392) LA ROUE DE L'HISTOIRE A FAIT UN TOUR COMPLET SUR
ELLE-MÊME :
Une des plus grandes contributions de Maharishi à la quête
de l'illumination individuelle est devenue la plus grande
contribution à la transformation du monde entier pour tous
les temps à venir. La technique de la transcendance (La
Méditation transcendantale) a non seulement été redécouverte
mais elle peut être enseignée par un professeur « qui n'est
pas illuminé. » Depuis des siècles et des millénaires,
tout chercheur spirituel sérieux devait, s'il voulait
réaliser son objectif d'avoir un jour l'expérience de
l'illumination transcendantale, rechercher un maître
illuminé et devenir son disciple, puis recevoir de lui des
instructions et des préceptes qui allaient le guider pas à
pas vers l'illumination de la conscience. Il était
impensable d'espérer trouver l'illumination par soi-même
puisque celui qui cherche à se libérer des limites de la vie
et à découvrir la conscience infinie, doit transcender son
esprit individuel, ce qui est presque irréalisable. C'est
comme si un aveugle essayait de se décrire à lui-même le
paysage qui l'entoure. Ou comme un mendiant qui raconte à
tous ses amis qu'il est sur le point d'acheter un château.
Ou comme une personne qui a perdu la raison mais qui
essaierait d'expliquer rationnellement à son interlocuteur
en quoi consiste sa folie. Ou comme un poisson qui se met à
faire des conférences sur ce que c'est que voler dans le
ciel. Ou comme une personne ignorante qui enseigne à
l'université.
L'esprit individuel qui ne connaît rien de l'illumination
puisqu'il ne vit pas cet état, ne peut qu'imaginer cet état
ou le décrire comme on décrit un pays où l'on n'a jamais
voyagé mais sur lequel on a lu. L'esprit individuel ne peut
pas s'auto transcender puisque toutes les tactiques qu'il
inventera pour se libérer de la pensée seront le produit de
sa pensée. Ainsi, pour atteindre la réalité qui transcende
l'esprit individuel et découvrir la conscience du Soi,
l'Être, la conscience cosmique, il faut qu'une personne «
extérieure à soi » nous guide. Il faut que la personne qui
nous guide ait l'expérience de la libération intérieure de
ses propres limites et qu'elle ait elle-même suivi les
directives de son propre maître spirituel. C''est cela qui
forme la base de l'existence de la tradition des maîtres
védiques. La tradition comprend deux aspects, celui de la
relation maître/disciple, et celui de l'enseignement
pratique et théorique qui soutient la croissance de
l'expérience de la transcendance.
Maintenant, revenons à ce que j'ai annoncé au début de ce
texte en vrac. Je disais que Maharishi a complètement
révolutionné la tradition de la quête de l'illumination et
transformé pour toujours la tradition védique. Un professeur
de Méditation transcendantale n'a même pas besoin d'être
illuminé pour initier quelqu'un à la technique de la
transcendance et pour le guider du début de ce cheminement
jusqu'à la réalisation de l'état de conscience cosmique.
Ceci est unique. Auparavant, si un guide spirituel ne
connaissait pas encore l'état d'illumination, il ne pouvait
pas amener une personne jusqu'à l'illumination puisqu'il
ignorait lui-même cette expérience. Il était lui-même
prisonnier de sa propre subjectivité, des ses pensées, de
ses imaginations. Il était prisonnier de ses talents d'orateur ou de philosophe, prisonnier de ce
qu'il connaît et de ce qu'il ignore.
Maharishi a standardisé l'enseignement de la technique de
Méditation transcendantale et les procédures d'initiation
sont apprises par coeur. Maharishi les a transmises dans
leur plus grande simplicité. En fait on se demande comment
une personne pourrait être initiée à la
transcendance autrement que de la manière que Maharishi
utilise. On dirait que n'importe quelle autre façon serait
trop compliquée et contiendrait des efforts
de tous genres, incluant le contrôle des pensées, etc. En fait il
n'est pas surprenant que l'Âge de l'ignorance, caractérisé
par la souffrance sur toute la planète, ait pris toute la
place dans notre monde. Toutes les traditions spirituelles semblent
avoir perdu la procédure d'enseignement de l'expérience
transcendantale. Elles ont perdu l'enseignement théorique et
pratique sur cette expérience. C'est cette connaissance que Maharishi a
standardisée. Maharishi a structuré son cours de formation de
professeurs de Méditation transcendantale et il a réussit, en
quelques mois d'entraînement, à établir un niveau de
compétence inégalé dans l'art d'initier n'importe quelle
personne (de n'importe quel âge, n'importe quel niveau
intellectuel, dans n'importe quel pays, etc.) à la technique de
la transcendance.
Les instructeurs de MT ont initié plusieurs millions de
personnes à cette technique et partout les résultats ont été
merveilleux. La preuve a été faite désormais qu'un
professeur de Méditation transcendantale, quel que soit son
niveau d'illumination, peut faire le tour du
monde s'il le souhaite, et initier des milliers de personnes
de tous âges et de toutes cultures à la technique qu'il a reçue de Maharishi. Le génie de Maharishi
est celui de notre époque, qui demande l'efficacité et la
rapidité. Maharishi voulait produire un effet mondial d'éveil
de la conscience transcendantale et il ne pouvait
pas attendre cinquante ans pour trouver et illuminer quelques disciples. Il a eu le génie de mettre sous forme
d'instructions standardisées ce qu'il enseignait lui-même,
mot à mot, pour initier les gens qu'il rencontrait dans
divers pays et standardiser les procédures d'enseignement
pour tous les pays.
Maharishi a enregistré pour toutes les générations à venir
l'art de cet enseignement de l'initiation à la technique de
la transcendance. Il a ainsi ouvert la possibilité de
l'illumination à des millions de personnes sur chaque
continent, ce qui aurait été impensable et impossible
auparavant. Quant aux professeurs de MT que Maharishi a formé il y
a dix ou vingt ans, ou trente ans, ils ont eu le temps de
développer leur conscience au fur et à mesure qu'ils
enseignaient et qu'ils mettaient en pratique les
enseignements qu'ils avaient
reçus de Maharishi. Ils ont eu le temps de développer des expériences très
avancées de transcendance.
Maharishi a toujours eu le sens de l'évolution
et il savait qu'il fallait du temps pour passer à travers
chaque étape de cette purification qui doit prendre place
pour connaître l'illumination de la conscience. Maharishi a
réussi son double pari, celui de l'enseignement théorique
et pratique de la transcendance. Il a ainsi remis entre les mains
de ses professeurs de Méditation transcendantale les clefs
du succès de la race humaine grâce au développement de
la conscience totale, la pure transcendance.
391) OÙ SONT LES CHARS D'ASSAUT DANS LA SOCIÉTÉ VÉDIQUE?
La
société védique n'avait apparemment pas de trains, d'avions,
de téléviseurs ni de téléphones portables, mais elle était
en paix et l'abondance de toute bonne chose était visible à
la surface du vécu quotidien des citoyens de cette époque.
Les gens vivaient une longévité qui est difficile à imaginer
maintenant. Les citoyens avaient une santé idéale, leurs
gouvernements étaient tels des parents généreux et
protecteurs. La société védique savait comment développer
l'ordinateur cosmique dans chaque cerveau humain.
L'homme pouvait
voler dans les airs sans aile ni moteur à réaction. Il
pouvait connaître parfaitement le destin à venir de chaque
enfant né dans n'importe quelle société et offrir à cet
enfant la protection venant des techniques de Yaghyas. La
société védique offrait le plus complet et le plus parfait
système d'éducation en tout domaine d'étude. Le diplôme que
recevait chaque étudiant au jour de sa graduation était
celui de l'illumination de la conscience.
L'Âge védique,
le Sat Yuga, ne connaissait aucune guerre. Le mot ennemi ne
faisait partie d'aucun dictionnaire. Aucune industrie ne
fabriquait de chars d'assaut ni de bombardiers portant des
ogives nucléaires. Aucun fruit sur une branche de n'importe
quel arbre n'avait besoin de pesticide pour survivre. Aucune
ville ne possédait d'hôpital et la médecine était uniquement
préventive. Jamais une situation ne pouvait se développer au
point de devenir une maladie.
Tous les humains
se comprenaient entre eux et ils admiraient les qualités de
tous les autres. L'Âge védique n'avait pas besoin de
machines complexes ni de règles complexes, ni de policiers
ni de prisons. Les lois étaient respectées spontanément
puisque chacun savait ce qui est bien et ce qui est mal.
Personne ne souffrait d'impatience ou d'ambition pour
réaliser ses propres désirs au détriment de quelque autre
personne.
Le bonheur était
aussi important ici que là. Les projets qui occupaient les
êtres humains avaient tous une valeur cosmique, universelle,
plaisante et artistique. Les villes et les villages étaient
des copies du paradis. L'architecture était védique,
l'éducation védique, l'agriculture védique, la médecine
védique, la musique védique, les gouvernements védiques,
etc. Toutes les sociétés étaient faites de paix et de
créativité. Les gratte-ciel touchaient les pieds de Dieu.
La société
védique est celle que Maharishi a recréé pour nous
aujourd'hui et pour toutes les générations à venir. C'est la
société qui donne l'expérience de la conscience
transcendantale à tous ses citoyens.
390)
SOMA :
Lorsque l'Être (la conscience transcendantale) a une
influence simultanée, unifiée et égale sur toutes les
parties du corps et de l'esprit, à tous leurs niveaux de
fonctionnement et d'existence, alors cette action de l'Être
est sentie comme étant le flot du Soma. Le Soma est le
mouvement de l'immortalité de l'Être en direction de la
matière du corps et de l'intelligence. Le Soma
est la vitalité vibrante de l'Être. Il est le dynamisme
parfaitement intelligent, parfaitement éveillé, parfaitement
connaissant de toute chose, et d'une manière égale, qui se produit à l'intérieur de
chaque cellule du corps et l'éveille, l'anime, lui prête la
vitalité de l'immortalité et augmente son intelligence à l'infini.
L'action du Soma est l'action de l'Être absolu pour la
perfection de la création relative. Soma est le pouvoir de
l'évolution, l'intelligence de l'évolution, l'ordre de
l'évolution. Son flot, sa lumière, son intelligence et sa
force, lorsqu'ils sont perçus à l'intérieur même de la
conscience transcendantale, là où il n'existe aucune
dimension de temps et d'espace, sautent par dessus la
frontière de l'immortalité et entrent dans l'esprit et dans
le corps pour leur prêter ses qualités. Maharishi dit de
Soma qu'il est la colle de l'univers, qui garde toutes les
choses unifiées.
Extrait : 9ième Mandala du Rik Veda, Soûkta 14, verset 8 - «
O Soma, ô toi qui disposes de tous les biens du ciel et de
la terre, viens et sois à nous. »
389) LE
BONHEUR NE SUFFIT PAS :
Maharishi explique que la raison pour laquelle la souffrance
existe est par ignorance de toutes les possibilités
qu'offrent la conscience. Par ignorance du bonheur
total, dit-il, l'être humain se met à vivre toutes sortes de
bonheurs partiels, et comme le bonheur est si bon, si fort,
l'homme accepte de souffrir en même temps qu'il se réjouit
de ses hauts bonheurs.
Dans
l'état de la veille active, il y a des millions de bonheurs
et des paliers innombrables d'intensité de tous ces bonheur.
Maharishi donne l'exemple de celui qui hérite d'un manoir
qui contient 40 pièces, mais parce qu'il se sent si heureux
dans la bibliothèque, il passe tout sa vie dans cette unique
pièce. Il oubliera même les autres pièces. Il vivra là,
entouré de livres, et il aura tous les plaisirs qu'il y
découvrira. Mais il ne connaîtra jamais les joies de la
cuisine ou du salon. Il ne fera jamais « le tour du monde. »
Voilà
pourquoi il est si important d'informer les gens qu'il
existe sept états de la conscience et non pas uniquement
trois, l'éveil, les rêves et la sommeil profond. Lorsque les
sept états de la conscience seront développés par des
millions de personnes, toute la souffrance va s'arrêter
automatiquement. Elle sera remplacée par la félicité, la
liberté, la santé et la pleine intelligence créatrice. Le
bonheur n'est pas suffisant. Il faut découvrir la félicité
qui ne s'éteint jamais.
388) L'ESSENCE
DU YOGA :
Le Yoga est un
état où, peu importe la position du corps ou celle de
l'esprit (sommeil, rêves, éveil actif), jamais ne se perd le
contact avec la conscience infinie, la conscience hors
limite, la félicité de l'Absolu.
Le traité principal du Yoga, rédigé il y a deux mille ans
par Patanjali, définit le yoga comme suit : « Yoga chitta
vritti nirodha » ce qui signifie : « Le yoga est (l'état dont
on fait l'expérience une fois que s'est produit) l'arrêt des
fluctuations de l'esprit conscient. » Le mot à mot donnerait
: (yoga)- état unifié, (chitta) - esprit conscient, (vritti)
- excitations, fluctuations, ( Nirodha)-
apaisement, arrêt.
Évidemment cette situation où l'on vit l'état du Yoga n'est
pas possible suite à la pratique de positions
physiques, les postures « Asanas » de la discipline du Hatha
Yoga. On ne peut pas pratiquer des postures et espérer
développer cet état de la conscience unifiée, l'état
UN sans dualité, qui est infiniment plus qu'un petit ou un
grand sentiment de bien-être au niveau relatif des
sensations, des émotions ou de l'intellect.
Pour avoir contact avec l'état de la conscience
transcendantale, qui est l'expérience essentielle du Yoga, il faut nécessairement
connaître et pratiquer la technique de la transcendance.
L'enseignement de Maharishi est cette technique, la
Méditation transcendantale. Elle donne l'expérience de la conscience
dans son état le plus simple. Ainsi les fluctuations de la pensée
sont transcendées et le Yoga est alors connu en soi.
Avec la pratique régulière de la MT, la conscience
cosmique se développe naturellement et ainsi l'état de Yoga est vécu en
permanence 24 heures su 24. Cet état ne peut plus jamais
être perdu. Dans cette situation, l'état unifié de Yoga
coexiste avec n'importe quelle position du corps ainsi que n'importe quelle position ou situation dans laquelle se
trouve l'esprit, les pensées et les émotions. Toute
situation contient alors l'harmonie de la conscience
infinie, l'équilibre sans effort de l'ordre naturel et la
félicité de l'Être transcendantal.
Quelle que soit la
situation du corps au plan relatif de la vie, ou celle de
l'esprit pensant, l'expérience de l'état de Yoga est
rendue permanente.
Tel est l'accomplissement du réel Yoga, la vision de la
pleine conscience, l'infini transcendantal en soi, et non pas une série de postures
rendues perfectionnées par la discipline corporelle et la
concentration mentale.
387)
LE CHEMIN DE L'ÉVOLUTION :
« La
Méditation transcendantale normalise le fonctionnement du
corps et restaure la santé. Elle établit une coordination
parfaite de l'esprit avec le système nerveux, ce qui
améliore le corps et renforce l'esprit simultanément. Les
anormalités du corps et de l'esprit sont normalisées. » -
"Transcendental Meditation normalizes the functioning of the
body and restores health. It establishes perfect
coordination of the mind with the nervous system, improving
the body and strengthening the mind at the same time.
Abnormalities of body and mind are normalized."
Maharishi, from the book Thirty
Years Around the World p. 436
Tout
ce que Maharishi a enseigné est devenu l'autoroute de
l'évolution pour des millions de personnes. L'espoir d'un
monde meilleur a été transformé en quelque chose de concret,
le chemin de l'évolution de la conscience collective.
Au niveau
individuel, évoluer signifie avoir l'expérience de la
conscience transcendantale et stabiliser cette expérience
dans le vécu quotidien. Évoluer collectivement signifie
recevoir l'influence qui vient de chaque personne qui a
l'expérience de la conscience transcendantale et intégrer
cette connaissance dans tous les secteurs de la société.
Par exemple,
au plan de la santé, le perfectionnement physiologique est
désormais rendu possible grâce à l'expérience de la
conscience transcendantale. Depuis de nombreux millénaires,
ce perfectionnement était impossible car la technique de
transcendance n'était pas disponible. Il y a la santé
relative, qui vient d'exercices, de bonne nourriture et
autres habitudes positives pour le corps et l'esprit. Mais
il y a maintenant la santé absolue, illimitée. Maharishi
l'appelle : la santé parfaite. Ce niveau de santé ne peut
pas venir de la pratique de certains sports ou d'une diète
quelconque. La santé parfaite se développe avec l'expérience
répétée de la conscience transcendantale, laquelle est une
source non relative mais absolue d'énergie, d'ordre et
d'intelligence créatrice.
Dans chaque
pratique de la Méditation transcendantale, le corps suit le
mouvement de plus en plus subtil de l'activité mentale en
direction du silence de la conscience transcendantale. La
respiration devient plus subtile. Il y a une plus grande
synchronie des deux hémisphères cérébraux. Six cent
recherches scientifiques montrent l'étendue des effets de la
Méditation transcendantale.
La
conscience
transcendantale est la perfection de la vie. Elle ne
contient aucune entropie. Elle est un état où l'intelligence
est pleinement éveillée en repos profond. De
nombreuses transformations très subtiles prennent place dans
le système nerveux durant chaque pratique de la Méditation
transcendantale. La normalisation des stress et
l'élimination des fatigues profondes qui étaient
emmagasinées dans le cellules du corps vient, bien
évidemment, des mécanismes naturels du fonctionnement
physiologie. Mais ces mécanismes sont augmentés par la
procédure de transcendance durant la M.T. L'état de
vigilance tranquille (la conscience transcendantale) éveille
des régions du cerveau qui étaient inutilisées jusqu'à
maintenant. Maharishi dit que l'expérience de la
transcendance est l'unique moyen de développer le cerveau
total. Le réveil de ces régions du système nerveux permet de
réparer le corps de ses stress profonds, ce qui n'avait pas
été possible avant.
Avec la M.T., le
corps va
apprendre à utiliser son plein potentiel de guérison et de
régénération. Cela va se faire spontanément, sans qu'on ait
à y faire quoi que ce soit volontairement. C'est un
processus automatique qui vient de la MT. Ainsi, le système
nerveux va s'habituer à suivre le mouvement de plus en plus
subtil de la pensée lorsque l'attention progresse en
direction du silence de la conscience transcendantale. C'est
à ce moment là que le corps et l'esprit atteignent un niveau
de coordination inégalé avant.
Les techniques
d'évolution de la conscience (la MT et les MT-Sidhis, dont
le vol yogique fait partie) sont la clef du succès du
développement totalement automatique et naturel de la santé
parfaite. L'expérience
transcendantale est le plus grand purificateur.
Avec l'enseignement de
cette merveilleuse et simple technique de Méditation
transcendantale, la
science de l'évolution est déjà
complète. Elle place chaque être humain au tableau de bord
du train qui voyage à haute vitesse sur la voie de
l'illumination transcendantale.
386)
LES DEUX SAGESSES :
Ce
qu'on appelle la sagesse est habituellement un phénomène
discursif, dialectique. Elle est une interprétation au
niveau verbal des expériences qui ont été faites dans la
relativité des événements, dans le but d'en tirer des leçons
et de faire moins d'erreurs.
Mais la
sagesse populaire ne change rien à la folie des peuples. Les
jolis dictons, les principes bien énoncés et bien compris,
les heures de réflexion en silence, l'analyse du cours des
actions, n'ont pas porté les fruits attendus. Les
intellectuels ont tiré de leur étude de l'histoire des
conclusions évidentes, ils ont bâti l'éthique de chaque
époque, ils ont clarifié les grandes énigmes de l'existence.
Ils ont expliqué les paroles de Dieu. Mais tout cela n'a
jamais empêché ceux qui les ont écouté ou qui les ont
engagé comme conseillers, d'exposer le monde aux plus
radicales théories, aux plus monstrueux sectarismes, aux
plus violentes révolutions. Toutes les erreurs du monde
ont été faites sous les yeux attentifs de la sagesse humaine.
Nous avons
en tête ce rappel de tant de souffrance dans l'humanité. N'a-t-on pas
dit que «
toutes les routes de l'enfer sont pavées de bonnes
intentions. » Que s'est-il passé pour que, malgré les mesures
prudentes de la sagesse en chaque civilisation, la plupart
des projets
humains ont rendu l'homme totalement insensé?
La
sagesse qui vient avec la pratique régulière de la
Méditation transcendantale est autre chose. Elle est la
sagesse qui va avec le contact de la conscience pure qui ne
contient aucun stress. La conscience transcendantale
nous présente enfin la sagesse de l'Absolu, cet état qui englobe la
totalité de tous les points de vue. La conscience transcendantale est
en elle-même la sagesse
absolue. Cette expérience, lorsqu'elle est connue de plus en
plus clairement, habitue l'esprit humain à fonctionner
au niveau de la loi naturelle qui englobe tout, la toute connaissance
qui spontanément ne connaît pas l'erreur.
La
sagesse de l'Absolu est branchée à l'ordinateur cosmique.
L'ordinateur cosmique est chargé du programme de l'omniscience divine
que l'on retrouve partout dans le fonctionnement holistique de la nature.
L'être humain possède en lui le potentiel de connaître deux niveaux de
sagesse, celle qui vient de l'expérience de n'importe quoi
et qui fait qu'il apprend comment « agir de son mieux, » (ce
qui n'est jamais suffisant) et la sagesse de
l'Absolu qui reçoit spontanément la connaissance de la totalité sans avoir à y réfléchir.
L'action
en accord avec la conscience infinie est la totalité de la loi
naturelle, sans avoir à y réfléchir. Aucune connaissance
incomplète au plan relatif de la vie et aucun ne peuvent
bloquer ou restreindre le regard illimité de la sagesse de l'Absolu. La sagesse
infinie ne dort jamais. Elle ne dépend pas d'états
psychologiques. Même l'extrême inconscience au niveau mental
(lors du sommeil profond) ne cache jamais sa lumière. Elle n'a pas à chercher ce qui est
mieux; elle n'a pas à s'efforcer pour choisir entre un bien
relatif et un mal relatif. Elle n'a pas à réfléchir pour trouver la voie à
suivre.
Celui qui vit les états
supérieurs de la conscience, est plus qu'un ami de la
sagesse, il EST la sagesse en tout ce qu'il peut penser et
agir. La sagesse EST son être. Il ne peut jamais s'en
séparer. Il ne peut donc jamais
faire d'erreurs. (La mesure de l'erreur est le degré de
souffrance qu'une personne vit et crée autour d'elle). Lorsque
la conscience est remplie de l'expérience de la félicité de
l'Absolu, elle ne peut
plus faire quoi que ce soit pour créer de la souffrance
autour d'elle. La sagesse devient l'amie de celui qui
connaît la conscience transcendantale. Elle ne le quitte
plus jamais. C'est ainsi que la sagesse devient absolument sage.
385) CE
QU'ON APPELLE LA SAGESSE :
Aucun mirage ne peut prendre forme sur la mer. Ceux-ci
n'apparaissent que dans les déserts, là où l'eau est rare. Ainsi, aucune illusion ne peut miroiter sur
l'intelligence de la conscience transcendantale. La
conscience totalement simple de la transcendance reste
chargée à l'infini d'une pure
vigilance qui observe simultanément toutes les directions
sans avoir à tourner le regard, elle reçoit la sagesse
qui dépasse les mots. Le coeur
d'une personne qui connaît la sagesse qui dépasse les mots reste
toujours libre.
Le coeur d'une personne qui croit tirer la sagesse hors de
son propre intellect, suite à de longues réflexions, à des analyses,
suite à l'accumulation de connaissances,
sera toujours troublé et incertain. Car demain d'autres pensées
viendront contredire celles d'aujourd'hui. Et d'autres
points de vue oubliés hier feront surface et
changeront la perspective de la vérité.
La sagesse
de l'intellect est prisonnière des incertitudes de l'esprit,
de ses fluctuations, de ses humeurs, de ce qu'il ignore
encore, de ce qu'il semble connaître aussi. Ce qui est connu
est une entrave à la vérité. Ce qui est inconnu engendre une
démarche aveugle et ignorante. Quel point de vue individuel contient
tous les autres points de vue? Quel vécu particulier
présentera la sagesse complète à celui
qui la cherche? Quelle leçon apprise contiendra ce qui n'a
pas encore été appris, et même ce qui a été oublié? Quel enseignement discursif
saura prendre en considération tout ce qui dépasse les mots? La vraie sagesse
est d'un autre ordre que celui de la relativité des choses
apprises et mémorisées. La pensée est aussi incertaine que la vision
d'une vague qu'on ne peut jamais garder fixée dans notre esprit parce
qu'elle est à chaque fraction d'instant complètement transformée.
La vraie
sagesse est par delà tout apprentissage des choses
changeantes. Elle est de l'ordre de l'intemporel, de
l'infini, de l'immortel, de l'éternel, de l'indicible, de
l'illimité, de l'Absolu, de l'Être. Parce qu'elle est infinie
dans sa nature, la vraie sagesse comprend d'un seul coup tous les points de vue,
même s'ils sont innombrables. Elle est la sagesse du tout, retrouvée en
chaque lieu, en chaque instant, au coeur naturel de toutes
les parties. Elle est la connaissance instantanée de la totalité.
L'autre
sagesse, celle de l'esprit individuel, est apprise par
frottement plus ou moins douloureux avec les événements. Le feu
brûle alors sagesse oblige. Un clou planté au mauvais
endroit fera fendre la planche. Il est certes nécessaire d'apprendre cette
sagesse du succès des gestes. Il faut apprendre les normes
et les techniques, et la culture. La sagesse
technique peut et doit être mémorisée, faute de se
faire taper sur les doigts. Mais lorsqu'on apprend une
chose, il est certain qu'on oublie autre chose. D'autres
événements remplacent les premières leçons apprises dans le
passé. La sagesse
de l'esprit individuel est emmagasinée dans des bouts de phrases qui semblent utiles,
mais
lorsque les mots prennent de la distance dans notre tête,
lorsque les dictons sont oubliés, lorsque l'ancienne manière
de faire n'est plus à la mode, alors le temps efface
ces phrases de sagesse. Bientôt il n'y reste plus rien et
au bout du chemin de la vie, la sagesse est associée à la
vieillesse, à la fatigue du corps qui a épuisé sa vitalité
et ses désirs. Peu importe le nombre de leçons apprises,
l'impression d'ignorer ne nous quitte jamais. Il y en a qui
concluent alors que la sagesse consiste à savoir qu'on ne
saura jamais. De telles conclusions sont tellement
partielles. Elles sont correctes uniquement si la vie est
considérée uniquement au plan relatif de l'existence. Mais
dès que la réalité absolue est connue, par la technique de
la transcendance, toutes les conclusions qui étaient le
joyaux de la sagesse de la relativité se brisent en morceaux
parce qu'ils ne contiennent pas l'infini, qui est la nature
même de la réalité.
Ceux qui
durcissent leurs convictions, croyant qu'elle est la plus
grande sagesse, produisent souvent le contraire de ce qu'ils
espéraient. Leur idées deviennent des idéologies. Leurs rêves des
révolutions. Leurs luttes des guerres. Leur intelligence une
folie. Leur vérité une intolérance. Leur espoir une
obsession.
Les rayons
du soleil ont une source commune mais ils volent tous dans
des directions opposées, éclairant les ténèbres de tous les
côtés. Chaque geste quotidien, chaque
tradition, chaque fête, chaque
chandelle allumée dans la nuit, chaque regard à partir du sommet d'une
montagne, chaque temple de Dieu, tout cela représentait
quelque chose de plus grand, quelque chose de sacré et de
divin dans la pensée humaine. Chaque chose était un symbole du vrai bonheur à
venir, de la vraie sagesse qui va venir. Mais malgré tant de
symboles de sagesse et de sacré, des
générations sont passées, attendant un épanouissement qui ne
s'est jamais concrétisé.
On associe toujours sagesse et
quête de sens. Trouver une signification, découvrir le sens
caché des choses, déchiffrer les messages cachés dans les
événements, voilà ce qu'était l'activité principale des
chercheurs de sagesse, des enquêteurs de la vérité. Grâce à
cette quête perpétuelle de vérité était maintenue de siècle
en siècle un certain espoir et un certain bonheur
artificiel, celui que notre intellect ou que nos émotions
pouvaient supporter et tirer du vaste labyrinthe de
l'existence phénoménale. Seuls quelques sauts en apesanteur
dans la pensée abstraite de la liberté, dans celle de la contemplation
de l'éternel, appelaient une sagesse plus haute, mais vaine,
puisque impuissante à ramener sur terre la vision exaltée. Toutes nos découvertes philosophiques ne nous
ont jamais contentés puisque dès le lendemain de leur
exposition, celui même qui les avait exposées, mourait de
chagrin ou de violence. Tout dans l'univers, de la libellule légère au
rugissement du lion, de la goutte d'eau au ruisseau qui
rejoignait l'océan, du coup de vent rafraîchissant à la
tornade dévastatrice, chaque découverte n'a jamais satisfait l'homme ni
ne l'a comblé.
Maintenant,
grâce à la simple technique de Méditation transcendantale,
la conscience infinie est connue directement en soi, dans le
calme et le repos de la pensée. Le soleil s'est enfin levé
et l'état de quête de signification s'est enfin arrêté. La
quête de bonheur s'est enfin arrêtée. Elle a été satisfaite
en notre être, dans la conscience transcendantale en soi. La
quête de bonheur est devenue l'expression du bonheur
permanent. La sagesse est devenue aussi naturelle que le
vent qui se lève ou s'apaise, que le germe qui s'ouvre hors
de la graine et laisse sortir la jeune pousse qui deviendra
un arbre géant. Les états supérieurs de la conscience sont
la sagesse naturelle de chaque personne humaine. Tels sont les fruits de la sagesse
que Maharishi a révélée à
l'humanité.
384)
LE COEUR, L'AMOUR, LE MAÎTRE :
Un
pur fil d'or lie le coeur du disciple à la bénédiction
silencieuse du Maître. Une dévotion sans égale envahit le
coeur et l'esprit du disciple. La dévotion surgit, telle
l'eau d'une source lorsqu'elle fait surface entre les
roches, à partir de ce niveau de la conscience de l'Être,
directement à l'intérieur de la transcendance. Aucun effort
pour penser ne peut être fait là. Aucun effort pour servir
le maître n'est possible là. Toute pensée, tout sentiment,
toute action naissent du silence qui forme l'impulsion
cosmique de la pensée et de l'action.
On
voit l'union de l'Être à l'Être, une union impossible à
décrire, mais réelle et parfaitement naturelle. La relation
de l'Être à l'Être est la plus naturelle de toutes les
relations dans l'univers. C'est la relation de la conscience
infinie avec elle-même, l'expression de la créativité sans
borne de l'Origine divine. Cette perception de l'union
intime de l'être du disciple avec l'Être de son maître est
le pas qui mène à la conscience d'unité. Il est l'autoroute
élargie de la réalisation de Dieu.
Le
service au maître s'opère au niveau transcendantal. C'est là
que se trouve le réel niveau d'action qui transforme le
monde et non pas vraiment des choses à la surface active des
événements. Le lien entre le disciple et le maître devient
un champ de toutes possibilités puisqu'il se fait à partir
de ce fondement où n'existe aucune limite, ni dans la pensée
parce qu'elle retourne d'instant en instant à sa source, ni
dans l'action parce qu'elle possède le pouvoir de la
conscience hors limite. L'action du disciple pour le maître
est le délicieux retour de l'Être à l'Être.
Le
lien d'amour grandit dans le coeur du disciple par
l'enseignement reçu du maître. La sagesse coule sans cesse
une fois qu'elle a été éveillée. La connaissance
transcendantale est la plus subtile de toutes les
connaissances. Elle possède un charme infini et elle donne à
la vie quotidienne son statut d'immortalité.
« Ce
n'est pas tant ce qui se produit qui a de l'importance, mais
ce qui soutient ce qui se produit, le lien abstrait de la
conscience. -
It
is not what is happening that is important, it is what
sustains happening that is important, the abstract link of
consciousness. » Maharishi
« La
dévotion est la forme la plus simple de la conscience. Elle
est tout à fait naturelle. Il n'existe rien de plus vrai, de
plus innocent, rien de plus divin.
-
Devotion is the simplest form of awareness. It is most
natural. There is nothing more thorough, nothing more
innocent, nothing more divine. » Maharishi
« On
ne s'exerce pas à la dévotion. Elle est la dignité spontanée
d'une vie qui a été purifiée. -
Devotion is not practiced. It is the spontaneous dignity of
a purified life. » Maharishi
«
... ainsi, c'est le fil intérieur, délicat, le tendre fil de
la vie, qui est le souffle de sagesse dans la vie du
disciple, et qui fait qu'une personne n'a plus besoin de
cultiver le lien dans son propre coeur. La sagesse qui coule
à partir du maître suffit pour garder le disciple éveillé.
Il n'est pas nécessaire de cultiver le lien dans son propre
coeur, le maître se charge de cela pour le disciple.
... So it is the inner thread, delicate, tender thread of
life, that breathes wisdom into the life of the disciple,
and one is not required to cultivate the strength of the
link in one's heart. The wisdom that flows from the master
is enough to keep the disciple engaged. One doesn't have to
cultivate the link in one's heart, the master does it for
the disciple. » Maharishi
«
Les cables font que l'électricité passe, mais si nous
souhaitons que de plus en plus d'électricité circule, il
faut que le cable soit plus tendre. Chaque contact qui se
fait en référence avec l'activité qui se déroule autour du
maître ajoute plus de filage pour augmenter le flot du
pouvoir, pour que plus d'Être coule.
-
Wires allow electricity to go through, but if we want more
electricity, we have to make the wire more tender.
Every contact with reference to activity around the master
is adding more wire for some more power to flow, some more
Being to flow. » Maharishi
383) ÊTRE DANS
L'ATTENTION À SOI?
: Être dans
l'attention à soi n'est pas une perception ou une
connaissance transcendantale. Il y en a qui enseignent que
l'illumination est une perception du moment présent et
qu'elle dévoile l'indescriptible nature de la conscience.
Mais en cela, il y a une erreur de perception et
d'enseignement. L'illumination n'est absolument pas la
conscience du moment présent, elle transcende toute notion
de temps, présent, passé et futur. l'illumination est
transcendantale. Elle appartient à la connaissance de la
conscience qui transcende toute expérience dans la
relativité de la création. Aucune attention donnée au
moment présent plutôt qu'à celui de l'avenir ou du passé ne
peut apporter l'éveil transcendantal de la conscience en
illumination.
Essayer d'ajuster son esprit pour qu'il se concentre sur
l'attention à soi n'a rien à voir avec l'illumination qui
est l'Être perçu spontanément au niveau qui transcende la
pensée, qui transcende l'attention individuelle. Aucune
sorte d'attention au niveau de l'esprit conscient, aucune
tentative de manipulation volontaire de l'attention voulant
la placer et la maintenir au niveau de la conscience
universelle ne réalisera l'illumination transcendantale de
la conscience. Enseigner qu'il faut amener l'attention au
niveau de la conscience d'être par rapport à un enseignement
où il est dit qu'il faut mettre son attention sur le pouvoir
des pensées ne fait pas de réelle différence. Le pouvoir des
pensées a une valeur extrêmement limitée sauf si
l'expérience de la félicité et du contentement de l'Être
transcendantal est connu. Les pensées sont des girouettes et
elles sont continuellement liées aux sensations, aux
événements, aux mémoires, aux conditionnements. Elles sont
faibles et en quête de bonheur constant, en quête d'énergie,
en quête de pouvoir, etc. L'expérience de la
conscience de l'Être transcendantal est le soulagement
complet de tous les efforts de la pensée pour
rejoindre l'épanouissement de tous ses désirs. Au plan de
l'Être, tout est complet, et épanouissant. Aucune découverte
imaginaire de l'illumination au plan de la pensée ou au plan
de l'attention consciente n'a de réelle valeur.
L'illumination ne se trouve pas là.
Être mal guidé au plan spirituel engendre une très grande
perte de temps et d'énergie. Des millions de personnes
écoutent ceux qui enseignent le pouvoir de la pensée ainsi
que ceux qui enseignent le pouvoir de l'attention ouverte
par l'éveil au moment présent. Ils sont mal guidés.
Lorsqu'il y aura plus de professeurs de la Méditation
transcendantale dans chaque société, tous les longs détours
que suivent des millions d'individus pourront être évités et
la technique de transcendance sera pratiquée et appréciée
pour sa valeur inestimable.
382)
S'INCARNER SUR TERRE OU RESTER LÀ HAUT?
Si une
âme évoluée accepte de naître, elle doit nécessairement
accepter une certaine imperfection humaine. Pour nous, qui
ne sommes pas très évolués, le dilemme ne se pose pas. Nous
plongeons dans les aventures terrestres, pour le meilleur ou
pour le pire.
Mais pour les
êtres qui ont déjà acquis une très grande pureté et qui
vivent dans les lieux célestes de l'univers, là où tout est
éclairé de partout à la fois, là où l'harmonie règne entre
les êtres, là où les plaisirs sont réalisés par pure magie,
il doivent accepter l'imperfection relative de la vie dans
le temps et l'espace - accepter une limite corporelle,
accepter le processus du vieillissement humain, accepter les
limites psychologiques, celles des circonstances historiques
et culturelles où elle vont naître et vivre.
Comment ces
âmes pures vont-elles s'accommoder de l'imperfection de la
vie humaine? La réponse : « Avec patience, avec amour, avec
humour. » Ces âmes arrivent ici avec une mission spirituelle
ou autre, et elles connaissent les détails de leur
engagement. La joie d'accepter une mission d'évolution pour
l'humanité est très épanouissante. Une âme bien née n'oublie
jamais son origine spirituelle, elle ne perd jamais sa
lumière spirituelle. Elle s'incarne et elle voyage vite pour
terminer son évolution et gagner ici la pleine réalisation
des états supérieurs d'illumination. Des milliers et des
milliers d'âmes très évoluées sont présentement incarnées
sur notre terre parce qu'elles ont maintenant la chance de
mettre fin à leur très longue attente (des milliers
d'années) dans les lieux paradisiaques de l'univers, avant
qu'une possibilité concrète d'illumination ne se présente
sur terre, comme c'est le cas maintenant, et que ces âmes
puissent venir se réincarner dans n'importe quel pays, dans
n'importe quelle tradition, et trouver la technique de
Méditation transcendantale. La MT est enseignée déjà dans
tous les pays... elle le sera bientôt dans chaque grande
ville du monde. Puis dans les petites villes, et les
villages. Déjà il y a des jeunes qui apprennent à méditer au
Pérou dans les villages des Andes, au Brésil dans la jungle
équatoriale, en Mongolie dans la large plaine, au Kenya, et
ailleurs. De très belles âmes humaines se sont incarnées
dans tous les coins du monde, et elles ont la mission de
soutenir la régénération spirituelle de Maharishi sur toute
la terre.
381)
L'ERREUR DE L'INTELLECT :
Maharishi dit : « Little knowledge is dangerous - une
connaissance partielle (petite) est dangereuse. » Je crois
que Maharishi indique par cette expression ce que les textes
védiques annoncent comme étant la plus grande erreur sur le
chemin de la spiritualité, le « Pragya Parad - l'erreur
de l'intellect. » L'erreur de l'intellect consiste à
accorder une valeur absolue à quelque chose qui est relatif.
Évidemment,
cette erreur de l'intellect est inévitable tant que
l'expérience claire de la conscience transcendantale,
laquelle transcende l'intellect (l'esprit, les pensées, les
émotions, les sensations, les rêves, le sommeil inconscient,
etc.) n'a pas été connue de façon très claire, et rendue
permanente grâce à une pratique régulière de la Méditation
transcendantale. (À noter ici que je nomme la technique de Méditation transcendantale
comme étant la voie de l'illumination transcendantale, même
si je sais que de nombreux chercheurs spirituels ont aussi réalisé le Soi
transcendantal dans les époques où la MT n'existait pas de
manière formelle comme c'est le cas aujourd'hui - dans le
passé, la voie de l'expérience transcendantale était
beaucoup plus longue à parcourir et « l'erreur de
l'intellect » était encore plus fréquente, d'où l'ignorance
massive qui existe dans toutes les sociétés à propos de la
réalisation du Soi transcendantal, en plus des malheureux et faux enseignements
sur l'illumination en général).
Il existe
une multitude de facettes à ce « Pragya Parad. » Nous apercevons
les résultats de cette erreur de l'intellect dans les événements qui se
déroulent dans tous les coins du monde depuis de nombreux
millénaires. La souffrance généralisée est certainement le
signe évident de l'erreur et de l'ignorance spirituelle qui existent dans le
monde. Je parle de l'ignorance de la félicité
transcendantale. Le chemin de l'expérience transcendantale a
été perdu dans toutes les traditions et la quête spirituelle
est passée aux plans des croyances de Dieu, de l'étude des
textes sacrés, des rituels pieux, etc. Tous ces
enseignements confondent l'expérience spirituelle avec des
mots qui parlent de spiritualité. De toute évidence, la
description d'une destination (description de Dieu,
description de l'illumination) ne peut pas servir de chemin
pour trouver Dieu ni l'illumination. L'erreur est extrême et
elle est devenue tradition.
Mais je veux
parler ici d'une sorte d'erreur de l'intellect qui est tout à
fait particulière. Il s'agit de celle qui arrive dans
l'intellect des personnes qui sont déjà assez avancées sur le
chemin de la réalisation du Soi transcendantal. Il
s'agit habituellement des personnes qui ont fait la
Méditation transcendantale depuis plusieurs années et qui
ont une très bonne expérience du processus de transcender
les pensées. Elles ont, de surcroît, une assez bonne idée de
ce que signifient les expressions : le Soi, l'Être, la
conscience pure, l'Infini, l'Immortel, etc.
Ces
personnes n'ont cependant pas encore réalisé le premier état
permanent
d'illumination que Maharishi appelle « conscience
cosmique. » Elles ont une assez bonne idée
et une assez claire expérience de la transcendance, elles
ont des qualités personnelles qui font ressortir la lumière
de leur intelligence subtile, celle qui vient de leur être
profond. Elles ont, en général, un air d'aisance naturelle qui les suit en toute circonstance. Elles
sont sans contredit plus heureuses, plus en santé et libres d'elles-mêmes et des
événements que la plupart des autres personnes qui n'ont
jamais eu l'expérience de la transcendance.
Mais la
discrimination entre le Soi cosmique et leur soi individuel
n'est pas encore fondée sur une expérience permanente
de la conscience cosmique. En conscience cosmique, l'Être
est
SÉPARÉ
en
permanence du petit soi, de l'ego individuel, des pensées et
des trois états habituels de la conscience ordinaire, soit
les rêves, l'éveil actif et le sommeil inconscient. En
conscience cosmique, les pensées sur n'importe quoi et de
n'importe quelle intensité ne peuvent plus jamais être
confondues avec
LA VÉRITÉ du SOI
cosmique parce que le Soi est totalement séparé de l'esprit
individuel. Le Soi n'est plus jamais confondu avec
quelque idéal que ce soit, ni quelque théorie, ni quelque
émotion que ce soit.
Lorsque des
méditants arrivent à un niveau d'évolution qui est assez proche de la
conscience cosmique, l'erreur de l'intellect devient possiblement très puissante et subtile (sournoise). Je vous
donne un exemple : une personne qui est un peu plus évoluée,
en arrivera à connaître par expérience directe que l'évolution
est un processus tout à fait spontané et naturel. Aucun
effort n'est jamais nécessaire pour évoluer. Cette personne
aura donc cette perception d'un état absolument sans effort
de son esprit, lequel vient comme résultat de sa pratique
régulière de la Méditation transcendantale depuis des
années.
Jusque là, il n'y a pas
d'erreur de l'intellect. Au contraire, sa perception du processus de
l'évolution est très juste. L'erreur se produit lorsque
cette même personne tire la conclusion qu'elle n'a, par
conséquent, plus
besoin de méditer deux fois par jour, ni même besoin d'une technique d'évolution et de transcendance. Elle se déclare
ensuite libre de toute
contrainte de méditation régulière ou de tout enseignement
ou de tout attachement à un maître spirituel, etc. Elle
affirme que l'illumination est une chose naturelle,
automatique, spontanée et qu'il n'existe aucun chemin pour y
arriver puisque la réalité de l'Être est omniprésente. Elle
pourra même en arriver à la conclusion que pour être
illuminé, il suffit « d'être », ce qui est une chose tout à
fait naturelle et sans effort.
Voyez-vous
où se trouve l'erreur de l'intellect dans cet exemple que je
viens de donner? En fait, il y a plusieurs erreurs de
l'intellect dans la conclusion que ce méditant avancé a
construite à partir d'éléments de vérité partielle. Se
sentir libre de l'obligation de méditer deux fois par jour
est une erreur d'interprétation de l'expérience de la MT.
Lorsqu'une personne médite, elle ne le fait pas parce que Maharishi a dit que nous devons méditer deux fois par jour.
Elle le fait parce qu'elle se rend compte chaque jour que cette
alternance de la MT avec les périodes d'activité
quotidiennes sont naturellement coupées
par deux merveilleuses périodes de repos profond durant la
MT. Méditer n'est jamais une obligation, ni une loi, ni un
commandement. Méditer est une joie, deux fois par jour pour
toute la vie jusqu'au dernier jour.
Une personne devrait
normalement avoir très hâte de méditer le matin et en fin de journée. Il n'existe
donc aucune liberté dans le fait de conclure que la liberté
est d'abandonner la méditation selon son gré parce que
l'évolution est une chose qui se fait spontanément et sans
effort. Je vois la réelle liberté à un tout autre niveau : la liberté est une
expérience intérieure qui se produit durant la transcendance
lorsque l'esprit quitte les activités mentales de surface et
qu'il se libère du fardeau de sa fatigue quotidienne et
entre dans l'expérience de la conscience transcendantale.
Voilà ce qu'est la vraie liberté. Elle n'est pas le fait de
se déclarer enfin libre de méditer deux fois par jour, ou de
suivre l'enseignement de Maharishi. Une personne suit
l'enseignement de Maharishi parce que la spécialité de son
enseignement est la transcendance. Bravo à Maharishi qui a
concentré tout son enseignement sur la transcendance, ce qui
manquait depuis des dizaines de générations. L'intellect
peut donc tirer des conclusions à partir d'expériences
profondes, très justes, mais bondir tout à coup dans des
directions chargées d'ignorance. N'est-ce pas curieux que
certaines des personnes qui sont les plus avancées, font une
bouillie de la sagesse des grands maîtres spirituels et
tirent toutes sortes de conclusions erronées à partir
pourtant d'expériences qui avaient un fondement juste au
départ?
Il existe
donc une foule d'erreurs de l'intellect des personnes qui
sont passablement déjà avancées, mais pas encore établies
dans l'état de conscience cosmique où rien de relatif ne
peut voiler l'Absolu. Ces personnes accordent donc une valeur
absolue aux conclusions de leur intellect et
elles s'éloignent de ce qui les a fait se rendre là où elles
sont rendues dans leur évolution. Elles abandonnent parfois
même le chemin qui les a fait
évoluer si loin déjà. En plus, elles apportent de la confusion
aux personnes qui débutent sur le chemin de l'évolution
transcendantale et elles brouillent leurs intellects à eux
aussi. Leurs pensées deviennent aussi mêlées qu'une pelote de laine
remplie de petits noeuds qui sont finalement presque
impossible à dénouer et à démêler plus tard.
Voilà
pourquoi il est si important que l'enseignement de Maharishi
soit donné par des professeurs qui ont reçu une
certification d'enseignement de la MT. Ces professeurs de MT
ne sont pas confondus dans leur intellect et ils enseignement
exactement ce que Maharishi a enseigné lui-même. En suivant les
conseils pratiques de Maharishi, tous ses professeurs de MT
ne seront jamais prisonniers du « Pragya Parad. »
380)
DIFFÉRENTES RÉPONSES POUR DIFFÉRENTES PERSONNES :
LA
QUESTION qui m'est posée (20 décembre 2011) est celle-ci : «
Comment être
conscient... dans le temps... de cette conscience infinie
qui vit ou va en parallèle de toute chose? PERMANENTE...
est-ce possible? Est-ce un déplacement de
conscience (en parallèle) ou tout simplement un état d'être
qu'une personne peut ressentir malgré l'espace temps? »
Ma réponse
particulière à cette personne a été celle-ci : « Cette
conscience n'est pas une sensation parce que cela voudrait
dire que cette chose est sensorielle, et elle ne l'est pas.
Elle n'est pas une idée non plus, parce que les idées
changent constamment et il est impossible de maintenir une
idée en permanence. Ce n'est pas une attitude car elles se
transforment elles aussi. Ce n'est pas une chose sur quoi on
peut mettre son attention parce que l'attention est
constamment en mouvement. Aussi, l'esprit conscient devient
parfois inconscient comme durant le sommeil profond et la
capacité d'attention n'existe plus.
Ce n'est pas
quelque chose qui appartient à l'état d'éveil actif, ni aux
rêves ni au sommeil sans conscience. C'est transcendantal.
On découvre cet état de l'Être en transcendant la pensée des
milliers de petites fois jusqu'à ce que cette expérience
s'installe en soi de manière permanente. Lorsque cela se
produit, l'expérience cosmique reste encore passablement
inexplicable parce qu'elle n'est dépendante de rien, parce
qu'elle n'est pas une chose que l'on crée soi-même selon les
humeurs quotidiennes, et qui pourrait être attaché à des
sensations. En fait, tout ce qui change, tout ce qui passe,
tout ce qui a un début et une fin, tout ce qui peut
augmenter ou diminuer, apparaître ou disparaître, n'est pas
cette conscience infinie une fois qu'on la connaît. Une
personne sait qu'elle a cette expérience lorsqu'elle a cette
expérience. Cinq minutes avant qu'elle n'arrive de manière
permanente, elle l'ignorait et elle ne pouvait qu'en parler
en se l'imaginant conceptuellement. Cinq minutes plus tard,
elle est en soi toujours.
Ce que l'on
imagine ne peut jamais être CELA. Il est impossible de
concevoir la conscience infinie et de se l'expliquer parce
que l'explication sera toujours discursive, une addition de
mots et elle sera toujours différente de la réalité de la
chose.
CELA qui
perçoit tout est la conscience infinie. CELA qui n'a besoin
d'aucune perception et qui n'a besoin d'aucune expérience
mais qui les connaît toutes, est CELA. CELA n'est jamais une
expérience sensorielle, ni une idée, ni une conception, ni
un idéal, ni une attitude mentale, ni une vision. CELA qui
est parfois conscient sans avoir besoin de prendre
conscience et qui parfois est inconscient sans que la
conscience ne s'efface jamais, c'est CELA l'infini, en soi.
Ce qui
connaît les souvenirs, les désirs, les projets, mais qui
n'est ni un souvenir, ni un désir, ni une action, ni un
projet, CELA EST. Le miroir n'est aucune des images qui se
reflètent sur lui. Ainsi, ce sur quoi se reflète toute la
vie subjective et objective, mais qui n'est ni la
subjectivité ni l'objectivité, qui est éternellement
intacte, à la fois séparé et présent partout et en tout,
c'est CELA la conscience infinie.
Si quelqu'un
essaie d'obtenir cette expérience, il n'atteindra jamais
CELA parce que ce n'est pas une destination dont on peut
s'approcher ou s'éloigner. Ce n'est pas une expérience
mentale ni sensorielle, ni intellectuelle. C'est
transcendantal. C'est l'expansion infinie de la conscience,
au plan de l'Être. Si quelqu'un pratique une technique
méditative où il essaie de grandir en conscience, il
n'atteindra jamais CELA parce que ce n'est pas dans la
conscience individuelle que CELA est trouvé, mais dans la
transcendance de la conscience ordinaire. Si quelqu'un
cherche à être illuminé, il n'illuminera que son esprit
individuel selon une image ou un concept imaginaire qu'il
cherche à rejoindre par sa pensée mais il ne connaîtra pas
l'illumination transcendantale, l'infini, l'Être, l'Origine.
Il ne sera jamais LIBRE intérieurement.
La pratique
simple de la Méditation transcendantale est la voie. Toutes
les autres méthodes méditatives connues contiennent des
efforts de manipulation des pensées. Elles sont un travail
de l'esprit pour obtenir quelque chose, une expérience, un
flash, une connaissance, une vision. D'autres méthodes ne
cherchent pas d'expériences dans la pensée, elles cherchent
à copier l'état de la conscience de l'Être, qui est ignoré
au point de départ et qui ne peut pas être copié ni imaginé.
Toutes ces méthodes font obstacle au glissement naturel de
l'esprit jusqu'à l'innocence de la pure conscience
transcendantale .
La pratique
simple de la Méditation transcendantale est la voie.
Maharishi a tout expliqué en ce domaine. Il a compris le
processus complet de la transcendance et il l'a placé
précieusement dans son enseignement systématique pour qu'il
soit préservé en toute sécurité et qu'il dure longtemps,
très longtemps au long des siècles et des millénaires. Plus
jamais la Méditation transcendantale ne sera perdue dans
l'humanité.
379)
LES QUESTIONS QUE POSE LA PERCEPTION COSMIQUE :
Au
long des siècles on a cherché les réponses aux questions
qu'on n'aurait pas eu à poser si nous avions eu l'expérience
des états supérieurs de la conscience.
Les
réponses appartiennent aux états supérieurs de la
conscience, mais nous les posions à partir d'un état de
conscience sous développé dans lequel la perspective
cosmique était impossible à saisir.
La
perspective cosmique est celle qui apparaît lorsque la
conscience est illimitée dans le temps et l'espace. Lorsque
la réalité de l'existence est immortelle en soi, lorsque
tout est inclus dans la vision spontanée de la conscience
infinie, alors les réponses qui viennent dans l'esprit sont
celles qui n'avaient pas besoin de question au départ.
Lorsque la conscience est stressée, lorsque l'esprit
individuel ne connaît pas sa base, l'Être transcendantal,
alors mille questions peuvent surgir et aucune réponse ne
sera jamais satisfaisante, quelles que soient leur
profondeur intellectuelle. Mille questions naissent de
l'ignorance. Dix mille réponses naissent de l'ignorance et
chacune d'elles ne finit jamais par mettre fin à
l'ignorance.
Mais
sans même avoir à poser une seule question, la conscience
cosmique nous fait tout connaître. Elle nous comble de
satisfaction.
378) DANS
LE REGARD DE DIEU :
Lorsque l'infini est si vaste, si plein, quelle importance
aura ce qui est fini, tout ce qui dure une minute ou un
siècle? N'est-ce pas que tout ce qui est fini aura un air
insignifiant s'il est mis à côté de l'infini? Lorsque la
vision de l'océan est possible, quelle importance aura un
frisson de vent sur le dos d'une vague unique? Quelle
importance aura le tic tac du temps sur le dos de l'éternel?
Et le jeu de la naissance et de la mort sur le dos de
l'immortalité? Et le stress des événements sur le dos de la
félicité? Et tous nos efforts pour devenir, en comparaison
de la liberté infinie de l'Être? Cette expérience du
contraste total de l'infini et du fini est bien réelle
lorsque l'état de conscience cosmique arrive. La création se
sépare soudainement de l'infini et l'immensité du temps,
puis celle de l'espace, apparaissent sur le tableau de la
conscience tels deux petits points insignifiants. En
s'approchant de la conscience divine, au bout de la maturité
de la conscience cosmique, il semble de plus en plus que
toute expérience commence à être reconnue dans le regard
même de Dieu, selon Son amour, selon Son Être immanent en
toute chose. La création devient bientôt transparente à ses
propres limites et l'illimité s'y reflète pleinement. Le
ciel au complet apparaît dans chaque petit morceau du miroir
cosmique.
377) LE
VRAI SUCCÈS :
Celui qui
connaît l'expérience permanente de l'Être transcendantal vit
le succès dans tout ce qu'il pense, dans tout ce qu'il
apprend, dans tout ce qu'il dit, tout ce qu'il entreprend,
tout ce qu'il fait ou ne fait pas. Son être est établi au
niveau du succès permanent. Il vit au niveau de l'impulsion
naturelle de l'Être cosmique. La nature a toujours du
succès. Elle a du succès même lorsque l'on voit que les feuilles ne
volent pas en ligne droite et qu'elles tourbillonnent dans
un apparent désordre, car les mouvements du vent vont parfois
de plusieurs côtés à la fois. L'apparence du succès peut
être trompeuse pour l'oeil qui mesure et observe la vie
d'une personne illuminée à partir de la surface des
événements. Pour connaître le succès de celui qui a
l'expérience de la conscience cosmique, il faut
avoir évolué soi-même jusqu'à percevoir la réalité illimitée de
l'Être transcendantal. C'est avec cette expérience qu'une
personne commence vraiment à comprendre à partir de son expérience directe la subtilité de ce que signifie : « vivre
en accord avec la loi naturelle. »
376) LES SUCCÈS DE MAHARISHI :
Les
succès de Maharishi ont été dans tous les domaines de sa
pensée et de son action. Sa pensée était établie dans l'Être
et les moindres impulsions de son esprit apparaissaient à
l'intérieur même de la conscience transcendantale. Elles ne
surgissaient pas dans la relativité de l'énergie des
événements de la vie ordinaire. Elles apparaissaient dans la
conscience infinie, à l'intérieur de la réalité absolue de
l'existence, par delà n'importe quelle cause au niveau
phénoménal de la vie. Les impulsions de la pensée de
Maharishi avaient leur source à l'intérieur de la conscience
transcendantale, là où tout est libre d'influences
relatives. Le cosmos pensait les pensées qui venaient
dans l'esprit de Maharishi. Les succès de Maharishi ont
toujours été en accord avec la totalité des lois de
l'évolution. Aucun succès artificiel ne pouvait venir dans
la vie de Maharishi. L'océan illimité de la conscience était
en mouvement dans tous ses gestes, en présence de tous ses
regards, en vibration dans toutes ses paroles, en vérité
dans tous ses enseignements. Maharishi vivait l'énergie
naturelle qui favorise l'évolution cosmique 24 heures sur
24.
Le succès de Maharishi touche à tous les domaines de la vie.
Il se produit à partir de sa source dans la conscience
illimitée. L'Océan a le succès de toutes ses vagues parce
qu'elles ne sont que lui-même, en mouvement. La conscience
de Maharishi est l'origine et le but de toutes ses actions.
Comment Maharishi aurait-il pu créer un succès au même niveau que
n'importe quel homme qui a du succès mais qui est stressé et limité dans sa conscience?
Nous savons qu'il y a des gens riches et célèbres qui ont,
à travers toutes les époques, et dans toutes les sociétés, vécu des
succès formidables, mais leurs réalisations ont toujours été
partielles. Elles ont souvent été la cause de grands
désordres sociaux, de grandes révolutions sanglantes,
de grandes inventions dévastatrices. Leur pensée avait
certainement une origine limitée. Les succès humains
appartiennent à toutes les catégories de sentiments humains,
l'ambition, l'orgueil, la générosité, l'amour, la violence,
l'avarice, l'angoisse, la peur, le désir de domination, la
vengeance, etc. Même ceux qui nous avons admirés et appelés
des génies ont presque tous vécus des vies qui n'étaient pas
enviables. Ils ont été torturés au plan psychologique. Ils
ont souffert de grandes angoisses. Ils ont abusé de leur
santé, ont connu les déséquilibres évidents de leur
personnalité.
Les moindres progrès de Maharishi étaient le résultat de
l'action subtile et silencieuse de la nature, la conscience
cosmique. Ses paroles, ses projets, soutenaient l'évolution
de tous ceux qui entraient en contact avec lui. Il éveillait
l'évolution dans l'environnement qui l'entourait. Les succès
de Maharishi sont comme la marée qui soutient un million de
vagues. La marée qui monte dans le monde est celle de
l'élévation de la conscience collective qui transforme à
chaque jour davantage le comportement humain pour qu'il soit
illuminé pour des millénaires à venir. Additionnés à tous
les succès de chaque seconde et de chaque minute des actions
de Maharishi, il y a le succès mondial qui englobe toute la
communauté humaine pour très longtemps. Les succès de
Maharishi sont tellement profonds, réels, cosmiques, qu'il
vont durer très longtemps dans l'histoire de notre monde. Le
succès de Maharishi est complet.
375) LA
TRIPLE QUESTION :
Comment peut-on connaître l'Être transcendantal s'il est
transcendantal? La plus élevée de toutes les questions qu'un
humain peut concevoir est celle-ci : Comment l'Être est-il
devenu le non être? Comment l'un est-il devenu le multiple?
Comment le non créé engendre-t-il la création? Ces trois
questions sont la même question fondamentalement. De très
grands philosophes ont essayé, en vain, de résoudre l'énigme
du mystère de la création phénoménale.
L'unique
réponse valable à ces questions ne pourra jamais venir de la
pensée individuelle. La réponse appartient plutôt à la
réalité des trois états supérieurs de la conscience, la
conscience cosmique, la conscience divine et la conscience
d'unité. En effet, la réponse unique à ces trois questions
fondamentales restera toujours introuvable au plan de
l'intelligence individuelle. Ce serait comme demander à une
grenouille qui a passé toute sa vie dans un puits de décrire
les étangs dans les campagnes.
Même si une
personne réussissait à mettre des mots dans une phrase qui
donnerait la réponse à ces trois questions, et que la
réponse soit la bonne explication logique, celle-ci ne
serait pas encore satisfaisante. Les questions referaient
surface dans quelques jours ou quelque semaines. Pour
trouver une réponse qui serait tout à fait satisfaisante, il
faut absolument transcender l'esprit individuel et établir
la conscience au plan de la conscience infinie, directement
en soi.
La
conscience transcendantale se trouve à être « elle-même » la
réponse à n'importe quelle question existentielle. Sans
cette transcendance, peu importe ce qu'ont été les réponses
apportées par des hommes ou par Dieu lui-même dans les
textes des livres sacrés, les paroles ne seront jamais
satisfaisantes parce que l'esprit individuel ne peut
concevoir la vie que par des points de vue et jamais tout
englober dans une vision unique.
La vraie réponse qui satisfera l'intellect et le coeur pour
toujours se trouvera uniquement au plan de l'expérience de
l'Être lui-même puisque c'est l'Être qui doit dévoiler son
propre secret et montrer comment est apparue en Lui toute la
création. Seule l'illumination transcendantale peut révéler
son propre mécanisme de création de toute chose à partir de
«rien», c'est-à-dire à partir de l'Être lui-même, et
engendrer une multitude infinie de diversités phénoménales.
L'enseignement de Maharishi a été la réponse à toutes les
questions profondes de la vie. Maharishi a d'abord enseigné
la technique de transcendance des pensées, (la Méditation
transcendantale) qui permet de dépasser l'esprit rationnel,
les rêves, l'imagination, la contemplation, la
concentration, la pensée pieuse, et même l'inconscience du
sommeil profond. Il a ensuite enseigné les techniques de MT-sidhis,
dont le vol yogique fait partie. Grâce à ces techniques, il
a voulu que nous découvrions ce qui se cache dans le
fossé qui existe entre le relatif et l'Absolu. Entre la
conscience transcendantale et le relatif, se cache le
mécanisme de la création car, à partir de « rien » (le
transcendantal), est apparu toute la création phénoménale. Dans ce fossé, qui
est connu sur la ligne qui sépare la conscience
transcendantale de l'esprit actif individuel, se trouve le
mécanisme de création et de la transformation de la création
au complet.
La
tradition védique de l'Inde antique avait enregistré il y a
des milliers d'années toutes les techniques qui permettent
le plein développement de la conscience, ce qui seul permet
de répondre aux questions essentielles qui se rapportent à
la vie. Rien de cette connaissance n'a été perdu. Elle avait
été simplement oubliée ou mise de côté par erreur. Maharishi
a réanimé les techniques et redonné la connaissance de la
TOTALITÉ, Brahm, l'illumination de la conscience, qui seule
EST la réponse à tout.
374) LA
TRANSCENDANCE :
La
transcendance donne l'expérience qui se trouve par delà les
sens de perception, par delà la pensée contemplative et
rationnelle, par delà tout effort pour trouver le bonheur et
l'épanouissement ou pour comprendre quelque chose.
La
transcendance ouvre la vision, non pas du monde sensoriel ou
intellectuel ou contemplatif, ou autre, mais de l'Être
lui-même, l'Éternel, l'Origine, le Soi cosmique, cela qui
existait avant que la création ne débute. La merveilleuse
connaissance de cette source qui a tout créé et qui continue
de tout créer en cet instant même, voilà ce que la technique
de Méditation transcendantale donne. Elle donne la totalité.
Cette perception de l'Être transcendantal, une fois rendue
permanente, est cent millions de milliards de fois plus
épanouissante que la contemplation sensorielle et
intellectuelle de n'importe quelle autre chose dans la
création.
Jamais on ne
fera assez la louange de la transcendance. Avec la
transcendance, on n'a pas à se hâter pour apprécier
pleinement la journée qui passe, il y a l'éternité en soi.
Il n'y a pas d'urgence de jouir de la vie sous prétexte
qu'elle fuit, (carpe diem - saisis le jour) il y a
l'immuable totalité qui ne connaît pas le passage du temps.
Il n'y a plus besoin de développer des façons d'apprécier
davantage le quotidien, puisque la félicité est instantanée
et au delà de toute mesure de temps.
La
transcendance met fin à tout effort pour la quête de
plaisir, pour la quête de bonheur, la quête d'énergie, la
quête de jeunesse, la quête de sagesse, la quête de santé,
et celle de n'importe quoi d'autre. La transcendance met fin
à tout cela parce qu'elle amène à son repos tout effort.
Elle place la vie au plan de l'Être. Le devenir, lequel est
l'expression de l'effort humain pour gagner un
épanouissement, apparaît alors telle une minuscule vague au
sommet d'un océan de félicité infiniment profond et
majestueux.
Avec la
transcendance, le devenir devient Être. L'Être
transcendantal devient la vie elle-même. Toute contemplation
cesse instantanément parce que l'esprit n'a plus besoin de
se déplacer constamment pour chercher à se remplir d'un
plaisir relatif. Il EST connaissant de l'Absolu. Cette chose
n'est pas une attitude mentale, ni une formule
psychologique, ni une invocation morale, ni un devoir de
positivité, ni une force idéale. C'est l'Être, le Soi
cosmique, et avec cette transcendance on met fin à la fièvre
de notre ignorance. Notre ignorance du bonheur nous a poussé
au long de milliers d'incarnations dans le tourbillon des
innombrables expériences heureuses et malheureuses qui se
déroulent sans fin sur le mirage de la création.
Maharishi, tu
nous as donné enfin la liberté.
373) UN
BOUT D'HISTOIRE SUR SHANKARA :
Shankaran a vécu en Inde il y a 1 000 ans
environ. Il avait réalisé la pleine illumination de sa
conscience alors qu'il était à peine un adolescent. Ses
écrits et son enseignement ont eu un impact considérable sur
les philosophes spirituels de l'Inde jusqu'à nos jours.
Shanakara entendit parler d'un
sage érudit qui avait des milliers de disciples, et il décida de tester sa connaissance et son
illumination. Il lui a donc lancé une invitation (un défi)
pour discuter de la nature de l'illumination. Des centaines
de personnes viendraient suivre ces discussions qui devaient
durer plusieurs jours. Shankara avait laissé libre choix à
ce grand érudit de choisir la personne qui allait juger du
vainqueur, car il devait y avoir un vainqueur et un perdant
dans cette bataille philosophique. L'homme choisit donc sa
propre femme comme juge pour déterminer qui disait la vérité
sur la nature de l'illumination.
Au bout de plusieurs jours
de bataille verbale, la femme de l'érudit ne pouvait
pas encore déterminer qui décrivait le mieux la nature
complète de l'illumination. L'érudit était si connaissant
intellectuellement que personne ne pouvait douter de ses
paroles et croire qu'il n'était illuminé. Shankara savait pourtant que cet
homme n'était pas illuminé et c'est pour cette raison qu'il lui avait
lancé le défi.
À l'avance, il
avait été convenu que celui qui perdrait
la bataille deviendrait le disciple du gagnant. La femme de
l'érudit avait gros à perdre puisqu'elle devrait laisser
partir son mari qui deviendrait un moine dans les ordres
monastiques que Shankara avait fondé. Au bout d'une semaine
d'échanges quotidiens qui duraient tous pendant plusieurs
heures, et faute
d'être capable de juger du vainqueur, elle a proposé que
la vie elle-même décide du vainqueur. Elle demanda que tous deux,
Shanaka et son mari, tiennent dans leur main une fleur et la
première fleur qui flétrirait indiquerait que la personne
qui avait cette fleur a perdu la bataille de la vérité. Shankara
est celui qui a gagné la
bataille de la vérité puisque sa fleur n'a jamais flétrie. Il était réellement illuminé alors
que l'autre ne pouvait pas faire le miracle qui empêchait le
flétrissement de sa fleur.
Cette histoire
montre qu'au plan des mots, au plan du vocabulaire,
n'importe quelle personne qui n'est pas illuminée peut
enseigner n'importe quoi sur l'illumination et la conscience,
même si elle n'a pas l'expérience directe de ce dont elle parle. Elle
peut être si convaincue de sa connaissance que celle-ci en
arrive à faire intimement partie de son intelligence. Elle peut
maîtriser si parfaitement son sujet que personne ne pourra
la contredire au niveau des concepts. Elle peut, même en
étant ignorante de l'expérience de l'illumination, paraître
tout à fait illuminée aux yeux des observateurs qui seront
éblouis devant la sagesse et la logique de cette personne qui parle
avec tant de justesse et d'aise.
Celui qui ne connaît pas
l'illumination transcendantale pourrait même gagner
une argumentation face à une autre personne qui aurait
pourtant l'expérience directe et permanente de l'état d'illumination. La différence
entre ces deux personnes est que
celui qui a l'expérience de la conscience cosmique a le
soutien réel du champ unifié de la conscience alors que
l'autre n'a que des mots pour défendre sa position dans
l'univers. S'il perdait
la mémoire, toute sa sagesse disparaîtrait d'un seul coup, alors que celui qui
vit la conscience cosmique reste parfaitement éveillé au plan de l'Être
même durant l'inconscience de son sommeil profond. Il
produit l'effet de radiance de l'illumination partout où il se trouve,
qu'il en parle ou non.
De nos jours il y a
beaucoup de personnes qui enseignent des choses sur l'illumination de la conscience. Il y en a qui sont de
réels
experts de ce sujet et qui savent en discuter en long et en
large. S'ils ont eu dans leur vie quelques minutes d'extase sensorielle,
ils pourraient croient que cette extase est l'illumination.
Ils ne savent pas que la
conscience transcendantale ne contient aucune émotion
d'extase. Elle n'est même pas une expérience au sens
habituel du terme. Elle est la transcendance de toute
expérience. Elle est l'Être éternel, immuable, infini.
Certaines personnes ont eu quelques brèves
expériences transcendantales réelles, mais ils vont passer le
reste de leur vie à broder autour de cette expérience. Ils
chérissent leur expérience et, à force de se la remémorer,
ils lui donnent de plus en plus d'importance. Parce qu'ils
ignorent la réelle illumination, ils se mettent à faire
grandir leur souvenir de leur expérience de la conscience. Parce qu'ils
sont d'habiles communicateurs, ils attirent à eux des
adeptes et des lecteurs par milliers. Ils font finalement
avec cette connaissance la même chose qu'ils feraient avec
toute autre entreprise ou toute autre bonne idée. Ils en
font la promotion et ils bâtissent un commerce honnête
autour de leur inspiration. Mais ils ne sont pas illuminés
du tout. Ils sont d'habiles penseurs, et très créatifs. Ils
vont donc faire sortir d'une toute petite miette
d'illumination le Baobab de leur enseignement.
Il est très important de
choisir un maître
illuminé sur le chemin de l'évolution. La valeur d'un maitre
illuminé est l'unique raccourci de l'évolution.
L'Être qui connaît la réelle illumination enseigne même
quand il ne dit rien. Il enseigne la vérité de l'expérience
qui est TOTALEMENT différente des mots qui la représentent.
L'expérience spirituelle est transcendantale. Elle dépasse
tous les mots et ce que nous avions pensé de l'illumination
n'est rien de ce que nous avions conçu car nous ne pouvions
jamais concevoir le transcendantal. Il est autre chose que
tous les mots qui le représentent à juste titre.
Comment sait-on qui est le
maître illuminé et qui a le pouvoir de guider les aspirants
à la réelle illumination? La réponse est simple : Le maître
illuminé est celui qui enseigne la technique qui donne
l'expérience de la conscience transcendantale. Les autres
maîtres sont de deux ordres, non illuminés ou
illuminés. Ceux qui ne sont pas illuminés enseignent du vent
de paroles.
Il y en a quelques-uns qui
sont peut-être illuminés mais ils ont oublié comment ils
sont arrivés là. Ces derniers ont probablement fait un long
chemin de transcendance dans d'autres vies lointaines et ils
récoltent leur illumination maintenant. Ils ne peuvent pas
enseigner la technique de la transcendance parce qu'ils ne l'ont pas pratiqué dans cette vie-ci. Ces
maîtres peuvent tout de même illuminer quelques disciples,
mais pas plus que cela. Ils vont illuminer une ou deux ou
trois personnes qui leur sont totalement dévouées et qui, à
cause de leur grande pureté, fondent leur esprit individuel
dans celui de leur maître illuminé. Mais pour tous les
autres qui ne sont pas évolués à ce niveau de la pure
dévotion et du pur service, l'expérience de la conscience
transcendantale restera inatteignable parce qu'ils n'ont
jamais pratiqué la technique de la transcendance, telle la
Méditation transcendantale. Voilà la valeur de cette
technique. Elle est le chemin direct de l'illumination, sans
avoir à passer par le détour de plusieurs
centaines ou plusieurs milliers de vies.
Pour ce qui est des maîtres
qui enseignent l'illumination mais qui ne sont pas
illuminés, ils sont aussi perdus que leurs disciples, mais
ils l'ignorent totalement. En fait, ils sont davantage perdus que
leurs disciples parce que leur enseignement sur
l'illumination est leur illusion maximale. Maharishi dit de
ces personnes qu'elles sont « perdues. » Si elles ne
rencontrent jamais un Shankara pour leur montrer leur
erreur, elles vont voyager dans le labyrinthe de l'univers
pendant d'autres siècles et millénaires, ne sachant pas que
leur grande perfection intellectuelle et leur conception
formidable de
l'illumination sont un rêve éveillé, une illusion
dorée.
372) LA
CONSCIENCE DANS TOUS SES ÉTATS :
Avant la
conscience cosmique (la cc) - la conscience cosmique étant
le premier état où la conscience de l'Être transcendantal
est connue en permanence - ce sont les pensées qui occupent
la conscience. (sauf durant le sommeil profond qui est
inconscient) Avant la cc, la conscience ne se connaît qu'en
partie. Elle est consciente uniquement dans sa
relation avec l'activité mentale qui produit les pensées et
les perceptions sensorielles. La conscience est plus ou
moins éveillée durant les rêves et elle l'est davantage
durant l'état de veille active dans lequel nous passons
environ 15 heures chaque jour.
La
conscience ordinaire de ces deux états (rêves et veille
active) ignore les niveaux qui sont plus intérieurs à la
pensée et aux sensations. C'est comme si les vagues sur la
mer ignoraient que la mer est en dessous d'elles et qu'elle
est leur origine. Pour la plus grande majorité des gens
l'Être est une notion poétique ou philosophique qui ne fait
pas partie de l'expérience directe.
Si une
personne regarde droit devant elle, elle ne prendra pas
conscience de ce qui se trouve derrière elle ni sur ses deux
côtés. Tout cela sera en dehors de son champ de perception
et seul ce qui sera devant devant elle sera connu. De la
même manière, la conscience est toujours projetée vers la
perception de l'activité mentale et les perceptions
sensorielles. La conscience « regarde la monde extérieur. »
Avec la
pratique régulière de la Méditation transcendantale, on
commence à tourner l'attention vers l'intérieur. On découvre
d'autres régions de la conscience qui étaient totalement
oubliées et ignorées. Toutes les strates de plus en plus
subtiles de l'activité de l'esprit ne faisaient jamais
partie de notre expérience directe. Pourtant, nous
découvrons là que ces niveaux plus intérieurs de la
conscience contiennent davantage de charme, de paix,
d'ordre, d'énergie et d'intelligence. Lorsque le mouvement
de l'attention atteint l'état le plus simple de la
conscience, là où l'activité mentale est complètement
arrêtée et où les pensées sont disparues de l'esprit, à ce
niveau où la conscience se tient par elle-même, en dehors de
toutes les limites de la pensée, on découvre la nature de
l'Être, la conscience infinie. Cet état de la conscience est
pur et il est un domaine de toutes possibilités. Il est la
source de la pensée.
Cette
découverte se fait par la pratique régulière de la
Méditation transcendantale. Une fois cette expérience de
l'Être pleinement réalisée, elle devient notre seconde
nature (notre première nature en réalité). Les voiles qui
cachaient notre existence pure ont été soulevés. Les
fatigues qui empêchaient notre système nerveux de rester
vigilant même au niveau où l'activité mentale est arrêtée,
ont été neutralisées par le repos profond de cette
méditation. Élargir la conscience signifie avoir
l'expérience de la pleine étendue de notre propre
conscience. Cette expérience est intérieure. L'expansion de
la conscience n'est pas un phénomène intellectuel, elle est
plutôt une expérience qui se déroule en soi, dans le silence
de la pensée. Avec l'arrivée de l'état de la conscience
cosmique (la cc), c'est l'Être qui remplit la conscience et
non plus l'agitation constante des pensées. Dans cet état,
l'ignorance de soi est remplacée par la pleine conscience de
l'Être qui est désormais rendue permanente.
Après la
cc, il y a encore deux autres états qui se développent et
qui donnent à la vie son plein épanouissement. C'est cela
que Maharishi a donné au monde pour équilibrer le
progrès matériel avec le développement systématique de la
conscience totale.
371) CES
VÉRITÉS QUI SONT DU POISON :
La
guerre des vérités se déroule avec tant d'acharnement que
tous finissent pas se traiter de menteurs. Les articles dans
les journaux dénoncent tous les mensonges et tous les abus.
Cette forme de presse utilise le vocabulaire de ceux qui
sont en colère. Ils finissent par s'insulter les uns les
autres, sans se souvenir de ce qu'ils ont dit il y a deux
minutes.
Les gens qui
sont en colère disent n'importe quoi, même ce qu'ils ne
pensent même pas. De leurs bouches sortent des paroles de
n'importe quoi, des insultes, des idées folles, des
irrationalités, et plus encore. Ils regrettent ensuite avoir
dit ceci ou cela, mais il est trop tard.
Les gens qui
se disent « très conscients » de ce qui se passe derrière les
coulisses des mensonges des chefs politiques en particulier
et de tant d'autres personnes et organisations inventent des
complots dans tous les domaines de la société. En fait, pour
eux la société n'est rien d'autre qu'une guerre de complots
qui visent à exterminer d'autres complots. Cette sorte de
vérité que décrivent tous ces articles sont du vrai poison
pour l'âme.
Les gens qui
se donnent la mission d'élever la conscience sociale, la
conscience politique, celle économique, la conscience de
n'importe quoi, deviennent les experts dénonciateurs de tout
ce qui est tricheries, vengeances, criminalité, bassesse,
orgueil, bêtise, abrutissement, et plus encore. Leurs
lecteurs, appellent cela : « la prise de conscience.»
Pour moi, ces
informations ne sont pas une réelle prise de conscience,
elles ne sont pas ce qui élargit l'être intérieur, ni ne
forment un humain à la vérité de l'être, à la sagesse, au
bonheur, à la sérénité, à la justice naturelle de l'âme
envers tous, à la bonté, à la générosité, à l'innocence, à
la sainteté.
De telles
prises de conscience des problèmes et des injustices du
monde, sont une autre forme de la violence elle-même. Elles
font venir dans l'esprit et le coeur des sentiments de
désespoir, de peur, d'agression, de vengeance, etc. Elles
n'incitent qu'à la lutte, à la guerre, au combat.
Avoir une
conscience aigue des problèmes fait de nous des spécialistes
des problèmes, et jamais de leurs solutions. Ceux qui
critiquent tout dans la société n'ont même pas la capacité
de résoudre leurs propres faiblesses de personnalité, ni
aucun des problèmes auxquels ils font face dans leur vie.
Mais ils critiquent tous les autres. Quelle tristesse de
penser que l'augmentation de la conscience, telle qu'elle
est présentée par tant d'intellectuels et de critiques
modernes, est ce poison que les gens doivent ingurgiter, à
petite et à grande dose, afin de se tenir au courant de ce
qui se passe autour d'eux et de ne pas avoir peur d'être
volé ou exploité par « les autres. » Un monde de méfiance
grandit sur toute la terre et plus personne n'a confiance en
personne d'autre. Il ne reste que critique, sarcasme et
agression.
La prise de
conscience dont Maharishi parle est d'un tout autre ordre
que la prise de conscience sociale ou politique. Maharishi
parle de réelle expansion de la conscience. Il parle
d'expérience intérieure, en soi, de croissance de la
félicité, de santé mentale et physique, de connaissance
spontanée des lois de la nature, et plus encore. La
Méditation transcendantale procure l'expérience intérieure
de la réelle expansion de la conscience. Cette expérience de
la transcendance apporte au coeur le délicieux goût du miel
de la félicité, et de la créativité sans stress.
370) UNE
QUESTION DE DISTANCE :
Avec la technique de Méditation transcendantale on
s'aperçoit combien proche se trouve la conscience
transcendantale.
Les chercheurs spirituels, tout au long des siècles, étaient
désespérés de chercher et de ne pas trouver cette
expérience, même après des années d'efforts. Ils ignoraient
probablement en quoi consistait exactement cette expérience
et ils la recherchaient à partir de descriptions
intellectuelles.
Dans la
Méditation transcendantale on découvre que l'expérience de
la conscience pure est complètement automatique et qu'elle
se produit sans aucun effort de concentration. Elle est si
proche de l'esprit conscient qu'on en fait l'expérience
presque immédiatement, dès les premières minutes de la
pratique.
En effet,
durant la M.T., il
suffit de quelques secondes ou de quelques minutes pour que
l'esprit fasse innocemment l'expérience des états de plus en
plus subtils de l'activité mentale et qu'il rejoigne, ne
serait-ce que brièvement au début, l'état de la plus grande
simplicité de la conscience.
Certes l'expérience de la conscience transcendantale est
très abstraite et l'intellect ne la reconnaît pas toujours
du premier coup, mais il découvre un peu plus tard que ces
moments de vigilance tranquille étaient bel et bien la
conscience transcendantale. Pendant des millénaires, les
gens parlaient de cette expérience comme si elle était « à
l'autre bout du monde », alors que, fondamentalement, elle
est très proche de soi. Pas besoin d'obtenir une grâce
spéciale directement des cieux pour obtenir cette
expérience.
La
conscience pure
est notre être dans sa forme la plus simple, elle est notre
conscience au niveau de la pure vigilance intérieure et
chacun peut en faire l'expérience simplement. D'ailleurs,
cette expérience se produit plusieurs fois dans chaque
méditation. L'esprit transcende les niveaux actifs de la
pensée et de la perception sensorielle et il s'apaise sans
effort durant la technique de Méditation transcendantale.
Le succès
de la M.T. vient du fait que
Maharishi avait compris exactement en quoi consistait cette
expérience de la conscience pure. Il avait compris à quel
point elle se produisait naturellement. Il a par la suite
reçu de son maître spirituel la technique qui permet à cet
état de la conscience d'arriver sans effort, automatiquement
dirions-nous.
La distance entre l'esprit actif et la pure conscience
disparaît comme neige au soleil et l'évolution de la
conscience en direction de la pleine illumination prend
place rapidement. Méditer chaque jour fait que cette
expérience de la transcendance s'intègre au fonctionnement
habituel de notre système nerveux.
S'il faut du temps pour atteindre le premier état
d'illumination, (la conscience cosmique) ce n'est pas parce
que la distance entre l'esprit actif et la conscience
transcendantale est énorme, puisqu'elle ne l'est absolument
pas en réalité, mais parce que le système nerveux doit se
départir de tous ses stress afin d'intégrer cette expérience
de façon permanente.
Le secret
de l'illumination est dévoilé au complet. Il se passe en
deux grandes étapes, la première étant l'expérience de la
transcendance, et la seconde la stabilisation de cette
expérience pour la rendre permanente. Le reste, à savoir le
développement de deux autres états plus évolués que celui de
la conscience cosmique, il se produit par une sorte
d'augmentation de l'influence de la conscience cosmique qui
rend « super normal » le fonctionnement du système nerveux
et perfectionne la capacité des sens de perception.
Dans le
passé on croyait que la distance pour rejoindre l'expérience
transcendantale était énorme, ce qui s'est avéré faux avec
l'avènement de la MT. En plus on croyait que l'intégration
de cette expérience était une bénédiction des cieux, ce qui
s'est avéré faux encore une fois car 'expérience de la
conscience transcendantale nettoie elle-même la voie de son
progrès grâce au repos profond que la MT procure. Pendant
que le repos de la méditation régénère les fibres du système
nerveux, la conscience transcendantale prend sa place et
elle illumine notre intelligence.
369) ENFIN, NOUS POUVONS CHANGER LE MONDE
:
Il faudrait tout changer dans le monde pour que les gens
soient heureux. Tout a besoin de grands changements, le
travail, le commerce, le tourisme, les banques, les
gouvernements, l'éducation, l'armée, les religions,
l'industrie, etc. Jusqu'à maintenant les efforts individuels
pour changer le monde ont été presque toujours
insignifiants. Seuls quelques individus au destin
extrêmement rare et puissant ont pu produire des changements
dans les diverses sociétés. Cependant que leurs efforts et
leurs actions n'ont pas réellement changé le monde puisque
tout est encore à refaire.
Quelques
personnes croient qu'en se lançant en politique elles vont
pouvoir changer beaucoup plus de choses. D'autres espèrent
qu'en contestant publiquement en groupe, cela créera une
force de changement global. D'autres espèrent que Dieu va
venir établir son royaume et anéantir tous ceux qui font
souffrir les autres. D'autres abandonnent les grands moyens
et ils se concentrent sur leur train train quotidien qu'ils
essaient de faire du mieux qu'ils le peuvent. Ils ne veulent
plus rien savoir des problèmes qui les dépassent et sur
lesquels ils ne peuvent pas agir. Bon nombre sont
inconscients des dangers qui nous menacent collectivement.
Quelques-uns font la sourde oreille et, bien qu'ils soient
conscients de beaucoup de choses, ils se mettent la tête
dans le sable et ils ne croient plus en rien.
Maharishi nous a indiqué comment avoir un effet collectif et
planétaire tout en ne faisant rien de visible ni d'épuisant.
Il suffit de la racine carrée de un pour cent d'une
population donnée,qu'elle soit celle d'un village, d'une
ville, une nation, un continent, la planète, de gens qui
pratiquent en groupe en un seul endroit les techniques de
MT-Sidhis et du vol yogique, pour produire un effet de
cohérence sur cette population. Pour une ville de 1
million d'habitants, il faut rassembler une centaine de
personnes pour que ces individus produisent un effet sur toute
la collectivité. Ces personnes vont changer les tendances de toute
une population, sans rien faire ouvertement. Ils ne vont pas
faire de discours, ils ne vont rien publier, ils ne vont
rien annoncer, ils ne vont pas parler à leurs voisins et
essayer de faire des campagnes de publicité envers ou contre
quelque chose, ils ne vont pas faire la grève, ni prendre
les armes contre des oppresseurs, ni crier à l'injustice et
au mal.
Silencieusement la radiance de la conscience va faire son
travail. Enfin nous sommes soulagés de notre impuissance.
Les individus, en petits nombres, ici et là, peuvent se
regrouper pour pratiquer ces techniques, et changer
l'atmosphère de leurs villes et de leurs nations. Voilà le
pouvoir que Maharishi nous a fait connaître, ce que nous
ignorions depuis toujours. Quel soulagement d'être enfin
puissant, mais sans avoir à combattre et s'épuiser à lutter
contre n'importe quoi.
368) IL
NE FAUT PAS LAISSER LES GENS DORMIR
:
Il
ne faut pas laisser les gens dormir alors que leur maison
est en danger de s'effondrer. Il faut le plus tôt possible
effacer la souffrance dans le monde car les moyens de
destruction sont rendus très puissants. Il est facile de
croire que les causes de la souffrance sont dans la pensée
humaine, dans les théories sociales ou politiques ou
économiques qui sont toujours partielles et
insatisfaisantes. Elles le sont, bien évidemment, mais il y
a autre chose de plus profond qui doit être ajouté à tous
nos efforts.
Maharishi n'a pas voulu passer des décennies à améliorer le
système démocratique ou communiste. Il n'a pas voulu passer
des années à travailler à l'unification des religions. Il
n'a pas passé sa vie dans la lutte pour sauver
l'environnement. Il n'a pas essayé de combattre les armées
du monde. Il n'a pas attaqué les systèmes bancaires, ni
oeuvré à une nouvelle répartition des richesses. Il n'a pas
lutté contre la criminalité, ni la prostitution, ni la vente
de drogues. Il n'a pas prononcé de discours patriotiques ni
publié des livres contre la prolifération des armes
nucléaires, ni inventé la technologie de l'Internet.
Il a
enseigné ce qui manquait à chaque homme sur terre. Il a
comblé notre manque d'expérience de la conscience infinie en
soi. Il s'est concentré sur l'enseignement de la technique
de Méditation transcendantale parce qu'il savait que la
conscience transcendantale, une fois animée dans
l'intelligence de quelques millions de personnes sur chaque
continent, allait irradier une énergie de changement total
dans tous les domaines simultanément. La montée de la
conscience a été animée incroyablement à tous ses niveaux
dès que Maharishi a commencé à enseigner sa technique de
Méditation transcendantale en 1955. À partir de 1958 il a
débuté son premier tour du monde et la transcendance allait
commencer à être connue en Amérique, en Angleterre, en
Allemagne, en France, en Italie, etc. C'était la plus grande
révolution de la conscience qui démarrait à ce moment-là
pour transformer l'humanité.
Maharishi n'a pas attendu dans sa grotte à Uttar Kashi, au
nord de l'Inde. Il est sorti et il a commencé à travailler
pour réaliser son désir de remplacer la souffrance mondiale
par l'expérience de la félicité transcendantale. Arroser les
racines d'un arbre garantit que l'arbre en entier sera
nourri. Mais prendre soin de chaque feuille, une par une,
comme on l'a fait de chaque chose qui devait être améliorée
pour diminuer la souffrance a été une perte de plusieurs
millénaires pour chaque société.
Maharishi a mis fin à l'ignorance qui était de ne pas savoir
comment « arroser les racines » de notre être en faisant
l'expérience de la source des pensées, la conscience pure,
la félicité en soi, par la pratique simple de la Méditation
transcendantale. Dans notre époque scientifique, cette
technologie du développement de la conscience sera
rapidement introduite dans toutes les écoles de toutes les
sociétés. Nous sortons de l'ère religieuse qui était basée
sur la foi et nous entrons maintenant dans l'ère de la
technologie du développement systématique de la conscience.
Rien n'est plus facile que d'arrêter de souffrir en soi. Il
suffit de pratiquer chaque jour la Méditation
transcendantale et d'augmenter le bonheur intérieur jusqu'à
ce qu'il nous remplisse et qu'il déborde de tous côtés.
367) LES
CHEMINS DE L'ÉVOLUTION :
Le processus d'évolution est partout présent. Rien ne reste
jamais pareil. Les murailles des châteaux des autres siècles
retournent à la poussière lentement. Les villes des
millénaires passés sont désormais recouvertes de sable et de
boue et pour en retrouver la trace, il faut creuser sous la
surface de la terre. Nous sommes tous poussés par le courant
de l'évolution. Nous changeons. Ceux qui nous accompagnent
changent eux aussi. Lorsque nous y retournons, nous
reconnaissons à peine les rues et les maisons de notre
enfance.
En soi, le but
de tous ces changements n'est pas réalisé. Nous avançons sur
une rivière qui n'atteint jamais l'océan. Nous grimpons une
montagne qui n'a pas de sommet. Nous mettons les pieds sur
les barreaux de l'échelle qui arrive nulle part. D'autres
nouveaux barreaux du changement se présentent à chaque pas.
Dans le champ de la vie relative, le but de l'évolution
n'est jamais réalisé. L'univers s'arrête-t-il soudainement,
satisfait d'avoir atteint le sommet de sa perfection? Chacun
voyage sur l'océan de l'existence relative et les directions
sont innombrables. Les possibilités d'expériences sont
incalculable, inimaginables. Dans le champ de la vie
changeante, il n'y a que deux directions à prendre, celle
qui n'arrive jamais à destination ou celle qui réalise le
but de la vie. Quel est le but de la vie? Je réponds
simplement : La Vérité !
La Vérité est
ce qui ne change pas, dit Maharishi. Voilà ce qu'il faut
découvrir. La Vérité éternelle contient tout ce qui est
éternel, tout ce qui ne s'épuise ni ne diminue. Elle montre
ce qui est Vrai par rapport à ce qui est phénoménal. Une
image projetée sur un écran n'est pas la réalité de l'objet
qui est représenté. Un cheval qui court sur un écran n'est
pas un vrai cheval, mais une image, une représentation. La
vie changeante procure des millions de plaisirs et des
millions de douleurs. L'éventail de ces possibilités est
vaste dans toutes les galaxies. La Vérité n'est pas un
phénomène, elle n'est pas une image. Pour La découvrir, il
faut retirer notre conscience de tout ce qui est pensé et
retrouver l'origine de la pensée, sa source, l'Être pur,
l'existence illimitée. Il faut sortir des vagues de la vie
et voir l'océan d'un seul coup. Il faut être CELA. La Vérité
est uniquement découverte au plan de l'Être, directement en
soi, dans la fontaine de la conscience transcendantale.
La Méditation
transcendantale est le chemin de La Vérité. Cette découverte
ne peut pas être faite par la pensée philosophique. Elle est
au plan de l'Être, la pure conscience, la conscience
silencieuse qui est l'écran sur lequel la projection des
événements changeants de la vie se produit. La conscience
transcendantale se tient en dehors de tout changement. Elle
est La Vérité. Elle est ce qui est éternel. La conscience
transcendantale est l'épanouissement de tous les chemins de
l'évolution. La Vérité, elle
est La Vie. La M.T. est la voie.
366)
POUR SE GUÉRIR DE LA SPIRITUALITÉ :
Des
millions de personnes sont malades dans leur spiritualité.
Elle est une fièvre quasi permanente. Ils cherchent Dieu,
ils cherchent la paix intérieure, ils cherchent à connaître
la volonté de Dieu, ils cherchent la liberté face à la
souffrance et la mort, ils cherchent le sens de la vie, ils
cherchent leur âme, ils cherchent le paradis sur terre, ils
cherchent la vision des anges célestes, ils cherchent à
comprendre ce qu'ils ne comprennent pas, ils cherchent
l'amour de Dieu. Leur spiritualité devient une sorte
d'obsession. Elle entraîne une sorte de dépression, à cause
du manque de réalisation de leurs rêves spirituels. Ils sont
souvent déçus de la vie terrestre. Ils aspirent à autre
chose qui serait de nature céleste, à une liberté dans un
corps qui ne connaîtrait pas la souffrance, à une vie
magique et sans restriction.
Des
millions et des millions de personnes sont malades de leur
spiritualité parce que leur douleur intérieure ne guérit
jamais. Ils ont beau avoir la foi dans la promesse de leur
Dieu, ils ont beau lire et relire les paroles qui viennent
directement des cieux, ils continuent de souffrir. Ils ont
encore peur, ils s'inquiètent. Alors ils intensifient leur
quête, ils raffermissent leurs convictions, mais encore là,
ils savent bien, dans leur fort intérieur, qu'ils n'ont pas
réalisé le plein potentiel de la nature divine en l'homme et
que leur foi est fragile comme les vagues qui, lorsqu'elles
étaient au large, semblaient intactes, mais qui voient
arriver tout à coup le rivage des événements et se mettent à
trembler de peur.
Comment se guérir de la maladie de la spiritualité, cette
quête insatiable qui gruge notre âme de l'intérieur et
l'assaille de tourments? En s'appliquant à des rituels et
des formes de prières prescrites? En s'abandonnant aux
événements quotidiens qui nous dominent complètement et que
nous sommes impuissants à changer, les interprétant comme la
volonté de Dieu pour nous enseigner quelque chose ou nous
purifier? En acceptant la souffrance purificatrice? En ayant
la foi aveugle qui est supposée procurer la paix du coeur?
En espérant la mort qui nous libérera du fardeau des
responsabilités humaines? Rien de tout cela n'y fait en
réalité. Même ceux qui se croient élus et sauvés par Dieu,
continuent la même vie qu'avant et ils ne sont absolument
pas imperméables à la souffrance et à l'angoisse
existentielle. Aucune société religieuse n'a bâti un paradis
autour d'elle. Aucun individu religieux n'a obtenu la pleine
réalisation de son rêve de Dieu.
Pour se
guérir de la maladie spirituelle, il faut avoir l'expérience
de la spiritualité réelle. Tout comme pour se guérir de
l'obsession de la richesse, il faut devenir riche et
accomplir le désir une fois pour toute, puis s'en libérer.
Comment se libérer de l'obsession spirituelle? En ayant
l'expérience de la félicité. Voilà, c'est tout ! La félicité
est l'épanouissement humain et elle est du même coup
l'épanouissement du divin. La félicité infinie est l'arrivée
à destination et la fin du voyage. La félicité
transcendantale est le début de la vraie vie divine. Cette
félicité est la nature même de notre être au niveau
transcendantal de la conscience, notre propre conscience
dans son état le plus simple. Voilà pourquoi le chemin de la
réussite spirituelle est la Méditation transcendantale.
Cette technique fait du bien à l'âme qui était obsédée avec
sa quête d'épanouissement. Cette technique donne la paix à
l'âme. Elle lui donne l'infini du bonheur, directement en
soi, et dans cette découverte, il y a la réalisation du
désir spirituel de Dieu pour chacun de nous. Dieu veut que
nous fassions la pratique de la Méditation transcendantale
car cette technique existe maintenant, et elle est
parfaitement adaptée à l'époque moderne, donc facile à
apprendre, facile à pratiquer, efficace, en accord avec la
pensée scientifique, en harmonie avec la réalité infinie de
la pure félicité et de la pure liberté de Dieu, en soi.
365) LA
CRÉATIVITÉ COSMIQUE :
La
créativité est surprenante à tous ses niveaux parce qu'elle
est réellement universelle. On la retrouve partout. L'homme
crée, invente, construit, découvre. La nature elle aussi
invente et construit tout ce qui est nouveau dans l'univers.
La nature découvre des façons innombrables d'exprimer
l'intelligence qui lui est inhérente.
Chaque niveau de conscience donne expression à une
créativité qui lui est particulière. Dieu possède la
créativité totale. La nature exprime la volonté de la loi
cosmique qui cherche en toute chose et en tout lieu à
améliorer le niveau de la perfection d'aujourd'hui par celle
de demain. Chez l'être humain, la créativité peut prendre
n'importe quelle direction. Elle peut inventer la bombe
atomique ou créer un jardin de roses. Elle peut soutenir la
vie ou lui nuire. Pour la personne qui connaît des niveaux
de plus en plus élevés d'illumination de sa conscience, la
créativité est toujours favorable envers la vie universelle.
Aucun stress ne peut sortir d'une conscience qui est ancrée
dans le silence majestueux de l'océan de la conscience.
Aucune tension ne peut être jetée dans le monde à partir
d'un esprit qui connaît la manière par laquelle la nature
crée les événements qui sortent de sa volonté cosmique. Tout
est fait pour l'évolution, pour le progrès, tout est pris en
considération spontanément, rien n'est oublié. La nature
nourrit tout ce qu'elle est. Elle n'oublie rien ni personne.
Lorsqu'un être humain a établi sa conscience au plan de
l'Être cosmique, la conscience transcendantale permanente,
lorsque sa personnalité entière se met en silence dans la
pure conscience, et que, dans cette tranquillité très
profonde, là où son propre esprit est silencieux, où le
souvenir même de ses pensées habituelles est suspendu dans
sa mémoire, alors sa conscience est prête à recevoir les
"pensées" du cosmos. Sa conscience est si profondément
silencieuse, qu'elle est prête et totalement disponible pour
percevoir les premières ondulations ou vibrations de la
conscience universelle en elle-même. Lorsque le vent est
arrêté, la mer devient aussi calme qu'un miroir. Sur ce
miroir liquide, le moindre frisson de vent, la moindre
intention de mouvement de l'air, sera vu sur l'eau. De la
même façon, sur le silence omniprésent de la conscience pure
transcendantale, la moindre intention de la volonté de la
loi naturelle, la moindre impression qui va surgir de
l'impulsion évolutive de la nature, cette loi qui est
présente partout et en tout temps, cela sera perçu
clairement sur le miroir de la conscience infinie.
Alors la créativité de l'individu est la volonté de la
créativité de la loi cosmique au niveau où tout est
parfaitement tranquille, disponible, et unifié. Là où aucune
barrière individuelle n'existe, où aucune volonté
individuelle ne résiste à l'impulsion évolutive de la
nature. Cette conscience extrêmement cosmique, extrêmement
divine et parfaitement unifiée dans le Soi, devient la joie
du cosmos dans l'individu illuminé et elle le guide.
«
Brahma bhavati Sarathih »
disent les
védas. - « À celui qui est établi dans la conscience de
Brahm (l'infini, la totalité), Brahma lui-même, (Dieu,
l'Intelligence créatrice universelle) conduit « le chariot »
de toutes ses actions.
364) LA
VITESSE DU PROGRÈS :
Personne ne peut imaginer la vitesse que prendra le progrès
dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans. Le
bonheur n'a pas besoin d'aide. Seuls les problèmes demandent
des soins et de l'aide. Lorsque les problèmes vont diminuer
dans tous les pays du monde, alors tous les organismes qui
donnent de l'aide, incluant les actions de tous les
gouvernements, vont transférer leur énergie et leur
intelligence au progrès.
Lorsqu'on n'a
plus mal aux pieds, on peut marcher et courir à volonté. On
peut aller loin. Lorsque les problèmes de désordre, de
violence, de criminalité, lorsque le stress collectif et
individuel va diminuer et arriver à zéro dans tous les pays,
alors l'énergie créatrice sera inestimable sur terre. Chaque
cerveau humain va aller aussi loin qu'il le peut dans son
génie naturel. Le progrès va devenir tellement grand qu'il
ne pourra pas seulement être exprimé sur les objets de la
technologie et les choses matérielles. La créativité humaine
va découvrir tous les niveaux des la conscience et elle va
produire l'évolution à tous ces niveaux qui sont
présentement totalement ignorés.
Le génie de
l'homme ne sera pas uniquement technique mais il va devenir
spirituel à tout point de vue. Les plus grandes découvertes
vont toutes se faire dans la conscience de l'homme qui va
exprimer son génie en faisant le réels miracles de la
conscience. Les techniques de MT-Sidhis, qui sont la porte
pour la création de n'importe quoi ainsi que pour la
connaissance de n'importe quoi dans l'univers au complet, à
n'importe quel niveau de l'énergie et de l'intelligence,
seront les outils les plus utilisés pour développer la
civilisation humaine. La Méditation transcendantale sera ce
qui va mettre le bonheur dans le champ unifié de la
conscience et faire diminuer et mettre à zéro le stress.
Sans problèmes
dans la conscience mondiale, avec le bonheur dans le Soi de
chaque personne, une fusée de créativité universelle va
propulser l'évolution humaine dans toutes les directions, à
partir de l'harmonie de l'état de l'Être, l'illumination de
la félicité en soi.
363)
DUALITÉ BONHEUR/DOULEUR :
Les gens placent côte à côte
la joie et la tristesse, la pluie et le beau temps, le beau
et le laid, les ténèbres et la clarté, le bon et le mauvais.
La sagesse populaire enseigne qu'il faut se dépêcher de
profiter du moment présent parce qu'il fuit et vite il sera
disparu. L'amitié, l'amour peuvent s'arrêter à tout moment.
On enseigne qu'il faut dire dès aujourd'hui son amour envers
les êtres qui nous sont chers et ne jamais attendre au
lendemain parce qu'il sera peut-être trop tard pour leur
dire.
Nos bonheurs sont toujours
accompagnés d'une certaine inquiétude ou d'une mélancolie.
Les gens disent que sans tristesse, sans douleur, sans la
possibilité d'un déchirement ou d'un revirement de
situation, sans cette constante insécurité, sans le stress,
ils seraient incapables d'apprécier autant la vie, l'amour,
la joie, la tranquillité, la chance. Sans guerre, la paix
n'aurait pas de sens, disent-ils. Sans souffrance, le
bonheur deviendrait ennuyant.
Les gens ne connaissent évidemment pas la dimension absolue
de la conscience, cet état que l'on découvre grâce à la
pratique régulière de la Méditation transcendantale. Ne
connaissant pas cette expérience de la transcendance, ils
vivent leur vie, pour ainsi dire, au niveau des vagues et
ils ignorent la grandeur et la force de l'océan. Ils ne
peuvent pas apprécier leurs bonheurs sans les mettre en
contraste avec quelque douleur passée ou à venir, avec
quelque gain ou quelque perte, avec du positif ou du
négatif. Ils ignorent évidemment ce qu'est le vrai bonheur,
celui qui est aussi naturel que ce l'est de respirer. Ils ne
connaissent pas l'expérience de l'Être, l'état de la
conscience qui est chargé de félicité indescriptible. Ce
bonheur se trouve immédiatement en leur être, mais ils
l'ignorent encore.
Avec la Méditation transcendantale, on découvre à chaque
jour un peu plus de cette expérience de la dimension absolue
de notre être. Le bonheur absolu se tient seul sans avoir
besoin d'être mis en contraste avec la souffrance passée ou
celle qui pourrait surgir dans l'avenir. Le bonheur existe
alors sans relation avec la souffrance. La vie se déroule
sans relation avec la mort. Aucune relation. Rien. On ne
profite plus du moment parce qu'il fuit, on n'aime pas
davantage parce que quelque chose peut nous séparer de ceux
qu'on aime. Avec l'expérience intérieure de la conscience
transcendantale, il n'est plus nécessaire de souffrir, même
un tout petit peu, pour apprécier le bonheur encore plus,
par contraste. Plus besoin de jours de pluie pour dire qu'on
a adoré une journée ensoleillée, par contraste.
L'Absolu du bonheur existe en soi dans la pure conscience
transcendantale. Cette expérience change tout dans nos vies.
Elle nous comble enfin. L'immortalité existe en soi par
elle-même tout simplement, même si le corps est mortel. Plus
jamais on ne peut être séparé de notre bonheur car il est en
soi en permanence, en abondance. On ne peut plus jamais
manquer d'amour car sa source est en soi. Même chose pour la
santé, pour l'intelligence, pour le succès. On finit par
mourir mais on meurt toujours en santé parce que notre être
est la santé, il est l'expression de toute bonne chose. Il
est l'immortalité en mouvement dans les vagues qui montent
et redescendent sur l'océan de la vie.
Notre être est riche,
abondant, généreux en toute circonstance. Il est sa propre
source d'abondance totale. Il ne peut plus jamais manquer de
rien. L'expérience de la conscience transcendantale donne
une telle abondance en soi qu'elle apporte la richesse à
tous les autres. Le bonheur nourrit les autres et il
les rends heureux et leur fait perdre leur sentiment
d'insécurité. L'Être en soi, dans sa nature absolue, utilise
la même créativité qu'utilise la nature pour créer n'importe
quoi à partir de rien. Comment expliquer cela? Pas
nécessaire de le faire puisque cette abondance de l'Être en
soi est indicible. Pourtant elle est si facile à vivre et à
découvrir au niveau de la conscience transcendantale.
Sans la transcendance, l'intelligence reste accrochée aux
émotions, aux souvenirs, aux désirs, aux frustrations
petites et grandes, et elle est dépendante de la moindre
pensée anxieuse, de la moindre peur qui vient la paralyser.
Vivre le bonheur par contraste avec la douleur est une
expérience qui va disparaître dans le monde entier au
fur et à mesure que la conscience transcendantale va devenir
connue.
Il y a des gens qui croient
que si on émeut quelqu'un, par des écrits ou des formes
artistiques, si on choque les gens et les fait sortir de
leur routine et de leurs habitudes de pensée, si on les fait
pleurer ou si on les fait rire, si on leur fait vivre des
émotions fortes, si on leur fait faire des prises de
consciences, alors on aura accompli sa mission, on aura aidé
ces personnes à évoluer et à devenir davantage conscients.
Ceux qui croient cela ignorent que toutes ces émotions et
toutes ces prises de conscience sont complètement à la
surface de la vie. Elles peuvent être fortes et intenses,
mais elles sont toujours en surface de la vie active. Les
discours pieux, les élans patriotiques, les paroles chargées
d'émotions, les explications nouvelles, toutes ces choses
sont superficielles, même si certaines peuvent traiter de
sujets profonds.
Elles se déroulent uniquement
aux plans relatifs de la vie. Aucune découverte de la
dimension absolue de l'Être n'a été donnée. Le regain de vie
que les gens ressentent après une conférence stimulante ou
après une activité dynamique ne se produit que par contraste
avec l'idée qu'ils peuvent avoir de la maladie, de la
vieillesse et de la mort. Leur soudain désir de devenir
riche n'est qu'une réaction à leur obsession de la peur de
la pauvreté. Leurs efforts en toutes sortes de domaines sont
une réaction à l'humiliation qu'ils sentiraient s'ils
n'obtenaient pas de succès. Presque tout ce que les gens
font se passe en contraste avec autre chose, par une sorte
de réaction permanente à une situation qui pourrait être
contraire à ce qu'ils souhaiteraient.
Avec la Méditation transcendantale le dimension absolue de
l'être est connue en soi et le bonheur devient vaste et
stable. Il est en soi. Il devient indépendant de tout le
reste. Il est une qualité naturelle de notre être. Il
déborde comme un verre d'eau qui est rempli de l'intérieur.
Dans cette situation, aucun bonheur n'existera jamais plus
en réaction à la souffrance. Il ne sera plus jamais mis en
opposition à la tristesse. Cette sorte de bonheur est sans
mélancolie et sans zones grises. Le blanc est blanc sans
avoir à être comparé à son contraire. Le joie est pure sans
son opposé. La vie est pure et elle ne connaît pas d'opposé.
La vie est immortelle. Une personne ne vit plus jamais par
contraste avec le contraire du bonheur et de la santé.
L'Illumination de la conscience est tout à fait autre chose
que ce que les gens vivent dans leur quotidien depuis des
millénaires. C'est la différence entre le relatif et
l'Absolu. Pendant des millénaires les gens ignoraient la
réalité absolue de la conscience, alors tout ce qu'ils
vivaient était une bataille entre des forces opposées.
Maintenant nous entrons dans la civilisation de
l'illumination de la conscience, là où l'Absolu sera
facilement connu en soi. Cette perception directe de
l'Absolu va changer les traditions de chaque pays parce
qu'elles ont toutes été fondées à partir des luttes entre la
souffrance et le bonheur, la liberté et l'esclavage, la vie
et la mort, la jeunesse et la vieillesse, l'amour et la
haine, ainsi que la peur de perdre, etc. Tout va
changer dans le monde, toutes les habitudes des gens vont se
transformer, toutes les croyances vont se libérer, tous les
enseignements vont s'élargir, toutes les relations entre les
peuples vont devenir confiantes et enrichissantes. Tout va
changer sur la base de la disponibilité de l'expérience de
la conscience transcendantale, l'Absolu en soi. Cette
expérience fait passer la race humaine de la lutte entre les
paradoxes et les contraires jusqu'à la réalité absolue de
l'existence illimitée.
362)
L'IGNORANCE ET LA PENSÉE :
La plupart des chercheurs spirituels croient
qu'un travail intérieur au plan des pensées est un moyen de
gagner l'état d'illumination. Je réponds que non, ça ne
l'est pas. On apportera l'argument très logique que tout
travail au plan relatif de la vie, par exemple, le fait
d'améliorer son alimentation ou de faire de l'exercice,
d'arrêter de fumer le tabac, de lire des textes spirituels,
d'approfondir sa pensée philosophique, de faire la charité,
etc., sont des moyens de gagner l'illumination, c'est-à-dire
de réaliser le Soi transcendantal.
Mais encore une fois, je répondrai qu'un tel travail
d'amélioration de la vie au plan relatif des pensées et des
habitudes de comportement ne peut pas être un moyen de
réaliser le Soi transcendantal parce que celui-ci se situe
ailleurs que dans la sphère des expériences innombrables
de la vie relative. Toute action au plan relatif de la vie
servirait plutôt à intégrer une expérience de transcendance, si celle-ci a
eu lieu au préalable. Mais si l'expérience transcendantale
n'a jamais eu lieu, alors tout travail au plan relatif de la
vie aura uniquement une valeur relative et non pas absolue.
Par exemple, une souffleuse à neige atteindra uniquement sa
destination si elle prend la route qui y mène, et non pas
parce qu'elle souffle la neige qui fait obstacle à sa
marche. Elle pourrait souffler de la neige pendant vingt ans
et ne jamais arriver à destination parce qu'elle n'aurait
jamais nettoyé la route qui rejoint l'endroit où elle
espérait arriver.
De la même façon, la manipulation des pensées, la
réorganisation des pensées, le contrôle des pensées, la
visualisation de certaines pensées, le travail d'analyse et
d'observation des pensées, le développement de nouvelles
manières de penser, l'arrangement de nouvelles attitudes
mentales, l'effacement de certaines habitudes de penser, la
modification de certains modes de pensée non productifs,
obsessionnels, négatifs, ou déficients, étroits, faux,
limitatifs ou mal orientés, tout ce travail qui peut être
fait au niveau mental, intellectuel ou émotionnel, dans le
but de comprendre la vie autrement, de structurer de
nouvelles habitudes mentales, de lâcher-prise ou d'être plus
créatifs, plus vigilants, plus libres, plus sage, plus
profond, plus universel, plus connaissant, etc., tout cela
ne pourra pas mener à l'illumination parce que ces actions
ne rejoignent jamais la conscience transcendantale. Elles
sont à leur propre niveau et elles ne rejoignent jamais la
région transcendantale de la pure conscience qui se situe
au-delà de la pensée, au-delà de l'esprit individuel. Un
nageur qui se baigne au niveau des vagues et qui ne plonge
jamais sous la surface de l'eau ne découvrira jamais les
régions intérieures de la mer. Il sera un expert de la
surface mais pas des profondeurs. Tout ce travail sur les
pensées ou sur le comportement (je n'ai pas énuméré les
types d'actions qui peuvent être faites pour essayer
d'améliorer le comportement) ne servirait même pas à
stabiliser directement ou volontairement l'expérience de la
conscience transcendantale au plan de l'action mentale et du
comportement parce que ce processus d'intégration se produit
tout à fait automatiquement. Ici encore, aucune manipulation
psychologique ou physique, aucun effort et aucune tentative
de notre part ne peut accélérer le processus de
stabilisation de la conscience transcendantale. Cela se
produit à un niveau tellement subtil de la physiologie qu'il
vient du relâchement de stress après le repos très profond
que l'expérience transcendantale procure. La Méditation
transcendantale met en action un processus d'évolution
totalement automatique et naturel. Elle donne la
transcendance et elle donne en plus de cela le mécanisme
automatique de stabilisation de cette expérience dans la vie
quotidienne. Cette mécanique de l'évolution est totalement
"hors de notre contrôle."
Toute forme de manipulation des pensées est totalement
impuissante à procurer l'expérience de l'illumination, quoi
qu'en disent des dizaines d'écoles philosophiques ou
spirituelles qui annoncent le développent spirituel à partir
d'un travail pour modifier les habitudes de penser.
Seule l'expérience de la conscience transcendantale peut
transformer la pensée et l'amener au niveau de l'état unifié
de l'existence infinie. Par elles-mêmes, les pensées ne
peuvent agir que dans leurs propres limites et à l'intérieur
de leur propre territoire, celui de l'activité mentale. Le
domaine de la pensée active est celui du changement
perpétuel. La pensée ne peut rien faire pour trouver l'Être
transcendantal et encore moins pour connaître l'état unifié
de l'Être permanent puisqu'elle est ignorante de l'état de
l'Être. La pensée peut se mettre à désirer l'illumination
mais c'est tout ce qu'elle peut faire par elle-même.
Elle ne peut pas découvrir l'état de l'Être parce que la
pensée fonctionne toujours à partir d'un objet d'attention.
L'esprit pense à quelque chose. L'esprit met son attention
sur quelque chose. Mais l'Être ne peut pas être un objet de
la pensée.
L'Être
est la conscience elle-même, dans sa forme
pure et illimitée, et personne ne peut pas mettre son
attention sur cette conscience infinie en tant qu'objet de
la pensée. On peut se rendre compte qu'on est conscient,
mais le fait d'être conscient et de s'en rendre compte ne
fait pas de la conscience un objet d'attention, ce qu'elle
ne peut pas être. La lumière ne peut pas être éclairée par
une lampe. La lumière est ce qui éclaire n'importe quoi
d'autre mais elle ne peut pas être l'objet qui est éclairé
par de la lumière.
La pensée ne peut pas percevoir ni connaître
l'Être transcendantal parce qu'il est transcendantal à toute
forme d'activité mentale et toute forme d'attention sur
quelque objet que ce soit. L'expérience de l'Être est
nécessairement tout à fait innocente et elle ne se situera
jamais au niveau des pensées. Elle est au plan de l'être
transcendantal. Elle ne se trouve même pas au plan de
l'expérience que nous avons tous d'être conscient de notre
existence individuelle. L'Être transcendantal est au-delà de
notre être individuel, loin au-delà de notre sens
d'existence individuelle. L'Être transcende toute impression
d'existence individuelle. Il n'est pas " mon être ", il est
l'existence cosmique, l'infini, l'indéfinissable, ce qui
transcende toute analyse et tout concept dans la pensée.
Les pensées ne peuvent rien faire pour trouver l'Être sauf
devenir tranquilles et laisser la conscience prendre
conscience d'elle-même. Seul l'Être connaît l'Être. La
pensée relative n'est rien d'autre qu'une expression de la
vie et de l'intelligence dans l'individu. Les pensées sont
des images. Elles représentent quelque chose d'autre de la
même façon qu'une photo montre l'image de quelque chose.
L'image sur l'écran de cinéma ne peut jamais devenir l'écran
lui-même.
Voilà pourquoi je dis qu'aucune manipulation psychologique
des pensés, aucune analyse du contenu mental ne procurera
jamais la vision directe de l'Être transcendantal. L'Être
peut éclairer et glorifier les images mentales qui se
déposent sur l'écran de la conscience, mais ces images par
elles-mêmes resteront éternellement impuissantes à connaître
l'état de l'Être transcendantal. L'ignorance (l'état de la
veille active) ne peut pas manipuler l'ignorance dans
l'espoir de vivre l'illumination. Les ténèbres ne peuvent
pas produire la lumière qui va effacer les ténèbres. L'eau
ne donnera jamais de lait même si on la brasse pendant un
siècle.
Seul l'Être peut éclairer l'esprit
individuel, les sens et la comportement humain. La technique
de Méditation transcendantale est la découverte la plus
importante pour l'homme parce qu'elle accomplit avec aisance
ce qui autrement serait impossible, c'est-à-dire dissoudre
la pensée et faire apparaître la conscience infinie. La
technique de la Méditation transcendantale est le trésor de
la sagesse védique, rendu disponible à tous les individus
dans n'importe quelle société. Cette technique réussit à
guider l'esprit de ses niveaux actifs jusqu'à ce qu'il
rejoigne la pure conscience transcendantale, la pleine
conscience en soi.
361) UNE
LIGNE DROITE À L'INFINI :
Une ligne droite à l'infini. Une onde prend naissance sur la
ligne. Cette onde est une courbe sur la ligne. Elle a un
point de départ et un point où elle se termine, un début et
une fin.
À partir
de ces deux points, tout ce qui a un début et une fin est
représenté. Le temps a un début et une fin. L'espace a un
début et une fin. Un objet, un événement, une forme
d'énergie, tous ont un début et une fin. Une planète a un
début et elle a une fin. Une galaxie a un début et une fin.
Tout ce qui existe passe par ce cycle de création et de
dissolution, de naissance et de retour au point d'origine,
du non manifeste, au manifeste, de retour au non manifeste.
toute activité trouve éventuellement son repos et elle
s'arrête. La création au complet est une vague qui contient
des milliards d'autres ondes, toutes ayant un début et une
fin. La création au complet ces milliards d'ondulations.
Voyez,
une simple courbe sur la ligne droite a tout à coup créé
l'opposé de la ligne infinie. Une limite est apparue. C'est
ainsi que l'immortalité de l'Être crée un univers mortel.
L'Absolu éternel crée un phénomène qui est de nature
relative, toujours changeante. À partir d'une simple
vibration sur la ligne infiniment droite de l'éternité,
l'espace et le temps et la causalité sont mis en action.
L'Être crée ainsi son opposé dans la création.
C'est
comme cela que l'univers temporel apparaît dans la nature
même de l'Être infini et immortel. La création est une chose
totalement opposée à l'Être. Mais dès que l'Être vibre en
lui-même, tout change. L'Être est une pure conscience qui,
dans sa nature même, contient une infinie vigilance, un
infini dynamisme. La conscience universelle n'est pas
endormie, elle est infiniment consciente et en cela, elle
vibre à une vitesse qui est impossible à imaginer.
Le
mystère de la création manifeste est expliqué par ce simple
exemple de la corde qui ondule. Comment l'infini a-t-il pu
créer le fini? Comment Dieu a-t-il pu créer la naissance et
la mort? Comment la vie peut-elle être limitée lorsque sa
source est illimitée? Comment la perfection peut-elle créer
quelque chose d'imparfait? La réponse est simple. L'Être est
infini, parfait, total, illimité, mais dans la nature même
du processus de la création il y a l'opposé de l'Être. Il y
a l'onde qui a un début et une fin. L'océan ne peut pas
créer une vague sans qu'elle ait une limite. L'océan est si
vaste, si puissant, si profond, et pourtant il ne crée que
des vagues limitées. Oui, tel est le geste de la création,
même si la source de la création est infinie.
Selon le niveau de conscience d'une personne, la perception
des limites de la vie peut inclure la vision de l'infini, de
l'immortalité, de l'éternel. Les limites de la création
peuvent être perçues à partir de l'état d'illumination de la
conscience et montrer l'Être infini qui est présent en
toutes les limites de la vie, de la même façon que la ligne
droite infinie est la base à partir de laquelle toutes les
ondes limitées peuvent apparaître.
En
sommeil profond, il n'y a pas de ligne et pas d'ondulations,
il n'y a pas d'expériences conscientes. Durant les rêves, il
y a des ondulations bizarres, mais pas de perception de
l'infini. Durant l'éveil, la conscience est remplie
d'activité, mais la ligne droite de l'infini et de
l'immortel n'est pas connue. En conscience transcendantale,
on gagne enfin la connaissance de la ligne droite infinie
mais il n'y a pas d'ondes d'activité sur elle. En conscience
cosmique, on a les deux en même temps, la ligne droite et
les ondulations de la vie active. En conscience divine on a
la ligne droite (le silence transcendantal) en même temps
que la vision de limites radieuses et célestes dans les
courbes parfaites qui apparaissent sur la ligne infinie de
la conscience transcendantale. En conscience d'unité, les
ondulations et la ligne droite sont une seule et même chose.
Aucune réalité ne se superpose à l'autre. Aucune ne fait
contraste avec l'autre. Que la ligne soit active ou
silencieuse, le résultat est le même, il n'y a que l'infini
qui est connu.
360) VIE
NORMALE ET BONHEUR :
Un ami m'écrit
: « Les gens pensent que c'est nécessaire de souffrir. On
apprécie davantage le bonheur ensuite, disent-ils. Cet ami
leur réponds : « Tant de souffrance pour un si petit bonheur
qui ne durera pas par surcroît. »
J'ajoute ce qui
suit : Il y a les vagues de bonheur au plan relatif de la
vie, et il y a la félicité libre de l'Absolu. Ce n'est pas
la même sorte de bonheur, pas le même niveau. Le premier est
une série de plaisirs, des joies de toutes sortes à diverses
intensités. L'autre est la félicité, l'Être, l'Absolu. C'est
en conscience cosmique (le premier état permanent
d'expérience de la conscience pure) que l'Être est vraiment
connu car avant cela, il n'était pas encore isolé de
l'activité mentale et sensorielle.
Avant la
conscience cosmique, notre être individuel est tout ce que
nous connaissons. L'Être cosmique est tout à fait théorique.
L'esprit individuel n'a pas encore transcendé complètement
l'activité des pensées et il n'a pas encore rejoint la
conscience de l'Être au plan transcendantal de la
conscience. Pour avoir cette réalisation, il faut continuer
de pratiquer la Méditation transcendantale jusqu'à ce que
l'expérience de transcender devienne claire comme du
cristal.
Avant la
conscience cosmique, notre être n'est pas encore apprécié au
niveau transcendantal de la conscience. Quand on dit : « môn
être » , ce n'est pas de l'Être cosmique dont on parle.
Évidemment, notre être individuel peut être perçu plus ou
moins proche de l'Être transcendantal, selon le niveau
d'évolution. Il y a des gens qui perçoivent leur être
individuel dans la profondeur de leur conscience. Ils ont
l'expérience que leur être individuel est silencieux et
vaste. Mais il n'est pas encore perçu au niveau cosmique qui
transcende toutes les expériences de la vie relative.
Puis un jour
arrive où notre être est connu à l'intérieur de l'Être.
C'est l'Absolu qui devient notre être. Dans cette situation,
tous les désirs sont réalisés, non pas au niveau relatif
parce qu'à ce niveau-là, il n'y a pas de fin aux désirs
puisque la vie évolue toujours et sans fin. Mais au plan de
l'Être, tout est enfin satisfait grâce à la perception
absolue qui est libre de toutes les sortes d'expériences au
plan relatif. Il n'y a plus d'expérience dans l'être et il
n'existe plus une individualité qui fait des expériences de
n'importe quoi.
L'Être est
témoin des expériences de la vie relative. Il ne fait pas
ces expériences alors qu'avant notre être faisait toutes les
expériences. « Je vis des expériences. » En cc, l'ego
continue de faire les expériences de la vie relative, mais
notre être n'en fait plus. Il est séparé de l'ego et de
l'intellect, et de tout le reste aussi.
Au niveau
relatif de la vie, le
bonheur est une
suite d'expériences plaisantes. Ce sont des plaisirs, des
joies, des satisfactions de toutes sortes, ce sont des
choses intéressantes, des succès, etc. Mais en conscience
cosmique, notre être est connu en tant qu'Être cosmique. Il
est connu dans sa réalité absolue. L'Être ne connaît pas les
joies et les plaisirs relatifs. Il les voit passer, mais il
n'en a pas besoin. Il n'est pas actif. Il ne participe à
aucun plaisir. Il est comblé en sa propre nature. Les
expériences ne lui appartiennent pas. Il ne fait aucune
expérience d'ordre relatif. Il n'est pas le propriétaire des
expériences qui se déroulent aux plans relatifs de la vie.
L'Absolu est
autre chose que le bonheur ordinaire. Il est la félicité. Il
est libre de toutes les expériences relatives. Cette liberté
est la nature de la félicité elle-même. Elle est libre de
tous les bonheurs relatifs et de toutes les expériences
possibles et imaginables aux plans relatifs de l'existence,
autant les plaisirs que leurs contraires. »
Après avoir relu le texte en vrac
#360, j'ajoute ceci : « Il ne faut pas mélanger les
expériences ni les états de la conscience. Comme Maharishi
nous l'a fait comprendre, chaque état de la conscience
possède une connaissance différente des autres états. Ainsi,
en conscience cosmique, l'Être est séparé de tout ce qui est
le relatif. Ce ne sera évidemment pas la même chose dans
l'état de conscience d'unité. Dans l'état de conscience
d'unité l'Être est tout. Il est « le manifeste et le non
manifeste », alors qu'en cc (conscience cosmique) l'Être est
uniquement transcendantale (le non manifeste) et la création
est séparée de l'Être. Le relatif est d'un côté et l'Absolu
de l'autre. Cette expérience est surprenante parce qu'elle
sépare les deux constituants de la vie. L'expérience de la
cc montre que l'Être est la vie et que le relatif (les
choses changeantes) sont une sorte de mystère, une réalité
qui est franchement inexplicable, une curieuse création. On
a l'impression que « la mort » est vivante. Peu importe où
l'on regarde, on dirait que la création ne contient que
l'apparence de la vie. Un arbre semble vivant mais il
n'est pas la vie. Il profite de la vie qui lui est
prêtée à partir d'une source qu'il ignore. La vie vient de
quelque part ailleurs et c'est l'Être qui est cette source.
Rien ne possède la vie sauf l'Être.
Les choses de la création empruntent
donc la vie d'une source qu'elles ignorent. Elles sont comme
des marionnettes qui chantent et dansent alors que leur jeu
est emprunté aux mains qui les font bouger de l'intérieur
d'elles-mêmes. Ainsi, lorsque commence l'expérience de la
conscience cosmique, on découvre soudainement que l'Absolu
est infiniment distant du relatif. Il faut du temps pour
s'habituer à cette nouvelle expérience d'illumination. Il
faut quelques années pour s'habituer à vivre la vie
quotidienne en ayant cette séparation incroyable entre
l'Être absolu et le relatif « insignifiant. » Heureusement
l'expérience de la conscience cosmique va se transformer et
devenir glorieuse de félicité. C'est-à-dire que le fossé
entre l'Absolu et le relatif va se rétrécir de plus en plus.
Cette expérience va faire pénétrer la félicité de l'Être
absolu, sa liberté indescriptible, sa nature sans limite,
directement à l'intérieur des choses les plus «
insignifiantes » de la vie relative qui contient limites par
dessus limites. La distance infinie entre l'Absolu et le
relatif va diminuer et la félicité de l'Être va entrer dans
la vie quotidienne et prendre graduellement la place des
limites.
Si une personne est en chaloupe sur un
lac et que l'eau est parfaitement claire, elle apercevra le
fond du lac. Elle aura l'impression que la distance entre la
surface de l'eau et le fond du lac est presque inexistante.
Cet effet n'est possible que lorsque l'eau est parfaitement
translucide. Autrement le rameur en chaloupe sait
parfaitement bien que le fond de l'eau est loin de lui et
que même s'il plongeait, il aurait de la difficulté à garder
son souffle pour aller toucher le fond de l'eau. Ainsi,
l'expérience de la conscience cosmique, là où l'Être est
infiniment (j'utilise le mot infiniment parce que telle est
l'expérience dans cet état) séparé des phénomènes de la vie
relative, va évoluer et produire le rapprochement entre les
deux extrémités totalement irréconciliables de l'Absolu et
du relatif, de l'éternité et du temps, de l'immortalité et
de la mort, de ce qui est immuable et de ce qui change sans
cesse.
Si la cc n'avançait pas vers un état
plus perfectionné de l'illumination, la vie relative serait
inexplicable parce qu'elle est totalement mystérieuse. Elle
se situe en parallèle de la réalité de l'Être. La vie
relative ressemble à un film qui est projeté sur un écran.
Tout ce qui se passe sur cet écran est fictif. Aucun cowboy
ne tire du pistolet en réalité sur l'écran du cinéma.
Exactement de la même façon, la création donne l'apparence
d'être non réelle en conscience cosmique. On la voit, on la
touche, on la goûte, on la sent, on l'entend, mais elle est
hors du Soi, hors de l'Être, une curieuse chose sans
substance, comme un rêve qui disparaît en dehors de toute
réalité dès qu'on en sort et se réveille.
Mais avec l'avancement de la conscience
cosmique vers la conscience divine, alors le film est perçu
de plus en plus dans sa valeur céleste, ce qui le rend plus
intéressant, plus intelligent, disons. « L'ignorance » gagne
petit à petit la valeur de l'Intelligence de Dieu qui a créé
la création. En conscience cosmique, on voit très clairement
qu'il n'y a pas de lien entre l'Être et la création. L'Être
n'a pas fait la création. Mais cette perception directe (qui
n'est absolument pas une déduction intellectuelle et
philosophique, va se transformer petit à petit.) En
conscience divine, (au bout de la transformation de la cc)
l'Être devient Dieu créateur et la création devient tout à
fait céleste, lumineuse, glorieuse, intelligente, radieuse.
Elle possède l'Intelligence de son créateur. L'univers tel
qu'il est perçu en conscience cosmique, était une curieuse
machine qui fonctionnait automatiquement en dehors de la
source de la vie, (l'Être est la vie elle-même et tout le
reste a l'apparence de la vie). La création va enfin
dévoiler le lien qu'elle a avec Dieu le créateur.
On peut philosopher tant qu'on le veut
sur n'importe quel aspect de ces expériences, on peut penser
qu'on connaît tous ces concepts philosophiques, mais
l'expérience de chaque état de la conscience est plus forte
que n'importe quelle compréhension intellectuelle. En
conscience cosmique, l'Absolu (l'Être) EST SÉPARÉ de la vie
relative. Un point c'est tout. Même si une personne essayait
de se convaincre, sur la base de ses connaissances
intellectuelles, que la vie forme un tout unifié, (ce qui
est vrai en conscience d'unité seulement), l'expérience de
la séparation de l'Être et du relatif serait tout à fait
dominante et permanente, 24 heures sur 24, même durant son
sommeil. Son Être cosmique serait parfaitement séparé de
l'inconscience du sommeil très profond et il en serait
témoin. Elle aurait beau se convaincre par n'importe quelle
idée ou discussion ou lecture que la vie est unifiée, son
expérience contredirait sa connaissance, de la même façon
que le soleil se lève et ne se lève pas en réalité.
L'expérience contredit la connaissance intellectuelle.
Chaque état de conscience donne une expérience qui
correspond à cette réalité uniquement. Les philosophes ont
tout mélangé dans toutes les cultures du monde. Les
religieux aussi. Ils ont mêlé les connaissances qui
appartiennent aux autres états de la conscience. Parce
qu'ils n'avaient pas l'expérience de l'illumination dans ses
étapes successives, ils ont pensé et intellectualisé toute
chose. Les religions ont parlé de dévotion à Dieu à des
ignorants qui ne vivaient que l'état de la veille active, du
sommeil et des rêves. Tous les croyants de la terre ne
savaient rien de la conscience transcendantale, encore moins
de la conscience cosmique qui avance vers la conscience
divine et ses perceptions célestes où Dieu est révélé
finalement. Des ignorants se faisaient donc la guerre à
partir de croyances en Dieu qui étaient fanatiques et
sectaires. Des millions de personnes pensent à Dieu chaque
jour et ils n'ont pas encore débuté l'éveil spirituel des
états supérieurs de la conscience.
En résumé, en conscience divine la création devient
« la création de l'Être » qui assume maintenant le rôle de
Dieu-créateur. En conscience d'unité, l'état qui est le plus
avancé, le septième état de la conscience, l'Être EST tout,
le Créateur, le processus de création, et ce qui est créé.
L'Être transcendantal est enfin sorti de son royaume
transcendantal et il est devenu la TOTALITÉ. Lorsque
l'état de la conscience d'unité est parfaitement intégré à
la personnalité, alors Maharishi appelle cette expérience :
« l'état de Brahm, la totalité. »
Il y a un très
long chemin d'évolution entre l'état de veille active (dans
lequel nous passons environ 15 heures chaque jour) et le
septième état de la conscience, l'état d'unité. Pour évoluer
d'une étape à l'autre, Maharishi a fait renaître toutes les
technologies du plein développement de la conscience, la
Méditation transcendantale, les sept techniques avancées de
la MT, les techniques très avancées de MT-Sidhis avec le vol
yogique, la médecine védique, l'architecture védique,
l'éducation védique, l'agriculture basée sur les mantras
(les sons) védiques, la musique védique, l'astrologie
védique et la formidable technologie des yagyas qui servent
à prévenir les dangers à venir et augmenter les influences positives
qui reviennent des bonnes actions du passé, l'administration gouvernementale védique,
la défense védique, les mathématiques védiques, etc.
359)
L'ENTONNOIR :
Ceux
qui se trouvent en compagnie de personnes qui ont pratiqué la technique de
Méditation transcendantale (et de MT-Sidhis) depuis de nombreuses années,
ressentent souvent un « effet entonnoir » (le
mot « entonnoir » est mon expression) et ils disent qu'ils
ont tout à coup le désir d'être plus calmes. Leur esprit aura tendance
à prendre une direction vers l'intérieur. Les gens ont alors
le désir
spontané de diminuer leur excitation mentale et d'être tout
simplement bien et plus calme.
Je me rappelle ce que m'avait raconté le directeur du centre
de Méditation transcendantale d'Ottawa, il y a une dizaine
d'années. Il avait pris note de tous les codes postaux des
personnes qui pratiquaient la MT dans la ville parce qu'il
souhaitait trouver le meilleur endroit où organiser une
réunion des gens qui pratiquent la MT.
À sa
grande surprise, il s'est rendu compte que les méditants
habitaient tous relativement proches les uns des autres. Sur
certains rues il y avait jusqu'à 10 ou vingt personnes qui
méditaient et, selon les codes postaux, il avait remarqué
qu'il n'y avait aucun méditant quelques rues plus loin.
C'était la même chose dans chaque secteur de la ville. Seuls
quelques méditants avaient des adresses isolées.
Curieusement, aucun des méditants ne savait que d'autres
méditants vivaient très proche d'eux.
L'analyse qu'avait fait le directeur du centre de MT
d'Ottawa est qu'un méditant, habitant n'importe où, avait
créé un effet d'harmonie dans l'espace qui l'entourait. Les
voisins avaient spontanément eu le même désir de débuter la
méditation. Tout cela s'était produit sans qu'aucun des ces
voisins d'un même quartier n'en parle à quiconque autre.
L'effet
entonnoir entraîne spontanément l'esprit à rechercher plus
d'ordre et de bien-être intérieur. Je dirais même que cet
effet éveille le désir de faire la méditation même chez les
voisins des méditants et chez ceux qui n'ont aucune idée
qu'il y a un ou plusieurs méditants tout près de chez-eux.
Je crois que c'est de cette manière très silencieuse que la
Méditation transcendantale va graduellement traverser les
frontières et être introduite dans tous les pays du monde.
L'Effet
Maharishi (Nom donné en l'honneur de Maharishi qui avait
prédit ce qui a été vérifié en 1974 aux États-Unis dans une
dizaine de villes où on a mesuré que dès le moment où un
pour cent de la population de la ville pratiquait la MT, les
taux de criminalité baissaient visiblement et
substantiellement dans toute la ville, ce qui montre que
l'effet d'ordre voyage dans l'air invisiblement mais
concrètement) est encore plus fort que cet effet que je
m'amuse à décrire avec l'expression : « effet entonnoir. »
L'effet entonnoir est immédiatement autour de la personne
qui médite. L'Effet Maharishi existe dans un très large
environnement, par exemple dans un village, une ville, une
région ou le monde entier.
Ces
effets viennent de l'augmentation de la cohérence dans la
conscience collective à partir d'un centre de cohérence,
soit un individu ou un groupe d'individus qui animent le
champ unifié de la conscience transcendantale.
358) PAS DE
TEMPS À PERDRE :
Lorsqu'on
est
jeune, on ignore combien de temps on va vivre. Lorsqu'on a
cinquante ans, on l'ignore encore, mais on est surpris
d'être rendu là, parce que bon nombre d'autres personnes ont
déjà quitté la planète. On fait la même constatation à 60
ans et à 70 ans, etc.
Lorsque j'étais jeune, je voyais mes parents aller à des
funérailles ou se rendre visiter la famille de quelqu'un qui
était décédé et offrir leurs condoléances. Cela arrivait au
moins une ou deux fois par mois. Un jour un garçon de mon
âge s'est noyé dans la rivière et j'ai vu mon père partir
pour offrir ses condoléances à la famille. Il était
extrêmement triste car il avait déjà été collègue de travail
du père de ce jeune.
Ayant pris conscience du fait que la mort peut survenir à
n'importe quel âge, j'ai senti une grande urgence de
découvrir quelque chose que mon jeune intellect ne
réussissait pas à nommer tout à fait, mais je savais que je
n'avais plus de temps à perdre. Mes parents n'ont jamais
compris pourquoi, à partir de cette année-là, mon intérêt
pour l'école a diminué grandement. Je ne voyais nulle part
là ce que je recherchais au fond de moi.
J'ai d'abord recherché quel était le but de la vie. J'ai
considéré ce sujet pendant des mois et des mois, voyant
comment « le but de la vie» est compris différemment par
différentes personnes, à différentes époques et dans divers
contextes culturels et traditionnels. Il m'a fallu du temps,
mais j'ai découvert ce que je croyais être l'idée la plus
claire de " mon but " dans la vie. J'ai vérifié qu'il était
réellement universel, et ensuite je me suis demandé comment
rejoindre ce but, comment connaître cette expérience
et la vivre. J'étais intéressé à vivre ce « but de la vie
»et pas seulement à le comprendre intellectuellement.
Le comment progresser vers la réalisation de ce but de la
vie, était un immense défi. Il y avait autour de moi des
centaines de supposés chemins que diverses personnes avaient
prises au long des siècles, incluant celui de la foi en
Dieu, celui de l'amour, celui de la religion, celui de la
philosophie, etc. avec tout ce que chacune de ses voies
implique.
Je me rappelle avoir lu des livres sur toutes sortes de
manières de vivre « le but le plus élevé dans la vie. » Ces
voies étaient, bien évidemment, toutes différentes les unes
des autres, et souvent même, opposées les unes aux autres.
Ainsi je lisais, je réfléchissais, je parlais avec mon ami
(Jean Claude Cloutier, aujourd'hui décédé - il est mort à
l'âge de 43 ans) pendant de longues heures, nous
réfléchissions ensemble, nous recherchions une voie qui nous
mènerait en dehors du labyrinthe de la pensée, hors des
conditionnements, hors de l'ignorance fondamentale de
l'Être. Nous avons lu ensemble et discuté tous les écrits
que nous pouvions trouver sur les sages qui étaient connus
d'une manière ou d'une autre à notre époque. (L'Internet et
l'ordinateur n'avaient pas été inventés à cette époque.)
Puis à l'âge de
22 ans, nous avons tous deux fait le choix de la technique
de Méditation transcendantale. Un peu plus tard, j'ai choisi
de devenir un professeur de la Méditation transcendantale et
de faire que ma découverte serve de raccourci à d'autres
chercheurs qui pouvaient, eux aussi, tout comme moi avant,
rechercher la dimension absolue de l'existence, alors qu'ils
ne la trouvaient nulle part. Mon si bon ami n'a pas pratiqué
la MT de façon régulière. Je crois qu'il a préféré
continuer une quête intellectuelle de l'Absolu et de la
liberté. Il ne comprenait plus ma démarche. Il ne comprenait
pas que j'aie accepté de faire partie d'une organisation, ce
qui lui paraissait tout à fait contraire à ma manière
d'être, et opposé à toute ma démarche antérieure qui se
voulait libre de toute autorité spirituelle et
intellectuelle.
Plusieurs fois
au long des années, lorsque nous nous retrouvions, il m'a
posé la question : « que fais-tu dans une organisation alors
que cela t'oblige à dire « ce qu'il faut dire », à suivre
des directives, à être en accord avec ceci et avec
cela? Selon lui, cette manière d'être allait très bien avec
tant d'autres personnes qui aiment être dépendants de
quelqu'un au plan intellectuel, (suivre un guru ou n'importe
quelle autre autorité) ou qui aiment la sécurité d'un groupe
de gens qui pensent de la même façon, ou qui cherchent pour
eux-mêmes à se placer dans une position d'autorité face à
d'autres, mais cela ne me convient absolument pas - je
n'étais pas ce genre de personne. J'étais un penseur libre,
un homme libre et, comme il le répétait à chaque fois, il me
voyait maintenant « enfermé dans une organisation. »
Je lui
répondais chaque fois la même chose, et il restait
silencieux à chaque fois qu'il m'entendait : « Je n'ai pas
le choix. Maharishi est le seul, à ma connaissance, et tu es
obligé de respecter mon jugement parce que tu me connais
depuis si longtemps, qui enseigne la technique qui donne
l'expérience de la conscience transcendantale. Maharishi est
le seul dont tout l'enseignement est fondé sur l'expérience
de la conscience transcendantale. Tous les autres maîtres
disent des choses à propos de cet état, mais ils se
contredisent en enseignant des méthodes qui vont très
souvent dans le chemin opposé du silence transcendantal. Il
enseignent la contemplation ou la dévotion à Dieu ou le
contrôle des pensées et du comportement, etc. Ils enseignent
tout sauf l'état qui est l'illumination elle-même. Maharishi
donne la voie qui a manqué à l'humanité.
Je me rappelle
que j'ajoutais que j'ai appris cette méditation parce que
l'organisation qui enseigne la MT existait et c'est elle qui
m'a rejoint dans ma ma ville du nord de l'Amérique, au
Québec. Sans l'organisation de la MT, sans la volonté de
Maharishi de fonder une organisation qui essayait de
rejoindre tous les coins du monde, j'aurais cherché cette
voie en faisant le tour de la terre, et je ne l'aurais peut
être jamais trouvée. Je dois donc l'épanouissement de ma
longue recherche à l'organisation de MT et je ne peux plus
jamais abandonner cette organisation. Je ne peux même pas la
critiquer pour quelque faiblesse de ses membres ou quelque
autre règle à suivre qui s'impose à moi. L'organisation de
la MT est la chose la plus importante sur terre après la
technique elle-même,et peu importe les points faibles d'une
organisation qui est composée d'humains qui ne sont pas
aussi parfaits et intéressants que je l'aurais souhaité.
Mais je faisais maintenant partie de ces professeurs de
méditation qui, avec énormément de douceur et d'humilité. servaient cette
cause pour donner le message de la conscience transcendantale à
tous ceux qui voulaient l'entendre. Mais je ne considère
jamais les faiblesses de cette organisation parce que je
sais qu'elle évoluait à grande vitesse. Aujourd'hui, (2011)
les professeurs de MT et les chefs de l'organisation
internationale ont réalisé une radieuse illumination
intérieure. Ils sont dignes de ce que Maharishi souhaitait
pour représenter cette connaissance transcendantale.
Maharishi a réussi à introduire dans le monde ce qu'aucun
autre enseignement n'a fait avant. »
Le temps est de
la plus haute importance dans une vie. Souffrir une journée
de plus est une torture qui est évitable désormais. J'ai 62
ans maintenant et j'ai fait de très grands pas pour vivre «
le but de la vie » non pas théoriquement, mais concrètement.
Je remercie Maharishi à chaque jour dans mon coeur parce
qu'il a répondu à ma quête et l'a épanouie complètement. Je
ne manque jamais une méditation, matin et après-midi puisque le temps que j'ai est si
précieux. Je ne veux perdre aucune journée sans l'utiliser
pour l'évolution maximale. Moi seul saurai jusqu'où je me
serai rendu dans mon évolution lorsque mon dernier jour
arrivera. Je n'en dirai rien à personne. Je partirai avec
mon silence transcendantal, comme il se doit.
357) LE
SECRET DE LA LONGÉVITÉ :
Maharishi dit : « ...abnormalities in the nervous system
make the process of evolution dragging and that is the cause
of aging. - des anormalités dans le système nerveux font
traîner (ralentir) le processus d'évolution, et c'est cela
la cause du vieillissement.»
Quand l'évolution est moins rapide, le vieillissement est
plus fort. Lorsque la flexibilité du système nerveux est
moindre, c'est-à-dire lorsqu'il n'est pas habitué à
parcourir (faire l'expérience de...) l'étendue totale de sa
propre activité, grossière et subtile, alors le
vieillissement devient plus fort. Vieillir ne vient pas,
comme on le croirait normalement, du fait que la vie se
déroule dans le processus du changement, mais du fait que le
plein potentiel du changement ne soit pas activé. Tant que
des régions du fonctionnement du système nerveux ne sont pas
éveillées, elles « traînent de la patte » derrière celles
qui sont actives. À cause de cela, le processus d'évolution
ne se fait pas complètement. Aussi les mécanismes de
purification du corps ne fonctionnent pas à leur plein
potentiel et cela ralentit le fonctionnement holistique
(comme un tout) de la physiologie.
Lorsque la totalité du système nerveux est éveillée et que
ce dernier devient actif à tous ses niveaux de
fonctionnement grossiers et subtils, et qu'il se met en
contact avec la source non active de la conscience
transcendantale, alors la vitesse d'évolution devient
idéale. Les divers plans du fonctionnement physiologique se
mettent à fonctionner comme un tout, plutôt que dans ses
parties uniquement. Les organes entrent en synchronie les
uns avec les autres. L'ordre règne alors automatiquement
dans le corps et chaque partie de la physiologie soutient le
tout.
Pour que le corps soit malade et meure, il faudrait qu'une
de ses parties soit hors synchronie avec les autres et
qu'elle cesse de fonctionner, indépendamment du reste du
corps, entraînant la fin du système. Toutefois, si le tout
est profondément en synchronie avec toutes ses parties, il
sera très difficile pour le tout d'arrêter de fonctionner
parce que toutes les parties fonctionnent en se soutenant
les unes les autres. Une telle coordination dans la
physiologie ne peut pas être développée par les moyens
habituels de la santé, la bonne nourriture, un sommeil
régulier, de l'exercice, etc. Pour accomplir l'éveil des
niveaux subtils du fonctionnement du système nerveux, il
faut pratiquer la Méditation transcendantale. À chaque fois
que la méditation guide l'esprit vers les états de plus en
plus subtils de sa propre vigilance intérieure et qu'elle
rejoint l'état le plus simple de la conscience, lequel ne
contient plus d'activité mentale, le système nerveux apprend
à fonctionner en mode parallèle de chacun de ces niveaux. Il
se familiarise avec l'étendue totale de sa propre activité
et il gagne aussi l'habileté à fonctionner de manière très
fluide et silencieuse. Ce silence dans la physiologie est la
clef du synchronisme de tous les organes corporels et cela
ralentit l'usure corporelle, diminue le vieillissement et
régénère les fonctions vitales. Le corps jouit d'une plus
grande longévité parce qu'il est davantage « conscient »,
davantage éveillé, davantage intelligent, donc plus
efficace. Il dépense moins de« carburant » (énergie) et il
va plus loin.
356) ÊTRE TÉMOIN DU SOMMEIL PROFOND EN CONSCIENCE COSMIQUE :
L'Être
est témoin du sommeil le plus inconscient. Mais il n'a pas
besoin d'être témoin de quoi que ce soit, car il EST
éternellement établi en son propre statut inchangé.
Il ne
surveille pas le sommeil inconscient mais il sait que
l'inconscience est juste à côté de sa conscience illimitée.
Il le sait en toute simplicité, très innocemment. L'aspect
témoin qui existe à partir de la conscience cosmique est
permanent. L'Être témoigne le sommeil et il est conscient de
l'inconscience qui se tient juste à côté de son propre état.
Très simplement, sans chercher à être témoin ou à surveiller
quoi que ce soit au plan relatif de la vie, l'Être se sait
séparé du relatif. Il est seul avec lui-même en son propre
état et il est témoin que l'inconscience du sommeil profond
existe. L'inconscience est une curieuse impossibilité que la
vie relative rend possible à son propre niveau.
Tout
ce qui existe dans la création se tient complètement en
dehors de lui et il le sait. Il le sait sans pensée. Cette
expérience n'est pas un phénomène psychologique qui se
déroule dans la pensée ou dans les émotions. Ce n'est pas
quelque chose qui se passe dans le cerveau. C'est un
phénomène qui se passe à l'intérieur de la pure conscience
absolue, laquelle devient témoin des états changeants de la
vie relative (une curieuse illusion, une curieuse
expérience) L'Être est en dehors du changement et il le
sait.
La
seule chose que l'Être sait directement, c'est sa propre
nature qui est une pure conscience, libre, parfaitement
dynamique et silencieuse. Il est donc témoin de tout ce qui
n'est pas lui-même, mais cela se fait sans action, sans
attention, sans mouvement, sans émotion, sans la pensée.
Cette expérience ne ressemble en rien à la conscience
que nous connaissons lorsque nous somme éveillés et que nous
nous rendons compte que « je » suis conscient « de » quelque
chose. Durant l'état de veille active, notre esprit
individuel est témoin des perceptions sensorielles. Il y a
quelqu'un en soi, notre ego, note individualité, notre
conscience personnelle, qui fait toutes sortes d'expériences
et qui en est conscient. Cette sorte de témoignage des
expériences n'est absolument pas semblable à ce qui se passe
en conscience cosmique.
Durant
le sommeil en conscience cosmique, l'aspect témoin de la
conscience de l'Être ne ressemble en rien à ce que nous
connaissons durant l'état de veille active. L'Être est
témoin du sommeil profond et ce n'est absolument pas pareil
à l'impression qu'on a lorsqu'on se sent
psychologiquement ou émotionnellement séparé de certaines
situations psychologiques ou extérieures. En conscience
cosmique, ce n'est pas la conscience individuelle qui semble
se retirer pour être témoin d'une expérience sensorielle ou
autre, c'est l'Être absolu qui est témoin de tout ce qui
existe. L'Être en tant qu'existence éternelle est totalement
séparé de l'activité mentale et physique et galactique. Il
est séparé de l'inconscience tout autant que de la
conscience. Pour lui, le sommeil est un état relatif, un
mode de la conscience mentale individuelle. Le sommeil
profond ne ressemble en rien à l'Être qui est pourtant vide
d'expériences sensorielles. Le sommeil est une sorte
d'ignorance dans la relativité de la conscience corporelle
et mentale. L'Être est la conscience absolue.
L'Être
est une conscience innocente infinie, indescriptible en
réalité, abstraite mais réelle, qui est témoin de tout ce
qui est relatif, donc changeant, ici, là et n'importe où,
maintenant et toujours. L'Être est témoin du relatif mais il
se sert du système nerveux pour être témoin de cette réalité
changeante. Sans le système nerveux, il ne serait pas témoin
du relatif car il n'aurait pas d'outil de perception à ce
niveau du relatif. Il ne percevrait que l'Absolu partout et
toujours.
L'Être
n'est témoin du relatif en tant que relatif, que par la
machinerie du système nerveux. Sans système nerveux, l'Être
vit en conscience d'unité permanente et toute sa conscience
et son activité infiniment omniprésente en sa propre nature
ne peuvent être rien d'autre que lui-même. Seul, sans le
système nerveux, le relatif n'existe pas au niveau de la
connaissance qu'a l'Être absolu. Il est la totalité de
l'Absolu non manifeste en mouvement dans la totalité absolue
de l'apparence manifeste. L'Être jouit innocemment de tous
ces aspects de sa propre existence illimitée et l'univers
n'est que la forme mouvante de son propre état inchangé. Il
n'a jamais besoin de prendre conscience de quoi que ce soit,
mais il le fait innocemment quand même. Il le fait avec ou
sans le système nerveux. Sans cet outil, il est l'unité.
Avec cet outil de perception, il est le sommeil, les rêves
et l'éveil. L'Être est le témoin de la subjectivité et de
l'objectivité. Il est le témoin des pensées, des désirs, des
mémoires et des actions. Il est le témoin de la civilisation
et du passage des siècles et des millénaires. Il est témoin
de l'espace qui reçoit le temps.
Sans
le système nerveux, l'Être vit la conscience Brahm, dans
laquelle n'existe aucun besoin de quoi que ce soit, pas même
celui d'être conscient. Il EST. Il est total. Tout est sa
nature. Seul l'UN existe.
355) SUR LA VÉRITÉ ET L'AMOUR :
Heureusement pour
nous tous, la vérité ne peut pas être enfermée dans des
mots. Les pauvres mots qui expriment la pensée humaine ne
peuvent que pointer dans la direction de la vérité. Le
maître spirituel enseigne avec des mots, puisqu'il ne peut
rien faire d'autre au niveau de la parole. Il enseigne aussi
par l'opposé des mots, par le silence de son être. Son être
est en silence parce qu'il a tout compris, tout vécu, tout
accompli, tout obtenu. Le maître est en silence parce qu'il
n'a plus besoin de mots pour s'expliquer quoi que ce soit.
Il comprend sans les paroles. Il n'a même plus besoin de
chercher à comprendre une situation ou une expérience parce
qu'elles ne sont que son être en mouvement. Il comprend son
être. Il a gagné l'expérience d'être son être. Il n'y a plus
de distance entre son être et sa personnalité. Sa
personnalité ressemble en tout point à son être. Il n'y a
plus de quête pour se retrouver, pour se connaître, pour
devenir ce que l'on pourrait être. Le maître spirituel a
gagné un contact avec son être à un niveau très intime de
son être. Il a rejoint son être à la limite la plus
fine de la conscience et il a vu et découvert et compris que
son être était une copie de l'Être cosmique. L'ARN se colle
sur l'ADN et il lui ressemble. Il en tire les qualités dont
il a besoin pour agir dans le monde de la fabrication et de
la transformation des cellules corporelles. De même, la
glaise est placée dans un moule, et elle le copie
parfaitement. Ainsi l'être de celui qui a gagné
l'illumination s'est collé sur la conscience de l'Être
cosmique et il l'a copié parfaitement. Maharishi a fait cela
en étant proche de son propre maître, Brahmananda Saraswati.
Maharishi a placé son coeur et son esprit par dessus le
coeur et l'intelligence de son maître et il en a fait une
copie identique en lui-même.
Pour faire la découverte
de la Vérité et
de l'Amour, il faut absolument passer au delà de la surface
des mots, il faut transcender toutes les idées conçues par
notre intelligence limitée, et abandonner notre
compréhension ignorante et orgueilleuse de la vie et des
événements, et mettre tout ce vocabulaire au silence.
Et là, surprise, là se trouve ce qui est vrai par dessus
tout, ce qui ne s'énonce jamais clairement parce que cela ne
peut jamais être conçu clairement puisque cela dépasse
l'intellect. Le silence de la pure conscience
transcendantale dépasse toutes les notions, lesquelles ne
sont que des capsules de vérité, des photos d'un angle de la
vérité, mais jamais ce qui est totalement vrai et universel.
Maharishi dit : «
La vérité est ce qui ne change jamais.» Elle ne peut donc
pas être un point de vue, ni une explication, ni une
théorie, ni une déduction logique. Sinon elle serait
dépendante de la capacité de l'un à concevoir ceci ou cela,
et de l'autre à accepter une idée et à l'intégrer. On peut
faire l'expérience de La Vérité universelle, mais dans son
silence en premier, puis dans son silence en action en
deuxième. La pratique de la Méditation transcendantale est
l'exercice qui mène à la perfection du processus
d'acquisition de la Vérité universelle, l'union du soi au
Soi, de l'être à l'Être, de l'individuel au cosmique, de
l'esprit actif à la conscience infinie.
Lorsque cette expérience de pure transcendance se produit,
le coeur se met à battre plus doucement, le regard se met à
voir ce qui est non changeant, l'intellect se met à
comprendre la Vérité. Les moindres paroles se mettent à dire
leur bonheur d'exister. Après tout, elles sont des vagues
sur l'océan de la félicité.
L'Amour, quant à lui, n'est rien d'autre que le débordement
de la félicité. Il ne s'épuise jamais, sinon ce ne serait
pas l'Amour. Tout comme la Vérité, l'Amour ne change jamais
lui non plus. Il n'a besoin d'aucun objet à aimer. Il peut
les aimer tous, et sans fin.
354)
L'INTELLECT ET LA TRANSCENDANCE :
Durant la pratique de la
Méditation transcendantale, l'intellect, dans ses modes
actifs, n'a absolument pas besoin d'être utilisé. Les
instructions qui sont données pour faire la MT font que
l'intellect, tout comme les autres facultés mentales, se
repose en profondeur. Le mécanisme de la transcendance, tel
qu'il a été compris et expliqué dans sa totalité par
Maharishi et tel que chacun des professeurs certifiés de
Méditation transcendantale l'enseigne durant les leçons
d'initiation à cette technique, est si parfait et naturel,
donc sans effort et sans contrôle ni manipulation des
pensées, que le but du processus de transcendance, la
conscience pure, l'état le plus simple de la conscience,
l'état infini de la conscience, l'Être, est réalisé
spontanément et innocemment.
Maharishi donne l'exemple d'un petit veau qui a été séparé
de sa mère et qui, si on le libère, traversera le troupeau
en zigzagant entre les vaches et retrouvera "par instinct"
l'endroit où est sa mère. L'Image de ce petit veau qui
retrouve son chemin spontanément et qui prend la bonne
direction à tout coup, montre bien comment "l'intellect" qui
sert à discriminer, à faire des choix, à comprendre l'ordre
dans ce qui en apparence ne semble pas en contenir, va,
durant la pratique de la MT, « trouver spontanément et
innocemment », et sans erreur aussi, le chemin de la
conscience transcendantale. L'esprit va zigzaguer entre les
multiples activités mentales, passant d'une strate à
l'autre, toujours plus subtile, et il va s'établir tout à
fait spontanément dans l'état de moindre excitation de
l'esprit.
La pratique de la Méditation transcendantale n'utilise pas
l'intellect comme tel, et le méditant n'a à peu près aucune
décision à prendre dans l'application des instructions qu'il
a reçues durant son cours de formation, et pourtant le
processus naturel de transcendance prend place d'une manière
parfaitement " intelligente "car à chaque fois le but de la
transcendance est réalisé. Contrairement aux autres
techniques de méditation qui ont été enseignées depuis des
siècles dans diverses cultures de la terre, celui qui médite
avec la MT n'a rien à faire pour transcender la pensée, et
pourtant, son esprit atteint le but de la transcendance, la
conscience pure. Comment le but est-il réalisé si
parfaitement? Il est réalisé parce que la MT utilise les
mécanismes tout à fait spontanés de la transcendance
naturelle. Dans sa technique de MT, Maharishi permets à
l'intelligence naturelle de l'esprit et à celle du corps de
fonctionner sans obstruction et sans contrôle.
Au bout du processus de la transcendance, lorsque la
conscience infinie est connue, l'intellect humain est alors
parfaitement contenté. Il est établi dans la conscience
infinie. En faisant des milliers de fois le chemin qui amène
l'esprit de sa surface active à son silence dans la pure
conscience, l'intellect humain gagne automatiquement
l'habileté d'être satisfait en toute circonstance. Il
devient " intelligent, fluide, souple " et aucun obstacle ne
l'empêche de saisir la vérité dans n'importe quelle
situation. L'intellect gagne l'habileté de ne jamais bloquer
devant une situation. Sa fluidité est venue du fait qu'il a
suivi des milliers de fois le chemin "de la nature" et il
s'est ajusté innocemment, sans s'en rendre vraiment compte,
sans chercher à accomplir cela, en glissant, pour ainsi
dire, chaque jour durant la MT, jusqu'à rejoindre la
conscience infinie. La conscience transcendantale est la
pure satisfaction de l'intellect et du coeur, la félicité
hors limite.
Un jour arrive, où, grâce à cette habitude de faire
l'expérience quotidienne de la transcendance, l'intellect
n'a même plus à devenir actif pour qu'il puisse comprendre
les expériences de la vie. L'océan n'a pas à se déplacer
pour toucher tous les rivages. Ainsi l'intellect cosmique
remplit l'intellect humain et cet état est une grande
illumination en soi. La satisfaction qui vient d'une totale
compréhension en soi, est alors devenue permanente. Pour
tous ces gains indéfinissables mais réels, l'intellect
murmure : Jai Guru Dev, merci au maître divin.
353) LES
DEUX DIRECTIONS :
La pensée ne peut prendre que
deux directions. Horizontale ou verticale.
La
plupart du temps, elle ne prend que la première, celle
horizontale. La pensée observe le monde et elle le pense.
Elle le divise en morceaux qui sont plus compréhensibles.
Elle fait des catégories et elle y case ses nombreux
concepts. Elle cherche continuellement à mettre de l'ordre
dans la compréhension des événements. Elle élabore des
constructions complexes avec l'aide de l'intellect. Elle
imagine l'avenir, elle planifie les étapes de l'action. Elle
mesure ses réalisations et les compare avec les idéaux qui
ont servi au départ. Puis elle refait le tour de la roue de
l'analyse, de l'observation, de la planification, de
l'action et de la vérification.
TOUT ce qui se trouve autour de nous dans la civilisation
est le produit direct de la pensée qui fonctionne à
l'horizontale, en surface de la vie active.
À cet égard, la littérature est l'expression de la pensée
horizontale, les arts le sont eux aussi, l'architecture, les
religions, l'administration publique, la politique,
l'économie, les idéaux sociaux ou moraux, la science, etc.
Les voyages à la lune sont le résultat de la pensée
horizontale. Visiter le fond des océans aussi. Escalader
jusqu'au sommet de l'Everest est le résultat de la pensée
horizontale, celle qui aime conquérir et se dépasser. Les
empires sont tous le résultat de la pensée horizontale,
celle qui organise tout et croit qu'elle peut tout organiser
pour que l'homme s'épanouisse dans mille domaines.
La deuxième direction que peut prendre la pensée se fait
durant la pratique de la Méditation transcendantale. La
pensée s'apaise graduellement et l'esprit atteint la
conscience pure qui ne contient aucune activité mentale et
sensorielle. On connaît ainsi l'état de l'Être
transcendantal, l'infini, l'immortel.
Le mouvement vertical de la pensée donne un repos très
profond au système nerveux. L'arrêt momentané de la pensée,
telle une brève pause et un silence, fait découvrir la
conscience seule avec elle-même. Le mouvement vertical de
l'esprit ne peut se faire qu'avec une technique de
transcendance. Sinon, il ne se fait pas puisque la pensée ne
va habituellement que dans une seule direction, celle
qu'elle connaît et qu'elle a développé depuis la
naissance. Cette direction est celle de l'esprit actif qui
pense, réfléchit, analyse, observe, imagine, rêve, doute,
conçoit, et oublie.
Ainsi, la pensée peut réfléchir à des choses extrêmement
profondes en surface de l'activité mentale. Son mouvement
sera strictement horizontal. Une personne peut étudier en
détails tout ce qui se trouve en surface d'un kilomètre
carré de forêt, mais cette analyse « profonde » sera «
superficielle » finalement, puisqu'elle ne quittera jamais
la surface active de la pensée. S'auto observer est une
chose qui se déroule à la surface de la pensée consciente.
Réfléchir à des thèmes philosophiques très profonds, sur
l'amour, sur l'existence, sur la vie et la mort, sur la
créativité, sur Dieu, toutes ces choses se déroulent
uniquement à la surface de l'esprit conscient, dans le
domaine de la pensée.
Mais dès que la pratique de la transcendance des pensées est
connue, dès que l'esprit entre en sa propre nature, dans un
mouvement à la verticale, traversant les diverses couches de
plus en plus subtiles de l'activité mentale, il se produit
alors une formidable transformation dans la conscience de
l'être humain. Car, sans cette expérience, l'être humain de
ce siècle-ci et celui d'il y a dix mille ans sont tout à
fait semblables. Seules les choses extérieures, seuls les
décors sont différents, et certaines notions, certains
idéaux qui ont évolué avec le passage des siècles. L'homme
d'aujourd'hui utilise sa voiture plutôt qu'un cheval ou un
âne, il communique avec un téléphone portable plutôt qu'avec
un manuscrit écrit sur du cuir ou du papier parchemin. Nos
ancêtres d'il y a dix mille ans pensaient tout à fait comme
nous pensons aujourd'hui. Ils n'étaient absolument pas
différents de nous. Ils étaient parfois inquiets, parfois
angoissés. Ils étaient ambitieux, ils étaient stressés. Ils
se divertissaient comme nous le faisons. Certains étaient
orgueilleux et dominateurs. D'autres étaient artistiques ou
créatifs et ils inventaient de nouvelles manières de faire
les choses. Ils utilisaient de mieux en mieux les outils du
travail. Ils écrivaient des manuscrits hautement réfléchis.
Certains de leurs textes ont traversé les siècles tant ils
sont restés pertinents à chaque époque.
Mais aujourd'hui, avec l'arrivée de l'enseignement de la
technique universelle de transcendance, la Méditation
transcendantale, et avec l'utilisation hautement spécialisée
de techniques avancées, telles les MT-Sidhis et le vol
yogique, une nouvelle société humaine va voir le jour. Un
homme "différent" va naître.
Une autre
manière de vivre la vie va se développer. Celle-ci ne sera
plus basée sur la pensée rationnelle ou émotionnelle. Elle
ne trouvera plus ses espoirs dans la pensée. Les
idéaux qui ont nourri les actions humaines et défini les
balises de nos comportements en société, en plus de servir
de but à notre travail collectif, vont tout simplement
disparaître. Plus personne ne voudra d'idéaux car ils sont
impossibles à réaliser. Ils se tiennent toujours au devant
de soi. Les plus nobles idéaux ont causé autant de dommage
sur terre et tué autant d'êtres humains que les actions sans
scrupule des plus grands dictateurs ou barbares.
Les idéaux
religieux n'ont pas livré Dieu à l'humain. Ceux politiques
n'ont pas permis de gérer avec justice les sociétés ni de
produire une saine répartition des biens et du labeur. Les
idéaux philosophiques dorment sur les tablettes
poussiéreuses des penseurs. Les révolutions, les réformes,
les purges, toutes ces actions n'ont pas produit les
résultats escomptés. Le développement de la science
elle-même nous a mené au bord d'un précipice où le danger
menace maintenant toute la civilisation humaine, où les
désastres écologiques ont gagné des proportions planétaires.
Tant que l'homme ne sera pas changé de l'intérieur de
lui-même, la terre va continuer de tourner sur la roue de la
souffrance et de l'espoir de la fin de la souffrance. Mais
comment changer l'homme? Quelle autre réforme de la pensée
proposerions-nous? Ne me dites pas que c'est en pensant
d'une autre manière, en acceptant telle ou telle philosophie
économique ou religieuse et en s'efforçant d'ajuster notre
comportement à cette nouvelle manière de comprendre les
choses, que l'humain va changer. Ce n'est pas en changeant
ses attitudes, ni en cultivant d'autres émotions, ou en
étant plus de ceci et moins de cela que le changement
s'accomplira.
Ne me dites pas
non plus que vous avez découvert des manières pour « être »,
et que vous avez compris comment agit celui qui EST. Vos
conclusions seront du pareil au même, étant toujours le
fruit de votre pensée qui fonctionne à l'horizontale de la
perception. Sachez qu'il est impossible de " penser un
chemin " pour se libérer de la pensée. Les corridors du
labyrinthe de la pensée vont vers le Nord et le Sud, l'Est
et l'Ouest. La pensée ne peut pas trouver elle-même une
réelle solution aux problèmes qu'elle a inventés.
Apprenez la technique qui permet de transcender la pensée et
faites l'expérience de l'Être, la pure conscience. Il
faut pratiquer la Méditation transcendantale. Pourquoi la
MT? Parce que Maharishi a redécouvert le secret de la
transcendance, cela même qui a été le plus grand oubli de
toutes les civilisations passées. La pensée n'a jamais
compris la transcendance parce qu'elle est transcendantale,
elle est invisible, impossible à nommer, impossible à
enfermer dans une limite conceptuelle. Voilà pourquoi la
transcendance n'a même pas fait partie des enseignements
religieux, alors qu'elle aurait dû en être l'essence. Elle a
été mise de côté et on l'a oubliée dans les grottes
éloignées ou des sages ont protégé cette technique,
attendant le moment de sa renaissance.
Pratiquer une autre sorte de méditation où on vous dit de
méditer en pensant de jolies pensées positives, en écartant
les choses négatives de votre esprit, en imaginant et en
visualisant des désirs si bons et si beaux, ne sera qu'un
frisson à la surface de l'esprit? Et que dire de ces
méthodes où on invite ceux « qui sont profonds » à fabriquer
dans leur imagination des expériences sensorielles qui
ressemblent à l'idée que l'on peut se faire de ce que doit
être le bien-être? Il y en a d'autres qui essaient de cesser
de penser et qui s'adonnent à contempler des instants de
silence, ou qui dirigent et contrôlent ou reprogramment leur
pensée? Toutes ces tentatives sont perdues d'avance. Elle
sont des actions à l'horizontale de l'esprit.
Il faut méditer avec la technique de Méditation
transcendantale et prendre la direction verticale de la
pensée, jusqu'à ce que l'Être apparaisse de lui-même dans la
conscience silencieuse.
Une nouvelle civilisation tout à fait " inimaginable " va
surgir de cette expérience qui n'a pas été sur terre depuis
des dizaines de millénaires.
352)LA
RELATION ENTRE L'ÊTRE ET LE MONDE DE LA RELATIVITÉ :
Lorsque la conscience est
stable dans l'expérience de l'Être (cela se produit à partir
de l'état de la conscience cosmique, le premier état
permanent d'illumination), la relation qu'elle entretient
avec les choses, les événements et les êtres, ainsi qu'avec
elle-même, ne peut plus changer.
L'Être
entre en relation avec le monde de la relativité sans perdre
son statut non changeant. La conscience infinie interagit
toujours avec elle-même puisqu'elle occupe la totalité de
son propre espace de conscience. Quels que soient les
événements sensoriels ou mentaux qui se produisent dans la
subjectivité ou dans le monde des événements objectifs, la
pleine conscience reconnaît toujours ce qu'elle est
elle-même alors que les choses, les événements et les êtres
lui présentent son propre visage sous diverses formes.
Toutes les possibilités d'existence et d'expérience dans
l'univers sont perçues à l'intérieur de l'Être qui s'auto
perçoit, tout comme on ne voit que la lumière du soleil même
si le ciel au complet a pris des teintes formidables. Les
couleurs changeantes du ciel ne sont que des jeux de lumière
sur un fond de ciel inchangé. La pleine conscience de l'Être
ne reconnaît que son propre dynamisme en toute chose. L'Être
est comme l'océan qui regarde ses propres vagues et que ne
voit que lui-même dans toutes les formes dont il prend
conscience.
Dans les états de non illumination, l'expérience de la
pleine conscience n'existe pas encore. La conscience n'est
pas assez éveillée pour « se tenir sur ses propres pieds. »
Elle est donc engagée dans une multitude de degrés de
perceptions qui sont dues à son incapacité d'être stable en
sa propre nature. La conscience est soit cachée derrière le
phénomène de la perception sensorielle, soit recouverte par
les objets d'attention qui se reflètent sur elle, soit
identifiée aux images qui l'occupent.
Durant
les périodes du sommeil profond, notre conscience est même
anéantie par l'incapacité du système nerveux. Elle devient
totalement non fonctionnelle. Durant les états de rêves, le
système nerveux redevient capable de produire un peu de
conscience mais cela se fait de manière très partielle
puisque la conscience de soi est presque inexistante durant
les rêves. Durant l'état de la veille active, dans lequel
nous passons environ 15 heures par jour, l'esprit conscient
devient actif à nouveau mais il se met à fonctionner par
degrés de clarté plus ou moins élevés, durant lesquels
défilent les mémoires, les désirs, les impressions latentes
de l'esprit (le subconscient), la pensée rationnelle, les
sensations et plus encore. Dans l'état de veille active, la
relation de la conscience avec le monde est un mélange
d'objectivité et de subjectivité, de rêveries et de
rationalité. La relation de la conscience est variée,
parfois lucide et parfois ombragée, parfois imaginaire et
parfois rationnelle.
Dans les états supérieurs de la conscience, la lumière de la
conscience est enfin stable et claire. La relation de la
conscience avec les phénomènes subjectifs et objectifs, est
basée sur une conscience pleinement éveillée en sa propre
nature et qui ne peut plus jamais être ombragée ou même
anéantie comme durant le sommeil profond. L'illumination de
la conscience fait que la conscience entretient une relation
stable, mature et claire entre elle-même et le monde. À
partir de l'état de la conscience cosmique, la conscience
n'est plus jamais perdue à elle-même à chaque fois qu'elle
entre en relation avec le monde de la relativité.
Lorsque la psychologie moderne va découvrir l'existence de
l'illumination, elle va réaliser ses plus hauts objectifs
qui sont de comprendre l'étendue totale du développement de
l'esprit humain et de développer ces états d'une manière
naturelle et systématique pour les humains de chaque
génération à venir. Les psychologues vont apprendre, pour la
première fois, ce qu'est le plein épanouissement du
potentiel mental de chaque être humain. Maharishi deviendra
le « Père » de la psychologie de l'illumination puisqu'il
aura établi les fondements de la science complète de
l'intelligence humaine et qu'il aura fourni toutes les
techniques de son développement.
Seul le développement des états supérieurs de la conscience
permet à l'être humain d'entrer dans une relation juste avec
l'univers sans qu'il perde la connaissance de son être dans
chaque perception, chaque pensée et chaque action.
P.S.
ce qui est intéressant à noter, c'est que la relation entre
l'Être et la perception de n'importe quelle chose (les
pensées, les sensations, les événements, etc.) ressemble,
dès le début de la conscience cosmique, (le cinquième état
de la conscience et le premier état permanent
d'illumination) à ce qui se passe dans le septième état de
la conscience, la conscience d'unité (l'état le plus élevé
de l'évolution) À partir de la cc, l'Être est seul dans son
propre état et il témoigne de toute la relativité. Il en est
séparé et par conséquent il n'est prisonnier d'aucune limite
de la perception ou de la pensée. L'Être commence donc, dès
ce moment-là, à voir le monde subjectif et objectif sans
jamais avoir à sortir de son propre état infini. Sa relation
au monde est déjà en terme de son propre état. Il n'est plus
jamais mélangé au relatif, comme cela se passait avant que
l'expérience de transcender la pensée ne révèle sa nature
transcendantale à l'esprit conscient. Ce type de relation à
sens unique va durer jusqu'à l'établissement complet de la
conscience d'unité, là où tout le relatif (tout ce qui
est de nature changeante) sera apprécié en terme de l'Être.
La seule chose qui va changer en cours de conscience
cosmique, en allant vers la conscience divine, c'est la
position du relatif par rapport à l'Être. Le relatif va se
rapprocher de l'Être autant qu'il le pourra. Le relatif ne
peut pas s'avancer plus proche de l'Être qu'en montrant sa
dimension céleste, remplie de lumière et d'intelligence
illimitée. Sa nature relative ne peut jamais être dépassée
par sa propre force, par son propre pouvoir. Le niveau le
plus subtil qui puisse être perçu au plan relatif
est la vision céleste. Par lui-même le relatif ne peut rien
faire de plus que présenter ce qu'il a de plus beau à
offrir, et c'est la perception du céleste, l'énergie
céleste, l'intelligence céleste, la gloire et la lumière
céleste de la création.
Seul l'Être peut prêter sa
nature absolue au relatif. Nous constatons que, dès le début
de la conscience cosmique, la relation de l'Être avec le
monde relatif restera toujours la même tout au long du
développement des degrés de plus haute illumination. À
partir de la cc, l'Être ne perçoit que sa propre nature
immortelle. Au début il ne la perçoit qu'en lui-même et plus
tard il la perçoit en toute chose et toute circonstance.
p.s. #2 : Mon ami J.C. Pommet fait un bref commentaire sur
ce texte en vrac #352 et ensuite il propose le résumé qui
suit : «
C'est captivant l'angle que
tu as pris pour expliquer la relation de l'Être avec le
relatif qui ressemble dès le début de la conscience cosmique
(la cc)à ce qui se passe en conscience d'unité. »
En cc, l'Être perçoit sa
propre nature. Il est séparé du relatif. Il est témoin de
tout. Il perçoit le relatif, mais sans sortir de sa réalité
absolue. Il n'est plus mélangé avec le relatif comme c'était
le cas avant la cc, avant que la transcendance soit établie
de façon permanente dans l'esprit conscient. Sa relation
avec le monde est déjà en terme de sa propre nature.
La seule chose qui va changer
en conscience divine (cd) est la position du relatif par
rapport à l'Être. Le relatif va se rapprocher de l'Être en
devenant plus subtil jusqu'à ce qu'il atteigne le niveau le
plus subtil possible, soit le niveau de la lumière céleste.
Puis en conscience d'unité (uc),
le relatif sera perçu en terme de l'Être absolu.
On voit donc que la
relation de l'Être avec le relatif est la même dès le début
de la cc, et tout au long du développement des deux autres
états supérieurs d'illumination. Elle est déjà en terme de
l'Être.
Tout ce qui change en
cd et en conscience d'unité (uc), c'est le rapprochement
du relatif avec l'Être. En cd, le relatif est perçu en
terme de sa valeur céleste et en uc le relatif est perçu en
terme de l'Être.
En cc, l'Être ne perçoit que
sa nature infinie et immortelle en lui-même et plus tard il
la perçoit à l'extérieur de lui-même en toute chose
simultanément, Brahm, la totalité. »
351) LA
LUMIÈRE NE PEUT PAS ÉCLAIRER LA LUMIÈRE :
Brahmananda Saraswati, le maître spirituel de Maharishi, a
dit :
« Les
enseignements spirituels détruisent l'ignorance et, par
conséquent, ils effacent les ténèbres, mais ils ne peuvent
pas éclairer le Soi intérieur parce que le Soi est la
Lumière. »
Le Soi est la conscience. Seule la conscience peut être
consciente de n'importe quoi d'autre. Seule la conscience
peut connaître quoi que ce soit. Elle est première, elle est
fondamentale. On ne peut pas se connaître soi-même sans la
conscience. On ne pourrait même pas savoir qu'on existe si
on n'avait pas la conscience.
(Sous l'icône Courtes pensées, #335, j'aborde un peu le même
sujet, mais sous un angle différent)
Partout sur terre on enseigne des choses très profondes et
belles à propos de la spiritualité, à propos de Dieu. On
donne des connaissances à propos d'une foule de sujets. Mais
jamais ces enseignements ne vont plus loin que « à propos »
de quelque chose qui est enseigné. La Méditation
transcendantale est la technique qui amène l'esprit à
transcender tous les objets de la connaissance et à
connaître sa propre source, la pure conscience, le Soi. Par
cette pratique, on gagne la connaissance de CELA qui connaît
toute autre chose, la conscience. La conscience est le seul
connaissant dans l'univers. Rien ne peut éclairer la lumière qui
éclaire toute autre chose.
Maharishi répondait à une question d'un reporter dans
conférence de presse. Il a dit : «
Avec cela (la MT), la
connaissance est la leur propre. Ils n'ont pas à l'amener de
quelque part hors d'eux-mêmes. C'est cela la spécialité des
maîtres védiques. »
Le Soi est la conscience infinie. On connaît la
conscience infinie au bout du processus de la transcendance
des pensées. Quelqu'un peut enseigner toutes sortes de
choses à propos de la conscience, mais ces
informations ne sont pas la conscience elle-même. Seule la
pratique de la Méditation transcendantale ouvre la
conscience à sa nature propre. Une personne peut alors
connaître directement la conscience dans son étendue totale,
à partir du sommeil inconscient jusqu'à la conscience
d'unité, c'est-à-dire de l'ignorance totale jusqu'au domaine
de toutes possibilités.
Quand ils vont entendre parler de cette réalité, les
chercheurs spirituels du monde entier vont tous apprendre et
pratiquer la technique de la Méditation transcendantale pour
connaître le Soi. Ils vont comprendre que seul le Soi peut
éclairer tous les objets de la connaissance, incluant ceux
qui viennent des enseignements spirituels qui disent des
choses merveilleuses à propos de Dieu. Le Soi va éclairer la
connaissance de Dieu qui est un objet de connaissance, un
concept, un ensemble de mots à propos de l'Intelligence
toute puissante qui a créé le monde au début.
La réalité divine que tous ces enseignement décrivent est le
Soi. Rien ne peut éclairer le Soi sauf le Soi car il est la
conscience infinie. Le Soi est primordial, il est l'Essence,
il est l'Origine, il est l'Être. Il est la lumière qui
éclaire toute autre chose. Sans la conscience, l'univers
serait détruit dans le coma de l'ignorance. Si Dieu est, il
est nécessairement la conscience, avec son pouvoir infini de
connaître. De ce qui est connu surgit la connaissance. Cela
qui connaît, est le Soi. Au plan transcendantal de la
conscience, le seul objet qui peut être connu est le Soi
lui-même. Quel est le Soi? Il est une pure et libre
conscience de félicité. Il est une pure et infinie
conscience de félicité libre. Dieu est cela.
Il n'existe aucune autre possibilité au plan spirituel et si
nous voulons connaître Dieu, il faut nécessairement faire
l'expérience du Soi transcendantal qui est l'infini total.
Par contre, si nous voulons savoir des choses à propos
de Dieu, alors nous pouvons lire des livres sacrés ou autres
écrits, nous pouvons écouter des conférenciers, nous pouvons
visionner des enregistrements ou parler avec d'autres
personnes, et réfléchir, etc. Toutes ces choses ne donneront
jamais la connaissance directe du Soi ni la libération de
l'esprit face à ses propres constructions mentales, ses
conditionnements et ses croyances.
Dans son commentaire sur le verset 53 du second chapitre de
la Bhagavad Gita, Maharishi écrit ceci : (je cite quelques
phrases) :
«
[...] confronté à une si vaste étendue de connaissances,
l'esprit peut se sentir désorienté. Il demeure «
inébranlable » lorsqu'il a recours à sa propre nature.
Alors, il demeure résolu, et, transcendant tout le domaine
de la vie relative, il gagne la conscience-du-Soi [...]
Mais quand l'esprit parvient au samadhi (ou conscience
transcendantale), le but de tous les chemins est atteint.
L'esprit, devenu résolu, parvenu à son but, est tout à fait
clair et libéré de toute confusion quant au chemin qui y
mène.[...] C'est pourquoi le Seigneur souligne
l'importance de l'expérience directe du samadhi ou pure
conscience. Elle seule peut dissiper les incertitudes de
l'esprit.[...] La connaissance des Écritures ne prend
néanmoins une signification que lorsque la Réalité est vécue
directement. »
350) L'ESPOIR
PEUT ENFIN SE REPOSER :
Le bonheur maximal est la
félicité absolue de l'Être. Ce bonheur maximal ne se situe
pas au niveau de la vie relative dans des accomplissements
intellectuels ou matériels. L'Être est une expérience en soi
au plan transcendantal de la conscience.
Si le
vent s'arrête sur la mer, les vagues vont rapidement
s'arrêter et, lorsqu'elle sera calme, la mer pourra être
contemplée d'un seul regard. De même l'expérience de la
conscience transcendantale fait que les bonheurs passagers
sont graduellement remplacés par la vision de la félicité
absolue, le bonheur total en soi.
Lorsqu'une personne réussit à avoir une expérience claire de
la réalité transcendantale de la conscience, elle devient
automatiquement libre de tous les efforts qu'elle avait
l'habitude de faire pour essayer d'être heureuse. Avant,
elle devait se lancer à l'assaut de toutes sortes de rêves,
elle devait essayer de mettre en oeuvre toutes sortes de
projets, elle devait lutter chaque jour pour changer quelque
chose dans sa société, etc. Tant d'efforts pour mettre la
main sur le bonheur gardent la vie au niveau des vagues
d'espoir d'un bonheur qui va venir dans une heure ou demain
ou l'an prochain.
L'Être
est la totalité de ce que nous recherchons dans les
stratégies de la pensée et la poursuite des idéaux jusque
dans l'action. L'Être est ce que nous recherchons faussement
hors de soi. Nous recherchons tous le bonheur hors de
nous-mêmes, alors qu'il est en soi. Il est uniquement en
soi. Il ne peut être qu'en soi.
Le
bonheur total ne peut pas exister hors de soi parce qu'il
serait alors complètement dépendant de n'importe quoi
d'autre que soi-même. Le bonheur total est un état de notre
être qui se développe en soi uniquement. Pour cela, il faut
amener notre esprit qui est habitué de courir après des
espoirs de toutes sortes, à s'arrêter et à connaître la
conscience de l'Être, la réalité absolue de l'existence.
Toute personne qui a développé une grande illumination
intérieure, c'est-à-dire celle qui connaît la conscience de
l'Être, l'Absolu, n'a plus besoin de l'espoir de vivre un
plus grand bonheur. Toute forme d'espoir s'arrête et elle
ressent un très grand soulagement.
Cette personne n'a plus besoin de rêver au bonheur qui est à
venir car celui-ci est désormais en elle immédiatement. Il
est dans l'Être, en soi, tout simplement, et de façon
permanente. N'importe quel espoir d'un bonheur à venir est
une sorte d'erreur de l'intellect dû à l'ignorance de la
félicité de l'Être. L'intellect invente des espoirs de
toutes sortes, parce qu'il est insatisfait en ce moment et
parce qu'il l'était hier et parce qu'il confond des morceaux
de plaisir et de bonheur avec son rêve d'être totalement
épanoui.
Ne connaissant pas l'océan de l'Être, l'intellect se donne «
corps et âme » aux espoirs de bonheur, luttant en politique,
luttant en économie, luttant pour la justice et contre
l'injustice, luttant contre ceci et pour cela. Il lutte pour
des principes, il lutte religieusement, il lutte même durant
les rêves de la nuit. L'intellect humain cherche depuis des
siècles et des millénaires à attraper le bonheur total, en
vain, quoi qu'il y fasse.
Le bonheur vient
en gouttes comme lorsqu'on se tient sous la pluie. Même la
bouche grande ouverte, jamais on ne réussira à assouvir sa
soif.
La Méditation
transcendantale est plus qu'un raccourci pour le bonheur.
Elle est l'unique découverte dont on ne peut pas se passer.
Elle nous donne le résultat de l'addition de tous les
morceaux de bonheurs, immédiatement dans l'Être, la
conscience infinie, en soi.
Chaque être humain a besoin de
trouver ce bonheur qui est en référence avec son être. S'il
trouve cela, alors sa vie est totalement réussie, peu
importe ses talents, peu importe son rôle et sa profession
dans la société, peu importe n'importe quelle situation en
lui-même ou à l'extérieur de lui-même. Toutes ces choses
sont circonstancielles alors que le bonheur total est à soi,
en soi, et il remplit ensuite tous les autres recoins de la
vie sous la forme de l'épanouissement.
349) LA
SOURCE DE LA VIE :
Toute personne
qui ne connaît pas la conscience transcendantale, l'Être,
ignore la source de la vie. Elle n'a pas de contact direct
avec la source de la vie en son être. Son être est surtout
tourné vers le monde extérieur, vers les sensations et les
événements. Son être est loin de la conscience de l'Être. Il
se tient à une distance de la conscience transcendantale et
il reste toujours occupé avec les choses de la perception
sensorielle, avec les pensées qui sont des mémoires des
expériences passées.
Une telle personne utilise la vie et elle l'emprunte d'une
source qu'elle ignore. Elle fonctionne comme une machine
dont on ne voit pas le fil électrique qui la fait marcher.
La machine est pourtant branchée quelque part, mais la
connexion est cachée. Sans ce fil, l'appareil s'arrêterait
instantanément.
Les milliards
d'humains sont extrêmement occupés par une foule de projets
individuels et collectifs. Pourtant, ils ignorent que leur
être est connecté avec la vie cosmique, l'Être
transcendantal. Leurs pensées tourbillonnent dans leur
esprit et elles ne sont pas reliées à la source de la vie,
l'Être, au plan transcendantal de la conscience.
Je regarde les gens qui parlent, qui marchent, qui besognent
de toutes sortes de façons et je suis tellement surpris
qu'ils ne sachent pas qu'ils sont des marionnettes sans main
qui les guide de l'intérieur d'eux-mêmes. Ils parlent,
marchent et besognent par l'unique force des choses qui
leurs sont extérieures. Ils vivent en réaction à n'importe
quoi. Ils ne connaissent pas la source de la vie, en eux.
Ils l'ignorent totalement parce que personne ne leur a dit
que la technique de Méditation transcendantale connecte
l'être à l'Être, directement en soi. Alors ils construisent
des villes, ils bâtissent des civilisations et tout cela est
continuellement à faire et à défaire, à commencer et à
recommencer.
Toute cette
fourmilière humaine s'occupe sans que personne ne connaisse
rien en lui-même qui soit la source réelle de sa vie. Je
suis ébloui de l'ignorance des milliards d'êtres humains qui
puisent leur vie hors d'eux-mêmes, qui stimulent leur
intelligence avec des événements qui se déroulent hors
d'eux-mêmes.
Leur santé
n'est pas en leur être. Elle dépend d'une foule de
circonstances extérieures. Leur vie n'est pas en leur être,
elle est poussée au vent des événements comme les feuilles
sans attache. Leur créativité est une lutte constance pour
ou contre quelque chose d'extérieur, plutôt que le mode
naturel de leur être à chaque seconde. Ils marchent, ils
parlent, ils besognent, mais tout cela se déroule sans
conscience de la source de la vie qui se trouve en leur être
transcendantal.
348) L'ÊTRE VOIT L'ÊTRE :
L'Être utilise les yeux pour voir l'Être. Les yeux par
eux-mêmes ne peuvent pas voir ce qui est invisible et
transcende le sens de la vue, mais avec le développement de
l'état d'illumination, l'Être voit l'Être par le médium de
la vue.
De même pour les autres sens de perception. L'ouïe
entend l'Être dans les sons de la vie quotidienne, n'importe
quel son. L'odorat sent l'ÊTre et le goût goûte l'Être. Le
toucher touche l'Être qui pourtant est au delà de toute
sensation. Vivre l'Être est une chose simple lorsque la
conscience de l'Illumination est établie en soi. l'Être est
vu, senti, touché, goûté et entendu partout, peu importe ce
qui est vu, senti, goûté, touché et entendu. l'océan seul
existe dans chaque vague.
347)
QUI PEUT ENSEIGNER LA MÉDITATION ? :
Maharishi a pris soin de former ses professeurs de
Méditation transcendantale en leur demandant de toujours
faire la cérémonie d'initiation où ils chantent la puja
spéciale pour cette fonction, car ce chant traditionnel
transporte la responsabilité du karma de chaque personne qui
est initiée directement dans les mains des grands maîtres
védiques qui sont des êtres immortels pleinement illuminés.
Ce sont eux qui surveillent l'évolution des milliards
d'êtres humains, et de toutes les autres âmes sur la terre
et ailleurs, et qui ont la responsabilité de communiquer la
procédure de transcendance aux nouveaux initiés selon un
mode parfaitement bien défini, dans des étapes dont la
séquence est naturelle et sainte.
Personne ne devrait enseigner la méditation à moins d'avoir
reçu cette responsabilité directement d'un maître illuminé
et d'avoir reçu aussi la procédure précise d'initiation à la
transcendance. Une personne ne peut pas prendre sur
elle-même la responsabilité d'initier une personne à un
processus de purification aussi profond que celui qui vient
de la méditation, sans que cette responsabilité lui ait été
confiée expressément. Lorsqu'on devient un parent, on a la
responsabilité de l'enfant et on doit l'amener à l'âge
adulte, là où il sera finalement autonome. Le parent sera
alors libéré de sa responsabilité, l'enfant aussi sera
libéré de ce lien de karma avec ses parents.
La méditation est si importante dans l'évolution d'une
personne qu'on ne peut pas, sans une grande maturité
spirituelle, accepter d'initier quelqu'un à cette démarche
intérieure et prendre cela sur ses propres épaules. Le karma
de chaque personne initiée ne peut pas devenir la
responsabilité d'un professeur qui n'a pas la capacité de
suivre l'évolution spirituelle de ses initiés et pouvoir les
guider pendant des vies et des vies, jusqu'à ce qu'elles
soient enfin libérées de la souffrance et qu'elles aient
trouvé le parfait chemin de la transcendance qui amène
l'esprit en dehors du labyrinthe de toute pensée.
La responsabilité d'initier une personne à la voie de la
conscience transcendantale est celle des grands maîtres de
la tradition védique, eux qui sont éternellement libres de
toute limite et de tout karma dans la création au complet,
et qui peuvent soutenir n'importe quelle âme pendant des
millénaires pour lui faire franchir chaque étape de son
évolution. Maintenant, heureusement, les maîtres de la
science védique ont pris la décision de sauver l'humanité et
d'initier à la technique de Méditation transcendantale des
millions de personnes parce que les hommes ont mis le monde
en danger en inventant les armes nucléaires et la pollution
dévastatrice de la nature. Maharishi a donné à ses
professeurs de Méditation transcendantale la procédure
d'initiation qui vient directement des grands maîtres du
véda.
346) LE PONT ENTRE LA CONSCIENCE
TRANSCENDANTALE ET L'ESPRIT INDIVIDUEL :
Maharishi écrit : « Comment un mortel peut-il concevoir les
avantages que présente pour sa vie personnelle cette
communion avec la vie cosmique de l'Être absolu? Comment
l'intelligence humaine ordinaire peut-elle, au niveau de la
compréhension intellectuelle, embrasser la grandeur de
l'intelligence cosmique qui se trouve dans le domaine de
l'Être transcendantal? Comment un individu, agissant dans
les limites de sa capacité mentale ordinaire, peut-il
concevoir les possibilités considérables de l'énergie
créatrice de tout son potentiel, lorsqu'il est en accord
avec l'intelligence créatrice de l'Être absolu? »
Nous savons que
notre esprit est souvent mal éveillé même au beau milieu de la
journée. Il est très souvent engagé dans de longues rêveries
qui occupent plusieurs heures par jour. Il est aux prises avec des impressions,
des sensations, des émotions de toutes sortes. Nous sommes sujets à
des réactions émotionnelles qui remontent de notre
subconscient et nous sommes esclaves de conditionnements qui sont
les
empreintes que nos expériences passées ont laissées sur le roc de notre
âme.
Notre esprit
individuel peut-il connaître la conscience absolue au coeur de
l'activité quotidienne? Un grenouille qui a passé sa vie
dans un puits peut-elle connaître la grandeur du ciel? Même dans
le cas où nous considérerions l'esprit individuel à son
meilleur, lorsque les
tendances conflictuelles de la pensée se sont arrêtées,
lorsque l'intelligence d'une personne est créatrice, voire géniale, lorsque
nos pensées sont vives et spontanées, comment
pourrait-on percevoir ce qui se tient par delà les limites
de la pensée? Peut-on voir la réalité transcendante qui est infinie, immortelle,
et qui
dépasse même ce qui peut être imaginé?
Si l'Être
transcendantal est auto-conscient,
comme il se doit de l'être, s'il connaît sa propre existence
comme étant éternelle, s'il est le fondement de toute autre chose
changeante, et qu'il existe dans sa nature depuis plus longtemps que la création
puisqu'il l'a précédée et a été son origine, cet Être
transcendantal peut-il
avoir un lien avec la condition humaine, autre
que conceptuellement ou philosophiquement, et lui être utile
pour transformer le monde?
Tant
que le système nerveux de l'homme est occupé à percevoir les
objets de la matière par les sens et que le cerveau pense des
pensées limitées, comment sera-t-il capable de connaître la
réalité infinie de l'existence et en tirer profit pour son
épanouissement? Que faire puisque l'Être ne se
trouve pas au plan de la pensée et demeure caché dans sa réalité transcendante?
L'esprit ne peut
même pas imaginer l'Absolu. Il a de la difficulté à
se représenter ce qui n'a pas de fin ni de commencement. Il
n'est pas capable de vivre au niveau d'une conception de
l'éternel car il se sait mortel, fragile, inquiet et angoissé.
Il n'est pas capable de prendre contact avec la félicité de l'Être,
ni avec la
liberté de l'Être et l'omniprésence de l'Être.
Maharishi a
résolu le problème principal de la quête de l'Absolu. Il a
trouvé LA voie que des milliers de chercheurs spirituels au
long des siècles souhaitaient découvrir et comprendre. Cette voie
universelle est celle de la
transcendance de la pensée. Cela était connu en théorie,
mais on ne l'avait jamais rendu concret au plan d'une méthode qui
pourrait être utilisée par n'importe quel homme, et
atteindre son but.
Maharishi a vu qu'il existe un
espace dans la conscience où se touchent et se rejoignent l'esprit individuel et l'Être
absolu. Ce point neutre est celui du silence de la
conscience sans l'activité mentale. Ce point
exact se trouve sur la frontière entre les deux grands
blocs de la conscience, c'est-à-dire celui où l'esprit est « actif et
conscient » et cet autre où il est « inactif et inconscient
»,
comme durant le sommeil profond. Cette découverte se trouve à être la clef du
mystère de l'évolution humaine et de sa libération de la
souffrance.
La technique de
Méditation transcendantale a été conçue pour donner l'expérience naturelle
de l'Être. Maharishi a compris que cette procédure est
totalement automatique et sans effort. Même une légère
intention de surveiller la venue de la transcendance durant
la méditation serait un obstacle à cette expérience de la
pure conscience. La progression de
l'esprit en direction de cet état qui ne contient plus d'activité mentale
sous entend que toute manipulation volontaire des pensées
s'arrête complètement. Personne ne peut fabriquer cet état en l'imaginant ou
en dirigeant les pensées
selon une idée préconçue. Le processus de
transcendance est nécessairement innocent sinon la
transcendance ne se produit pas. Voilà la raison de l'échec
de millions de chercheurs spirituels.
L'esprit et le
système nerveux se rejoignent donc au point neutre
de la vigilance mentale en repos profond. Lorsque
l'esprit individuel et le système nerveux partagent cette
tranquillité, ils découvrent une
réalité qui n'est plus relative, qui n'est plus changeante. Ils font l'expérience de l'Absolu sous
la forme d'une pure vigilance sans différentiation, tel un
ciel sans aucun nuage ou une nuit sans étoile ou
un horizon sans ligne qui démarque la terre du ciel.
L'infini est
ainsi connu dans l'expérience intérieure de la
conscience transcendantale. Voilà ce qui a toujours manqué à
l'homme de toutes les civilisations, incluant celle de la modernité.
L'homme a manqué d'infini. Sa vie a été trop longtemps enfermée
dans des limites rigides, celle de l'éducation
qu'il a reçue, celle de ses propres croyances, celles de ses
capacités physiques ou intellectuelles, celle du destin de son
peuple, celle de sa culture,
etc. L'homme n'a pas eu l'expérience du bonheur infini. Il a
manqué de contentement
infini, de sagesse infinie, d'existence infinie.
L'homme cherchait désespérément à prendre contact
avec l'Être et il avait l'intuition de son existence. Mais
il ne savait pas quel chemin suivre pour le trouver. Les religions l'ont fait vivre dans l'attente
de la réalisation qui n'est jamais venue et elles ont
reporté le bonheur du paradis à l'au-delà. Mais comment Dieu, qui
possède les qualités infinies de l'Être total,
permettait-il que sa créature « par excellence », l'être
humain,
souffre si douloureusement et si impitoyablement? L'homme
n'avait d'autre explication qu'une faute soi-disant
causée au début des temps et qui
était responsable de son éloignement du royaume des cieux
qui était soi-disant « à l'intérieur de soi. »
Durant la simple
expérience de la Méditation transcendantale on retrouve tous
les ingrédients du succès de la
procédure de transcendance de la pensée. Il y a l'automatisme du
processus, il y a la simplicité de la technique, il y a la
standardisation de l'enseignement pour tous les pays ainsi que la constance de la pratique deux fois par jour.
Nombre de
chercheurs avaient tenté de découvrir ce processus de
transcendance et plusieurs avaient trouvé un ou deux
éléments essentiels de cette démarche intérieure mais, afin
de découvrir le
fonctionnement total de ce processus subtil, il aurait fallu être déjà « en
dehors de la pensée » dès le point de départ de cette recherche.
L'esprit ne peut pas découvrir par lui-même ce qui va le
libérer de ses propres limites. La pensée ne peut pas
concevoir une voie qui va la faire sortir de la pensée. Le
serpent a beau mettre sa queue dans sa bouche et commencer à
l'avaler, il ne pourra jamais faire disparaître le serpent
au complet. C'est cela la symbolique de l'ignorance humaine
et de la quête inassouvie de l'Absolu. Seule une
connaissance complète du processus de la transcendance peut
sortir l'homme
du labyrinthe de ses pensées.
Pour résoudre
l'énigme, Maharishi a dû, en premier, recevoir « par osmose
et proximité » l'illumination de son
maître, et à partir de cet état qui transcendait la pensée, il a pu observer
la nature de l'état transcendantal de l'Être et savoir comment la pensée pouvait être
transcendée. Il était comme le voyageur qui, à partir du sommet d'une
colline, observe tout le
chemin qui doit être parcouru dans la vallée.
Maharishi n'a pas eu à avancer par
l'essai et l'erreur avant de trouver LA voie de la
transcendance. Il a perçu cette voie en un seul instant,
complètement et
parfaitement, puis il a commencé à
l'enseigner, dès 1955, en Inde. Quelques années plus tard, en
1958, il débutait son premier tour du monde, avec la méthode
de Méditation transcendantale dans son bagage spirituel.
Cette méthode est ce que nous avons cherché dans chaque
siècle car nous étions désespérés de nous libérer de nos angoisses,
d'effacer
notre ignorance d'être, et finalement pouvoir goûter à la félicité
et atteindre les sommets de la spiritualité.
Le temps approche où
la Méditation transcendantale sera introduite dans tous les
systèmes d'éducation du monde car chaque génération montante
méritera de recevoir cette technique de l'illumination
intérieure. Assez de siècles et de millénaires de souffrance
et d'incertitude sont passés sans épanouissement. La MT va permettre
à notre âge scientifique d'entrer dans l'ère de l'illumination
où la souffrance sera chose du passé. Où se trouve la
félicité? En soi, dans la région transcendantale de la
conscience. C'est cela que Maharishi a découvert et
enseigné.
345) L'ACTION EN ACCORD AVEC TOUTES LES LOIS DE LA NATURE :
L'action en accord avec toutes les lois de la nature porte
le sceau de la conscience infinie. L'action qui est en
accord avec les lois naturelles débute toujours au niveau de
la pensée qui est elle-même en accord avec la totalité des
lois de la nature.
Où se
trouve la demeure de toutes les lois de la nature? Maharishi
a bien expliqué cela. La demeure de toutes les lois de la
nature se trouve là où les pensées sont perçues à leur
source, au niveau transcendantal de la conscience. Cette
perception des pensées dès leur source commence un tout
petit peu à se produire naturellement lorsque l'attention se
déplace des niveaux de surface de l'activité mentale vers
l'état transcendantal, la pure vigilance sans pensée. Il y a
des moments où l'esprit se tient immédiatement sur la
frontière entre l'état transcendantal et le niveau le plus
fin de l'activité mentale. À ce moment-là, certaines pensées
très fines sont appréciées presque à leur source. Cette
perception très subtile dure quelques instants ou quelques
minutes tout au plus et elle s'arrête dès que l'on sort de
la méditation et que l'on retourne dans l'activité
quotidienne.
En
conscience cosmique, beaucoup plus loin dans l'évolution,
lorsque l'Être transcendantal devient connu même quand on
dort profondément et tout au long de l'activité quotidienne,
il y a encore une sorte de fossé qui sépare de manière très
subtile l'expérience de l'état transcendantal et la
perception des pensées quotidiennes. Même en concience
cosmique les pensées ne sont pas encore perçues directement
au plan de l'Être. En réalité, les pensées sont perçues à un
quelconque niveau intermédiaire entre la surface active de
l'esprit et le niveau transcendantal de la pure conscience.
Chaque personne qui vit le cinquième état de la conscience,
la réalisation du Soi transcendantal de manière permanente
se trouve à percevoir ses pensées à partir du niveau où son
système nerveux le permet. Certaines personnes en conscience
cosmique peuvent se trouver encore assez loin de la
perception la plus fine qui puisse être possible, au niveau
céleste de la pensée.
Une autre
personne en conscience cosmique pourrait être très proche de
la perception des ses pensées au niveau le plus subtil de la
relativité, dans la radiance céleste. Tout dépend du niveau
de raffinement du fonctionnement du système nerveux au plan
relatif de l'énergie et de la matière de chaque personne.
Quelqu'un peut être témoin des pensées (à partir de l'état
de la conscience cosmique) et percevoir ses pensées à un
niveau qui est beaucoup plus à la surface active de l'esprit
qu'une autre personne qui connaît elle aussi la conscience
cosmique mais qui est capable, spontanément, de percevoir
les premières impulsions de la pensée à un niveau
extrêmement subtil, presque céleste.
Cependant,
pour que l'action et la pensée soient en accord avec la
totalité des lois naturelles, l'esprit doit être capable de
percevoir la première impulsion de la pensée directement à
l'intérieur de la région transcendantale de la conscience,
donc directement à sa source la plus silencieuse.
À partir du
silence transcendantal infini, l'onde de la pensée prend
forme dans sa propre dimension imperceptible par les sens et
inconnaissable par l'intellect, mais elle est très bien
connue en sa propre nature d'Être. Cette onde de la pensée
est alors appréciée en terme d'intelligence cosmique, ou en
terme de vibration créatrice de l'Être ou en terme d'amour
infini ou en terme d'action dans le silence omniprésent de
l'univers.
C'est
uniquement en conscience d'unité (le septième état de la
conscience) que la source de la pensée est connue à
l'intérieur de l'Être infini. Tout est alors perçu en terme
du Soi cosmique. Ainsi, l'étendue totale de l'impulsion de
la pensée est appréciée spontanément uniquement à partir de
la conscience d'unité. C'est dans cet état que toutes les
lois de la nature sont présentes et parfaitement coordonnées
entre elles. Elles agissent à l'unisson. Elles sont unifiées
en une seule impulsion universelle qui se développe en mille
chemins différents et produit les événements de la vie
énergétique, matérielle et mentale.
Avoir le
soutien de toutes les lois de la nature signifie que
l'action est connectée à sa source qui est l'endroit où
toutes les lois diversifiées de la nature sont perçues de
manière parfaitement et éternellement unifiées. Toutes les
lois de la nature servent un même but, elles sont connectées
ensemble à une même impulsion cosmique, l'évolution. Chaque
loi de la nature s'exprime ensuite dans sa direction
particulière pour accomplir son travail quelque part dans
l'univers, mais elle servira toujours l'impulsion originelle
qui l'a fait naître à partir de la conscience unifiée.
Chaque action qui est engendrée à partir du champ unifié de
l 'intelligence et de l'énergie, dans l'Être, à l'intérieur
même de la conscience transcendantale, ne peut jamais
contenir de stress. Elle inclut tous les points de vue dans
son approche individuelle, elle est spontanément agréable et
joyeuse, détendue, libre. Elle est aussi intelligente que sa
source dans le Soi.
Cela signifie que l'action est faite à partir de la source
de la pensée, laquelle est la source de la conscience,
l'Être sans limite. C'est la nature qui promeut de telles
pensées et de telles actions et non pas l'individualité qui,
sans cette illumination, reste séparée du tout, séparée de
l'UN.
En
conscience d'unité, les lois de la nature font naître
l'action et elles l'accomplissent elles-mêmes de façon
invincible comme tout ce que fait la nature.
344) LA
VÉRITÉ :
La vérité,
lorsqu'elle est exprimée fait toujours vibrer
l'environnement. Si une personne dit la vérité, celle qu'on
ne peut jamais capturer, mais que l'on peut vivre en
profondeur de notre être, celle qui ne change jamais, celle
qui est universelle, celle qui se tient en tout lieu et en
toute époque, alors l'environnement de cette personne vibre
à la vitesse infinie de cette vérité qui est silencieuse. La
vie sait ce qu'est la vérité puisqu'elle a sa propre source
dans la vérité qui ne change jamais. La source de la vie est
l'intelligence qui fait vivre toute chose.
Les molécules
dans l'air, celles de toute la matière, celles des rochers,
des étoiles, des montagnes, tout cela est en contact
permanent avec la vérité universelle. Lorsqu'un humain
connaît la vérité qui n'appartient à personne mais qui
habite tous les êtres, lorsqu'il reçoit ses pensées à partir
de cette source, lorsqu'il dit ce qui est vrai à partir de
son être, alors la nature répond à chaque fois à cette
expression de la vérité.
La vérité
vibre toujours en harmonie avec elle-même. La vie sait ce
qui est vrai. Elle le reconnaît immédiatement et elle s'en
réjouit. Même si quelqu'un se semble pas réagir ni répondre
à l'expression spontanée de la vérité, même si une personne
semble sourde à ce qui est vrai de tout temps et de tout
lieu, et qu'elle s'enferme derrière la cloison de ses
croyances et de ses conditionnements, il y aura toujours
quelque chose dans les molécules de son corps, de sa peau,
de ses yeux, de son cerveau, qui sait que la vérité vient
d'être dite devant elle.
L'intelligence
qui administre le comportement des molécules de
l'environnement et celles qui gèrent son propre système
nerveux vont faire un signe à la personne qui a dit la
vérité, qui a exprimé la vérité, qui possède la vérité en
son être. Une feuille d'un arbre va danser tout à coup, même
sans vent apparent, un oiseau va se mettre à chanter de
façon inattendue, un frisson va courir sur la peau, un nuage
va apporter un moment de fraîcheur. Quelqu'un qui passait
par là, sans le savoir directement, va faire un geste
significatif d'approbation ou dire quelque chose qui va
affirmer la vérité qui vient d'être dite. Certainement, la
vérité ne laisse jamais l'environnement indifférent.
La terre
desséchée ne peut pas résister à son plaisir lorsque la
première goutte d'eau tombe sur elle. Le coeur de l'homme a
si rarement la chance d'entendre la vérité universelle, et
de la voir, et de la connaître et d'entrer en contact avec
elle. L'homme peut être inconscient et endormi à
l'expression de la vérité, mais les cellules de son coeur
vont répondre, celles de ses souliers aussi. Quelque chose
va répondre à l'expression de ce qui est vrai en tout lieu
et en tout temps.
C'est à cause de cette réaction de la nature que Maharishi a
réussit à amener à la Méditation transcendantale des
milliers de personnes dans chaque pays où il a voyagé. Les
gens qui venaient l'entendre ne connaissaient rien de cette
technique qu'il enseignait et ils n'avaient jamais entendu
avant dans leur vie un tel message sur la vérité
transcendantale.
Quelque chose en leur être se mettait à vibrer à l'unisson
de la vérité éternelle de l'Être, la conscience
transcendantale et ils regagnaient tout à coup la mémoire de
leur désir le plus cher, retrouver la pleine étendue de leur
être.
P.S. Après avoir lu le
texte en vrac 344, mon ami Jean-Claude Pommet m'a envoyé ce
qui suit. Je lui ai demandé si je pouvais le copier ici car
je trouvais que ce qu'il avait écrit était très beau : « ...
cette Vérité exprimée
fait vibrer la vie, la nature, car elle est exprimée à son
propre niveau tout comme l'Être murmure et vibre
éternellement en lui-même et dans chaque point de la
création. La Vérité éveille et rend vivant la création,
l’environnement, la physiologie humaine, à sa source, telle
une lampe allumée irradie la lumière et dissipe la noirceur.
Maharishi irradiait la
Vérité dans toute l’étendue de la multiplicité, du point à
l'infini, et il faisait vibrer spontanément la mémoire de la
totalité de l'Être dans le Soi transcendantal de chacun. »
343) RETOUR EN ARRIÈRE, CORRESPONDANCE DU 8 DÉCEMBRE 2010 :
Un ancien
professeur de Méditation transcendantale qui est convaincu
que l'illumination qui grandit présentement sur toute la
terre ne vient pas du travail qu'a fait Maharishi pendant 53
années. Il m'écrit ceci : « Beaucoup de
personnes vont proclamer bientôt leur illumination, qui n'a
rien à voir avec l'enseignement de Maharishi. » Cet ancien
professeur a donc pris la décision d'inventer son propre
enseignement et il s'est mis à faire des conférences pour
expliquer ce qu'il croit être l'illumination.
Ma réponse à son
courriel : « Oui, oui, tu as raison de dire qu'il y a des
gens de n'importe où qui vont proclamer leur illumination,
c'est certain que tout cela est possible car la conscience
mondiale s'élève rapidement depuis que Maharishi a mis en
place des groupes dans plusieurs pays, lesquels créent de la
cohérence dans la conscience collective. L'animation du
champ unifié de la conscience transcendantale répand son
influence partout et les personnes qui sont déjà un peu plus
évoluées vont être les premières à sentir cette influence
stimulante au niveau de leur propre conscience.
Mais ce qui va caractériser l'Âge de l'illumination ne sera
pas que mille personnes ou dix mille personnes aient la
perception de l'expansion de leur conscience, mais que
l'époque hautement spirituelle qui s'amorce maintenant sera
« védique. » Cet Âge d'illumination ne sera pas « n'importe
quoi. » Si l'Âge de l'illumination dépendait des gens qui
vont proclamer leur illumination prochaine et spontanée (ou
non), alors cette époque retomberait dans la nuit de
l'ignorance dès que ces illuminés seraient disparus. L'effet
qu'ils auraient eu sur la société durerait environ cent ans
et c'est tout. Leur bon karma aurait abouti à leur éveil
personnel et on verrait apparaître toutes sortes de nouveaux
enseignements (comme le tien), et d'autres religions, et
d'autres philosophies.
Des centaines ou des
milliers de personnes qui se diraient illuminées finiraient
par apporter dans le monde une énorme confusion des
théories, des philosophies et des pratiques. Chacun irait
avec la description de sa propre histoire d'évolution. Tous
ces enseignements n'auraient aucune colonne vertébrale pour
les tenir ensemble comme un corps unique. Ils seraient
isolés dans la diversité presque illimitée de la vie
relative.
Heureusement, grâce
à Maharishi, nous savons que la colonne vertébrale qui
soutiendra le corps de l'illumination au plan mondial, est
la tradition védique qui a toujours existé depuis que
l'homme est l'homme. Cette tradition des maîtres et des
disciples de l'Inde antique a regagné son statut glorieux
grâce à la relation parfaite qu'a eu Maharishi avec son
propre maître, Brahmananda Saraswati, qui a été le plus
illustre Shankaracharya de l'Inde du Nord de 1940 à 1953. Ce
sont ces grands maîtres qui ont décidé de la venue du Sat
yuga à notre époque. Autrement les efforts individuels de
nos auteurs populaires et de nos illuminés modernes qui
décrivent la conscience quantique n'auraient aucun impact
réel ni durable sur la transformation de l'humanité. Leurs
enseignements resteraient isolés, éparpillés, affaiblis par
leur propre « originalité. »
Un petit détail qui
vient de me sauter aux yeux : tu as dit dans ton premier
courriel que Maharishi n'a pas créé l'Âge de l'illumination
et qu'il en a été seulement le prophète. Un prophète, selon
ce que j'en comprends, c'est celui qui annonce ce qui s'en
vient. Maharishi a fait plus que cela, il a annoncé, il a
mesuré, validé, bâtit la transcendance, établi cet
enseignement autour du monde, revitalisé la routine des
pandits de l'Inde, réanimé l'Ayurved, le Jyotish, etc. Il a
développé les curriculums de la conscience pour les écoles
de l'avenir, il a fondé la méthode d'initiation à la
technique de la transcendance, il a reformulé l'enseignement
des techniques de MT-sidhis dont le vol yogique fait partie,
il a donné la connaissance la plus haute sur l'art
d'administrer la société. Maharishi a fondamentalement tout
expliqué à la lumière de la conscience transcendantale,
incluant la spiritualité, la médecine, l'architecture,
l'agriculture, etc. Tu as été un professeur de MT il y a
vingt-cinq ans, alors tu dois te souvenir de cette la liste
aussi bien que moi.
Je conclue que Maharishi est énormément plus qu'un prophète,
d'ailleurs ce mot ne veut plus rien dire en français.
Maharishi est le réel fondateur de l'Âge de l'illumination.
Il a décidé que l'Âge de l'illumination allait venir dans
notre époque de haute confusion, de stress et de violence,
et il l'a fait venir. Maharishi est le Rishi védique qui est
responsable, avec son Maître Guru Dev, de faire venir l'Age
de l'illumination. Ces deux maîtres ont décidé de faire
venir l'Âge de l'illumination maintenant et ils l'ont fait.
Maharishi et Guru Dev avaient ce pouvoir. Je ne l'ai
pas, tu ne l'as pas et toutes les autres personnes dont tu
parles qui vont déclarer leur illumination prochaine ne
l'ont pas, elles non plus.
L'Âge de
l'illumination n'est pas seulement un âge d'exaltation de la
conscience, où des gens vont déclarer leur illumination
spontanée dans diverses régions du globe. Il est un âge
VÉDIQUE, ce qui est tout autre chose que ce que les gens du
« New Age » imaginent. L'Âge védique implique l'utilisation
des technologies védiques dans toutes les sphères de la
société. C'est cela qu'a fait Maharishi. Il n'y aura pas
d'Âge d'illumination sans l'introduction de la connaissance
védique partout, en science, spiritualité, santé, éducation,
politique, économie, agriculture, arts, etc. Pour moi c'est
clair, et je n'ai aucune confusion dans mon intellect par
rapport à cela.
L'Âge de
l'illumination n'est pas une sorte de montée de l'exaltation
générale dans la population. Il n'est pas une sorte de coup
de vent de conscience qui arrive de n'importe où. Bien au
contraire, l'Âge védique ne peut voir jour que suite à des
étapes de progrès très systématiques et séquentielles. Ce
sont les étapes d'incorporation des technologies védiques
dans les structures de la société. À chaque degré
d'intégration des ces technologies, correspond une montée de
la conscience de la conscience transcendantale et de son
intégration dans la vie quotidienne des citoyens du monde.
Il n'y aura aucune arrivée de l'Âge de l'illumination au
hasard, comme si ça venait du ciel comme le printemps. Voilà
pourquoi il est bon de se tenir proche de la connaissance
qu'a donnée Maharishi. Se tenir loin de Maharishi, c'est
oeuvrer dans l'ignorance de la réelle force qui permet au
Kali Yuga (âge de la souffrance) de se transformer en Sat
Yuga (Âge de l'illumination). Croire qu'on peut par soi-même
faire quelque chose pour changer le monde est une erreur de
notre intellect et de notre ego. Tout ce qui est nécessaire
pour illuminer l'humanité a déjà été redécouvert par
Maharishi. Il a tout formulé, tout vérifié, tout mesuré,
tout expliqué et tout établi solidement. Il n'y a rien à
ajouter à ce que Maharishi a fait. Cet enseignement védique
sera bientôt solidement établi dans tous les pays et il
produira l'effet d'illumination mondiale que nous ressentons
tous grandir de plus en plus.
342) UN PEU
PLUS SUR DIEU :
Dans
l'intervalle entre le transcendant et le relatif céleste,
entre l'infini et la vision céleste au plan relatif de la
vie, il y a la vision de Dieu qui se produit. La
connaissance de l'Être transcendantal est déjà pleine à
partir du début de la conscience cosmique et en cela, le
Dieu transcendantal impersonnel est déjà connu. L'Être est
la pure conscience infinie de félicité, il est la pure
conscience créatrice originelle qui précède l'apparition de
la création. Cependant, la vision impersonnelle de Dieu
n'est pas tout à fait complète dans l'état de la conscience
cosmique. Cette vision peut être enrichie au plan relatif de
la vie.
Dieu, dans sa forme personnelle, peut ensuite être connu et
il l'est au point de jonction entre l'expérience
transcendantale et la perception céleste du relatif le plus
fin. Dieu montre son visage là où le transcendantal
et le céleste relatif se joignent ensemble. Il est CELUI à
qui ces deux aspects de l'Être appartiennent. L'Être est le
contenant de l'Absolu et du relatif. Dieu est le
propriétaire de l'Être, tout comme je suis le maître de mes
bras et de mes yeux. Je suis celui que ces organes servent.
Dieu est donc CELUI à qui appartient la totalité de l'Être,
soit le relatif et l'Absolu.
La vision du visage de Dieu comble le coeur de celui qui la
voit. Il faut que ce soit comme cela. La vision de Dieu dans
sa forme personnelle se produit toujours au plan de
l'épanouissement du coeur. Un chrétien verra parfaitement la
vision du visage du Dieu-Christ. L'amérindien verra Dieu
dans une forme exaltée de la nature, peut être celle d'un
oiseau cosmique ou d'une montagne céleste. C'est comme cela
que le coeur est comblé dans l'état de la conscience divine.
Dieu aura autant de formes supra cosmiques qu'il y a
d'individualités qui le perçoivent.
Il y a donc deux niveaux de perception de Dieu :
1) le transcendantal en tant que pure conscience, l'Être, la
Totalité impersonnelle absolue, l'Origine transcendante de
toute existence (la conscience transcendantale, le quatrième
état de la conscience, ou durant le cinquième état de la
conscience, appelé conscience cosmique)
*
2) la vision personnelle perçue au niveau supra céleste dans
l'intervalle entre le transcendantal et le relatif céleste
(la conscience divine, le sixième état de la conscience)
*
À l'intérieur du
niveau 1, il peut y avoir une subtilité supplémentaire dans
la vision de Dieu. Elle n'est ni complètement impersonnelle
ni vraiment personnelle. Elle est la vision védique de Dieu
perçue à l'intérieur des mantras éternels. Cette perception
se produit au niveau le plus abstrait du quatrième état de
la conscience, la conscience transcendantale. Elle
correspond à la projection éternelle du cinéma
transcendantal du véda. Cette projection est réalisée
lorsque l'esprit individuel a été transcendé complètement et
que seule l'abstraction absolue de la conscience existe
encore en sa propre nature transcendantale. Cette expérience
de Dieu védique est impersonnelle, fluide, sans limite,
omniprésente dans le transcendant, mais à la fois totalement
radieuse, vivante, vibrante, magique, merveilleuse, et sans
commencement ni fin.
La vision de Dieu à ce niveau-là ne correspond pas au
souhait du dévot et à son désir de voir Dieu se présenter à
lui sous une forme reconnaissable et chère. À ce niveau là,
Dieu apparaît tel qu'il est dans la vibration éternelle du
véda. Il n'apparaît pas pour combler le coeur du dévot. La
vision est indépendante de la conscience qui la perçoit.
Elle présente SA forme éternellement inchangée. Cette vision
védique de Dieu est la pure création de l'histoire éternelle
de l'Être lui-même en sa propre nature. Cette vision de Dieu
ne dépend d'aucune tradition humaine. Elle précède les
traditions et les coutumes galactiques. Elle est la réalité
du Dieu du cosmos lui-même. N'importe quelle créature
existant dans n'importe quel lieu de l'univers pourrait
avoir la vision de Dieu au niveau du véda éternel. Il faut
pour cela savoir transcender la pensée pour rejoindre la
conscience transcendantale, et que la personne puisse
regarder directement à l'intérieur de la vibration de l'Être
transcendantal, la vision des mantras védiques qui sont à
l'origine de la première impulsion de l'existence
universelle. Là, se trouve une expérience unique, celle de
la réalité védique de Dieu.
341)
CONSCIENCE COSMIQUE ET PURETÉ :
En
conscience cosmique, Purusha (la conscience absolue) est séparé
de Satva (la pureté). Il ne peut jamais y avoir de confusion
entre n'importe quel type d'expérience au plan
psychologique ni même physiologique et l'état de l'Être
absolu car
celui-ci est séparé de tout ce qui est relatif. Il est
important de noter que les expériences les plus hautes de
Satva sont encore séparées de l'Être, même en conscience
cosmique. Il ne peut pas y avoir de confusion entre l'Être
et n'importe quelle expérience dans le relatif, même celles
les plus Satviques.
L'Être est réellement séparé du relatif. La preuve? Il est
témoin du sommeil inconscient et il est aussi témoin de la
pureté la plus élevée au niveau de l'esprit et du corps.
En
conscience divine, le sixième état de la conscience, le relatif le plus élevé, perçu
dans la vision très pure (satva) de la lumière céleste,
devient extrêmement proche de l'Être, mais il en est encore
séparé. La séparation entre le relatif et l'Absolu est la
plus mince possible dans cet état, mais bientôt elle sera
effacée avec le développement du septième état de la
conscience, l'unité. (Brahm)
340) DIEU
EST-IL LA CONSCIENCE ABSOLUE?
Le 23 juillet
1971 à Livigno, en Italie, Maharishi rencontrait un groupe
de ses professeurs de Méditation transcendantale et il a
parlé pendant une heure sur la relation qui existe entre la
découverte de Dieu et le développement des états de
conscience divine et de conscience d'unité. (les sixième et
septième états de la conscience) J'ai pris plusieurs pages
de notes de cette conférence. En voici quelques phrases
: « Il n'y a pas de dualité ou de diversité en Dieu
lui-même, mais puisque l'existence évolue dans la diversité,
on peut dire que Dieu a un aspect changeant et un aspect non
changeant. En conscience d'unité nous disons : - « Je suis
CELA, tout ceci est CELA (je suis l'Absolu). »
« Dieu n'est
pas CELA parce qu'alors nous serions Dieu. Dieu est donc
quelque part ailleurs, au-delà de l'Absolu. »
Maharishi
continue son explication ainsi : « On sent la présence de
l'artiste dans sa peinture mais l'artiste n'est pas la
toile. Il est en dehors de sa peinture. Alors si le relatif
et l'Absolu font partie de la toile de la création, où est
Dieu? »
« Dieu est
CELUI à qui l'Absolu et le relatif appartiennent. »
Maharishi
dit qu'on découvre Dieu dans l'intervalle qui se trouve
entre la conscience transcendantale (CELA) et l'aspect le
plus subtil de la perception dans le relatif, la vision de
la lumière céleste.
C'est pour
cette raison que les expériences de la conscience
transcendantale et de conscience cosmique (quatrième et
cinquième états de la conscience) précèdent nécessairement
la découverte de Dieu. La découverte de Dieu ne peut pas se
faire au début de l'évolution, (dans les trois premiers
états de la conscience que sont le sommeil profond, les
rêves et la veille active) mais après le développement
de la réalisation permanente de l'Être transcendantal en
conscience cosmique. (le cinquième état de la conscience) Sans cette découverte, l'aspect absolu
de la pure conscience transcendantale (le quatrième état de
la conscience), l'Être, serait une pure
spéculation philosophique et CELA ne serait pas une réalité au
plan de l'expérience directe. Si l'Être absolu n'était
jamais connu directement au plan de l'expérience
transcendantale, il manquerait 50% de ce qu'il faut
connaître pour découvrir Dieu.
J'explique
cela : Une fois l'expérience de l'Être absolu transcendantal
rendue permanente, celle-ci devient la base de la prochaine
étape d'évolution, c'est-à-dire le raffinement du
fonctionnement du système nerveux jusqu'à ce qu'il soit
capable de percevoir la vision céleste dans les couches
lumineuses de la relativité la plus fine de la création. À
partir d'idi, les deux éléments de la vraie découverte de
Dieu sont présents, soit l'Absolu et le relatif glorifié à
sa valeur maximale.
Même dans
cet état de haute illumination, Dieu n'est pas encore
découvert. Il faut un peu de temps encore, dit Maharishi, et
attendre que germe l'état de la conscience cosmique, et que
la vision exaltée de Dieu remplisse toute la conscience.
Dieu est connu sur la ligne de séparation (le point neutre)
entre le relatif céleste et l'Absolu de la pure conscience
transcendantale.
En 1972
Maharishi venait d'enregistrer son cours de Science de
l'Intelligence créatrice (33 leçons) et quelqu'un lui a
demandé s'il utilisait l'expression « intelligence créatrice
» en signifiant Dieu, mais dans d'autres mots. Maharishi
avait répondu à peu près ceci (je le paraphrase puisque je
n'ai pas noté sa réponse, mais je m'en souviens assez
clairement - « Durant ces leçons du cours de Science de
l'Intelligence créatrice, nous avons étudié l'étendue du
développement de l'intelligence créatrice dans l'homme et
dans la nature, mais n'avons pas dit à qui appartient cette
intelligence créatrice. La réponse à cette question est : «
Dieu. »
339) UNE
QUESTION SUR LES TECHNIQUES DE MT-SIDHIS :
Les
techniques de MT-Sidhis (dont le vol yogique fait partie)
sont-elles utiles pour développer l'état de la conscience
cosmique?
(conscience
cosmique = premier état d'illumination où la conscience de
l'Être transcendantal est connue de manière permanente)
Ma réponse :
Les
techniques MT-Sidhis sont conçues pour nous apprendre
comment utiliser la conscience transcendantale, donc pour
agir à partir du champ de toutes possibilités de la
conscience. L'esprit s'habitue petit à petit à ce nouveau
style de fonctionnement, entraînant avec lui le
développement d'un fonctionnement très subtil du système
nerveux. Cette habitude permet de stabiliser rapidement la
conscience cosmique en donnant de la force à l'expérience de
la conscience transcendantale qui a été acquise jusqu'à ce
jour.
Maharishi a
donné l'exemple des jeunes enfants qui apprennent, dès leur
jeune âge, à lire et à compter, ce qu'ils feraient avec
beaucoup plus de facilité s'ils avaient 10 ou 12 ans.
Pourtant, l'apprentissage de l'écriture et du calcul début
beaucoup plus tôt qu'à l'âge de 10 ou 12 ans. En réalité,
l'apprentissage qui a été fait plus tôt permettra
d'apprendre encore plus de choses que la simple écriture ou
le simple calcul lorsque les jeunes ils arriveront à 10 ou
12 ans. Il est évident qu'on pourrait apprendre avec
beaucoup de facilité à marcher à l'âge de 6 ans, mais la vie
nous fait débuter cet apprentissage très tôt dans notre vie,
au moment où ni la musculature ni la coordination
corps-esprit n'a été développée.
De même, avec
les MT-Sidhis que nous pratiquons bien avant d'arriver en
conscience cosmique. Ce qui va se passer, dit Maharishi, est
que lorsque la conscience cosmique sera bien établie, nous
pourrons alors utiliser avec beaucoup plus d'habileté tous
ces sutras parce que nous les aurons pratiqués depuis
longtemps, ce qui aura habitué le système nerveux à ce style
de fonctionnement particulier qui joint ensemble l'activité
très subtile de la pensée et silence infini de la conscience
transcendantale. Le domaine de toutes possibilités de la
conscience sera un jeu d'enfant après l'établissement de la
conscience cosmique.
338)
APPRENDRE À ÊTRE ? :
Lorsqu'on parle
de l'expérience de la conscience transcendantale, la
conscience de l'Être infini, les gens répondent normalement
: « Oui, oui, je comprends ce que vous dites. Il faut être.
C'est bien cela que vous dites, n'est-ce pas? Je vais donc
réapprendre à être. merci beaucoup. »
Ces personnes se mettent à penser à ce qu'est l'Être et à
analyser une manière de vivre qui doit correspondre à l'état
de l'Être. Elles établissent des stratégies d'être. Elles
modifient leurs réactions aux événements quotidiens. Elles
changent leurs attitudes ou bien elles décident de ne rien
changer en elles parce qu'elles ont compris que " faire
quelque chose " pour se changer soi-même est une action qui
s'oppose à "être."
Elles essaient
probablement aussi de comprendre ce que signifie « ne pas
avoir de concepts et ne pas avoir de jugement sur les choses
» parce que cela fait partie d'être. Ou bien elles
réarrangent leur manière de penser afin de ne plus avoir de
pensées "conflictuelles". Elles essaient tout au long de
leurs journées d'être " éveillées " et de penser d'une
manière qui doit ressembler à celle de la personne qui "
est. " Comment celui qui connaît l'Être se comporte-t-il?
Comment pense-t-il? Voilà ce qu'il faut réussir à être, se
disent-elles, voilà la nouvelle pratique, celle d'être, et à
force d'y mettre son attention, espèrent-elles, " être "
deviendra une seconde nature sans plus jamais qu'elles aient
à devoir y penser. À partir de ce moment-là, ce sera la
paix, finalement.
Sauf que toutes personnes n'ont pas encore appris la
technique de la Méditation transcendantale qui leur
donnerait pourtant l'expérience directe de l'être au niveau
du silence qui transcende la pensée. Elles préfèrent
organiser ce qui se passe dans leur tête, utilisant ce
qu'elles ont toujours utilisé, la pensée. Ainsi elles sont
convaincues qu'elles vont bientôt tourner elles-mêmes la
clef qui leur donnera la maîtrise du bonheur d'être. Quelle
victoire ce sera!
Mais elles continuent de chercher sans fin. L'Être leur
échappe toujours. Lorsqu'elles croient l'avoir enfin, c'est
pour une seconde ou une brève minute et vite leur impression
d'avoir été capable " d'être " leur coule entre les doigts.
La souffrance sous forme de conflits divers revient vite à
son naturel. Tout est toujours à recommencer et lorsqu'elles
sont totalement épuisées de chercher et de ne pas avoir
trouvé, après quinze ou vingt ans de travail et d'étude dans
ce domaine, elles abandonnent tout effort et elles se
laissent flotter sur les événements de la vie. Souvent,
c'est exactement là qu'elles déclarent, tout en surprise,
qu'elles ont enfin réussi à " être." Malheureusement elles
confondent leur épuisement qui leur donne l'impression d'un
non-effort avec ce qu'elles croient être la réelle
expérience d'être, mais, en réalité, elles l'ignorent encore
plus qu'avant.
Elles arrivent au bout de leur vie, ignorantes qu'elles
ignorent, ce qui est évidemment la nature même de
l'ignorance.
Elles auraient dû apprendre la technique de Méditation
transcendantale il y a dix ou vingt ans lorsqu'elles en ont
entendu parler la première fois, mais cette technique leur
paraissait beaucoup trop simple ou commerciale pour elles
qui étaient de vrais chercheurs. Certes, elles ont été des
chercheurs mais elles n'ont fait que chercher. Tristement,
elles n'ont jamais trouvé l'Être qui transcende la pensée.
Elles ont passé leur vie à s'épater et à s'enthousiasmer en
comprenant un foule de choses, tout intellectuellement.
Elles avaient l'impression de trouver chaque jour un nouveau
corridor à explorer, mais leur marche par en avant n'est
jamais sortie du labyrinthe infini de leur ignorance d'être.
337) UNE QUESTION À PROPOS DU CHEMIN ENTRE LA CONSCIENCE
COSMIQUE ET LA CONSCIENCE DIVINE :
«
Selon
toi, est-ce que le chemin qui mène de la CC à GC peut être
difficile au niveau du coeur dans le sens qu'il peut y avoir
beaucoup de relâchement de tensions?
[Le
contexte sous-entendu dans cette question est probablement
celui-ci : le chemin de la CC à la CD en est un où les
qualités du coeur doivent augmenter jusqu'à ce qu'elles
rejoignent le niveau de la perception la plus subtile dans
le relatif, la perception céleste - cela implique
nécessairement une très grande purification de la
physiologie, en particulier au niveau du sentiment, au
niveau du coeur.]
Ma
réponse : « Non, l'évolution de la CC à la CD est très facile et de plus en plus
agréable. À
partir de la conscience cosmique, l'Être
est témoin de tout le processus de purification et il agit
comme un matelas de mousse qui absorbe n'importe quel choc quand on tombe
dessus. Tous les stress qui sont relâchés de la physiologie sont
neutralisés aussitôt par la
vaste conscience de l'Être. Ce doit être pour cette raison que Maharishi
a dit
qu'en conscience cosmique, il n'y a plus de stress. En fait,
Maharishi sait très bien qu'un processus de purification à
un très haut niveau commence à prendre place avec l'arrivée
de la conscience cosmique, mais l'expansion des sentiments
est si forte et le coeur devient si épanouit à cause de la
présence permanente de la conscience de l'Être
transcendantal que la personne en conscience cosmique a
l'impression que rien ne se passe. La dimension infinie de
l'Être se rapproche de plus en plus des sentiments et ils se sentent enfin
comblés.
Avant
la conscience cosmique les stress qui sont relâchés de la
physiologie sont ceux qui gardaient voilée la conscience de
l'Être. Ils étaient les stress de « l'ignorance. » Mais
maintenant, en CC, les stress qui sont relâchés sont ceux
qui permettent à la physiologie d'être de plus en plus
parfaitement en harmonie avec la conscience infinie de
l'Être. Ces stress sont ceux du raffinement et du
perfectionnement de la coordination entre l'Être, l'esprit,
le coeur, la parole, le comportement et l'environnement.
À
partir de la conscience cosmique, la conscience de l'Être est
permanente et elle ne peut plus changer puisqu'elle est
établie dans sa réalité absolue. Mais puisque le corps fait
partie de la relativité de la vie, lui seul peut encore
évoluer et il va se perfectionner par-delà la conscience
cosmique et permettre l'arrivée de la conscience cosmique.
En conscience cosmique, le corps se purifie à haute vitesse et d'une
manière très subtile. Cependant, en même temps que la vitesse
d'évolution augmente,
comme le dit Maharishi, le confort augmente simultanément.
La
personne en CC a l'impression qu'aucun relâchement de stress ne se passe en
elle. Elle sait que de nouveaux chemin de
communication entre la conscience de l'Être et son esprit,
ses émotions, sa perceptions sensorielle et son action
quotidienne sont en train d'être purifiés et créés, mais
tout cela se passe sur un fond de félicité de l'Être. Le chemin vers la
conscience divine est réellement de plus en plus divin en ce
sens qu'il est à chaque jour supervisé par la félicité de
l'Être. La
liberté de l'Être, la parfaite
liberté de l'Être nourrit le processus d'évolution au
complet. C'est l'Être lui-même qui amène le corps vers la
haute perception divine,
et il accomplit cela superbement bien.
336) PAR
OÙ ARRIVE LA CONSCIENCE COSMIQUE?
Les gens qui
pratiquent la Méditation transcendantale connaissent bien
les effets cumulatifs de cette méditation. Ils voient leur
vie s'améliorer de mois en mois et d'année en année. En plus
d'une longue liste de bienfaits sur leur santé et sur leur
esprit, les méditants connaissent l'expérience unique de la
transcendance des pensées. Ils découvrent la conscience
transcendantale, la vigilance en repos profond.
Ils
s'attendent donc très naturellement de vivre l'expérience de
la conscience cosmique (le premier état supérieur de la
conscience, caractérisé par la réalisation de l'Être
transcendantal d'une manière permanente) comme si elle
était une sorte d'augmentation de leur expérience habituelle
au plan de l'évolution de la conscience. Cette manière de
voir leur évolution vient du fait que l'esprit est habitué
de vivre toutes ses expériences au plan relatif de la vie.
Même les effets qui viennent de la pratique de la MT sont
rendus concrets au niveau relatif de la vie. Mais
l'expérience de l'Être est plus subtile que subtile, elle
est transcendantale. Ils le savent pourtant mais, par une
sorte d'habitude de vivre la vie au plan de l'activité, on
s'attend que la conscience cosmique sera un degré de plus à ce que l'on connaît déjà durant la méditation et durant
l'activité quotidienne. Mais ce n'est pas tout à fait cela
qui se produit, en réalité.
Lorsqu'une
personne se rend compte qu'elle vit un moment de grande
clarté, lorsque son intellect est lumineux et clair, ou
lorsque son corps est momentanément dans un grand état
d'ordre et de vitalité très pure, ou alors lorsque les
émotions sont élargies et comblées de contentement, ou
lorsque la conscience est si vive en soi qu'on a
l'impression d'être inactif au coeur des activités
quotidiennes, ou encore de se sentir séparé des événements
comme s'ils ne la touchait plus aussi directement qu'avant,
alors on pourrait s'attendre que la conscience cosmique sera
un tout petit peu plus que cela d'une manière permanente
cependant. Mais nous apprenons, lorsque la conscience
cosmique se présente en fait, que toutes ces expériences
d'expansion intérieure et de clarté grandissante de l'esprit
sont uniquement des expériences au plan relatif de la vie.
Elles peuvent
être le signe d'une plus grande pureté, elles peuvent
préparer le développement des états qui vont même être
supérieurs à celui de la conscience cosmique, là où le
système nerveux doit être grandement purifié et son
fonctionnement très fluide et sans stress, mais la
conscience cosmique est autre chose, elle est la réalisation
du Soi au plan absolu de l'existence éternelle.
La cc est vraiment très proche de soi
si on a médité de façon régulière depuis un certain nombre
d'années. Il ne faut même pas la guetter ou la surveiller.
Elle se présente un bon jour très innocemment au plan de
l'Être.
C'est une
expérience unique qui ne se déroule pas au niveau des
expériences psychologiques dans l'esprit ou l'intellect ou
les émotions. Cette expérience de la réalisation du Soi,
l'Être cosmique, appartient à la réalité de l'Absolu et elle
transcende toute expérience au plan relatif de l'existence.
Les méditants
attendent l'arrivée de la conscience cosmique de ce côté-ci
de leur esprit car c'est bien là qu'ils voient grandir les
effets positifs qui découlent de leur expérience de la
Méditation transcendantale, et ils pensent que c'est dans là
que se produira l'expérience d'être témoin de toute pensée,
cependant que la conscience cosmique les surprendra
lorsqu'elle arrivera plutôt du côté de l'Absolu lui-même,
par-delà toute chose dans la relativité. La conscience
cosmique, la réalisation du Soi, est une expérience
permanente et
innocente de l'Être. L'Être absolu est séparé du
relatif et on en devient conscient tout à coup lors d'un
moment de transcendance totalement silencieuse. Quelle
superbe expérience ! Quelle surprise aussi de la découvrir
le côté absolu de l'existence et de voir à quel point il
transcende tout phénomène qui se produit dans les
sphères de la vie relative.
335) UNE QUESTION : QUEL EST LE BUT DE LA VIE?
Comment comprendre le but de la vie si on ne le vit pas?
Comment savoir ce que sera une île si on a passé sa vie
toujours en mer? Pour comprendre le but de la vie, il faut
le vivre déjà à chaque jour un peu plus. Si on ne vit même
pas le processus de transformation qui nous amène au but de
la vie, on ne fera qu'imaginer ce que peut être le but de la
vie et on dira n'importe quoi, sans discrimination juste à
propos de cela.
Pour celui qui recherche la richesse, le but de la vie est
devenir riche et il le sait parce qu'il est de plus en plus
riche à chaque jour et à chaque année. Il comprend cela
parce qu'il le vit à chaque étape de la réalisation de son
rêve.
334) LES
LIBERTÉS :
Durant la
pratique de la Méditation transcendantale l'esprit fait
l'expérience des niveaux de plus en plus subtils de
l'activité mentale jusqu'à transcender le niveau le plus
subtil et devenir la pure conscience, un état de pure
vigilance en repos profond. Dans le processus de
transcendance, l'esprit se libère des limites de surface et
subtiles de la pensée.
À chaque
niveau de perception plus subtile, durant la transcendance,
l'esprit se sent de plus en plus libre de la pression qui
vient normalement des limites de la pensée. L'esprit ressent
un très grand soulagement dû au repos profond (la diminution
de l'activité mentale) que procure cette méditation. Mais
cet état très agréable de liberté intérieure ne dure pas
puisqu'une fois la méditation terminée, l'esprit regagne ses
habitudes et se remet à fonctionner au niveau de surface de
la vie active.
Mais avec une
pratique régulière de la méditation, l'expérience très
agréable de liberté intérieure qui se produit lors de la
transcendance, va grandir et durer de plus en plus longtemps
même durant toute la journée. Lorsque l'expérience de la
conscience transcendantale est connue de manière permanente,
deux sortes de libertés sont découvertes : 1) celle où
l'Être est libéré de tout attachement à la pensée, aux
perceptions sensorielles et à l'action et 2) celle où la
personnalité psychologique (le mental) est aussi libéré et
laissé à sa nature réelle.
Dans cet état
plus avancé de la conscience, l'esprit est alors établi dans
la liberté du Soi. De son côté la personnalité psychologique
est libérée elle aussi dans sa nature réelle. Elle devient
sans contrainte. Avant que ce niveau de développement de la
conscience pure soit permanent, la conscience était
complètement identifiée à n'importe quelle petite chose de
la personnalité psychologique et, à cause de cet
attachement, elle la dirigeait sans cesse, elle la forçait
dans toutes sortes de directions selon les désirs et les
conditionnements accumulés dans les mémoires conscientes ou
subconscientes, ou selon les rêves et les imaginations de la
pensée. Maintenant, lorsque la conscience est libérée et a
atteint l'état de la conscience cosmique, l'être de la
personne est réellement en paix et contenté. Il est illimité
dans le Soi. Pour la première fois la personnalité
psychologique est libre elle aussi d'être dans sa
nature. C'est ainsi que la pensée et le comportement
deviennent plus naturels et que les tiraillements de
l'esprit disparaissent. L'expérience de la transcendance
donne l'expérience de deux libertés, celle du Soi
transcendantal et celle de la personnalité naturelle sans
stress.
333) LES
MATHÉMATIQUES VÉDIQUES
:
Maharishi a parlé des mathématiques védiques. J'ai compris
ceci : Les mathématiques védiques sont le calcul instantané
et parfait, qui fait que les lois naturelles omniscientes
travaillent pour soi lorsque l'on a l'expérience de la
conscience transcendante. La conscience transcendantale se
tient par delà l'intellect. L'intellect humain pense de
manière toujours partielle, quels que soit ses calculs
savants, et il laisse toujours derrière lui la trace de
l'erreur humaine et de l'insatisfaction. La mathématique
védique est la conscience de l'illumination transcendantale
qui rend sage l'humain en lui faisant prendre contact avec
l'intelligence universelle qui calcule tout à sa place. Son
comportement devient alors spontané et naturel, sans stress,
et il accomplit ses désirs de la même façon. Il est épanouit
et il ne s'inquiète plus de rien. Il ne fait plus d'erreur
et chacune de ses actions est spontanée et elle atteint son
objectif, qui est la réalisation du désir. Tout cela se fait
grâce à un calcul spontané et parfait de toute pensée, de
tout sentiment, de toute parole et de toute action. Celui
qui a l'expérience de la conscience transcendantale met en
fonction dans son esprit le mécanisme de la mathématique
védique, la mathématique du champ unifié où rien n'est
oublié dans le calcul instantané de toute action.
332)
L'AMOUR A DEUX SOURCES : la source connue de
l'amour est extérieure au Soi transcendantal. Elle se situe
dans l'esprit individuel qui contient les émotions, les
impressions des expériences passées, les tendances innées,
les désirs. Elle se situe aussi dans les divers objets «
extérieurs » de l'amour, tels les personnes, les lieux, les
connaissances, les idéaux, les événements, etc., qui
plaisent à notre désir d'aimer ces objets et qui vibrent en
synchronie avec ce que nous sommes, qui correspondent à nos
attentes, à nos rêves, à nos besoins.
Quant à elle, la
source inconnue de l'amour, elle se trouve en soi,
profondément en soi, et elle est la clef du mystère de
l'amour permanent, de l'amour universel, sage, celui qui
exprime toutes les qualités de l'amour véritable.
Nous pouvons
connaître cette source inconnue de l'amour grâce à la
technique de Méditation transcendantale. Cette source se
trouve au niveau de notre esprit (de notre conscience) où
tous les objets d'amour sont disparus temporairement, où
toutes les émotions d'amour se sont apaisés et restent
tranquilles, où tout désir et toute pensée d'amour s'est
tue. Cet éveil silencieux, cette conscience infinie, est la
source la plus profonde de tous les courants de l'amour, de
la pensée, de la parole et de l'action.
Sans la conscience
transcendantale, la source de l'amour est toujours «
extérieure, » subjective ou objective. Cette
source « extérieure » est remplie de conditionnements
positifs et négatifs, de fatigues, de doutes, de désirs,
etc. Elle est remplie des limites qu'on retrouve dans
l'esprit et dans les événements. Elle est nécessairement
instable et incomplète, insatisfaite en toute circonstance.
Celui qui développe
sa conscience grâce à l'expérience de la transcendance de la
pensée découvre la source de l'amour dans le Soi, l'Être
transcendantal. L'amour qu'il ressent envers n'importe quel
objet d'amour sera désormais toujours en référence à la
conscience pure, directement à la source de la pensée. Ses
sentiments possèderont alors une base stable qui est le
fondement de l'amour permanent et universel.
331) L'ORDRE MONDIAL :
lorsque les gens parlent du Nouvel Ordre mondial, ils
signifient en réalité « le nouveau désordre mondial »
puisque tout ordre qui est « imposé » n'est pas un ordre
réel.
L'intellect humain ne peut pas « penser » l'ordre. Personne
ne peut faire une liste d'éléments qui pourraient engendrer
l'ordre dans une société, puis se mettre à la tâche pour que
chacun de ces éléments se réalise. Chacune des idées que
contient cette liste sera inévitablement « imposée » à
l'environnement puisqu'elle vient de l'esprit de quelques
individus et non pas de « tous. »
Comment mettre de l'ordre dans une société humaine qui n'est
pas ordonnée au préalable et qui a perdu contact avec «
l'harmonie » naturelle? L'ordre ne peut pas être créé
artificiellement ni intellectuellement. Il doit SURGIR en
chacun comme se produit l'arrivée du printemps dans tous les
arbres simultanément. Comment faire SURGIR l'ordre de
soi-même sans intellectualiser cet ordre, sans qu'il soit
une imposition intellectuelle, idéologique ou morale ni le
résultat d'une contrainte ou d'une nécessité?
La réponse a déjà été trouvée et mise en application depuis
le premier jour où Maharishi a commencé l'enseignement de sa
Méditation transcendantale. Chaque personne qui pratique de
cette méditation amène son esprit au silence qui est
l'ordre naturel en soi. Cet état anime le champ unifié de
toute chose. Dans la nature tout évolue en harmonie avec
toute autre chose et cela se produit spontanément. Les
arbres ne réfléchissent pas à la manière dont ils vont
pousser. L'action de la nature est tout à fait automatique.
Le
silence de la conscience transcendantale fait grandir dans
l'esprit d'une personne ce pouvoir d'agir toujours en
harmonie avec tout l'environnement. Celui qui fait la
méditation ainsi que celui que n'en fait pas (puisqu'ils
sont liés au niveau de l'état unifié de la conscience
transcendantale) vont développer en eux cette nouvelle
tendance d'harmonie et d'automatisme qui fait qu'aucune
erreur ne se produit dans leur action et leur pensée. Leur
vie va exprimer moins de désordre puisque tous vont coopérer
à la réalisation des désirs de tous les autres plutôt
qu'être continuellement en combat avec le monde afin de s'y
tailler une place « au soleil. »
L'enseignement de Maharishi pendant une cinquantaine d'année
a eu des résultats que les intellectuels modernes ne
soupçonnaient même pas. Ils ne voyaient dans la Méditation
transcendantale qu'une technique pour contrôler la pensée,
ce qui n'est absolument pas le cas, alors que d'autres
croyaient que la méditation n'était qu'un commerce lucratif
ou une manière d'exploiter la crédulité des gens désespérés
de bonheur. Mais Maharishi était plus subtil que les
journalistes ne l'imaginaient. Il a fait connaître sa
méditation au milieu de montagnes de critiques et de doutes,
mais son enseignement était, en fin de compte, très profond
et très universel. Nous commençons à peine à en découvrir
tous les avantages pour la société.
Le nouvel ordre mondial prend place de plus en plus
naturellement et il n'est pas politique ni économique en
réalité. Il appartient au champ unifié de la conscience
transcendantale, là où la source de la pensée est découverte
en soi. De cette source va s'exprimer au niveau humain le
même ordre que celui que l'on retrouve dans les choses
naturelles. Toutes les actions de la nature sont
spontanément ordonnées jusqu'aux confins des galaxies.
L'évolution est la première loi de la nature. Le "sans
effort" est le mécanisme de cette loi universelle.
L'être humain va désormais connaître l'aisance de
l'évolution et obtenir la réalisation de son désir le plus
cher, celui de bâtir une société idéale, ordonnée, en
harmonie avec la vie et la nature.
330)
QUELLE CHANCE, LA CONSCIENCE COSMIQUE :
L'arrivée de l'expérience de la conscience cosmique (cc) est
une réelle bénédiction pour l'évolution même si cette
expérience crée la dualité la plus totale qui soit, celle
qui sépare l'Absolu du relatif.
Tant qu'une
personne n'a pas atteint la cc, il se peut qu'elle se perde
dans l'univers, qu'elle s'identifie à n'importe quoi au plan
relatif de la vie, que quelque chose crée en elle un espoir
d'un plus grand bonheur (ce qui est impossible en conscience
cosmique puisque l'Être absolu est connu clairement et en
permanence.)
Une personne
peut être proche de la cc mais elle pourrait lire un livre
et adorer les explications qui s'y trouvent. Elle pourrait
admirer le style d'écriture, les concepts qui y sont
présentés, et elle pourrait même arrêter de méditer pour
essayer autre chose parce que l'Être n'est pas encore séparé
du relatif. Son être n'est pas en contact avec la
satisfaction illimitée de l'Absolu. Quelque chose pourrait
charmer son esprit, son coeur, ses émotions, et son
intellect prendrait une autre direction que celle qui l'a
déjà fait évoluer jusqu'au seuil de l'illumination. Mais par
ignorance, parce que le processus de transcendance complète
n'a pas encore eu lieu et que la conscience cosmique n'est
pas établie, une personne peut être captée par l'ignorance
(le charme du relatif, l'espoir du relatif, un concept, une
cause) et changer son chemin d'évolution pour se perdre dans
la jungle des événements.
Quelle
bénédiction que cette séparation du relatif et de l'Absolu
en conscience cosmique. Maintenant, peu importe les pensées
qui peuvent venir dans l'esprit d'une personne, peu importe
ce qui se passe au niveau des événements, jamais l'Être ne
sera plus mélangé avec les choses de la vie relative.
Rien ne peut plus jamais ombrager la perception spontanée et
permanente de l'Être, même pas l'inertie totale du sommeil
inconscient. La séparation entre Absolu et relatif est
établie pour toujours.
Nous savons que
cette séparation sera réunifiée un peu plus loin dans
l'évolution, mais certainement à partir de la cc, l'Être est
connu dans sa propre nature infinie. Il est l'infini. Plus
tard dans l'évolution, lorsque la conscience infinie sera
perçue au plan du relatif céleste, lorsque toute chose sera
rendue lumineuse à cause de l'Être qui s'y reflète et y
brille fortement, même dans cette situation, ce sera encore
l'Absolu qui va occuper toute la conscience.
À partir de la
cc, l'Être est ce qui domine tout. Avant la cc, l'esprit
individuel et les sens dominent tout et l'évolution peut
changer de direction si le vent souffle fort (le karma) dans
une direction ou une autre. Après la cc, l'univers au
complet peut souffler aussi fort que la création le peut,
mais jamais l'Être ne sera caché par les nuages et les
illusions de l'ignorance. L'Être ne bouge plus. Il est
stable et il fera venir à lui la création. La création va
monter jusqu'à rejoindre la vision de l'Être et ce sera
l'unification des deux finalement.
C'est si merveilleux, ce processus d'illumination parce que
la cc arrive et établit la séparation de la vie relative de
l'Absolu. Sans cette séparation infinie, l'évolution serait
tout à fait confondue avec l'activité intellectuelle
ou les plaisirs des sens. L'évolution vers la réalisation de
l'état unifié dans l'Être ne serait presque plus possible
parce que l'Être n'aurait jamais, au préalable, été
identifié clairement et isolé de la création relative.
Cette
séparation est la garantie de sécurité que l'évolution va
désormais pouvoir amener la vie droit vers la conscience
d'unité sans que jamais l'Être ne soit confondu avec la
jouissance continuellement accrue qui se produit en
direction des niveaux très raffinés de la perception céleste
en conscience divine. Heureusement, une fois la grande
séparation établie, le processus d'évolution peut ensuite
réunifier les parties séparées sans plus jamais que l'Être
ne soit ombragé. Autrement, il y aurait mélange et confusion
de niveaux, désorientation et perte de la vie dans le
labyrinthe infini des expériences innombrables de la
création relative et jamais l'Être ne serait connu
clairement, ce qui forme la base de l'unique possibilité
d'une réelle illumination qui ne peut pas être une
contemplation ni une réflexion philosophique.
Vive l'expérience de la séparation de l'Absolu et du
relatif, même si cette expérience est un choc parce qu'avant
la cc, l'esprit et les sens sont totalement habitués à jouir
d'aspects relatifs et de plaisirs relatifs de la vie. Le
choc s'estompe petit à petit et la grandeur incroyable et
totalement épanouissante de l'Être prend bientôt sa place et
donne à la vie son statut de liberté éternelle et de
félicité illimitée.
329) UNE
DÉCOUVERTE FABULEUSE :
À partir du
moment où Maharishi a fait la découverte de la technique de
Méditation transcendantale et que le processus complètement
naturel et aisé de transcendance de l'activité mentale a été
compris et encadré dans un modèle d'enseignement
systématique et standardisé, cette découverte demandait de
changer tous les principes de la compréhension de
l'évolution, de l'éducation, de l'administration publique,
de la spiritualité, et de toute autre chose. L'automatisme
du fonctionnement de la technique de Méditation
transcendantale effaçait tout ce qui était fondé dans le
passé sur l'effort et le contrôle. La société au complet
allait pouvoir évoluer et devenir idéale sans aucun effort
pour la changer. La conscience transcendantale allait
prendre en charge les transformations mondiales et
automatiquement inspirer le changement à partir du champ
unifié de toutes les lois naturelles.
La Méditation transcendantale était un changement si radical
de toute autre chose connue précédemment, même au plan
spirituel et philosophique, que tout devait être expliqué
autrement, compris autrement. C'est ce que Maharishi a fait
de 1975 jusqu'à son départ en 2008. Il a enseigné la MT de
1955 à 1975 et après cela, ses professeurs ont pris la
relève et ils ont enseigné pour lui, ce qui a libéré
Maharishi. Il a utilisé le reste de sa vie à tout expliquer
à partir de l'expérience transcendantale. Il a redéfini
tout ce sur quoi il a mis son attention. Il a transformé
tous les principes de la défense, de l'éducation, de
l'administration, de la spiritualité, de la culture, des
mathématiques, des arts, de la politique, et il a
complètement expliqué les textes anciens de la culture
védique, les 40 branches du véda. Il a fait tout cela à
partir de l'expérience de la Méditation transcendantale.
Une civilisation différente est en train de prendre forme à
partir de ces explications. Du jamais vu auparavant ! La
civilisation qui va surgir de l'enseignement de Maharishi
sera TOTALEMENT différente de tout ce qui a été connu depuis
de nombreux millénaires. C'est presque inimaginable ce que
sera l'effet de la radiance de l'expérience transcendantale.
Tout va être transformé grâce à cette découverte de la
technique de Méditation transcendantale. Aucun des principes
qui a servi à comprendre et guider les activités humaines au
cours des derniers millénaires ne sera gardé intact. Tout a
été re-compris par Maharishi avec la découverte du processus
sans effort qui donne accès à la conscience transcendantale.
Maharishi dit : « le mécanisme du retour du paradis sur
terre est maintenant compris et très facile à mettre en
application. La souffrance sur terre va complètement
disparaître, comme l'obscurité disparaît à volonté avec
l'invention de l'ampoule électrique.
328) LA RÉALISATION COSMIQUE DES DÉSIRS :
Réaliser un désir à partir de la conscience universelle est
comme parler dans le micro d'un poste de radio. Pas
besoin de parler fort pour être entendu partout. Quelqu'un
peut parler tout bas s'il le souhaite et sa voix voyagera
dans tout le pays, transportée par les ondes du champ magnétique. On l'entendra
à cent kilomètres, à deux cent kilomètres et plus.
La conscience transcendantale est la vigilance pure, en
repos profond. L'esprit s'y trouve pleinement éveillé, mais
sans activité de la pensée ni des sens. La conscience
transcendantale est le
champ unifié de l'esprit. En réalité le champ unifié de la
conscience est l'extrémité la plus subtile de l'esprit, tout
comme le champ unifié de la matière est l'extrémité la plus
subtile de l'énergie. Le champ unifié de la conscience
transcendantale se trouve à être identique au champ unifié
de n'importe quoi. À la base de toutes les vagues se trouve
le même océan. Donc, la conscience est le fondement des quatre forces fondamentales de l'énergie,
celle électro magnétique, celle
gravitationnelle, ainsi que deux autres forces qui agissent au plan atomique lui-même.
Lorsqu'on étudie ce qui se trouve à l'origine de toute
matière, on découvre immanquablement la conscience
(l'intelligence infinie) dans sa forme non manifeste. La technologie du champ unifié
de la conscience donnerait donc accès à des possibilités
illimitées puisqu'elle se trouve au niveau fondamental de toutes les
expressions de l'énergie mentale et matérielle.
Si un désir (une pensée) extrêmement subtile réussissait à
toucher (effleurer, pénétrer) la conscience pure , il lui
donnerait « sa couleur, sa volonté, sa direction, sa
vibration, son intention. »
Revenons à l'exemple de celui qui parle au micro d'un poste
de radio. Quelque part ailleurs il faut nécessairement qu'il
y ait un récepteur spécialisé pour recevoir
les ondes et les reformuler dans le langage humain. Mais ici,
au plan de la conscience du champ unifié, il n'y a pas
besoin d'un récepteur spécial pour capter la vibration du
champ unifié puisque l'univers lui-même est déjà en
contact permanent avec cette source unifiée et elle répond
en permanence aux impulsions cosmiques.
Notez que seule la conscience transcendantale est le champ
unifié et non pas la conscience habituelle de l'esprit actif
- imaginer la conscience universelle, se faire croire qu'on
offre ses désirs à l'univers ou à Dieu n'est qu'une
imagination, un jeu de l'intellect ou des émotions en
surface de l'esprit. Seul le silence de la pure conscience
EST le champ unifié universel. Pour connaître le champ
unifié de la conscience, il y a deux pré requis. 1) la
technique de Méditation transcendantale qui amène l'esprit
au champ transcendantal de l'esprit, la pure conscience. 2)
les techniques avancées de MT-Sidhis que Maharishi a
introduites en 1977 afin de former le système nerveux à
rester immobile au plan de la vigilance en repos profond
afin de soutenir l'expansion de la conscience unifiée et d'apprendre à placer
une impulsion de la pensée directement à l'intérieur de la
conscience transcendantale. Dès qu'on réussit cela, c'est l'univers lui-même
qui la prend en charge pour la réaliser.
Pour créer un événement
quelque part, il faut créer un effet qui doit s'étendre sur des centaines
ou des milliers de minimes transformations, lesquelles
doivent prendre place afin que la réalisation du désir se
produise.
Personne ne peut tout contrôler autour de lui, cela est impossible. Même
les meilleurs planificateurs, même ceux qui ont mis en place
tout ce que leur intellect a pu analyser comme faisant
partie d'éléments essentiels au succès de leurs actions, ne
peuvent pas incorporer dans leurs planification toute la multitude de
facteurs « invisibles ou inconnus » qui influencent la
réalisation de n'importe quel projet. C'est pour cette
raison qu'au cours des
millénaires passés, les hommes avaient recours à des rituels
qui devaient demander la faveur secrète des dieux et de
Dieu. L'homme savait
que les succès de ses entreprises dépassaient le champ de
ses capacités analytiques et financières et qu'il
appartenait en grande partie à la volonté du
cosmos. C'était cela « le destin de l'homme. »
Mais maintenant, grâce à la technologie du plein
développement de la conscience, grâce à l'accessibilité de
la conscience transcendantale par la technique de Méditation
transcendantale, nous ne pouvons plus douter du potentiel de
cette approche puisque la science nucléaire confirme que
toute la création est sortie d'un vacuum originel qui
contenait tout le potentiel de la création. La conscience
transcendantale est cette source, ce point d'origine de
l'Être. La Méditation transcendantale donne
accès à ce silence intérieur. Puis il y a les techniques avancées de MT-Sidhis,
dont le vol yogique fait partie, qui forment l'esprit à « penser une pensée » de façon à la faire
pénétrer à l'intérieur de la conscience du champ unifié. Les
techniques de Mt-Sidhis élargissent donc la capacité du système
nerveux à fonctionner à des niveaux extrêmement silencieux,
ce qui donne accès au domaine de toute possibilité de la
conscience. Le monde de l'avenir ne sera pas celui des super
ordinateurs, mais celui, magique, plus que génial, de la
science du champ unifié de la conscience.
327) LA
TECHNIQUE QUI ÉPANOUIT TOUTES LES AUTRES TECHNIQUES :
La Méditation transcendantale est l'épanouissement de
toutes les autres méthodes de méditation qui ont existé
depuis des millénaires dans n'importe quelle tradition. Dès
que des hommes ont fermé les yeux pour faire silence en leur
esprit et découvrir la conscience infinie, la réalisation du
Soi cosmique, la méditation a pris forme.
S'il devait y avoir dans n'importe quelle méthode de
méditation, ne serait-ce que quelques moments où les pensées
sont transcendées complètement, c'est-à-dire des instants où
la conscience est totalement laissée à elle-même, dans une
vigilance intérieure parfaitement tranquille, et que
l'activité mentale se soit arrêtée dans un repos très
profond, alors cela signifie que l'esprit individuel a
découvert la conscience infinie et que le processus de
transcendance a pris place.
L'esprit
individuel est la conscience active alors que la
transcendance est la conscience en repos total. Il faut
préciser ici que la plupart des méthodes de méditation
demandent un certain contrôle des pensées par la
contemplation mentale ou des exercices de concentration, et
que dans ces processus, la transcendance est presque
toujours bloquée. Lorsqu'une personne fixe son attention sur
une idée ou qu'elle se concentre sur une partie de son
corps, ou si elle guide sa pensée vers un thème prédéterminé
qui lui sert d'objet de contemplation, en tout cela elle
limite la liberté de l'esprit dans ses mouvements et elle le
contrôle directement ou indirectement.
Toute forme
de contrôle est un obstacle à la transcendance. Malgré de
tels obstacles qui se retrouvent dans toutes ces méthodes méditatives, il arrive
tout de même que la pensée s'auto transcende et que l'esprit
fasse l'expérience momentanée de la conscience
transcendantale. Toutefois, ceux qui pratiquent des
méthodes de visualisation, de concentration, de
contemplation, d'auto suggestion, etc. apprécient rarement
de tels instants de transcendance principalement parce
qu'elles leur paraissent inutiles
puisqu'elles tombent en dehors de leurs instructions. Si une quelconque transcendance spontanée se
produit durant ces méditations, les gens retournent le plus vite
possible aux instructions qu'ils ont reçues pour faire la
méthode qu'ils pratiquent et ils continuent de s'appliquer
au niveau de la signification des pensées, à l'horizontale de
l'esprit. Sans le savoir, ils empêchent la transcendance presque
complètement. En réalité, ils ne la recherchent même pas
puisque les enseignements qu'ils suivent ne visent pas cette
expérience. Elle se produit quand même ici et là puisque
c'est la nature de l'esprit de retrouver sa base
silencieuse. Malheureusement, toutes ces techniques de
méditation, qui visent le développement de la conscience,
passent à côté de leur objectif.
La Méditation transcendantale est la perfection de toutes
les formes de méditation en ce sens qu'elle est la technique
qui permet au processus de transcendance de se produire à
tout coup. Elle ne peut pas y faire obstacle. Ce qui se
passe au niveau de l'esprit lors des minutes et des secondes de
profonde transcendance, est la technique elle-même de la Méditation
transcendantale. La Méditation transcendantale n'est que
ce processus. Elle est complètement construite pour donner
l'expérience de transcender les diverses strates de
l'activité mentale et permettre la découverte de la pure
conscience, la vigilance en repos profond.
Maharishi a
eu le génie de pouvoir identifier exactement ce qu'est la
transcendance des pensées et il a développé des instructions
parfaitement simples et claires par lesquelles ce processus
naturel de transcendance n'est jamais empêché ni ralenti.
C'est cela qui caractérise la Méditation Transcendantale et
fait qu'elle produit une gamme de bienfaits inégalés par les
autres méthodes.
Les
enseignements habituels sur la méditation ne disent pas comment faire pour
que la transcendance se produise de manière naturelle et
automatique. Elles essaient plutôt de faire diverses manipulations
au plan des pensées, croyant qu'imaginer des expériences
qu'on souhaite obtenir est une bonne façon de fonctionner,
mais en cela, elles gardent l'attention à sa surface active.
La transcendance
ne vient pas lorsque l'on agit au niveau de la signification
des pensées. Même le fait d'essayer volontairement d'arrêter
les pensées est un effort inutile qui empêche la
transcendance de se produire. Cette façon de faire a
pourtant été perpétuée durant des siècles jusqu'à ce que Maharishi découvre cette erreur
et la corrige.
Heureusement
pour nous, Maharishi a profondément illuminé le processus de
transcendance pour toutes les générations à venir. Plus
personne à partir de cette génération-ci n'aura jamais
besoin de « chercher la voie » de la réalisation du Soi et
de la pure conscience. La
Méditation transcendantale est ce qu'il y a de mieux dans
toutes les autres méthodes, qu'elles le sachent ou non.
À cet égard, personne ne pourrait inventer une autre méthode telle que la
MT sans aboutir à une copie conforme. « Rien ne peut être
ajouté ni enlevé à la Méditation transcendantale, dit Maharishi, sans l'affaiblir ou la détruire. Elle est
complète et parfaite.»
p.s.
Un aspect de la MT est inégalé nulle part et c'est la
fonction des mantras qui sont utilisés durant cette
technique. Les mantras sont des sons particuliers qu'on ne
retrouve dans aucune autre tradition dans le monde et qui
forment les briques de la structure quantique de la
création. Ces mantras ont des effets universels très
positifs pour l'évolution et ils sont une source de très
grande protection pour la personne qui médite au fur et à
mesure où elle découvre les couches de l'esprit où l'énergie
mentale et matérielle contient une grande puissance de
matérialisation. Les sons des mantras de la tradition
védique de l'Inde émettent une vibration positive à
n'importe quel niveau de l'évolution où est rendue une
personne, du début jusqu'à la plus haute illumination. Telle
est la chance d'être initié à la méditation dans la
tradition des maîtres védiques et c'est ce que Maharishi a
pris soin de structurer dans son enseignement de la
Méditation transcendantale. Plus l'humanité va être évoluée
et plus elle va découvrir la valeur inestimable de ce que
Maharishi nous a donné pour notre évolution individuelle et
collective.
326)
LA RICHESSE :
« La
richesse dans le monde sera bénie si elle est utilisée pour
créer le Paradis sur Terre.» “The wealth in the world will
be blessed if it is used to create Heaven on Earth.” -
Maharishi
Tant
que la richesse sera utilisée pour autre chose que la
création du paradis sur terre elle va continuer d'engendrer
toutes sortes de problèmes et d'injustices. Ce n'est pas en
distribuant un dollar à chaque personne sur terre que l'on
sera juste envers tous. Cela serait une pure perte de la
richesse et ne servirait à rien. On aurait dépensé 7
milliards de dollars en plus des frais énormes
d'organisation et de distribution de cette richesse. En fin
de compte, même en répartissant la richesse de façon idéale,
rien ne serait changé ni pour soi ni pour les autres.
Dans
la même logique, imaginez que l'on souhaite donner une large
somme à tous les humains de la terre, il faudrait des
centaines de trillions et le résultat serait désastreux de
toute façon. La conscience humaine qui est si peu évoluée
encore utiliserait cet argent dans toutes sortes de projets
qui seraient perdus d'avance. Il y en aurait qui paieraient
leurs dettes aux banques. Il y en a qui se lanceraient dans
des dépenses folles, faisant des achats qui s'avéreraient
inutiles et même nuisibles. Les riches seraient critiqués de
recevoir leur part. Les pauvres seraient critiqués de
recevoir ce qu'ils ne savent pas gérer. Les criminels
recevraient le même montant que les gens honnêtes. Les
enfants se verraient retirer leur part et les parents ne
leur laisseraient rien en bout de compte. Des millions
serviraient à l'achat d'armes. Il y aurait des gens qui
s'accapareraient les dons des autres personnes. L'avaricieux
ne serait pas plus riche qu'avant car il vit comme s'il
était pauvre en permanence. Son coeur ne serait pas plus
généreux qu'avant. Les criminels utiliseraient leur don pour
planifier des actions criminelles. Ceux qui consommes des
drogues illégales dépenseraient vite le don qu'ils auraient
reçus pour détruire leur système nerveux encore plus
rapidement qu'avant.
La
richesse doit absolument servir le progrès de tous les
humains de manière égale et pour cela, seule l'influence qui
vient de la pratique de la transcendance peut accomplir cet
objectif. Seule cette approche est totalement juste pour
tous, sans exception, incluant les humains, les animaux, les
insectes, les plantes et tout le reste.
Si on
veut rendre justice à tous les hommes, il faut élever la
conscience mondiale de manière égale dans tous les recoins
du globe et c'est ce que Maharishi a commencé à faire dès
qu'il a débuté l'enseignement de sa technique de MT en 1955
et de ses techniques avancées de MT-Sidhis (1977) incluant
le vol yogique.
Maharishi a toujours pensé en terme de bien-être mondial et
il a voulu que tous les recoins de la terre reçoivent
l'influence positive qui émane de ceux qui méditent
individuellement ou font le vol yogique en groupe. Maharishi
a augmenté la richesse concrète du monde entier a chaque
jour de son travail d'enseignement autour du monde. Il a
aidé tous les humains sans exception, en mettant en place la
vraie richesse, qui est celle d'une conscience plus élevée.
Seule une large conscience peut engendrer la vraie richesse
sur terre. Elle apportera satisfaction aux désirs de chaque
être humain. L'éveil de la conscience transcendantale chez
quelques millions de personnes ne pourra jamais créer de
frustration nulle part et aucun citoyen du monde ne sera
oublié ni ne se verra refuser l'abondance et la prospérité.
Ce
n'est pas l'argent qui donnera la richesse au plan mondial.
Il est faux de penser que la manière de créer de la richesse
est d'emprunter des banques et de s'endetter encore
d'avantage. Il faut remplacer ce concept par celui d'une
conscience plus large. Sans ce pré requis, sans l'expérience
de la félicité de l'être au plan transcendantal de la
conscience, sans la pratique de la Méditation
transcendantale dans les écoles et les universités, l'argent
ne servira qu'à continuer de fabriquer des labyrinthes de
complexités économiques, politiques, culturels et autres,
lesquels ne cessent jamais de donner des maux de tête au
monde entier, tout en détruisant le bonheur humain.
325) MAHARISHI
ET LA CONSCIENCE BRAHM
: On voit
Maharishi entrer dans une salle pour une conférence. On le
voit, mais Maharishi n'est pas seulement entré dans la
salle, il est entré dans l'édifice, il est entré dans le
quartier de la ville où se donne cette conférence, il est
entré dans la ville au complet, dans sa conscience
collective, il est entré dans le pays où tout cela se
trouve.
Le corps de
Maharihsi est certes visible dans la salle de conférence
mais un autre aspect plus subtils de son corps occupe un
plus grand espace. Les gens qui assistent à la conférence
sentent la présence de Maharishi dans toute la salle. La
conscience de Maharishi est vaste, très vaste. Son corps
aussi. Maharishi est présent à tous ces niveaux
simultanément. Son corps n'est pas seulement physique, il
est unifié à sa conscience. Ses pensées sont unifiées à sa
conscience elles aussi. Tout en lui est unifié, c'est cela
la conscience de Brahm, la totalité unifiée de toutes
choses.
Maharishi est
présent dans l'omniprésence. Voilà l'étendue du corps
complet de Maharishi. Il commence à parler dans cette salle
et il utilise un micro pour que nous entendions sa voix. Il
parle dans ce micro pour aider notre ouïe. Mais il n'a pas
besoin de micro pour parler à la réalité totale de l'Être
cosmique en nous et partout ailleurs dans l'environnement.
L'environnement est unifié et non pas morcelé dans sa
perception exaltée et sereine. Maharishi est rempli de
félicité. Il émet autour de lui la félicité et tous
les spectateurs sont changés.
L'espace de
cette salle de conférence n'est pas un espace extérieur à
l'être de Maharishi. L'espace autour de lui est son espace
intérieur. Il parle à l'Être du cosmos pendant qu'il parle à
nos oreilles. Maharishi est cosmique. Où se trouve son vrai
niveau d'action? Est-ce uniquement ce qui est visible qui
sert de support à son action? La conscience Brahm est
partout.
Il est
impossible de connaître Brahm sans être Brahm, disent les
textes védiques. La connaissance unifiée de toute chose est
totalement identifiée à l'Être, Brahm. Le domaine de toutes
possibilités appartient à celui dont le corps est présent et
omniprésent simultanément.
Maharishi a
pourtant laissé son corps le 5 février 2008. Les feuilles
sont tombées d'un arbre mais les branches, le tronc et les
racines de l'arbre ne peuvent pas être effacées. L'arbre
existe même sans ses feuilles. Le visage existe même sans un
miroir qui le reflète et montre son image. Le manifeste est
retourné au non manifeste mais le non manifeste contient la
totalité de tout ce qui est manifeste. Tout n'est rien que
Brahm, la conscience totale.
Maharishi a
perçu que son maître, Brahmananda Saraswati, était Brahm.
Maintenant, aujourd'hui nous commençons à percevoir que
Maharishi est Brahm lui aussi.
Ce que Maharishi fait, il le fait à chaque instant présent,
passé et futur. Il transforme le passé, le présent et le
futur simultanément. Il purifie le passé pour que le présent
construise le futur qui est un Sat Yuga, l'Âge du paradis
sur terre. Tout ce qui existe et prend forme se produit
toujours dans une continuité sans faille. Le calcul du karma
de l'humanité est sans erreur. Le passé a été nécessairement
purifié dans son propre futur et cela a fait naître Guru Dev
et Maharishi. Guru Dev et Maharishi ont purifié tout le
passé de l'humanité afin que le Sat Yuga apparaisse
indépendamment du karma d'ignorance massive qui avait été
enregistré dans la mémoire du cosmos.
Guru Dev a
éveillé la mémoire la plus profonde de la nature et il a
ouvert le bourgeon du Sat Yuga, la conscience de Brahm, qui
possède le pouvoir de tout désirer sans que jamais la nature
ne puisse refuser son désir. Le désir qui vient de la
conscience Brahm est celui qui était enfoui dans la totalité
de l'Être du cosmos.
Le cosmos se
réjouit de l'éveil de cette mémoire totale dans l'harmonie
universelle et de la gloire de la création du système
nerveux humain qui s'éveille à nouveau à toutes ses
possibilités. La vie de Guru Dev et celle de Maharishi ont
fait fi du retour du balancier du temps et ils se sont tenus
hors de tout karma que la terre aurait enregistré à partir
des gestes du passé.
Le Sat Yuga est
une pure création qui se fait par delà tous les
enregistrements nés des événements partiels du cosmos. Le
cosmos s'éveille maintenant au complet avec le désir de
Brahm. Il oublie sa mémoire de tous les événements qui se
sont déroulés à partir de la conscience partielle des
humains et des autres créatures du cosmos.
La bénédiction de Guru Dev est permanente. Maharishi dit que
Guru Dev est la lumière qui nous guide en toutes les époques
à venir. Son action est totale et non fragmentée par le
temps et l'espace. L'enseignement de Maharishi est la
bénédiciton de Guru Dev qui a respecté son silence et ne
s'est jamais engagé dans le champ de l'action. Guru Dev
savait parfaitement que Son Être en conscience de Brahm
était suffisant pour enclencher le changement total de
toutes choses.
Il y en a qui
croient que l'action de Maharishi est uniquement ce qui a
été visible, mais ce point de vue est une vision partielle à
la surface des choses. L'action de Maharishi est la
bénédiction intemporelle et éternelle de Guru Dev. Maharishi
fait partie de l'action omniprésente de Guru Dev pour tous
les temps à venir dans le très long Sat Yuga qui ne
connaîtra désormais plus les cycles de la retombée dans
l'ignorance ni la perte de l'illumination. Rien ne sera
désormais plus facile à réaliser sur terre que d'être
illuminé aux pieds de la conscience de Guru Dev, avec
Maharishi qui répète encore et encore : Jai Guru Dev, Jai
Guru Dev, (merci au maître divin).
324) VEDA
MONDIAL? CHOUETTE!! :
Faut-il d'abord la fin de
l'humanité pour construire la suite avec les survivants ?
(réponse de correspondance du 23 juin 2011) « une chose est
certaine à mes yeux et c'est que l'on ne peut rien
reconstruire sur la base d'une destruction des civilisations
actuelles. Les larmes, la mort, la panique, le manque de
nourriture, etc, ne changeraient rien puisque c'est dans la
tête des humains que le problème se trouve. Que nous soyons
dix millions d'humains sur terre ou dix milliards, les mêmes
limites et les mêmes imperfections demeurent. La jalousie
demeure, l'esprit de domination aussi, l'anxiété et
l'angoisse ne seront pas disparues.
On
ne peut bâtir un nouveau monde que sur la base d'une
nouvelle connaissance qui va "changer" - faire évoluer -
l'humain en lui-même plutôt qu'uniquement rebâtir des villes
et des institutions ou des outils et des machines. Au cours
des derniers deux ou trois millénaires, les humains ont fait
évoluer (à coup de révoltes et de lutte incessante) la
plupart des théories sociales, culturelles, politiques, etc.
Il y a eu le concept des empires, le féodalisme avec les
constitutions monarchiques, les systèmes tribaux, la
démocratie, la création de l'ONU, le Maxisme, le communisme,
etc. Ce fut la même chose au plan religieux, au plan
économique. Les théories se sont toutes perfectionnées au
long des siècles, les sociétés elles aussi. Nous avons
découvert et contrôlé l'électricité, inventé les avions, les
automobiles, les ordinateurs, etc. Nous avons la charte des
droits et libertés. Un grand nombre de pays possèdent ce
qu'il y a de mieux au plan des concepts et des idéaux,
justice, paix, égalité, fraternité, répartition de la
richesse, tous les concepts fabuleux existent déjà, mais
rien ne semble bien fonctionner et même les plus hauts
concepts humanistes et spirituels sont noyés dans le déluge
du stress et de l'orgueil humain.
La solution que Maharishi a mise sur pieds : faire méditer
quelques millions d'êtres humains, (un tout petit nombre de
personnes, en comparaison de la totalité de la population)
et les amener à un niveau de conscience où ils vont avoir
l'expérience du champ unifié transcendantal. Cette
expérience est suffisante pour produire une onde de
cohérence mondiale et faire évoluer toutes les sociétés
simultanément et d'une manière très silencieuse, sans
révolution d'aucune sorte. Sur la base de cette première
montée de la conscience mondiale, il faut ensuite créer une
seconde vague (qui sera plus facile à réaliser que la
première qui a rencontré beaucoup de résistance) d'évolution
par une transcendance plus profonde encore et éveiller
davantage les lois naturelles de l'évolution chez d'autres
millions d'humains. Puis une troisième vague, et ainsi de
suite.
L'éveil de la conscience mondiale ne peut pas venir par des
efforts ni des luttes. Évidemment, on peut lutter contre une
injustice et une foule d'autres choses dans la société, mais
on ne peut pas lutter pour faire l'expérience intérieure du
silence transcendantal. C'est pour cette raison que le
travail de Maharishi a toujours été très positif et joyeux.
Maharishi était appelé le « giggling guru - le guru qui
rigole toujours. »
Maharishi
a
enseigné à tous ceux qui étaient naturellement curieux et
ouverts à ce qu'il présentait. Il n'a jamais fait d'effort
pour convaincre les sceptiques par des arguments habiles et
il ne combattait jamais ceux qui doutaient de sa technique
ou de son projet, en le trouvant tout à fait utopique.
Maharishi a voyagé autour du monde pendant vingt-cinq
années, sans s'arrêter nulle part pour bien longtemps. Il ne
voulait pas que les gens se mettent à résister à son projet
de régénération spirituelle mondiale et il allait d'un pays
à l'autre de façon très légère, laissant après lui des
impressions de joies et d'enthousiasme.
Partout
il acceptait ceux qui étaient ouverts spontanément à sa
technique de méditation. Il a réussi à inspirer plusieurs
milliers de personnes à devenir professeurs de MT. Un bon
nombre ont cessé d'enseigner mais un bon nombre ont toujours
continué de suivre Maharishi et de participer activement à
ses projets. Même chose pour les 5 millions de personnes qui
ont appris la MT durant les années 1970 et 80. La moitié ou
davantage ont probablement cessé de méditer ou se sont
dirigés vers autre chose, mais cela n'était pas si important
pour Maharishi parce qu'il refusait de faire quelque effort
pour essayer de garder ceux qui voulaient aller vers autre
chose. Ce qui était important pour lui, c'était ceux qui ont
continué, qui étaient satisfaits et qui évoluaient au plan
de leur conscience grâce à l'expérience répétée de la
conscience silencieuse, l'état transcendantal. Aujourd'hui
des centaines de milliers de ces personnes sont rendues très
proches de l'illumination de la conscience et, de mois en
mois, beaucoup de gens arrivent à l'état de la conscience
cosmique, le premier stade permanent d'éveil profond de la
conscience silencieuse en soi. Sur cette base, quelques
centaines ou quelques milliers de personnes qui connaissent
une telle illumination dans chaque pays suffisent pour
transformer la conscience collective rapidement, et sans
retour.
C'est cela le plan de Maharishi. Jamais d'effort. Jamais de
stress pour accomplir la paix mondiale. Elle va se faire
sans tension, sans agression, sans lutte contre quoi que ce
soit. La conscience collective est destinée à se transformer
vers davantage et davantage de cohérence, de paix, de
créativité en harmonie avec la nature, puisque le processus
de transformation le plus profond qui soit, la
transcendance, est enclenché et il ne s'arrêtera pas.
« et à quelle
échéance ? »
... L'échéance
dépend de la profondeur de l'animation de la conscience par
ceux qui ont de plus en plus accès à la région
transcendantale de l'esprit, au delà des pensées. Elle
dépend aussi du pouvoir d'organisation et des moyens
financiers et autres aspect concrets de l'organisation de
Maharishi. Nous travaillons à rassembler des gens qui ont
l'expérience profonde de la transcendance, car en groupe,
l'effet est au carré du nombre de participants s'ils étaient
isolés ici et là. Par exemple, dix personnes qui pratiquent
ensemble produiront dans l'atmosphère le même effet que 100
personnes qui pratiquent chacune chez-elles et ne sont pas
regroupées.
Si tu vas voir sur mon site web : rogerbouchard.com, il y a
un icône qui s'appelle La priorité. On y lit la priorité du
mouvement de MT dans le monde. C'est une bonne explication
je crois. On y trouve la vision d'ensemble du travail de
Maharishi et l'urgence de ce qui doit être fait en premier
pour créer un effet tout à fait régénérateur sur la
conscience mondiale.
Certes, il
y
a tant de choses à faire pour sauver le monde de la
destruction économique, politique, environnementale, etc.,
mais la priorité que Maharishi a identifiée et sur laquelle
il a consacré toutes les dernières années de sa vie est la
plus formidable de toutes. Elle est extrêmement efficace
pour aider l'humanité directement au plan de la conscience.
Les autres organisations et les individus du monde entier
qui ne connaissent pas la transcendance, agissent aux
niveaux qu'ils connaissent et ils ont leurs priorités selon
la vision qu'ils ont.
Maharishi
a été le maître de la transcendance, ce qui fait que son
action dans le monde se fait à ce niveau-là, à un plan très
subtil, très silencieux, très invisible, mais le plus
puissant de tous puisque le transcendantal est plus subtil
encore que le nucléaire, donc plus universel et plus
puissant globalement.
323) Manif anti
viande à Paris
( suite à une
correspondance d'une dame française qui m'informait de
diverses manifestations à la mi juin 2011) Je répondis ce
qui suit : « toutes ces démonstrations ne changent rien à la
vie quotidienne des gens. Les vieilles habitudes de manger
de la viande durent de siècle en siècle, pour ne pas dire
de millénaire en millénaire. La viande fait partie des chefs
d'oeuvre culinaires de presque toutes les nations, et
personne n'empêchera cela avec des démonstrations et des
statistiques sur le nombre d'animaux assassinés.
Une seule chose va mettre fin à la violence faite aux
animaux et c'est que le coeur des humains s'attendrisse. Il
ne pourra s'attendrir que lorsque la prise de conscience «
d'être en unité » avec chaque chose qui l'entoure (d'être de
la même nature que tous les êtres vivants) grandira au point
de combler le coeur de chacun de nous. Cette prise de
conscience ne viendra pas suite à un processus intellectuel
qui nous inviterait à vivre une fraternité avec le règne
animal, ni par un savant calcul au plan écologique ou
économique, ni grâce à une pieuse montée de la morale du
genre « Tu ne tueras point. » Toutes ces prises de
conscience ont leur valeur à la surface de l'esprit mais
elles ne transforment pas l'être humain en profondeur. Il
faut que la prise de conscience soit fondamentale,
c'est-à-dire qu'elle se fasse au plan de l'être de chacun,
dans la conscience intime de chacun. Là se fera l'éveil,
très subtilement, très silencieusement, sans grand fracas,
sans tonnerre médiatique.
Pour que cet éveil se produise et qu'il prenne racine dans
toute l'humanité, et non pas chez quelques-uns ici ou là, il
faut que ceux qui pratiquent la Méditation transcendantale
et qui connaissent la région transcendantale de leur être,
le champ unifié de la pure conscience, poursuive leur
pratique quotidienne de la Méditation jusqu'à ce que les
forces de la vie au complet produisent un changement mondial
chez tous les hommes, par osmose automatique.
Lorsque la
conscience collective s'éveillera ainsi, alors on ne peut
plus manger son chien, ni son chat ni son veau, ni ses
poules. Mais pour qu'une telle situation se produise, il
faut permettre à chacun d'évoluer de là où il se trouve
aujourd'hui à là où il sera demain et l'an prochain. On ne
peut pas critiquer ceux qui aiment la viande. Ils en ont
besoin probablement. Il faut continuer de soutenir le
progrès de chacun, quelles que soient leurs habitudes de vie
car on ne peut changer qu'à partir de là où l'on se trouve
maintenant. Chaque pas d'évolution et de changement doit
être naturel. Il faut pour cela continuer d'aimer et de
soutenir même ceux qui sont à l'opposé de nos propres
croyances. Il faut méditer et méditer et méditer, chaque
jour et attendre patiemment que les changements se produisent
dans le monde. Il faut utiliser notre créativité
grandissante pour se changer soi-même. Mettre de la pression
sur soi-même ou sur les autres pour provoquer des
changements produira toutes sortes de réactions un peu plus
tard. Aucun stress visant à provoquer le changement n'a de
valeur profonde.
Pourtant,
désespérés et impatients, les manifestants qui
défendent toutes les causes importantes dans le monde,
ignorant la technique de la transcendance, ne sachant pas
comment se transformer eux-mêmes sans pression, sans stress,
ne connaissant pas la technique qui replace la vie en soi
dans le courant naturel de l'évolution, se lancent à la
conquête de certaines victoires idéologiques partielles et
ils se heurtent à tout ce qui leur résiste. Leurs rêves d'un
monde meilleur se change en une autre sorte de violence.
Méditer élargit la conscience au plan fondamental de l'unité
de toute chose. Cette prise de conscience ne peut pas être
uniquement pour soi-même car elle se produit dans le champ
unifié de l'énergie subtile de la conscience.
L'environnement est influencé par une telle expérience
transcendantale.
Ceux qui
méditent chaque jour voient leur créativité augmenter et ils
se mettent à construire chaque jour autre chose pour
remplacer ce qui ne convient plus, Voilà la bonne manière de
faire évoluer les choses. Bâtir le changement est un geste
positif qui est tout à fait différent de s'attaquer à
ceux qui sont rendus ailleurs que soi-même dans leur
évolution et de les accuser de tous les maux de la terre.
S'aliéner nos amis, notre propre famille, s'aliéner nos
collègues, nos concitoyens, cela n'est pas la manière
d'évoluer globalement. Forcer le changement est inutile
finalement puisque plus tard il faudra réagir à cette
tension qui a été introduite dans le processus de
changement. La Méditation transcendantale est si gracieuse
car elle anime le silence qui sert d'arrière plan au
mouvement de toutes les galaxies. Le silence transcendantal
anime la créativité en harmonie avec la vision cosmique de
la conscience en soi. Tout changement qui se produit dans la
vie des personnes qui méditent se produit aussi dans leur
environnement. Et allez-donc savoir comment la conscience en
soi influence celle des autres qui se trouvent à cent ou à
mille kilomètres de soi? Seul l'animation du champ unifié de
la conscience produit naturellement et sans pression le
grand renversement de conscience pour lequel des millions de
militants ont lutté durant des siècles.
322) LA VALEUR DE LA
TRADITION : (Extrait de correspondance du 13
juin 2011 - une dame avec qui je corresponds depuis quelques
mois sur divers sujets m'annonce qu'elle a finalement décidé
d'essayer de méditer à sa manière - je lui répondit ce qui
suit : «
ce que tu as fait est un
jeu de ton intellect dans le but d'essayer de méditer.
T'asseoir le dos droit pour ne pas dormir. Quel effort! Et
c'est comme cela que tu crois pouvoir te reposer
profondément? Car tu crois qu'il faut empêcher la venue du
sommeil? Quel effort inutile encore une fois. Le sommeil te
rattrapera plus loin parce que ton corps et ton système
nerveux doivent en avoir besoin. Tout effort de contrôle ne
peut mener à rien de bon. Et le pire... essayer de chasser
les pensées! À moins d'être endormis dans le sommeil profond
ou de réellement arriver à un point où la pensée s'est
calmée par elle-même, très innocemment, il est impossible de
n'avoir pas de pensées. Elles seront présentes sous quelque
forme que ce soit, sous la forme verbale de l'activité
mentale habituelle ou sous forme d'impression vague
d'existence individuelle, incluant les sensations physiques
de tout genre, et les rêves aussi, etc.
Mais il y a plus que
cela, en fait. Pour méditer, il faut être initié par
quelqu'un d'autre. Une autre personne doit nous indiquer
"avec objectivité" la façon de "sortir du dédale de nos
propres pensées". Cela paraît curieux mais telle est la
raison de l'existence de la tradition des maîtres et des
disciples. Le chercheur, désespéré de n'avoir jamais trouvé
la voie de la conscience infinie transcendantale, même après
des "vies" de recherche, s'approche finalement du maître qui
a cette connaissance et il le supplie de l'initier. Il lui
offre "tout" ce qu'il a en échange du chemin qui va le
libérer du labyrinthe de la souffrance et de l'illusion. Le
maître ne lui demandera en retour que quelques fleurs,
quelques fruits et un don qui vient de son labeur quotidien
(dans notre époque moderne, c'est une portion de notre
salaire).
Voilà d'où vient la
tradition des maîtres et des disciples. Elle ne vient pas
d'une soumission à quelqu'un d'autre ni de l'abus ou de la
domination de certaines personnes sur d'autres, mais de la
quête inassouvie d'illumination spirituelle qui fait que,
très humblement, le chercheur spirituel s'incline, presque
en larme, devant le maître et le supplie de lui donner son
aide. Le maître accepte alors de servir de maître même si
cela n'était pas son intention initiale. Il n'avait
initialement rien à enseigner aux autres. Il avait trouvé le
repos en son être et il était le témoin de toutes choses;
mais bientôt, quelqu'un le reconnaît et le cherche. Puis on
le supplie de montrer le chemin de la félicité et de la
liberté. Le maître accepte de devenir un guide spirituel
uniquement après que d'autres personnes devinent qu'il a
réalisé l'infini et le supplient d'enseigner. À partir de ce
moment là, le maître va devenir un serviteur du maintien
naturel de la tradition de maître à disciples et il
enseignera le même chemin que son propre maître lui avait
enseigné il y a longtemps parce que lui aussi était perdu et
n'avait pas trouvé le chemin avant de rencontrer son maître.
C'est cela la raison qui fait que la tradition d'un même
chemin dure pendant des siècles sans que jamais un maître
illuminé n'en modifie une seule instruction fondamentale.
Seuls certains disciples non illuminés peuvent, dans leur
ignorance, vouloir modifier ce qu'ils ont reçu du maître.
Ils sortent alors du chemin battu par tous les maîtres et
les disciples qui l'avaient précédé, mais les fruits de
leurs efforts individuels, ainsi que les instructions qu'ils
donneront, grandiront en dehors de l'arbre de la tradition
et ils s'épuiseront vite.
Je viens de
t'expliquer en quelques phrases l'aspect spirituel et
foncièrement très humain, qui fonde la tradition des maîtres
védiques, dont Maharishi est le plus récent messager.
Maharishi fait partie de la plus haute tradition, celle qui
donne l'initiation à la voie de la transcendance, celle qui
donne la libération de la souffrance sous toutes ses formes.
La prochaine étape
pour toi : recevoir l'initiation à la Méditation
transcendantale ou continuer de chercher et de chercher sans
fin.
321)
MANIPULER LES PENSÉES, C'EST FATIGUANT! :
J'écrivais à un ami
(le 8 juin
2011) :
« Tu essaies continuellement de réarranger tes états
d'esprit et tes humeurs et c'est toujours à refaire à chaque
jour. Quelle fatigue à la longue, de toujours s'auto
suggestionner que tout est ok. C'est épuisant de
continuellement ajuster son bonheur intérieur, d'essayer de
voir la vie du bon côté, d'être positif, d'imaginer toutes
sortes d'énergies lumineuses. Ouf! Mais lorsque tu
connaîtras enfin la technique de la transcendance, ton
bonheur va devenir naturel et automatique. Il va faire
partie de ton être et tu vas pouvoir te reposer enfin de
tout ce travail de constant réajustement des émotions
quotidiennes. »
J'ajoute ceci
: les gens, parce qu'ils manquent de bonheur naturel,
fabriquent leur propre bonheur de toutes sortes de façons.
Ils visualisent le succès à venir pour se donner du courage,
ils analysent les événements passés pour en sortir les
éléments positifs, ils se comparent à pire qu'eux pour
s'encourager, ils essaient de voir le bon côté des choses,
ils essaient de jouir du moment présent parce qu'ils sentent
que la vie leur échappe et que le passage du temps dévore
tout. Ils se rappellent quotidiennement leurs idéaux. Ils
donnent de la force à leurs convictions en les affrontant à
celles des autres et en discutant de leurs valeurs. Ils
essaient de transformer ce qui les angoisse en le
transformant en engagement politique ou social. Ils veulent
à tout prix donner une signification à leur routine
quotidienne. Ils contemplent l'idée qu'ils ont du bonheur et
ils accordent beaucoup d'importance à leurs émotions
passagères, qu'ils épient, qu'ils surveillent, évaluent,
quantifient, mesurent, comparent. Ils jaugent leur bonheur
de minute en minute. Ils sont eux-mêmes continuellement dans
le champ de leur attention. Ils manipulent leur bonheur de
minute en minute, en l'imaginant autrement, en l'appelant,
en le suppliant de venir et de rester plus longtemps. Ils
associent le mot bonheur à des projets, à des causes qui les
tiennent à coeur. Ils y mettent toute leur volonté, tous
leurs efforts. Ils croient que cet exercice garantira le
succès de leur être intérieur et donnera une valeur à leur
rôle dans le monde.
Tous ces
efforts, plutôt qu'avoir le bonheur en soi, spontanément,
sans y penser, sans le chercher, au plan de l'Être.
Maharishi a compris ce bonheur qui est autre chose, qui est
naturel et si facile à obtenir.
À propos du
bonheur Maharishi dit : « La vie, c'est tout ce dont on a
besoin pour être heureux, et on l'a déjà. On n'a qu'à
apprendre la façon de permettre à la nature de la vie de
prendre soin d'elle-même car la nature de la vie est
félicité. » (St-Moritz, Suisse, 1976)
Maharishi dit
: « Nous ne pensons pas à la vie. Nous la vivons. Nous ne
pensons pas beaucoup à nous-mêmes. Notre comportement est
aisé, naturel. Nous ne fabriquons pas d'humeurs. »
320) AUCUNE PERSONNE ILLUMINÉE NE PEUT CONTREDIRE UNE AUTRE
PERSONNE ILLUMINÉE
:
On demande à trois dessinateurs de faire la reproduction
d'un large objet qu'ils ne connaissent pas et n'ont jamais
vu auparavant. Ils vont en faire le dessin en pleine
noirceur alors qu'ils ne peuvent pas voir l'objet mais
seulement le toucher. On demande ensuite à trois autres
dessinateurs de reproduire le même large objet (supposons
une automobile) alors qu'il fait plein jour. Dans la
première situation, les dessins seront la reproduction d'une
perception imaginée et connue de façon incertaine. Dans la
seconde situation, les dessins seront une reproduction
claire de ce qui a été vu, encore que les trois dessinateurs
du jour pourraient choisir de montrer des images tout à fait
différentes selon l'angle de vue. Par exemple, si la voiture
a été dessinée de derrière ou de côté, ou si le peintre
avait été placé à l'intérieur de l'objet (la voiture). Les
six dessins seront différents les uns des autres mais trois
d'entre eux seront précis alors les trois autres seront
flous et incertains. Les trois dessins de la nuit seront des
reproductions qui seront basées davantage sur l'imaginaire.
Ils seront davantage subjectifs.
C'est cela la différence entre le point de vue d'une
personne qui ignore l'illumination et celui de la personne
qui possède cette expérience. Dans le premier cas, tout est
question d'impressions subjectives, d'opinions, d'idées, de
déductions logiques, etc. Dans le second cas, la
connaissance est claire et elle correspond exactement à la
vérité universelle. Ce qu'un sage enseigne peut varier de ce
que dit un autre sage mais dans les deux cas, seule la
vérité universelle sera exprimée.
Ce qui est universel sera dit d'une manière ou d'une autre,
mais dans les deux cas, cela sera le fruit de la vision
élargie de la conscience pure. Dans la première situation
tout ce qui sera enseigné, même si cela devait être fait par
un grand intellect ou un érudit, le sera à partir de
concepts appris, d'opinions, de choses déduites ou
imaginées. Cela sera le résultat de la pensée. La Vérité
universelle existe réellement mais les vérités partielles
sont illusoires, qu'elles qu'en soit les apparences
logiques. Elles sont une sorte d'image de La Vérité
universelle. Elles sont une représentation de la vérité
universelle au niveau des mots, mais jamais au niveau du
fond. La vérité universelle ne peut pas être contredite par
un autre sage car celui-ci saura que ce qui a été dit dans
d'autres mots et sous un autre point de vue, a été perçu
dans la même lumière de l'illumination. Le sage perçoit la
vérité par delà l'apparente contradiction des paroles. Il
sait ce qui a été perçu dans la lumière et ce qui a été
perçu sous les nuages de la pensée.
319) LA
PRIÈRE À LA LUMIÈRE DE LA MÉDITATION TRANSCENDANTALE :
La prière est
discursive. Elle utilise des mots pour « parler » à Dieu. En
général, elle est une demande qui est faite avec des mots.
La technique de la Méditation transcendantale accomplit le
but de la prière d'une manière tout à fait différente de
celle de la prière. Un exemple de prière : « Seigneur,
peux-tu me donner la santé? » Dans la M.T., l'esprit
accompagné du système nerveux prend la direction du silence
de la conscience transcendantale et va directement à l'état
de la santé.
La conscience
transcendantale est un état de repos très profond. Le corps
se trouve lui aussi dans un état semblable, dans une vigilance
tranquille. La conscience transcendantale est un état de
santé en soi. La conscience de l'Être est la santé en
capsule, elle est l'équilibre intérieur idéal dans lequel
l'énergie corporelle et mentale ne connait aucune tension et
aucun désordre. Si Dieu veut répondre à nos prières lorsque
nous demandons davantage de santé, il nous inspirera à apprendre
et pratiquer la Méditation transcendantale.
Deux autres exemples de
prière : « Seigneur, je veux trouver l'amour. Peux-tu
m'aider? » « Seigneur, peux-tu me donner du succès au
plan matériel? » Dans la M.T. l'esprit actif va à l'état de
l'Être, la conscience pure. Cet état contient dans son
silence tout ce qui est bon pour la vie. L'état de la conscience infinie contient
un sentiment d'abondance au plan de l'Être. Il contient la
source intérieure de l'amour total, la plénitude de l'Être à
partir duquel va surgir de soi des montagnes d'amour et
d'amitié envers tous. Toutes les prières trouvent leur
épanouissement dans l'expérience de la conscience
transcendantale. La réalisation psychologique de tous les
désirs, sous la forme d'un contentement intérieur et d'une
force créatrice multipliée, se trouve dans l'Être,
directement en soi.
« Seigneur, peux-tu me
donner la vision de ta divinité? » Même cette prière sera
exaucée naturellement par le processus de transcendance. La
M.T. va élargir les yeux de la conscience jusqu'à ce qu'ils
perçoivent le divin dans la conscience infinie
transcendantale. Le degré d'appréciation va rejoindre le
niveau divin le plus rapidement possible grâce à la pratique
régulière de la M.T. La vitesse de réalisation des désirs
sera à son maximum avec l'expansion de la conscience. L'expérience de la conscience
transcendantale et l'accélération de l'évolution sont la base de la réalisation de toutes les prières.
Sans la transcendance, nos
prières demeurent verbales. Elles ne prennent pas en
considération le facteur crucial de l'évolution. Pour
réaliser quoi que ce soit, il faut évoluer dans cette
direction, pas à pas. Imaginez un enfant qui pleure pour
recevoir l'héritage de son père tout de suite. Les parents
décident de réaliser son désir et ils mettent entre ses
mains plusieurs millions de dollars. De toute évidence,
l'enfant n'a aucune capacité de gérer cette richesse. Il va
se faire exploiter par le premier venu. Il ne saura pas
prendre des décisions importantes pour préserver sa fortune.
Dans cet exemple-ci, nous voyons que la décision des parents
n'était pas sage. Il aurait mieux valu que les parents de
cet enfant lui laissent le temps d'évoluer et qu'il puisse suivre des
cours en administration et développer les qualités
personnelles qui peuvent appuyer
correctement son travail et faire fructifier sa richesse pour le plus
grand bien de tous.
Si Dieu réalise nos
prières et que notre vie et notre intelligence, nos
émotions, notre comportement, etc. ne sont pas
développés et que nous n'avons pas de maturité intérieure,
alors il serait préférable que nos prières ne reçoivent pas
de réponse immédiatement.
La technique de Méditation
transcendantale est la technique de l'évolution. Elle nous
rapproche à chaque fois de la réalisation de toutes nos
prières en amenant l'esprit à la conscience infinie,
directement en soi. La conscience transcendantale est le don
de l'évolution. Elle purifie le système nerveux des
obstacles (les stress) qui diminuent son potentiel et
limitent notre progrès. Les stress intérieurs restreignent
le désir de Dieu de tout donner à ceux qui le demandent.
Lorsqu'une personne est prête, lorsque sa conscience est
évoluée, élargie et débarrassée de ses stress, alors Dieu
donne tout, avant même que la personne ne demande quoi que
ce soit. Dieu veut tout donner, mais il attend que nous
ayons médité depuis assez longtemps pour connaître la
conscience cosmique, la réalisation du Soi, l'Être infini.
La prière en conscience cosmique est
l’expression de la plénitude de l’Être. Celui qui vit la cc
n’a plus rien à demander pour lui-même réellement. Sa
conscience cosmique le rend autonome car il possède en
lui-même la technique de réalisation de tous ses désirs. Il
utilise la conscience infinie et il y place subtilement ses
désirs qui vont tous se réaliser sans aucun doute. La
conscience cosmique gère tous ses désirs naturels d’une
manière qui ne contient aucun stress
318) UNE
SOCIÉTÉ HEUREUSE
:
Une société dont
les individus sont heureux et en santé va ralentir son
activité désordonnée et elle va se concentrer sur ce qui est
beau (la nature), ce qui est merveilleux (l'univers), ce qui
est durable (la conscience). Elle va rechercher
l'illumination qui est tout cela ensemble, directement en
soi. Le développement de la conscience va devenir la
principale activité des citoyens qui sont heureux. Ils vont
nourrir la conscience par tous les métiers, exprimer ce qui
est beau en eux. Ils vont créer des choses merveilleuses et
durables. La créativité désordonnée de notre époque moderne
va s'apaiser. Notre civilisation invente n'importe quoi,
elle construit et détruit n'importe quoi sans
discrimination. À preuve, ce qui a été produit est vite
remplacé puisque rien ne semble jamais apporter satisfaction
pour bien longtemps.
Celui qui est stressé s'inquiète de tous ceux qui sont plus
stressés que lui. Pour se protéger, il fait bâtir des
murailles, il invente des systèmes de protection, fait
installer des alarmes, cache ses avoirs dans d'imprenables
coffre forts. Il engage et forme ses policiers. Il bâtit une
armée qui le soulage temporairement de sa peur mais il ne
faut pas beaucoup de temps pour qu'il commence à s'inquiéter
des armées des autres. Il invente donc l'espionnage et fonde
la science militaire.
Celui est qui orgueilleux invente tout ce qui le représente
et lui donne du prestige. Celui qui aime dominer invente le
patriotisme par lequel il pourra dominer facilement tous
ceux qui sont fiers d'être patriotiques. Celui qui est
malade invente les hôpitaux. Il tombe malade en premier et
ensuite il invente la médecine pour que quelqu'un d'autre le
soigne. Mais il ignore comment être en santé par lui-même.
Celui qui est riche invente les tapis rouges qu'on déroule à
ses pieds et il invente l'envie de la richesse. Tous les
autres se mettent à désirer la richesse, ce qui lui donne
une valeur exceptionnelle, puisque très rare. Il protège sa
richesse avant toute chose. Dès que les autres ont cette
image mentale que la richesse est une grande chose, cela lui
confère l'autorité d'être ce qu'il est et lui done tous les
droits. Il établit sa richesse sur l'accumulation de tous
les biens. Il déclare que l'art et tout ce qui est beau
vient de la richesse des riches. Il déclare que l'argent est
le signe du soutien de Dieu.
Celui qui est religieux convertit le plus de gens possible
selon la volonté de Dieu qui lui a dit de faire cela. Ceux
qui ont reçu de Dieu un message jaune convertissent en
jaune, les autres convertissent en orange ou en bleu ou en
vert, mais tous se détestent et se méfient les uns des
autres. Ils s'assassinent gaiement car à la fin, la couleur
qui gagnera la victoire sera celle du VRAI Dieu. Tous sont
convaincus qu'à la fin LEUR religion va dominer car ELLE est
l'unique vérité. Tout cela se déroule, soi-disant pour
l'amour du Dieu d'amour qu'on appelle « Notre Père. »
Lorsque les humains vont être épanouis, ils vont construire
une civilisation sans religion et sans armée. Ils vont
construire une société où les riches auront comme premier
objectif de rendre riches tous les autres humains.
Entre-temps, posséder une armée sera toujours le signe d'une
société barbare qui est prête à détruire et tuer des
ennemis. Personne ne se pose la question : Qu'ai-je fait
pour que quelqu'un quelque part déclare être mon ennemi?
Sans ennemi, il n'y aura plus besoin d'armée nulle part sur
terre.
Lorsque les humains vont être épanouis, ils vont créer une
société naturelle, simple, radieuse, belle, merveilleuse, et
sans orgueil. Ce sera la société où l'homme va enfin pouvoir
se reposer et cesser de tout vouloir contrôler. Il va se
mettre à profiter du paradis sur terre et il va inventer ce
qui est simple, comme une jolie fontaine là où une source
naturelle fait jaillir son eau, comme un siège sculpté dans
la pierre où, pendant des siècles, des hommes vont venir
s'asseoir pour contempler un paysage extraordinaire et
prendre le temps d'être très silencieux et comblés
intérieurement. Cette société épanouie sera le résultat de
milliers d'heures de méditation dans les écoles, à la
maison, partout dans la nature. La Méditation
transcendantale ouvre toute grande la fenêtre du paradis qui
se trouve en soi, à la source de la pensée, la pure
conscience.
317) LE
SOUTIEN DE LA NATURE : Un
ami m'a posé une question sur le « soutient de la nature »
dont Maharishi a souvent parlé, voulant que celui qui a
l'expérience de la conscience transcendantale verra ses
désirs se réaliser avec plus de facilité alors qu'ils seront
de plus en plus en harmonie avec la loi naturelle. Maharishi
explique que les pensées (les désirs) d'une personne qui
médite ont leur origine dans l'état d'ordre de la conscience
transcendantale et qu'elles sont soutenues par le foyer de
toutes les lois naturelles, l'état unifié de toutes les
forces de la vie.
L'idée générale est que grâce
à l'expérience de la conscience infinie en soi, la vie sera
soutenue par les forces de la nature, les événements vont
favoriser l'évolution, la vie sera plus facile, plus
agréable et l'individu aura davantage de succès avec moins
d'effort.
J'ai répondu ceci à cet ami :
« le soutien de la nature, au début, c'est avoir de la
chance au niveau matériel, au niveau familial, au niveau
professionnel. Puis un jour, on découvre la technique de
Méditation transcendantale et on remarque que le soutien de
la nature est beaucoup plus large que ce qu'on aurait pu
penser en premier. Le soutien de la nature permet à
quelqu'un de transcender les pensées et d'établir son esprit
et le fonctionnement du système nerveux au plan de la
conscience transcendantale. Il n'y a pas de plus grand
soutien de la nature que celui de méditer chaque jour et de
n'avoir aucun obstacle qui ferait qu'une personne doit
cesser sa pratique. Évoluer est le propre de la vie et la
pratique de la MT est l'évolution maximale puisqu'elle
permet à l'esprit individuel, qui est chargé de limites et
de conditionnements, de se joindre à la conscience infinie
et de grandir sans limite.
Une fois l'état de conscience
cosmique établi, cet état où l'éveil de l'être
transcendantal est rendu permanent, alors le soutien de la
nature est la nature illimitée de la pure conscience
transcendantale, agissant en permanence en soi. La vision
illimitée de l'Être est le soutien de la nature. Aucun autre
soutien de la nature n'a d'importance une fois que l'infini
vibre en soi au plan de notre être. L'infini est plus que
tout ce qui est désirable dans le monde matériel ou mental.
Le soutien de la nature n'est
plus dépendant d'événements matériels, ni de facteurs tirés
de l'environnement, ni de quoi que ce soit d'autre au plan
relatif de l'existence, il est à l'intérieur de la
perception de l'infini lui-même. Le soutien de la nature, en
conscience cosmique, c'est la pure conscience elle-même.
Pour celui qui vit cet état d'illumination intérieure, la
vie continue de se dérouler selon les besoins du moment,
selon le destin de la personne et de ceux qui l'entourent,
selon les forces en présence à chaque instant, selon les
influences qui peuvent venir du passé, mais la conscience
cosmique ne change plus jamais. Elle est stable. Il n'y a
pas de karma qui la touche. Plus tard, lorsque l'état de la
conscience d'unité se développe, on comprend, selon ce que
Maharishi en a dit, que tout ce qui est relatif, tout ce qui
est changeant, devient perçu en terme du Soi cosmique. À ce
niveau-là, les choses de la vie relative ne sont plus
séparées du Soi. Les événements font alors totalement partie
de l'intelligence infinie qui est celle du Soi. La karma de
la vie relative est alors le karma du Soi cosmique. Rien ne
peut être « favorable ou non favorable » d'un point de vue
relatif à la personne. Le soutien de la nature est encore
une fois la conscience elle-même, mais cette fois-ci,
l'infini est non seulement en soi, dans la conscience, mais
il est perçu partout en dehors de soi. En conscience
cosmique, les événements sont extérieurs au Soi. En
conscience d'unité, les événements sont l'expression du Soi
cosmique. Tout est le soutien de la nature, en soi et hors
de soi. Le concept de soutien de la nature est dissout par
l'expérience de la conscience d'unité, alors qu'il est bien
réel dans les autres états de la conscience.
Dans l'état de veille active,
le soutien de la nature signifie avoir de la chance avec des
choses matérielles ou psychologiques. À partir de la
conscience transcendantale, le réel soutien de la nature est
la conscience elle-même. Il est aussi l'expression de cette
conscience infinie qui agit de plus en plus dans le monde de
la relativité pour rendre la vie plus agréable, et permettre
à la conscience d'évoluer encore plus vite vers les états
supérieurs de l'illumination. En conscience d'unité les
événements extérieurs sont tous des événements intérieurs.
Le Soi est tout cela, toute la totalité, sans division. La
pluie qui tombe dehors est la pluie que fait tomber le Soi
cosmique. Si un événement ne fonctionne pas bien, en
apparence, c'est pour que quelque chose d'autre fonctionne.
L'intelligence infinie est en action partout simultanément.
Elle est invincible puisque la totalité omniprésente est son
champ d'action.
Nous sommes tellement
habitués à agir de façon limitée que nous comprenons mal en
quoi consiste réellement le soutien de la nature une fois
que les états de conscience infinis se développent. La
conscience infinie ne peut pas ne pas recevoir le plein et
permanent soutien de la loi naturelle puisqu'elle est cela.
Elle est l'action totale et universelle. Elle accomplit des
millions de miracles dans la créativité du cosmos à chaque
seconde du temps. À ce moment-là, l'infini est perçu en
tout. L'Absolu est le relatif et il n'existe aucune
séparation entre eux. Les techniques avancées de MT-Sidhis
en donnent la preuve. »
316) LA
CONNAISSANCE OBJECTIVE :
La connaissance
« objective » n'existe pas chez l'humain actuel. Celle-ci
n'a qu'une apparence d'objectivité parce qu'elle semble être
le fruit d'une analyse systématique. Fondamentalement toute
prise de conscience d'un objet de connaissance est
momentanée, due à la nature même de la pensée puisque la
connaissance apparaît toujours brièvement dans le champ de
la conscience qui est en constante mutation.
L'intelligence d'un individu est subjective. Sa mémoire est
subjective. Son imagination aussi. Sa créativité est
subjective. Sa logique l'est aussi. Les conclusions que
peuvent tirer une personne sur une perception ou un
événement sont subjectives, toujours. Le doute est
subjectif, l'erreur de jugement est subjective, le rêve est
subjectif, le sommeil est subjectif, la contradiction est
subjective, la synthèse est un processus subjectif, la
culture est subjective, les désirs sont subjectifs, les
conditionnements sont subjectifs, les besoins sont
subjectifs, les concepts véhiculés par des mots sont
nécessairement subjectifs. La liberté est subjective, le
bonheur l'est lui aussi. Le raisonnement est une forme
discursive selon le langage qui a été mémorisé.
L'argumentation est subjective, bien évidemment. La vérité
est porteuse de subjectivité car elle se confond avec son
expression verbale.
Si l'objectivité existait réellement, alors tous les gens
intelligents et rationnels, et bien informés, tireraient les
mêmes conclusions sur tel ou tel objet, mais ce n'est pas ce
qui se produit. L'objectivité ne peut exister que si une
machine fait l'observation d'une mesure dite objective,
telle la température d'un objet quelconque. L'objectivité de
la machine donnera toujours 4 comme réponse à l'addition de
2 et 2. Cependant que pour un être humain, l'addition de 2
amis et de 2 ennemis ne pourra pas donner 4. L'addition sera
impossible à cause des réactions subjectives et
émotionnelles de celui qui souhaite faire le calcul, mais
dont le total donnera autre chose que celui de l'appareil.
Seul un état de la conscience qui ne contient plus de
subjectivité (conditionnements, expériences individuelles,
mémoires, notions) pourrait être dit « objectif », parce que
cette conscience n'aurait rien de « personnel » ou
d'individuel et elle observerait le monde de la même façon
qu'une machine le ferait. Encore mieux qu'une machine, parce
que tous les appareils sont conçus par l'intelligence
humaine et ils contiennent nécessairement des « points de
vue » sous forme d'observation objective. La conscience
transcendantale existe au plan où l'esprit individuel a été
mis au silence. La pratique de la Méditation transcendantale
efface graduellement tous les voiles de la subjectivité et
elle laisse bientôt la conscience par elle-même, hors de
tout conditionnement. L'argument peut être apporté, voulant
que le fonctionnement du système nerveux humain reste
ultimement le filtre dont on ne peut pas se départir, car
même si la pensée s'est arrêtée et que l'esprit est devenu
parfaitement tranquille, c'est-à-dire en parfaite suspension
dans un état de pure vigilance, tel un pur miroir non
déformé et sur lequel tout objet sera reflété exactement, la
conscience porte encore le sceau de l'homme. Cet argument
est faux puisque le système nerveux d'un chat ou d'un
éléphant, s'il pouvait fournir l'expérience de la pure
vigilance, celle qui transcende les mémoires de cet animal,
donnerait dans tous les cas une pure objectivité grâce à la
conscience silencieuse qui percevrait de manière impartiale
et donc tout à fait neutre, tous les événements mentaux ou
physiques.
Le développement d'un état d'illumination intérieure, la
conscience transcendantale permanente, est l'unique modèle
de l'objectivité humaine car même la connaissance qui vient
d'un appareil sera éventuellement analysée à partir de
l'intellect et de l'émotion subjective de l'humain. Ainsi,
seul le développement de l'illumination transcendantale
confère à un être humain l'objectivité réelle car il possède
alors en lui une double expérience où la pure conscience va
en parallèle de sa subjectivité propre. Il percevra donc le
monde de deux façons simultanées, celle qui est
nécessairement conditionnée et celle qui est infiniment
impartiale. Tout être humain qui n'a pas l'expérience
quotidienne de la transcendance, la pure vigilance en repos
profond, indépendamment de sa prétendue objectivité
rationnelle, indépendamment de sa prétendue impartialité,
indépendamment de son intelligence ou de son érudition, ne
saura jamais en quoi consiste l'objectivité.
315)
transcendance et métabolisme :
Le processus de
transcendance durant la pratique de la Méditation
transcendantale entraîne avec lui la diminution de
l'excitation mentale et physiologique. Le métabolisme est
porté très spontanément à suivre la diminution de l'activité
mentale et à rejoindre lui aussi l'état de vigilance en
repos profond. Si la conscience peut facilement transcender
tous ses niveaux d'excitation et être en silence parfait
dans l'état de la pure conscience transcendantale, le corps
ne peut pas entrer directement à l'intérieur de cet état
infini et pur. Il se tient tout près de cet état mais il ne
peut pas devenir absolu comme la conscience le peut très
facilement. Le corps reste relatif. Maharishi fait remarquer
que le corps d'une personne illuminée reste toujours
changeant car il ne peut pas sortir des phases relatives du
changement alors que la conscience peut facilement
transcender le relatif et s'établir dans la valeur
immortelle de l'Être.
Néanmoins, la transcendance amène dans son sillon l'activité
mentale, incluant l'activité émotionnelle, celle
intellectuelle, celle de l'ego, et elle les apaise tous, les
amène à la tranquillité et au silence. Toute la personnalité
subjective et objective avance pas à pas sur ce « terrain
glissant » de la conscience subtile, là où les limites qu'on
retrouve en général au plan de la vie extérieure sont
diminuées et dissoutes. Tous les aspects relatifs de
l'esprit et du corps suivent le chemin que prend la
conscience vers l'état transcendantal et ils vont «
rejoindre » la conscience infinie. Puisque la conscience
transcendantale est un réel domaine de toutes possibilités
et qu'elle se trouve par-delà les limites temporelles et
spatiales de la vie, elle se trouve aussi à être la source
non manifeste de tout ce qui existe au plan mental et
matériel de la vie. Le subtil précède nécessairement ce qui
est plus grossier. La conscience transcendantale est donc la
source non manifeste de tout ce qui existe n'importe où dans
l'univers.
Nous sommes la première génération d'êtres humains depuis de
nombreux millénaires à faire « en masse » cette expérience
de la Méditation transcendantale chaque jour. Quelques
millions de personnes méditent quotidiennement. Stabiliser
l'infini, non seulement au plan de la conscience, mais au
plan corporel, signifie que le corps va pouvoir exprimer de
plus en plus les qualités qui sont celles de la conscience.
Le fossé énorme qui existe entre la conscience et la matière
corporelle va rétrécir et devenir très mince. Le corps se
mettra à accomplir tout ce que demandera la conscience parce
qu'elle est présente dans chaque cellule du corps.
Lorsque toutes
les cellules corporelles vont connaître le niveau unifié de
toute l'énergie du cosmos, ce niveau qui est la conscience
transcendantale, alors le corps va littéralement devenir «
magique. » Il va vivre le domaine de toutes possibilités de
la conscience.
Cependant, si
les niveaux de stress collectifs sont encore trop élevés
dans cette génération-ci pour que le corps puisse, non
seulement rejoindre le plan de la moindre excitation mentale
mais stabiliser cette cohérence dans ses modes habituels de
fonctionnement, alors la deuxième génération réalisera ce
que la première avait atteint partiellement. En une
génération ou deux, la vie humaine sera celle de la
conscience « miraculeuse » en tout domaine, la politique,
les arts, la science, le sport, l'économie, etc.
314) SUR LA SOUFFRANCE ET LA SPIRITUALITÉ :
La
spiritualité ne pouvait pas aller plus bas que l'acceptation
de la souffrance comme moyen d'évolution ou de salut
spirituel. En réalité la spiritualité est le contraire de la
souffrance. Elle est la liberté de l'Être, la félicité de la
pure conscience. Elle est un domaine de toutes possibilités.
Elle est la paix infinie, l'éternité.
Lorsqu'une religion enseigne qu'il faut souffrir pour se
purifier, alors la spiritualité ne peut pas aller plus bas
que cela. Lorsqu'une époque de l'histoire humaine est si
basse au plan spirituel que Dieu lui-même est condamné à
souffrir et à être assassiné dans son incarnation humaine,
alors Dieu lui-même ne pouvait pas aller plus bas que cela.
Cet événement a été le signal que le soleil transcendantal
de la pure conscience spirituelle devait se lever à nouveau
pour éclairer la terre.
Dès qu'un siècle a permis la découverte de la théorie du
champ quantique, en physique nucléaire, dès lors l'intellect
humain était prêt à recevoir la connaissance du champ unifié
de la conscience. Alors Maharishi a pu venir pour offrir la
science védique. Cette science de la conscience
transcendantale met fin à des millénaires de souffrance et
elle propulse la civilisation humaine vers son
épanouissement spirituel et matériel tant espéré, la
création du paradis sur terre. De l'époque la plus sombre
spirituellement surgit tout à coup l'apogée spirituelle de
l'humanité, grâce au travail de Maharishi et à la
renaissance de la science complète du véda.
313)SUR
LES DÉSIRS :
'Au
chapitre 4 de la Bhagavad Gita, verset 19, Maharishi écrit
dans son commentaire : « Un homme ne commence en général
une action que lorsqu'il a pris conscience de son désir pour
elle. [...] Celui pour qui le niveau de la conscience
transcendantale est devenu le niveau de l'esprit conscient,
perçoit la pensée dès son point de départ, bien avant
qu'elle devienne effectivement un désir. Sa pensée se
transforme donc en action sans s'exprimer sous forme de
désir. »
C'est
une expérience! Maharishi veut dire exactement ce qu'il dit,
que la pensée se transforme en action sans s'exprimer sous
forme de désir. Elle passe au plan de l'action sans avoir à
devenir un désir.
Dans cet état d'illumination la pensée est perçue au niveau
du silence lui-même, en tant que dynamisme illimité. La
pensée est donc l'impulsion de la conscience infinie.
L'esprit individuel est devenu la conscience infinie.
Avant
l'illumination, l'impulsion de la pensée est perçue en
dehors du niveau de la conscience transcendantale. Avec une
plus grande illumination la pensée est perçue de plus en
plus proche de la conscience infinie et bientôt elle est
perçue directement à partir de sa source, la conscience
infinie. La pensée a pris forme de l'autre côté de la
frontière du silence transcendantal, dans l'invisible
dimension de l'Être, et elle est perçue ensuite exactement
sur la ligne qui existe entre le silence transcendantal et
l'existence dynamique. L'étendue totale du développement de
la pensée est perçue en tant que silence puisque l'esprit
individuel est devenu infini.
Il
n'existe aucun besoin non comblé dans la perception de la
conscience pure infinie. Tout y est instantanément comblé
pour toujours. Aucun désir ne se forme à ce niveau de la
perception. Les désirs sont perçus habituellement quelque
part en surface de l'esprit actif lorsque la conscience
n'occupe pas encore sa vraie place dans l'esprit. Les désirs
de l'esprit individuel sont toujours l'expression d'un
manque. Ils expriment une certaine énergie de recherche du
plaisir et de la satisfaction.
Lorsque
la conscience infinie est présente en tout temps, alors
l'esprit conscient ne perçoit plus de désirs. Ceux-ci ne se
forment plus dans l'esprit. Tous les désirs sont comblés
instantanément. Ils n'ont même plus besoin de devenir « une
pensée de désir. »
312) Question
:
L'influence de Maharishi incarné est-elle la même que celle
de Maharishi désincarné?
Dès que le Maître védique s'incarne dans le contexte de
l'histoire des civilisations de l'homme, dès lors, il
devient
enseignant
des peuples et
maître
des dévots de Dieu. Comme enseignant il redonne vie à la
connaissance transcendantale qui exprime la vérité totale de
l'Être et comme maître il relance la tradition qui perpétue
la voie ancestrale de l'éveil et de l'illumination, tout en
comblant le coeur de ses disciples.
Sans Maharishi, ces deux
aspects n'auraient pas été comblés en nous ni dans la
société. La souffrance
serait, pendant de nombreux autres siècles et millénaires à
venir, le résultat de l'erreur de l'intellect qui, sans
discrimination juste et sans expérience claire des éléments
relatifs et absolu de l'existence, confondrait la Vérité
pour des vérités, l'Amour pour des amours, la Félicité avec les bonheurs d'occasion,
l'Être pour l'intelligence individuelle.
Il fallait
que Maharishi vienne et que le processus d'évolution de la
conscience soit relancé au niveau de toute l'humanité. Si
nous n'avions pas reçu la Méditation transcendantale et que
les 40 branches du véda n'avaient pas été reformulées en
cette époque scientifique, il n'y aurait eu aucune
possibilité de solution à la souffrance sur terre. Mais avec
l'animation du processus d'évolution de la conscience, Maharishi aura une influence sur toute l'humanité
pendant des millénaires. L'influence
de Maharishi s'exprimera concrètement par notre évolution.
On en verra les fruits au fur et à mesure que nous
développerons les états de conscience supérieurs, la
conscience transcendantale, la conscience cosmique, la
conscience divine et la conscience d'unité. Nous sommes
l'influence de Maharishi dans le monde, aujourd'hui, demain
et pour tout le futur.
Pour que Maharishi ait pu être ce qu'il a été, il a d'abord
fallu que Guru Dev, son maître illustre, s'incarne lui-même
avant lui. Sans Guru Dev, il n'y aurait pas eu de Maharishi
ni de totale renaissance du véda dans la civilisation
actuelle. La personnalité de Guru Dev était la
représentation de la perfection humaine et divine sur terre.
Il a, à lui seul, rétablit le dharma (la loi de l'évolution)
sur terre. La sève qui monte dans l'arbre est beaucoup plus
importante au printemps que la sève qui dort dans l'arbre en
hiver.
Guru Dev et Maharishi incarnent ensemble la
perfection de la relation entre un Maître parfait et son
disciple parfait. La sainte tradition védique ne méritait pas moins
que cette démonstration de son pouvoir pour conférer la
totale illumination à toute l'humanité. Grâce à la relation
parfaite entre Guru Dev et Maharishi le rôle de la tradition
des maîtres védiques va maintenant être compris partout.
L'influence de la tradition védique dans les traditions de tous les
autres peuples va tout changer sur terre.
En principe, nous pourrions dire que l'effet réel de la pure
conscience d'un être illuminé voyage partout dans
l'atmosphère de manière égale comme la pluie qui tombe
nourrit toutes les graines qui sont prêtes à germer.
Le contact du maître spirituel au plan physique et
intellectuel a sa valeur au plan physique mais l'influence
transcendantale de la pure conscience du Maître n'a pas
vraiment besoin de contact direct pour se répandre dans
l'environnement. Pourtant, Maharishi a eu besoin de rencontrer
Guru Dev, et nous avons eu besoin d'entendre et de voir
Maharishi. Maharishi en tant qu'être illuminé dans sa grotte
à Uttar Kashi au nord de l'Inde émettait la même influence que le Maharishi qui a enseigné pendant 53 années
et fait le
tour du monde plusieurs fois. Son enseignement aura été la sève
de l'illumination qui montait dans toutes les branches de la
société et les animaient profondément.
L'univers reçoit chaque jour la même influence de l'Être,
mais l'humanité a besoin de l'enseignement direct du maître pour évoluer. Elle a besoin de « VOIR. » Les disciples qui
recherchent l'illumination et qui veulent trouver un guide
sont satisfaits lorsqu'ils voient le maître arrive,
après tant de siècles d'attente. Les dévots de Dieu sont
satisfaits plus que tous les autres puisque leur soif de
serrer la main de Dieu se réalise enfin par leur
illumination transcendantale. Ils voient devant leurs yeux
celui qui représente leur propre conscience illuminée, celui
qui est Dieu dans la conscience de tous les humains.
L'humanité a
été bénie que nous ayons pu avoir Guru Dev en tant que
Shankaracharya (chef spirituel du nord de l'Inde) plutôt que
le Guru Dev qui est resté caché dans sa grotte pendant 60
années. Maharishi nous a pourtant raconté que c'est le Guru
Dev réclus qui a sculpté dans le silence de sa conscience
illuminée l'arrivée de l'Âge de
l'illumination pour nous tous. Guru Dev a bâti son pouvoir
de changer le monde entier dans le silence transcendantal et
il a réalisé son désir sans agir au plan visible. Il était
si puissant qu'il a relancé le Sat Yuga (l'âge du paradis
sur terre) à partir de 60 années de solitude. Guru Dev a
accompli le miracle des miracles : il a transformé l'humanité
sans avoir à travailler pour accomplir cette transformation. Maharishi a été ses mains et ses pieds. Nous sommes la
poussière sur les pieds sanctifiés de Guru Dev.
Maharishi a vu Guru Dev la première fois alors qu'il n'était
pas encore nommé à son illustre poste de Shankaracharya. Il
était encore le Guru Dev réclus à ce moment-là. Mais au
premier regard qu'a posé Maharishi sur Guru Dev, tout a été
décidé de l'avenir de l'humanité. Le disciple venait de
donner son coeur à la force de Guru Dev qui allait
transformer le monde. Brahm en tant que pure conscience
transcendantale influence Brahm en tant que création
galactique. Tout est unifié dans la radieuse conscience du
maître et tout devient possible lorsque la conscience est
établie dans son éveil transcendantal infini. Rien ne peut lui être un obstacle puisqu'il
est la totalité, il est l'Être.
La réalité de la conscience infinie qui enseigne à la
conscience individuelle est tout à fait naturelle. Le message de
l'illumination passe de l'âme à l'âme, du coeur au coeur et
c'est ainsi que s'explique la seule réalité fondamentale de
la relation entre le maître et son disciple, entre le maître
et l'humanité en tant que disciple de l'Illumination. Ainsi
s'exprime la Vérité éternelle dans les vagues du temps car
elles soutiennent l'humanité pour la faire avancer.
311) LA
COMPRÉHENSION INTELLECTUELLE DE LA MT EST ESSENTIELLE :
Maharishi a toujours répété que la compréhension
intellectuelle du processus de Méditation transcendantale
était essentielle pour une évolution très rapide. Même si
une personne médite chaque jour, si sa compréhension de la
technique et des instructions qu'elle a reçu lors de son
cours de formation est devenue faussée, alors cette
compréhension nuira à sa pratique et elle n'en tirera pas
tous les bienfaits souhaités. Il est important que la
compréhension de la Méditation transcendantale ne soit pas
changée avec le temps, ce qui déformerait la pratique.
Si une personne s'éloigne des instructions reçues lors de
son cours de formation à la MT, alors elle va y introduire
des efforts de toutes sortes, petits ou grands, et elle va
perdre la simplicité de la MT, ainsi que les bienfaits qui
découlent de cette technique. La MT n'est pas une
philosophie. Il n'est donc pas nécessaire de philosopher
d'aucune manière pour faire la MT. La technique est
innocente et elle est détachée de toute forme de
philosophie, même celle qu'on pourrait associer facilement
avec l'origine de la MT, en Inde ou Maharishi. La MT est
pratiquée aussi facilement par un enfant de 10 ans que par
un adulte qui aurait trois doctorats universitaires. Aucune
différence que l'on soit un philosophe ou non. Aucune
différence que l'on soit intelligent, génial ou simple
d'esprit. Aucune différence que l'on soit intéressé aux
choses spirituelles ou totalement matérialistes.
La technique ne
dépend pas de manières particulières de concevoir la vie,
d'y trouver telle ou telle signification. Faire la MT est un
exercice de repos profond qui procure un éveil tranquille de
la conscience et ce processus ne peut pas être analytique ou
intellectuel. Alors, si une personne a développé une
philosophie personnelle sur la vie et qu'elle a une certaine
compréhension du monde, cette compréhension pourrait changer
sa technique de Méditation si elle modifiait les
instructions qu'elle a reçues lors de sa formation à la MT.
Je vous donne un exemple : une personne croit en Dieu
fermement et toute sa pensée est influencée par cette
compréhension. Sa méditation pourrait éventuellement être
influencée par cette philosophie spirituelle ou religieuse
et la personne pourrait petit à petit commencer se mettre à
donner de l'importance aux émotions pieuses, à vouloir
sentir la présence de Dieu, à essayer de prier un peu en
même temps qu'elle médite. De cette manière-là, cette
personne modifierait sa technique de MT et bientôt elle la
perdrait. Elle pourrait avoir l'impression de continuer sa
pratique de la MT, mais en réalité elle aurait commencé à en
modifier les instructions et au bout d'un certain temps,
elle cesserait de méditer pour faire autre chose qui
correspond davantage à sa croyance religieuse et elle
perdrait la valeur inestimable de la MT.
Elle ne saurait
même pas qu'elle a perdu quelque chose d'inestimable en
abandonnant sa pratique de MT pour faire des exercices de
contemplation religieuse, car son intellect ne serait pas
capable de saisir la différence entre ce qu'elle pratiquait
dans la MT et ce qu'elle fait maintenant. Elle pourrait même
en arriver à dire qu'elle préfère sa prière ou sa
contemplation à la pratique de la MT, parce que ce qu'elle
fait maintenant correspond à sa compréhension de la vie
spirituelle. Elle aurait perdu la MT qui lui donnait
l'expérience innocente de la transcendance, l'éveil en repos
profond, l'état de l'Être, pour remplacer cela par des
exercices qui se déroulent à la surface contemplative des
émotions pieuses ou par des réflexions analytiques. Sa
transcendance serait perdue par pure ignorance, par manque
de connaissance du diamant qu'elle avait entre ses mains et
qu'elle a laissé tomber pour le remplacer par quelque autre
pierre luisante.
Toutes sortes de
philosophies peuvent graduellement affaiblir la MT si on ne
reçoit pas la connaissance que Maharishi a structurée pour
aider les méditants à apprécier ce qu'ils ont reçu
lorsqu'ils ont appris la MT. La compréhension intellectuelle
est de la plus haute importance pour continuer à évoluer et
garder précieusement la technique de Méditation
transcendantale qui garantit le développement de
l'expérience de l'illumination de la conscience, l'état de
l'Être transcendantal, la liberté et la félicité infinie
dans le Soi.
La pratique de
la MT ne change pas avec le temps. Elle est toujours
pareille, même au bout de dix ou vingt ans. Notre
personnalité peut changer, les circonstances de notre vie
familiale, sociale, économique, peuvent changer, mais la MT
est toujours pratiquée de la même façon. On ne médite pas
mieux après dix ans de MT qu'au début. On ne devient pas un
expert de la pratique elle-même, sauf que les effets de la
technique ont grandement enrichi notre vie que les stress
diminuent en soi, que le bonheur de l'Être grandit, etc.
Personne n'est « un expert » de la MT. Cette technique ne
dépend pas du nombre d'années de pratique. Elle est aussi
simple et innocente au début qu'après vingt ans de pratique
quotidienne.
Pour marcher, il
faut mettre un pied devant l'autre et ainsi de suite. Même
si l'on marche depuis quarante ans, marcher est toujours le
même processus. La MT est une technique simple et elle
reste toujours la même. Aucune philosophie personnelle ou de
collective, aucun milieu social ou économique ne change quoi
que ce soit à cette technique. Un aveugle médite de la même
façon qu'un voyant. Un grand génie médite de la même façon
qu'un simple d'esprit. Un malade médite de la même façon que
celui qui est en santé. Un criminel en prison médite
exactement de la même manière que n'importe qui d'autre dans
la société.
Il est important de ne pas modifier la technique de MT et de
la garder pure afin qu'elle donne les effets d'illumination
qui sont attendus, et qu'elle reste simple et agréable à
pratiquer. Pour cela il faut s'assurer que notre
compréhension personnelle de la vie, notre philosophie,
notre religion, nos croyances et notre milieu ne détruisent
pas notre technique petit à petit. Maharishi a enregistré
des milliers d'heures de vidéos où il présente la
connaissance totale et systématique de l'évolution de la
conscience transcendantale jusqu'à la conscience cosmique,
l'illumination du Soi. Maharishi a structuré une méthode
particulière que ses professeurs de MT appliquent pour
vérifier si la procédure de méditation est toujours correcte
et n'a pas été modifiée par mégarde ou autrement. La
procédure de vérification que Maharishi a mise en place est
une merveille en elle-même, si efficace pour redonner la
procédure correcte de transcendance à toute personne qui
aurait pu la modifier sans trop s'en rendre compte.
Il faut savoir que nous sommes entourés de millions de
personnes qui vivent selon toutes sortes de théories, de
styles de vie, de croyances et l'influence de la société est
très forte sur chacun de nous. Il se trouvera toujours de
gens pour rire du temps qu'une personne peut prendre pour
faire sa méditation quotidienne. Il y aura toujours de gens
qui vont se vanter d'être heureux, en santé et prospère sans
qu'ils aient besoin de cette méditation. Il y en aura qui
vont tenter de semer le doute dans celui qui médite et qui
s'intéresse à son évolution personnelle. Il y aura des gens
qui vont même affirmer que méditer équivaut à fuir ses
responsabilités, ce qui est totalement ridicule et faux.
Dormir la nuit est-il une fuite? Au contraire, le repos est
le moyen naturel de préparer l'action efficace.
La MT est
confrontée ainsi à toutes sortes de faussetés et une
personne peut se décourager devant tant d'adversité. Une
personne peut vouloir lire des livres sur le développement
de la personnalité, sur la conscience, sur tant de choses de
ce genre, et dans ces écrits, elle y trouvera toutes sortes
d'idées qui sont contraires à ce qu'elle a appris durant son
cours de formation à la MT. Elle y lira qu'il faut contrôler
les pensées, contempler ceci ou cela, aimer Dieu de tout son
coeur, visualiser la réalisation de ses désirs, programmer
son subconscient, et tant d'autres choses comme celles-là.
Plusieurs millénaires ont servi à accumuler toutes sortes de
théories contradictoires à ce que Maharishi enseigne dans la
MT.
Pour ne pas
affaiblir sa MT et ne pas la modifier avec tous les
enseignements qui préconisent des efforts et du contrôle, il
faut se rapprocher de l'enseignement qu'a donné Maharishi et
ajuster notre compréhension intellectuelle à notre pratique
quotidienne afin qu'elles se soutiennent l'une l'autre et ne
se détruisent pas ou ne s'affaiblissent pas.
310) LES
MOINES SONT-ILS PLUS SPIRITUELS QUE NOUS?
Les moines de n'importe quelle tradition font à peu près la
même chose que les citoyens ordinaires mais de manière plus
concentrée. Tous les enfants du monde apprennent à écouter
leurs parents, à respecter les personnes âgées, à rendre
hommage à leurs maîtres d'école. Les moines font la même
chose avec leurs supérieurs et leurs compagnons. Nous avons
tous reçu l'enseignement qu'il faut aimer, être juste,
humble, et pardonner à ceux qui nous offensent. Les moines
apprennent la même chose et ils mettent en pratique des
comportements vertueux. Ils font la charité comme nous, ils
obéissent à leurs supérieurs comme nos le faisons. Ils
prient comme nous le faisons. Ils travaillent pour maintenir
le corps et l'environnement, comme nous le faisons
nous-mêmes. Ils prennent soin de leurs malades comme nous.
Ils suivent certains rituels comme presque tous les citoyens
du monde le font. Ils développent la foi, comme nous.
Ils
s'habillent selon la coutume, ils chantent et rient, etc.
Mais dans toutes ces choses-là, il n'y a pas d'expérience de
la conscience transcendantale. La contemplation et la piété
sont des exercices qui se déroulent à la surface de
l'esprit, au niveau des pensées et des sentiments, au niveau
où la signification des mots a une très grande valeur.
Réfléchir à des concepts spirituels, à la charité, au
pardon, contempler la foi en Dieu ou réfléchir à des notions
abstraites de pure existence et d'éternité, en tout cela il
n'y a pas de transcendance encore. Les moines de toutes les
traditions ne connaissent pas la technique de la
transcendance. S'ils ont parfois une brève expérience de
transcendance, dans certains moments de réflexion ou de
silence, cette expérience arrive tout à fait par hasard. Ils
ne la recherchent même pas et ne pourraient pas le
reconnaître ni l'apprécier si elle se produit parce que les
enseignements qu'ils ont reçu n'indiquent rien de la
transcendance ni de la technique qui peut guider l'esprit
vers cet état infini de l'Être.
Ainsi, méditer sur le vide ou sur le Soi, penser à l'âme ou
ressentir la présence de Dieu, imaginer le silence éternel à
l'origine du cosmos, tout cela ne donne pas la transcendance
non plus. La conscience transcendantale se situe au-delà de
la pensée. Imaginer le bien, le bon, le doux, le fort,
s'imprégner de sentiment de patience, de courage,
d'innocence, de service, en tout cela non plus il n'y a pas
de transcendance.
Pour que l'esprit transcende l'activité mentale, il faut
permettre à la transcendance de se produire et non pas la
bloquer et l'empêcher. Il faut pour cela, avoir la technique
qui ne garde pas l'esprit engagé dans la pensée, ni les
émotions attachées à quelque sentiment pieux ou autre.
Les moines peuvent parfois développer des qualités
personnelles, de la même façon que chaque personne développe
des qualités par simple répétition des tendances qui lui
sont naturelles. Mais afin de connaître l'illumination
transcendantale, il faut aller au delà de la pensée et
connaître l'Être infini. En cela, les moines auraient besoin
d'apprendre la technique de la Méditation transcendantale.
Quelques milliers de moines Bouddhistes méditent déjà en
Thaïlande et au Japon. Il y en a au Tibet et au Népal qui
ont appris la Méditation transcendantale et ils sont éblouis
par la simplicité de cette méditation. C'est cela qu'ils
recherchent fondamentalement. Ils désirent retrouver la
technique que le Bouddha lui-même avait enseignée, et qui
fut perdue peu de temps après son départ. Son enseignement a été
mélangé à la piété populaire, à la religion en général et
aux rituels de toutes sortes. Maintenant, grâce à Maharishi
qui était un moine lui-même et qui connaît la sincérité des
chercheurs qui se consacrent à temps plein au développement
spirituel, la technique de Méditation transcendantale leur
est offerte. Qu'ils l'acceptent et la mettent en pratique et
ils en seront comblés. Maharishi a été le maître de la
transcendance. Il en a fait tout son enseignement pour le
grand bien de tous.
Personne
n'est plus spirituel que la personne qui a l'expérience de
la Méditation transcendantale chaque jour, et peu importe
que cette personne adopte le mode de vie monastique ou non.
Il suffit d'aller selon sa nature et de choisir le style de
vie qui nous est naturel afin de gagner l'épanouissement de
l'illumination transcendantale, sans aucun effort.
309)
L'INSTANTANÉITÉ DE L'ÉTERNEL :
L'état de
conscience cosmique, le premier état permanent
d'illumination, consistant en l'expérience du Soi ou
conscience de l'Être permanente (conscience de l'Absolu)
arrive lorsque le processus de transcendance a atteint sa
limite dans le relatif et que l'esprit individuel devient la
conscience transcendantale.
Lorsqu'il
n'y a plus aucune couche d'activité mentale à transcender
dans l'esprit, c'est-à-dire lorsque tous les niveaux de la
pensée et de la perception sensorielle, quelles que soient
les couches d'énergie, d'intelligence, de pouvoir et
d'événements qui s'y trouvent, ont été transcendées et que
la conscience est en repos parfait en sa propre nature,
alors la conscience reste seule avec elle-même, hors du
temps et elle est infinie.
La conscience cosmique est réalisée dans cet instant de pure
transcendance. Elle est réalisée pour toujours puisque faire
l'expérience d'un instant de l'Être est une expérience
au-delà de toute mesure de temps, au-delà de toute existence
du temps, ce qui fait que cette expérience est
instantanément éternelle, et pour toujours.
La
permanence de l'état de conscience cosmique est uniquement
possible dans ce monde de choses qui sont en constante
transformation, parce qu'elle est une expérience qui ne peut
pas se terminer et qui n'a jamais débuté une fois qu'on l'a
perçue à son propre niveau, au plan transcendantal de la
conscience. Cela ressemble au fait de nettoyer la buée dans
une vitre et de découvrir tout à coup ce qui a toujours été
là de l'autre côté du verre. Le paysage était caché mais il
existait tout de même, attendant d'être découvert.
L'immortalité attend que notre esprit se calme dans un
silence parfait, et là, ce qui est et ce qui a toujours été est soudainement révélé. L'état hors du temps apparaît ,
ce moment éternel en soi. Cette expérience n'est pas une
expérience au sens habituel du terme, car une expérience est
une sensation ou une pensée. Alors qu'ici, notre être est
cela. « L'expérience » de cette illumination se produit
lorsque toute expérience a cessé et que la conscience a
transcendé tous les niveaux d'attention. Alors, sur l'écran
vaste et pur de la conscience transcendantale, l'Être est
connu en un instant qui a toujours été.
308) GURU DEV
: La
transformation de l'âge de la souffrance en Âge de
l'illumination a débuté avec la naissance de Guru Dev, le
maître de Maharishi. L'année, la journée et l'heure de la
naissance de Guru Dev vont être le point qui marquera pour
les millénaires à venir le changement d'âge sur terre et
l'arrivée de la paix mondiale permanente. La naissance de
Guru Dev sera le point à partir duquel les astrologues
védiques vont calculer toutes les étapes glorieuses de
l'avenir de l'humanité et enregistrer cette longue histoire
dans les registres inoubliables de l'histoire védique.
La félicité
permanente de Guru Dev, ainsi que sa personnalité qui
incarnait la pleine connaissance du véda, seront pour
toujours, comme nous l'a dit Maharishi, la lumière qui nous
guidera parce qu'elle va effacer les ténèbres pour tous les
siècles à venir. Il ne sera plus possible que les cycles de
changement des époques terrestres puissent jamais ramener la
souffrance pour toute l'humanité parce que Guru Dev a créé
Maharishi. Maharishi a absorbé toute la conscience de Guru
Dev et il a du même coup reçu toute la connaissance
concentrée dans l'Être de Guru Dev.
Maharishi a
ensuite fait passer la tradition védique extrêmement
ancienne directement dans l'époque scientifique. Il a
rassemblé les éléments éparses de la culture védique, tels
qu'ils apparaissaient dans notre âge d'ignorance où
l'illumination était très rare, et il les a remis en place
pour reformuler la science complète de l'illumination, la
connaissance totale de l'humanité de tous les temps. Il a
inauguré l'Âge de l'illumination dans notre époque
scientifique et il a réussi à maintenir la validité
éternelle de la relation entre Maître illuminé et disciple
illuminé, ce qui forme la base de la perpétuation de la
culture védique sur terre.
Maharishi a
expliqué pour chacune des branches du véda la connaissance
totale qui était contenue dans la conscience de Guru Dev. La
conscience de Guru Dev contenait toute la connaissance
védique, de la même façon qu'une graine contient toutes les
branches de l'arbre qui va pousser.
Il a fallu 53
années d'enseignement à Maharishi pour donner expression à
la connaissance qui était structurée dans l'état de
conscience infinie de Guru Dev et la communiquer dans la
société humaine. L'expérience de la conscience
transcendantale est le Soi. Elle est l'Être suprême. Elle
est l'Origine. Elle est l'Un sans un second. Elle est la
Source de toute existence. Elle est Dieu. Elle est la
totalité manifeste et non manifeste.
Cette
expérience, qui est le coeur de toute illumination, de toute
sagesse réelle, et de toute joie incommensurable, est rendue
disponible à tous les humains qui souhaitent désormais avoir
cette expérience. Parce qu'il est naturel de désirer sortir de
la souffrance et connaître l'illumination, il y aura dans
chaque génération humaine des milliers et des millions
d'êtres humains qui utiliseront la technique de Méditation
transcendantale ainsi que ses techniques avancées pour créer
tout l'administration automatique de
toute chose dans la nature ainsi que dans les affaires
humaines.
Tous ceux qui
vont méditer chaque jour vont créer l'Effet Maharishi dans
tous les pays. L'Effet Maharishi est le nom que les
scientifiques ont donné à l'influence de cohérence qui est
engendrée spontanément dans l'environnement à partir de la
pratique de la technologie Maharishi du champ unifié, la
conscience transcendantale.
Maharishi a
tout expliqué sur l'âge du paradis sur terre, et l'ignorance
n'aura désormais plus de prise nulle part. Elle ne pourra pas
durer dans l'éducation ni dans la culture, ni dans
l'agriculture, ni dans l'architecture, ni dans la
spiritualité, ni dans les arts, ni dans la médecine.
L'ignorance ne sait déjà plus où s'ancrer. Elle ne tient
plus sur rien. Elle est une sorte d'illusion qui a trompé
l'humain pendant très longtemps mais son temps est fait. Elle va disparaître comme fondent dans l'air les brumes du
matin avec la montée du plein soleil dans le ciel.
307) OÙ SE
TROUVE DONC LA SOLUTION?
D'où viendra
la solution à la liste quasi interminable des problèmes
causés par l'humain envers l 'humain et la nature? Je reçois
chaque mois une vingtaine de messages, tout au moins, sur
autant de sujets alarmants. Ces messages titrés de mots tels
« urgence », « injustice », « inconscience » font le tour de
la planète via l'Internet, et pourtant, peu de situations
problématiques semblent s'améliorer.
Je pense
qu'aucune conscience des problèmes ne peut contenir la
réelle solution à toutes les crises de l'inconscience. Il
faut changer l'homme si l'on souhaite résoudre les
situations humaines. Le message " terre des hommes " ne
suffit plus pour nous responsabiliser et nous donner un sens
d'appartenance et d'égalité. Il faudrait dire « terre des
hommes conscients et transformés ».
Pourtant, la solution à la souffrance sous toutes ses formes
est déjà avec nous mais personne n'a voulu l'entendre. Cela
n'est pas surprenant. Même dans les ténèbres une toute
petite bougie éblouit les yeux et les rends aveugles. On
demande à celui qui tient la torche de l'éteindre parce
qu'elle détruit l'harmonie des ténèbres.
Maharishi
racontait que si l'on s'approche d'un troupeau d'éléphants
endormis, on pourra passer la première fois sans trop être
remarqué, mais la seconde fois il y aura un éléphant
qui vous surveillera du coin de l'oeil. La troisième fois,
tout le troupeau sera debout, énervé, inquiet, prêt à se
défendre. Maharishi a donc « marché sur la pointe des pieds
» pour ne pas réveiller les stress énormes de la conscience
collective mondiale et pouvoir établir silencieusement son
organisation en vue de l'enseignement de la Méditation
transcendantale. Il a voyagé d'un pays à l'autre pendant
trente ans, arrivant et repartant, organisant des cours et
des groupes de méditation afin de neutraliser une partie du
karma collectif et protéger l'humanité de la totale
destruction qui la guettait dans la seconde moitié du
vingtième siècle.
La solution
était devant nos yeux, mais nous étions trop occupés avec la
guerre froide entre l'URSS et les États-Unis. Il fallait
construire des centaines d'ogives nucléaires, des fusées
porteuses, des sous-marins, des bombardiers. Il fallait
s'enrichir à tout prix, montrer qui était le plus prospère.
Et peu importait la pollution atmosphérique, peu importait
la violence politique, peu importait le fanatisme, il
fallait bâtir la modernité et écraser l'ennemi.
On ignorait
bien évidemment que tout est affaire de conscience. Ainsi,
méditer, fermer les yeux, purifier l'activité désordonnée du
cerveau et le placer en grande harmonie avec la conscience
de l'Être en soi, était l'affaire de quelques originaux sans
importance. Mais Maharishi a tout de même réussi un tour de
force : d'une manière très gracieuse, il a fondé son
organisation dans une centaine de pays et il a formé des
milliers de professeurs de sa M.T. Il a fait méditer des
dizaines de milliers de personnes pendant des millions
d'heures pour neutraliser les stress éléphantesques qui
recouvraient la planète tels des nuages sombres prêts à
éclater.
Il n'existe
aucune autre solution que cette expérience de la conscience
transcendantale. Pour cela, il suffit d'apprendre comment
transcender la pensée et voir ce qui se trouve de l'autre
côté du silence mental. L'intellect humain ne peut pas
sortir l'humain des problèmes que l'intellect humain a
engendré depuis tant de millénaires.
Avant que la
Méditation transcendantale n'existe, on voyait des hommes
orgueilleux qui essayaient de faire la paix entre eux, mais
en vain. Des hommes malades recherchaient des médicaments
qui devaient leur donner la longévité tant désirée, mais en
vain. Des hommes égoïstes se lançaient à la poursuite
d'idéaux humanitaires ou religieux, mais en vain. Des fous
étaient applaudis comme s'ils étaient géniaux et des
névrosés devenaient les héros de nos best-sellers. Personne
ne pouvait lever la voix pour condamner le progrès qui
polluait joyeusement et librement toute la planète. Notre
hypocrisie devant les peuples minoritaires atteignait son
comble lorsque nos pays riches leur vendaient des armes pour
« soi-disant » les protéger. Des hommes sans conscience
étaient élus pour nous diriger. Ils contrôlaient les peuples
par la peur ou par l'image glorieuse de succès totalement
artificiels. Les militaires parfaitement formés à la
destruction et à la mort étaient médaillés comme nos
meilleurs citoyens. Bravo à ceux qui regardent fièrement
monter les drapeaux et qui entonnent leur hymne national.
Pendant tout ce temps, la religion détruisait Dieu en nous
et séparait l'humain de l'humanité. Chaque solution
proposée devenait un nouveau problème puisque l'intellect
humain était infiniment partiel, conditionné, désordonné et
sujet à la peur. L'esprit humain ne possédait aucune liberté
et aucune sécurité intérieure. Il était dépendant de visions
partielles. Il souffrait d'un manque de perception de ce qui
est vrai et essentiel, de ce qui est vital, naturel et sans
stress.
La méditation transcendantale guide l'esprit vers la région
universelle de notre être, vers le silence de la pensée, et
elle la tait temporairement afin que la conscience se
retrouve en sa propre nature, vaste, tranquille, en paix,
créatrice, satisfaite. Cette conscience transcendantale est
l'unique état de santé qui soit sans tension, sans
inquiétude. Ignorer cette expérience intérieure est la cause
de toute erreur humaine et de la séparation de l'homme de la
nature et de Dieu.
306)
L'IGNORANCE SIGNIFIE QUOI? : Si je
demande à quelqu'un de me dire où se trouve la
nourriture dans sa maison et qu'il me répond n'importe
quoi : « la nourriture est sous le lit, la nourriture
est dans le grenier, elle est dans le coffre à gants de
la voiture, elle est à l'intérieur de la télé, etc. » je
penserai que cette personne est vraiment ignorante.
Maintenant si je pose la question où se trouve le vrai
bonheur et qu'on me répond n'importe quoi : « le bonheur
c'est être propriétaire de sa maison, c'est aller
visiter un parc d'attraction, c'est vivre jusqu'à cent
ans ou devenir riche ou se marier, c'est envoyer ses
enfants dans une grande université ou voyager autour du
monde, alors je me dis que ces réponses indiquent une
incroyable ignorance quant à la vie. La différence entre
« la connaissance » et « l'ignorance » réside dans le
fait de savoir ce qu'est le bonheur réel et de s'y
appliquer naturellement.
Toute
personne qui ignore la nature du bonheur total investira
son énergie dans l'ignorance. Elle mettra tous ses
espoirs dans l'ignorance. Elle bâtira sa vie autour de
l'ignorance. Elle fera tout pour avoir le bonheur dont
elle rêve mais jamais elle ne sera heureuse finalement.
Les chefs politiques rêvent de diriger leur pays quand
ce sont les événements que des millions de citoyens font
qui les contrôlent eux-mêmes. Ils sont dépendants de la
conscience collective de leur société parce qu'ils sont
ignorants du vrai bonheur.
Les
parents attendent que leurs enfants les rendent heureux
mais ils sont ignorants de ce qu'est le vrai bonheur et
ils ne l'ont jamais enseigné à leurs propres enfants.
Les maîtres d'école veulent développer le plein
potentiel de leurs élèves et les préparer à la vie
active du monde des adultes, mais ils ignorent
totalement ce qu'est le bonheur. Ils ne sont donc jamais
capables d'enseigner l'essentiel à leurs élèves. Ils
enseignent l'ignorance à chaque jour pendant dix ou
quinze années, espérant que le résultat sera la
formation de citoyens productifs, intelligents,
ordonnés, heureux et en santé.
Quelle
que soit la catégorie de citoyens, quels que soient les
métiers que pratiquent les gens, quels que soient les
idéaux sociaux ou politiques ou économiques dans
n'importe quelle époque, tout cela est basé sur
l'ignorance.
Presque
tous les êtres humains sont des ignorants car leur
bonheur est n'importe quoi. Ils vivent d'espoirs
politiques, ils poursuivent des idéaux économiques ou
culturels, ils veulent une carrière lucrative, ils
espèrent se marier et avoir des enfants, ils veulent
être propriétaire d'une maison, ils rêvent de leur
retraite, ils ont hâte de déménager ailleurs, ils font
des économies pour leurs vieux jours, ils sont fiers de
leur belle voiture, ils sont obsédés par leur carrière,
etc. Des milliards d'êtres humains sont ignorants à
temps plein, poursuivant le bonheur partout où ils ne le
trouveront jamais.
Ce qui
caractérise « l'âge de l'Illumination » tel que
Maharishi l'a nommé, et « l'âge de la souffrance » est
l'ignorance ou la connaissance de la nature du vrai
bonheur. Le vrai bonheur est une félicité dans l'Être,
un état inébranlable, invincible, permanent et infini en
soi. Le vrai bonheur n'appartient pas aux vagues des
événements passagers et des projets humains mais à
l'océan de la vie, à l'état de la pleine conscience. Une
conscience peu développée poursuivra ses bonheurs dans
le domaine permanent de l'ignorance. Elle s'attachera à
toutes sortes de rêves qui ne lui apporteront jamais une
satisfaction profonde ni permanente. Elle vivra déçue,
frustrée, en colère. Elle vivra d'espoirs en Dieu, de
rêves en un monde meilleur, en la justice, et son idéal
sera une lutte quotidienne contre tout ce qui peut
détruire son bonheur et lui servir d'obstacle.
L'Âge de
l'illumination est l'Âge où tous les citoyens du monde
vont pratiquer la Méditation transcendantale parce
qu'ils vont savoir que le bonheur total est dans l'Être
transcendantal, la pure conscience du Soi intérieur
profond. Ils vont savoir que la poursuite de rêves
matériels ou intellectuels est une pure perte de temps.
La preuve en est que toutes les tentatives de bonheur
depuis des millénaires ont été vouées à l'échec partiel
ou total. La société avance sur les vagues du temps et
les générations se succèdent les unes aux autres,
gardant en vie les idéaux qui se raffinent quelque peu
et lentement d'un siècle à l'autre. L'humain vit le
bonheur de l'espoir renouvelé, mais il sait que même ses
joies quotidiennes sont teintées de tristesses et
d'inquiétudes, sinon de frustrations et de luttes.
L'ignorance prévaut partout. 100 % des activités
humaines, 100% des projets humains, 100% des idéaux
religieux et politiques et sociaux sont des rêves et se
déroulent dans le champ de l'ignorance totale tant que
l'expérience de développer la pleine conscience n'est
pas rendue disponible dans le cerveau de chaque enfant
qui naît sur terre. Nous devrions tous méditer chaque
jour afin d'élargir notre conscience et découvrir les
couches les plus subtiles et intérieures de la plénitude
de l'Être, la félicité transcendantale.
Maharishi
a mis fin à l'âge de l'ignorance qui durait depuis des
millénaires. À partir de Maharishi, l'Âge de
l'illumination remplacera 100% de l'ignorance qui sévit
sur toute la terre depuis des millénaires.
L'ignorance possède une caractéristique : elle s'ignore
elle-même. Les gens ne savent pas qu'ils sont totalement
ignorants parce qu'ils sont si captivés à poursuivre les
rêves du bonheur qui sont si nombreux et diversifiés.
Les rêves du bonheur occupent 100% de toute leur
société, de toute leur éducation, de toutes leurs
croyances, de tous leurs projets, de tous leurs idéaux
et de tous leurs accomplissements et de tous leurs
espoirs. L'ignorance s'ignore elle-même. Elle est
hypnotisée à croire que les rêves du bonheur sont
l'unique possibilité.
L'ignorance va pourtant être éliminée au complet à
partir de maintenant avec l'arrivée de l'éveil de la
pleine conscience et l'expérience de la Méditation
transcendantale. Sans transcendance, l'ignorance se joue
d'elle-même en inventant un autre rêve, en
conceptualisant un autre idéal social ou culturel, en se
lançant à la poursuite d'autre chose de mieux et de
captivant. Sans transcendance, l'ignorance est une sorte
de Satan (comme les gens religieux disent) qui domine
le monde et le garde sous l'emprise du « charme » des
choses matérielles (ou intellectuelles),
celui de l'orgueil, celui de croire que l'esprit humain
peut avoir la vérité et connaître le bien et le mal,
celui qui confère tous les espoirs aux humains, celui de
l'idéal que l'humain conçoit et auquel il a vendu son
âme, mais s'ignorant lui-même totalement, ne sachant rien de la
conscience transcendantale qui est son être. Si Satan
existe, il doit être si heureux de voir six milliards
d'humains qui croient en Dieu au point de vouloir
s'entretuer pour leurs croyances. Les croyants sont
hypnotisés par les enseignements qu'ils ont entendu
répéter depuis leur enfance. Ils étaient ignorants au
point de départ de leur vie et ils sont devenus encore
plus ignorants en croyant tout ce qu'ils croient.
Leur conscience s'ignore, elle est hypnotisée,
totalement conditionnée. leur conscience n'a jamais fait
le chemin de la séparation du contenu et du contenant.
Ce processus de séparation de la conscience, c'est la
technique de la transcendance, la technique de la
Méditation transcendantale.
Transcender la pensée est la seule manière de se libérer
de la pensée et de sortir de l'hypnotisme que cause le
contact de notre intelligence avec le monde sensoriel
depuis la naissance. Observez votre pensée pendant
quelques instants et vous verrez que nous sommes tous
identifiés à 100% avec nos pensées. Nous faisons partie
de l'hypnotisme collectif qui est celui de l'humanité
entière.
Sans
transcendance des pensées, les humains vivent toute leur
vie à l'intérieur de l'ignorance. Ils sont des
hypnotisés ambulants. Les gens ordinaires sont ignorants
de la félicité de l'Être, les gens qui se prétendent
plus intelligents le sont eux aussi, les génies
eux-mêmes sont ignorants parce qu'ils sont convaincus
que le bonheur consiste à peindre un tableau ou à
inventer quelque chose d'humain.
305) SANS LA M.T. :
Sans la Méditation transcendantale les régions du cerveau
qui s'occupent de la pensée et de la perception sensorielle
n'ont pas l'occasion de développer l'expérience de l'éveil
en repos profond. Sans la M.T. toutes les actions humaines,
tous les projets, toutes les connaissances n'ont pas de lien
entre la surface active de la pensée et la région intérieure
de la pleine expansion de la conscience. La vigilance sans
activité mentale est inconnue. Sans la M.T. les actions et
les connaissances humaines sont associées à la souffrance
puisqu'elles ne sont pas connectées à la félicité de l'Être.
Elles sont séparées et distantes de l'ordre, de la paix, de
la clarté et de l'énergie qui se trouvent à la source
transcendantale de la conscience. Elles sont coupées
concrètement de la source universelle de toute chose et de
toute existence.
Mais lorsqu'une personne médite chaque jour, elle établit et
élargit graduellement le chemin psycho-physiologique qui lie
son esprit à la conscience infinie. Si ce chemin n'était
jamais tracé dans le fonctionnement du cerveau, si le
système nerveux était uniquement exposé aux stimuli
extérieurs et aux conditionnements biochimiques qui
remontent de sa mémoire, alors la félicité de la conscience
transcendantale ne ferait jamais partie de la vie active. La
vie fonctionnerait sans fondement stable, sans conscience
élargie, elle balancerait constamment sur la pointe de la
courbe d'une bille instable.
Sans la M.T.
il n'y a pas de connexion entre l'Être et le monde sensoriel
et mental. La souffrance et les complications de toutes
sortes dominent alors la vie pendant des millénaires.
304)UNE
QUESTION SUR LE JYOTISH ET LA VENUE DU SAT YUGA :
Une question m'a été posée
par une personne qui pratique la Méditation transcendantale
: Les astroloques (Jyotishis) de l'Inde perçoivent-ils
l'arrivée du Sat Yuga (âge d'illumination) sur terre? Est-ce
qu'il y a des astrologues qui savent ce qui s'en vient et
pourquoi n'en parlent-ils pas de tous côtés, eux qui
devraient voir que l'âge du Kali Yuga (époque de souffrance)
prend fin très rapidement maintenant?
J'ai répondu : Tout dépend de la conscience de celui qui
analyse les chiffres et étudie les positions des étoiles et
des constellations. Une personne regarde une autre personne
et elle ne voit que des vêtements, un corps. Elle entend une
voix. Elle ignore qu'elle a devant elle Léonard de Vincy ou
Picasso. Pour voir clair et percevoir l'Âge de
l'illumination, il faut plus que des chiffres sur une
feuille où se trouve le dessin de la position de certaines
constellations. Il faut être éveillé profondément au plan de
la conscience. Maharishi a vu l'Âge de l'illumination en
lui-même, il l'a vu en potentiel en chaque être humain et il
a décidé de faire venir l'Âge de l'illumination maintenant.
Maharishi n'a jamais dit qu'il voyait le futur, il a
dit qu'il le construisait aujourd'hui. Maharishi avait reçu
la connaissance et les techniques qui lui permettaient
d'accomplir son souhait pour l'humanité et de bâtir l'avenir
selon cette vision.
Il est certain que le fait d'avoir reçu la connaissance de
la transcendance de son Maître spirituel, Brahmananda
Saraswati, et d'avoir réussi à structurer l'enseignement de
la MT ainsi que toutes ses techniques avancées, telles les
MT-Sidhis et le vol yogique, était un événement qui était
sûrement prévu dans le cours de l'astrologie. À partir de
cet événement unique, tout allait changer dans le monde. Un
tel événement historique ne peut pas être totalement
invisible sur les cartes de l'astrologie védique. Mais comme
chaque chose grandit à partir d'une graine, et comme toute
chose vient d'une origine qui est subtile, avant qu'elle ne
devienne visible et concrète, il faut le regard d'un
visionnaire tel que Maharishi pour sentir l'arrivée de
l'Âge de l'illumination. Alors l'Âge de l'illumination est à
la fois visible aux Jyotishis et invisible aux Jyotishis.
Maharishi a attiré leur attention sur certains éléments,
dont la naissance de Guru Dev, son maître parfaitement
illuminé, et à partir de cette date de cette naissance,
l'avenir du monde pouvait être calculé facilement, indiquant
que plus rien ne serait jamais pareil sur terre, que les
millénaires de la souffrance sont définitivement terminés,
que la félicité est arrivée grâce à la pleine régénération
des techniques et de la connaissance transcendantale.
Jamais plus dans l'histoire humaine le cycle du Kali Yuga
(âge caractérisé par la souffrance) n'aura de force puisque
la connaissance de la transcendance est maintenant rendue
disponible. De la même façon que jamais plus la noirceur ne
dominera le monde parce que l'électricité a été contrôlée de
manière objective et systématique, jamais plus la souffrance
ne sera possible dans l'humanité parce que les techniques de
Méditation transcendantale et de MT-sidhis ont été
redécouvertes et expliquées de manière systématique.
La science exacte du Jyotish
a été changée pour toujours par Maharishi lorsqu'il l'a
associée au développement des états supérieurs de la
conscience par les techniques de transcendance. « Voir clair
» suite aux calculs du Jyotish sera désormais accompli à
partir d'une toute autre échelle de justesse, celle de
l'illumination des sept états de la conscience.
303)
DEUX CITATIONS DE MAHARISHI :
«
Nous pouvons faire tout ce que nous voulons tant que
cela est guidé par la référence à notre propre Soi
et pas en référence aux idées et opinions à la mode
dans une conscience collective qui n’est pas en
harmonie avec la loi naturelle. Si nous sommes
satisfaits dans l’expérience de l’absolu nous ne
voudrons pas faire des efforts pénibles et contre
nature pour nous affirmer dans le relatif. Élever le
niveau de conscience donnera davantage de plénitude
intérieure et ainsi nous serons moins obsédés par
les valeurs extérieures. »
— Maharishi
Bad
Mergentheim (Allemagne), 1964
« L’Amour absolu signifie l’amour sans aucune raison,
sans aucune cause, sans aucun but. L’amour pour l’amour,
et cela est le flot spontané, absolu de l’amour.