Être, le Soi, l'Absolu. La félicité est la nature de notre esprit lorsqu'il est en repos profond. C'est la conscience pure qui se tient par delà les pensées, la vigilance calme. La technique de la Méditation transcendantale nous sort des nombreux enfers de la relativité. Elle nous fait passer au-delà des brèves et parfois douloureuses joies de la vie relative. Elle nous fait découvrir la félicité totale, l'infini, et elle enrichit la vie relative telle une sève nouvelle anime chaque rameau de l'arbre de la vie relative. 127) L'AMOUR EN SOI : Ce qui fait toute une différence dans la vie c'est la qualité et la quantité d'amour que l'on vit, celui que l'on donne et reçoit. Mais on ne peut pas commander l'amour comme on se procure un sandwich au restaurant. L'amour ne dépend pas de la force de notre volonté. Quelle que soit notre manière de s'expliquer la vie, quelles que soient nos valeurs personnelles et notre philosophie, aimer doit être spontané, sinon il sonnera artificiel, il aura l'air maquillé, il ressemblera à un éclatant décor derrière lequel il y a de la poussière et du désordre. L'amour ne peut pas être un geste réfléchi, il ne peut pas être un sentiment fabriqué en série, il ne peut pas être répété. On ne peut pas s'exercer à aimer. On peut apprendre des manières de faire, des comportements, des paroles, mais on ne peut aimer que si le coeur est ouvert, tendre, évolué. Si quelqu'un essaie d'aimer, d'être généreux et chaleureux, cela ne durera que quelques minutes en public, mais cette image s'écroulera derrière les rideaux de la vie privée. Même en voulant bien paraître face à sa propre critique, même en faisant tout pour ne jamais être déçu de soi-même ni se trouver honteux de ne pas avoir été capable d'aimer, poursuivant l'idéal à tout prix, l'amour humain a été quotidiennement contredit par la réalité des comportements et des pensées. Il faut avoir l'expérience d'un très grand silence intérieur, d'une formidable expansion de l'être en soi, pour aimer naturellement, sans y penser. L'amour permanent ne peut exister que sur la base d'une intégration naturelle au plan de l'être. L'amour serait un total épuisement s'il devait être uniquement porté par un idéal ou s'il était forcé par la crainte de l'échec encore une fois. Aimer sans que cet état ne soit tout à fait naturel est un fardeau qu'aucun humain ne peut porter bien longtemps. Pour cela il faudrait saisir à tout moment la validité de chaque sentiment, de chaque pensée, et se comprendre sans auto critique, percevoir toutes les nuances très subtiles de chaque impression subjective et de chaque réaction physiologique en soi, reconnaître toutes les peurs, toutes les intentions cachées, toutes les défenses, toutes les ambitions, savoir toutes les influences visibles et cachées qui agissent sur soi, etc. et alors faire le tri de ce qui représente l'amour, l'amitié, le pardon, la justice, le courage, la charité et actualiser cela. Un tel processus est impossible par un travail de constante vigilance mentale. Le système nerveux craquerait d'épuisement s'il devait garder un tel niveau de perception en tout temps, même la nuit durant les rêves, cherchant à vivre l'amour, à percevoir l'amour, à exprimer l'amour, à recevoir l'amour et à le donner en permanence. Non, il faut que l'amour soit naturel, un geste automatique, un sentiment spontané, inépuisable, permanent, telle l'eau coule d'une source, sans jamais devenir tarie. 126) LE PLEIN POTENTIEL MENTAL : Maharishi dit que la technique de MT développe le plein potentiel mental. Que signifie cette expression : plein potentiel mental? Au plan relatif de la vie, quel que soit le plein potentiel d'une personne, celui-ci ne peut pas être égal au plein potentiel de toutes les autres personnes. Chacun a son propre potentiel. Par ailleurs, jamais on ne pourrait dire que l'intelligence humaine a atteint son maximum chez une personne en particulier ou chez la race au complet. Tout est en transformation évidente et le potentiel humain change d'une génération à l'autre. Alors, que signifie : « développer son plein potentiel? » Cela signifie tout d'abord qu'à chaque jour, quel que soit le niveau de développement d'une personne, elle a la capacité d'accéder à ce plein potentiel et de l'utiliser. Elle n'est pas contrainte, pour des raisons psychologiques ou physiologiques ou circonstancielles d'utiliser plus ou moins de son potentiel maximal de chaque jour. C'est-à-dire que tous les talents et toute l'énergie créatrice d'une personne reste disponible et pleinement éveillée à chaque heure de chaque jour. Cela implique évidemment que le meilleur fonctionnement cérébral, ainsi que la meilleure coordination esprit-corps-environnement soit pleinement accessible en tout temps. Ce que Maharishi veut dire lorsqu'il affirme que la technique de Méditation Transcendantale permet le plein développement mental, c'est que cette méthode améliore très naturellement la coordination entre les hémisphères cérébraux, en synchronise le fonctionnement et qu'elle permet d'éveiller « the whole brain » (la totalité du cerveau). Habituellement, nous n'utilisons qu'une fraction de notre plein potentiel de chaque jour. Il y a des jours où nous sommes mieux coordonnés que d'autres, plus habiles, plus intelligents, plus créatifs, plus positifs, plus heureux, alors qu'à certaines heures ou certains jours, nous utilisons un pourcentage moindre de notre plein potentiel quotidien. Grâce à la pratique régulière de la MT, nous sommes davantage constant dans l'utilisation de notre plein potentiel de chaque journée. L'éveil de la conscience transcendantale procure cette stabilité intérieure que nous n'aurions pas autrement puisque, sans l'expérience de la conscience en repos profond, telle qu'elle apparaît durant la méditation, le système nerveux est continuellement identifié à l'excitation des vagues des pensées et des perceptions sensorielles à la surface de la vie. À cet égard, nous pourrions dire que l'utilisation du plein potentiel mental signifie que l'étendue complète de la conscience active et silencieuse, soit le dynamisme et la vigilance tranquille, sont connus à tout instant. Ce style de fonctionnement holistique de l'appareil cérébral, incluant le silence et le dynamisme en synchronie, voilà ce qu'est le plein potentiel mental de chaque être humain. 125) J'ÉCRIVAIS À UN AMI (j.b.) AUJOURD'HUI : « Le texte que tu viens de m'envoyer est une page de grande sagesse et de grande lucidité. Elle montre exactement la vision de cette intelligence qui voit le réel et non pas celle-là qui rêve de bonheurs frémissants, autres que sa propre félicité, par ignorance de sa nature. Je te reconnais dans tes paroles. Tu as cette lucidité de la clarté de la lumière céleste. Elle a débutée lentement, tout comme le jour se lève au matin, cohabitant avec les ténèbres de la nuit, et puis, petit à petit, cette clarté s'est reconnue elle-même, elle a tourné son regard sur sa propre nature transcendantale et elle a pris conscience de l'infini.
Deux mouvements de ton
évolution se sont complétés ensuite, celui de la transcendance et celui
de l'intégration de cette vision transcendantale dans l'action.
Désormais, plus rien ne peut être trompeur pour toi. La lumière est
partout présente en toi. Tu as voyagé jusqu'au transcendantal jusqu'à ce
qu'il ne soit plus transcendantal. Désormais il est là où tu te trouves,
peu importe où tu te trouves. Comme tout cela a été naturel et simple.
Vive notre Maharishi ! Il a rendu l'impossible tout à fait aisé. Des
milliers de méditants gagnent l'illumination ces jours-ci, suite à leur
pratique régulière de la MT et ce processus est si automatique qu'ils
oublient presque que c'aurait été impossible il y a si peu de temps.
N'oublions pas que la gloire de notre éveil de conscience revient à
Maharishi, lui qui a révélé en toute simplicité la glorieuse réalité
séquentielle de l'illumination transcendantale.»
124) UN GOUVERNEUR DE
L'ÂGE DE L'ILLUMINATION :
Un Gouverneur de
l'Âge de l'illumination, tel que Maharishi appelle ses professeurs de
Méditation Transcendantale, est celui qui est né avec le désir de
soutenir de tout son être, (il ne peut en être autrement puisque
l'illumination occupe la totalité de la conscience de celui qui
développe l'état de conscience cosmique - le premier état permanent
d'illumination de la conscience) la renaissance de la connaissance
transcendantale sur terre.
Le Gouverneur de l'Âge de
l'illumination a appris de Maharishi la technique d'initiation à la
Méditation transcendantale et il chérit et protège cette connaissance
qui est la plus précieuse de toutes. Le coeur d'un Gouverneur est dévoué
à cette connaissance pure. Ses actions reflètent innocemment la dignité
de cette connaissance suprême. Sa conscience, en toute circonstance,
jour et nuit, mais particulièrement durant sa pratique de la Méditation
transcendantale ainsi que durant la pratique des techniques de MT-Sidhis
(dont le vol yogique fait partie) engendre l'Effet Maharishi (effet de
cohérence et de progrès au plan de la société), lequel transforme le
Kali Yuga (époque de souffrance pour tous) en Sat Yuga, le réel paradis
sur terre. 123) LA MODIFICATION GÉNÉTIQUE : J'ai eu cette compréhension très soudaine à propos de la modification génétique des plantes, des animaux et de l'homme. Je l'écris ici maintenant, telle qu'elle m'est venue, très simplement et directement. Les chercheurs de jadis et ceux de maintenant ont fait avancer grandement les techniques et les outils de travail et de production. Tout ce que nous admirons dans le progrès qui a été réalisé au cours des millénaires vient du génie humain, de notre créativité, de notre sens pratique, de notre sensibilité artistique, de notre imagination. Nous changeons le monde chaque jour un peu plus et nous réussissons à perfectionner beaucoup de choses. Nous faisons couler la pluie dans des canaux qui alimentent les terres agricoles, nous bâtissons les cités modernes, nous produisons de la lumière et nous la faisons voyager dans des fils électriques, nous augmentons le pouvoir de la matière. Pourtant, si quelqu'un essayait de me convaincre que la modification génétique s'inscrit dans la même démarche que celle de la science jusqu'à ce jour, alors, je sursauterais d'épouvante. La modification génétique n'est pas une utilisation des forces naturelles, elle en est une violation. Elle ne met pas l'humain en accord avec les lois de la nature, elle n'utilise pas la nature pour garantir notre progrès. Elle contourne la loi et lui fait violence. Comment pourrait-on placer des gènes de poisson dans une tomate sans tricher avec la loi naturelle? Non seulement nous nous éloignons ainsi de la nature, mais nous dénaturons la nature elle-même. Nous la déchirons de ses processus évolutifs. La nature prend des milliers d'années à faire évoluer les espèces, des millions d'années dans bien des cas, et nous prenons le raccourci de la science pour garantir de grands succès dans une foule de domaines. Nous réalisons aujourd'hui ce qui aurait pris des siècles à faire. Un téléviseur transporte formidablement les images qui sont autrement véhiculées par la nature, mais cette technologie moderne agit d'une façon très systématique puisqu'elle est dirigée vers un but très précis. Mais faire traverser des gènes d'une sauterelle dans le corps d'une brebis ou modifier les gènes d'un bison pour lui donner quelque chose de la chair d'un poulet est une pure folie. La nature elle-même est troublée par ces tentatives. Nous éloignons la nature d'elle-même et nous la forçons à faire ce qu'elle refuserait normalement de faire, ce qu'elle n'aurait jamais fait par sa propre volonté. Quant à notre intellect humain, lui qu'on sait si étroit, si fragile, si inconstant, si compartimenté, si restreint, si tendu, si aveugle, si rigide, si ambitieux, comment pense-t-on qu'il pourra changer des parties de gènes de telle ou telle espèce, incluant la nôtre, pour perfectionner tel légume, telle semence, telle plante, tel animal, puis guérir des maladies humaines, ou réarranger nos cerveaux génétiquement selon des critères tout à fait intellectualisés? Comment fera-t-on pour réparer la vie selon ce que notre intellect peut à peine concevoir, percevoir, entrevoir, selon son caprice du moment en réaction à ses angoisses et ses idéaux? Que sait-on de l'harmonie universelle qui existe entre toute chose? Comment oserait-on violer cette harmonie si facilement, orgueilleux de nos savoirs humains, ignorants de toute chose cependant. Ne sommes-nous pas si facilement trompés par nos rêves? A-t-on jamais appris à ne pas faire violence à la nature et à son Intelligence grandiose? Les chercheurs avancent à grands pas, tâtonnant de tous côtés, rêvant de gloire personnelle ou de profits immédiats, aveugles à tant d'aspects de la vie, cherchant à modifier la structure la plus profonde de l'univers, celle-là même qui a été construite au long de millions d'années, bousculant brusquement et violemment ce qui touche presque à l'essence de tous les êtres, leur vérité génétique, leur mémoire naturelle incontournable, déplaçant les échelons de la vie, les plus anciens, les plus précieux et les plus perfectionnés? Qui ose faire un tel affront à la logique de Dieu? 122) LE PROCESSUS DE CRÉATION : Ce qui existe est l'expression du pouvoir de l'Existence à se manifester. La graine germe et l'arbre devient manifeste. L'énergie pure est la graine de toute matière. L'intelligence abstraite contient le design de la construction galactique. Il doit y avoir un point de jonction, une sorte de lien, une connexion, entre l'état non manifeste et le manifeste, entre l'abstrait et le concret, l'invisible et le visible, l'intelligence et la matière. Il faut qu'existe une sorte de dynamisme interne à l'intérieur de ce fossé qui se situe entre le non manifeste et le manifeste, entre la conscience et la matière. À l'intérieur de ce point de jonction, le potentiel créatif doit être à son maximum, totalement libre de toutes contraintes, puisque de ce point apparaît l'énergie, la matière et tous les événements de la création.
Si une personne
réussissait à découvrir ce qui se cache à l'intérieur de ce point de
jonction entre la conscience et la matière, elle pourrait connaître le mécanisme
créateur qui est partout présent dans l'univers. Elle comprendrait
comment l'univers crée n'importe quoi à partir de rien, à partir du vide
qui précède l'apparition de l'énergie et de la matière. Cette découverte
serait la réalisation de la promesse que l'on retrouve dans tous les
livres sacrés de la terre, déclarant que l'homme a été créé à l'image de
Dieu et qu'il a reçu le droit de gérer l'univers, de commander à
n'importe quelle loi de la nature, qui lui obéira sur demande. 121) LE MIROIR : Imaginez un large miroir. Vous êtes placé de façon à ne voir que le miroir. Un petit mur vous cache les personnes qui vont déambuler à une certaine distance devant le miroir. Tout ce que vous voyez sera les images sur le miroir. Après quelque temps, vous oublierez certainement que ce que vous apercevez devant vous n'est pas réel. Votre réalité visuelle deviendra totalement absorbée et les images vous paraîtront tout à fait réelles. Si quelqu'un fait un geste brusque en votre direction, vous sursauterez. Si les personnages du miroir se mettent à vous parler, vous répondrez comme si elles étaient réellement devant vous. Vous regarderez en leur direction, vous réagirez tout naturellement aux images qui seront devant vos yeux. Après quelque temps, vous serez convaincu que le miroir est l'image, que les images sont le miroir, qu'il n'y a pas de miroir finalement, qu'il n'y a pas d'image et que ce que vous apercevez se déroule vraiment devant vos yeux. La conscience universelle est tel un miroir sur lequel apparaissent des mondes, des univers, des créatures, des individus, des animaux, des soleils, des plantes et des milliards d'événements énergétiques et matériels. Sauf qu'ici, rien d'extérieur ne miroite sur ce miroir. Aucun élément extérieur ne projette son image sur le miroir de la conscience universelle. Les images sont toutes créées par le miroir lui-même. Si quelqu'un n'a jamais vu un appareil téléviseur, il sera renversé de voir qu'apparaissent tant d'images et de mouvements sur l'écran. Il aura l'impression, ignorant la réalité scientifique du fonctionnement de cet appareil, que l'écran invente et projette de minute en minute toutes ces images. La conscience universelle, tout en restant inchangée, tel l'écran du téléviseur ou le miroir de tout à l'heure, engendre mondes par dessus mondes, univers par dessus univers. Sans perdre son statut inchangé, absolu, infini et éternel, sans jamais entrer dans la relativité des phénomènes de la création, la conscience universelle crée tout ce qu'elle veut, sans fin, sans limite, sans restriction. Elle crée parfaitement et complètement la perfection et son contraire, le fini et l'infini, le froid et le chaud, le proche et le lointain, la vie et la mort, le début et la fin, l'humain et la roche, etc. Sans aucune limite, tout est possible sur le miroir de la conscience universelle. Sauf que si on connaît, en soi, la conscience universelle, on découvre tout à coup les règles du jeu universel et on sait que tout n'est qu'images sur le miroir de la conscience. Seul le miroir est totalement réel, pas les images qui se reflètent sur lui. Seul l'Absolu existe, inchangé, éternel, infini, immortel, pas la petite conscience mortelle de notre vie de surface. Avec l'éveil d'une plus grande conscience, la perception du jeu de la conscience créatrice universelle devient tout à fait intéressant et on peut même décider d'y projeter les images de notre propre choix. Telle est la liberté de l'être humain, qu'il a été créé à l'image du célèbre Créateur universel. L'homme a reçu le don de créer sa réalité selon son état de conscience, selon son désir, et de projeter son univers personnel sur le miroir cosmique de l'universelle existence. 120) L'IMPOSSIBLE EST BIEN VRAI : L'expérience de l'Absolu paraît impossible. Comment un système nerveux tel que le nôtre, étant limité au plan sensoriel, limité au plan intellectuel, limité au plan de l'esprit, pensant des pensées limitées, percevant de manière toujours partielle, pourrait-il connaître une expérience de ce qui est Absolu? L'Absolu étant toujours le même, inchangé, éternel, hors-limite, infini, totalement indéfinissable par la pensée et surpassant de loin les restrictions de l'activité sensorielle? Comment percevoir ou connaître avec un corps changeant, avec un esprit changeant et instable la réalité Absolue non-changeante? La réponse appartient à la nature de la vie puisque des milliards d'individualités distinctes les unes des autres existent par le fait de la capacité d'Existence elle-même. De l'océan sortent des vagues innombrables qui ne sont que la mer en mouvement. Ainsi, dans la structure même du corps humain, de l'esprit humain, même s'ils sont tous les deux limités dans leurs capacités et dans leur durée, existe la possibilité de percevoir et de connaître la réalité Absolue de la vie, l'infini, l'immortel, le non changeant. Le processus de transcendance de la pensée, par la technique de Méditation transcendantale, met au repos l'activité mentale jusqu'à un point où l'esprit est parfaitement tranquille pour de brefs moments. Dans cet état, la conscience n'est plus active. Elle est éveillée, alerte, vigilante, de manière non active. La conscience pure, celle qui est non active, tranquille, est telle un miroir bien propre, sur lequel peut se refléter de manière exacte l'environnement entier. Sur le miroir de la conscience pure, la conscience transcendantale, va se refléter l'Existence pure, la réalité non temporelle, l'infini, l'Être, l'Absolu. C'est l'unique façon d'avoir l'expérience directe de l'Absolu en soi. Sans cette transcendance, la perception de l'état non changeant serait impossible. 119) LE FLOT DE LA VIE ET DE LA MORT : La vie est une perpétuelle suite d'événements qui débutent ou prennent fin. Elle est une série de longueurs de temps, de durées diverses, toutes se succédant ou se superposant les unes aux autres, toutes s'emboîtant les unes dans les autres. Le clignotement des yeux ne dure qu'un instant. Une inspiration et une expiration durent quelques secondes. Un battement cardiaque est vite passé. Un lever ou un coucher de soleil est un événement qui passe plus lentement. La vie relative est remplie de segments de temps, de secondes, de journées, de décennies, de millénaires, etc. Ce flot constant des événements qui commencent ou qui se terminent nous garde ancrés dans la perception du début et de la la fin de tant de choses, apportant espoir et désespoir, joie ou tristesse. La mort est omniprésente autour de nous. La naissance aussi.
Au cours
d'une vie,
nous voyons des milliers ou des millions de brefs événements s'envoler,
nous constatons que de longues périodes de temps avancent vers leur
dénouement et leur fin. L'enfance est vite terminée. Les adolescents se
retrouvent vite à la fin de leurs études, cherchant déjà un emploi. Les
personnes à la retraite nous disent qu'elles sont surprises de se retrouver
déjà au couchant de leur vie. La vie relative nous plonge ainsi dans la
dualité vie/mort, début/fin, gain/perte, à chaque minute et dans chaque événement. 118) GURU DEV : (le nom donné au Maître spirituel de Maharishi) « Guru Dev, vous vous êtes retiré des activités de la société pendant 60 années avant d'accepter, à l'âge vénérable de 70 ans, le rôle qu'on attendait que vous acceptiez depuis tant d'années, celui de chef spirituel du Nord de l'Inde, pour être le Shankaracharya de Jyotir Math. Mais avant cela, vous aviez choisi de ne pas participer directement aux activités qui occupent la plus grande majorité des humains et de suivre un chemin de totale indépendance, vivant seul dans les forêts denses du centre de l'Inde ou méditant en réclusion dans les grottes des Himmalayas. Vous n'étiez pas capable de croire aux croyances qui étaient enseignées partout. Vous aviez une autre vision de l'existence, celle de la conscience infinie, la réalisation du Soi. Vous vous prépariez patiemment à dire la plus haute sagesse védique, celle de la renaissance transcendantale, celle qui allait changer le monde pour toujours et transformer toutes les croyances, épanouir toutes les professions, compléter tous les enseignements, mener à leur plus grand succès tous les systèmes. Guru Dev, vous saviez, sans le dire à haute voix, dans le silence de votre conscience cosmique, que la lumière de la connaissance transcendantale était en vous, qu'elle était bien définie, claire, précise, et qu'elle allait, sans que ayez à faire quelque effort que ce soit, voir votre désir se réaliser totalement. Vous saviez, Guru Dev, que Maharishi était à vos côtés, apprenant de vous, absorbant votre vaste conscience d'Être. Vous saviez que le pouvoir de Dieu était en vous et que vous aviez le droit de désirer l'impossible, c'est-à-dire de choisir la venue, dans notre époque de souffrances innombrables, d'un Sat Yuga (paradis sur terre) qui durerait un million d'années et plus encore, selon le vouloir des humains. La clef du Sat Yuga allait désormais être connue et expliquée, et comprise pour toutes les générations d'humains de l'avenir. » Jai Guru Dev.
117) LES EXTRÉMITÉS DE
L'ESPRIT : Un arbre a ses
feuilles tournées vers la lumière du ciel. À son autre extrémité, il a
ses racines, profondément cachées sous la surface du sol. L'univers est
rempli de milliards de choses visibles, des planètes, des galaxies, mais
à son autre extrémité, dans ses couches subatomiques, sa source se
trouve à être l'énergie pure, le champ quantique de l'énergie unifiée.
L'esprit humain est naturellement projeté vers l'extérieur par
l'activité des sens, par les sensations corporelles et l'action, mais il
a une extrémité intérieure qui est un état de conscience pure, sans
activité mentale ni sensorielle.
116) LA FIN DE LA
CONTEMPLATION :
Les chercheurs spirituels n'auront désormais plus besoin d'être
contemplatifs. Ils en seront mêmes incapables. La raison de ce
renversement est très simple : les chercheurs spirituels vont enfin
vivre l'état de l'Être transcendantal directement dans leur conscience,
et cela, de manière permanente et sans effort.
L'Être est le soleil total
et sa lumière remplit tout l'espace de l'univers. L'Être est la
conscience infinie de Dieu. L'Être est l'énergie créatrice universelle.
L''existence individuelle se trouve en harmonie avec l'Existence
cosmique. L'Être est l'Alpha et l'Oméga de toute chose. Lorsque les
racines de l'esprit individuel ont rejoint l'état de l'Être, par le
processus de transcendance de la pensée, une grande stabilité s'établit
dans toute la personnalité. 115) LA VITESSE DE L'ÉVOLUTION : L'évolution est très lente dans la nature. Il faut des millions d'années pour faire avancer les espèces. Mais une seule méditation très profonde peut équivaloir à des milliers d'années d'évolution au plan relatif de la vie, dit Maharishi, particulièrement ces méditations qui sont faites lors de cours avancés où on se retire de l'activité pendant quelques jours et où on se consacre à un horaire qui va permettre d'avoir l'expérience d'un repos tellement plus profond que celui qui aurait été possible durant la routine habituelle du travail et des responsabilités familiales et sociales. Ceux qui ne méditent pas peuvent parfois sentir qu'ils évoluent rapidement à certaines périodes de leur vie et que leur esprit est en transformation intérieure, mais le changement dont ils font l'expérience se produit uniquement au plan actif de la vie, telles les vagues en surface de l'océan sont en bouleversement et en mouvement rapide les jours de grand vent. La vie relative se transforme sans fin. Mais une chose est certaine, tous les changements et les bouleversements intérieurs que la vie provoque, toutes les contractions et les expansions de l'esprit se déroulent uniquement au plan relatif de la vie active et elles ne rejoignent jamais la région transcendantale (parfaitement silencieuse) de la conscience. La totalité de la vie relative se déroule en dehors du domaine transcendantal. La pure conscience ne peut pas être connue directement sans l'expérience de la transcendance de toutes les strates d'activité mentale et sensorielle. Voilà pourquoi la pratique de la méditation est essentielle pour évoluer rapidement et sortir de la souffrance. Sans la technique de la transcendance, la vie tournoie sans fin telle une feuille dans le vent et jamais elle ne se repose en sa nature propre, jamais elle n'accomplit la réalisation du Soi. Avec la pratique de la Méditation transcendantale l'évolution en direction de la région transcendantale de la conscience est si rapide qu'elle devient le raccourci idéal vers l'épanouissement de la vie individuelle et collective. L'intellect humain ne peut pas comprendre les millions de transformations subtiles qui se produisent dans le système nerveux afin que l'expérience de la conscience transcendantale se produise et dure éventuellement de manière permanente dans la vie d'une personne. Jamais l'intellect humain ne pourrait planifier ses actions quotidiennes et diriger toutes ses pensées afin de vivre l'état d'illumination car cet état transcende tout ce qui appartient au royaume de l'activité mentale et physique. La pure conscience transcende toute forme d'activité; elle est le repos de tous les modes d'action. Le processus d'évolution à partir de la conscience transcendantale est si rapide que pendant un certain nombre d'années, la personne qui médite semble un peu « désynchronisée » par rapport à l'expérience extrêmement subtile qu'elle connaît en elle-même lorsqu'elle médite. Elle aura souvent l'impression qu'il existe un large fossé entre sa personnalité et le déroulement des événements extérieurs de sa vie quotidienne. Ce dont elle fait l'expérience dans la profondeur de sa méditation contraste avec ce qu'elle retrouve autour d'elle et dans sa personnalité aussi. Elle sait qu'elle a fait l'expérience de l'infini, de la pure conscience, de l'expansion indescriptible de son être, du silence parfait, de la réalisation de l'origine du divin dans le Soi, cependant que sa personnalité semble rester encore limitée, souvent stressée, encore imparfaite. C'est comme si elle avait quotidiennement l'occasion, durant sa méditation, d'admirer quelque chose de très beau en regardant par le « trou de la serrure » de son esprit, de voir la région transcendantale de l'existence, mais, du même coup, de ne pas encore être capable d'ouvrir la porte pour sortir jouir du paysage qui donne enfin toute la liberté et toute la joie de vivre. Un autre exemple : c'est comme si quelqu'un était devenu riche si rapidement qu'il n'a pas eu le temps d'apprendre comment investir cet argent. Il ne sait pas encore comment faire des affaires, comment utiliser sa fortune et il possède encore les habitudes de la pauvreté. La pure conscience transcendantale grandit si vite avec la technique de la Méditation transcendantale que, peu importe la personnalité relative de celui qui médite, peu importe qu'il soit évolué ou non aux plans relatifs de sa vie, peu importe son intelligence, son intellect, son niveau de développement émotionnel, peu importe l'état de son corps, l'infini est très vite connu dans le Soi. La lumière du soleil, au matin, monte si rapidement dans le ciel que de minute en minute les ténèbres sont ébranlées. Les gens dorment encore et le soleil est déjà haut au dessus de l'horizon. Les gens sont surpris dans leur sommeil par l'arrivée soudaine de la lumière. Un phénomène semblable se produit chez toutes les personnes qui pratiquent avec assiduité la technique de la Méditation transcendantale. Tout à coup, avant même que leur personnalité ait eu le temps de se transformer, ce qui demanderait normalement des décennies, avant même que leurs habitudes aient eu le temps de se modifier, ce qui prend aussi de nombreuses années, avant que les événements de leur vie ne reflètent la conscience qu'ils connaissent et dont ils ont l'expérience profonde, l'illumination va éclater au grand jour dans leur être et la lumière de l'infini va durer en eux et les éclairer avec force. À peine auront-ils le temps de s'habituer à cet état qu'il sera déjà partout dans leur être. On ouvre un rideau de la chambre à coucher et toute la pièce est éclairée soudainement. D'un seul coup la lourdeur du sommeil est effacée. Immédiatement on ouvre grand les yeux et on admire les détails des objets qui nous entouraient pendant que tout était dans la noirceur il n'y a pas si longtemps. Bientôt toute la vie est transformée grâce à la Méditation transcendantale. La tranquillité de l'Être pénètre tous les recoins de notre être. Sans avoir à passer par toutes les étapes du changement aux plans relatifs de la vie, car celles-ci prennent habituellement des décennies ou des siècles ou des millénaires pour se perfectionner, la transcendance écarte l'ignorance sans même qu'on ait à s'en occuper et elle l'efface d'un seul coup. Elle remplit notre être et elle l'éclaire sans se soucier de nos faiblesses, de nos erreurs passées, sans avoir à perfectionner lentement chaque petit détail de notre esprit et de nos habitudes, et elle illumine la conscience très rapidement. Dès que le jour se lève, la nuit se sauve dans toutes les directions, emportant avec elle-même ses aveuglements et ses tâtonnements. Pendant un certain temps, le soleil cohabite avec la noirceur, mais tout à coup, toute cette noirceur disparaît nulle part. Elle s'évanouit et fond dans l'espace comme si elle n'était qu'une illusion et qu'elle était sans existence propre, dirait-on. C'est de cette façon là que l'illumination arrive dans notre vie. Elle nous surprend complètement. Nous l'attendions et nous pensions que nos personnalités allaient changer et se perfectionner petit à petit, nous l'attendions dans les événements extérieurs qui doivent nécessairement favoriser notre succès et notre évolution, nous l'attendions dans la transformation de nos anciennes habitudes, et voilà qu'elle arrive comme un éveil du Soi transcendantal et qu'elle éclaire notre existence à partir de l'intérieur de soi. Cette illumination ne s'est pas occupée de nos faiblesses ni de notre personnalité imparfaite, elle n'a pas perfectionné l'ignorance, elle l'a effacé d'un seul coup. En fait, l'humanité au complet sera surprise par un même phénomène collectif. Elle va se transformer de la même façon que l'illumination entre dans un individu particulier. D'un coup, elle va faire passer l'âge de la souffrance, le Kali Yuga, à l'âge de l'illumination, le Sat Yuga, sans trop se soucier de prendre des milliers d'années pour tout transformer, tel que cela devrait normalement se passer. L'imperfection de chaque société n'aura pas à passer par toutes les étapes de sa transformation politique, sociale, culturelle, religieuse, etc. elle n'aura pas besoin de changer petit à petit comme cela s'est toujours produit depuis des siècles. Les sociétés, où qu'elles en soient dans leur évolution actuelle, et quelle que soit leur histoire et les influences qui les enchaînent au karma passé, vont être soudainement éclairées par la radiance de la conscience illuminée de quelques milliers de leurs citoyens. Les sociétés vont passer de l'imperfection à l'épanouissement d'un seul coup, en une génération! Par l'expérience de l'état transcendantal chez quelques centaines de citoyens dans chaque ville, cela sera suffisant pour faire que l'évolution devienne extrêmement rapide et qu'un saut quantique se réalise pour la transformation de la collectivité. Nous allons passer par dessus des générations d'évolution en une seule génération. De la même façon que Maharishi a dit qu'une seule méditation profonde équivaut à des milliers d'années d'évolution naturelle, un seul groupe de personnes pratiquant ensemble les techniques de Méditation transcendantale ainsi que la technique du vol yogique dans n'importe quel pays sera suffisant pour tout changer. Les changements de chaque société ne viendront pas d'efforts politiques, ni économiques, ni humanitaires, ni religieux, ni culturels, ni militaires. Ils viendront de la radiance de la conscience à son niveau transcendantal. 114) QUI EST EN SANTÉ? Presque toute la population du monde est malade. À chaque fois que je prends l'autobus, je constate, avec désolation, l'épuisement et l'intoxication massive des gens. Ça se voit sur leurs visages. Leur peau est terne, brisée, verdâtre, leurs yeux sont gonflés de fatigue, leurs langues sont blanchâtres, leur haleine est troublante, les odeurs de leurs corps sont recouvertes de parfums artificiels, leur démarche est raide et elle paraît douloureuse. Les sujets de conversation qu'ils abordent avec ceux avec qui ils parlent sont presque toujours négatifs. Ils paraissent inquiets, nerveux, (peut-être à cause des nombreux cafés qu'ils ont dû boire.) La plupart donne l'air d'être endormis, abrutis et incohérents. Ils souffrent presque tous d'embonpoint. Ils sont agités ou ankylosés. À observer la foule qui déambule le long des rues commerciales, je peux prédire qu'il va en coûter des milliards de dollars en soin de santé dans les deux décennies à venir. Le nombre de personnes qui seront malades sera presque inimaginable. Les hôpitaux seront remplis à pleine capacité pendant vingt ans, tout au moins. Et après? Tout dépendra de l'élévation de la conscience mondiale, tout dépendra des nouvelles tendances-santé qui vont apparaître et devenir populaires. L'urgence des changements qui doivent être réalisés est tout à fait flagrante. Les médecins actuels et ceux qui sont en formation maintenant n'ont pas un avenir réjouissant. Ils vont faire face à l'impossibilité de guérir des centaines de millions de personnes qui vont souffrir non pas d'une maladie, mais d'une pléthore de maladies simultanément. L'avenir est sombre. La solution n'appartient pas à la médecine moderne, bien évidemment. Elle appartient à l'éveil de la conscience collective. La solution dépend du maintien et du développement de la santé et non pas du traitement de la maladie. La lutte contre la maladie a toujours été perdue à l'avance. Il est extrêmement urgent que le système de santé ne fasse plus partie de la liste des causes principales de la maladie. Il est de la plus haute importance de construire un système de santé qui soit en santé, c'est-à-dire qui n'intoxique pas le corps humain ni la nature avec des remèdes chimiques qui ont été créé à partir d'une vision extrêmement étroite de ce qu'est la santé. Maharishi a inauguré pour le monde entier le retour du système de santé idéal dans tous les pays. Ce système est capable de créer un état la santé parfaite, autant celle de l'individu que celle de l'environnement car l'un et l'autre ne peuvent pas être séparés. L'élément essentiel de ce système de santé est le développement de la conscience. Cela se fait par la technique de Méditation transcendantale et par la pratique des techniques de MT-Sidhis dont le vol yogique fait partie. D'autres outils font aussi partie de la science de l'Ayurved, le système de médecine parfait. Par exemple, les postures de yoga devraient être pratiquées dans toutes les écoles et dans tous les milieux de travail. Personne ne devrait sentir ses articulations raides et douloureuses. Tout dans la société devrait servir la santé, la nourriture, l'air, le travail lui-même, les sports, les boissons, la culture. Toute ce qui est inventé par l'homme, manufacturé et vendu n'importe où sur terre, devrait être fait avec une conscience de la santé. La santé devrait être l'élément numéro un de toute entreprise, incluant la santé émotionnelle, celle corporelle, celle intellectuelle, celle de l'environnement, de l'agriculture, des lieux de travail, de l'architecture, des arts, et de toute chose. Un telle perspective restera complètement utopique tant que la conscience des humains ne sera pas plus haute. Si nous sommes grossiers et stupides, malheureux et égoïstes, nous continuerons de créer autour de nous des sociétés orgueilleuses, intoxiquées, violentes et vide de sens. C'est pour cette raison que Maharishi a indiqué que la Méditation transcendantale est la technique essentielle du retour de la santé sur notre planète. Aucun idéal de santé ne fonctionnera tant que la conscience des individus ne sera pas développée. Pour cela, il faut que quelques milliers de personnes dans chaque ville irradient des vibrations plus élevées, ce qui neutralise les tendances négatives et le stress de leur société. L'Ayurveda est le système de santé qui avait été créé par des maîtres pleinement illuminés. Maharishi a raconté que ces grands maîtres illuminés n'avaient qu'à marcher dehors dans la nature et les plantes se nommaient à eux et elles donnaient leurs fonctions curatives ainsi que les modes de préparation pour qu'on en fasse des médicaments naturels. Telle était le degré de perfection de l'Ayurveda (la science de la durée de la vie- la médecine védique.) Toutes les thérapies de l'Ayurveda ont été retrouvées par Maharishi et son équipe de médecins. Toutes vont désormais faire partie du bagage de connaissance de la nouvelle humanité qui est en train de naître afin qu'elle jouisse de son droit de naissance, le bonheur total, la santé parfaite et une longue vie sans souffrance.
113) DIEU EXISTE-T-IL?
Personne ne
peut nier que l'intelligence existe en soi et dans la nature en général.
La nature en soi et dans l'univers fonctionne de manière intelligente.
De plus, l'intelligence universelle est présente partout. Elle coordonne
et synchronise des milliards d'activités simultanément. La physique
quantique nous instruit que l'intelligence de la nature est un champ,
une unité, un tout indivisible.
(la logique qui explique
l'existence de Dieu a sa valeur, mais seule l'expérience de la
conscience transcendantale, l'infini en soi, peut remplacer une telle
conception par la perception directe de Dieu) 112) AU MOMENT DE MOURIR : lorsque le corps se prépare à cesser son fonctionnement, la conscience doit nécessairement quitter l'esprit actif. Elle abandonne en premier la perception de surface au niveau des sens, puis elle laisse de côté l'activité de penser de manière rationnelle, ensuite l'attention passe à un niveau encore plus subtil des pensées et elle traverse bientôt le territoire des rêves. En dernier, elle quitte l'impression subjective de l'existence individuelle. Finalement, il n'y a plus d'attention consciente et il ne reste qu'un grand vide dans l'esprit qui se trouve à ce moment-là dans un état semblable à celui du sommeil profond de la nuit. Si la personne qui va mourir possède l'expérience de l'Être transcendantal, alors elle est habituée à faire le trajet de son attention, de la surface active des pensées et de la perception jusqu'au silence intérieur, la pure conscience transcendantale. Ce trajet est parcouru chaque jour dans chaque méditation. Avec une pratique de la Méditation transcendantale, il arrive naturellement que l'état de la pure conscience devient connu en tout temps, même en dehors de la méditation. Cet état est le premier état permanent d'illumination, appelé « conscience cosmique » par contraste avec l'un ou l'autre des trois états relatifs (passagers) que sont l'éveil actif, les rêves et le sommeil profond. Dans l'état de conscience cosmique, au moment de mourir, l'attention se retire de la perception des choses extérieures, comme nous venons de le décrire, elle se retire de la pensée, des rêves et elle traverse l'état du sommeil profond pour se trouver avec elle-même, pleinement éveillée dans la perception infinie. Ici, à ce moment précis, le système nerveux, lequel soutient toujours l'un ou l'autre des états changeants de la conscience ainsi que l'état d'illumination (conscience cosmique), va s'arrêter de fonctionner et l'esprit individuel va s'évanouir sans possibilité de fonctionner sans le corps. La conscience pure s'arrêtera elle aussi quand la corps va s'arrêter. Sauf qu'en conscience cosmique, non seulement l'état de l'être (la conscience pure individuelle) est connu, mais l'Être universel est aussi connu. (l'Être universel n'a jamais besoin d'un système nerveux pour être une pure conscience infinie). À partir de la conscience cosmique, l'être en tant que pure conscience transcendantale est connu et l'Être en tant que Pure Conscience universelle est connu simultanément. La nature de l'état de conscience cosmique est que l'état de pure conscience transcendantale est la réflexion de l'Être dans le système nerveux alors que la Pure Conscience est l'Être lui-même, lequel transcende toute forme de la matière relative dans la création totale. Celui qui va mourir dans l'état de la conscience cosmique se retire jusqu'à son être pur, sa conscience pure transcendantale et, lorsque son corps arrête de fonctionner, il se retire un pas de plus pour se trouver dans l'Être universel. Cette expérience de l'Être universel était déjà avec lui depuis la seconde où l'état de conscience cosmique s'est présenté dans sa vie relative. Elle était avec lui toujours, sans cassure, sans brisure, sans arrêt, sans faille, sans oubli, sans trou, sans affaiblissement, sans défaillance, sans faute, et elle ne pouvait jamais être recouverte ou cachée par quoi que ce soit dans le domaine de la vie relative. La personne qui meurt, ne fait que rester dans son Être qui est l'Unique Être universel, transcendantal à tout phénomène relatif. La mort est un simple retour sur l'Être sans qu'il y ait de mouvement puisqu'en conscience cosmique, l'Être est là avant et après la mort du corps. Le seul mouvement qui se produit au moment de mourir est l'effacement de l'activité corporelle ainsi que celle de l'esprit individuel et, pour uniquement celui qui vit la conscience cosmique, il y a en plus l'effacement de la pure conscience transcendantale qui est le produit du système nerveux affiné. Pour celui qui ne connaît pas l'état d'illumination transcendantale, la pure conscience, sa mort est une perte totale, enfin presque totale. Son attention se retire des sens, de la perception, de la pensée active, de ses souvenirs, de ses rêves et elle tombe dans un profond sommeil, une sorte d'inconscience comatique, ressemblant à ce qui se passe chaque nuit lorsque nous perdons la conscience. Ce sommeil profond post-mortem va durer quelque temps selon le destin de l'âme individuelle mais en son temps, elle est projetée à nouveau dans le tourbillon du retour des rêves et, lorsque l'esprit individuel regagne un sens d'individualité, une graine de vie germe selon le karma et les désirs passés, et une nouvelle naissance limitée se produit dans un nouveau corps humain. Ce processus n'a pas besoin de se produire chez celui qui quitte son corps dans l'état de la conscience cosmique. Si une personne quitte le corps en conscience d'unité (le septième état de conscience - le plus avancé des états d'illumination) elle pourra être le maître de son immortalité, en ce sens qu'elle aura le choix innocent et spontané de vivre son immortalité dans n'importe quelle forme qui est immortelle. Son corps immortel sera innocemment maintenu dans la mémoire de l'Être. En conscience cosmique, ce choix n'est pas possible. Seul l'Être existe éternellement en conscience cosmique, ce qui revient au même finalement que dans l'état de conscience d'unité, mais avec une douce nuance, disons, une sorte de parfum d'existence qui est propre à l'immortalité dans le septième état d'illumination. L'Être ne quitte jamais sa nature illimitée et il se réjouit de son propre état, infiniment, peu importe l'image qu'il projette de lui-même dans une forme ou dans une autre.
111) COMMENT LE KARMA
PASSÉ PERMET-IL L'ILLUMINATION À VENIR?
Presque tout
ce que nous sommes - personnalité, talents, physiologie, désirs,
mémoires, tendances, etc. - vient du karma des vies passées. Je crois
que très peu de choses de nos vies passées nous prédisposent réellement
à développer l'état d'illumination. Plusieurs choses peuvent inspirer
une certaine évolution au plan relatif de la vie et c'est ce qui fait
que nous avons, ici ou là, un certain succès dans diverses activités.
Presque tout ce que nous avons vécu dans les millénaires passés
consistait en des événements au plan relatif de la vie, naissance,
enfance, jeux, études, mariage, voyages, famille, vieillesse et mort.
Comment est-ce que l'illumination peut grandir et s'établir sur la base
de tout ce karma passé? Avec une pratique régulière de la M.T. l'illumination se présente donc très naturellement, souvent sans qu'on la remarque avant plusieurs années. L'océan remplit toutes les vagues, petites et grandes. Il n'est pas nécessaire d'être parfait pour connaître l'état d'illumination. Il suffit de connaître l'état de conscience qui transcende tout ce qui est relatif. Il suffit de connaître le Soi, l'Être, la pure conscience infinie, l'immortalité. On peut être mortel dans le corps et immortel dans l'âme, imparfait dans notre personnalité et sanctifié par la vision infinie de l'Être, limité et illimité tout à la fois, de la même façon qu'une vague et l'océan cohabitent toujours. L'état de la félicité de l'Être devient connu et il cohabite avec les hauts et les bas des bonheurs relatifs.
Cependant, avec un peu
plus d'illumination encore, la personnalité va se transformer et goûter
à une perfection inespérée dans le monde de la relativité. Tous les
aspects de la vie relative vont être élevés au niveau de la perception
céleste et devenir beaux, lumineux, ordonnés, purs. Au début,
l'illumination s'installe en soi et elle trouve sa place malgré nos
limites. Plus tard, elle remplit chaque parcelle de nos pensées et de
nos sentiments de félicité et elle affine chaque aspect de la vie
quotidienne. Toute la gloire de l'illumination revient à la technique de
Méditation transcendantale de Maharishi Mahesh Yogi. Cette méditation
nous ouvre enfin les portes de l'Absolu en soi, l'état de l'Être, la
perfection naturelle de la vie cosmique. 110) VOIR OU NE PAS VOIR? (extrait d'une correspondance avec un collègue au bureau où je travaille) Je lui ai écrit : « La première fois où j'ai vu le visage de Maharishi, vers 1964, à la télé américaine, j'ai tout de suite eu l'intuition qu'il était un sage, un réel maître spirituel. En 1967, lors de l'exposition universelle de Montréal, je me suis rendu le voir et je l'ai entendu trois minutes à la fin d'une conférence (j'étais arrivé à la fin de sa présentation.) De toute façon, je n'avais rien compris des quelques phrases que Maharishi avait dites puisque je ne parlais pas anglais à ce moment-là. Il y a probablement des millions de personnes qui ont vu Maharishi à la télévision dans divers pays où il voyageait. Est-ce que ces millions de personnes ont vu ce que j'ai vu en Maharishi ou n'ont-ils rien vu du tout?
Te souviens-tu quand tu
as vu Maharishi pour la première fois? Était-ce en photo dans un
journal, un magazine ou en interview à la télé? Tu ne le savais
peut-être pas, mais il est venu à Ottawa
en 1975. Il se trouvait à quelques coins de rue de là où tu travailles et habites.
J'étais venu de Québec pour le voir au Château Laurier, pendant deux
journées entières qui étaient, par ailleurs, ouvertes au public. Maharishi avait été reçu par le premier ministre de l'époque,
Monsieur Pierre Trudeau et tous les journaux avaient montré la photo des
deux hommes après leur rencontre.
Si, par exmple, c'était
toi le Dalai Lama, les gens t'admireraient sûrement car tu es souriant,
humoristique. Tu est spontané, humble, un peu réservé. Tu raconterais
des anecdotes très sages sur les choses de la spiritualité, tu aurais lu
de nombreux textes anciens sur des sujets très élevés. Tu paraîtrais
jeune malgré ton âge et les gens croiraient que tu es illuminé, mais tu
ne l'es pas en réalité. Il n'y a pas eu de réponse à cette correspondance. Le collègue a dirigé la correspondance dans une autre direction. 109) CRITÈRE D'ILLUMINATION ? Il n'existe pas de critères extérieurs pour déterminer le niveau d'illumination d'une personne. S'il y avait de tels critères extérieurs, on en ferait une liste parfaite et les gens essaieraient d'ajuster leur comportement à cette liste. Les gens feraient des efforts énormes pour grimper tous les échelons de la perfection spirituelle en se mettant à la pratique quotidienne de ces signes extérieurs qui représentent pour eux les critères de ce qu'est un haut niveau d'évolution spirituelle. Les gens pratiqueraient la sainteté comme on s'adonne à un sport en vue de participer à un tournoi ou aux Olympiques. À force de travail et de concentration, à force de sacrifices, une personne finirait par adapter son comportement à la liste de ces critères et elle se croirait finalement sauvée du mal. Même quand elle ferait quelque chose de mal, elle l'interpréterait comme une nécessité afin de respecter la volonté de Dieu et de suivre à la lettre les critères de la perfection. Lorsque, dans les livres sacrés, on dicte tous les points de ce qu'est le bien et le mal, lorsqu'on demande aux croyants de s'efforcer de suivre la volonté de Dieu et les préceptes de la religion, on a bâtit une liste de critères qui définissent l'évolution spirituelle de l'humain. Jamais, dans aucun siècle, un tel enseignement spirituel n'a donné de résultats concrets pour faire évoluer les individus et la société. Le mal, le fanatisme, le sectarisme, l'abus, la violence, la fausse justice, l'austérité, la souffrance, l'effort, le contrôle, le mensonge, l'exploitation des pauvres, l'orgueil, le rejet des autres, l'hypocrisie spirituelle, et plus encore ont survécues et grandies dans toutes les sociétés religieuses de la terre. Toute personne qui juge quelqu'un d'autre ne peut voir qu'à travers ses propres lunettes intérieures, à travers ses propres conditionnements et, à cause de ce seul facteur, nous sommes forcés de déduire qu'aucun critère purement rationnel ne pourrait servir à déterminer le niveau de conscience d'une autre personne. Voyez, toute personne peut apprécier la beauté d'un arbre ou admirer la beauté d'une montagne, d'une nuit étoilée, d'une vague qui déferle sur une plage, d'un ruisseau dans la forêt, d'un orage soudain, de la forme d'une feuille, de la fragilité d'une fleur, etc., et son voisin, son collègue, n'appréciera pas ces mêmes choses de la même manière ni au même degré d'intensité parce que son système nerveux, son intelligence, ses connaissances, ses habitudes, etc., produisent en lui un autre niveau d'appréciation. Même si on disait à quelqu'un « voici un très beau serpent cobra » correspondant à tel ou tel critère de beauté, si la personne a peur des serpents, tous ces critères de beauté du serpent ne serviront à rien. De la même façon, même si nous avions une liste de signes qui indiquent le niveau d'évolution d'une personne, cela ne donnerait rien puisque chacun évalue les autres à partir de son propre niveau d'évolution, à partir de son état d'ouverture ou de stress par rapport à ceci ou cela. Comment savoir qu'une autre personne est évoluée au plan spirituel? En l'étant soi-même! Avec l'illumination de la conscience, on va faire l'expérience que tout sera apprécié en terme du Soi, en terme de l'infini. Le niveau d'appréciation passera à son degré ultime et absolu. Tout sera apprécié dans sa valeur maximale. Celui qui a une très grande pureté dans son être perçoit la sainteté des autres et il voit l'Esprit de Dieu dans le coeur de chaque autre personne, peu importe à quel niveau ces autres personnes sont réellement rendues dans leur évolution. Quand le sage illuminé parle à quelqu'un, il parle au niveau où il perçoit l'autre personne. S'il la perçoit au niveau de la conscience universelle, il parlera à ce niveau de conscience qu'il percevra dans l'autre personne. Il parlera d'âme à âme, de coeur à coeur. Voilà le niveau d'appréciation suprême que peut vivre un être humain. Ainsi, celui qui vit la conscience cosmique et divine, perçoit la sainteté universelle partout autour de lui, même ce qui, pour les autres, paraîtrait encore imparfait et incomplet. 108) L'ACTION SPONTANÉE : Lorsque l'esprit d'une personne est silencieux, ses actions se produisent d'elles-mêmes, ses pensées arrivent spontanément de façon naturelle. Il n'y a plus d'action en elle. Elle n'a plus rien à faire. Même quand cette personne est active, elle n'agit pas, elle ne fait rien, elle est en silence à l'intérieur d'elle-même. Elle n'a plus rien à faire pour son propre contentement. Elle connaît la félicité de l'Être. Son action quotidienne est un don à la nature, voulant satisfaire le besoin d'évolution de tout ce qui l'entoure. 107) L'ACTION SPONTANÉMENT JUSTE : Il y a une très grande différence entre « agir spontanément de manière juste », en accord avec l'environnement total (universel) et « suivre des principes de comportement juste. » Dans le premier cas, le comportement est fondé sur un état de conscience élargi et dans le second, il est fondé sur des principes établis par la pensée humaine. Mémoriser une liste de comportements idéaux (telle que ne pas mentir, ne pas maudire, ne pas être jaloux, ne pas tricher, ne pas voler, ne pas manquer de respect, ne pas médire, ne pas tuer, ne pas être orgueilleux, ne pas être attaché aux biens matériels ou aux possessions intellectuelles, etc.) ne donnera jamais un comportement idéal à qui que ce soit. Partout autour du monde, on a vu que les principes, les lois, les commandements, les règlements, les idéaux, l'éthique, la morale, n'ont jamais atteint leur but qui est de former l'être humain à avoir un comportement idéal. Suivre ou essayer de suivre des préceptes qui tentent de guider le comportement sera toujours un effort au plan de l'esprit-conscient. L'effort vient du fait que le système nerveux n'est pas rendu au niveau d'évolution où le comportement pourrait être automatiquement juste. Maharishi dit que si quelqu'un porte des lunettes rouges, il lui sera très difficile de voir tout en bleu. Cet effort sera épuisant à la longue et il sera totalement impuissant à réaliser ce qui est recherché.
Personne ne peut savoir ce
que signifie un comportement juste en chaque situation. Aucun principe
ne peut définir cela puisque la vie est insondable à cause des réseaux de relations
qui existent à l'infini dans l'univers et du déroulement des événements, ainsi que leurs
conséquences actives ou latentes sur chaque être humain, et sur
l'environnement en général. Agir spontanément en accord avec les lois
naturelles devrait à tout le moins signifier que le comportement débute
toujours à partir de sa source la plus intérieure, la conscience de
félicité, le Soi transcendantal. Une fois cette source de la pensée
connue en soi, l'action suivra spontanément, gérée par les forces qui
sont en présence à chaque instant. Aucun principe éthique ou moral ne
peut forcer l'action pour qu'une personne se conforme à un modèle
prescrit à l'avance. 106) L'ÉLARGISSEMENT DE L'ESPRIT-CONSCIENT : Pendant une longue période de temps, à chaque fois que l'expérience de la conscience transcendantale se produit, l'esprit-conscient (l'esprit individuel, l'esprit actif) celui qui pense les pensées et qui perçoit les sensations diverses, est effacé par le silence de la conscience transcendantale. On fait d'ailleurs l'expérience de la conscience transcendantale en transcendant l'activité mentale et sensorielle. On découvre ainsi le silence intérieur, lequel est un état de pure conscience. La conscience transcendantale est l'esprit-conscient sans objet d'attention, sans activité mentale. La pure conscience transcendantale ne cohabite pas avec l'esprit individuel actif. L'une est l'extrémité silencieuse de l'autre qui est son extrémité dynamique. Nous faisons donc l'expérience de l'esprit actif ou du silence transcendantal et l'une efface ou recouvre l'autre. Le silence efface l'esprit actif et l'esprit actif cache ou recouvre le silence de la conscience pure. Mais avec une longue pratique régulière de la Méditation transcendantale, arrive le jour où l'esprit-conscient (l'esprit actif) n'est plus effacé pendant que l'expérience de la pure conscience se produit. C'est-à-dire que l'état transcendantal peut se produire encore tout à fait par lui-même, seul et sans la présence d'aucune activité, mais il peut aussi exister en parallèle de l'esprit actif. Cette expérience est le début du premier état permanent d'illumination, appelé « conscience cosmique », là où la conscience pure, ou conscience infinie, n'est plus jamais effacée, quel que soit l'état de l'esprit individuel, qu'il soit très actif (durant l'éveil), moins actif (durant les rêves) ou passif (durant le sommeil profond). En conscience cosmique, les rêves et le sommeil profond n'effaceront plus jamais la conscience infinie. L'éveil non plus. Cet état durera quel que soit la condition physiologique et quel que soit le niveau de dynamisme ou de passivité physiologique ou psychologique. L'esprit-conscient sera enfin « conscient » de son étendue totale, à partir de ses régions actives jusqu'à son silence transcendantal. L'état transcendantal est alors entré dans la sphère de l'esprit-conscient. Il n'est plus tout à fait transcendantal, dirait-on. Auparavant, l'esprit-conscient ignorait la conscience transcendantale, mais maintenant, après avoir fait le trajet, de sa surface active jusqu'à sa source silencieuse, des centaines et des milliers de fois durant la Méditation transcendantale, il s'est familiarisé avec sa base de silence, il a fait des racines qui ont rejoint la conscience infinie. Tel est le processus d'élargissement graduel de la capacité de l'esprit-conscient jusqu'à l'état de conscience cosmique. 105) SUITE DE CORRESPONDANCE (texte 102) : Mon ami m'a écrit : « Je ne suis pas illuminé, je ne suis pas ignorant. Ce sont des concepts du mental. » Je vais lui répondre ce qui suit : « Je ne comprends pas de telles paroles car tu dis que l'illumination est un concept mental. Je sais que l'illumination est une expérience très réelle, très concrète. Elle est une évidence incontournable dans la vie. On ne peut pas conjecturer quand à son existence ou sa non existence si on en fait l'expérience. Évidemment, si quelqu'un explique quoi que ce soit à propos de l'illumination de la conscience, il devra utiliser de mots et, à cet égard, les mots sont des concepts, mais l'expérience directe de l'illumination ou de l'ignorance est tout autre chose. Le goût de l'eau n'est pas un concept. Respirer n'est pas un concept. De même, vivre la lumière infinie de l'être n'a rien en commun avec des idées, des imaginations, des rêveries, ni aucune sorte de construction mentale. L'éveil de l'être transcende toute forme d'activité de la pensée ou des perceptions sensorielles. Posséder un système nerveux qui permet à l'état de l'être d'exister de manière consciente en soi n'est absolument pas quelque chose de conceptuel. Seuls des mots représentent des notions conceptuelles. La réalité de l'illumination est « expérientielle » à cent pour cent. L'illumination est un état de l'être, une expérience de l'Absolu, contrairement à toute idée ou notion qui est fabriquée par la pensée. Ainsi, ce que tu dis : « être illuminé ou être ignorant sont des concepts du mental » est faux. Être illuminé ou être ignorant sont des évidences « expérientielles » et non pas des concepts "venant du mental." 104) LA PLACE DU MOUVEMENT DE M.T. DANS MA CONSCIENCE : Plus évolue ma conscience et plus je découvre que le mouvement de M.T. est tout à fait intime à mon être. Au début, le mouvement que Maharishi avait fondé et dans lequel je participais en tant que professeur de Méditation transcendantale, était extérieur à moi. Maintenant il ne l'est plus. Je suis, grâce à l'éveil de la conscience transcendantale, en harmonie avec le mouvement de la conscience transcendantale qui cherche à animer le monde de la relativité et à réveiller, éclairer puis illuminer les sociétés humaines. Tout mon être est devenu cette force. L'organisation internationale de M.T. est certainement extérieure à moi mais l'action permanente de cette organisation ne l'est absolument pas. Mon être est cette force cosmique en mouvement dans le monde. Je ne peux pas m'en séparer. Je suis cela. Je suis en harmonie avec les actions de l'organisation de M.T. dans tous les pays du monde, voulant éveiller le champ unifié de la loi naturelle partout. Mon être « travaille » jour et nuit, à l'intérieur de cet éveil de la conscience cosmique, pour changer le monde et en faire un paradis d'illumination où le bonheur et la santé seraient complets et naturels. 103) LA DISCRIMINATION : À partir de la c.c. (état de conscience cosmique - le premier état permanent d'éveil transcendantal), la discrimination entre le relatif et l'Absolu est établie au plan de l'expérience directe d'une manière spontanée et naturelle. Cela signifie que l'esprit (l'intellect, les émotions, la mémoire, les désirs, les rêves et le sommeil profond) ne peut plus produire une illusion quant à l'état de l'Être absolu, le pure conscience de l'infini. Rien ne peut plus apporter de confusion quant aux réalités distinctes de l'Absolu et du relatif. Aucun concept, aucune théorie, aucune explication philosophique, aucun enseignement religieux, aucune croyance, aucun idéal, aucun rêve, aucune expérience sensorielle, aucune condition physiologique ou psycho-physiologique, aucun événement extérieur, ne pourrait faire que quelque chose du relatif soit confondu avec l'Absolu, la réalité infinie de l'Être. La conscience de l'Absolu se tient en retrait de toute situation subjective et objective. Elle en est le témoin. La pure conscience est le témoin de tous les intellects, le témoin de toutes les actions. Durant le sommeil profond, la pure conscience prend conscience que « je suis inconscient. » Elle n'est plus jamais mélangée aux phénomènes de l'existence relative. 102) FRAGMENTS DE CORRESPONDANCE ENTRE DEUX VIEUX AMIS : Un ami des années 1970, (r.r.) professeur de Méditation transcendantale a la retraite, m'a écrit récemment. Voici quelques-unes de ses phrases, ainsi que ma réponse : « [.... Et c’est la différence entre toi et moi. Dans mon cas, tout a éclaté. Je suis devenu tout petit. J’ai tout laissé partir. Je ne suis plus rien. J’ai tout abandonné : mes connaissances, ma vision, mon savoir, même mon maître. Je vis dans l’instant du moment. Je danse avec ce qui est et je suis satisfait. Ma tête est vide. Il n'y a plus de quête. [...] Je fais ce que je dois faire dans l’instant. Je ne suis pas illuminé, je ne suis pas ignorant. Ce sont des concepts du mental. Je suis tout simplement avec ce qui est. Mon cœur semble s’être ouvert et je me sens sensible et ouvert à tout ce qui se présente. [...] »
J'ai répondu à cet
ami ce qui suit : « C'est tellement beau et pur ce que tu écris. Hier,
en revenant à la maison, dans l'autobus (il me faut 50 minutes deux fois
par jour) je lisais la Gita de Maharishi et je suis tombé au hasard sur
un paragraphe que je retranscris ici pour toi. Il s'agit du chap. 4
verset 15. Maharishi écrit :
« À mesure que leur (les justes) esprit s'élève
dans la conscience divine, leur vie se purifie jusqu'à ce qu'ils
ressentent profondément le besoin de voir se matérialiser la béatitude
abstraite de la conscience-de-Dieu, c'est-à-dire jusqu'à ce que celle-ci
se manifeste au niveau des sens, qu'elle devienne l'objet des sens et
que ceux-ci puissent en jouir. Avec la croissance continue de l'amour
dans le coeur des justes, le besoin d'une révélation divine sous quelque
forme que ce soit devient de plus en plus intense. Lorsque la nature ne
peut plus résister, le Seigneur naît et comble leur désir...» |