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02/04/12

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Cette section comprendra des anecdotes, des réflexions sur divers sujets, des nouvelles sur la Méditation Transcendantale, des extraits de correspondance, et plus encore.

 

392) LA ROUE DE L'HISTOIRE A FAIT UN TOUR COMPLET SUR ELLE-MÊME : Une des plus grandes contributions de Maharishi à la quête de l'illumination individuelle est devenue la plus grande contribution à la transformation du monde entier pour tous les temps à venir. La technique de la transcendance (La Méditation transcendantale) a non seulement été redécouverte mais elle peut être enseignée par un professeur « qui n'est pas illuminé. » Depuis des siècles et des millénaires, tout chercheur spirituel sérieux devait, s'il voulait réaliser son objectif d'avoir un jour l'expérience de l'illumination transcendantale, rechercher un maître illuminé et devenir son disciple, puis recevoir de lui des instructions et des préceptes qui allaient le guider pas à pas vers l'illumination de la conscience. Il était impensable d'espérer trouver l'illumination par soi-même puisque celui qui cherche à se libérer des limites de la vie et à découvrir la conscience infinie, doit transcender son esprit individuel, ce qui est presque irréalisable. C'est comme si un aveugle essayait de se décrire à lui-même le paysage qui l'entoure. Ou comme un mendiant qui raconte à tous ses amis qu'il est sur le point d'acheter un château. Ou comme une personne qui a perdu la raison mais qui essaierait d'expliquer rationnellement à son interlocuteur en quoi consiste sa folie. Ou comme un poisson qui se met à faire des conférences sur ce que c'est que voler dans le ciel. Ou comme une personne ignorante qui enseigne à l'université.

L'esprit individuel qui ne connaît rien de l'illumination puisqu'il ne vit pas cet état, ne peut qu'imaginer cet état ou le décrire comme on décrit un pays où l'on n'a jamais voyagé mais sur lequel on a lu. L'esprit individuel ne peut pas s'auto transcender puisque toutes les tactiques qu'il inventera pour se libérer de la pensée seront le produit de sa pensée. Ainsi, pour atteindre la réalité qui transcende l'esprit individuel et découvrir la conscience du Soi, l'Être, la conscience cosmique, il faut qu'une personne « extérieure à soi » nous guide. Il faut que la personne qui nous guide ait l'expérience de la libération intérieure de ses propres limites et qu'elle ait elle-même suivi les directives de son propre maître spirituel. C''est cela qui forme la base de l'existence de la tradition des maîtres védiques. La tradition comprend deux aspects, celui de la relation maître/disciple, et celui de l'enseignement pratique et théorique qui soutient la croissance de l'expérience de la transcendance.

Maintenant, revenons à ce que j'ai annoncé au début de ce texte en vrac. Je disais que Maharishi a complètement révolutionné la tradition de la quête de l'illumination et transformé pour toujours la tradition védique. Un professeur de Méditation transcendantale n'a même pas besoin d'être illuminé pour initier quelqu'un à la technique de la transcendance et pour le guider du début de ce cheminement jusqu'à la réalisation de l'état de conscience cosmique. Ceci est unique. Auparavant, si un guide spirituel ne connaissait pas encore l'état d'illumination, il ne pouvait pas amener une personne jusqu'à l'illumination puisqu'il ignorait lui-même cette expérience. Il était lui-même prisonnier de sa propre subjectivité, des ses pensées, de ses imaginations. Il était prisonnier de ses talents d'orateur ou de philosophe, prisonnier de ce qu'il connaît et de ce qu'il ignore.

Maharishi a standardisé l'enseignement de la technique de Méditation transcendantale et les procédures d'initiation sont apprises par coeur. Maharishi les a transmises dans leur plus grande simplicité. En fait on se demande comment une personne pourrait être initiée à la transcendance autrement que de la manière que Maharishi utilise. On dirait que n'importe quelle autre façon serait trop compliquée et contiendrait des efforts de tous genres, incluant le contrôle des pensées, etc. En fait il n'est pas surprenant que l'Âge de l'ignorance, caractérisé par la souffrance sur toute la planète, ait pris toute la place dans notre monde. Toutes les traditions spirituelles semblent avoir perdu la procédure d'enseignement de l'expérience transcendantale. Elles ont perdu l'enseignement théorique et pratique sur cette expérience. C'est cette connaissance que Maharishi a standardisée. Maharishi a structuré son cours de formation de professeurs de Méditation transcendantale et il a réussit, en quelques mois d'entraînement, à établir un niveau de compétence inégalé dans l'art d'initier n'importe quelle personne (de n'importe quel âge, n'importe quel niveau intellectuel, dans n'importe quel pays, etc.) à la technique de la transcendance.

Les instructeurs de MT ont initié plusieurs millions de personnes à cette technique et partout les résultats ont été merveilleux. La preuve a été faite désormais qu'un professeur de Méditation transcendantale, quel que soit son niveau d'illumination, peut faire le tour du monde s'il le souhaite, et initier des milliers de personnes de tous âges et de toutes cultures à la technique qu'il a reçue de Maharishi. Le génie de Maharishi est celui de notre époque, qui demande l'efficacité et la rapidité. Maharishi voulait produire un effet mondial d'éveil de la conscience transcendantale et il ne pouvait pas attendre cinquante ans pour trouver et illuminer quelques disciples. Il a eu le génie de mettre sous forme d'instructions standardisées ce qu'il enseignait lui-même, mot à mot, pour initier les gens qu'il rencontrait dans divers pays et standardiser les procédures d'enseignement pour tous les pays.

Maharishi a enregistré pour toutes les générations à venir l'art de cet enseignement de l'initiation à la technique de la transcendance. Il a ainsi ouvert la possibilité de l'illumination à des millions de personnes sur chaque continent, ce qui aurait été impensable et impossible auparavant. Quant aux professeurs de MT que Maharishi a formé il y a dix ou vingt ans, ou trente ans, ils ont eu le temps de développer leur conscience au fur et à mesure qu'ils enseignaient et qu'ils mettaient en pratique les enseignements qu'ils avaient reçus de Maharishi. Ils ont eu le temps de développer des expériences très avancées de transcendance.

Maharishi a toujours eu le sens de l'évolution et il savait qu'il fallait du temps pour passer à travers chaque étape de cette purification qui doit prendre place pour connaître l'illumination de la conscience. Maharishi a réussi son double pari, celui de l'enseignement théorique et pratique de la transcendance. Il a ainsi remis entre les mains de ses professeurs de Méditation transcendantale les clefs du succès de la race humaine grâce au développement de la conscience totale, la pure transcendance.

391) OÙ SONT LES CHARS D'ASSAUT DANS LA SOCIÉTÉ VÉDIQUE? La société védique n'avait apparemment pas de trains, d'avions, de téléviseurs ni de téléphones portables, mais elle était en paix et l'abondance de toute bonne chose était visible à la surface du vécu quotidien des citoyens de cette époque. Les gens vivaient une longévité qui est difficile à imaginer maintenant. Les citoyens avaient une santé idéale, leurs gouvernements étaient tels des parents généreux et protecteurs. La société védique savait comment développer l'ordinateur cosmique dans chaque cerveau humain.

L'homme pouvait voler dans les airs sans aile ni moteur à réaction. Il pouvait connaître parfaitement le destin à venir de chaque enfant né dans n'importe quelle société et offrir à cet enfant la protection venant des techniques de Yaghyas. La société védique offrait le plus complet et le plus parfait système d'éducation en tout domaine d'étude. Le diplôme que recevait chaque étudiant au jour de sa graduation était celui de l'illumination de la conscience.

L'Âge védique, le Sat Yuga, ne connaissait aucune guerre. Le mot ennemi ne faisait partie d'aucun dictionnaire. Aucune industrie ne fabriquait de chars d'assaut ni de bombardiers portant des ogives nucléaires. Aucun fruit sur une branche de n'importe quel arbre n'avait besoin de pesticide pour survivre. Aucune ville ne possédait d'hôpital et la médecine était uniquement préventive. Jamais une situation ne pouvait se développer au point de devenir une maladie.

Tous les humains se comprenaient entre eux et ils admiraient les qualités de tous les autres. L'Âge védique n'avait pas besoin de machines complexes ni de règles complexes, ni de policiers ni de prisons. Les lois étaient respectées spontanément puisque chacun savait ce qui est bien et ce qui est mal. Personne ne souffrait d'impatience ou d'ambition pour réaliser ses propres désirs au détriment de quelque autre personne.

Le bonheur était aussi important ici que là. Les projets qui occupaient les êtres humains avaient tous une valeur cosmique, universelle, plaisante et artistique. Les villes et les villages étaient des copies du paradis. L'architecture était védique, l'éducation védique, l'agriculture védique, la médecine védique, la musique védique, les gouvernements védiques, etc. Toutes les sociétés étaient faites de paix et de créativité. Les gratte-ciel touchaient les pieds de Dieu.

La société védique est celle que Maharishi a recréé pour nous aujourd'hui et pour toutes les générations à venir. C'est la société qui donne l'expérience de la conscience transcendantale à tous ses citoyens.

390) SOMA : Lorsque l'Être (la conscience transcendantale) a une influence simultanée, unifiée et égale sur toutes les parties du corps et de l'esprit, à tous leurs niveaux de fonctionnement et d'existence, alors cette action de l'Être est sentie comme étant le flot du Soma. Le Soma est le mouvement de l'immortalité de l'Être en direction de la matière du corps et de l'intelligence. Le Soma est la vitalité vibrante de l'Être. Il est le dynamisme parfaitement intelligent, parfaitement éveillé, parfaitement connaissant de toute chose, et d'une manière égale, qui se produit à l'intérieur de chaque cellule du corps et l'éveille, l'anime, lui prête la vitalité de l'immortalité et augmente son intelligence à l'infini. L'action du Soma est l'action de l'Être absolu pour la perfection de la création relative. Soma est le pouvoir de l'évolution, l'intelligence de l'évolution, l'ordre de l'évolution. Son flot, sa lumière, son intelligence et sa force, lorsqu'ils sont perçus à l'intérieur même de la conscience transcendantale, là où il n'existe aucune dimension de temps et d'espace, sautent par dessus la frontière de l'immortalité et entrent dans l'esprit et dans le corps pour leur prêter ses qualités. Maharishi dit de Soma qu'il est la colle de l'univers, qui garde toutes les choses unifiées.

Extrait : 9ième Mandala du Rik Veda, Soûkta 14, verset 8 - « O Soma, ô toi qui disposes de tous les biens du ciel et de la terre, viens et sois à nous. »

389) LE BONHEUR NE SUFFIT PAS : Maharishi explique que la raison pour laquelle la souffrance existe est par ignorance de toutes les possibilités qu'offrent la conscience.  Par ignorance du bonheur total, dit-il, l'être humain se met à vivre toutes sortes de bonheurs partiels, et comme le bonheur est si bon, si fort, l'homme accepte de souffrir en même temps qu'il se réjouit de ses hauts bonheurs.

Dans l'état de la veille active, il y a des millions de bonheurs et des paliers innombrables d'intensité de tous ces bonheur. Maharishi donne l'exemple de celui qui hérite d'un manoir qui contient 40 pièces, mais parce qu'il se sent si heureux dans la bibliothèque, il passe tout sa vie dans cette unique pièce. Il oubliera même les autres pièces. Il vivra là, entouré de livres, et il aura tous les plaisirs qu'il y découvrira. Mais il ne connaîtra jamais les joies de la cuisine ou du salon. Il ne fera jamais « le tour du monde. »

Voilà pourquoi il est si important d'informer les gens qu'il existe sept états de la conscience et non pas uniquement trois, l'éveil, les rêves et la sommeil profond. Lorsque les sept états de la conscience seront développés par des millions de personnes, toute la souffrance va s'arrêter automatiquement. Elle sera remplacée par la félicité, la liberté, la santé et la pleine intelligence créatrice. Le bonheur n'est pas suffisant. Il faut découvrir la félicité qui ne s'éteint jamais.

388) L'ESSENCE DU YOGA : Le Yoga est un état où, peu importe la position du corps ou celle de l'esprit (sommeil, rêves, éveil actif), jamais ne se perd le contact avec la conscience infinie, la conscience hors limite, la félicité de l'Absolu.

Le traité principal du Yoga, rédigé il y a deux mille ans par Patanjali, définit le yoga comme suit : « Yoga chitta vritti nirodha » ce qui signifie : « Le yoga est (l'état dont on fait l'expérience une fois que s'est produit) l'arrêt des fluctuations de l'esprit conscient. » Le mot à mot donnerait : (yoga)- état unifié, (chitta) - esprit conscient, (vritti) - excitations, fluctuations, ( Nirodha)- apaisement, arrêt.

Évidemment cette situation où l'on vit l'état du Yoga n'est pas possible suite à la pratique de positions physiques, les postures « Asanas » de la discipline du Hatha Yoga. On ne peut pas pratiquer des postures et espérer développer cet état de la conscience unifiée, l'état UN sans dualité, qui est infiniment plus qu'un petit ou un grand sentiment de bien-être au niveau relatif des sensations, des émotions ou de l'intellect.

Pour avoir contact avec l'état de la conscience transcendantale, qui est l'expérience essentielle du Yoga, il faut nécessairement connaître et pratiquer la technique de la transcendance. L'enseignement de Maharishi est cette technique, la Méditation transcendantale. Elle donne l'expérience de la conscience dans son état le plus simple. Ainsi les fluctuations de la pensée sont transcendées et le Yoga est alors connu en soi.

Avec la pratique régulière de la MT, la conscience cosmique se développe naturellement et ainsi l'état de Yoga est vécu en permanence 24 heures su 24. Cet état ne peut plus jamais être perdu. Dans cette situation, l'état unifié de Yoga coexiste avec n'importe quelle position du corps ainsi que n'importe quelle position ou situation dans laquelle se trouve l'esprit, les pensées et les émotions. Toute situation contient alors l'harmonie de la conscience infinie, l'équilibre sans effort de l'ordre naturel et la félicité de l'Être transcendantal.

Quelle que soit la situation du corps au plan relatif de la vie, ou celle de l'esprit pensant, l'expérience de l'état de Yoga est rendue permanente.  Tel est l'accomplissement du réel Yoga, la vision de la pleine conscience, l'infini transcendantal en soi, et non pas une série de postures rendues perfectionnées par la discipline corporelle et la concentration mentale.

 

387) LE CHEMIN DE L'ÉVOLUTION : « La Méditation transcendantale normalise le fonctionnement du corps et restaure la santé. Elle établit une coordination parfaite de l'esprit avec le système nerveux, ce qui améliore le corps et renforce l'esprit simultanément. Les anormalités du corps et de l'esprit sont normalisées. » - "Transcendental Meditation normalizes the functioning of the body and restores health. It establishes perfect coordination of the mind with the nervous system, improving the body and strengthening the mind at the same time. Abnormalities of body and mind are normalized." Maharishi, from the book Thirty Years Around the World p. 436

Tout ce que Maharishi a enseigné est devenu l'autoroute de l'évolution pour des millions de personnes. L'espoir d'un monde meilleur a été transformé en quelque chose de concret, le chemin de l'évolution de la conscience collective.

Au niveau individuel, évoluer signifie avoir l'expérience de la conscience transcendantale et stabiliser cette expérience dans le vécu quotidien. Évoluer collectivement signifie recevoir l'influence qui vient de chaque personne qui a l'expérience de la conscience transcendantale et intégrer cette connaissance dans tous les secteurs de la société.

Par exemple, au plan de la santé, le perfectionnement physiologique est désormais rendu possible grâce à l'expérience de la conscience transcendantale. Depuis de nombreux millénaires, ce perfectionnement était impossible car la technique de transcendance n'était pas disponible. Il y a la santé relative, qui vient d'exercices, de bonne nourriture et autres habitudes positives pour le corps et l'esprit. Mais il y a maintenant la santé absolue, illimitée. Maharishi l'appelle : la santé parfaite. Ce niveau de santé ne peut pas venir de la pratique de certains sports ou d'une diète quelconque. La santé parfaite se développe avec l'expérience répétée de la conscience transcendantale, laquelle est une source non relative mais absolue d'énergie, d'ordre et d'intelligence créatrice.

Dans chaque pratique de la Méditation transcendantale, le corps suit le mouvement de plus en plus subtil de l'activité mentale en direction du silence de la conscience transcendantale. La respiration devient plus subtile. Il y a une plus grande synchronie des deux hémisphères cérébraux. Six cent recherches scientifiques montrent l'étendue des effets de la Méditation transcendantale.

La conscience transcendantale est la perfection de la vie. Elle ne contient aucune entropie. Elle est un état où l'intelligence est pleinement éveillée en repos profond.  De nombreuses transformations très subtiles prennent place dans le système nerveux durant chaque pratique de la Méditation transcendantale. La  normalisation des stress et l'élimination des fatigues profondes qui étaient emmagasinées dans le cellules du corps vient, bien évidemment, des mécanismes naturels du fonctionnement physiologie. Mais ces mécanismes sont augmentés par la procédure de transcendance durant la M.T. L'état de vigilance tranquille (la conscience transcendantale) éveille des régions du cerveau qui étaient inutilisées jusqu'à maintenant. Maharishi dit que l'expérience de la transcendance est l'unique moyen de développer le cerveau total. Le réveil de ces régions du système nerveux permet de réparer le corps de ses stress profonds, ce qui n'avait pas été possible avant.

Avec la M.T., le corps va apprendre à utiliser son plein potentiel de guérison et de régénération. Cela va se faire spontanément, sans qu'on ait à y faire quoi que ce soit volontairement. C'est un processus automatique qui vient de la MT. Ainsi, le système nerveux va s'habituer à suivre le mouvement de plus en plus subtil de la pensée lorsque l'attention progresse en direction du silence de la conscience transcendantale. C'est à ce moment là que le corps et l'esprit atteignent un niveau de coordination inégalé avant.

Les techniques d'évolution de la conscience (la MT et les MT-Sidhis, dont le vol yogique fait partie) sont la clef du succès du développement totalement automatique et naturel de la santé parfaite. L'expérience transcendantale est le plus grand purificateur.

Avec l'enseignement de cette merveilleuse et simple technique de Méditation transcendantale, la science de l'évolution est déjà complète. Elle place chaque être humain au tableau de bord du train qui voyage à haute vitesse sur la voie de l'illumination transcendantale.

386) LES DEUX SAGESSES : Ce qu'on appelle la sagesse est habituellement un phénomène discursif, dialectique. Elle est une interprétation au niveau verbal des expériences qui ont été faites dans la relativité des événements, dans le but d'en tirer des leçons et de faire moins d'erreurs.

Mais la sagesse populaire ne change rien à la folie des peuples. Les jolis dictons, les principes bien énoncés et bien compris, les heures de réflexion en silence, l'analyse du cours des actions, n'ont pas porté les fruits attendus. Les intellectuels ont tiré de leur étude de l'histoire des conclusions évidentes, ils ont bâti l'éthique de chaque époque, ils ont clarifié les grandes énigmes de l'existence. Ils ont expliqué les paroles de Dieu. Mais tout cela n'a jamais empêché ceux qui les ont écouté ou qui les ont engagé comme conseillers, d'exposer le monde aux plus radicales théories, aux plus monstrueux sectarismes, aux plus violentes révolutions. Toutes les erreurs du monde  ont été faites sous les yeux attentifs de la sagesse humaine. Nous avons en tête ce rappel de tant de souffrance dans l'humanité. N'a-t-on pas dit que « toutes les routes de l'enfer sont pavées de bonnes intentions. » Que s'est-il passé pour que, malgré les mesures prudentes de la sagesse en chaque civilisation, la plupart des projets humains ont rendu l'homme totalement insensé? 

La sagesse qui vient avec la pratique régulière de la Méditation transcendantale est autre chose. Elle est la sagesse qui va avec le contact de la conscience pure qui ne contient aucun stress. La conscience transcendantale nous présente enfin la sagesse de l'Absolu, cet état qui englobe la totalité de tous les points de vue. La conscience transcendantale est en elle-même la sagesse absolue. Cette expérience, lorsqu'elle est connue de plus en plus clairement, habitue l'esprit humain à fonctionner  au niveau de la loi naturelle qui englobe tout, la toute connaissance qui spontanément ne connaît pas l'erreur.

La sagesse de l'Absolu est branchée à l'ordinateur cosmique. L'ordinateur cosmique est chargé du programme de l'omniscience divine que l'on retrouve partout dans le fonctionnement holistique de la nature. L'être humain possède en lui le potentiel de connaître deux niveaux de sagesse, celle qui vient de l'expérience de n'importe quoi et qui fait qu'il apprend comment « agir de son mieux, » (ce qui n'est jamais suffisant) et la sagesse de l'Absolu qui reçoit spontanément la connaissance de la totalité sans avoir à y réfléchir.

L'action en accord avec la conscience infinie est la totalité de la loi naturelle, sans avoir à y réfléchir. Aucune connaissance incomplète au plan relatif de la vie et aucun ne peuvent bloquer ou restreindre le regard illimité de la sagesse de l'Absolu. La sagesse infinie ne dort jamais. Elle ne dépend pas d'états psychologiques. Même l'extrême inconscience au niveau mental (lors du sommeil profond) ne cache jamais sa lumière. Elle n'a pas à chercher ce qui est mieux; elle n'a pas à s'efforcer pour choisir entre un bien relatif et un mal relatif. Elle n'a pas à réfléchir pour trouver la voie à suivre.

Celui qui vit les états supérieurs de la conscience, est plus qu'un ami de la sagesse, il EST la sagesse en tout ce qu'il peut penser et agir. La sagesse EST son être.  Il ne peut jamais s'en séparer. Il ne peut donc jamais faire d'erreurs. (La mesure de l'erreur est le degré de souffrance qu'une personne vit et crée autour d'elle). Lorsque la conscience est remplie de l'expérience de la félicité de l'Absolu, elle ne peut plus faire quoi que ce soit pour créer de la souffrance autour d'elle. La sagesse devient l'amie de celui qui connaît la conscience transcendantale. Elle ne le quitte plus jamais. C'est ainsi que la sagesse devient absolument sage.

385) CE QU'ON APPELLE LA SAGESSE : Aucun mirage ne peut prendre forme sur la mer. Ceux-ci n'apparaissent que dans les déserts, là où l'eau est rare. Ainsi,  aucune illusion ne peut miroiter sur l'intelligence de la conscience transcendantale. La conscience totalement simple de la transcendance reste chargée à l'infini d'une pure vigilance qui observe simultanément toutes les directions sans avoir à tourner le regard, elle reçoit la sagesse qui dépasse les mots. Le coeur d'une personne qui connaît la sagesse qui dépasse les mots reste toujours libre.

Le coeur d'une personne qui croit tirer la sagesse hors de son propre intellect, suite à de longues réflexions, à des analyses, suite à l'accumulation de connaissances, sera toujours troublé et incertain. Car demain d'autres pensées viendront contredire celles d'aujourd'hui. Et d'autres points de vue oubliés hier feront surface et changeront la perspective de la vérité.

La sagesse de l'intellect est prisonnière des incertitudes de l'esprit, de ses fluctuations, de ses humeurs, de ce qu'il ignore encore, de ce qu'il semble connaître aussi. Ce qui est connu est une entrave à la vérité. Ce qui est inconnu engendre une démarche aveugle et ignorante. Quel point de vue individuel contient tous les autres points de vue? Quel vécu particulier présentera la sagesse complète à celui qui la cherche? Quelle leçon apprise contiendra ce qui n'a pas encore été appris, et même ce qui a été oublié? Quel enseignement discursif saura prendre en considération tout ce qui dépasse les mots? La vraie sagesse est d'un autre ordre que celui de la relativité des choses apprises et mémorisées. La pensée est aussi incertaine que la vision d'une vague qu'on ne peut jamais garder fixée dans notre esprit parce qu'elle est à chaque fraction d'instant complètement transformée. 

La vraie sagesse est par delà tout apprentissage des choses changeantes. Elle est de l'ordre de l'intemporel, de l'infini, de l'immortel, de l'éternel, de l'indicible, de l'illimité, de l'Absolu, de l'Être. Parce qu'elle est infinie dans sa nature, la vraie sagesse comprend d'un seul coup tous les points de vue, même s'ils sont innombrables. Elle est la sagesse du tout, retrouvée en chaque lieu, en chaque instant, au coeur naturel de toutes les parties. Elle est la connaissance instantanée de la totalité.

L'autre sagesse, celle de l'esprit individuel, est apprise par frottement plus ou moins douloureux avec les événements. Le feu brûle alors sagesse oblige. Un clou planté au mauvais endroit fera fendre la planche. Il est certes nécessaire d'apprendre cette sagesse du succès des gestes. Il faut apprendre les normes et les techniques, et la culture. La sagesse technique peut et doit être mémorisée, faute de se faire taper sur les doigts. Mais lorsqu'on apprend une chose, il est certain qu'on oublie autre chose. D'autres événements remplacent les premières leçons apprises dans le passé. La sagesse de l'esprit individuel est emmagasinée dans des bouts de phrases qui semblent utiles, mais lorsque les mots prennent de la distance dans notre tête, lorsque les dictons sont oubliés, lorsque l'ancienne manière de faire n'est plus à la mode, alors le temps efface ces phrases de sagesse. Bientôt  il n'y reste plus rien et au bout du chemin de la vie, la sagesse est associée à la vieillesse, à la fatigue du corps qui a épuisé sa vitalité et ses désirs. Peu importe le nombre de leçons apprises, l'impression d'ignorer ne nous quitte jamais. Il y en a qui concluent alors que la sagesse consiste à savoir qu'on ne saura jamais. De telles conclusions sont tellement partielles. Elles sont correctes uniquement si la vie est considérée uniquement au plan relatif de l'existence. Mais dès que la réalité absolue est connue, par la technique de la transcendance, toutes les conclusions qui étaient le joyaux de la sagesse de la relativité se brisent en morceaux parce qu'ils ne contiennent pas l'infini, qui est la nature même de la réalité.

Ceux qui durcissent leurs convictions, croyant qu'elle est la plus grande sagesse, produisent souvent le contraire de ce qu'ils espéraient. Leur idées deviennent des idéologies. Leurs rêves des révolutions. Leurs luttes des guerres. Leur intelligence une folie. Leur vérité une intolérance. Leur espoir une obsession.

Les rayons du soleil ont une source commune mais ils volent tous dans des directions opposées, éclairant les ténèbres de tous les côtés. Chaque geste quotidien, chaque tradition, chaque fête, chaque chandelle allumée dans la nuit, chaque regard à partir du sommet d'une montagne, chaque temple de Dieu, tout cela représentait quelque chose de plus grand, quelque chose de sacré et de divin dans la pensée humaine. Chaque chose était un symbole du vrai bonheur à venir, de la vraie sagesse qui va venir. Mais malgré tant de symboles de sagesse et de sacré, des  générations sont passées, attendant un épanouissement qui ne s'est jamais concrétisé. 

On associe toujours sagesse et quête de sens. Trouver une signification, découvrir le sens caché des choses, déchiffrer les messages cachés dans les événements, voilà ce qu'était l'activité principale des chercheurs de sagesse, des enquêteurs de la vérité. Grâce à cette quête perpétuelle de vérité était maintenue de siècle en siècle un certain espoir et un certain bonheur artificiel, celui que notre intellect ou que nos émotions pouvaient supporter et tirer du vaste labyrinthe de l'existence phénoménale. Seuls quelques sauts en apesanteur dans la pensée abstraite de la liberté, dans celle de la contemplation de l'éternel, appelaient une sagesse plus haute, mais vaine, puisque impuissante à ramener sur terre la vision exaltée. Toutes nos découvertes philosophiques ne nous ont jamais contentés puisque dès le lendemain de leur exposition, celui même qui les avait exposées, mourait de chagrin ou de violence. Tout dans l'univers, de la libellule légère au rugissement du lion, de la goutte d'eau au ruisseau qui rejoignait l'océan, du coup de vent rafraîchissant à la tornade dévastatrice, chaque découverte n'a jamais satisfait l'homme  ni ne l'a comblé.

Maintenant, grâce à la simple technique de Méditation transcendantale, la conscience infinie est connue directement en soi, dans le calme et le repos de la pensée. Le soleil s'est enfin levé et l'état de quête de signification s'est enfin arrêté. La quête de bonheur s'est enfin arrêtée. Elle a été satisfaite en notre être, dans la conscience transcendantale en soi. La quête de bonheur est devenue l'expression du bonheur permanent. La sagesse est devenue aussi naturelle que le vent qui se lève ou s'apaise, que le germe qui s'ouvre hors de la graine et laisse sortir la jeune pousse qui deviendra un arbre géant. Les états supérieurs de la conscience sont la sagesse naturelle de chaque personne humaine. Tels sont les fruits de la sagesse que Maharishi a révélée à l'humanité.

384) LE COEUR, L'AMOUR, LE MAÎTRE : Un pur fil d'or lie le coeur du disciple à la bénédiction silencieuse du Maître. Une dévotion sans égale envahit le coeur et l'esprit du disciple. La dévotion surgit, telle l'eau d'une source lorsqu'elle fait surface entre les roches, à partir de ce niveau de la conscience de l'Être, directement à l'intérieur de la transcendance. Aucun effort pour penser ne peut être fait là. Aucun effort pour servir le maître n'est possible là. Toute pensée, tout sentiment, toute action naissent du silence qui forme l'impulsion cosmique de la pensée et de l'action. 

On voit l'union de l'Être à l'Être, une union impossible à décrire, mais réelle et parfaitement naturelle. La relation de l'Être à l'Être est la plus naturelle de toutes les relations dans l'univers. C'est la relation de la conscience infinie avec elle-même, l'expression de la créativité sans borne de l'Origine divine. Cette perception de l'union intime de l'être du disciple avec l'Être de son maître est le pas qui mène à la conscience d'unité. Il est l'autoroute élargie de la réalisation de Dieu.

Le service au maître s'opère au niveau transcendantal. C'est là que se trouve le réel niveau d'action qui transforme le monde et non pas vraiment des choses à la surface active des événements. Le lien entre le disciple et le maître devient un champ de toutes possibilités puisqu'il se fait à partir de ce fondement où n'existe aucune limite, ni dans la pensée parce qu'elle retourne d'instant en instant à sa source, ni dans l'action parce qu'elle possède le pouvoir de la conscience hors limite. L'action du disciple pour le maître est le délicieux retour de l'Être à l'Être. 

Le lien d'amour grandit dans le coeur du disciple par l'enseignement reçu du maître. La sagesse coule sans cesse une fois qu'elle a été éveillée. La connaissance transcendantale est la plus subtile de toutes les connaissances. Elle possède un charme infini et elle donne à la vie quotidienne son statut d'immortalité.

« Ce n'est pas tant ce qui se produit qui a de l'importance, mais ce qui soutient ce qui se produit, le lien abstrait de la conscience. - It is not what is happening that is important, it is what sustains happening that is important, the abstract link of consciousness. » Maharishi


« La dévotion est la forme la plus simple de la conscience. Elle est tout à fait naturelle. Il n'existe rien de plus vrai, de plus innocent, rien de plus divin. - Devotion is the simplest form of awareness. It is most natural. There is nothing more thorough, nothing more innocent, nothing more divine. » Maharishi

« On ne s'exerce pas à la dévotion. Elle est la dignité spontanée d'une vie qui a été purifiée. - Devotion is not practiced. It is the spontaneous dignity of a purified life. » Maharishi

« ... ainsi, c'est le fil intérieur, délicat, le tendre fil de la vie, qui est le souffle de sagesse dans la vie du disciple, et qui fait qu'une personne n'a plus besoin de cultiver le lien dans son propre coeur. La sagesse qui coule à partir du maître suffit pour garder le disciple éveillé. Il n'est pas nécessaire de cultiver le lien dans son propre coeur, le maître se charge de cela pour le disciple.  ... So it is the inner thread, delicate, tender thread of life, that breathes wisdom into the life of the disciple, and one is not required to cultivate the strength of the link in one's heart. The wisdom that flows from the master is enough to keep the disciple engaged. One doesn't have to cultivate the link in one's heart, the master does it for the disciple. » Maharishi

« Les cables font que l'électricité passe, mais si nous souhaitons que de plus en plus d'électricité circule, il faut que le cable soit plus tendre. Chaque contact qui se fait en référence avec l'activité qui se déroule autour du maître ajoute plus de filage pour augmenter le flot du pouvoir, pour que plus d'Être coule. - Wires allow electricity to go through, but if we want more electricity, we have to make the wire more tender. Every contact with reference to activity around the master is adding more wire for some more power to flow, some more Being to flow. » Maharishi

383) ÊTRE DANS L'ATTENTION À SOI? : Être dans l'attention à soi n'est pas une perception ou une connaissance transcendantale. Il y en a qui enseignent que l'illumination est une perception du moment présent et qu'elle dévoile l'indescriptible nature de la conscience. Mais en cela, il y a une erreur de perception et d'enseignement. L'illumination n'est absolument pas la conscience du moment présent, elle transcende toute notion de temps, présent, passé et futur. l'illumination est transcendantale. Elle appartient à la connaissance de la conscience qui transcende toute expérience dans la relativité de la création.  Aucune attention donnée au moment présent plutôt qu'à celui de l'avenir ou du passé ne peut apporter l'éveil transcendantal de la conscience en illumination.

Essayer d'ajuster son esprit pour qu'il se concentre sur l'attention à soi n'a rien à voir avec l'illumination qui est l'Être perçu spontanément au niveau qui transcende la pensée, qui transcende l'attention individuelle. Aucune sorte d'attention au niveau de l'esprit conscient, aucune tentative de manipulation volontaire de l'attention voulant la placer et la maintenir au niveau de la conscience universelle ne réalisera l'illumination transcendantale de la conscience. Enseigner qu'il faut amener l'attention au niveau de la conscience d'être par rapport à un enseignement où il est dit qu'il faut mettre son attention sur le pouvoir des pensées ne fait pas de réelle différence. Le pouvoir des pensées a une valeur extrêmement limitée sauf si l'expérience de la félicité et du contentement de l'Être transcendantal est connu. Les pensées sont des girouettes et elles sont continuellement liées aux sensations, aux événements, aux mémoires, aux conditionnements. Elles sont faibles et en quête de bonheur constant, en quête d'énergie, en quête de pouvoir, etc.  L'expérience de la conscience de l'Être transcendantal est le soulagement complet de tous les efforts de la  pensée pour rejoindre l'épanouissement de tous ses désirs. Au plan de l'Être, tout est complet, et épanouissant. Aucune découverte imaginaire de l'illumination au plan de la pensée ou au plan de l'attention consciente n'a de réelle valeur. L'illumination ne se trouve pas là.

Être mal guidé au plan spirituel engendre une très grande perte de temps et d'énergie. Des millions de personnes écoutent ceux qui enseignent le pouvoir de la pensée ainsi que ceux qui enseignent le pouvoir de l'attention ouverte par l'éveil au moment présent. Ils sont mal guidés. Lorsqu'il y aura plus de professeurs de la Méditation transcendantale dans chaque société, tous les longs détours que suivent des millions d'individus pourront être évités et la technique de transcendance sera pratiquée et appréciée pour sa valeur inestimable.

382) S'INCARNER SUR TERRE OU RESTER LÀ HAUT? Si une âme évoluée accepte de naître, elle doit nécessairement accepter une certaine imperfection humaine. Pour nous, qui ne sommes pas très évolués, le dilemme ne se pose pas. Nous plongeons dans les aventures terrestres, pour le meilleur ou pour le pire.

Mais pour les êtres qui ont déjà acquis une très grande pureté et qui vivent dans les lieux célestes de l'univers, là où tout est éclairé de partout à la fois, là où l'harmonie règne entre les êtres, là où les plaisirs sont réalisés par pure magie, il doivent accepter l'imperfection relative de la vie dans le temps et l'espace - accepter une limite corporelle, accepter le processus du vieillissement humain, accepter les limites psychologiques, celles des circonstances historiques et culturelles où elle vont naître et vivre.

Comment ces âmes pures vont-elles s'accommoder de l'imperfection de la vie humaine? La réponse : « Avec patience, avec amour, avec humour. » Ces âmes arrivent ici avec une mission spirituelle ou autre, et elles connaissent les détails de leur engagement. La joie d'accepter une mission d'évolution pour l'humanité est très épanouissante. Une âme bien née n'oublie jamais son origine spirituelle, elle ne perd jamais sa lumière spirituelle. Elle s'incarne et elle voyage vite pour terminer son évolution et gagner ici la pleine réalisation des états supérieurs d'illumination. Des milliers et des milliers d'âmes très évoluées sont présentement incarnées sur notre terre parce qu'elles ont maintenant la chance de mettre fin à leur très longue attente (des milliers d'années) dans les lieux paradisiaques de l'univers, avant qu'une possibilité concrète d'illumination ne se présente sur terre, comme c'est le cas maintenant, et que ces âmes puissent venir se réincarner dans n'importe quel pays, dans n'importe quelle tradition, et trouver la technique de Méditation transcendantale. La MT est enseignée déjà dans tous les pays... elle le sera bientôt dans chaque grande ville du monde. Puis dans les petites villes, et les villages. Déjà il y a des jeunes qui apprennent à méditer au Pérou dans les villages des Andes, au Brésil dans la jungle équatoriale, en Mongolie dans la large plaine, au Kenya, et ailleurs. De très belles âmes humaines se sont incarnées dans tous les coins du monde, et elles ont la mission de soutenir la régénération spirituelle de Maharishi sur toute la terre.

381) L'ERREUR DE L'INTELLECT : Maharishi dit : « Little knowledge is dangerous - une connaissance partielle (petite) est dangereuse. » Je crois que Maharishi indique par cette expression ce que les textes védiques annoncent comme étant la plus grande erreur sur le chemin de la spiritualité, le « Pragya Parad - l'erreur de l'intellect. » L'erreur de l'intellect consiste à accorder une valeur absolue à quelque chose qui est relatif.

Évidemment, cette erreur de l'intellect est inévitable tant que l'expérience claire de la conscience transcendantale, laquelle transcende l'intellect (l'esprit, les pensées, les émotions, les sensations, les rêves, le sommeil inconscient, etc.) n'a pas été connue de façon très claire, et rendue permanente grâce à une pratique régulière de la Méditation transcendantale. (À noter ici que je nomme la technique de Méditation transcendantale comme étant la voie de l'illumination transcendantale, même si je sais que de nombreux chercheurs spirituels ont aussi réalisé le Soi transcendantal dans les époques où la MT n'existait pas de manière formelle comme c'est le cas aujourd'hui - dans le passé, la voie de l'expérience transcendantale était beaucoup plus longue à parcourir et « l'erreur de l'intellect » était encore plus fréquente, d'où l'ignorance massive qui existe dans toutes les sociétés à propos de la réalisation du Soi transcendantal, en plus des malheureux et faux enseignements sur l'illumination en général).

Il existe une multitude de facettes à ce « Pragya Parad. » Nous apercevons les résultats de cette erreur de l'intellect dans les événements qui se déroulent dans tous les coins du monde depuis de nombreux millénaires. La souffrance généralisée est certainement le signe évident de l'erreur et de l'ignorance spirituelle qui existent dans le monde. Je parle de l'ignorance de la félicité transcendantale. Le chemin de l'expérience transcendantale a été perdu dans toutes les traditions et la quête spirituelle est passée aux plans des croyances de Dieu, de l'étude des textes sacrés, des rituels pieux, etc. Tous ces enseignements confondent l'expérience spirituelle avec des mots qui parlent de spiritualité. De toute évidence, la description d'une destination (description de Dieu, description de l'illumination) ne peut pas servir de chemin pour trouver Dieu ni l'illumination. L'erreur est extrême et elle est devenue tradition.

Mais je veux parler ici d'une sorte d'erreur de l'intellect qui est tout à fait particulière. Il s'agit de celle qui arrive dans l'intellect des personnes qui sont déjà assez avancées sur le chemin de la réalisation du Soi transcendantal. Il s'agit habituellement des personnes qui ont fait la Méditation transcendantale depuis plusieurs années et qui ont une très bonne expérience du processus de transcender les pensées. Elles ont, de surcroît, une assez bonne idée de ce que signifient les expressions : le Soi, l'Être, la conscience pure, l'Infini, l'Immortel, etc.

Ces personnes n'ont cependant pas encore réalisé le premier état permanent d'illumination que Maharishi appelle « conscience cosmique. » Elles ont une assez bonne idée et une assez claire expérience de la transcendance, elles ont des qualités personnelles qui font ressortir la lumière de leur intelligence subtile, celle qui vient de leur être profond. Elles ont, en général, un air d'aisance naturelle qui les suit en toute circonstance. Elles sont sans contredit plus heureuses, plus en santé et libres d'elles-mêmes et des événements que la plupart des autres personnes qui n'ont jamais eu l'expérience de la transcendance.

Mais la discrimination entre le Soi cosmique et leur soi individuel n'est pas encore fondée sur une expérience permanente de la conscience cosmique. En conscience cosmique, l'Être est SÉPARÉ en permanence du petit soi, de l'ego individuel, des pensées et des trois états habituels de la conscience ordinaire, soit les rêves, l'éveil actif et le sommeil inconscient. En conscience cosmique, les pensées sur n'importe quoi et de n'importe quelle intensité ne peuvent plus jamais être confondues avec LA VÉRITÉ du SOI cosmique parce que le Soi est totalement séparé de l'esprit individuel. Le Soi n'est  plus jamais confondu avec quelque idéal que ce soit, ni quelque théorie, ni quelque émotion que ce soit.

Lorsque des méditants arrivent à un niveau d'évolution qui est assez proche de la conscience cosmique, l'erreur de l'intellect devient possiblement très puissante et subtile (sournoise). Je vous donne un exemple : une personne qui est un peu plus évoluée, en arrivera à connaître par expérience directe que l'évolution est un processus tout à fait spontané et naturel. Aucun effort n'est jamais nécessaire pour évoluer. Cette personne aura donc cette perception d'un état absolument sans effort de son esprit, lequel vient comme résultat de sa pratique régulière de la Méditation transcendantale depuis des années.

Jusque là, il n'y a pas d'erreur de l'intellect. Au contraire, sa perception du processus de l'évolution est très juste. L'erreur se produit lorsque cette même personne tire la conclusion qu'elle n'a, par conséquent, plus besoin de méditer deux fois par jour, ni même besoin d'une technique d'évolution et de transcendance. Elle se déclare ensuite libre de toute contrainte de méditation régulière ou de tout enseignement ou de tout attachement à un maître spirituel, etc. Elle affirme que l'illumination est une chose naturelle, automatique, spontanée et qu'il n'existe aucun chemin pour y arriver puisque la réalité de l'Être est omniprésente. Elle pourra même en arriver à la conclusion que pour être illuminé, il suffit « d'être », ce qui est une chose tout à fait naturelle et sans effort.

Voyez-vous où se trouve l'erreur de l'intellect dans cet exemple que je viens de donner?  En fait, il y a plusieurs erreurs de l'intellect dans la conclusion que ce méditant avancé a construite à partir d'éléments de vérité partielle. Se sentir libre de l'obligation de méditer deux fois par jour est une erreur d'interprétation de l'expérience de la MT. Lorsqu'une personne médite, elle ne le fait pas parce que Maharishi a dit que nous devons méditer deux fois par jour. Elle le fait parce qu'elle se rend compte chaque jour que cette alternance de la MT avec les périodes d'activité quotidiennes sont naturellement coupées par deux merveilleuses périodes de repos profond durant la MT. Méditer n'est jamais une obligation, ni une loi, ni un commandement. Méditer est une joie, deux fois par jour pour toute la vie jusqu'au dernier jour.

Une personne devrait normalement avoir très hâte de méditer le matin et en fin de journée. Il n'existe donc aucune liberté dans le fait de conclure que la liberté est d'abandonner la méditation selon son gré parce que l'évolution est une chose qui se fait spontanément et sans effort. Je vois la réelle liberté à un tout autre niveau : la liberté est une expérience intérieure qui se produit durant la transcendance lorsque l'esprit quitte les activités mentales de surface et qu'il se libère du fardeau de sa fatigue quotidienne et entre dans l'expérience de la conscience transcendantale. Voilà ce qu'est la vraie liberté. Elle n'est pas le fait de se déclarer enfin libre de méditer deux fois par jour, ou de suivre l'enseignement de Maharishi. Une personne suit l'enseignement de Maharishi parce que la spécialité de son enseignement est la transcendance. Bravo à Maharishi qui a concentré tout son enseignement sur la transcendance, ce qui manquait depuis des dizaines de générations. L'intellect peut donc tirer des conclusions à partir d'expériences profondes, très justes, mais bondir tout à coup dans des directions chargées d'ignorance. N'est-ce pas curieux que certaines des personnes qui sont les plus avancées, font une bouillie de la sagesse des grands maîtres spirituels et tirent toutes sortes de conclusions erronées à partir pourtant d'expériences qui avaient un fondement juste au départ?

Il existe donc une foule d'erreurs de l'intellect des personnes qui sont passablement déjà avancées, mais pas encore établies dans l'état de conscience cosmique où rien de relatif ne peut voiler l'Absolu. Ces personnes accordent donc une valeur absolue aux conclusions de leur intellect et elles s'éloignent de ce qui les a fait se rendre là où elles sont rendues dans leur évolution. Elles abandonnent parfois même le chemin qui les a fait évoluer si loin déjà. En plus, elles apportent de la confusion aux personnes qui débutent sur le chemin de l'évolution transcendantale et elles brouillent leurs intellects à eux aussi. Leurs pensées deviennent aussi mêlées qu'une pelote de laine remplie de petits noeuds qui sont finalement presque impossible à dénouer et à démêler plus tard.

Voilà pourquoi il est si important que l'enseignement de Maharishi soit donné par des professeurs qui ont reçu une certification d'enseignement de la MT. Ces professeurs de MT ne sont pas confondus dans leur intellect et ils enseignement exactement ce que Maharishi a enseigné lui-même. En suivant les conseils pratiques de Maharishi, tous ses professeurs de MT ne seront jamais prisonniers du « Pragya Parad. » 

380) DIFFÉRENTES RÉPONSES POUR DIFFÉRENTES PERSONNES : LA QUESTION qui m'est posée (20 décembre 2011) est celle-ci : « Comment être conscient... dans le temps... de cette conscience infinie qui vit ou va en parallèle de toute chose? PERMANENTE... est-ce possible? Est-ce un déplacement de
conscience (en parallèle) ou tout simplement un état d'être qu'une personne peut ressentir malgré l'espace temps? »

Ma réponse particulière à cette personne a été celle-ci : « Cette conscience n'est pas une sensation parce que cela voudrait dire que cette chose est sensorielle, et elle ne l'est pas. Elle n'est pas une idée non plus, parce que les idées changent constamment et il est impossible de maintenir une idée en permanence. Ce n'est pas une attitude car elles se transforment elles aussi. Ce n'est pas une chose sur quoi on peut mettre son attention parce que l'attention est constamment en mouvement. Aussi, l'esprit conscient devient parfois inconscient comme durant le sommeil profond et la capacité d'attention n'existe plus.

Ce n'est pas quelque chose qui appartient à l'état d'éveil actif, ni aux rêves ni au sommeil sans conscience. C'est transcendantal. On découvre cet état de l'Être en transcendant la pensée des milliers de petites fois jusqu'à ce que cette expérience s'installe en soi de manière permanente. Lorsque cela se produit, l'expérience cosmique reste encore passablement inexplicable parce qu'elle n'est dépendante de rien, parce qu'elle n'est pas une chose que l'on crée soi-même selon les humeurs quotidiennes, et qui pourrait être attaché à des sensations. En fait, tout ce qui change, tout ce qui passe, tout ce qui a un début et une fin, tout ce qui peut augmenter ou diminuer, apparaître ou disparaître, n'est pas cette conscience infinie une fois qu'on la connaît. Une personne sait qu'elle a cette expérience lorsqu'elle a cette expérience. Cinq minutes avant qu'elle n'arrive de manière permanente, elle l'ignorait et elle ne pouvait qu'en parler en se l'imaginant conceptuellement. Cinq minutes plus tard, elle est en soi toujours.

Ce que l'on imagine ne peut jamais être CELA. Il est impossible de concevoir la conscience infinie et de se l'expliquer parce que l'explication sera toujours discursive, une addition de mots et elle sera toujours différente de la réalité de la chose.

CELA qui perçoit tout est la conscience infinie. CELA qui n'a besoin d'aucune perception et qui n'a besoin d'aucune expérience mais qui les connaît toutes, est CELA. CELA n'est jamais une expérience sensorielle, ni une idée, ni une conception, ni un idéal, ni une attitude mentale, ni une vision. CELA qui est parfois conscient sans avoir besoin de prendre conscience et qui parfois est inconscient sans que la conscience ne s'efface jamais, c'est CELA l'infini, en soi.

Ce qui connaît les souvenirs, les désirs, les projets, mais qui n'est ni un souvenir, ni un désir, ni une action, ni un projet, CELA EST. Le miroir n'est aucune des images qui se reflètent sur lui. Ainsi, ce sur quoi se reflète toute la vie subjective et objective, mais qui n'est ni la subjectivité ni l'objectivité, qui est éternellement intacte, à la fois séparé et présent partout et en tout, c'est CELA la conscience infinie.

Si quelqu'un essaie d'obtenir cette expérience, il n'atteindra jamais CELA parce que ce n'est pas une destination dont on peut s'approcher ou s'éloigner. Ce n'est pas une expérience mentale ni sensorielle, ni intellectuelle. C'est transcendantal. C'est l'expansion infinie de la conscience, au plan de l'Être. Si quelqu'un pratique une technique méditative où il essaie de grandir en conscience, il n'atteindra jamais CELA parce que ce n'est pas dans la conscience individuelle que CELA est trouvé, mais dans la transcendance de la conscience ordinaire. Si quelqu'un cherche à être illuminé, il n'illuminera que son esprit individuel selon une image ou un concept imaginaire qu'il cherche à rejoindre par sa pensée mais il ne connaîtra pas l'illumination transcendantale, l'infini, l'Être, l'Origine. Il ne sera jamais LIBRE intérieurement.

La pratique simple de la Méditation transcendantale est la voie. Toutes les autres méthodes méditatives connues contiennent des efforts de manipulation des pensées. Elles sont un travail de l'esprit pour obtenir quelque chose, une expérience, un flash, une connaissance, une vision. D'autres méthodes ne cherchent pas d'expériences dans la pensée, elles cherchent à copier l'état de la conscience de l'Être, qui est ignoré au point de départ et qui ne peut pas être copié ni imaginé. Toutes ces méthodes font obstacle au glissement naturel de l'esprit jusqu'à l'innocence de la pure conscience transcendantale .

La pratique simple de la Méditation transcendantale est la voie. Maharishi a tout expliqué en ce domaine. Il a compris le processus complet de la transcendance et il l'a placé précieusement dans son enseignement systématique pour qu'il soit préservé en toute sécurité et qu'il dure longtemps, très longtemps au long des siècles et des millénaires. Plus jamais la Méditation transcendantale ne sera perdue dans l'humanité.

379) LES QUESTIONS QUE POSE LA PERCEPTION COSMIQUE : Au long des siècles on a cherché les réponses aux questions qu'on n'aurait pas eu à poser si nous avions eu l'expérience des états supérieurs de la conscience.

Les réponses appartiennent aux états supérieurs de la conscience, mais nous les posions à partir d'un état de conscience sous développé dans lequel la perspective cosmique était impossible à saisir.

La perspective cosmique est celle qui apparaît lorsque la conscience est illimitée dans le temps et l'espace. Lorsque la réalité de l'existence est immortelle en soi, lorsque tout est inclus dans la vision spontanée de la conscience infinie, alors les réponses qui viennent dans l'esprit sont celles qui n'avaient pas besoin de question au départ.

Lorsque la conscience est stressée, lorsque l'esprit individuel ne connaît pas sa base, l'Être transcendantal, alors mille questions peuvent surgir et aucune réponse ne sera jamais satisfaisante, quelles que soient leur profondeur intellectuelle. Mille questions naissent de l'ignorance. Dix mille réponses naissent de l'ignorance et chacune d'elles ne finit jamais par mettre fin à l'ignorance.

Mais sans même avoir à poser une seule question, la conscience cosmique nous fait tout connaître. Elle nous comble de satisfaction.

378) DANS LE REGARD DE DIEU : Lorsque l'infini est si vaste, si plein, quelle importance aura ce qui est fini, tout ce qui dure une minute ou un siècle? N'est-ce pas que tout ce qui est fini aura un air insignifiant s'il est mis à côté de l'infini? Lorsque la vision de l'océan est possible, quelle importance aura un frisson de vent sur le dos d'une vague unique? Quelle importance aura le tic tac du temps sur le dos de l'éternel? Et le jeu de la naissance et de la mort sur le dos de l'immortalité? Et le stress des événements sur le dos de la félicité? Et tous nos efforts pour devenir, en comparaison de la liberté infinie de l'Être? Cette expérience du contraste total de l'infini et du fini est bien réelle lorsque l'état de conscience cosmique arrive. La création se sépare soudainement de l'infini et l'immensité du temps, puis celle de l'espace, apparaissent sur le tableau de la conscience tels deux petits points insignifiants. En s'approchant de la conscience divine, au bout de la maturité de la conscience cosmique, il semble de plus en plus que toute expérience commence à être reconnue dans le regard même de Dieu, selon Son amour, selon Son Être immanent en toute chose. La création devient bientôt transparente à ses propres limites et l'illimité s'y reflète pleinement. Le ciel au complet apparaît dans chaque petit morceau du miroir cosmique.

377) LE VRAI SUCCÈS : Celui qui connaît l'expérience permanente de l'Être transcendantal vit le succès dans tout ce qu'il pense, dans tout ce qu'il apprend, dans tout ce qu'il dit, tout ce qu'il entreprend, tout ce qu'il fait ou ne fait pas. Son être est établi au niveau du succès permanent. Il vit au niveau de l'impulsion naturelle de l'Être cosmique. La nature a toujours du succès. Elle a du succès même lorsque l'on voit que les feuilles ne volent pas en ligne droite et qu'elles tourbillonnent dans un apparent désordre, car les mouvements du vent vont parfois de plusieurs côtés à la fois. L'apparence du succès peut être trompeuse pour l'oeil qui mesure et observe la vie d'une personne illuminée à partir de la surface des événements. Pour connaître le succès de celui qui a l'expérience de la conscience cosmique,  il faut avoir évolué soi-même jusqu'à percevoir la réalité illimitée de l'Être transcendantal. C'est avec cette expérience qu'une personne commence vraiment à comprendre à partir de son expérience directe la subtilité de ce que signifie : « vivre en accord avec la loi naturelle. »

376) LES SUCCÈS DE MAHARISHI : Les succès de Maharishi ont été dans tous les domaines de sa pensée et de son action. Sa pensée était établie dans l'Être et les moindres impulsions de son esprit apparaissaient à l'intérieur même de la conscience transcendantale. Elles ne surgissaient pas dans la relativité de l'énergie des événements de la vie ordinaire. Elles apparaissaient dans la conscience infinie, à l'intérieur de la réalité absolue de l'existence, par delà n'importe quelle cause au niveau phénoménal de la vie. Les impulsions de la pensée de Maharishi avaient leur source à l'intérieur de la conscience transcendantale, là où tout est libre d'influences relatives. Le cosmos pensait les pensées qui venaient dans l'esprit de Maharishi. Les succès de Maharishi ont toujours été en accord avec la totalité des lois de l'évolution. Aucun succès artificiel ne pouvait venir dans la vie de Maharishi. L'océan illimité de la conscience était en mouvement dans tous ses gestes, en présence de tous ses regards, en vibration dans toutes ses paroles, en vérité dans tous ses enseignements. Maharishi vivait l'énergie naturelle qui favorise l'évolution cosmique 24 heures sur 24.

Le succès de Maharishi touche à tous les domaines de la vie. Il se produit à partir de sa source dans la conscience illimitée. L'Océan a le succès de toutes ses vagues parce qu'elles ne sont que lui-même, en mouvement. La conscience de Maharishi est l'origine et le but de toutes ses actions.

Comment Maharishi aurait-il pu créer un succès au même niveau que n'importe quel homme qui a du succès mais qui est stressé et limité dans sa conscience? Nous savons qu'il y a des gens riches et célèbres qui ont, à travers toutes les époques, et dans toutes les sociétés, vécu des succès formidables, mais leurs réalisations ont toujours été partielles. Elles ont souvent été la cause de grands désordres  sociaux, de grandes révolutions sanglantes, de grandes inventions dévastatrices. Leur pensée avait certainement une origine limitée. Les succès humains appartiennent à toutes les catégories de sentiments humains, l'ambition, l'orgueil, la générosité, l'amour, la violence, l'avarice, l'angoisse, la peur, le désir de domination, la vengeance, etc. Même ceux qui nous avons admirés et appelés des génies ont presque tous vécus des vies qui n'étaient pas enviables. Ils ont été torturés au plan psychologique. Ils ont souffert de grandes angoisses. Ils ont abusé de leur santé, ont connu les déséquilibres évidents de leur personnalité.

Les moindres progrès de Maharishi étaient le résultat de l'action subtile et silencieuse de la nature, la conscience cosmique. Ses paroles, ses projets, soutenaient l'évolution de tous ceux qui entraient en contact avec lui. Il éveillait l'évolution dans l'environnement qui l'entourait. Les succès de Maharishi sont comme la marée qui soutient un million de vagues. La marée qui monte dans le monde est celle de l'élévation de la conscience collective qui transforme à chaque jour davantage le comportement humain pour qu'il soit illuminé pour des millénaires à venir. Additionnés à tous les succès de chaque seconde et de chaque minute des actions de Maharishi, il y a le succès mondial qui englobe toute la communauté humaine pour très longtemps. Les succès de Maharishi sont tellement profonds, réels, cosmiques, qu'il vont durer très longtemps dans l'histoire de notre monde. Le succès de Maharishi est complet.

375) LA TRIPLE QUESTION : Comment peut-on connaître l'Être transcendantal s'il est transcendantal? La plus élevée de toutes les questions qu'un humain peut concevoir est celle-ci : Comment l'Être est-il devenu le non être? Comment l'un est-il devenu le multiple? Comment le non créé engendre-t-il la création? Ces trois questions sont la même question fondamentalement. De très grands philosophes ont essayé, en vain, de résoudre l'énigme du mystère de la création phénoménale.

L'unique réponse valable à ces questions ne pourra jamais venir de la pensée individuelle. La réponse appartient plutôt à la réalité des trois états supérieurs de la conscience, la conscience cosmique, la conscience divine et la conscience d'unité. En effet, la réponse unique à ces trois questions fondamentales restera toujours introuvable au plan de l'intelligence individuelle. Ce serait comme demander à une grenouille qui a passé toute sa vie dans un puits de décrire les étangs dans les campagnes.

Même si une personne réussissait à mettre des mots dans une phrase qui donnerait la réponse à ces trois questions, et que la réponse soit la bonne explication logique, celle-ci ne serait pas encore satisfaisante. Les questions referaient surface dans quelques jours ou quelque semaines. Pour trouver une réponse qui serait tout à fait satisfaisante, il faut absolument transcender l'esprit individuel et établir la conscience au plan de la conscience infinie, directement en soi.

La conscience transcendantale se trouve à être « elle-même » la réponse à n'importe quelle question existentielle. Sans cette transcendance, peu importe ce qu'ont été les réponses apportées par des hommes ou par Dieu lui-même dans les textes des livres sacrés, les paroles ne seront jamais satisfaisantes parce que l'esprit individuel ne peut concevoir la vie que par des points de vue et jamais tout englober dans une vision unique.

La vraie réponse qui satisfera l'intellect et le coeur pour toujours se trouvera uniquement au plan de l'expérience de l'Être lui-même puisque c'est l'Être qui doit dévoiler son propre secret et montrer comment est apparue en Lui toute la création. Seule l'illumination transcendantale peut révéler son propre mécanisme de création de toute chose à partir de «rien», c'est-à-dire à partir de l'Être lui-même, et engendrer une multitude infinie de diversités phénoménales.

L'enseignement de Maharishi a été la réponse à toutes les questions profondes de la vie. Maharishi a d'abord enseigné la technique de transcendance des pensées, (la Méditation transcendantale) qui permet de dépasser l'esprit rationnel, les rêves, l'imagination, la contemplation, la concentration, la pensée pieuse, et même l'inconscience du sommeil profond. Il a ensuite enseigné les techniques de MT-sidhis, dont le vol yogique fait partie. Grâce à ces techniques, il a voulu que nous découvrions ce qui se cache dans le fossé qui existe entre le relatif et l'Absolu. Entre la conscience transcendantale et le relatif, se cache le mécanisme de la création car, à partir de « rien » (le transcendantal), est apparu toute la création phénoménale.  Dans ce fossé, qui est connu sur la ligne qui sépare la conscience transcendantale de l'esprit actif individuel, se trouve le mécanisme de création et de la transformation de la création au complet.

La tradition védique de l'Inde antique avait enregistré il y a des milliers d'années toutes les techniques qui permettent le plein développement de la conscience, ce qui seul permet de répondre aux questions essentielles qui se rapportent à la vie. Rien de cette connaissance n'a été perdu. Elle avait été simplement oubliée ou mise de côté par erreur. Maharishi a réanimé les techniques et redonné la connaissance de la TOTALITÉ, Brahm, l'illumination de la conscience, qui seule EST la réponse à tout.

374) LA TRANSCENDANCE : La transcendance donne l'expérience qui se trouve par delà les sens de perception, par delà la pensée contemplative et rationnelle, par delà tout effort pour trouver le bonheur et l'épanouissement ou pour comprendre quelque chose.

La transcendance ouvre la vision, non pas du monde sensoriel ou intellectuel ou contemplatif, ou autre, mais de l'Être lui-même, l'Éternel, l'Origine, le Soi cosmique, cela qui existait avant que la création ne débute. La merveilleuse connaissance de cette source qui a tout créé et qui continue de tout créer en cet instant même, voilà ce que la technique de Méditation transcendantale donne. Elle donne la totalité. Cette perception de l'Être transcendantal, une fois rendue permanente, est cent millions de milliards de fois plus épanouissante que la contemplation sensorielle et intellectuelle de n'importe quelle autre chose dans la création.

Jamais on ne fera assez la louange de la transcendance. Avec la transcendance, on n'a pas à se hâter pour apprécier pleinement la journée qui passe, il y a l'éternité en soi. Il n'y a pas d'urgence de jouir de la vie sous prétexte qu'elle fuit, (carpe diem - saisis le jour) il y a l'immuable totalité qui ne connaît pas le passage du temps. Il n'y a plus besoin de développer des façons d'apprécier davantage le quotidien, puisque la félicité est instantanée et au delà de toute mesure de temps.

La transcendance met fin à tout effort pour la quête de plaisir, pour la quête de bonheur, la quête d'énergie, la quête de jeunesse, la quête de sagesse, la quête de santé, et celle de n'importe quoi d'autre. La transcendance met fin à tout cela parce qu'elle amène à son repos tout effort. Elle place la vie au plan de l'Être. Le devenir, lequel est l'expression de l'effort humain pour gagner un épanouissement, apparaît alors telle une minuscule vague au sommet d'un océan de félicité infiniment profond et majestueux.

Avec la transcendance, le devenir devient Être. L'Être transcendantal devient la vie elle-même. Toute contemplation cesse instantanément parce que l'esprit n'a plus besoin de se déplacer constamment pour chercher à se remplir d'un plaisir relatif. Il EST connaissant de l'Absolu. Cette chose n'est pas une attitude mentale, ni une formule psychologique, ni une invocation morale, ni un devoir de positivité, ni une force idéale. C'est l'Être, le Soi cosmique, et avec cette transcendance on met fin à la fièvre de notre ignorance. Notre ignorance du bonheur nous a poussé au long de milliers d'incarnations dans le tourbillon des innombrables expériences heureuses et malheureuses qui se déroulent sans fin sur le mirage de la création.

Maharishi, tu nous as donné enfin la liberté.

373) UN BOUT D'HISTOIRE SUR SHANKARA :  Shankaran a vécu en Inde il y a 1 000 ans environ. Il avait réalisé la pleine illumination de sa conscience alors qu'il était à peine un adolescent. Ses écrits et son enseignement ont eu un impact considérable sur les philosophes spirituels de l'Inde jusqu'à nos jours.

Shanakara entendit parler d'un sage érudit qui avait des milliers de disciples, et il décida de tester sa connaissance et son illumination. Il lui a donc lancé une invitation (un défi) pour discuter de la nature de l'illumination. Des centaines de personnes viendraient suivre ces discussions qui devaient durer plusieurs jours. Shankara avait laissé libre choix à ce grand érudit de choisir la personne qui allait juger du vainqueur, car il devait y avoir un vainqueur et un perdant dans cette bataille philosophique. L'homme choisit donc sa propre femme comme juge pour déterminer qui disait la vérité sur la nature de l'illumination.

Au bout de plusieurs jours de bataille verbale, la femme de l'érudit ne pouvait pas encore déterminer qui décrivait le mieux la nature complète de l'illumination. L'érudit était si connaissant intellectuellement que personne ne pouvait douter de ses paroles et croire qu'il n'était illuminé. Shankara savait pourtant que cet homme n'était pas illuminé et c'est pour cette raison qu'il lui avait lancé le défi.

À l'avance, il avait été convenu que celui qui perdrait la bataille deviendrait le disciple du gagnant. La femme de l'érudit avait gros à perdre puisqu'elle devrait laisser partir son mari qui deviendrait un moine dans les ordres monastiques que Shankara avait fondé. Au bout d'une semaine d'échanges quotidiens qui duraient tous pendant plusieurs heures, et faute d'être capable de juger du vainqueur, elle a proposé que la vie elle-même décide du vainqueur. Elle demanda que tous deux, Shanaka et son mari, tiennent dans leur main une fleur et la première fleur qui flétrirait indiquerait que la personne qui avait cette fleur a perdu la bataille de la vérité. Shankara est celui qui a gagné la bataille de la vérité puisque sa fleur n'a jamais flétrie. Il était réellement illuminé alors que l'autre ne pouvait pas faire le miracle qui empêchait le flétrissement de sa fleur. 

Cette histoire montre qu'au plan des mots, au plan du vocabulaire, n'importe quelle personne qui n'est pas illuminée peut enseigner n'importe quoi sur l'illumination et la conscience, même si elle n'a pas l'expérience directe de ce dont elle parle. Elle peut être si convaincue de sa connaissance que celle-ci en arrive à faire intimement partie de son intelligence. Elle peut maîtriser si parfaitement son sujet que personne ne pourra la contredire au niveau des concepts. Elle peut, même en étant ignorante de l'expérience de l'illumination, paraître tout à fait illuminée aux yeux des observateurs qui seront éblouis devant la sagesse et la logique de cette personne qui parle avec tant de justesse et d'aise.

Celui qui ne connaît pas l'illumination transcendantale pourrait même gagner  une argumentation face à une autre personne qui aurait pourtant l'expérience directe et permanente de l'état d'illumination. La différence entre ces deux personnes est que celui qui a l'expérience de la conscience cosmique a le soutien réel du champ unifié de la conscience alors que l'autre n'a que des mots pour défendre sa position dans l'univers. S'il perdait la mémoire, toute sa sagesse disparaîtrait d'un seul coup, alors que celui qui vit la conscience cosmique reste parfaitement éveillé au plan de l'Être même durant l'inconscience de son sommeil profond. Il produit l'effet de radiance de l'illumination partout où il se trouve, qu'il en parle ou non.

De nos jours il y a beaucoup de personnes qui enseignent des choses sur l'illumination de la conscience. Il y en a qui sont de réels experts de ce sujet et qui savent en discuter en long et en large. S'ils ont eu dans leur vie quelques minutes d'extase sensorielle, ils pourraient croient que cette extase est l'illumination. Ils ne savent pas que la conscience transcendantale ne contient aucune émotion d'extase. Elle n'est même pas une expérience au sens habituel du terme. Elle est la transcendance de toute expérience. Elle est l'Être éternel, immuable, infini.

Certaines personnes ont eu quelques brèves expériences transcendantales réelles, mais ils vont passer le reste de leur vie à broder autour de cette expérience. Ils chérissent leur expérience et, à force de se la remémorer, ils lui donnent de plus en plus d'importance. Parce qu'ils ignorent la réelle illumination, ils se mettent à faire grandir leur souvenir de leur expérience de la conscience. Parce qu'ils sont d'habiles communicateurs, ils attirent à eux des adeptes et des lecteurs par milliers. Ils font finalement avec cette connaissance la même chose qu'ils feraient avec toute autre entreprise ou toute autre bonne idée. Ils en font la promotion et ils bâtissent un commerce honnête autour de leur inspiration. Mais ils ne sont pas illuminés du tout. Ils sont d'habiles penseurs, et très créatifs. Ils vont donc faire sortir d'une toute petite miette d'illumination le Baobab de leur enseignement.

Il est très important de choisir un maître illuminé sur le chemin de l'évolution. La valeur d'un maitre illuminé est l'unique raccourci de l'évolution. L'Être qui connaît la réelle illumination enseigne même quand il ne dit rien. Il enseigne la vérité de l'expérience qui est TOTALEMENT différente des mots qui la représentent. L'expérience spirituelle est transcendantale. Elle dépasse tous les mots et ce que nous avions pensé de l'illumination n'est rien de ce que nous avions conçu car nous ne pouvions jamais concevoir le transcendantal. Il est autre chose que tous les mots qui le représentent à juste titre.

Comment sait-on qui est le maître illuminé et qui a le pouvoir de guider les aspirants à la réelle illumination? La réponse est simple : Le maître illuminé est celui qui enseigne la technique qui donne l'expérience de la conscience transcendantale. Les autres maîtres sont de deux ordres, non illuminés ou illuminés. Ceux qui ne sont pas illuminés enseignent du vent de paroles.

Il y en a quelques-uns qui sont peut-être illuminés mais ils ont oublié comment ils sont arrivés là. Ces derniers ont probablement fait un long chemin de transcendance dans d'autres vies lointaines et ils récoltent leur illumination maintenant. Ils ne peuvent pas enseigner la technique de la transcendance parce qu'ils ne l'ont pas pratiqué dans cette vie-ci. Ces maîtres peuvent tout de même illuminer quelques disciples, mais pas plus que cela. Ils vont illuminer une ou deux ou trois personnes qui leur sont totalement dévouées et qui, à cause de leur grande pureté, fondent leur esprit individuel dans celui de leur maître illuminé. Mais pour tous les autres qui ne sont pas évolués à ce niveau de la pure dévotion et du pur service, l'expérience de la conscience transcendantale restera inatteignable parce qu'ils n'ont jamais pratiqué la technique de la transcendance, telle la Méditation transcendantale. Voilà la valeur de cette technique. Elle est le chemin direct de l'illumination, sans avoir à passer par le détour de plusieurs centaines ou plusieurs milliers de vies.

Pour ce qui est des maîtres qui enseignent l'illumination mais qui ne sont pas illuminés, ils sont aussi perdus que leurs disciples, mais ils l'ignorent totalement. En fait, ils sont davantage perdus que leurs disciples parce que leur enseignement sur l'illumination est leur illusion maximale. Maharishi dit de ces personnes qu'elles sont « perdues. » Si elles ne rencontrent jamais un Shankara pour leur montrer leur erreur, elles vont voyager dans le labyrinthe de l'univers pendant d'autres siècles et millénaires, ne sachant pas que leur grande perfection intellectuelle et leur conception formidable de l'illumination sont un rêve éveillé, une illusion dorée.

372) LA CONSCIENCE DANS TOUS SES ÉTATS : Avant la conscience cosmique (la cc) - la conscience cosmique étant le premier état où la conscience de l'Être transcendantal est connue en permanence - ce sont les pensées qui occupent la conscience. (sauf durant le sommeil profond qui est inconscient) Avant la cc, la conscience ne se connaît qu'en partie.  Elle est consciente uniquement dans sa relation avec l'activité mentale qui produit les pensées et les perceptions sensorielles. La conscience est plus ou moins éveillée durant les rêves et elle l'est davantage durant l'état de veille active dans lequel nous passons environ 15 heures chaque jour.

La conscience ordinaire de ces deux états (rêves et veille active) ignore les niveaux qui sont plus intérieurs à la pensée et aux sensations. C'est comme si les vagues sur la mer ignoraient que la mer est en dessous d'elles et qu'elle est leur origine. Pour la plus grande majorité des gens l'Être est une notion poétique ou philosophique qui ne fait pas partie de l'expérience directe.

Si une personne regarde droit devant elle, elle ne prendra pas conscience de ce qui se trouve derrière elle ni sur ses deux côtés. Tout cela sera en dehors de son champ de perception et seul ce qui sera devant devant elle sera connu. De la même manière, la conscience est toujours projetée vers la perception de l'activité mentale et les perceptions sensorielles. La conscience « regarde la monde extérieur. »

Avec la pratique régulière de la Méditation transcendantale, on commence à tourner l'attention vers l'intérieur. On découvre d'autres régions de la conscience qui étaient totalement oubliées et ignorées. Toutes les strates de plus en plus subtiles de l'activité de l'esprit ne faisaient jamais partie de notre expérience directe. Pourtant, nous découvrons là que ces niveaux plus intérieurs de la conscience contiennent davantage de charme, de paix, d'ordre, d'énergie et d'intelligence. Lorsque le mouvement de l'attention atteint l'état  le plus simple de la conscience, là où l'activité mentale est complètement arrêtée et où les pensées sont disparues de l'esprit, à ce niveau où la conscience se tient par elle-même, en dehors de toutes les limites de la pensée, on découvre la nature de l'Être, la conscience infinie. Cet état de la conscience est pur et il est un domaine de toutes possibilités. Il est la source de la pensée.

Cette découverte se fait par la pratique régulière de la Méditation transcendantale. Une fois cette expérience de l'Être pleinement réalisée, elle devient notre seconde nature (notre première nature en réalité). Les voiles qui cachaient notre existence pure ont été soulevés. Les fatigues qui empêchaient notre système nerveux de rester vigilant même au niveau où l'activité mentale est arrêtée, ont été neutralisées par le repos profond de cette méditation. Élargir la conscience signifie avoir l'expérience de la pleine étendue de notre propre conscience. Cette expérience est intérieure. L'expansion de la conscience n'est pas un phénomène intellectuel, elle est plutôt une expérience qui se déroule en soi, dans le silence de la pensée. Avec l'arrivée de l'état de la conscience cosmique (la cc), c'est l'Être qui remplit la conscience et non plus l'agitation constante des pensées. Dans cet état, l'ignorance de soi est remplacée par la pleine conscience de l'Être qui est désormais rendue permanente.

Après la cc, il y a encore deux autres états qui se développent et qui donnent à la vie son plein épanouissement. C'est cela que Maharishi a donné au monde pour équilibrer le  progrès matériel avec le développement systématique de la conscience totale.

371) CES VÉRITÉS QUI SONT DU POISON : La guerre des vérités se déroule avec tant d'acharnement que tous finissent pas se traiter de menteurs. Les articles dans les journaux dénoncent tous les mensonges et tous les abus. Cette forme de presse utilise le vocabulaire de ceux qui sont en colère. Ils finissent par s'insulter les uns les autres, sans se souvenir de ce qu'ils ont dit il y a deux minutes.

Les gens qui sont en colère disent n'importe quoi, même ce qu'ils ne pensent même pas. De leurs bouches sortent des paroles de n'importe quoi, des insultes, des idées folles, des irrationalités, et plus encore. Ils regrettent ensuite avoir dit ceci ou cela, mais il est trop tard.

Les gens qui se disent « très conscients » de ce qui se passe derrière les coulisses des mensonges des chefs politiques en particulier et de tant d'autres personnes et organisations inventent des complots dans tous les domaines de la société. En fait, pour eux la société n'est rien d'autre qu'une guerre de complots qui visent à exterminer d'autres complots. Cette sorte de vérité que décrivent tous ces articles sont du vrai poison pour l'âme.

Les gens qui se donnent la mission d'élever la conscience sociale, la conscience politique, celle économique, la conscience de n'importe quoi, deviennent les experts dénonciateurs de tout ce qui est tricheries, vengeances, criminalité, bassesse, orgueil, bêtise, abrutissement, et plus encore. Leurs lecteurs, appellent cela : « la prise de conscience.»

Pour moi, ces informations ne sont pas une réelle prise de conscience, elles ne sont pas ce qui élargit l'être intérieur, ni ne forment un humain à la vérité de l'être, à la sagesse, au bonheur, à la sérénité, à la justice naturelle de l'âme envers tous, à la bonté, à la générosité, à l'innocence, à la sainteté.

De telles prises de conscience des problèmes et des injustices du monde, sont une autre forme de la violence elle-même. Elles font venir dans l'esprit et le coeur des sentiments de désespoir, de peur, d'agression, de vengeance, etc. Elles n'incitent qu'à la lutte, à la guerre, au combat.

Avoir une conscience aigue des problèmes fait de nous des spécialistes des problèmes, et jamais de leurs solutions. Ceux qui critiquent tout dans la société n'ont même pas la capacité de résoudre leurs propres faiblesses de personnalité, ni aucun des problèmes auxquels ils font face dans leur vie. Mais ils critiquent tous les autres. Quelle tristesse de penser que l'augmentation de la conscience, telle qu'elle est présentée par tant d'intellectuels et de critiques modernes, est ce poison que les gens doivent ingurgiter, à petite et à grande dose, afin de se tenir au courant de ce qui se passe autour d'eux et de ne pas avoir peur d'être volé ou exploité par « les autres. » Un monde de méfiance grandit sur toute la terre et plus personne n'a confiance en personne d'autre. Il ne reste que critique, sarcasme et agression.

La prise de conscience dont Maharishi parle est d'un tout autre ordre que la prise de conscience sociale ou politique. Maharishi parle de réelle expansion de la conscience. Il parle d'expérience intérieure, en soi, de croissance de la félicité, de santé mentale et physique, de connaissance spontanée des lois de la nature, et plus encore. La Méditation transcendantale procure l'expérience intérieure de la réelle expansion de la conscience. Cette expérience de la transcendance apporte au coeur le délicieux goût du miel de la félicité, et de la créativité sans stress.

370) UNE QUESTION DE DISTANCE : Avec la technique de Méditation transcendantale on s'aperçoit combien proche se trouve la conscience transcendantale.

Les chercheurs spirituels, tout au long des siècles, étaient désespérés de chercher et de ne pas trouver cette expérience, même après des années d'efforts. Ils ignoraient probablement en quoi consistait exactement cette expérience et ils la recherchaient à partir de descriptions intellectuelles.

Dans la Méditation transcendantale on découvre que l'expérience de la conscience pure est complètement automatique et qu'elle se produit sans aucun effort de concentration. Elle est si proche de l'esprit conscient qu'on en fait l'expérience presque immédiatement, dès les premières minutes de la pratique.

En effet, durant la M.T., il suffit de quelques secondes ou de quelques minutes pour que l'esprit fasse innocemment l'expérience des états de plus en plus subtils de l'activité mentale et qu'il rejoigne, ne serait-ce que brièvement au début, l'état de la plus grande simplicité de la conscience.

Certes l'expérience de la conscience transcendantale est très abstraite et l'intellect ne la reconnaît pas toujours du premier coup, mais il découvre un peu plus tard que ces moments de vigilance tranquille étaient bel et bien la conscience transcendantale. Pendant des millénaires, les gens parlaient de cette expérience comme si elle était « à l'autre bout du monde », alors que, fondamentalement, elle est très proche de soi. Pas besoin d'obtenir une grâce spéciale directement des cieux pour obtenir cette expérience.

La conscience pure est notre être dans sa forme la plus simple, elle est notre conscience au niveau de la pure vigilance intérieure et chacun peut en faire l'expérience simplement. D'ailleurs, cette expérience se produit plusieurs fois dans chaque méditation. L'esprit transcende les niveaux actifs de la pensée et de la perception sensorielle et il s'apaise sans effort durant la technique de Méditation transcendantale.

Le succès de la M.T. vient du fait que Maharishi avait compris exactement en quoi consistait cette expérience de la conscience pure. Il avait compris à quel point elle se produisait naturellement. Il a par la suite reçu de son maître spirituel la technique qui permet à cet état de la conscience d'arriver sans effort, automatiquement dirions-nous.

La distance entre l'esprit actif et la pure conscience disparaît comme neige au soleil et l'évolution de la conscience en direction de la pleine illumination prend place rapidement. Méditer chaque jour fait que cette expérience de la transcendance s'intègre au fonctionnement habituel de notre système nerveux.

S'il faut du temps pour atteindre le premier état d'illumination, (la conscience cosmique) ce n'est pas parce que la distance entre l'esprit actif et la conscience transcendantale est énorme, puisqu'elle ne l'est absolument pas en réalité, mais parce que le système nerveux doit se départir de tous ses stress afin d'intégrer cette expérience de façon permanente.

Le secret de l'illumination est dévoilé au complet. Il se passe en deux grandes étapes, la première étant l'expérience de la transcendance, et la seconde la stabilisation de cette expérience pour la rendre permanente. Le reste, à savoir le développement de deux autres états plus évolués que celui de la conscience cosmique, il se produit par une sorte d'augmentation de l'influence de la conscience cosmique qui rend « super normal » le fonctionnement du système nerveux et perfectionne la capacité des sens de perception.

Dans le passé on croyait que la distance pour rejoindre l'expérience transcendantale était énorme, ce qui s'est avéré faux avec l'avènement de la MT. En plus on croyait que l'intégration de cette expérience était une bénédiction des cieux, ce qui s'est avéré faux encore une fois car 'expérience de la conscience transcendantale nettoie elle-même la voie de son progrès grâce au repos profond que la MT procure. Pendant que le repos de la méditation régénère les fibres du système nerveux, la conscience transcendantale prend sa place et elle illumine notre intelligence.

369) ENFIN, NOUS POUVONS CHANGER LE MONDE : Il faudrait tout changer dans le monde pour que les gens soient heureux. Tout a besoin de grands changements, le travail, le commerce, le tourisme, les banques, les gouvernements, l'éducation, l'armée, les religions, l'industrie, etc. Jusqu'à maintenant les efforts individuels pour changer le monde ont été presque toujours insignifiants. Seuls quelques individus au destin extrêmement rare et puissant ont pu produire des changements dans les diverses sociétés. Cependant que leurs efforts et leurs actions n'ont pas réellement changé le monde puisque tout est encore à refaire.

Quelques personnes croient qu'en se lançant en politique elles vont pouvoir changer beaucoup plus de choses. D'autres espèrent qu'en contestant publiquement en groupe, cela créera une force de changement global. D'autres espèrent que Dieu va venir établir son royaume et anéantir tous ceux qui font souffrir les autres. D'autres abandonnent les grands moyens et ils se concentrent sur leur train train quotidien qu'ils essaient de faire du mieux qu'ils le peuvent. Ils ne veulent plus rien savoir des problèmes qui les dépassent et sur lesquels ils ne peuvent pas agir. Bon nombre sont inconscients des dangers qui nous menacent collectivement. Quelques-uns font la sourde oreille et, bien qu'ils soient conscients de beaucoup de choses, ils se mettent la tête dans le sable et ils ne croient plus en rien.

Maharishi nous a indiqué comment avoir un effet collectif et planétaire tout en ne faisant rien de visible ni d'épuisant. Il suffit de la racine carrée de un pour cent d'une population donnée,qu'elle soit celle d'un village, d'une ville, une nation, un continent, la planète, de gens qui pratiquent en groupe en un seul endroit les techniques de MT-Sidhis et du vol yogique, pour produire un effet de cohérence sur cette population. Pour une ville de 1 million d'habitants, il faut rassembler une centaine de personnes pour que ces individus produisent un effet sur toute la collectivité. Ces personnes vont changer les tendances de toute une population, sans rien faire ouvertement. Ils ne vont pas faire de discours, ils ne vont rien publier, ils ne vont rien annoncer, ils ne vont pas parler à leurs voisins et essayer de faire des campagnes de publicité envers ou contre quelque chose, ils ne vont pas faire la grève, ni prendre les armes contre des oppresseurs, ni crier à l'injustice et au mal.

Silencieusement la radiance de la conscience va faire son travail. Enfin nous sommes soulagés de notre impuissance. Les individus, en petits nombres, ici et là, peuvent se regrouper pour pratiquer ces techniques, et changer l'atmosphère de leurs villes et de leurs nations. Voilà le pouvoir que Maharishi nous a fait connaître, ce que nous ignorions depuis toujours. Quel soulagement d'être enfin puissant, mais sans avoir à combattre et s'épuiser à lutter contre n'importe quoi.

368) IL NE FAUT PAS LAISSER LES GENS DORMIR : Il ne faut pas laisser les gens dormir alors que leur maison est en danger de s'effondrer. Il faut le plus tôt possible effacer la souffrance dans le monde car les moyens de destruction sont rendus très puissants. Il est facile de croire que les causes de la souffrance sont dans la pensée humaine, dans les théories sociales ou politiques ou économiques qui sont toujours partielles et insatisfaisantes. Elles le sont, bien évidemment, mais il y a autre chose de plus profond qui doit être ajouté à tous nos efforts.

Maharishi n'a pas voulu passer des décennies à améliorer le système démocratique ou communiste. Il n'a pas voulu passer des années à travailler à l'unification des religions. Il n'a pas passé sa vie dans la lutte pour sauver l'environnement. Il n'a pas essayé de combattre les armées du monde. Il n'a pas attaqué les systèmes bancaires, ni oeuvré à une nouvelle répartition des richesses. Il n'a pas lutté contre la criminalité, ni la prostitution, ni la vente de drogues. Il n'a pas prononcé de discours patriotiques ni publié des livres contre la prolifération des armes nucléaires, ni inventé la technologie de l'Internet.

Il a enseigné ce qui manquait à chaque homme sur terre. Il a comblé notre manque d'expérience de la conscience infinie en soi. Il s'est concentré sur l'enseignement de la technique de Méditation transcendantale parce qu'il savait que la conscience transcendantale, une fois animée dans l'intelligence de quelques millions de personnes sur chaque continent, allait irradier une énergie de changement total dans tous les domaines simultanément. La montée de la conscience a été animée incroyablement à tous ses niveaux dès que Maharishi a commencé à enseigner sa technique de Méditation transcendantale en 1955. À partir de 1958 il a débuté son premier tour du monde et la transcendance allait commencer à être connue en Amérique, en Angleterre, en Allemagne, en France, en Italie, etc. C'était la plus grande révolution de la conscience qui démarrait à ce moment-là pour transformer l'humanité.

Maharishi n'a pas attendu dans sa grotte à Uttar Kashi, au nord de l'Inde. Il est sorti et il a commencé à travailler pour réaliser son désir de remplacer la souffrance mondiale par l'expérience de la félicité transcendantale. Arroser les racines d'un arbre garantit que l'arbre en entier sera nourri. Mais prendre soin de chaque feuille, une par une, comme on l'a fait de chaque chose qui devait être améliorée pour diminuer la souffrance a été une perte de plusieurs millénaires pour chaque société.

Maharishi a mis fin à l'ignorance qui était de ne pas savoir comment « arroser les racines » de notre être en faisant l'expérience de la source des pensées, la conscience pure, la félicité en soi, par la pratique simple de la Méditation transcendantale. Dans notre époque scientifique, cette technologie du développement de la conscience sera rapidement introduite dans toutes les écoles de toutes les sociétés. Nous sortons de l'ère religieuse qui était basée sur la foi et nous entrons maintenant dans l'ère de la technologie du développement systématique de la conscience. Rien n'est plus facile que d'arrêter de souffrir en soi. Il suffit de pratiquer chaque jour la Méditation transcendantale et d'augmenter le bonheur intérieur jusqu'à ce qu'il nous remplisse et qu'il déborde de tous côtés.

367) LES CHEMINS DE L'ÉVOLUTION : Le processus d'évolution est partout présent. Rien ne reste jamais pareil. Les murailles des châteaux des autres siècles retournent à la poussière lentement. Les villes des millénaires passés sont désormais recouvertes de sable et de boue et pour en retrouver la trace, il faut creuser sous la surface de la terre. Nous sommes tous poussés par le courant de l'évolution. Nous changeons. Ceux qui nous accompagnent changent eux aussi. Lorsque nous y retournons, nous reconnaissons à peine les rues et les maisons de notre enfance.

En soi, le but de tous ces changements n'est pas réalisé. Nous avançons sur une rivière qui n'atteint jamais l'océan. Nous grimpons une montagne qui n'a pas de sommet. Nous mettons les pieds sur les barreaux de l'échelle qui arrive nulle part. D'autres nouveaux barreaux du changement se présentent à chaque pas. Dans le champ de la vie relative, le but de l'évolution n'est jamais réalisé. L'univers s'arrête-t-il soudainement, satisfait d'avoir atteint le sommet de sa perfection? Chacun voyage sur l'océan de l'existence relative et les directions sont innombrables. Les possibilités d'expériences sont incalculable, inimaginables. Dans le champ de la vie changeante, il n'y a que deux directions à prendre, celle qui n'arrive jamais à destination ou celle qui réalise le but de la vie. Quel est le but de la vie? Je réponds simplement : La Vérité !

La Vérité est ce qui ne change pas, dit Maharishi. Voilà ce qu'il faut découvrir. La Vérité éternelle contient tout ce qui est éternel, tout ce qui ne s'épuise ni ne diminue. Elle montre ce qui est Vrai par rapport à ce qui est phénoménal. Une image projetée sur un écran n'est pas la réalité de l'objet qui est représenté. Un cheval qui court sur un écran n'est pas un vrai cheval, mais une image, une représentation. La vie changeante procure des millions de plaisirs et des millions de douleurs. L'éventail de ces possibilités est vaste dans toutes les galaxies. La Vérité n'est pas un phénomène, elle n'est pas une image. Pour La découvrir, il faut retirer notre conscience de tout ce qui est pensé et retrouver l'origine de la pensée, sa source, l'Être pur, l'existence illimitée. Il faut sortir des vagues de la vie et voir l'océan d'un seul coup. Il faut être CELA. La Vérité est uniquement découverte au plan de l'Être, directement en soi, dans la fontaine de la conscience transcendantale.

La Méditation transcendantale est le chemin de La Vérité. Cette découverte ne peut pas être faite par la pensée philosophique. Elle est au plan de l'Être, la pure conscience, la conscience silencieuse qui est l'écran sur lequel la projection des événements changeants de la vie se produit. La conscience transcendantale se tient en dehors de tout changement. Elle est La Vérité. Elle est ce qui est éternel. La conscience transcendantale est l'épanouissement de tous les chemins de l'évolution. La Vérité, elle est La Vie. La M.T. est la voie.

366) POUR SE GUÉRIR DE LA SPIRITUALITÉ : Des millions de personnes sont malades dans leur spiritualité. Elle est une fièvre quasi permanente. Ils cherchent Dieu, ils cherchent la paix intérieure, ils cherchent à connaître la volonté de Dieu, ils cherchent la liberté face à la souffrance et la mort, ils cherchent le sens de la vie, ils cherchent leur âme, ils cherchent le paradis sur terre, ils cherchent la vision des anges célestes, ils cherchent à comprendre ce qu'ils ne comprennent pas, ils cherchent l'amour de Dieu. Leur spiritualité devient une sorte d'obsession. Elle entraîne une sorte de dépression, à cause du manque de réalisation de leurs rêves spirituels. Ils sont souvent déçus de la vie terrestre. Ils aspirent à autre chose qui serait de nature céleste, à une liberté dans un corps qui ne connaîtrait pas la souffrance, à une vie magique et sans restriction.

Des millions et des millions de personnes sont malades de leur spiritualité parce que leur douleur intérieure ne guérit jamais. Ils ont beau avoir la foi dans la promesse de leur Dieu, ils ont beau lire et relire les paroles qui viennent directement des cieux, ils continuent de souffrir. Ils ont encore peur, ils s'inquiètent. Alors ils intensifient leur quête, ils raffermissent leurs convictions, mais encore là, ils savent bien, dans leur fort intérieur, qu'ils n'ont pas réalisé le plein potentiel de la nature divine en l'homme et que leur foi est fragile comme les vagues qui, lorsqu'elles étaient au large, semblaient intactes, mais qui voient arriver tout à coup le rivage des événements et se mettent à trembler de peur.

Comment se guérir de la maladie de la spiritualité, cette quête insatiable qui gruge notre âme de l'intérieur et l'assaille de tourments? En s'appliquant à des rituels et des formes de prières prescrites? En s'abandonnant aux événements quotidiens qui nous dominent complètement et que nous sommes impuissants à changer, les interprétant comme la volonté de Dieu pour nous enseigner quelque chose ou nous purifier? En acceptant la souffrance purificatrice? En ayant la foi aveugle qui est supposée procurer la paix du coeur? En espérant la mort qui nous libérera du fardeau des responsabilités humaines? Rien de tout cela n'y fait en réalité. Même ceux qui se croient élus et sauvés par Dieu, continuent la même vie qu'avant et ils ne sont absolument pas imperméables à la souffrance et à l'angoisse existentielle. Aucune société religieuse n'a bâti un paradis autour d'elle. Aucun individu religieux n'a obtenu la pleine réalisation de son rêve de Dieu.

Pour se guérir de la maladie spirituelle, il faut avoir l'expérience de la spiritualité réelle. Tout comme pour se guérir de l'obsession de la richesse, il faut devenir riche et accomplir le désir une fois pour toute, puis s'en libérer. Comment se libérer de l'obsession spirituelle? En ayant l'expérience de la félicité. Voilà, c'est tout ! La félicité est l'épanouissement humain et elle est du même coup l'épanouissement du divin. La félicité infinie est l'arrivée à destination et la fin du voyage. La félicité transcendantale est le début de la vraie vie divine. Cette félicité est la nature même de notre être au niveau transcendantal de la conscience, notre propre conscience dans son état le plus simple. Voilà pourquoi le chemin de la réussite spirituelle est la Méditation transcendantale. Cette technique fait du bien à l'âme qui était obsédée avec sa quête d'épanouissement. Cette technique donne la paix à l'âme. Elle lui donne l'infini du bonheur, directement en soi, et dans cette découverte, il y a la réalisation du désir spirituel de Dieu pour chacun de nous. Dieu veut que nous fassions la pratique de la Méditation transcendantale car cette technique existe maintenant, et elle est parfaitement adaptée à l'époque moderne, donc facile à apprendre, facile à pratiquer, efficace, en accord avec la pensée scientifique, en harmonie avec la réalité infinie de la pure félicité et de la pure liberté de Dieu, en soi.

365) LA CRÉATIVITÉ COSMIQUE : La créativité est surprenante à tous ses niveaux parce qu'elle est réellement universelle. On la retrouve partout. L'homme crée, invente, construit, découvre. La nature elle aussi invente et construit tout ce qui est nouveau dans l'univers. La nature découvre des façons innombrables d'exprimer l'intelligence qui lui est inhérente.

Chaque niveau de conscience donne expression à une créativité qui lui est particulière. Dieu possède la créativité totale. La nature exprime la volonté de la loi cosmique qui cherche en toute chose et en tout lieu à améliorer le niveau de la perfection d'aujourd'hui par celle de demain. Chez l'être humain, la créativité peut prendre n'importe quelle direction. Elle peut inventer la bombe atomique ou créer un jardin de roses. Elle peut soutenir la vie ou lui nuire. Pour la personne qui connaît des niveaux de plus en plus élevés d'illumination de sa conscience, la créativité est toujours favorable envers la vie universelle. Aucun stress ne peut sortir d'une conscience qui est ancrée dans le silence majestueux de l'océan de la conscience. Aucune tension ne peut être jetée dans le monde à partir d'un esprit qui connaît la manière par laquelle la nature crée les événements qui sortent de sa volonté cosmique. Tout est fait pour l'évolution, pour le progrès, tout est pris en considération spontanément, rien n'est oublié. La nature nourrit tout ce qu'elle est. Elle n'oublie rien ni personne.

Lorsqu'un être humain a établi sa conscience au plan de l'Être cosmique, la conscience transcendantale permanente, lorsque sa personnalité entière se met en silence dans la pure conscience, et que, dans cette tranquillité très profonde, là où son propre esprit est silencieux, où le souvenir même de ses pensées habituelles est suspendu dans sa mémoire, alors sa conscience est prête à recevoir les "pensées" du cosmos. Sa conscience est si profondément silencieuse, qu'elle est prête et totalement disponible pour percevoir les premières ondulations ou vibrations de la conscience universelle en elle-même. Lorsque le vent est arrêté, la mer devient aussi calme qu'un miroir. Sur ce miroir liquide, le moindre frisson de vent, la moindre intention de mouvement de l'air, sera vu sur l'eau. De la même façon, sur le silence omniprésent de la conscience pure transcendantale, la moindre intention de la volonté de la loi naturelle, la moindre impression qui va surgir de l'impulsion évolutive de la nature, cette loi qui est présente partout et en tout temps, cela sera perçu clairement sur le miroir de la conscience infinie.

Alors la créativité de l'individu est la volonté de la créativité de la loi cosmique au niveau où tout est parfaitement tranquille, disponible, et unifié. Là où aucune barrière individuelle n'existe, où aucune volonté individuelle ne résiste à l'impulsion évolutive de la nature. Cette conscience extrêmement cosmique, extrêmement divine et parfaitement unifiée dans le Soi, devient la joie du cosmos dans l'individu illuminé et elle le guide.
« Brahma bhavati Sarathih » disent les védas. - « À celui qui est établi dans la conscience de Brahm (l'infini, la totalité), Brahma lui-même, (Dieu, l'Intelligence créatrice universelle) conduit « le chariot » de toutes ses actions.

364) LA VITESSE DU PROGRÈS : Personne ne peut imaginer la vitesse que prendra le progrès dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans. Le bonheur n'a pas besoin d'aide. Seuls les problèmes demandent des soins et de l'aide. Lorsque les problèmes vont diminuer dans tous les pays du monde, alors tous les organismes qui donnent de l'aide, incluant les actions de tous les gouvernements, vont transférer leur énergie et leur intelligence au progrès.

Lorsqu'on n'a plus mal aux pieds, on peut marcher et courir à volonté. On peut aller loin. Lorsque les problèmes de désordre, de violence, de criminalité, lorsque le stress collectif et individuel va diminuer et arriver à zéro dans tous les pays, alors l'énergie créatrice sera inestimable sur terre. Chaque cerveau humain va aller aussi loin qu'il le peut dans son génie naturel. Le progrès va devenir tellement grand qu'il ne pourra pas seulement être exprimé sur les objets de la technologie et les choses matérielles. La créativité humaine va découvrir tous les niveaux des la conscience et elle va produire l'évolution à tous ces niveaux qui sont présentement totalement ignorés.

Le génie de l'homme ne sera pas uniquement technique mais il va devenir spirituel à tout point de vue. Les plus grandes découvertes vont toutes se faire dans la conscience de l'homme qui va exprimer son génie en faisant le réels miracles de la conscience. Les techniques de MT-Sidhis, qui sont la porte pour la création de n'importe quoi ainsi que pour la connaissance de n'importe quoi dans l'univers au complet, à n'importe quel niveau de l'énergie et de l'intelligence, seront les outils les plus utilisés pour développer la civilisation humaine. La Méditation transcendantale sera ce qui va mettre le bonheur dans le champ unifié de la conscience et faire diminuer et mettre à zéro le stress.

Sans problèmes dans la conscience mondiale, avec le bonheur dans le Soi de chaque personne, une fusée de créativité universelle va propulser l'évolution humaine dans toutes les directions, à partir de l'harmonie de l'état de l'Être, l'illumination de la félicité en soi.

363) DUALITÉ BONHEUR/DOULEUR : Les gens placent côte à côte la joie et la tristesse, la pluie et le beau temps, le beau et le laid, les ténèbres et la clarté, le bon et le mauvais. La sagesse populaire enseigne qu'il faut se dépêcher de profiter du moment présent parce qu'il fuit et vite il sera disparu. L'amitié, l'amour peuvent s'arrêter à tout moment. On enseigne qu'il faut dire dès aujourd'hui son amour envers les êtres qui nous sont chers et ne jamais attendre au lendemain parce qu'il sera peut-être trop tard pour leur dire.

Nos bonheurs sont toujours accompagnés d'une certaine inquiétude ou d'une mélancolie. Les gens disent que sans tristesse, sans douleur, sans la possibilité d'un déchirement ou d'un revirement de situation, sans cette constante insécurité, sans le stress, ils seraient incapables d'apprécier autant la vie, l'amour, la joie, la tranquillité, la chance. Sans guerre, la paix n'aurait pas de sens, disent-ils. Sans souffrance, le bonheur deviendrait ennuyant.

Les gens ne connaissent évidemment pas la dimension absolue de la conscience, cet état que l'on découvre grâce à la pratique régulière de la Méditation transcendantale. Ne connaissant pas cette expérience de la transcendance, ils vivent leur vie, pour ainsi dire, au niveau des vagues et ils ignorent la grandeur et la force de l'océan. Ils ne peuvent pas apprécier leurs bonheurs sans les mettre en contraste avec quelque douleur passée ou à venir, avec quelque gain ou quelque perte, avec du positif ou du négatif. Ils ignorent évidemment ce qu'est le vrai bonheur, celui qui est aussi naturel que ce l'est de respirer. Ils ne connaissent pas l'expérience de l'Être, l'état de la conscience qui est chargé de félicité indescriptible. Ce bonheur se trouve immédiatement en leur être, mais ils l'ignorent encore.

Avec la Méditation transcendantale, on découvre à chaque jour un peu plus de cette expérience de la dimension absolue de notre être. Le bonheur absolu se tient seul sans avoir besoin d'être mis en contraste avec la souffrance passée ou celle qui pourrait surgir dans l'avenir. Le bonheur existe alors sans relation avec la souffrance. La vie se déroule sans relation avec la mort. Aucune relation. Rien. On ne profite plus du moment parce qu'il fuit, on n'aime pas davantage parce que quelque chose peut nous séparer de ceux qu'on aime. Avec l'expérience intérieure de la conscience transcendantale, il n'est plus nécessaire de souffrir, même un tout petit peu, pour apprécier le bonheur encore plus, par contraste. Plus besoin de jours de pluie pour dire qu'on a adoré une journée ensoleillée, par contraste.

L'Absolu du bonheur existe en soi dans la pure conscience transcendantale. Cette expérience change tout dans nos vies. Elle nous comble enfin. L'immortalité existe en soi par elle-même tout simplement, même si le corps est mortel. Plus jamais on ne peut être séparé de notre bonheur car il est en soi en permanence, en abondance. On ne peut plus jamais manquer d'amour car sa source est en soi. Même chose pour la santé, pour l'intelligence, pour le succès. On finit par mourir mais on meurt toujours en santé parce que notre être est la santé, il est l'expression de toute bonne chose. Il est l'immortalité en mouvement dans les vagues qui montent et redescendent sur l'océan de la vie.

Notre être est riche, abondant, généreux en toute circonstance. Il est sa propre source d'abondance totale. Il ne peut plus jamais manquer de rien. L'expérience de la conscience transcendantale donne une telle abondance en soi qu'elle apporte la richesse à tous les autres. Le bonheur nourrit les  autres et il les rends heureux et leur fait perdre leur sentiment d'insécurité. L'Être en soi, dans sa nature absolue, utilise la même créativité qu'utilise la nature pour créer n'importe quoi à partir de rien. Comment expliquer cela? Pas nécessaire de le faire puisque cette abondance de l'Être en soi est indicible. Pourtant elle est si facile à vivre et à découvrir au niveau de la conscience transcendantale.

Sans la transcendance, l'intelligence reste accrochée aux émotions, aux souvenirs, aux désirs, aux frustrations petites et grandes, et elle est dépendante de la moindre pensée anxieuse, de la moindre peur qui vient la paralyser. Vivre le bonheur par contraste avec la douleur est une expérience qui va disparaître dans le monde entier  au fur et à mesure que la conscience transcendantale va devenir connue.

Il y a des gens qui croient que si on émeut quelqu'un, par des écrits ou des formes artistiques, si on choque les gens et les fait sortir de leur routine et de leurs habitudes de pensée, si on les fait pleurer ou si on les fait rire, si on leur fait vivre des émotions fortes, si on leur fait faire des prises de consciences, alors on aura accompli sa mission, on aura aidé ces personnes à évoluer et à devenir davantage conscients. Ceux qui croient cela ignorent que toutes ces émotions et toutes ces prises de conscience sont complètement à la surface de la vie. Elles peuvent être fortes et intenses, mais elles sont toujours en surface de la vie active. Les discours pieux, les élans patriotiques, les paroles chargées d'émotions, les explications nouvelles, toutes ces choses sont superficielles, même si certaines peuvent traiter de sujets profonds.

Elles se déroulent uniquement aux plans relatifs de la vie. Aucune découverte de la dimension absolue de l'Être n'a été donnée. Le regain de vie que les gens ressentent après une conférence stimulante ou après une activité dynamique ne se produit que par contraste avec l'idée qu'ils peuvent avoir de la maladie, de la vieillesse et de la mort. Leur soudain désir de devenir riche n'est qu'une réaction à leur obsession de la peur de la pauvreté. Leurs efforts en toutes sortes de domaines sont une réaction à l'humiliation qu'ils sentiraient s'ils n'obtenaient pas de succès. Presque tout ce que les gens font se passe en contraste avec autre chose, par une sorte de réaction permanente à une situation qui pourrait être contraire à ce qu'ils souhaiteraient.

Avec la Méditation transcendantale le dimension absolue de l'être est connue en soi et le bonheur devient vaste et stable. Il est en soi. Il devient indépendant de tout le reste. Il est une qualité naturelle de notre être. Il déborde comme un verre d'eau qui est rempli de l'intérieur. Dans cette situation, aucun bonheur n'existera jamais plus en réaction à la souffrance. Il ne sera plus jamais mis en opposition à la tristesse. Cette sorte de bonheur est sans mélancolie et sans zones grises. Le blanc est blanc sans avoir à être comparé à son contraire. Le joie est pure sans son opposé. La vie est pure et elle ne connaît pas d'opposé. La vie est immortelle. Une personne ne vit plus jamais par contraste avec le contraire du bonheur et de la santé.

L'Illumination de la conscience est tout à fait autre chose que ce que les gens vivent dans leur quotidien depuis des millénaires. C'est la différence entre le relatif et l'Absolu. Pendant des millénaires les gens ignoraient la réalité absolue de la conscience, alors tout ce qu'ils vivaient était une bataille entre des forces opposées. Maintenant nous entrons dans la civilisation de l'illumination de la conscience, là où l'Absolu sera facilement connu en soi. Cette perception directe de l'Absolu va changer les traditions de chaque pays parce qu'elles ont toutes été fondées à partir des luttes entre la souffrance et le bonheur, la liberté et l'esclavage, la vie et la mort, la jeunesse et la vieillesse, l'amour et la haine, ainsi que la peur de perdre, etc. Tout va changer dans le monde, toutes les habitudes des gens vont se transformer, toutes les croyances vont se libérer, tous les enseignements vont s'élargir, toutes les relations entre les peuples vont devenir confiantes et enrichissantes. Tout va changer sur la base de la disponibilité de l'expérience de la conscience transcendantale, l'Absolu en soi. Cette expérience fait passer la race humaine de la lutte entre les paradoxes et les contraires jusqu'à la réalité absolue de l'existence illimitée.

362) L'IGNORANCE ET LA PENSÉE : La plupart des chercheurs spirituels croient qu'un travail intérieur au plan des pensées est un moyen de gagner l'état d'illumination. Je réponds que non, ça ne l'est pas. On apportera l'argument très logique que tout travail au plan relatif de la vie, par exemple, le fait d'améliorer son alimentation ou de faire de l'exercice, d'arrêter de fumer le tabac, de lire des textes spirituels, d'approfondir sa pensée philosophique, de faire la charité, etc., sont des moyens de gagner l'illumination, c'est-à-dire de réaliser le Soi transcendantal.

Mais encore une fois, je répondrai qu'un tel travail d'amélioration de la vie au plan relatif des pensées et des habitudes de comportement ne peut pas être un moyen de réaliser le Soi transcendantal parce que celui-ci se situe ailleurs que dans la sphère des expériences innombrables de la vie relative. Toute action au plan relatif de la vie servirait plutôt à intégrer une expérience de transcendance, si celle-ci a eu lieu au préalable. Mais si l'expérience transcendantale n'a jamais eu lieu, alors tout travail au plan relatif de la vie aura uniquement une valeur relative et non pas absolue. Par exemple, une souffleuse à neige atteindra uniquement sa destination si elle prend la route qui y mène, et non pas parce qu'elle souffle la neige qui fait obstacle à sa marche. Elle pourrait souffler de la neige pendant vingt ans et ne jamais arriver à destination parce qu'elle n'aurait jamais nettoyé la route qui rejoint l'endroit où elle espérait arriver. 

De la même façon, la manipulation des pensées, la réorganisation des pensées, le contrôle des pensées, la visualisation de certaines pensées, le travail d'analyse et d'observation des pensées, le développement de nouvelles manières de penser, l'arrangement de nouvelles attitudes mentales, l'effacement de certaines habitudes de penser, la modification de certains modes de pensée non productifs, obsessionnels, négatifs, ou déficients, étroits, faux, limitatifs ou mal orientés, tout ce travail qui peut être fait au niveau mental, intellectuel ou émotionnel, dans le but de comprendre la vie autrement, de structurer de nouvelles habitudes mentales, de lâcher-prise ou d'être plus créatifs, plus vigilants, plus libres, plus sage, plus profond, plus universel, plus connaissant, etc., tout cela ne pourra pas mener à l'illumination parce que ces actions ne rejoignent jamais la conscience transcendantale. Elles sont à leur propre niveau et elles ne rejoignent jamais la région transcendantale de la pure conscience qui se situe au-delà de la pensée, au-delà de l'esprit individuel. Un nageur qui se baigne au niveau des vagues et qui ne plonge jamais sous la surface de l'eau ne découvrira jamais les régions intérieures de la mer. Il sera un expert de la surface mais pas des profondeurs. Tout ce travail sur les pensées ou sur le comportement (je n'ai pas énuméré les types d'actions qui peuvent être faites pour essayer d'améliorer le comportement) ne servirait même pas à stabiliser directement ou volontairement l'expérience de la conscience transcendantale au plan de l'action mentale et du comportement parce que ce processus d'intégration se produit tout à fait automatiquement. Ici encore, aucune manipulation psychologique ou physique, aucun effort et aucune tentative de notre part ne peut accélérer le processus de stabilisation de la conscience transcendantale. Cela se produit à un niveau tellement subtil de la physiologie qu'il vient du relâchement de stress après le repos très profond que l'expérience transcendantale procure. La Méditation transcendantale met en action un processus d'évolution totalement automatique et naturel. Elle donne la transcendance et elle donne en plus de cela le mécanisme automatique de stabilisation de cette expérience dans la vie quotidienne. Cette mécanique de l'évolution est totalement "hors de notre contrôle."

Toute forme de manipulation des pensées est totalement impuissante à procurer l'expérience de l'illumination, quoi qu'en disent des dizaines d'écoles philosophiques ou spirituelles qui annoncent le développent spirituel à partir d'un travail pour modifier les habitudes de penser.

Seule l'expérience de la conscience transcendantale peut transformer la pensée et l'amener au niveau de l'état unifié de l'existence infinie. Par elles-mêmes, les pensées ne peuvent agir que dans leurs propres limites et à l'intérieur de leur propre territoire, celui de l'activité mentale. Le domaine de la pensée active est celui du changement perpétuel. La pensée ne peut rien faire pour trouver l'Être transcendantal et encore moins pour connaître l'état unifié de l'Être permanent puisqu'elle est ignorante de l'état de l'Être. La pensée peut se mettre à désirer l'illumination mais c'est tout ce qu'elle peut faire par elle-même.  Elle ne peut pas découvrir l'état de l'Être parce que la pensée fonctionne toujours à partir d'un objet d'attention. L'esprit pense à quelque chose. L'esprit met son attention sur quelque chose. Mais l'Être ne peut pas être un objet de la pensée.

L'Être est la conscience elle-même, dans sa forme pure et illimitée, et personne ne peut pas mettre son attention sur cette conscience infinie en tant qu'objet de la pensée. On peut se rendre compte qu'on est conscient, mais le fait d'être conscient et de s'en rendre compte ne fait pas de la conscience un objet d'attention, ce qu'elle ne peut pas être. La lumière ne peut pas être éclairée par une lampe. La lumière est ce qui éclaire n'importe quoi d'autre mais elle ne peut pas être l'objet qui est éclairé par de la lumière.

La pensée ne peut pas percevoir ni connaître l'Être transcendantal parce qu'il est transcendantal à toute forme d'activité mentale et toute forme d'attention sur quelque objet que ce soit. L'expérience de l'Être est nécessairement tout à fait innocente et elle ne se situera jamais au niveau des pensées. Elle est au plan de l'être transcendantal. Elle ne se trouve même pas au plan de l'expérience que nous avons tous d'être conscient de notre existence individuelle. L'Être transcendantal est au-delà de notre être individuel, loin au-delà de notre sens d'existence individuelle. L'Être transcende toute impression d'existence individuelle. Il n'est pas " mon être ", il est l'existence cosmique, l'infini, l'indéfinissable, ce qui transcende toute analyse et tout concept dans la pensée.

Les pensées ne peuvent rien faire pour trouver l'Être sauf devenir tranquilles et laisser la conscience prendre conscience d'elle-même. Seul l'Être connaît l'Être. La pensée relative n'est rien d'autre qu'une expression de la vie et de l'intelligence dans l'individu. Les pensées sont des images. Elles représentent quelque chose d'autre de la même façon qu'une photo montre l'image de quelque chose. L'image sur l'écran de cinéma ne peut jamais devenir l'écran lui-même.

Voilà pourquoi je dis qu'aucune manipulation psychologique des pensés, aucune analyse du contenu mental ne procurera jamais la vision directe de l'Être transcendantal. L'Être peut éclairer et glorifier les images mentales qui se déposent sur l'écran de la conscience, mais ces images par elles-mêmes resteront éternellement impuissantes à connaître l'état de l'Être transcendantal. L'ignorance (l'état de la veille active) ne peut pas manipuler l'ignorance dans l'espoir de vivre l'illumination. Les ténèbres ne peuvent pas produire la lumière qui va effacer les ténèbres. L'eau ne donnera jamais de lait même si on la brasse pendant un siècle.

Seul l'Être peut éclairer l'esprit individuel, les sens et la comportement humain. La technique de Méditation transcendantale est la découverte la plus importante pour l'homme parce qu'elle accomplit avec aisance ce qui autrement serait impossible, c'est-à-dire dissoudre la pensée et faire apparaître la conscience infinie. La technique de la Méditation transcendantale est le trésor de la sagesse védique, rendu disponible à tous les individus dans n'importe quelle société. Cette technique réussit à guider l'esprit de ses niveaux actifs jusqu'à ce qu'il rejoigne la pure conscience transcendantale, la pleine conscience en soi.

361) UNE LIGNE DROITE À L'INFINI : Une ligne droite à l'infini. Une onde prend naissance sur la ligne. Cette onde est une courbe sur la ligne. Elle a un point de départ et un point où elle se termine, un début et une fin.

À partir de ces deux points, tout ce qui a un début et une fin est représenté. Le temps a un début et une fin. L'espace a un début et une fin. Un objet, un événement, une forme d'énergie, tous ont un début et une fin. Une planète a un début et elle a une fin. Une galaxie a un début et une fin. Tout ce qui existe passe par ce cycle de création et de dissolution, de naissance et de retour au point d'origine, du non manifeste, au manifeste, de retour au non manifeste. toute activité trouve éventuellement son repos et elle s'arrête. La création au complet est une vague qui contient des milliards d'autres ondes, toutes ayant un début et une fin. La création au complet ces milliards d'ondulations.

Voyez, une simple courbe sur la ligne droite a tout à coup créé l'opposé de la ligne infinie. Une limite est apparue. C'est ainsi que l'immortalité de l'Être crée un univers mortel. L'Absolu éternel crée un phénomène qui est de nature relative, toujours changeante. À partir d'une simple vibration sur la ligne infiniment droite de l'éternité, l'espace et le temps et la causalité sont mis en action. L'Être crée ainsi son opposé dans la création.

C'est comme cela que l'univers temporel apparaît dans la nature même de l'Être infini et immortel. La création est une chose totalement opposée à l'Être. Mais dès que l'Être vibre en lui-même, tout change. L'Être est une pure conscience qui, dans sa nature même, contient une infinie vigilance, un infini dynamisme. La conscience universelle n'est pas endormie, elle est infiniment consciente et en cela, elle vibre à une vitesse qui est impossible à imaginer.

Le mystère de la création manifeste est expliqué par ce simple exemple de la corde qui ondule. Comment l'infini a-t-il pu créer le fini? Comment Dieu a-t-il pu créer la naissance et la mort? Comment la vie peut-elle être limitée lorsque sa source est illimitée? Comment la perfection peut-elle créer quelque chose d'imparfait? La réponse est simple. L'Être est infini, parfait, total, illimité, mais dans la nature même du processus de la création il y a l'opposé de l'Être. Il y a l'onde qui a un début et une fin. L'océan ne peut pas créer une vague sans qu'elle ait une limite. L'océan est si vaste, si puissant, si profond, et pourtant il ne crée que des vagues limitées. Oui, tel est le geste de la création, même si la source de la création est infinie.

Selon le niveau de conscience d'une personne, la perception des limites de la vie peut inclure la vision de l'infini, de l'immortalité, de l'éternel. Les limites de la création peuvent être perçues à partir de l'état d'illumination de la conscience et montrer l'Être infini qui est présent en toutes les limites de la vie, de la même façon que la ligne droite infinie est la base à partir de laquelle toutes les ondes limitées peuvent apparaître.

En sommeil profond, il n'y a pas de ligne et pas d'ondulations, il n'y a pas d'expériences conscientes. Durant les rêves, il y a des ondulations bizarres, mais pas de perception de l'infini. Durant l'éveil, la conscience est remplie d'activité, mais la ligne droite de l'infini et de l'immortel n'est pas connue. En conscience transcendantale, on gagne enfin la connaissance de la ligne droite infinie mais il n'y a pas d'ondes d'activité sur elle. En conscience cosmique, on a les deux en même temps, la ligne droite et les ondulations de la vie active. En conscience divine on a la ligne droite (le silence transcendantal) en même temps que la vision de limites radieuses et célestes dans les courbes parfaites qui apparaissent sur la ligne infinie de la conscience transcendantale. En conscience d'unité, les ondulations et la ligne droite sont une seule et même chose. Aucune réalité ne se superpose à l'autre. Aucune ne fait contraste avec l'autre. Que la ligne soit active ou silencieuse, le résultat est le même, il n'y a que l'infini qui est connu.

360) VIE NORMALE ET BONHEUR : Un ami m'écrit : « Les gens pensent que c'est nécessaire de souffrir. On apprécie davantage le bonheur ensuite, disent-ils. Cet ami leur réponds : « Tant de souffrance pour un si petit bonheur qui ne durera pas par surcroît. »

J'ajoute ce qui suit : Il y a les vagues de bonheur au plan relatif de la vie, et il y a la félicité libre de l'Absolu. Ce n'est pas la même sorte de bonheur, pas le même niveau. Le premier est une série de plaisirs, des joies de toutes sortes à diverses intensités. L'autre est la félicité, l'Être, l'Absolu. C'est en conscience cosmique (le premier état permanent d'expérience de la conscience pure) que l'Être est vraiment connu car avant cela, il n'était pas encore isolé de l'activité mentale et sensorielle.

Avant la conscience cosmique, notre être individuel est tout ce que nous connaissons. L'Être cosmique est tout à fait théorique. L'esprit individuel n'a pas encore transcendé complètement l'activité des pensées et il n'a pas encore rejoint la conscience de l'Être au plan transcendantal de la conscience. Pour avoir cette réalisation, il faut continuer de pratiquer la Méditation transcendantale jusqu'à ce que l'expérience de transcender devienne claire comme du cristal.

Avant la conscience cosmique, notre être n'est pas encore apprécié au niveau transcendantal de la conscience. Quand on dit : « môn être » , ce n'est pas de l'Être cosmique dont on parle. Évidemment, notre être individuel peut être perçu plus ou moins proche de l'Être transcendantal, selon le niveau d'évolution. Il y a des gens qui perçoivent leur être individuel dans la profondeur de leur conscience. Ils ont l'expérience que leur être individuel est silencieux et vaste. Mais il n'est pas encore perçu au niveau cosmique qui transcende toutes les expériences de la vie relative.

Puis un jour arrive où notre être est connu à l'intérieur de l'Être. C'est l'Absolu qui devient notre être. Dans cette situation, tous les désirs sont réalisés, non pas au niveau relatif parce qu'à ce niveau-là, il n'y a pas de fin aux désirs puisque la vie évolue toujours et sans fin. Mais au plan de l'Être, tout est enfin satisfait grâce à la perception absolue qui est libre de toutes les sortes d'expériences au plan relatif. Il n'y a plus d'expérience dans l'être et il n'existe plus une individualité qui fait des expériences de n'importe quoi.

L'Être est témoin des expériences de la vie relative. Il ne fait pas ces expériences alors qu'avant notre être faisait toutes les expériences. « Je vis des expériences. » En cc, l'ego continue de faire les expériences de la vie relative, mais notre être n'en fait plus. Il est séparé de l'ego et de l'intellect, et de tout le reste aussi.

Au niveau relatif de la vie, le bonheur est une suite d'expériences plaisantes. Ce sont des plaisirs, des joies, des satisfactions de toutes sortes, ce sont des choses intéressantes, des succès, etc. Mais en conscience cosmique, notre être est connu en tant qu'Être cosmique. Il est connu dans sa réalité absolue. L'Être ne connaît pas les joies et les plaisirs relatifs. Il les voit passer, mais il n'en a pas besoin. Il n'est pas actif. Il ne participe à aucun plaisir. Il est comblé en sa propre nature. Les expériences ne lui appartiennent pas. Il ne fait aucune expérience d'ordre relatif. Il n'est pas le propriétaire des expériences qui se déroulent aux plans relatifs de la vie.

L'Absolu est autre chose que le bonheur ordinaire. Il est la félicité. Il est libre de toutes les expériences relatives. Cette liberté est la nature de la félicité elle-même. Elle est libre de tous les bonheurs relatifs et de toutes les expériences possibles et imaginables aux plans relatifs de l'existence, autant les plaisirs que leurs contraires. »

Après avoir relu le texte en vrac #360, j'ajoute ceci : « Il ne faut pas mélanger les expériences ni les états de la conscience. Comme Maharishi nous l'a fait comprendre, chaque état de la conscience possède une connaissance différente des autres états. Ainsi, en conscience cosmique, l'Être est séparé de tout ce qui est le relatif. Ce ne sera évidemment pas la même chose dans l'état de conscience d'unité. Dans l'état de conscience d'unité l'Être est tout. Il est « le manifeste et le non manifeste », alors qu'en cc (conscience cosmique) l'Être est uniquement transcendantale (le non manifeste) et la création est séparée de l'Être. Le relatif est d'un côté et l'Absolu de l'autre. Cette expérience est surprenante parce qu'elle sépare les deux constituants de la vie. L'expérience de la cc montre que l'Être est la vie et que le relatif (les choses changeantes) sont une sorte de mystère, une réalité qui est franchement inexplicable, une curieuse création. On a l'impression que « la mort » est vivante. Peu importe où l'on regarde, on dirait que la création ne contient que l'apparence de la vie. Un arbre semble vivant mais il n'est pas la vie. Il profite de la vie qui lui est prêtée à partir d'une source qu'il ignore. La vie vient de quelque part ailleurs et c'est l'Être qui est cette source. Rien ne possède la vie sauf l'Être.

Les choses de la création empruntent donc la vie d'une source qu'elles ignorent. Elles sont comme des marionnettes qui chantent et dansent alors que leur jeu est emprunté aux mains qui les font bouger de l'intérieur d'elles-mêmes. Ainsi, lorsque commence l'expérience de la conscience cosmique, on découvre soudainement que l'Absolu est infiniment distant du relatif. Il faut du temps pour s'habituer à cette nouvelle expérience d'illumination. Il faut quelques années pour s'habituer à vivre la vie quotidienne en ayant cette séparation incroyable entre l'Être absolu et le relatif « insignifiant. » Heureusement l'expérience de la conscience cosmique va se transformer et devenir glorieuse de félicité. C'est-à-dire que le fossé entre l'Absolu et le relatif va se rétrécir de plus en plus. Cette expérience va faire pénétrer la félicité de l'Être absolu, sa liberté indescriptible, sa nature sans limite, directement à l'intérieur des choses les plus « insignifiantes » de la vie relative qui contient limites par dessus limites. La distance infinie entre l'Absolu et le relatif va diminuer et la félicité de l'Être va entrer dans la vie quotidienne et prendre graduellement la place des limites.

Si une personne est en chaloupe sur un lac et que l'eau est parfaitement claire, elle apercevra le fond du lac. Elle aura l'impression que la distance entre la surface de l'eau et le fond du lac est presque inexistante. Cet effet n'est possible que lorsque l'eau est parfaitement translucide. Autrement le rameur en chaloupe sait parfaitement bien que le fond de l'eau est loin de lui et que même s'il plongeait, il aurait de la difficulté à garder son souffle pour aller toucher le fond de l'eau. Ainsi, l'expérience de la conscience cosmique, là où l'Être est infiniment (j'utilise le mot infiniment parce que telle est l'expérience dans cet état) séparé des phénomènes de la vie relative, va évoluer et produire le rapprochement entre les deux extrémités totalement irréconciliables de l'Absolu et du relatif, de l'éternité et du temps, de l'immortalité et de la mort, de ce qui est immuable et de ce qui change sans cesse.

Si la cc n'avançait pas vers un état plus perfectionné de l'illumination, la vie relative serait inexplicable parce qu'elle est totalement mystérieuse. Elle se situe en parallèle de la réalité de l'Être. La vie relative ressemble à un film qui est projeté sur un écran. Tout ce qui se passe sur cet écran est fictif. Aucun cowboy ne tire du pistolet en réalité sur l'écran du cinéma. Exactement de la même façon, la création donne l'apparence d'être non réelle en conscience cosmique. On la voit, on la touche, on la goûte, on la sent, on l'entend, mais elle est hors du Soi, hors de l'Être, une curieuse chose sans substance, comme un rêve qui disparaît en dehors de toute réalité dès qu'on en sort et se réveille.

Mais avec l'avancement de la conscience cosmique vers la conscience divine, alors le film est perçu de plus en plus dans sa valeur céleste, ce qui le rend plus intéressant, plus intelligent, disons. « L'ignorance » gagne petit à petit la valeur de l'Intelligence de Dieu qui a créé la création. En conscience cosmique, on voit très clairement qu'il n'y a pas de lien entre l'Être et la création. L'Être n'a pas fait la création. Mais cette perception directe (qui n'est absolument pas une déduction intellectuelle et philosophique, va se transformer petit à petit.) En conscience divine, (au bout de la transformation de la cc) l'Être devient Dieu créateur et la création devient tout à fait céleste, lumineuse, glorieuse, intelligente, radieuse. Elle possède l'Intelligence de son créateur. L'univers tel qu'il est perçu en conscience cosmique, était une curieuse machine qui fonctionnait automatiquement en dehors de la source de la vie, (l'Être est la vie elle-même et tout le reste a l'apparence de la vie). La création va enfin dévoiler le lien qu'elle a avec Dieu le créateur.

On peut philosopher tant qu'on le veut sur n'importe quel aspect de ces expériences, on peut penser qu'on connaît tous ces concepts philosophiques, mais l'expérience de chaque état de la conscience est plus forte que n'importe quelle compréhension intellectuelle. En conscience cosmique, l'Absolu (l'Être) EST SÉPARÉ de la vie relative. Un point c'est tout. Même si une personne essayait de se convaincre, sur la base de ses connaissances intellectuelles, que la vie forme un tout unifié, (ce qui est vrai en conscience d'unité seulement), l'expérience de la séparation de l'Être et du relatif serait tout à fait dominante et permanente, 24 heures sur 24, même durant son sommeil. Son Être cosmique serait parfaitement séparé de l'inconscience du sommeil très profond et il en serait témoin. Elle aurait beau se convaincre par n'importe quelle idée ou discussion ou lecture que la vie est unifiée, son expérience contredirait sa connaissance, de la même façon que le soleil se lève et ne se lève pas en réalité. L'expérience contredit la connaissance intellectuelle. Chaque état de conscience donne une expérience qui correspond à cette réalité uniquement. Les philosophes ont tout mélangé dans toutes les cultures du monde. Les religieux aussi. Ils ont mêlé les connaissances qui appartiennent aux autres états de la conscience. Parce qu'ils n'avaient pas l'expérience de l'illumination dans ses étapes successives, ils ont pensé et intellectualisé toute chose. Les religions ont parlé de dévotion à Dieu à des ignorants qui ne vivaient que l'état de la veille active, du sommeil et des rêves. Tous les croyants de la terre ne savaient rien de la conscience transcendantale, encore moins de la conscience cosmique qui avance vers la conscience divine et ses perceptions célestes où Dieu est révélé finalement. Des ignorants se faisaient donc la guerre à partir de croyances en Dieu qui étaient fanatiques et sectaires. Des millions de personnes pensent à Dieu chaque jour et ils n'ont pas encore débuté l'éveil spirituel des états supérieurs de la conscience.

En résumé, en conscience divine la création devient « la création de l'Être » qui assume maintenant le rôle de Dieu-créateur. En conscience d'unité, l'état qui est le plus avancé, le septième état de la conscience, l'Être EST tout, le Créateur, le processus de création, et ce qui est créé. L'Être transcendantal est enfin sorti de son royaume transcendantal et il est devenu la TOTALITÉ.  Lorsque l'état de la conscience d'unité est parfaitement intégré à la personnalité, alors Maharishi appelle cette expérience : « l'état de Brahm, la totalité. »

Il y a un très long chemin d'évolution entre l'état de veille active (dans lequel nous passons environ 15 heures chaque jour) et le septième état de la conscience, l'état d'unité. Pour évoluer d'une étape à l'autre, Maharishi a fait renaître toutes les technologies du plein développement de la conscience, la Méditation transcendantale, les sept techniques avancées de la MT, les techniques très avancées de MT-Sidhis avec le vol yogique, la médecine védique, l'architecture védique, l'éducation védique, l'agriculture basée sur les mantras (les sons) védiques, la musique védique, l'astrologie védique et la formidable technologie des yagyas qui servent à prévenir les dangers à venir et augmenter les influences positives qui reviennent des bonnes actions du passé, l'administration gouvernementale védique, la défense védique, les mathématiques védiques, etc.

359) L'ENTONNOIR :  Ceux qui se trouvent en compagnie de personnes qui ont pratiqué la technique de Méditation transcendantale (et de MT-Sidhis) depuis de nombreuses années, ressentent souvent un «  effet entonnoir » (le mot « entonnoir » est mon expression) et ils disent qu'ils ont tout à coup le désir d'être plus calmes. Leur esprit aura tendance à prendre une direction vers l'intérieur. Les gens ont alors le désir spontané de diminuer leur excitation mentale et d'être tout simplement bien et plus calme.

Je me rappelle ce que m'avait raconté le directeur du centre de Méditation transcendantale d'Ottawa, il y a une dizaine d'années. Il avait pris note de tous les codes postaux des personnes qui pratiquaient la MT dans la ville parce qu'il souhaitait trouver le meilleur endroit où organiser une réunion des gens qui pratiquent la MT.

À sa grande surprise, il s'est rendu compte que les méditants habitaient tous relativement proches les uns des autres. Sur certains rues il y avait jusqu'à 10 ou vingt personnes qui méditaient et, selon les codes postaux, il avait remarqué qu'il n'y avait aucun méditant quelques rues plus loin. C'était la même chose dans chaque secteur de la ville. Seuls quelques méditants avaient des adresses isolées. Curieusement, aucun des méditants ne savait que d'autres méditants vivaient très proche d'eux.

L'analyse qu'avait fait le directeur du centre de MT d'Ottawa est qu'un méditant, habitant n'importe où, avait créé un effet d'harmonie dans l'espace qui l'entourait. Les voisins avaient spontanément eu le même désir de débuter la méditation. Tout cela s'était produit sans qu'aucun des ces voisins d'un même quartier n'en parle à quiconque autre.

L'effet entonnoir entraîne spontanément l'esprit à rechercher plus d'ordre et de bien-être intérieur. Je dirais même que cet effet éveille le désir de faire la méditation même chez les voisins des méditants et chez ceux qui n'ont aucune idée qu'il y a un ou plusieurs méditants tout près de chez-eux. Je crois que c'est de cette manière très silencieuse que la Méditation transcendantale va graduellement traverser les frontières et être introduite dans tous les pays du monde.

L'Effet Maharishi (Nom donné en l'honneur de Maharishi qui avait prédit ce qui a été vérifié en 1974 aux États-Unis dans une dizaine de villes où on a mesuré que dès le moment où un pour cent de la population de la ville pratiquait la MT, les taux de criminalité baissaient visiblement et substantiellement dans toute la ville, ce qui montre que l'effet d'ordre voyage dans l'air invisiblement mais concrètement) est encore plus fort que cet effet que je m'amuse à décrire avec l'expression : « effet entonnoir. »  L'effet entonnoir est immédiatement autour de la personne qui médite. L'Effet Maharishi existe dans un très large environnement, par exemple dans un village, une ville, une région ou le monde entier.

Ces effets viennent de l'augmentation de la cohérence dans la conscience collective à partir d'un centre de cohérence, soit un individu ou un groupe d'individus qui animent le champ unifié de la conscience transcendantale.

358) PAS DE TEMPS À PERDRE : Lorsqu'on est jeune, on ignore combien de temps on va vivre. Lorsqu'on a cinquante ans, on l'ignore encore, mais on est surpris d'être rendu là, parce que bon nombre d'autres personnes ont déjà quitté la planète. On fait la même constatation à 60 ans et à 70 ans, etc.

Lorsque j'étais jeune, je voyais mes parents aller à des funérailles ou se rendre visiter la famille de quelqu'un qui était décédé et offrir leurs condoléances. Cela arrivait au moins une ou deux fois par mois. Un jour un garçon de mon âge s'est noyé dans la rivière et j'ai vu mon père partir pour offrir ses condoléances à la famille. Il était extrêmement triste car il avait déjà été collègue de travail du père de ce jeune.

Ayant pris conscience du fait que la mort peut survenir à n'importe quel âge, j'ai senti une grande urgence de découvrir quelque chose que mon jeune intellect ne réussissait pas à nommer tout à fait, mais je savais que je n'avais plus de temps à perdre. Mes parents n'ont jamais compris pourquoi, à partir de cette année-là, mon intérêt pour l'école a diminué grandement. Je ne voyais nulle part là ce que je recherchais au fond de moi.

J'ai d'abord recherché quel était le but de la vie. J'ai considéré ce sujet pendant des mois et des mois, voyant comment « le but de la vie» est compris différemment par différentes personnes, à différentes époques et dans divers contextes culturels et traditionnels. Il m'a fallu du temps, mais j'ai découvert ce que je croyais être l'idée la plus claire de " mon but " dans la vie. J'ai vérifié qu'il était réellement universel, et ensuite je me suis demandé comment rejoindre ce  but, comment connaître cette expérience et la vivre. J'étais intéressé à vivre ce « but de la vie »et pas seulement à le comprendre intellectuellement.

Le comment progresser vers la réalisation de ce but de la vie, était un immense défi. Il y avait autour de moi des centaines de supposés chemins que diverses personnes avaient prises au long des siècles, incluant celui de la foi en Dieu, celui de l'amour, celui de la religion, celui de la philosophie, etc. avec tout ce que chacune de ses voies implique.

Je me rappelle avoir lu des livres sur toutes sortes de manières de vivre « le but le plus élevé dans la vie. » Ces voies étaient, bien évidemment, toutes différentes les unes des autres, et souvent même, opposées les unes aux autres. Ainsi je lisais, je réfléchissais, je parlais avec mon ami (Jean Claude Cloutier, aujourd'hui décédé - il est mort à l'âge de 43 ans) pendant de longues heures, nous réfléchissions ensemble, nous recherchions une voie qui nous mènerait en dehors du labyrinthe de la pensée, hors des conditionnements, hors de l'ignorance fondamentale de l'Être. Nous avons lu ensemble et discuté tous les écrits que nous pouvions trouver sur les sages qui étaient connus d'une manière ou d'une autre à notre époque. (L'Internet et l'ordinateur n'avaient pas été inventés à cette époque.)

Puis à l'âge de 22 ans, nous avons tous deux fait le choix de la technique de Méditation transcendantale. Un peu plus tard, j'ai choisi de devenir un professeur de la Méditation transcendantale et de faire que ma découverte serve de raccourci à d'autres chercheurs qui pouvaient, eux aussi, tout comme moi avant, rechercher la dimension absolue de l'existence, alors qu'ils ne la trouvaient nulle part. Mon si bon ami n'a pas pratiqué la MT de façon régulière.  Je crois qu'il a préféré continuer une quête intellectuelle de l'Absolu et de la liberté. Il ne comprenait plus ma démarche. Il ne comprenait pas que j'aie accepté de faire partie d'une organisation, ce qui lui paraissait tout à fait contraire à ma manière d'être, et opposé à toute ma démarche antérieure qui se voulait libre de toute autorité spirituelle et intellectuelle.

Plusieurs fois au long des années, lorsque nous nous retrouvions, il m'a posé la question : « que fais-tu dans une organisation alors que cela t'oblige à dire « ce qu'il faut dire », à suivre des  directives, à être en accord avec ceci et avec cela? Selon lui, cette manière d'être allait très bien avec tant d'autres personnes qui aiment être dépendants de quelqu'un au plan intellectuel, (suivre un guru ou n'importe quelle autre autorité) ou qui aiment la sécurité d'un groupe de gens qui pensent de la même façon, ou qui cherchent pour eux-mêmes à se placer dans une position d'autorité face à d'autres, mais cela ne me convient absolument pas - je n'étais pas ce genre de personne. J'étais un penseur libre, un homme libre et, comme il le répétait à chaque fois, il me voyait maintenant « enfermé dans une organisation. »

Je lui répondais chaque fois la même chose, et il restait silencieux à chaque fois qu'il m'entendait : « Je n'ai pas le choix. Maharishi est le seul, à ma connaissance, et tu es obligé de respecter mon jugement parce que tu me connais depuis si longtemps, qui enseigne la technique qui donne l'expérience de la conscience transcendantale. Maharishi est le seul dont tout l'enseignement est fondé sur l'expérience de la conscience transcendantale. Tous les autres maîtres disent des choses à propos de cet état, mais ils se contredisent en enseignant des méthodes qui vont très souvent dans le chemin opposé du silence transcendantal. Il enseignent la contemplation ou la dévotion à Dieu ou le contrôle des pensées et du comportement, etc. Ils enseignent tout sauf l'état qui est l'illumination elle-même. Maharishi donne la voie qui a manqué à l'humanité.

Je me rappelle que j'ajoutais que j'ai appris cette méditation parce que l'organisation qui enseigne la MT existait et c'est elle qui m'a rejoint dans ma ma ville du nord de l'Amérique, au Québec. Sans l'organisation de la MT, sans la volonté de Maharishi de fonder une organisation qui essayait de rejoindre tous les coins du monde, j'aurais cherché cette voie en faisant le tour de la terre, et je ne l'aurais peut être jamais trouvée. Je dois donc l'épanouissement de ma longue recherche à l'organisation de MT et je ne peux plus jamais abandonner cette organisation. Je ne peux même pas la critiquer pour quelque faiblesse de ses membres ou quelque autre règle à suivre qui s'impose à moi. L'organisation de la MT est la chose la plus importante sur terre après la technique elle-même,et peu importe les points faibles d'une organisation qui est composée d'humains qui ne sont pas aussi parfaits et intéressants que je l'aurais souhaité. Mais je faisais maintenant partie de ces professeurs de méditation qui, avec énormément de douceur et d'humilité. servaient cette cause pour donner le message de la conscience transcendantale à tous ceux qui voulaient l'entendre. Mais je ne considère jamais les faiblesses de cette organisation parce que je sais qu'elle évoluait à grande vitesse. Aujourd'hui, (2011) les professeurs de MT et les chefs de l'organisation internationale ont réalisé une radieuse illumination intérieure. Ils sont dignes de ce que Maharishi souhaitait pour représenter cette connaissance transcendantale. Maharishi a réussi à introduire dans le monde ce qu'aucun autre enseignement n'a fait avant. »

Le temps est de la plus haute importance dans une vie. Souffrir une journée de plus est une torture qui est évitable désormais. J'ai 62 ans maintenant et j'ai fait de très grands pas pour vivre « le but de la vie » non pas théoriquement, mais concrètement.

Je remercie Maharishi à chaque jour dans mon coeur parce qu'il a répondu à ma quête et l'a épanouie complètement. Je ne manque jamais une méditation, matin et après-midi puisque le temps que j'ai est si précieux. Je ne veux perdre aucune journée sans l'utiliser pour l'évolution maximale. Moi seul saurai jusqu'où je me serai rendu dans mon évolution lorsque mon dernier jour arrivera. Je n'en dirai rien à personne. Je partirai avec mon silence transcendantal, comme il se doit.

357) LE SECRET DE LA LONGÉVITÉ : Maharishi dit : « ...abnormalities in the nervous system make the process of evolution dragging and that is the cause of aging. - des anormalités dans le système nerveux font traîner (ralentir) le processus d'évolution, et c'est cela la cause du vieillissement.»

Quand l'évolution est moins rapide, le vieillissement est plus fort. Lorsque la flexibilité du système nerveux est moindre, c'est-à-dire lorsqu'il n'est pas habitué à parcourir (faire l'expérience de...) l'étendue totale de sa propre activité, grossière et subtile, alors le vieillissement devient plus fort. Vieillir ne vient pas, comme on le croirait normalement, du fait que la vie se déroule dans le processus du changement, mais du fait que le plein potentiel du changement ne soit pas activé. Tant que des régions du fonctionnement du système nerveux ne sont pas éveillées, elles « traînent de la patte » derrière celles qui sont actives. À cause de cela, le processus d'évolution ne se fait pas complètement. Aussi les mécanismes de purification du corps ne fonctionnent pas à leur plein potentiel et cela ralentit le fonctionnement holistique (comme un tout) de la physiologie.

Lorsque la totalité du système nerveux est éveillée et que ce dernier devient actif à tous ses niveaux de fonctionnement grossiers et subtils, et qu'il se met en contact avec la source non active de la conscience transcendantale, alors la vitesse d'évolution devient idéale. Les divers plans du fonctionnement physiologique se mettent à fonctionner comme un tout, plutôt que dans ses parties uniquement. Les organes entrent en synchronie les uns avec les autres. L'ordre règne alors automatiquement dans le corps et chaque partie de la physiologie soutient le tout.

Pour que le corps soit malade et meure, il faudrait qu'une de ses parties soit hors synchronie avec les autres et qu'elle cesse de fonctionner, indépendamment du reste du corps, entraînant la fin du système. Toutefois, si le tout est profondément en synchronie avec toutes ses parties, il sera très difficile pour le tout d'arrêter de fonctionner parce que toutes les parties fonctionnent en se soutenant les unes les autres. Une telle coordination dans la physiologie ne peut pas être développée par les moyens habituels de la santé, la bonne nourriture, un sommeil régulier, de l'exercice, etc. Pour accomplir l'éveil des niveaux subtils du fonctionnement du système nerveux, il faut pratiquer la Méditation transcendantale. À chaque fois que la méditation guide l'esprit vers les états de plus en plus subtils de sa propre vigilance intérieure et qu'elle rejoint l'état le plus simple de la conscience, lequel ne contient plus d'activité mentale, le système nerveux apprend à fonctionner en mode parallèle de chacun de ces niveaux. Il se familiarise avec l'étendue totale de sa propre activité et il gagne aussi l'habileté à fonctionner de manière très fluide et silencieuse. Ce silence dans la physiologie est la clef du synchronisme de tous les organes corporels et cela ralentit l'usure corporelle, diminue le vieillissement et régénère les fonctions vitales. Le corps jouit d'une plus grande longévité parce qu'il est davantage « conscient », davantage éveillé, davantage intelligent, donc plus efficace. Il dépense moins de« carburant » (énergie) et il va plus loin.

356) ÊTRE TÉMOIN DU SOMMEIL PROFOND EN CONSCIENCE COSMIQUE : L'Être est témoin du sommeil le plus inconscient. Mais il n'a pas besoin d'être témoin de quoi que ce soit, car il EST éternellement établi en son propre statut inchangé.

Il ne surveille pas le sommeil inconscient mais il sait que l'inconscience est juste à côté de sa conscience illimitée. Il le sait en toute simplicité, très innocemment. L'aspect témoin qui existe à partir de la conscience cosmique est permanent. L'Être témoigne le sommeil et il est conscient de l'inconscience qui se tient juste à côté de son propre état. Très simplement, sans chercher à être témoin ou à surveiller quoi que ce soit au plan relatif de la vie, l'Être se sait séparé du relatif. Il est seul avec lui-même en son propre état et il est témoin que l'inconscience du sommeil profond existe. L'inconscience est une curieuse impossibilité que la vie relative rend possible à son propre niveau.

Tout ce qui existe dans la création se tient complètement en dehors de lui et il le sait. Il le sait sans pensée. Cette expérience n'est pas un phénomène psychologique qui se déroule dans la pensée ou dans les émotions. Ce n'est pas quelque chose qui se passe dans le cerveau. C'est un phénomène qui se passe à l'intérieur de la pure conscience absolue, laquelle devient témoin des états changeants de la vie relative (une curieuse illusion, une curieuse expérience) L'Être est en dehors du changement et il le sait.

La seule chose que l'Être sait directement, c'est sa propre nature qui est une pure conscience, libre, parfaitement dynamique et silencieuse. Il est donc témoin de tout ce qui n'est pas lui-même, mais cela se fait sans action, sans attention, sans mouvement, sans émotion, sans la pensée. Cette  expérience ne ressemble en rien à la conscience que nous connaissons lorsque nous somme éveillés et que nous nous rendons compte que « je » suis conscient « de » quelque chose. Durant l'état de veille active, notre esprit individuel est témoin des perceptions sensorielles. Il y a quelqu'un en soi, notre ego, note individualité, notre conscience personnelle, qui fait toutes sortes d'expériences et qui en est conscient.  Cette sorte de témoignage des expériences n'est absolument pas semblable à ce qui se passe en conscience cosmique.

Durant le sommeil en conscience cosmique, l'aspect témoin de la conscience de l'Être ne ressemble en rien à ce que nous connaissons durant l'état de veille active. L'Être est témoin du sommeil profond et ce n'est absolument pas pareil à l'impression qu'on a  lorsqu'on se sent psychologiquement ou émotionnellement séparé de certaines situations psychologiques ou extérieures. En conscience cosmique, ce n'est pas la conscience individuelle qui semble se retirer pour être témoin d'une expérience sensorielle ou autre, c'est l'Être absolu qui est témoin de tout ce qui existe. L'Être en tant qu'existence éternelle est totalement séparé de l'activité mentale et physique et galactique. Il est séparé de l'inconscience tout autant que de la conscience. Pour lui, le sommeil est un état relatif, un mode de la conscience mentale individuelle. Le sommeil profond ne ressemble en rien à l'Être qui est pourtant vide d'expériences sensorielles. Le sommeil est une sorte d'ignorance dans la relativité de la conscience corporelle et mentale. L'Être est la conscience absolue.

L'Être est une conscience innocente infinie, indescriptible en réalité, abstraite mais réelle, qui est témoin de tout ce qui est relatif, donc changeant, ici, là et n'importe où, maintenant et toujours. L'Être est témoin du relatif mais il se sert du système nerveux pour être témoin de cette réalité changeante. Sans le système nerveux, il ne serait pas témoin du relatif car il n'aurait pas d'outil de perception à ce niveau du relatif. Il ne percevrait que l'Absolu partout et toujours.

L'Être n'est témoin du relatif en tant que relatif, que par la machinerie du système nerveux. Sans système nerveux, l'Être vit en conscience d'unité permanente et toute sa conscience et son activité infiniment omniprésente en sa propre nature ne peuvent être rien d'autre que lui-même. Seul, sans le système nerveux, le relatif n'existe pas au niveau de la connaissance qu'a l'Être absolu. Il est la totalité de l'Absolu non manifeste en mouvement dans la totalité absolue de l'apparence manifeste. L'Être jouit innocemment de tous ces aspects de sa propre existence illimitée et l'univers n'est que la forme mouvante de son propre état inchangé. Il n'a jamais besoin de prendre conscience de quoi que ce soit, mais il le fait innocemment quand même. Il le fait avec ou sans le système nerveux. Sans cet outil, il est l'unité. Avec cet outil de perception, il est le sommeil, les rêves et l'éveil. L'Être est le témoin de la subjectivité et de l'objectivité. Il est le témoin des pensées, des désirs, des mémoires et des actions. Il est le témoin de la civilisation et du passage des siècles et des millénaires. Il est témoin de l'espace qui reçoit le temps.

Sans le système nerveux, l'Être vit la conscience Brahm, dans laquelle n'existe aucun besoin de quoi que ce soit, pas même celui d'être conscient. Il EST. Il est total. Tout est sa nature. Seul l'UN existe.

355) SUR LA VÉRITÉ ET L'AMOUR : Heureusement pour nous tous, la vérité ne peut pas être enfermée dans des mots. Les pauvres mots qui expriment la pensée humaine ne peuvent que pointer dans la direction de la vérité. Le maître spirituel enseigne avec des mots, puisqu'il ne peut rien faire d'autre au niveau de la parole. Il enseigne aussi par l'opposé des mots, par le silence de son être. Son être est en silence parce qu'il a tout compris, tout vécu, tout accompli, tout obtenu. Le maître est en silence parce qu'il n'a plus besoin de mots pour s'expliquer quoi que ce soit. Il comprend sans les paroles. Il n'a même plus besoin de chercher à comprendre une situation ou une expérience parce qu'elles ne sont que son être en mouvement. Il comprend son être. Il a gagné l'expérience d'être son être. Il n'y a plus de distance entre son être et sa personnalité. Sa personnalité ressemble en tout point à son être. Il n'y a plus de quête pour se retrouver, pour se connaître, pour devenir ce que l'on pourrait être. Le maître spirituel a gagné un contact avec son être à un niveau très intime de son être. Il a rejoint son être à la limite la  plus fine de la conscience et il a vu et découvert et compris que son être était une copie de l'Être cosmique. L'ARN se colle sur l'ADN et il lui ressemble. Il en tire les qualités dont il a besoin pour agir dans le monde de la fabrication et de la transformation des cellules corporelles. De même, la glaise est placée dans un moule, et elle le copie parfaitement. Ainsi l'être de celui qui a gagné l'illumination s'est collé sur la conscience de l'Être cosmique et il l'a copié parfaitement. Maharishi a fait cela en étant proche de son propre maître, Brahmananda Saraswati. Maharishi a placé son coeur et son esprit par dessus le coeur et l'intelligence de son maître et il en a fait une copie identique en lui-même.

Pour faire la découverte de la Vérité et de l'Amour, il faut absolument passer au delà de la surface des mots, il faut transcender toutes les idées conçues par notre intelligence limitée, et abandonner notre compréhension ignorante et orgueilleuse de la vie et des événements, et mettre tout ce vocabulaire au silence.

Et là, surprise, là se trouve ce qui est vrai par dessus tout, ce qui ne s'énonce jamais clairement parce que cela ne peut jamais être conçu clairement puisque cela dépasse l'intellect. Le silence de la pure conscience transcendantale dépasse toutes les notions, lesquelles ne sont que des capsules de vérité, des photos d'un angle de la vérité, mais jamais ce qui est totalement vrai et universel.

Maharishi dit : « La vérité est ce qui ne change jamais.» Elle ne peut donc pas être un point de vue, ni une explication, ni une théorie, ni une déduction logique. Sinon elle serait dépendante de la capacité de l'un à concevoir ceci ou cela, et de l'autre à accepter une idée et à l'intégrer. On peut faire l'expérience de La Vérité universelle, mais dans son silence en premier, puis dans son silence en action en deuxième. La pratique de la Méditation transcendantale est l'exercice qui mène à la perfection du processus d'acquisition de la Vérité universelle, l'union du soi au Soi, de l'être à l'Être, de l'individuel au cosmique, de l'esprit actif à la conscience infinie.

Lorsque cette expérience de pure transcendance se produit, le coeur se met à battre plus doucement, le regard se met à voir ce qui est non changeant, l'intellect se met à comprendre la Vérité. Les moindres paroles se mettent à dire leur bonheur d'exister. Après tout, elles sont des vagues sur l'océan de la félicité.

L'Amour, quant à lui, n'est rien d'autre que le débordement de la félicité. Il ne s'épuise jamais, sinon ce ne serait pas l'Amour. Tout comme la Vérité, l'Amour ne change jamais lui non plus. Il n'a besoin d'aucun objet à aimer. Il peut les aimer tous, et sans fin.

354) L'INTELLECT ET LA TRANSCENDANCE : Durant la pratique de la Méditation transcendantale, l'intellect, dans ses modes actifs, n'a absolument pas besoin d'être utilisé. Les instructions qui sont données pour faire la MT font que l'intellect, tout comme les autres facultés mentales, se repose en profondeur. Le mécanisme de la transcendance, tel qu'il a été compris et expliqué dans sa totalité par Maharishi et tel que chacun des professeurs certifiés de Méditation transcendantale l'enseigne durant les leçons d'initiation à cette technique, est si parfait et naturel, donc sans effort et sans contrôle ni manipulation des pensées, que le but du processus de transcendance, la conscience pure, l'état le plus simple de la conscience, l'état infini de la conscience, l'Être, est réalisé spontanément et innocemment.

Maharishi donne l'exemple d'un petit veau qui a été séparé de sa mère et qui, si on le libère, traversera le troupeau en zigzagant entre les vaches et retrouvera "par instinct" l'endroit où est sa mère. L'Image de ce petit veau qui retrouve son chemin spontanément et qui prend la bonne direction à tout coup, montre bien comment "l'intellect" qui sert à discriminer, à faire des choix, à comprendre l'ordre dans ce qui en apparence ne semble pas en contenir, va, durant la pratique de la MT, « trouver spontanément et innocemment », et sans erreur aussi, le chemin de la conscience transcendantale. L'esprit va zigzaguer entre les multiples activités mentales, passant d'une strate à l'autre, toujours plus subtile, et il va s'établir tout à fait spontanément dans l'état de moindre excitation de l'esprit.

La pratique de la Méditation transcendantale n'utilise pas l'intellect comme tel, et le méditant n'a à peu près aucune décision à prendre dans l'application des instructions qu'il a reçues durant son cours de formation, et pourtant le processus naturel de transcendance prend place d'une manière parfaitement " intelligente "car à chaque fois le but de la transcendance est réalisé. Contrairement aux autres techniques de méditation qui ont été enseignées depuis des siècles dans diverses cultures de la terre, celui qui médite avec la MT n'a rien à faire pour transcender la pensée, et pourtant, son esprit atteint le but de la transcendance, la conscience pure. Comment le but est-il réalisé si parfaitement? Il est réalisé parce que la MT utilise les mécanismes tout à fait spontanés de la transcendance naturelle. Dans sa technique de MT, Maharishi permets à l'intelligence naturelle de l'esprit et à celle du corps de fonctionner sans obstruction et sans contrôle.

Au bout du processus de la transcendance, lorsque la conscience infinie est connue, l'intellect humain est alors parfaitement contenté. Il est établi dans la conscience infinie. En faisant des milliers de fois le chemin qui amène l'esprit de sa surface active à son silence dans la pure conscience, l'intellect humain gagne automatiquement l'habileté d'être satisfait en toute circonstance. Il devient " intelligent, fluide, souple " et aucun obstacle ne l'empêche de saisir la vérité dans n'importe quelle situation. L'intellect gagne l'habileté de ne jamais bloquer devant une situation. Sa fluidité est venue du fait qu'il a suivi des milliers de fois le chemin "de la nature" et il s'est ajusté innocemment, sans s'en rendre vraiment compte, sans chercher à accomplir cela, en glissant, pour ainsi dire, chaque jour durant la MT, jusqu'à rejoindre la conscience infinie. La conscience transcendantale est la pure satisfaction de l'intellect et du coeur, la félicité hors limite.

Un jour arrive, où, grâce à cette habitude de faire l'expérience quotidienne de la transcendance, l'intellect n'a même plus à devenir actif pour qu'il puisse comprendre les expériences de la vie. L'océan n'a pas à se déplacer pour toucher tous les rivages. Ainsi l'intellect cosmique remplit l'intellect humain et cet état est une grande illumination en soi. La satisfaction qui vient d'une totale compréhension en soi, est alors devenue permanente. Pour tous ces gains indéfinissables mais réels, l'intellect murmure : Jai Guru Dev, merci au maître divin.

353) LES DEUX DIRECTIONS : La pensée ne peut prendre que deux directions. Horizontale ou verticale.

La plupart du temps, elle ne prend que la première, celle horizontale. La pensée observe le monde et elle le pense. Elle le divise en morceaux qui sont plus compréhensibles. Elle fait des catégories et elle y case ses nombreux concepts. Elle cherche continuellement à mettre de l'ordre dans la compréhension des événements. Elle élabore des constructions complexes avec l'aide de l'intellect. Elle imagine l'avenir, elle planifie les étapes de l'action. Elle mesure ses réalisations et les compare avec les idéaux qui ont servi au départ. Puis elle refait le tour de la roue de l'analyse, de l'observation, de la planification, de l'action et de la vérification.

TOUT ce qui se trouve autour de nous dans la civilisation est le produit direct de la pensée qui fonctionne à l'horizontale, en surface de la vie active.

À cet égard, la littérature est l'expression de la pensée horizontale, les arts le sont eux aussi, l'architecture, les religions, l'administration publique, la politique, l'économie, les idéaux sociaux ou moraux, la science, etc. Les voyages à la lune sont le résultat de la pensée horizontale. Visiter le fond des océans aussi. Escalader jusqu'au sommet de l'Everest est le résultat de la pensée horizontale, celle qui aime conquérir et se dépasser. Les empires sont tous le résultat de la pensée horizontale, celle qui organise tout et croit qu'elle peut tout organiser pour que l'homme s'épanouisse dans mille domaines.

La deuxième direction que peut prendre la pensée se fait durant la pratique de la Méditation transcendantale. La pensée s'apaise graduellement et l'esprit atteint la conscience pure qui ne contient aucune activité mentale et sensorielle. On connaît ainsi l'état de l'Être transcendantal, l'infini, l'immortel.

Le mouvement vertical de la pensée donne un repos très profond au système nerveux. L'arrêt momentané de la pensée, telle une brève pause et un silence, fait découvrir la conscience seule avec elle-même. Le mouvement vertical de l'esprit ne peut se faire qu'avec une technique de transcendance. Sinon, il ne se fait pas puisque la pensée ne va habituellement que dans une seule direction, celle qu'elle connaît et qu'elle a développé depuis la naissance. Cette direction est celle de l'esprit actif qui pense, réfléchit, analyse, observe, imagine, rêve, doute, conçoit, et oublie.

Ainsi, la pensée peut réfléchir à des choses extrêmement profondes en surface de l'activité mentale. Son mouvement sera strictement horizontal. Une personne peut étudier en détails tout ce qui se trouve en surface d'un kilomètre carré de forêt, mais cette analyse « profonde » sera « superficielle » finalement, puisqu'elle ne quittera jamais la surface active de la pensée. S'auto observer est une chose qui se déroule à la surface de la pensée consciente. Réfléchir à des thèmes philosophiques très profonds, sur l'amour, sur l'existence, sur la vie et la mort, sur la créativité, sur Dieu, toutes ces choses se déroulent uniquement à la surface de l'esprit conscient, dans le domaine de la pensée.

Mais dès que la pratique de la transcendance des pensées est connue, dès que l'esprit entre en sa propre nature, dans un mouvement à la verticale, traversant les diverses couches de plus en plus subtiles de l'activité mentale, il se produit alors une formidable transformation dans la conscience de l'être humain. Car, sans cette expérience, l'être humain de ce siècle-ci et celui d'il y a dix mille ans sont tout à fait semblables. Seules les choses extérieures, seuls les décors sont différents, et certaines notions, certains idéaux qui ont évolué avec le passage des siècles. L'homme d'aujourd'hui utilise sa voiture plutôt qu'un cheval ou un âne, il communique avec un téléphone portable plutôt qu'avec un manuscrit écrit sur du cuir ou du papier parchemin. Nos ancêtres d'il y a dix mille ans pensaient tout à fait comme nous pensons aujourd'hui. Ils n'étaient absolument pas différents de nous. Ils étaient parfois inquiets, parfois angoissés. Ils étaient ambitieux, ils étaient stressés. Ils se divertissaient comme nous le faisons. Certains étaient orgueilleux et dominateurs. D'autres étaient artistiques ou créatifs et ils inventaient de nouvelles manières de faire les choses. Ils utilisaient de mieux en mieux les outils du travail. Ils écrivaient des manuscrits hautement réfléchis. Certains de leurs textes ont traversé les siècles tant ils sont restés pertinents à chaque époque.

Mais aujourd'hui, avec l'arrivée de l'enseignement de la technique universelle de transcendance, la Méditation transcendantale, et avec l'utilisation hautement spécialisée de techniques avancées, telles les MT-Sidhis et le vol yogique, une nouvelle société humaine va voir le jour. Un homme "différent" va naître.

Une autre manière de vivre la vie va se développer. Celle-ci ne sera plus basée sur la pensée rationnelle ou émotionnelle. Elle ne trouvera plus ses espoirs dans la pensée. Les idéaux qui ont nourri les actions humaines et défini les balises de nos comportements en société, en plus de servir de but à notre travail collectif, vont tout simplement disparaître. Plus personne ne voudra d'idéaux car ils sont impossibles à réaliser. Ils se tiennent toujours au devant de soi. Les plus nobles idéaux ont causé autant de dommage sur terre et tué autant d'êtres humains que les actions sans scrupule des plus grands dictateurs ou barbares.

Les idéaux religieux n'ont pas livré Dieu à l'humain. Ceux politiques n'ont pas permis de gérer avec justice les sociétés ni de produire une saine répartition des biens et du labeur. Les idéaux philosophiques dorment sur les tablettes poussiéreuses des penseurs. Les révolutions, les réformes, les purges, toutes ces actions n'ont pas produit les résultats escomptés. Le développement de la science elle-même nous a mené au bord d'un précipice où le danger menace maintenant toute la civilisation humaine, où les désastres écologiques ont gagné des proportions planétaires.

Tant que l'homme ne sera pas changé de l'intérieur de lui-même, la terre va continuer de tourner sur la roue de la souffrance et de l'espoir de la fin de la souffrance. Mais comment changer l'homme? Quelle autre réforme de la pensée proposerions-nous? Ne me dites pas que c'est en pensant d'une autre manière, en acceptant telle ou telle philosophie économique ou religieuse et en s'efforçant d'ajuster notre comportement à cette nouvelle manière de comprendre les choses, que l'humain va changer. Ce n'est pas en changeant ses attitudes, ni en cultivant d'autres émotions, ou en étant plus de ceci et moins de cela que le changement s'accomplira.

Ne me dites pas non plus que vous avez découvert des manières pour « être », et que vous avez compris comment agit celui qui EST. Vos conclusions seront du pareil au même, étant toujours le fruit de votre pensée qui fonctionne à l'horizontale de la perception. Sachez qu'il est impossible de " penser un chemin " pour se libérer de la pensée. Les corridors du labyrinthe de la pensée vont vers le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest. La pensée ne peut pas trouver elle-même une réelle solution aux problèmes qu'elle a inventés.

Apprenez la technique qui permet de transcender la pensée et faites l'expérience de l'Être, la pure conscience.  Il faut pratiquer la Méditation transcendantale. Pourquoi la MT? Parce que Maharishi a redécouvert le secret de la transcendance, cela même qui a été le plus grand oubli de toutes les civilisations passées. La pensée n'a jamais compris la transcendance parce qu'elle est transcendantale, elle est invisible, impossible à nommer, impossible à enfermer dans une limite conceptuelle. Voilà pourquoi la transcendance n'a même pas fait partie des enseignements religieux, alors qu'elle aurait dû en être l'essence. Elle a été mise de côté et on l'a oubliée dans les grottes éloignées ou des sages ont protégé cette technique, attendant le moment de sa renaissance.

Pratiquer une autre sorte de méditation où on vous dit de méditer en pensant de jolies pensées positives, en écartant les choses négatives de votre esprit, en imaginant et en visualisant des désirs si bons et si beaux, ne sera qu'un frisson à la surface de l'esprit? Et que dire de ces méthodes où on invite ceux « qui sont profonds » à fabriquer dans leur imagination des expériences sensorielles qui ressemblent à l'idée que l'on peut se faire de ce que doit être le bien-être? Il y en a d'autres qui essaient de cesser de penser et qui s'adonnent à contempler des instants de silence, ou qui dirigent et contrôlent ou reprogramment leur pensée? Toutes ces tentatives sont perdues d'avance. Elle sont des actions à l'horizontale de l'esprit.

Il faut méditer avec la technique de Méditation transcendantale et prendre la direction verticale de la pensée, jusqu'à ce que l'Être apparaisse de lui-même dans la conscience silencieuse.

Une nouvelle civilisation tout à fait " inimaginable " va surgir de cette expérience qui n'a pas été sur terre depuis des dizaines de millénaires.

352)LA RELATION ENTRE L'ÊTRE ET LE MONDE DE LA RELATIVITÉ : Lorsque la conscience est stable dans l'expérience de l'Être (cela se produit à partir de l'état de la conscience cosmique, le premier état permanent d'illumination), la relation qu'elle entretient avec les choses, les événements et les êtres, ainsi qu'avec elle-même, ne peut plus changer.

L'Être entre en relation avec le monde de la relativité sans perdre son statut non changeant. La conscience infinie interagit toujours avec elle-même puisqu'elle occupe la totalité de son propre espace de conscience. Quels que soient les événements sensoriels ou mentaux qui se produisent dans la subjectivité ou dans le monde des événements objectifs, la pleine conscience reconnaît toujours ce qu'elle est elle-même alors que les choses, les événements et les êtres lui présentent son propre visage sous diverses formes. Toutes les possibilités d'existence et d'expérience dans l'univers sont perçues à l'intérieur de l'Être qui s'auto perçoit, tout comme on ne voit que la lumière du soleil même si le ciel au complet a pris des teintes formidables. Les couleurs changeantes du ciel ne sont que des jeux de lumière sur un fond de ciel inchangé. La pleine conscience de l'Être ne reconnaît que son propre dynamisme en toute chose. L'Être est comme l'océan qui regarde ses propres vagues et que ne voit que lui-même dans toutes les formes dont il prend conscience.

Dans les états de non illumination, l'expérience de la pleine conscience n'existe pas encore. La conscience n'est pas assez éveillée pour « se tenir sur ses propres pieds. » Elle est donc engagée dans une multitude de degrés de perceptions qui sont dues à son incapacité d'être stable en sa propre nature. La conscience est soit cachée derrière le phénomène de la perception sensorielle, soit recouverte par les objets d'attention qui se reflètent sur elle, soit identifiée aux images qui l'occupent.

Durant les périodes du sommeil profond, notre conscience est même anéantie par l'incapacité du système nerveux. Elle devient totalement non fonctionnelle. Durant les états de rêves, le système nerveux redevient capable de produire un peu de conscience mais cela se fait de manière très partielle puisque la conscience de soi est presque inexistante durant les rêves. Durant l'état de la veille active, dans lequel nous passons environ 15 heures par jour, l'esprit conscient devient actif à nouveau mais il se met à fonctionner par degrés de clarté plus ou moins élevés, durant lesquels défilent les mémoires, les désirs, les impressions latentes de l'esprit (le subconscient), la pensée rationnelle, les sensations et plus encore. Dans l'état de veille active, la relation de la conscience avec le monde est un mélange d'objectivité et de subjectivité, de rêveries et de rationalité. La relation de la conscience est variée, parfois lucide et parfois ombragée, parfois imaginaire et parfois rationnelle.

Dans les états supérieurs de la conscience, la lumière de la conscience est enfin stable et claire. La relation de la conscience avec les phénomènes subjectifs et objectifs, est basée sur une conscience pleinement éveillée en sa propre nature et qui ne peut plus jamais être ombragée ou même anéantie comme durant le sommeil profond. L'illumination de la conscience fait que la conscience entretient une relation stable, mature et claire entre elle-même et le monde. À partir de l'état de la conscience cosmique, la conscience n'est plus jamais perdue à elle-même à chaque fois qu'elle entre en relation avec le monde de la relativité.

Lorsque la psychologie moderne va découvrir l'existence de l'illumination, elle va réaliser ses plus hauts objectifs qui sont de comprendre l'étendue totale du développement de l'esprit humain et de développer ces états d'une manière naturelle et systématique pour les humains de chaque génération à venir. Les psychologues vont apprendre, pour la première fois, ce qu'est le plein épanouissement du potentiel mental de chaque être humain. Maharishi deviendra le « Père » de la psychologie de l'illumination puisqu'il aura établi les fondements de la science complète de l'intelligence humaine et qu'il aura fourni toutes les techniques de son développement.

Seul le développement des états supérieurs de la conscience permet à l'être humain d'entrer dans une relation juste avec l'univers sans qu'il perde la connaissance de son être dans chaque perception, chaque pensée et chaque action.

P.S. ce qui est intéressant à noter, c'est que la relation entre l'Être et la perception de n'importe quelle chose (les pensées, les sensations, les événements, etc.) ressemble, dès le début de la conscience cosmique, (le cinquième état de la conscience et le premier état permanent d'illumination) à ce qui se passe dans le septième état de la conscience, la conscience d'unité (l'état le plus élevé de l'évolution) À partir de la cc, l'Être est seul dans son propre état et il témoigne de toute la relativité. Il en est séparé et par conséquent il n'est prisonnier d'aucune limite de la perception ou de la pensée. L'Être commence donc, dès ce moment-là, à voir le monde subjectif et objectif sans jamais avoir à sortir de son propre état infini. Sa relation au monde est déjà en terme de son propre état. Il n'est plus jamais mélangé au relatif, comme cela se passait avant que l'expérience de transcender la pensée ne révèle sa nature transcendantale à l'esprit conscient. Ce type de relation à sens unique va durer jusqu'à l'établissement complet de la conscience d'unité, là où  tout le relatif (tout ce qui est de nature changeante) sera apprécié en terme de l'Être. La seule chose qui va changer en cours de conscience cosmique, en allant vers la conscience divine, c'est la position du relatif par rapport à l'Être. Le relatif va se rapprocher de l'Être autant qu'il le pourra. Le relatif ne peut pas s'avancer plus proche de l'Être qu'en montrant sa dimension céleste, remplie de lumière et d'intelligence illimitée. Sa nature relative ne peut jamais être dépassée par sa propre force, par son propre pouvoir. Le niveau le plus subtil qui puisse être perçu au plan relatif est la vision céleste. Par lui-même le relatif ne peut rien faire de plus que présenter ce qu'il a de plus beau à offrir, et c'est la perception du céleste, l'énergie céleste, l'intelligence céleste, la gloire et la lumière céleste de la création.

Seul l'Être peut prêter sa nature absolue au relatif. Nous constatons que, dès le début de la conscience cosmique, la relation de l'Être avec le monde relatif restera toujours la même tout au long du développement des degrés de plus haute illumination. À partir de la cc, l'Être ne perçoit que sa propre nature immortelle. Au début il ne la perçoit qu'en lui-même et plus tard il la perçoit en toute chose et toute circonstance.

p.s. #2 : Mon ami J.C. Pommet fait un bref commentaire sur ce texte en vrac #352 et ensuite il propose le résumé qui suit : « C'est captivant l'angle que tu as pris pour expliquer la relation de l'Être avec le relatif qui ressemble dès le début de la conscience cosmique (la cc)à ce qui se passe en conscience d'unité. »

En cc, l'Être perçoit sa propre nature. Il est séparé du relatif. Il est témoin de tout. Il perçoit le relatif, mais sans sortir de sa réalité absolue. Il n'est plus mélangé avec le relatif comme c'était le cas avant la cc, avant que la transcendance soit établie de façon permanente dans l'esprit conscient. Sa relation avec le monde est déjà en terme de sa propre nature.

La seule chose qui va changer en conscience divine (cd) est la position du relatif par rapport à l'Être. Le relatif va se rapprocher de l'Être en devenant plus subtil jusqu'à ce qu'il atteigne le niveau le plus subtil possible, soit le niveau de la lumière céleste.

Puis en conscience d'unité (uc), le relatif sera perçu en terme de l'Être absolu.

On voit donc que la relation de l'Être avec le relatif est la même dès le début de la cc, et tout au long du développement des deux autres états supérieurs d'illumination. Elle est déjà en terme de l'Être.

Tout ce qui change en cd et en conscience d'unité (uc), c'est le rapprochement du relatif avec l'Être. En cd, le relatif est perçu en terme de sa valeur céleste et en uc le relatif est perçu en terme de l'Être.

En cc, l'Être ne perçoit que sa nature infinie et immortelle en lui-même et plus tard il la perçoit à l'extérieur de lui-même en toute chose simultanément, Brahm, la totalité. »

351) LA LUMIÈRE NE PEUT PAS ÉCLAIRER LA LUMIÈRE : Brahmananda Saraswati, le maître spirituel de Maharishi, a dit : « Les enseignements spirituels détruisent l'ignorance et, par conséquent, ils effacent les ténèbres, mais ils ne peuvent pas éclairer le Soi intérieur parce que le Soi est la Lumière. »

Le Soi est la conscience. Seule la conscience peut être consciente de n'importe quoi d'autre. Seule la conscience peut connaître quoi que ce soit. Elle est première, elle est fondamentale. On ne peut pas se connaître soi-même sans la conscience. On ne pourrait même pas savoir qu'on existe si on n'avait pas la conscience. (Sous l'icône Courtes pensées, #335, j'aborde un peu le même sujet, mais sous un angle différent)

Partout sur terre on enseigne des choses très profondes et belles à propos de la spiritualité, à propos de Dieu. On donne des connaissances à propos d'une foule de sujets. Mais jamais ces enseignements ne vont plus loin que « à propos » de quelque chose qui est enseigné. La Méditation transcendantale est la technique qui amène l'esprit à transcender tous les objets de la connaissance et à connaître sa propre source, la pure conscience, le Soi. Par cette pratique, on gagne la connaissance de CELA qui connaît toute autre chose, la conscience. La conscience est le seul connaissant dans l'univers. Rien ne peut éclairer la lumière qui éclaire toute autre chose.  

Maharishi répondait à une question d'un reporter dans conférence de presse. Il a dit :
« Avec cela (la MT), la connaissance est la leur propre. Ils n'ont pas à l'amener de quelque part hors d'eux-mêmes. C'est cela la spécialité des maîtres védiques. »

Le Soi est la conscience infinie. On connaît la conscience infinie au bout du processus de la transcendance des pensées. Quelqu'un peut enseigner toutes sortes de choses à propos de la conscience, mais ces informations ne sont pas la conscience elle-même. Seule la pratique de la Méditation transcendantale ouvre la conscience à sa nature propre. Une personne peut alors connaître directement la conscience dans son étendue totale, à partir du sommeil inconscient jusqu'à la conscience d'unité, c'est-à-dire de l'ignorance totale jusqu'au domaine de toutes possibilités.

Quand ils vont entendre parler de cette réalité, les chercheurs spirituels du monde entier vont tous apprendre et pratiquer la technique de la Méditation transcendantale pour connaître le Soi. Ils vont comprendre que seul le Soi peut éclairer tous les objets de la connaissance, incluant ceux qui viennent des enseignements spirituels qui disent des choses merveilleuses à propos de Dieu. Le Soi va éclairer la connaissance de Dieu qui est un objet de connaissance, un concept, un ensemble de mots à propos de l'Intelligence toute puissante qui a créé le monde au début.

La réalité divine que tous ces enseignement décrivent est le Soi. Rien ne peut éclairer le Soi sauf le Soi car il est la conscience infinie. Le Soi est primordial, il est l'Essence, il est l'Origine, il est l'Être. Il est la lumière qui éclaire toute autre chose. Sans la conscience, l'univers serait détruit dans le coma de l'ignorance. Si Dieu est, il est nécessairement la conscience, avec son pouvoir infini de connaître. De ce qui est connu surgit la connaissance. Cela qui connaît, est le Soi. Au plan transcendantal de la conscience, le seul objet qui peut être connu est le Soi lui-même. Quel est le Soi? Il est une pure et libre conscience de félicité. Il est une pure et infinie conscience de félicité libre. Dieu est cela.

Il n'existe aucune autre possibilité au plan spirituel et si nous voulons connaître Dieu, il faut nécessairement faire l'expérience du Soi transcendantal qui est l'infini total. Par contre, si nous voulons savoir des choses à propos de Dieu, alors nous pouvons lire des livres sacrés ou autres écrits, nous pouvons écouter des conférenciers, nous pouvons visionner des enregistrements ou parler avec d'autres personnes, et réfléchir, etc. Toutes ces choses ne donneront jamais la connaissance directe du Soi ni la libération de l'esprit face à ses propres constructions mentales, ses conditionnements et ses croyances.

Dans son commentaire sur le verset 53 du second chapitre de la Bhagavad Gita, Maharishi écrit ceci : (je cite quelques phrases) :
« [...] confronté à une si vaste étendue de connaissances, l'esprit peut se sentir désorienté. Il demeure « inébranlable » lorsqu'il a recours à sa propre nature. Alors, il demeure résolu, et, transcendant tout le domaine de la vie relative, il gagne la conscience-du-Soi [...] Mais quand l'esprit parvient au samadhi (ou conscience transcendantale), le but de tous les chemins est atteint. L'esprit, devenu résolu, parvenu à son but, est tout à fait clair et libéré de toute confusion quant au chemin qui y mène.[...] C'est pourquoi le Seigneur souligne l'importance de l'expérience directe du samadhi ou pure conscience. Elle seule peut dissiper les incertitudes de l'esprit.[...] La connaissance des Écritures ne prend néanmoins une signification que lorsque la Réalité est vécue directement. »

350) L'ESPOIR PEUT ENFIN SE REPOSER : Le bonheur maximal est la félicité absolue de l'Être. Ce bonheur maximal ne se situe pas au niveau de la vie relative dans des accomplissements intellectuels ou matériels. L'Être est une expérience en soi au plan transcendantal de la conscience.

Si le vent s'arrête sur la mer, les vagues vont rapidement s'arrêter et, lorsqu'elle sera calme, la mer pourra être contemplée d'un seul regard. De même l'expérience de la conscience transcendantale fait que les bonheurs passagers sont graduellement remplacés par la vision de la félicité absolue, le bonheur total en soi.

Lorsqu'une personne réussit à avoir une expérience claire de la réalité transcendantale de la conscience, elle devient automatiquement libre de tous les efforts qu'elle avait l'habitude de faire pour essayer d'être heureuse. Avant, elle devait se lancer à l'assaut de toutes sortes de rêves, elle devait essayer de mettre en oeuvre toutes sortes de projets, elle devait lutter chaque jour pour changer quelque chose dans sa société, etc. Tant d'efforts pour mettre la main sur le bonheur gardent la vie au niveau des vagues d'espoir d'un bonheur qui va venir dans une heure ou demain ou l'an prochain.

L'Être est la totalité de ce que nous recherchons dans les stratégies de la pensée et la poursuite des idéaux jusque dans l'action. L'Être est ce que nous recherchons faussement hors de soi. Nous recherchons tous le bonheur hors de nous-mêmes, alors qu'il est en soi. Il est uniquement en soi. Il ne peut être qu'en soi.

Le bonheur total ne peut pas exister hors de soi parce qu'il serait alors complètement dépendant de n'importe quoi d'autre que soi-même. Le bonheur total est un état de notre être qui se développe en soi uniquement. Pour cela, il faut amener notre esprit qui est habitué de courir après des espoirs de toutes sortes, à s'arrêter et à connaître la conscience de l'Être, la réalité absolue de l'existence.

Toute personne qui a développé une grande illumination intérieure, c'est-à-dire celle qui connaît la conscience de l'Être, l'Absolu, n'a plus besoin de l'espoir de vivre un plus grand bonheur. Toute forme d'espoir s'arrête et elle ressent un très grand soulagement.

Cette personne n'a plus besoin de rêver au bonheur qui est à venir car celui-ci est désormais en elle immédiatement. Il est dans l'Être, en soi, tout simplement, et de façon permanente. N'importe quel espoir d'un bonheur à venir est une sorte d'erreur de l'intellect dû à l'ignorance de la félicité de l'Être. L'intellect invente des espoirs de toutes sortes, parce qu'il est insatisfait en ce moment et parce qu'il l'était hier et parce qu'il confond des morceaux de plaisir et de bonheur avec son rêve d'être totalement épanoui.

Ne connaissant pas l'océan de l'Être, l'intellect se donne « corps et âme » aux espoirs de bonheur, luttant en politique, luttant en économie, luttant pour la justice et contre l'injustice, luttant contre ceci et pour cela. Il lutte pour des principes, il lutte religieusement, il lutte même durant les rêves de la nuit. L'intellect humain cherche depuis des siècles et des millénaires à attraper le bonheur total, en vain, quoi qu'il y fasse. Le bonheur vient en gouttes comme lorsqu'on se tient sous la pluie. Même la bouche grande ouverte, jamais on ne réussira à assouvir sa soif.

La Méditation transcendantale est plus qu'un raccourci pour le bonheur. Elle est l'unique découverte dont on ne peut pas se passer. Elle nous donne le résultat de l'addition de tous les morceaux de bonheurs, immédiatement dans l'Être, la conscience infinie, en soi.

Chaque être humain a besoin de trouver ce bonheur qui est en référence avec son être. S'il trouve cela, alors sa vie est totalement réussie, peu importe ses talents, peu importe son rôle et sa profession dans la société, peu importe n'importe quelle situation en lui-même ou à l'extérieur de lui-même. Toutes ces choses sont circonstancielles alors que le bonheur total est à soi, en soi, et il remplit ensuite tous les autres recoins de la vie sous la forme de l'épanouissement.
 

349) LA SOURCE DE LA VIE : Toute personne qui ne connaît pas la conscience transcendantale, l'Être, ignore la source de la vie. Elle n'a pas de contact direct avec la source de la vie en son être. Son être est surtout tourné vers le monde extérieur, vers les sensations et les événements. Son être est loin de la conscience de l'Être. Il se tient à une distance de la conscience transcendantale et il reste toujours occupé avec les choses de la perception sensorielle, avec les pensées qui sont des mémoires des expériences passées.

Une telle personne utilise la vie et elle l'emprunte d'une source qu'elle ignore. Elle fonctionne comme une machine dont on ne voit pas le fil électrique qui la fait marcher. La machine est pourtant branchée quelque part, mais la connexion est cachée. Sans ce fil, l'appareil s'arrêterait instantanément.

Les milliards d'humains sont extrêmement occupés par une foule de projets individuels et collectifs. Pourtant, ils ignorent que leur être est connecté avec la vie cosmique, l'Être transcendantal. Leurs pensées tourbillonnent dans leur esprit et elles ne sont pas reliées à la source de la vie, l'Être, au plan transcendantal de la conscience.

Je regarde les gens qui parlent, qui marchent, qui besognent de toutes sortes de façons et je suis tellement surpris qu'ils ne sachent pas qu'ils sont des marionnettes sans main qui les guide de l'intérieur d'eux-mêmes. Ils parlent, marchent et besognent par l'unique force des choses qui leurs sont extérieures. Ils vivent en réaction à n'importe quoi. Ils ne connaissent pas la source de la vie, en eux. Ils l'ignorent totalement parce que personne ne leur a dit que la technique de Méditation transcendantale connecte l'être à l'Être, directement en soi. Alors ils construisent des villes, ils bâtissent des civilisations et tout cela est continuellement à faire et à défaire, à commencer et à recommencer.

Toute cette fourmilière humaine s'occupe sans que personne ne connaisse rien en lui-même qui soit la source réelle de sa vie. Je suis ébloui de l'ignorance des milliards d'êtres humains qui puisent leur vie hors d'eux-mêmes, qui stimulent leur intelligence avec des événements qui se déroulent hors d'eux-mêmes.

Leur santé n'est pas en leur être. Elle dépend d'une foule de circonstances extérieures. Leur vie n'est pas en leur être, elle est poussée au vent des événements comme les feuilles sans attache. Leur créativité est une lutte constance pour ou contre quelque chose d'extérieur, plutôt que le mode naturel de leur être à chaque seconde. Ils marchent, ils parlent, ils besognent, mais tout cela se déroule sans conscience de la source de la vie qui se trouve en leur être transcendantal.

348) L'ÊTRE VOIT L'ÊTRE : L'Être utilise les yeux pour voir l'Être. Les yeux par eux-mêmes ne peuvent pas voir ce qui est invisible et transcende le sens de la vue, mais avec le développement de l'état d'illumination, l'Être voit l'Être par le médium de la vue.

De même pour les autres sens de perception. L'ouïe  entend l'Être dans les sons de la vie quotidienne, n'importe quel son. L'odorat sent l'ÊTre et le goût goûte l'Être. Le toucher touche l'Être qui pourtant est au delà de toute sensation. Vivre l'Être est une chose simple lorsque la conscience de l'Illumination est établie en soi. l'Être est vu, senti, touché, goûté et entendu partout, peu importe ce qui est vu, senti, goûté, touché et entendu. l'océan seul existe dans chaque vague.

347) QUI PEUT ENSEIGNER LA MÉDITATION ? : Maharishi a pris soin de former ses professeurs de Méditation transcendantale en leur demandant de toujours faire la cérémonie d'initiation où ils chantent la puja spéciale pour cette fonction, car ce chant traditionnel transporte la responsabilité du karma de chaque personne qui est initiée directement dans les mains des grands maîtres védiques qui sont des êtres immortels pleinement illuminés. Ce sont eux qui surveillent l'évolution des milliards d'êtres humains, et de toutes les autres âmes sur la terre et ailleurs, et qui ont la responsabilité de communiquer la procédure de transcendance aux nouveaux initiés selon un mode parfaitement bien défini, dans des étapes dont la séquence est naturelle et sainte.

Personne ne devrait enseigner la méditation à moins d'avoir reçu cette responsabilité directement d'un maître illuminé et d'avoir reçu aussi la procédure précise d'initiation à la transcendance. Une personne ne peut pas prendre sur elle-même la responsabilité d'initier une personne à un processus de purification aussi profond que celui qui vient de la méditation, sans que cette responsabilité lui ait été confiée expressément. Lorsqu'on devient un parent, on a la responsabilité de l'enfant et on doit l'amener à l'âge adulte, là où il sera finalement autonome. Le parent sera alors libéré de sa responsabilité, l'enfant aussi sera libéré de ce lien de karma avec ses parents.

La méditation est si importante dans l'évolution d'une personne qu'on ne peut pas, sans une grande maturité spirituelle, accepter d'initier quelqu'un à cette démarche intérieure et prendre cela sur ses propres épaules. Le karma de chaque personne initiée ne peut pas devenir la responsabilité d'un professeur qui n'a pas la capacité de suivre l'évolution spirituelle de ses initiés et pouvoir les guider pendant des vies et des vies, jusqu'à ce qu'elles soient enfin libérées de la souffrance et qu'elles aient trouvé le parfait chemin de la transcendance qui amène l'esprit en dehors du labyrinthe de toute pensée.

La responsabilité d'initier une personne à la voie de la conscience transcendantale est celle des grands maîtres de la tradition védique, eux qui sont éternellement libres de toute limite et de tout karma dans la création au complet, et qui peuvent soutenir n'importe quelle âme pendant des millénaires pour lui faire franchir chaque étape de son évolution. Maintenant, heureusement, les maîtres de la science védique ont pris la décision de sauver l'humanité et d'initier à la technique de Méditation transcendantale des millions de personnes parce que les hommes ont mis le monde en danger en inventant les armes nucléaires et la pollution dévastatrice de la nature. Maharishi a donné à ses professeurs de Méditation transcendantale la procédure d'initiation qui vient directement des grands maîtres du véda.

346) LE PONT ENTRE LA CONSCIENCE TRANSCENDANTALE ET L'ESPRIT INDIVIDUEL : Maharishi écrit : « Comment un mortel peut-il concevoir les avantages que présente pour sa vie personnelle cette communion avec la vie cosmique de l'Être absolu? Comment l'intelligence humaine ordinaire peut-elle, au niveau de la compréhension intellectuelle, embrasser la grandeur de l'intelligence cosmique qui se trouve dans le domaine de l'Être transcendantal? Comment un individu, agissant dans les limites de sa capacité mentale ordinaire, peut-il concevoir les possibilités considérables de l'énergie créatrice de tout son potentiel, lorsqu'il est en accord avec l'intelligence créatrice de l'Être absolu? »

Nous savons que notre esprit est souvent mal éveillé même au beau milieu de la journée. Il est très souvent engagé dans de longues rêveries qui occupent plusieurs heures par jour. Il est aux prises avec des impressions, des sensations, des émotions de toutes sortes. Nous sommes sujets à des réactions émotionnelles qui remontent de notre subconscient et nous sommes esclaves de conditionnements qui sont les empreintes que nos expériences passées ont laissées sur le roc de notre âme. 

Notre esprit individuel peut-il connaître la conscience absolue au coeur de l'activité quotidienne? Un grenouille qui a passé sa vie dans un puits peut-elle connaître la grandeur du ciel? Même dans le cas où nous considérerions l'esprit individuel à son meilleur, lorsque les tendances conflictuelles de la pensée se sont arrêtées, lorsque l'intelligence d'une personne est créatrice, voire géniale, lorsque nos pensées sont vives et spontanées, comment pourrait-on percevoir ce qui se tient par delà les limites de la pensée? Peut-on voir la réalité transcendante qui est infinie, immortelle, et qui dépasse même ce qui peut être imaginé?

Si l'Être transcendantal est auto-conscient, comme il se doit de l'être, s'il connaît sa propre existence comme étant éternelle, s'il est le fondement de toute autre chose changeante, et qu'il existe dans sa nature depuis plus longtemps que la création puisqu'il l'a précédée et a été son origine, cet Être transcendantal peut-il avoir un lien avec la condition humaine, autre que conceptuellement ou philosophiquement, et lui être utile pour transformer le monde?

Tant que le système nerveux de l'homme est occupé à percevoir les objets de la matière par les sens et que le cerveau pense des pensées limitées, comment sera-t-il capable de connaître la réalité infinie de l'existence et en tirer profit pour son épanouissement? Que faire puisque l'Être ne se trouve pas au plan de la pensée et demeure caché dans sa réalité transcendante?

L'esprit ne peut même pas imaginer l'Absolu. Il a de la difficulté à se représenter ce qui n'a pas de fin ni de commencement. Il n'est pas capable de vivre au niveau d'une conception de l'éternel car il se sait mortel, fragile, inquiet et angoissé. Il n'est pas capable de prendre contact avec la félicité de l'Être, ni avec la liberté de l'Être et l'omniprésence de l'Être.

Maharishi a résolu le problème principal de la quête de l'Absolu. Il a trouvé LA voie que des milliers de chercheurs spirituels au long des siècles souhaitaient découvrir et comprendre. Cette voie universelle est celle de la transcendance de la pensée. Cela était connu en théorie, mais on ne l'avait jamais rendu concret au plan d'une méthode qui pourrait être utilisée par n'importe quel homme, et atteindre son but.

Maharishi a vu qu'il existe un espace dans la conscience où se touchent et se rejoignent l'esprit individuel et l'Être absolu. Ce point neutre est celui du silence de la conscience sans l'activité mentale. Ce point exact se trouve sur la frontière entre les deux grands blocs de la conscience, c'est-à-dire celui où l'esprit est « actif et conscient » et cet autre où il est « inactif et inconscient », comme durant le sommeil profond. Cette découverte se trouve à être la clef du mystère de l'évolution humaine et de sa libération de la souffrance.

La technique de Méditation transcendantale a été conçue pour donner l'expérience naturelle de l'Être. Maharishi a compris que cette procédure est totalement automatique et  sans effort. Même une légère intention de surveiller la venue de la transcendance durant la méditation serait un obstacle à cette expérience de la pure conscience. La progression de l'esprit en direction de cet état qui ne contient plus d'activité mentale sous entend que toute manipulation volontaire des pensées s'arrête complètement. Personne ne peut fabriquer cet état en l'imaginant ou en dirigeant les pensées selon une idée préconçue. Le processus de transcendance est nécessairement innocent sinon la transcendance ne se produit pas. Voilà la raison de l'échec de millions de chercheurs spirituels.

L'esprit et le système nerveux se rejoignent donc au point neutre de la vigilance mentale en repos profond. Lorsque l'esprit individuel et le système nerveux partagent cette tranquillité, ils découvrent une réalité qui n'est plus relative, qui n'est plus changeante. Ils font l'expérience de l'Absolu sous la forme d'une pure vigilance sans différentiation, tel un ciel sans aucun nuage ou une nuit sans étoile ou un horizon sans ligne qui démarque la terre du ciel.

L'infini est ainsi connu dans l'expérience intérieure de la conscience transcendantale. Voilà ce qui a toujours manqué à l'homme de toutes les civilisations, incluant celle de la modernité. L'homme a manqué d'infini. Sa vie a été trop longtemps enfermée dans des limites rigides, celle de l'éducation qu'il a reçue, celle de ses propres croyances, celles de ses capacités physiques ou intellectuelles, celle du destin de son peuple, celle de sa culture, etc. L'homme n'a pas eu l'expérience du bonheur infini. Il a manqué de contentement infini, de sagesse infinie, d'existence infinie.

L'homme cherchait désespérément à prendre contact avec l'Être et il avait l'intuition de son existence. Mais il ne savait pas quel chemin suivre pour le trouver. Les religions l'ont fait vivre dans l'attente de la réalisation qui n'est jamais venue et elles ont reporté le bonheur du paradis à l'au-delà. Mais comment Dieu, qui possède les qualités infinies de l'Être total, permettait-il que sa créature « par excellence », l'être humain, souffre si douloureusement et si impitoyablement? L'homme n'avait d'autre explication qu'une faute soi-disant causée au début des temps et qui était responsable de son éloignement du royaume des cieux qui était soi-disant « à l'intérieur de soi. »

Durant la simple expérience de la Méditation transcendantale on retrouve tous les ingrédients du succès de la procédure de transcendance de la pensée. Il y a l'automatisme du processus, il y a la simplicité de la technique, il y a la standardisation de l'enseignement pour tous les pays ainsi que la constance de la pratique deux fois par jour.

Nombre de chercheurs avaient tenté de découvrir ce processus de transcendance et plusieurs avaient trouvé un ou deux éléments essentiels de cette démarche intérieure mais, afin de découvrir le fonctionnement total de ce processus subtil, il aurait fallu être déjà « en dehors de la pensée » dès le point de départ de cette recherche. L'esprit ne peut pas découvrir par lui-même ce qui va le libérer de ses propres limites. La pensée ne peut pas concevoir une voie qui va la faire sortir de la pensée. Le serpent a beau mettre sa queue dans sa bouche et commencer à l'avaler, il ne pourra jamais faire disparaître le serpent au complet. C'est cela la symbolique de l'ignorance humaine et de la quête inassouvie de l'Absolu. Seule une connaissance complète du processus de la transcendance peut sortir l'homme du labyrinthe de ses pensées.

Pour résoudre l'énigme, Maharishi a dû, en premier, recevoir « par osmose et proximité » l'illumination de son maître, et à partir de cet état qui transcendait la pensée, il a pu observer la nature de l'état transcendantal de l'Être et savoir comment la pensée pouvait être transcendée. Il était comme le voyageur qui, à partir du sommet d'une colline, observe tout le chemin qui doit être parcouru dans la vallée.

Maharishi n'a pas eu à avancer par l'essai et l'erreur avant de trouver LA voie de la transcendance. Il a perçu cette voie en un seul instant, complètement et parfaitement, puis il a commencé à l'enseigner, dès 1955, en Inde. Quelques années plus tard, en 1958, il débutait son premier tour du monde, avec la méthode de Méditation transcendantale dans son bagage spirituel. Cette méthode est ce que nous avons cherché dans chaque siècle car nous étions désespérés de nous libérer de nos angoisses, d'effacer notre ignorance d'être, et finalement pouvoir goûter à la félicité et atteindre les sommets de la spiritualité.

Le temps approche où la Méditation transcendantale sera introduite dans tous les systèmes d'éducation du monde car chaque génération montante méritera de recevoir cette technique de l'illumination intérieure. Assez de siècles et de millénaires de souffrance et d'incertitude sont passés sans épanouissement. La MT va permettre à notre âge scientifique d'entrer dans l'ère de l'illumination où la souffrance sera chose du passé. Où se trouve la félicité? En soi, dans la région transcendantale de la conscience. C'est cela que Maharishi a découvert et enseigné. 

345) L'ACTION EN ACCORD AVEC TOUTES LES LOIS DE LA NATURE : L'action en accord avec toutes les lois de la nature porte le sceau de la conscience infinie. L'action qui est en accord avec les lois naturelles débute toujours au niveau de la pensée qui est elle-même en accord avec la totalité des lois de la nature.

Où se trouve la demeure de toutes les lois de la nature? Maharishi a bien expliqué cela. La demeure de toutes les lois de la nature se trouve là où les pensées sont perçues à leur source, au niveau transcendantal de la conscience. Cette perception des pensées dès leur source commence un tout petit peu à se produire naturellement lorsque l'attention se déplace des niveaux de surface de l'activité mentale vers l'état transcendantal, la pure vigilance sans pensée. Il y a des moments où l'esprit se tient immédiatement sur la frontière entre l'état transcendantal et le niveau le plus fin de l'activité mentale. À ce moment-là, certaines pensées très fines sont appréciées presque à leur source. Cette perception très subtile dure quelques instants ou quelques minutes tout au plus et elle s'arrête dès que l'on sort de la méditation et que l'on retourne dans l'activité quotidienne.

En conscience cosmique, beaucoup plus loin dans l'évolution, lorsque l'Être transcendantal devient connu même quand on dort profondément et tout au long de l'activité quotidienne, il y a encore une sorte de fossé qui sépare de manière très subtile l'expérience de l'état transcendantal et la perception des pensées quotidiennes. Même en concience cosmique les pensées ne sont pas encore perçues directement au plan de l'Être. En réalité, les pensées sont perçues à un quelconque niveau intermédiaire entre la surface active de l'esprit et le niveau transcendantal de la pure conscience. Chaque personne qui vit le cinquième état de la conscience, la réalisation du Soi transcendantal de manière permanente se trouve à percevoir ses pensées à partir du niveau où son système nerveux le permet. Certaines personnes en conscience cosmique peuvent se trouver encore assez loin de la perception la plus fine qui puisse être possible, au niveau céleste de la pensée.

Une autre personne en conscience cosmique pourrait être très proche de la perception des ses pensées au niveau le plus subtil de la relativité, dans la radiance céleste. Tout dépend du niveau de raffinement du fonctionnement du système nerveux au plan relatif de l'énergie et de la matière de chaque personne. Quelqu'un peut être témoin des pensées (à partir de l'état de la conscience cosmique) et percevoir ses pensées à un niveau qui est beaucoup plus à la surface active de l'esprit qu'une autre personne qui connaît elle aussi la conscience cosmique mais qui est capable, spontanément, de percevoir les premières impulsions de la pensée à un niveau extrêmement subtil, presque céleste.

Cependant, pour que l'action et la pensée soient en accord avec la totalité des lois naturelles, l'esprit doit être capable de percevoir la première impulsion de la pensée directement à l'intérieur de la région transcendantale de la conscience, donc directement à sa source la plus silencieuse.

À partir du silence transcendantal infini, l'onde de la pensée prend forme dans sa propre dimension imperceptible par les sens et inconnaissable par l'intellect, mais elle est très bien connue en sa propre nature d'Être. Cette onde de la pensée est alors appréciée en terme d'intelligence cosmique, ou en terme de vibration créatrice de l'Être ou en terme d'amour infini ou en terme d'action dans le silence omniprésent de l'univers.

C'est uniquement en conscience d'unité (le septième état de la conscience) que la source de la pensée est connue à l'intérieur de l'Être infini. Tout est alors perçu en terme du Soi cosmique. Ainsi, l'étendue totale de l'impulsion de la pensée est appréciée spontanément uniquement à partir de la conscience d'unité. C'est dans cet état que toutes les lois de la nature sont présentes et parfaitement coordonnées entre elles. Elles agissent à l'unisson. Elles sont unifiées en une seule impulsion universelle qui se développe en mille chemins différents et produit les événements de la vie énergétique, matérielle et mentale.

Avoir le soutien de toutes les lois de la nature signifie que l'action est connectée à sa source qui est l'endroit où toutes les lois diversifiées de la nature sont perçues de manière parfaitement et éternellement unifiées. Toutes les lois de la nature servent un même but, elles sont connectées ensemble à une même impulsion cosmique, l'évolution. Chaque loi de la nature s'exprime ensuite dans sa direction particulière pour accomplir son travail quelque part dans l'univers, mais elle servira toujours l'impulsion originelle qui l'a fait naître à partir de la conscience unifiée. Chaque action qui est engendrée à partir du champ unifié de l 'intelligence et de l'énergie, dans l'Être, à l'intérieur même de la conscience transcendantale, ne peut jamais contenir de stress. Elle inclut tous les points de vue dans son approche individuelle, elle est spontanément agréable et joyeuse, détendue, libre. Elle est aussi intelligente que sa source dans le Soi.

Cela signifie que l'action est faite à partir de la source de la pensée, laquelle est la source de la conscience, l'Être sans limite. C'est la nature qui promeut de telles pensées et de telles actions et non pas l'individualité qui, sans cette illumination, reste séparée du tout, séparée de l'UN.

En conscience d'unité, les lois de la nature font naître l'action et elles l'accomplissent elles-mêmes de façon invincible comme tout ce que fait la nature.

344) LA VÉRITÉ : La vérité, lorsqu'elle est exprimée fait toujours vibrer l'environnement. Si une personne dit la vérité, celle qu'on ne peut jamais capturer, mais que l'on peut vivre en profondeur de notre être, celle qui ne change jamais, celle qui est universelle, celle qui se tient en tout lieu et en toute époque, alors l'environnement de cette personne vibre à la vitesse infinie de cette vérité qui est silencieuse. La vie sait ce qu'est la vérité puisqu'elle a sa propre source dans la vérité qui ne change jamais. La source de la vie est l'intelligence qui fait vivre toute chose.

Les molécules dans l'air, celles de toute la matière, celles des rochers, des étoiles, des montagnes, tout cela est en contact permanent avec la vérité universelle. Lorsqu'un humain connaît la vérité qui n'appartient à personne mais qui habite tous les êtres, lorsqu'il reçoit ses pensées à partir de cette source, lorsqu'il dit ce qui est vrai à partir de son être, alors la nature répond à chaque fois à cette expression de la vérité.

La vérité vibre toujours en harmonie avec elle-même. La vie sait ce qui est vrai. Elle le reconnaît immédiatement et elle s'en réjouit. Même si quelqu'un se semble pas réagir ni répondre à l'expression spontanée de la vérité, même si une personne semble sourde à ce qui est vrai de tout temps et de tout lieu, et qu'elle s'enferme derrière la cloison de ses croyances et de ses conditionnements, il y aura toujours quelque chose dans les molécules de son corps, de sa peau, de ses yeux, de son cerveau, qui sait que la vérité vient d'être dite devant elle.

L'intelligence qui administre le comportement des molécules de l'environnement et celles qui gèrent son propre système nerveux vont faire un signe à la personne qui a dit la vérité, qui a exprimé la vérité, qui possède la vérité en son être. Une feuille d'un arbre va danser tout à coup, même sans vent apparent, un oiseau va se mettre à chanter de façon inattendue, un frisson va courir sur la peau, un nuage va apporter un moment de fraîcheur. Quelqu'un qui passait par là, sans le savoir directement, va faire un geste significatif d'approbation ou dire quelque chose qui va affirmer la vérité qui vient d'être dite. Certainement, la vérité ne laisse jamais l'environnement indifférent.

La terre desséchée ne peut pas résister à son plaisir lorsque la première goutte d'eau tombe sur elle. Le coeur de l'homme a si rarement la chance d'entendre la vérité universelle, et de la voir, et de la connaître et d'entrer en contact avec elle. L'homme peut être inconscient et endormi à l'expression de la vérité, mais les cellules de son coeur vont répondre, celles de ses souliers aussi. Quelque chose va répondre à l'expression de ce qui est vrai en tout lieu et en tout temps.

C'est à cause de cette réaction de la nature que Maharishi a réussit à amener à la Méditation transcendantale des milliers de personnes dans chaque pays où il a voyagé. Les gens qui venaient l'entendre ne connaissaient rien de cette technique qu'il enseignait et ils n'avaient jamais entendu avant dans leur vie un tel message sur la vérité transcendantale.
Quelque chose en leur être se mettait à vibrer à l'unisson de la vérité éternelle de l'Être, la conscience transcendantale et ils regagnaient tout à coup la mémoire de leur désir le plus cher, retrouver la pleine étendue de leur être.

P.S. Après avoir lu le texte en vrac 344, mon ami Jean-Claude Pommet m'a envoyé ce qui suit. Je lui ai demandé si je pouvais le copier ici car je trouvais que ce qu'il avait écrit était très beau : « ... cette Vérité exprimée fait vibrer la vie, la nature, car elle est exprimée à son propre niveau tout comme l'Être murmure et vibre éternellement en lui-même et dans chaque point de la création. La Vérité éveille et rend vivant la création, l’environnement, la physiologie humaine, à sa source, telle une lampe allumée irradie la lumière et dissipe la noirceur.
M
aharishi irradiait la Vérité dans toute l’étendue de la multiplicité, du point à l'infini, et il faisait vibrer spontanément la mémoire de la totalité de l'Être dans le Soi transcendantal de chacun. »

343) RETOUR EN ARRIÈRE, CORRESPONDANCE DU 8 DÉCEMBRE 2010 : Un ancien professeur de Méditation transcendantale qui est convaincu que l'illumination qui grandit présentement sur toute la terre ne vient pas du travail qu'a fait Maharishi pendant 53 années. Il m'écrit ceci : « Beaucoup de personnes vont proclamer bientôt leur illumination, qui n'a rien à voir avec l'enseignement de Maharishi. » Cet ancien professeur a donc pris la décision d'inventer son propre enseignement et il s'est mis à faire des conférences pour expliquer ce qu'il croit être l'illumination.

Ma réponse à son courriel : « Oui, oui, tu as raison de dire qu'il y a des gens de n'importe où qui vont proclamer leur illumination, c'est certain que tout cela est possible car la conscience mondiale s'élève rapidement depuis que Maharishi a mis en place des groupes dans plusieurs pays, lesquels créent de la cohérence dans la conscience collective. L'animation du champ unifié de la conscience transcendantale répand son influence partout et les personnes qui sont déjà un peu plus évoluées vont être les premières à sentir cette influence stimulante au niveau de leur propre conscience.

Mais ce qui va caractériser l'Âge de l'illumination ne sera pas que mille personnes ou dix mille personnes aient la perception de l'expansion de leur conscience, mais que l'époque hautement spirituelle qui s'amorce maintenant sera « védique. » Cet Âge d'illumination ne sera pas « n'importe quoi. » Si l'Âge de l'illumination dépendait des gens qui vont proclamer leur illumination prochaine et spontanée (ou non), alors cette époque retomberait dans la nuit de l'ignorance dès que ces illuminés seraient disparus. L'effet qu'ils auraient eu sur la société durerait environ cent ans et c'est tout. Leur bon karma aurait abouti à leur éveil personnel et on verrait apparaître toutes sortes de nouveaux enseignements (comme le tien), et d'autres religions, et d'autres philosophies.

Des centaines ou des milliers de personnes qui se diraient illuminées finiraient par apporter dans le monde une énorme confusion des théories, des philosophies et des pratiques. Chacun irait avec la description de sa propre histoire d'évolution. Tous ces enseignements n'auraient aucune colonne vertébrale pour les tenir ensemble comme un corps unique. Ils seraient isolés dans la diversité presque illimitée de la vie relative.

Heureusement, grâce à Maharishi, nous savons que la colonne vertébrale qui soutiendra le corps de l'illumination au plan mondial, est la tradition védique qui a toujours existé depuis que l'homme est l'homme. Cette tradition des maîtres et des disciples de l'Inde antique a regagné son statut glorieux grâce à la relation parfaite qu'a eu Maharishi avec son propre maître, Brahmananda Saraswati, qui a été le plus illustre Shankaracharya de l'Inde du Nord de 1940 à 1953. Ce sont ces grands maîtres qui ont décidé de la venue du Sat yuga à notre époque. Autrement les efforts individuels de nos auteurs populaires et de nos illuminés modernes qui décrivent la conscience quantique n'auraient aucun impact réel ni durable sur la transformation de l'humanité. Leurs enseignements resteraient isolés, éparpillés, affaiblis par leur propre « originalité. »

Un petit détail qui vient de me sauter aux yeux : tu as dit dans ton premier courriel que Maharishi n'a pas créé l'Âge de l'illumination et qu'il en a été seulement le prophète. Un prophète, selon ce que j'en comprends, c'est celui qui annonce ce qui s'en vient. Maharishi a fait plus que cela, il a annoncé, il a mesuré, validé, bâtit la transcendance, établi cet enseignement autour du monde, revitalisé la routine des pandits de l'Inde, réanimé l'Ayurved, le Jyotish, etc. Il a développé les curriculums de la conscience pour les écoles de l'avenir, il a fondé la méthode d'initiation à la technique de la transcendance, il a reformulé l'enseignement des techniques de MT-sidhis dont le vol yogique fait partie, il a donné la connaissance la plus haute sur l'art d'administrer la société. Maharishi a fondamentalement tout expliqué à la lumière de la conscience transcendantale, incluant la spiritualité, la médecine, l'architecture, l'agriculture, etc. Tu as été un professeur de MT il y a vingt-cinq ans, alors tu dois te souvenir de cette la liste aussi bien que moi.

Je conclue que Maharishi est énormément plus qu'un prophète, d'ailleurs ce mot ne veut plus rien dire en français. Maharishi est le réel fondateur de l'Âge de l'illumination. Il a décidé que l'Âge de l'illumination allait venir dans notre époque de haute confusion, de stress et de violence, et il l'a fait venir. Maharishi est le Rishi védique qui est responsable, avec son Maître Guru Dev, de faire venir l'Age de l'illumination. Ces deux maîtres ont décidé de faire venir l'Âge de l'illumination maintenant et ils l'ont fait. Maharishi et Guru Dev avaient ce pouvoir. Je ne l'ai pas, tu ne l'as pas et toutes les autres personnes dont tu parles qui vont déclarer leur illumination prochaine ne l'ont pas, elles non plus.

L'Âge de l'illumination n'est pas seulement un âge d'exaltation de la conscience, où des gens vont déclarer leur illumination spontanée dans diverses régions du globe. Il est un âge VÉDIQUE, ce qui est tout autre chose que ce que les gens du « New Age » imaginent. L'Âge védique implique l'utilisation des technologies védiques dans toutes les sphères de la société. C'est cela qu'a fait Maharishi. Il n'y aura pas d'Âge d'illumination sans l'introduction de la connaissance védique partout, en science, spiritualité, santé, éducation, politique, économie, agriculture, arts, etc. Pour moi c'est clair, et je n'ai aucune confusion dans mon intellect par rapport à cela.

L'Âge de l'illumination n'est pas une sorte de montée de l'exaltation générale dans la population. Il n'est pas une sorte de coup de vent de conscience qui arrive de n'importe où. Bien au contraire, l'Âge védique ne peut voir jour que suite à des étapes de progrès très systématiques et séquentielles. Ce sont les étapes d'incorporation des technologies védiques dans les structures de la société. À chaque degré d'intégration des ces technologies, correspond une montée de la conscience de la conscience transcendantale et de son intégration dans la vie quotidienne des citoyens du monde.

Il n'y aura aucune arrivée de l'Âge de l'illumination au hasard, comme si ça venait du ciel comme le printemps. Voilà pourquoi il est bon de se tenir proche de la connaissance qu'a donnée Maharishi. Se tenir loin de Maharishi, c'est oeuvrer dans l'ignorance de la réelle force qui permet au Kali Yuga (âge de la souffrance) de se transformer en Sat Yuga (Âge de l'illumination). Croire qu'on peut par soi-même faire quelque chose pour changer le monde est une erreur de notre intellect et de notre ego. Tout ce qui est nécessaire pour illuminer l'humanité a déjà été redécouvert par Maharishi. Il a tout formulé, tout vérifié, tout mesuré, tout expliqué et tout établi solidement. Il n'y a rien à ajouter à ce que Maharishi a fait. Cet enseignement védique sera bientôt solidement établi dans tous les pays et il produira l'effet d'illumination mondiale que nous ressentons tous grandir de plus en plus.

342) UN PEU PLUS SUR DIEU : Dans l'intervalle entre le transcendant et le relatif céleste, entre l'infini et la vision céleste au plan relatif de la vie, il y a la vision de Dieu qui se produit. La connaissance de l'Être transcendantal est déjà pleine à partir du début de la conscience cosmique et en cela, le Dieu transcendantal impersonnel est déjà connu. L'Être est la pure conscience infinie de félicité, il est la pure conscience créatrice originelle qui précède l'apparition de la création. Cependant, la vision impersonnelle de Dieu n'est pas tout à fait complète dans l'état de la conscience cosmique. Cette vision peut être enrichie au plan relatif de la vie.

Dieu, dans sa forme personnelle, peut ensuite être connu et il l'est au point de jonction entre l'expérience transcendantale et la perception céleste du relatif le plus fin. Dieu montre son visage là où le transcendantal et le céleste relatif se joignent ensemble. Il est CELUI à qui ces deux aspects de l'Être appartiennent. L'Être est le contenant de l'Absolu et du relatif. Dieu est le propriétaire de l'Être, tout comme je suis le maître de mes bras et de mes yeux. Je suis celui que ces organes servent. Dieu est donc CELUI à qui appartient la totalité de l'Être, soit le relatif et l'Absolu.

La vision du visage de Dieu comble le coeur de celui qui la voit. Il faut que ce soit comme cela. La vision de Dieu dans sa forme personnelle se produit toujours au plan de l'épanouissement du coeur. Un chrétien verra parfaitement la vision du visage du Dieu-Christ. L'amérindien verra Dieu dans une forme exaltée de la nature, peut être celle d'un oiseau cosmique ou d'une montagne céleste. C'est comme cela que le coeur est comblé dans l'état de la conscience divine. Dieu aura autant de formes supra cosmiques qu'il y a d'individualités qui le perçoivent.

Il y a donc deux niveaux de perception de Dieu :

1) le transcendantal en tant que pure conscience, l'Être, la Totalité impersonnelle absolue, l'Origine transcendante de toute existence (la conscience transcendantale, le quatrième état de la conscience, ou durant le cinquième état de la conscience, appelé conscience cosmique)
*

2) la vision personnelle perçue au niveau supra céleste dans l'intervalle entre le transcendantal et le relatif céleste (la conscience divine, le sixième état de la conscience)

* À l'intérieur du niveau 1, il peut y avoir une subtilité supplémentaire dans la vision de Dieu. Elle n'est ni complètement impersonnelle ni vraiment personnelle. Elle est la vision védique de Dieu perçue à l'intérieur des mantras éternels. Cette perception se produit au niveau le plus abstrait du quatrième état de la conscience, la conscience transcendantale. Elle correspond à la projection éternelle du cinéma transcendantal du véda. Cette projection est réalisée lorsque l'esprit individuel a été transcendé complètement et que seule l'abstraction absolue de la conscience existe encore en sa propre nature transcendantale. Cette expérience de Dieu védique est impersonnelle, fluide, sans limite, omniprésente dans le transcendant, mais à la fois totalement radieuse, vivante, vibrante, magique, merveilleuse, et sans commencement ni fin.

La vision de Dieu à ce niveau-là ne correspond pas au souhait du dévot et à son désir de voir Dieu se présenter à lui sous une forme reconnaissable et chère. À ce niveau là, Dieu apparaît tel qu'il est dans la vibration éternelle du véda. Il n'apparaît pas pour combler le coeur du dévot. La vision est indépendante de la conscience qui la perçoit. Elle présente SA forme éternellement inchangée. Cette vision védique de Dieu est la pure création de l'histoire éternelle de l'Être lui-même en sa propre nature. Cette vision de Dieu ne dépend d'aucune tradition humaine. Elle précède les traditions et les coutumes galactiques. Elle est la réalité du Dieu du cosmos lui-même. N'importe quelle créature existant dans n'importe quel lieu de l'univers pourrait avoir la vision de Dieu au niveau du véda éternel. Il faut pour cela savoir transcender la pensée pour rejoindre la conscience transcendantale, et que la personne puisse regarder directement à l'intérieur de la vibration de l'Être transcendantal, la vision des mantras védiques qui sont à l'origine de la première impulsion de l'existence universelle. Là, se trouve une expérience unique, celle de la réalité védique de Dieu.

341) CONSCIENCE COSMIQUE ET PURETÉ : En conscience cosmique, Purusha (la conscience absolue) est séparé de Satva (la pureté). Il ne peut jamais y avoir de confusion entre n'importe quel type d'expérience au plan psychologique ni même physiologique et l'état de l'Être absolu car celui-ci est séparé de tout ce qui est relatif. Il est important de noter que les expériences les plus hautes de Satva sont encore séparées de l'Être, même en conscience cosmique. Il ne peut pas y avoir de confusion entre l'Être et n'importe quelle expérience dans le relatif, même celles les plus Satviques.

L'Être est réellement séparé du relatif. La preuve? Il est témoin du sommeil inconscient et il est aussi témoin de la pureté la plus élevée au niveau de l'esprit et du corps.

En conscience divine, le sixième état de la conscience, le relatif le plus élevé, perçu dans la vision très pure (satva) de la lumière céleste, devient extrêmement proche de l'Être, mais il en est encore séparé. La séparation entre le relatif et l'Absolu est la plus mince possible dans cet état, mais bientôt elle sera effacée avec le développement du septième état de la conscience, l'unité. (Brahm)

340) DIEU EST-IL LA CONSCIENCE ABSOLUE? Le 23 juillet 1971 à Livigno, en Italie, Maharishi rencontrait un groupe de ses professeurs de Méditation transcendantale et il a parlé pendant une heure sur la relation qui existe entre la découverte de Dieu et le développement des états de conscience divine et de conscience d'unité. (les sixième et septième états de la conscience) J'ai pris plusieurs pages de notes de cette conférence. En voici quelques phrases : « Il n'y a pas de dualité ou de diversité en Dieu lui-même, mais puisque l'existence évolue dans la diversité, on peut dire que Dieu a un aspect changeant et un aspect non changeant. En conscience d'unité nous disons : - « Je suis CELA, tout ceci est CELA (je suis l'Absolu). »

« Dieu n'est pas CELA parce qu'alors nous serions Dieu. Dieu est donc quelque part ailleurs, au-delà de l'Absolu. »

Maharishi continue son explication ainsi : « On sent la présence de l'artiste dans sa peinture mais l'artiste n'est pas la toile. Il est en dehors de sa peinture. Alors si le relatif et l'Absolu font partie de la toile de la création, où est Dieu? »

« Dieu est CELUI à qui l'Absolu et le relatif appartiennent. »

Maharishi dit qu'on découvre Dieu dans l'intervalle qui se trouve entre la conscience transcendantale (CELA) et l'aspect le plus subtil de la perception dans le relatif, la vision de la lumière céleste. 

C'est pour cette raison que les expériences de la conscience transcendantale et de conscience cosmique (quatrième et cinquième états de la conscience) précèdent nécessairement la découverte de Dieu. La découverte de Dieu ne peut pas se faire au début de l'évolution, (dans les trois premiers états de la conscience que sont le sommeil profond, les rêves et la veille active) mais après le développement de la réalisation permanente de l'Être transcendantal en conscience cosmique. (le cinquième état de la conscience) Sans cette découverte, l'aspect absolu de la pure conscience transcendantale (le quatrième état de la conscience), l'Être, serait une pure spéculation philosophique et CELA ne serait pas une réalité au plan de l'expérience directe. Si l'Être absolu n'était jamais connu directement au plan de l'expérience transcendantale, il manquerait 50% de ce qu'il faut connaître pour découvrir Dieu.

J'explique cela : Une fois l'expérience de l'Être absolu transcendantal rendue permanente, celle-ci devient la base de la prochaine étape d'évolution, c'est-à-dire le raffinement du fonctionnement du système nerveux jusqu'à ce qu'il soit capable de percevoir la vision céleste dans les couches lumineuses de la relativité la plus fine de la création. À partir d'idi, les deux éléments de la vraie découverte de Dieu sont présents, soit l'Absolu et le relatif glorifié à sa valeur maximale.

Même dans cet état de haute illumination, Dieu n'est pas encore découvert. Il faut un peu de temps encore, dit Maharishi, et attendre que germe l'état de la conscience cosmique, et que la vision exaltée de Dieu remplisse toute la conscience. Dieu est connu sur la ligne de séparation (le point neutre) entre le relatif céleste et l'Absolu de la pure conscience transcendantale.

En 1972 Maharishi venait d'enregistrer son cours de Science de l'Intelligence créatrice (33 leçons) et quelqu'un lui a demandé s'il utilisait l'expression « intelligence créatrice » en signifiant Dieu, mais dans d'autres mots. Maharishi avait répondu à peu près ceci (je le paraphrase puisque je n'ai pas noté sa réponse, mais je m'en souviens assez clairement - « Durant ces leçons du cours de Science de l'Intelligence créatrice, nous avons étudié l'étendue du développement de l'intelligence créatrice dans l'homme et dans la nature, mais n'avons pas dit à qui appartient cette intelligence créatrice. La réponse à cette question est : « Dieu. »

339) UNE QUESTION SUR LES TECHNIQUES DE MT-SIDHIS : Les techniques de MT-Sidhis (dont le vol yogique fait partie) sont-elles utiles pour développer l'état de la conscience cosmique? (conscience cosmique = premier état d'illumination où la conscience de l'Être transcendantal est connue de manière permanente)

Ma réponse : Les techniques MT-Sidhis sont conçues pour nous apprendre comment utiliser la conscience transcendantale, donc pour agir à partir du champ de toutes possibilités de la conscience. L'esprit s'habitue petit à petit à ce nouveau style de fonctionnement, entraînant avec lui le développement d'un fonctionnement très subtil du système nerveux. Cette habitude permet de stabiliser rapidement la conscience cosmique en donnant de la force à l'expérience de la conscience transcendantale qui a été acquise jusqu'à ce jour.

Maharishi a donné l'exemple des jeunes enfants qui apprennent, dès leur jeune âge, à lire et à compter, ce qu'ils feraient avec beaucoup plus de facilité s'ils avaient 10 ou 12 ans. Pourtant, l'apprentissage de l'écriture et du calcul début beaucoup plus tôt qu'à l'âge de 10 ou 12 ans. En réalité, l'apprentissage qui a été fait plus tôt permettra d'apprendre encore plus de choses que la simple écriture ou le simple calcul lorsque les jeunes ils arriveront à 10 ou 12 ans. Il est évident qu'on pourrait apprendre avec beaucoup de facilité à marcher à l'âge de 6 ans, mais la vie nous fait débuter cet apprentissage très tôt dans notre vie, au moment où ni la musculature ni la coordination corps-esprit n'a été développée.

De même, avec les MT-Sidhis que nous pratiquons bien avant d'arriver en conscience cosmique. Ce qui va se passer, dit Maharishi, est que lorsque la conscience cosmique sera bien établie, nous pourrons alors utiliser avec beaucoup plus d'habileté tous ces sutras parce que nous les aurons pratiqués depuis longtemps, ce qui aura habitué le système nerveux à ce style de fonctionnement particulier qui joint ensemble l'activité très subtile de la pensée et silence infini de la conscience transcendantale. Le domaine de toutes possibilités de la conscience sera un jeu d'enfant après l'établissement de la conscience cosmique.

338) APPRENDRE À ÊTRE ? : Lorsqu'on parle de l'expérience de la conscience transcendantale, la conscience de l'Être infini, les gens répondent normalement : « Oui, oui, je comprends ce que vous dites. Il faut être. C'est bien cela que vous dites, n'est-ce pas? Je vais donc réapprendre à être. merci beaucoup. »

Ces personnes se mettent à penser à ce qu'est l'Être et à analyser une manière de vivre qui doit correspondre à l'état de l'Être. Elles établissent des stratégies d'être. Elles modifient leurs réactions aux événements quotidiens. Elles changent leurs attitudes ou bien elles décident de ne rien changer en elles parce qu'elles ont compris que " faire quelque chose " pour se changer soi-même est une action qui s'oppose à "être."

Elles essaient probablement aussi de comprendre ce que signifie « ne pas avoir de concepts et ne pas avoir de jugement sur les choses » parce que cela fait partie d'être. Ou bien elles réarrangent leur manière de penser afin de ne plus avoir de pensées "conflictuelles". Elles essaient tout au long de leurs journées d'être " éveillées " et de penser d'une manière qui doit ressembler à celle de la personne qui " est. " Comment celui qui connaît l'Être se comporte-t-il? Comment pense-t-il? Voilà ce qu'il faut réussir à être, se disent-elles, voilà la nouvelle pratique, celle d'être, et à force d'y mettre son attention, espèrent-elles, " être " deviendra une seconde nature sans plus jamais qu'elles aient à devoir y penser. À partir de ce moment-là, ce sera la paix, finalement.

Sauf que toutes personnes n'ont pas encore appris la technique de la Méditation transcendantale qui leur donnerait pourtant l'expérience directe de l'être au niveau du silence qui transcende la pensée. Elles préfèrent organiser ce qui se passe dans leur tête, utilisant ce qu'elles ont toujours utilisé, la pensée. Ainsi elles sont convaincues qu'elles vont bientôt tourner elles-mêmes la clef qui leur donnera la maîtrise du bonheur d'être. Quelle victoire ce sera!

Mais elles continuent de chercher sans fin. L'Être leur échappe toujours. Lorsqu'elles croient l'avoir enfin, c'est pour une seconde ou une brève minute et vite leur impression d'avoir été capable " d'être " leur coule entre les doigts. La souffrance sous forme de conflits divers revient vite à son naturel. Tout est toujours à recommencer et lorsqu'elles sont totalement épuisées de chercher et de ne pas avoir trouvé, après quinze ou vingt ans de travail et d'étude dans ce domaine, elles abandonnent tout effort et elles se laissent flotter sur les événements de la vie. Souvent, c'est exactement là qu'elles déclarent, tout en surprise, qu'elles ont enfin réussi à " être." Malheureusement elles confondent leur épuisement qui leur donne l'impression d'un non-effort avec ce qu'elles croient être la réelle expérience d'être, mais, en réalité, elles l'ignorent encore plus qu'avant.

Elles arrivent au bout de leur vie, ignorantes qu'elles ignorent, ce qui est évidemment la nature même de l'ignorance.

Elles auraient dû apprendre la technique de Méditation transcendantale il y a dix ou vingt ans lorsqu'elles en ont entendu parler la première fois, mais cette technique leur paraissait beaucoup trop simple ou commerciale pour elles qui étaient de vrais chercheurs. Certes, elles ont été des chercheurs mais elles n'ont fait que chercher. Tristement, elles n'ont jamais trouvé l'Être qui transcende la pensée. Elles ont passé leur vie à s'épater et à s'enthousiasmer en comprenant un foule de choses, tout intellectuellement. Elles avaient l'impression de trouver chaque jour un nouveau corridor à explorer, mais leur marche par en avant n'est jamais sortie du labyrinthe infini de leur ignorance d'être.

337) UNE QUESTION À PROPOS DU CHEMIN ENTRE LA CONSCIENCE COSMIQUE ET LA CONSCIENCE DIVINE : « Selon toi, est-ce que le chemin qui mène de la CC à GC peut être difficile au niveau du coeur dans le sens qu'il peut y avoir beaucoup de relâchement de tensions? [Le contexte sous-entendu dans cette question est probablement celui-ci : le chemin de la CC à la CD en est un où les qualités du coeur doivent augmenter jusqu'à ce qu'elles rejoignent le niveau de la perception la plus subtile dans le relatif, la perception céleste - cela implique nécessairement une très grande purification de la physiologie, en particulier au niveau du sentiment, au niveau du coeur.]

Ma réponse : « Non, l'évolution de la CC à la CD est très facile et de plus en plus agréable. À partir de la conscience cosmique, l'Être est témoin de tout le processus de purification et il agit comme un matelas de mousse qui absorbe n'importe quel choc quand on tombe dessus. Tous les stress qui sont relâchés de la physiologie sont neutralisés aussitôt par la vaste conscience de l'Être. Ce doit être pour cette raison que Maharishi a dit qu'en conscience cosmique, il n'y a plus de stress. En fait, Maharishi sait très bien qu'un processus de purification à un très haut niveau commence à prendre place avec l'arrivée de la conscience cosmique, mais l'expansion des sentiments est si forte et le coeur devient si épanouit à cause de la présence permanente de la conscience de l'Être transcendantal que la personne en conscience cosmique a l'impression que rien ne se passe. La dimension infinie de l'Être se rapproche de plus en plus des sentiments et ils se sentent enfin comblés.

Avant la conscience cosmique les stress qui sont relâchés de la physiologie sont ceux qui gardaient voilée la conscience de l'Être. Ils étaient les stress de « l'ignorance. » Mais maintenant, en CC, les stress qui sont relâchés sont ceux qui permettent à la physiologie d'être de plus en plus parfaitement en harmonie avec la conscience infinie de l'Être. Ces stress sont ceux du raffinement et du perfectionnement de la coordination entre l'Être, l'esprit, le coeur, la parole, le comportement et l'environnement.

À partir de la conscience cosmique, la conscience de l'Être est permanente et elle ne peut plus changer puisqu'elle est établie dans sa réalité absolue. Mais puisque le corps fait partie de la relativité de la vie, lui seul peut encore évoluer et il va se perfectionner par-delà la conscience cosmique et permettre l'arrivée de la conscience cosmique. En conscience cosmique, le corps se purifie à haute vitesse et d'une manière très subtile. Cependant, en même temps que la vitesse d'évolution augmente, comme le dit Maharishi, le confort augmente simultanément.

La personne en CC a l'impression qu'aucun relâchement de stress ne se passe en elle.  Elle sait que de nouveaux chemin de communication entre la conscience de l'Être et son esprit, ses émotions, sa perceptions sensorielle et son action quotidienne sont en train d'être purifiés et créés, mais tout cela se passe sur un fond de félicité de l'Être. Le chemin vers la conscience divine est réellement de plus en plus divin en ce sens qu'il est à chaque jour supervisé par la félicité de l'Être. La liberté de l'Être, la parfaite liberté de l'Être nourrit le processus d'évolution au complet. C'est l'Être lui-même qui amène le corps vers la haute perception divine, et il accomplit cela superbement bien.

336) PAR OÙ ARRIVE LA CONSCIENCE COSMIQUE? Les gens qui pratiquent la Méditation transcendantale connaissent bien les effets cumulatifs de cette méditation. Ils voient leur vie s'améliorer de mois en mois et d'année en année. En plus d'une longue liste de bienfaits sur leur santé et sur leur esprit, les méditants connaissent l'expérience unique de la transcendance des pensées. Ils découvrent la conscience transcendantale, la vigilance en repos profond.

Ils s'attendent donc très naturellement de vivre l'expérience de la conscience cosmique (le premier état supérieur de la conscience, caractérisé par la réalisation de l'Être transcendantal d'une manière permanente)  comme si elle était une sorte d'augmentation de leur expérience habituelle au plan de l'évolution de la conscience. Cette manière de voir leur évolution vient du fait que l'esprit est habitué de vivre toutes ses expériences au plan relatif de la vie. Même les effets qui viennent de la pratique de la MT sont rendus concrets au niveau relatif de la vie. Mais l'expérience de l'Être est plus subtile que subtile, elle est transcendantale. Ils le savent pourtant mais, par une sorte d'habitude de vivre la vie au plan de l'activité, on s'attend que la conscience cosmique sera un degré de plus à ce que l'on connaît déjà durant la méditation et durant l'activité quotidienne. Mais ce n'est pas tout à fait cela qui se produit, en réalité.

Lorsqu'une personne se rend compte qu'elle vit un moment de grande clarté, lorsque son intellect est lumineux et clair, ou lorsque son corps est momentanément dans un grand état d'ordre et de vitalité très pure, ou alors lorsque les émotions sont élargies et comblées de contentement, ou lorsque la conscience est si vive en soi qu'on a l'impression d'être inactif au coeur des activités quotidiennes, ou encore de se sentir séparé des événements comme s'ils ne la touchait plus aussi directement qu'avant, alors on pourrait s'attendre que la conscience cosmique sera un tout petit peu plus que cela d'une manière permanente cependant. Mais nous apprenons, lorsque la conscience cosmique se présente en fait, que toutes ces expériences d'expansion intérieure et de clarté grandissante de l'esprit sont uniquement des expériences au plan relatif de la vie.

Elles peuvent être le signe d'une plus grande pureté, elles peuvent préparer le développement des états qui vont même être supérieurs à celui de la conscience cosmique, là où le système nerveux doit être grandement purifié et son fonctionnement très fluide et sans stress, mais la conscience cosmique est autre chose, elle est la réalisation du Soi au plan absolu de l'existence éternelle. La cc est vraiment très proche de soi si on a médité de façon régulière depuis un certain nombre d'années. Il ne faut même pas la guetter ou la surveiller. Elle se présente un bon jour très innocemment au plan de l'Être.

C'est une expérience unique qui ne se déroule pas au niveau des expériences psychologiques dans l'esprit ou l'intellect ou les émotions. Cette expérience de la réalisation du Soi, l'Être cosmique, appartient à la réalité de l'Absolu et elle transcende toute expérience au plan relatif de l'existence.

Les méditants attendent l'arrivée de la conscience cosmique de ce côté-ci de leur esprit car c'est bien là qu'ils voient grandir les effets positifs qui découlent de leur expérience de la Méditation transcendantale, et ils pensent que c'est dans là que se produira l'expérience d'être témoin de toute pensée, cependant que la conscience cosmique les surprendra lorsqu'elle arrivera plutôt du côté de l'Absolu lui-même, par-delà toute chose dans la relativité. La conscience cosmique, la réalisation du Soi, est une expérience permanente et innocente de l'Être. L'Être absolu est séparé du relatif et on en devient conscient tout à coup lors d'un moment de transcendance totalement silencieuse. Quelle superbe expérience ! Quelle surprise aussi de la découvrir le côté absolu de l'existence et de voir à quel point il transcende tout phénomène qui se produit dans les sphères de la vie relative.

335) UNE QUESTION : QUEL EST LE BUT DE LA VIE? Comment comprendre le but de la vie si on ne le vit pas? Comment savoir ce que sera une île si on a passé sa vie toujours en mer? Pour comprendre le but de la vie, il faut le vivre déjà à chaque jour un peu plus. Si on ne vit même pas le processus de transformation qui nous amène au but de la vie, on ne fera qu'imaginer ce que peut être le but de la vie et on dira n'importe quoi, sans discrimination juste à propos de cela.

Pour celui qui recherche la richesse, le but de la vie est devenir riche et il le sait parce qu'il est de plus en plus riche à chaque jour et à chaque année. Il comprend cela parce qu'il le vit à chaque étape de la réalisation de son rêve.

Pour celui qui pratique la technique de Méditation transcendantale, le réel but de la vie, tel qu'il a été conçu par les impulsions originelles de la créativité universelle, sera connu de plus en plus clairement au fur et à mesure qu'un plus grand éveil de la conscience sera gagné. L'expérience de la conscience transcendantale inclut tout puisque la conscience infinie contient un contentement total. La félicité est l'expérience de l'état de l'Être transcendantal et rien n'y manque. Tout y est complet et satisfait. Le but de la vie, comme l'a énoncé Maharishi (qui a traversé toutes les étapes de l'évolution de la conscience) est l'expansion illimitée du bonheur. En connaissant une expansion continue de la conscience, grâce à la pratique de cette Méditation transcendantale, la félicité indescriptible de l'Être, exprime la nature même de la vie et de son mouvement vers l'épanouissement de toute chose. Celui qui médite ne cherche même plus à répondre à la question du but de la vie puisque cette question ne se pose plus en lui. Il cesse de chercher une signification aux événements extérieurs de la vie car il connaît de plus en plus clairement en son esprit le processus quotidien de l'évolution de la conscience. Il vit une démarche d'expansion de la conscience jusqu'à toucher le bonheur infini, la transcendance, l'Être.

334) LES LIBERTÉS : Durant la pratique de la Méditation transcendantale l'esprit fait l'expérience des niveaux de plus en plus subtils de l'activité mentale jusqu'à transcender le niveau le plus subtil et devenir la pure conscience, un état de pure vigilance en repos profond. Dans le processus de transcendance, l'esprit se libère des limites de surface et subtiles de la pensée.

À chaque niveau de perception plus subtile, durant la transcendance,  l'esprit se sent de plus en plus libre de la pression qui vient normalement des limites de la pensée. L'esprit ressent un très grand soulagement dû au repos profond (la diminution de l'activité mentale) que procure cette méditation. Mais cet état très agréable de liberté intérieure ne dure pas puisqu'une fois la méditation terminée, l'esprit regagne ses habitudes et se remet à fonctionner au niveau de surface de la vie active.

Mais avec une pratique régulière de la méditation, l'expérience très agréable de liberté intérieure qui se produit lors de la transcendance, va grandir et durer de plus en plus longtemps même durant toute la journée. Lorsque l'expérience de la conscience transcendantale est connue de manière permanente, deux sortes de libertés sont découvertes : 1) celle où l'Être est libéré de tout attachement à la pensée, aux perceptions sensorielles et à l'action et 2) celle où la personnalité psychologique (le mental) est aussi libéré et laissé à sa nature réelle.

Dans cet état plus avancé de la conscience, l'esprit est alors établi dans la liberté du Soi. De son côté la personnalité psychologique est libérée elle aussi dans sa nature réelle. Elle devient sans contrainte. Avant que ce niveau de développement de la conscience pure soit permanent, la conscience était complètement identifiée à n'importe quelle petite chose de la personnalité psychologique et, à cause de cet attachement, elle la dirigeait sans cesse, elle la forçait dans toutes sortes de directions selon les désirs et les conditionnements accumulés dans les mémoires conscientes ou subconscientes, ou selon les rêves et les imaginations de la pensée. Maintenant, lorsque la conscience est libérée et a atteint l'état de la conscience cosmique, l'être de la personne est réellement en paix et contenté. Il est illimité dans le Soi. Pour la première fois la personnalité psychologique est libre elle aussi d'être dans sa nature. C'est ainsi que la pensée et le comportement deviennent plus naturels et que les tiraillements de l'esprit disparaissent. L'expérience de la transcendance donne l'expérience de deux libertés, celle du Soi transcendantal et celle de la personnalité naturelle sans stress.

333) LES MATHÉMATIQUES VÉDIQUES : Maharishi a parlé des mathématiques védiques. J'ai compris ceci : Les mathématiques védiques sont le calcul instantané et parfait, qui fait que les lois naturelles omniscientes travaillent pour soi lorsque l'on a l'expérience de la conscience transcendante. La conscience transcendantale se tient par delà l'intellect. L'intellect humain pense de manière toujours partielle, quels que soit ses calculs savants, et il laisse toujours derrière lui la trace de l'erreur humaine et de l'insatisfaction. La mathématique védique est la conscience de l'illumination transcendantale qui rend sage l'humain en lui faisant prendre contact avec l'intelligence universelle qui calcule tout à sa place. Son comportement devient alors spontané et naturel, sans stress, et il accomplit ses désirs de la même façon. Il est épanouit et il ne s'inquiète plus de rien. Il ne fait plus d'erreur et chacune de ses actions est spontanée et elle atteint son objectif, qui est la réalisation du désir. Tout cela se fait grâce à un calcul spontané et parfait de toute pensée, de tout sentiment, de toute parole et de toute action. Celui qui a l'expérience de la conscience transcendantale met en fonction dans son esprit le mécanisme de la mathématique védique, la mathématique du champ unifié où rien n'est oublié dans le calcul instantané de toute action.

332) L'AMOUR A DEUX SOURCES : la source connue de l'amour est extérieure au Soi transcendantal. Elle se situe dans l'esprit individuel qui contient les émotions, les impressions des expériences passées, les tendances innées, les désirs. Elle se situe aussi dans les divers objets « extérieurs » de l'amour, tels les personnes, les lieux, les connaissances, les idéaux, les événements, etc., qui plaisent à notre désir d'aimer ces objets et qui vibrent en synchronie avec ce que nous sommes, qui correspondent à nos attentes, à nos rêves, à nos besoins.

Quant à elle, la source inconnue de l'amour, elle se trouve en soi, profondément en soi, et elle est la clef du mystère de l'amour permanent, de l'amour universel, sage, celui qui exprime toutes les qualités de l'amour véritable.

Nous pouvons connaître cette source inconnue de l'amour grâce à la technique de Méditation transcendantale. Cette source se trouve au niveau de notre esprit (de notre conscience) où tous les objets d'amour sont disparus temporairement, où toutes les émotions d'amour se sont apaisés et restent tranquilles, où tout désir et toute pensée d'amour s'est tue. Cet éveil silencieux, cette conscience infinie, est la source la plus profonde de tous les courants de l'amour, de la pensée, de la parole et de l'action.

Sans la conscience transcendantale, la source de l'amour est toujours « extérieure, » subjective ou  objective.  Cette source « extérieure » est remplie de conditionnements positifs et négatifs, de fatigues, de doutes, de désirs, etc. Elle est remplie des limites qu'on retrouve dans l'esprit et dans les événements. Elle est nécessairement instable et incomplète, insatisfaite en toute circonstance.

Celui qui développe sa conscience grâce à l'expérience de la transcendance de la pensée découvre la source de l'amour dans le Soi, l'Être transcendantal. L'amour qu'il ressent envers n'importe quel objet d'amour sera désormais toujours en référence à la conscience pure, directement à la source de la pensée. Ses sentiments possèderont alors une base stable qui est le fondement de l'amour permanent et universel.

331) L'ORDRE MONDIAL : lorsque les gens parlent du Nouvel Ordre mondial, ils signifient en réalité « le nouveau désordre mondial » puisque tout ordre qui est « imposé » n'est pas un ordre réel.

L'intellect humain ne peut pas « penser » l'ordre. Personne ne peut faire une liste d'éléments qui pourraient engendrer l'ordre dans une société, puis se mettre à la tâche pour que chacun de ces éléments se réalise. Chacune des idées que contient cette liste sera inévitablement « imposée » à l'environnement puisqu'elle vient de l'esprit de quelques individus et non pas de « tous. »

Comment mettre de l'ordre dans une société humaine qui n'est pas ordonnée au préalable et qui a perdu contact avec « l'harmonie » naturelle? L'ordre ne peut pas être créé artificiellement ni intellectuellement. Il doit SURGIR en chacun comme se produit l'arrivée du printemps dans tous les arbres simultanément. Comment faire SURGIR l'ordre de soi-même sans intellectualiser cet ordre, sans qu'il soit une imposition intellectuelle, idéologique ou morale ni le résultat d'une contrainte ou d'une nécessité?

La réponse a déjà été trouvée et mise en application depuis le premier jour où Maharishi a commencé l'enseignement de sa Méditation transcendantale. Chaque personne qui pratique de cette méditation  amène son esprit au silence qui est l'ordre naturel en soi. Cet état anime le champ unifié de toute chose. Dans la nature tout évolue en harmonie avec toute autre chose et cela se produit spontanément. Les arbres ne réfléchissent pas à la manière dont ils vont pousser. L'action de la nature est tout à fait automatique.

Le silence de la conscience transcendantale fait grandir dans l'esprit d'une personne ce pouvoir d'agir toujours en harmonie avec tout l'environnement. Celui qui fait la méditation ainsi que celui que n'en fait pas (puisqu'ils sont liés au niveau de l'état unifié de la conscience transcendantale) vont développer en eux cette nouvelle tendance d'harmonie et d'automatisme qui fait qu'aucune erreur ne se produit dans leur action et leur pensée. Leur vie va exprimer moins de désordre puisque tous vont coopérer à la réalisation des désirs de tous les autres plutôt qu'être continuellement en combat avec le monde afin de s'y tailler une place « au soleil. »

L'enseignement de Maharishi pendant une cinquantaine d'année a eu des résultats que les intellectuels modernes ne soupçonnaient même pas. Ils ne voyaient dans la Méditation transcendantale qu'une technique pour contrôler la pensée, ce qui n'est absolument pas le cas, alors que d'autres croyaient que la méditation n'était qu'un commerce lucratif ou une manière d'exploiter la crédulité des gens désespérés de bonheur. Mais Maharishi était plus subtil que les journalistes ne l'imaginaient. Il a fait connaître sa méditation au milieu de montagnes de critiques et de doutes, mais son enseignement était, en fin de compte, très profond et très universel. Nous commençons à peine à en découvrir tous les avantages pour la société.

Le nouvel ordre mondial prend place de plus en plus naturellement et il n'est pas politique ni économique en réalité. Il appartient au champ unifié de la conscience transcendantale, là où la source de la pensée est découverte en soi. De cette source va s'exprimer au niveau humain le même ordre que celui que l'on retrouve dans les choses naturelles. Toutes les actions de la nature sont spontanément ordonnées jusqu'aux confins des galaxies. L'évolution est la première loi de la nature. Le "sans effort" est le mécanisme de cette loi universelle.

L'être humain va désormais connaître l'aisance de l'évolution et obtenir la réalisation de son désir le plus cher, celui de bâtir une société idéale, ordonnée, en harmonie avec la vie et la nature.

330) QUELLE CHANCE, LA CONSCIENCE COSMIQUE : L'arrivée de l'expérience de la conscience cosmique (cc) est une réelle bénédiction pour l'évolution même si cette expérience crée la dualité la plus totale qui soit, celle qui sépare l'Absolu du relatif.

Tant qu'une personne n'a pas atteint la cc, il se peut qu'elle se perde dans l'univers, qu'elle s'identifie à n'importe quoi au plan relatif de la vie, que quelque chose crée en elle un espoir d'un plus grand bonheur (ce qui est impossible en conscience cosmique puisque l'Être absolu est connu clairement et en permanence.)

Une personne peut être proche de la cc mais elle pourrait lire un livre et adorer les explications qui s'y trouvent. Elle pourrait admirer le style d'écriture, les concepts qui y sont présentés, et elle pourrait même arrêter de méditer pour essayer autre chose parce que l'Être n'est pas encore séparé du  relatif. Son être n'est pas en contact avec la satisfaction illimitée de l'Absolu. Quelque chose pourrait charmer son esprit, son coeur, ses émotions, et son intellect prendrait une autre direction que celle qui l'a déjà fait évoluer jusqu'au seuil de l'illumination. Mais par ignorance, parce que le processus de transcendance complète n'a pas encore eu lieu et que la conscience cosmique n'est pas établie, une personne peut être captée par l'ignorance (le charme du relatif, l'espoir du relatif, un concept, une cause) et changer son chemin d'évolution pour se perdre dans la jungle des événements.

Quelle bénédiction que cette séparation du relatif et de l'Absolu en conscience cosmique. Maintenant, peu importe les pensées qui peuvent venir dans l'esprit d'une personne, peu importe ce qui se passe au niveau des événements, jamais l'Être ne sera plus mélangé avec les choses de la vie relative.  Rien ne peut plus jamais ombrager la perception spontanée et permanente de l'Être, même pas l'inertie totale du sommeil inconscient. La séparation entre Absolu et relatif est établie pour toujours.

Nous savons que cette séparation sera réunifiée un peu plus loin dans l'évolution, mais certainement à partir de la cc, l'Être est connu dans sa propre nature infinie. Il est l'infini. Plus tard dans l'évolution, lorsque la conscience infinie sera perçue au plan du relatif céleste, lorsque toute chose sera rendue lumineuse à cause de l'Être qui s'y reflète et y brille fortement, même dans cette situation, ce sera encore l'Absolu qui va occuper toute la conscience.

À partir de la cc, l'Être est ce qui domine tout. Avant la cc, l'esprit individuel et les sens dominent tout et l'évolution peut changer de direction si le vent souffle fort (le karma) dans une direction ou une autre. Après la cc, l'univers au complet peut souffler aussi fort que la création le peut, mais jamais l'Être ne sera caché par les nuages et les illusions de l'ignorance. L'Être ne bouge plus. Il est stable et il fera venir à lui la création. La création va monter jusqu'à rejoindre la vision de l'Être et ce sera l'unification des deux finalement.

C'est si merveilleux, ce processus d'illumination parce que la cc arrive et établit la séparation de la vie relative de l'Absolu. Sans cette séparation infinie, l'évolution serait tout à fait confondue avec l'activité intellectuelle  ou les plaisirs des sens. L'évolution vers la réalisation de l'état unifié dans l'Être ne serait presque plus possible parce que l'Être n'aurait jamais, au préalable, été identifié clairement et isolé de la création relative.

Cette séparation est la garantie de sécurité que l'évolution va désormais pouvoir amener la vie droit vers la conscience d'unité sans que jamais l'Être ne soit confondu avec la jouissance continuellement accrue qui se produit en direction des niveaux très raffinés de la perception céleste en conscience divine. Heureusement, une fois la grande séparation établie, le processus d'évolution peut ensuite réunifier les parties séparées sans plus jamais que l'Être ne soit ombragé. Autrement, il y aurait mélange et confusion de niveaux, désorientation et perte de la vie dans le labyrinthe infini des expériences innombrables de la création relative et jamais l'Être ne serait connu clairement, ce qui forme la base de l'unique possibilité d'une réelle illumination qui ne peut pas être une contemplation ni une réflexion philosophique.

Vive l'expérience de la séparation de l'Absolu et du relatif, même si cette expérience est un choc parce qu'avant la cc, l'esprit et les sens sont totalement habitués à jouir d'aspects relatifs et de plaisirs relatifs de la vie. Le choc s'estompe petit à petit et la grandeur incroyable et totalement épanouissante de l'Être prend bientôt sa place et donne à la vie son statut de liberté éternelle et de félicité illimitée.

329) UNE DÉCOUVERTE FABULEUSE : À partir du moment où Maharishi a fait la découverte de la technique de Méditation transcendantale et que le processus complètement naturel et aisé de transcendance de l'activité mentale a été compris et encadré dans un modèle d'enseignement systématique et standardisé, cette découverte demandait de changer tous les principes de la compréhension de l'évolution, de l'éducation, de l'administration publique, de la spiritualité, et de toute autre chose. L'automatisme du fonctionnement de la technique de Méditation transcendantale effaçait tout ce qui était fondé dans le passé sur l'effort et le contrôle. La société au complet allait pouvoir évoluer et devenir idéale sans aucun effort pour la changer. La conscience transcendantale allait prendre en charge les transformations mondiales et automatiquement inspirer le changement à partir du champ unifié de toutes les lois naturelles.

La Méditation transcendantale était un changement si radical de toute autre chose connue précédemment, même au plan spirituel et philosophique, que tout devait être expliqué autrement, compris autrement. C'est ce que Maharishi a fait de 1975 jusqu'à son départ en 2008. Il a enseigné la MT de 1955 à 1975 et après cela, ses professeurs ont pris la relève et ils ont enseigné pour lui, ce qui a libéré Maharishi. Il a utilisé le reste de sa vie à tout expliquer à partir de l'expérience transcendantale. Il a redéfini tout ce sur quoi il a mis son attention. Il a transformé tous les principes de la défense, de l'éducation, de l'administration, de la spiritualité, de la culture, des mathématiques, des arts, de la politique, et il a complètement expliqué les textes anciens de la culture védique, les 40 branches du véda. Il a fait tout cela à partir de l'expérience de la Méditation transcendantale.

Une civilisation différente est en train de prendre forme à partir de ces explications. Du jamais vu auparavant ! La civilisation qui va surgir de l'enseignement de Maharishi sera TOTALEMENT différente de tout ce qui a été connu depuis de nombreux millénaires. C'est presque inimaginable ce que sera l'effet de la radiance de l'expérience transcendantale. Tout va être transformé grâce à cette découverte de la technique de Méditation transcendantale. Aucun des principes qui a servi à comprendre et guider les activités humaines au cours des derniers millénaires ne sera gardé intact. Tout a été re-compris par Maharishi avec la découverte du processus sans effort qui donne accès à la conscience transcendantale. Maharishi dit : « le mécanisme du retour du paradis sur terre est maintenant compris et très facile à mettre en application. La souffrance sur terre va complètement disparaître, comme l'obscurité disparaît à volonté avec l'invention de l'ampoule électrique.

328) LA RÉALISATION COSMIQUE DES DÉSIRS : Réaliser un désir à partir de la conscience universelle est comme parler dans le micro d'un poste de radio. Pas besoin de parler fort pour être entendu partout. Quelqu'un peut parler tout bas s'il le souhaite et sa voix voyagera dans tout le pays, transportée par les ondes du champ magnétique. On l'entendra à cent kilomètres, à deux cent kilomètres et plus.

La conscience transcendantale est la vigilance pure, en repos profond. L'esprit s'y trouve pleinement éveillé, mais sans activité de la pensée ni des sens. La conscience transcendantale est le champ unifié de l'esprit. En réalité le champ unifié de la conscience est l'extrémité la plus subtile de l'esprit, tout comme le champ unifié de la matière est l'extrémité la plus subtile de l'énergie. Le champ unifié de la conscience transcendantale se trouve à être identique au champ unifié de n'importe quoi. À la base de toutes les vagues se trouve le même océan. Donc, la conscience est le fondement des quatre forces fondamentales de l'énergie, celle électro magnétique, celle gravitationnelle, ainsi que deux autres forces qui agissent au plan atomique lui-même. Lorsqu'on étudie ce qui se trouve à l'origine de toute matière, on découvre immanquablement la conscience (l'intelligence infinie) dans sa forme non manifeste. La technologie du champ unifié de la conscience donnerait donc accès à des possibilités illimitées puisqu'elle se trouve au niveau fondamental de toutes les expressions de l'énergie mentale et matérielle.

Si un désir (une pensée) extrêmement subtile réussissait à toucher (effleurer, pénétrer) la conscience pure , il lui donnerait « sa couleur, sa volonté, sa direction, sa vibration, son intention. »

Revenons à l'exemple de celui qui parle au micro d'un poste de radio. Quelque part ailleurs il faut nécessairement qu'il y ait un récepteur spécialisé pour recevoir les ondes et les reformuler dans le langage humain. Mais ici, au plan de la conscience du champ unifié, il n'y a pas besoin d'un récepteur spécial pour capter la vibration du champ unifié puisque l'univers lui-même est déjà en contact permanent avec cette source unifiée et elle répond en permanence aux impulsions cosmiques.

Notez que seule la conscience transcendantale est le champ unifié et non pas la conscience habituelle de l'esprit actif - imaginer la conscience universelle, se faire croire qu'on offre ses désirs à l'univers ou à Dieu n'est qu'une imagination, un jeu de l'intellect ou des émotions en surface de l'esprit. Seul le silence de la pure conscience EST le champ unifié universel. Pour connaître le champ unifié de la conscience, il y a deux pré requis. 1) la technique de Méditation transcendantale qui amène l'esprit au champ transcendantal de l'esprit, la pure conscience. 2) les techniques avancées de MT-Sidhis que Maharishi a introduites en 1977 afin de former le système nerveux à rester immobile au plan de la vigilance en repos profond afin de soutenir l'expansion de la conscience unifiée et d'apprendre à placer une impulsion de la pensée directement à l'intérieur de la conscience transcendantale. Dès qu'on réussit cela, c'est l'univers lui-même qui la prend en charge pour la réaliser.

Pour créer un événement quelque part, il faut créer un effet qui doit s'étendre sur des centaines ou des milliers de minimes transformations, lesquelles doivent prendre place afin que la réalisation du désir se produise.  Personne ne peut tout contrôler autour de lui, cela est impossible. Même les meilleurs planificateurs, même ceux qui ont mis en place tout ce que leur intellect a pu analyser comme faisant partie d'éléments essentiels au succès de leurs actions, ne peuvent pas incorporer dans leurs planification toute la multitude de facteurs « invisibles ou inconnus » qui influencent la réalisation de n'importe quel projet. C'est pour cette raison qu'au cours des millénaires passés, les hommes avaient recours à des rituels qui devaient demander la faveur secrète des dieux et de Dieu. L'homme savait que les succès de ses entreprises dépassaient le champ de ses capacités analytiques et financières et qu'il appartenait en grande partie à la volonté du cosmos. C'était cela « le destin de l'homme. »

Mais maintenant, grâce à la technologie du plein développement de la conscience, grâce à l'accessibilité de la conscience transcendantale par la technique de Méditation transcendantale, nous ne pouvons plus douter du potentiel de cette approche puisque la science nucléaire confirme que toute la création est sortie d'un vacuum originel qui contenait tout le potentiel de la création. La conscience transcendantale est cette source, ce point d'origine de l'Être. La Méditation transcendantale donne accès à ce silence intérieur. Puis il y a les techniques avancées de MT-Sidhis, dont le vol yogique fait partie, qui forment l'esprit à « penser une pensée » de façon à la faire pénétrer à l'intérieur de la conscience du champ unifié. Les techniques de Mt-Sidhis élargissent donc la capacité du système nerveux à fonctionner à des niveaux extrêmement silencieux, ce qui donne accès au domaine de toute possibilité de la conscience. Le monde de l'avenir ne sera pas celui des super ordinateurs, mais celui, magique, plus que génial, de la science du champ unifié de la conscience.

327) LA TECHNIQUE QUI ÉPANOUIT TOUTES LES AUTRES TECHNIQUES : La Méditation transcendantale est l'épanouissement de toutes les autres méthodes de méditation qui ont existé depuis des millénaires dans n'importe quelle tradition. Dès que des hommes ont fermé les yeux pour faire silence en leur esprit et découvrir la conscience infinie, la réalisation du Soi cosmique, la méditation a pris forme.

S'il devait y avoir dans n'importe quelle méthode de méditation, ne serait-ce que quelques moments où les pensées sont transcendées complètement, c'est-à-dire des instants où la conscience est totalement laissée à elle-même, dans une vigilance intérieure parfaitement tranquille, et que l'activité mentale se soit arrêtée dans un repos très profond, alors cela signifie que l'esprit individuel a découvert la conscience infinie et que le processus de transcendance a pris place.

L'esprit individuel est la conscience active alors que la transcendance est la conscience en repos total. Il faut préciser ici que la plupart des méthodes de méditation demandent un certain contrôle des pensées par la contemplation mentale ou des exercices de concentration, et que dans ces processus, la transcendance est presque toujours bloquée. Lorsqu'une personne fixe son attention sur une idée ou qu'elle se concentre sur une partie de son corps, ou si elle guide sa pensée vers un thème prédéterminé qui lui sert d'objet de contemplation, en tout cela elle limite la liberté de l'esprit dans ses mouvements et elle le contrôle directement ou indirectement.

Toute forme de contrôle est un obstacle à la transcendance. Malgré de tels obstacles qui se retrouvent dans toutes ces méthodes méditatives, il arrive tout de même que la pensée s'auto transcende et que l'esprit fasse l'expérience momentanée de la conscience transcendantale. Toutefois, ceux qui pratiquent des méthodes de visualisation, de concentration, de contemplation, d'auto suggestion, etc. apprécient rarement de tels instants de transcendance principalement parce qu'elles leur paraissent inutiles puisqu'elles tombent en dehors de leurs instructions. Si une quelconque transcendance spontanée se produit durant ces méditations, les gens retournent le plus vite possible aux instructions qu'ils ont reçues pour faire la méthode qu'ils pratiquent et ils continuent de s'appliquer au niveau de la signification des pensées, à l'horizontale de l'esprit. Sans le savoir, ils empêchent la transcendance presque complètement. En réalité, ils ne la recherchent même pas puisque les enseignements qu'ils suivent ne visent pas cette expérience. Elle se produit quand même ici et là puisque c'est la nature de l'esprit de retrouver sa base silencieuse. Malheureusement, toutes ces techniques de méditation, qui visent le développement de la conscience, passent à côté de leur objectif.

La Méditation transcendantale est la perfection de toutes les formes de méditation en ce sens qu'elle est la technique qui permet au processus de transcendance de se produire à tout coup. Elle ne peut pas y faire obstacle. Ce qui se passe au niveau de l'esprit lors des minutes et des secondes de profonde transcendance, est la technique elle-même de la Méditation transcendantale. La Méditation transcendantale n'est que ce processus. Elle est complètement construite pour donner l'expérience de transcender les diverses strates de l'activité mentale et permettre la découverte de la pure conscience, la vigilance en repos profond.

Maharishi a eu le génie de pouvoir identifier exactement ce qu'est la transcendance des pensées et il a développé des instructions parfaitement simples et claires par lesquelles ce processus naturel de transcendance n'est jamais empêché ni ralenti. C'est cela qui caractérise la Méditation Transcendantale et fait qu'elle produit une gamme de bienfaits inégalés par les autres méthodes.

Les enseignements habituels sur la méditation ne disent pas comment faire pour que la transcendance se produise de manière naturelle et automatique. Elles essaient plutôt de faire diverses manipulations au plan des pensées, croyant qu'imaginer des expériences qu'on souhaite obtenir est une bonne façon de fonctionner, mais en cela, elles gardent l'attention à sa surface active.

La transcendance ne vient pas lorsque l'on agit au niveau de la signification des pensées. Même le fait d'essayer volontairement d'arrêter les pensées est un effort inutile qui empêche la transcendance de se produire. Cette façon de faire a pourtant été perpétuée durant des siècles jusqu'à ce que Maharishi découvre cette erreur et la corrige.

Heureusement pour nous, Maharishi a profondément illuminé le processus de transcendance pour toutes les générations à venir. Plus personne à partir de cette génération-ci n'aura jamais besoin de « chercher la voie » de la réalisation du Soi et de la pure conscience. La Méditation transcendantale est ce qu'il y a de mieux dans toutes les autres méthodes, qu'elles le sachent ou non. À cet égard, personne ne pourrait inventer une autre méthode telle que la MT sans aboutir à une copie conforme. « Rien ne peut être ajouté ni enlevé à la Méditation transcendantale, dit Maharishi, sans l'affaiblir ou la détruire. Elle est complète et parfaite.» 

p.s. Un aspect de la MT est inégalé nulle part et c'est la fonction des mantras qui sont utilisés durant cette technique. Les mantras sont des sons particuliers qu'on ne retrouve dans aucune autre tradition dans le monde et qui forment les briques de la structure quantique de la création. Ces mantras ont des effets universels très positifs pour l'évolution et ils sont une source de très grande protection pour la personne qui médite au fur et à mesure où elle découvre les couches de l'esprit où l'énergie mentale et matérielle contient une grande puissance de matérialisation. Les sons des mantras de la tradition védique de l'Inde émettent une vibration positive à n'importe quel niveau de l'évolution où est rendue une personne, du début jusqu'à la plus haute illumination. Telle est la chance d'être initié à la méditation dans la tradition des maîtres védiques et c'est ce que Maharishi a pris soin de structurer dans son enseignement de la Méditation transcendantale. Plus l'humanité va être évoluée et plus elle va découvrir la valeur inestimable de ce que Maharishi nous a donné pour notre évolution individuelle et collective.

326) LA RICHESSE : « La richesse dans le monde sera bénie si elle est utilisée pour créer le Paradis sur Terre.» “The wealth in the world will be blessed if it is used to create Heaven on Earth.” - Maharishi

Tant que la richesse sera utilisée pour autre chose que la création du paradis sur terre elle va continuer d'engendrer toutes sortes de problèmes et d'injustices. Ce n'est pas en distribuant un dollar à chaque personne sur terre que l'on sera juste envers tous. Cela serait une pure perte de la richesse et ne servirait à rien. On aurait dépensé 7 milliards de dollars en plus des frais énormes d'organisation et de distribution de cette richesse. En fin de compte, même en répartissant la richesse de façon idéale, rien ne serait changé ni pour soi ni pour les autres.

Dans la même logique, imaginez que l'on souhaite donner une large somme à tous les humains de la terre, il faudrait des centaines de trillions et le résultat serait désastreux de toute façon. La conscience humaine qui est si peu évoluée encore utiliserait cet argent dans toutes sortes de projets qui seraient perdus d'avance. Il y en aurait qui paieraient leurs dettes aux banques. Il y en a qui se lanceraient dans des dépenses folles, faisant des achats qui s'avéreraient inutiles et même nuisibles. Les riches seraient critiqués de recevoir leur part. Les pauvres seraient critiqués de recevoir ce qu'ils ne savent pas gérer. Les criminels recevraient le même montant que les gens honnêtes. Les enfants se verraient retirer leur part et les parents ne leur laisseraient rien en bout de compte. Des millions serviraient à l'achat d'armes. Il y aurait des gens qui s'accapareraient les dons des autres personnes. L'avaricieux ne serait pas plus riche qu'avant car il vit comme s'il était pauvre en permanence. Son coeur ne serait pas plus généreux qu'avant. Les criminels utiliseraient leur don pour planifier des actions criminelles. Ceux qui consommes des drogues illégales dépenseraient vite le don qu'ils auraient reçus pour détruire leur système nerveux encore plus rapidement qu'avant.

La richesse doit absolument servir le progrès de tous les humains de manière égale et pour cela, seule l'influence qui vient de la pratique de la transcendance peut accomplir cet objectif. Seule cette approche est totalement juste pour tous, sans exception, incluant les humains, les animaux, les insectes, les plantes et tout le reste.

Si on veut rendre justice à tous les hommes, il faut élever la conscience mondiale de manière égale dans tous les recoins du globe et c'est ce que Maharishi a commencé à faire dès qu'il a débuté l'enseignement de sa technique de MT en 1955 et de ses techniques avancées de MT-Sidhis (1977) incluant le vol yogique.

Maharishi a toujours pensé en terme de bien-être mondial et il a voulu que tous les recoins de la terre reçoivent l'influence positive qui émane de ceux qui méditent individuellement ou font le vol yogique en groupe. Maharishi a augmenté la richesse concrète du monde entier a chaque jour de son travail d'enseignement autour du monde. Il a aidé tous les humains sans exception, en mettant en place la vraie richesse, qui est celle d'une conscience plus élevée. Seule une large conscience peut engendrer la vraie richesse sur terre. Elle apportera satisfaction aux désirs de chaque être humain. L'éveil de la conscience transcendantale chez quelques millions de personnes ne pourra jamais créer de frustration nulle part et aucun citoyen du monde ne sera oublié ni ne se verra refuser l'abondance et la prospérité.

Ce n'est pas l'argent qui donnera la richesse au plan mondial. Il est faux de penser que la manière de créer de la richesse est d'emprunter des banques et de s'endetter encore d'avantage. Il faut remplacer ce concept par celui d'une conscience plus large. Sans ce pré requis, sans l'expérience de la félicité de l'être au  plan transcendantal de la conscience, sans la pratique de la Méditation transcendantale dans les écoles et les universités, l'argent ne servira qu'à continuer de fabriquer des labyrinthes de complexités économiques, politiques, culturels et autres, lesquels ne cessent jamais de donner des maux de tête au monde entier, tout en détruisant le bonheur humain.

325) MAHARISHI ET LA CONSCIENCE BRAHM : On voit Maharishi entrer dans une salle pour une conférence. On le voit, mais Maharishi n'est pas seulement entré dans la salle, il est entré dans l'édifice, il est entré dans le quartier de la ville où se donne cette conférence, il est entré dans la ville au complet, dans sa conscience collective, il est entré dans le pays où tout cela se trouve.

Le corps de Maharihsi est certes visible dans la salle de conférence mais un autre aspect plus subtils de son corps occupe un plus grand espace. Les gens qui assistent à la conférence sentent la présence de Maharishi dans toute la salle. La conscience de Maharishi est vaste, très vaste. Son corps aussi. Maharishi est présent à tous ces niveaux simultanément. Son corps n'est pas seulement physique, il est unifié à sa conscience. Ses pensées sont unifiées à sa conscience elles aussi. Tout en lui est unifié, c'est cela la conscience de Brahm, la totalité unifiée de toutes choses.

Maharishi est présent dans l'omniprésence. Voilà l'étendue du corps complet de Maharishi. Il commence à parler dans cette salle et il utilise un micro pour que nous entendions sa voix. Il parle dans ce micro pour aider notre ouïe. Mais il n'a pas besoin de micro pour parler à la réalité totale de l'Être cosmique en nous et partout ailleurs dans l'environnement. L'environnement est unifié et non pas morcelé dans sa  perception exaltée et sereine. Maharishi est rempli de félicité.  Il émet autour de lui la félicité et tous les spectateurs sont changés.

L'espace de cette salle de conférence n'est pas un espace extérieur à l'être de Maharishi. L'espace autour de lui est son espace intérieur. Il parle à l'Être du cosmos pendant qu'il parle à nos oreilles. Maharishi est cosmique. Où se trouve son vrai niveau d'action? Est-ce uniquement ce qui est visible qui sert de support à son action? La conscience Brahm est partout.

Il est impossible de connaître Brahm sans être Brahm, disent les textes védiques. La connaissance unifiée de toute chose est totalement identifiée à l'Être, Brahm. Le domaine de toutes possibilités appartient à celui dont le corps est présent et omniprésent simultanément.

Maharishi a pourtant laissé son corps le 5 février 2008. Les feuilles sont tombées d'un arbre mais les branches, le tronc et les racines de l'arbre ne peuvent pas être effacées. L'arbre existe même sans ses feuilles. Le visage existe même sans un miroir qui le reflète et montre son image. Le manifeste est retourné au non manifeste mais le non manifeste contient la totalité de tout ce qui est manifeste. Tout n'est rien que Brahm, la conscience totale.

Maharishi a perçu que son maître, Brahmananda Saraswati, était Brahm. Maintenant, aujourd'hui nous commençons à percevoir que Maharishi est Brahm lui aussi.

Ce que Maharishi fait, il le fait à chaque instant présent, passé et futur. Il transforme le passé, le présent et le futur simultanément. Il purifie le passé pour que le présent construise le futur qui est un Sat Yuga, l'Âge du paradis sur terre. Tout ce qui existe et prend forme se produit toujours dans une continuité sans faille. Le calcul du karma de l'humanité est sans erreur. Le passé a été nécessairement purifié dans son propre futur et cela a fait naître Guru Dev et Maharishi. Guru Dev et Maharishi ont purifié tout le passé de l'humanité afin que le Sat Yuga apparaisse indépendamment du karma d'ignorance massive qui avait été enregistré dans la mémoire du cosmos.

Guru Dev a éveillé la mémoire la plus profonde de la nature et il a ouvert le bourgeon du Sat Yuga, la conscience de Brahm, qui possède le pouvoir de tout désirer sans que jamais la nature ne puisse refuser son désir. Le désir qui vient de la conscience Brahm est celui qui était enfoui dans la totalité de l'Être du cosmos.

Le cosmos se réjouit de l'éveil de cette mémoire totale dans l'harmonie universelle et de la gloire de la création du système nerveux humain qui s'éveille à nouveau à toutes ses possibilités. La vie de Guru Dev et celle de Maharishi ont fait fi du retour du balancier du temps et ils se sont tenus hors de tout karma que la terre aurait enregistré à partir des gestes du passé.

Le Sat Yuga est une pure création qui se fait par delà tous les enregistrements nés des événements partiels du cosmos. Le cosmos s'éveille maintenant au complet avec le désir de Brahm. Il oublie sa mémoire de tous les événements qui se sont déroulés à partir de la conscience partielle des humains et des autres créatures du cosmos. 

La bénédiction de Guru Dev est permanente. Maharishi dit que Guru Dev est la lumière qui nous guide en toutes les époques à venir. Son action est totale et non fragmentée par le temps et l'espace. L'enseignement de Maharishi est la bénédiciton de Guru Dev qui a respecté son silence et ne s'est jamais engagé dans le champ de l'action. Guru Dev savait parfaitement que Son Être en conscience de Brahm était suffisant pour enclencher le changement total de toutes choses.

Il y en a qui croient que l'action de Maharishi est uniquement ce qui a été visible, mais ce point de vue est une vision partielle à la surface des choses. L'action de Maharishi est la bénédiction intemporelle et éternelle de Guru Dev. Maharishi fait partie de l'action omniprésente de Guru Dev pour tous les temps à venir dans le très long Sat Yuga qui ne connaîtra désormais plus les cycles de la retombée dans l'ignorance ni la perte de l'illumination. Rien ne sera désormais plus facile à réaliser sur terre que d'être illuminé aux pieds de la conscience de Guru Dev, avec Maharishi qui répète encore et encore : Jai Guru Dev, Jai Guru Dev, (merci au maître divin).

324) VEDA MONDIAL? CHOUETTE!! : Faut-il d'abord la fin de l'humanité pour construire la suite avec les survivants ? (réponse de correspondance du 23 juin 2011) « une chose est certaine à mes yeux et c'est que l'on ne peut rien reconstruire sur la base d'une destruction des civilisations actuelles. Les larmes, la mort, la panique, le manque de nourriture, etc, ne changeraient rien puisque c'est dans la tête des humains que le problème se trouve. Que nous soyons dix millions d'humains sur terre ou dix milliards, les mêmes limites et les mêmes imperfections demeurent. La jalousie demeure, l'esprit de domination aussi, l'anxiété et l'angoisse ne seront pas disparues.

On ne peut bâtir un nouveau monde que sur la base d'une nouvelle connaissance qui va "changer" - faire évoluer - l'humain en lui-même plutôt qu'uniquement rebâtir des villes et des institutions ou des outils et des machines. Au cours des derniers deux ou trois millénaires, les humains ont fait évoluer (à coup de révoltes et de lutte incessante) la plupart des théories sociales, culturelles, politiques, etc. Il y a eu le concept des empires, le féodalisme avec les constitutions monarchiques, les systèmes tribaux, la démocratie, la création de l'ONU, le Maxisme, le communisme, etc. Ce fut la même chose au plan religieux, au plan économique. Les théories se sont toutes perfectionnées au long des siècles, les sociétés elles aussi. Nous avons découvert et contrôlé l'électricité, inventé les avions, les automobiles, les ordinateurs, etc. Nous avons la charte des droits et libertés. Un grand nombre de pays possèdent ce qu'il y a de mieux au plan des concepts et des idéaux, justice, paix, égalité, fraternité, répartition de la richesse, tous les concepts fabuleux existent déjà, mais rien ne semble bien fonctionner et même les plus hauts concepts humanistes et spirituels sont noyés dans le déluge du stress et de l'orgueil humain.

La solution que Maharishi a mise sur pieds : faire méditer quelques millions d'êtres humains, (un tout petit nombre de personnes, en comparaison de la totalité de la population) et les amener à un niveau de conscience où ils vont avoir l'expérience du champ unifié transcendantal. Cette expérience est suffisante pour produire une onde de cohérence mondiale et faire évoluer toutes les sociétés simultanément et d'une manière très silencieuse, sans révolution d'aucune sorte. Sur la base de cette première montée de la conscience mondiale, il faut ensuite créer une seconde vague (qui sera plus facile à réaliser que la première qui a rencontré beaucoup de résistance) d'évolution par une transcendance plus profonde encore et éveiller davantage les lois naturelles de l'évolution chez d'autres millions d'humains. Puis une troisième vague, et ainsi de suite.

L'éveil de la conscience mondiale ne peut pas venir par des efforts ni des luttes. Évidemment, on peut lutter contre une injustice et une foule d'autres choses dans la société, mais on ne peut pas lutter pour faire l'expérience intérieure du silence transcendantal. C'est pour cette raison que le travail de Maharishi a toujours été très positif et joyeux. Maharishi était appelé le « giggling guru - le guru qui rigole toujours. »

Maharishi a enseigné à tous ceux qui étaient naturellement curieux et ouverts à ce qu'il présentait. Il n'a jamais fait d'effort pour convaincre les sceptiques par des arguments habiles et il ne combattait jamais ceux qui doutaient de sa technique ou de son projet, en le trouvant tout à fait utopique. Maharishi a voyagé autour du monde pendant vingt-cinq années, sans s'arrêter nulle part pour bien longtemps. Il ne voulait pas que les gens se mettent à résister à son projet de régénération spirituelle mondiale et il allait d'un pays à l'autre de façon très légère, laissant après lui des impressions de joies et d'enthousiasme.

Partout il acceptait ceux qui étaient ouverts spontanément à sa technique de méditation. Il a réussi à inspirer plusieurs milliers de personnes à devenir professeurs de MT. Un bon nombre ont cessé d'enseigner mais un bon nombre ont toujours continué de suivre Maharishi et de participer activement à ses projets. Même chose pour les 5 millions de personnes qui ont appris la MT durant les années 1970 et 80. La moitié ou davantage ont probablement cessé de méditer ou se sont dirigés vers autre chose, mais cela n'était pas si important pour Maharishi parce qu'il refusait de faire quelque effort pour essayer de garder ceux qui voulaient aller vers autre chose. Ce qui était important pour lui, c'était ceux qui ont continué, qui étaient satisfaits et qui évoluaient au plan de leur conscience grâce à l'expérience répétée de la conscience silencieuse, l'état transcendantal. Aujourd'hui des centaines de milliers de ces personnes sont rendues très proches de l'illumination de la conscience et, de mois en mois, beaucoup de gens arrivent à l'état de la conscience cosmique, le premier stade permanent d'éveil profond de la conscience silencieuse en soi. Sur cette base, quelques centaines ou quelques milliers de personnes qui connaissent une telle illumination dans chaque pays suffisent pour transformer la conscience collective rapidement, et sans retour.

C'est cela le plan de Maharishi. Jamais d'effort. Jamais de stress pour accomplir la paix mondiale. Elle va se faire sans tension, sans agression, sans lutte contre quoi que ce soit. La conscience collective est destinée à se transformer vers davantage et davantage de cohérence, de paix, de créativité en harmonie avec la nature, puisque le processus de transformation le plus profond qui soit, la transcendance, est enclenché et il ne s'arrêtera pas. 

« et à quelle échéance ? » ... L'échéance dépend de la profondeur de l'animation de la conscience par ceux qui ont de plus en plus accès à la région transcendantale de l'esprit, au delà des pensées. Elle dépend aussi du pouvoir d'organisation et des moyens financiers et autres aspect concrets de l'organisation de Maharishi. Nous travaillons à rassembler des gens qui ont l'expérience profonde de la transcendance, car en groupe, l'effet est au carré du nombre de participants s'ils étaient isolés ici et là. Par exemple, dix personnes qui pratiquent ensemble produiront dans l'atmosphère le même effet que 100 personnes qui pratiquent chacune chez-elles et ne sont pas regroupées.

Si tu vas voir sur mon site web : rogerbouchard.com, il y a un icône qui s'appelle La priorité. On y lit la priorité du mouvement de MT dans le monde. C'est une bonne explication je crois. On y trouve la vision d'ensemble du travail de Maharishi et l'urgence de ce qui doit être fait en premier pour créer un effet tout à fait régénérateur sur la conscience mondiale.

Certes, il y a tant de choses à faire pour sauver le monde de la destruction économique, politique, environnementale, etc., mais la priorité que Maharishi a identifiée et sur laquelle il a consacré toutes les dernières années de sa vie est la plus formidable de toutes. Elle est extrêmement efficace pour aider l'humanité directement au plan de la conscience. Les autres organisations et les individus du monde entier qui ne connaissent pas la transcendance, agissent aux niveaux qu'ils connaissent et ils ont leurs priorités selon la vision qu'ils ont.

 Maharishi a été le maître de la transcendance, ce qui fait que son action dans le monde se fait à ce niveau-là, à un plan très subtil, très silencieux, très invisible, mais le plus puissant de tous puisque le transcendantal est plus subtil encore que le nucléaire, donc plus universel et plus puissant globalement.

323) Manif anti viande à Paris ( suite à une correspondance d'une dame française qui m'informait de diverses manifestations à la mi juin 2011) Je répondis ce qui suit : « toutes ces démonstrations ne changent rien à la vie quotidienne des gens. Les vieilles habitudes de manger de la viande durent de siècle en siècle,  pour ne pas dire de millénaire en millénaire. La viande fait partie des chefs d'oeuvre culinaires de presque toutes les nations,  et personne n'empêchera cela avec des démonstrations et des statistiques sur le nombre d'animaux assassinés.

Une seule chose va mettre fin à la violence faite aux animaux et c'est que le coeur des humains s'attendrisse. Il ne pourra s'attendrir que lorsque la prise de conscience « d'être en unité » avec chaque chose qui l'entoure (d'être de la même nature que tous les êtres vivants) grandira au point de combler le coeur de chacun de nous. Cette prise de conscience ne viendra pas suite à un processus intellectuel qui nous inviterait à vivre une fraternité avec le règne animal, ni par un savant calcul au plan écologique ou économique, ni grâce à une pieuse montée de la morale du genre « Tu ne tueras point. » Toutes ces prises de conscience ont leur valeur à la surface de l'esprit mais elles ne transforment pas l'être humain en profondeur. Il faut que la prise de conscience soit fondamentale, c'est-à-dire qu'elle se fasse au plan de l'être de chacun, dans la conscience intime de chacun. Là se fera l'éveil, très subtilement, très silencieusement, sans grand fracas, sans tonnerre médiatique.

Pour que cet éveil se produise et qu'il prenne racine dans toute l'humanité, et non pas chez quelques-uns ici ou là, il faut que ceux qui pratiquent la Méditation transcendantale et qui connaissent la région transcendantale de leur être, le champ unifié de la pure conscience, poursuive leur pratique quotidienne de la Méditation jusqu'à ce que les forces de la vie au complet produisent un changement mondial chez tous les hommes, par osmose automatique.

Lorsque la conscience collective s'éveillera ainsi, alors on ne peut plus manger son chien, ni son chat ni son veau, ni ses poules. Mais pour qu'une telle situation se produise, il faut permettre à chacun d'évoluer de là où il se trouve aujourd'hui à là où il sera demain et l'an prochain. On ne peut pas critiquer ceux qui aiment la viande. Ils en ont besoin probablement. Il faut continuer de soutenir le progrès de chacun, quelles que soient leurs habitudes de vie car on ne peut changer qu'à partir de là où l'on se trouve maintenant. Chaque pas d'évolution et de changement doit être naturel. Il faut pour cela continuer d'aimer et de soutenir même ceux qui sont à l'opposé de nos propres croyances. Il faut méditer et méditer et méditer, chaque jour et attendre patiemment que les changements se produisent dans le monde. Il faut utiliser notre créativité grandissante pour se changer soi-même. Mettre de la pression sur soi-même ou sur les autres pour provoquer des changements produira toutes sortes de réactions un peu plus tard. Aucun stress visant à provoquer le changement n'a de valeur profonde.

Pourtant, désespérés et  impatients, les manifestants qui défendent toutes les causes importantes dans le monde, ignorant la technique de la transcendance, ne sachant pas comment se transformer eux-mêmes sans pression, sans stress, ne connaissant pas la technique qui replace la vie en soi dans le courant naturel de l'évolution, se lancent à la conquête de certaines victoires idéologiques partielles et ils se heurtent à tout ce qui leur résiste. Leurs rêves d'un monde meilleur se change en une autre sorte de violence.

Méditer élargit la conscience au plan fondamental de l'unité de toute chose. Cette prise de conscience ne peut pas être uniquement pour soi-même car elle se produit dans le champ unifié de l'énergie subtile de la conscience. L'environnement est influencé par une telle expérience transcendantale.

Ceux qui méditent chaque jour voient leur créativité augmenter et ils se mettent à construire chaque jour autre chose pour remplacer ce qui ne convient plus, Voilà la bonne manière de faire évoluer les choses. Bâtir le changement est un geste positif  qui est tout à fait différent de s'attaquer à ceux qui sont rendus ailleurs que soi-même dans leur évolution et de les accuser de tous les maux de la terre. S'aliéner nos amis, notre propre famille, s'aliéner nos collègues, nos concitoyens, cela n'est pas la manière d'évoluer globalement. Forcer le changement est inutile finalement puisque plus tard il faudra réagir à cette tension qui a été introduite dans le processus de changement. La Méditation transcendantale est si gracieuse car elle anime le silence qui sert d'arrière plan au mouvement de toutes les galaxies. Le silence transcendantal anime la créativité en harmonie avec la vision cosmique de la conscience en soi. Tout changement qui se produit dans la vie des personnes qui méditent se produit aussi dans leur environnement. Et allez-donc savoir comment la conscience en soi influence celle des autres qui se trouvent à cent ou à mille kilomètres de soi? Seul l'animation du champ unifié de la conscience produit naturellement et sans pression le grand renversement de conscience pour lequel des millions de militants ont lutté durant des siècles.

322) LA VALEUR DE LA TRADITION : (Extrait de correspondance du 13 juin 2011 - une dame avec qui je corresponds depuis quelques mois sur divers sujets m'annonce qu'elle a finalement décidé d'essayer de méditer à sa manière - je lui répondit ce qui suit : « ce que tu as fait est un jeu de ton intellect dans le but d'essayer de méditer. T'asseoir le dos droit pour ne pas dormir. Quel effort! Et c'est comme cela que tu crois pouvoir te reposer profondément? Car tu crois qu'il faut empêcher la venue du sommeil? Quel effort inutile encore une fois. Le sommeil te rattrapera plus loin parce que ton corps et ton système nerveux doivent en avoir besoin. Tout effort de contrôle ne peut mener à rien de bon. Et le pire... essayer de chasser les pensées! À moins d'être endormis dans le sommeil profond ou de réellement arriver à un point où la pensée s'est calmée par elle-même, très innocemment, il est impossible de n'avoir pas de pensées. Elles seront présentes sous quelque forme que ce soit, sous la forme verbale de l'activité mentale habituelle ou sous forme d'impression vague d'existence individuelle, incluant les sensations physiques de tout genre, et les rêves aussi, etc.

Mais il y a plus que cela, en fait. Pour méditer, il faut être initié par quelqu'un d'autre. Une autre personne doit nous indiquer "avec objectivité" la façon de "sortir du dédale de nos propres pensées". Cela paraît curieux mais telle est la raison de l'existence de la tradition des maîtres et des disciples. Le chercheur, désespéré de n'avoir jamais trouvé la voie de la conscience infinie transcendantale, même après des "vies" de recherche, s'approche finalement du maître qui a cette connaissance et il le supplie de l'initier. Il lui offre "tout" ce qu'il a en échange du chemin qui va le libérer du labyrinthe de la souffrance et de l'illusion. Le maître ne lui demandera en retour que quelques fleurs, quelques fruits et un don qui vient de son labeur quotidien (dans notre époque moderne, c'est une portion de notre salaire).

Voilà d'où vient la tradition des maîtres et des disciples. Elle ne vient pas d'une soumission à quelqu'un d'autre ni de l'abus ou de la domination de certaines personnes sur d'autres, mais de la quête inassouvie d'illumination spirituelle qui fait que, très humblement, le chercheur spirituel s'incline, presque en larme, devant le maître et le supplie de lui donner son aide. Le maître accepte alors de servir de maître même si cela n'était pas son intention initiale. Il n'avait initialement rien à enseigner aux autres. Il avait trouvé le repos en son être et il était le témoin de toutes choses; mais bientôt, quelqu'un le reconnaît et le cherche. Puis on le supplie de montrer le chemin de la félicité et de la liberté. Le maître accepte de devenir un guide spirituel uniquement après que d'autres personnes devinent qu'il a réalisé l'infini et le supplient d'enseigner. À partir de ce moment là, le maître va devenir un serviteur du maintien naturel de la tradition de maître à disciples et il enseignera le même chemin que son propre maître lui avait enseigné il y a longtemps parce que lui aussi était perdu et n'avait pas trouvé le chemin avant de rencontrer son maître. C'est cela la raison qui fait que la tradition d'un même chemin dure pendant des siècles sans que jamais un maître illuminé n'en modifie une seule instruction fondamentale. Seuls certains disciples non illuminés peuvent, dans leur ignorance, vouloir modifier ce qu'ils ont reçu du maître. Ils sortent alors du chemin battu par tous les maîtres et les disciples qui l'avaient précédé, mais les fruits de leurs efforts individuels, ainsi que les instructions qu'ils donneront, grandiront en dehors de l'arbre de la tradition et ils s'épuiseront vite.

Je viens de t'expliquer en quelques phrases l'aspect spirituel et foncièrement très humain, qui fonde la tradition des maîtres védiques, dont Maharishi est le plus récent messager. Maharishi fait partie de la plus haute tradition, celle qui donne l'initiation à la voie de la transcendance, celle qui donne la libération de la souffrance sous toutes ses formes.

La prochaine étape pour toi : recevoir l'initiation à la Méditation transcendantale ou continuer de chercher et de chercher sans fin.
 

321) MANIPULER LES PENSÉES, C'EST FATIGUANT! : J'écrivais à un ami (le 8 juin 2011) : « Tu essaies continuellement  de réarranger tes états d'esprit et tes humeurs et c'est toujours à refaire à chaque jour. Quelle fatigue à la longue, de toujours s'auto suggestionner que tout est ok. C'est épuisant de continuellement ajuster son bonheur intérieur, d'essayer de voir la vie du bon côté, d'être positif, d'imaginer toutes sortes d'énergies lumineuses. Ouf! Mais lorsque tu connaîtras enfin la technique de la transcendance, ton bonheur va devenir naturel et automatique. Il va faire partie de ton être et tu vas pouvoir te reposer enfin de tout ce travail de constant réajustement des émotions quotidiennes. »

J'ajoute ceci : les gens, parce qu'ils manquent de bonheur naturel, fabriquent leur propre bonheur de toutes sortes de façons. Ils visualisent le succès à venir pour se donner du courage, ils analysent les événements passés pour en sortir les éléments positifs, ils se comparent à pire qu'eux pour s'encourager, ils essaient de voir le bon côté des choses, ils essaient de jouir du moment présent parce qu'ils sentent que la vie leur échappe et que le passage du temps dévore tout. Ils se rappellent quotidiennement leurs idéaux. Ils donnent de la force à leurs convictions en les affrontant à celles des autres et en discutant de leurs valeurs. Ils essaient de transformer ce qui les angoisse en le transformant en engagement politique ou social. Ils veulent à tout prix donner une signification à leur routine quotidienne. Ils contemplent l'idée qu'ils ont du bonheur et ils accordent beaucoup d'importance à leurs émotions passagères, qu'ils épient, qu'ils surveillent, évaluent, quantifient, mesurent, comparent. Ils jaugent leur bonheur de minute en minute. Ils sont eux-mêmes continuellement dans le champ de leur attention. Ils manipulent leur bonheur de minute en minute, en l'imaginant autrement, en l'appelant, en le suppliant de venir et de rester plus longtemps. Ils associent le mot bonheur à des projets, à des causes qui les tiennent à coeur. Ils y mettent toute leur volonté, tous leurs efforts. Ils croient que cet exercice garantira le succès de leur être intérieur et donnera une valeur à leur rôle dans le monde.

Tous ces efforts, plutôt qu'avoir le bonheur en soi, spontanément, sans y penser, sans le chercher, au plan de l'Être. Maharishi a compris ce bonheur qui est autre chose, qui est naturel et si facile à obtenir.

À propos du bonheur Maharishi dit : « La vie, c'est tout ce dont on a besoin pour être heureux, et on l'a déjà. On n'a qu'à apprendre la façon de permettre à la nature de la vie de prendre soin d'elle-même car la nature de la vie est félicité. » (St-Moritz, Suisse, 1976)

Maharishi dit : « Nous ne pensons pas à la vie. Nous la vivons. Nous ne pensons pas beaucoup à nous-mêmes. Notre comportement est aisé, naturel. Nous ne fabriquons pas d'humeurs. »

320) AUCUNE PERSONNE ILLUMINÉE NE PEUT CONTREDIRE UNE AUTRE PERSONNE ILLUMINÉE : On demande à trois dessinateurs de faire la reproduction d'un large objet qu'ils ne connaissent pas et n'ont jamais vu auparavant. Ils vont en faire le dessin en pleine noirceur alors qu'ils ne peuvent pas voir l'objet mais seulement le toucher. On demande ensuite à trois autres dessinateurs de reproduire le même large objet (supposons une automobile) alors qu'il fait plein jour. Dans la première situation, les dessins seront la reproduction d'une perception imaginée et connue de façon incertaine. Dans la seconde situation, les dessins seront une reproduction claire de ce qui a été vu, encore que les trois dessinateurs du jour pourraient choisir de montrer des images tout à fait différentes selon l'angle de vue. Par exemple, si la voiture a été dessinée de derrière ou de côté, ou si le peintre avait été placé à l'intérieur de l'objet (la voiture). Les six dessins seront différents les uns des autres mais trois d'entre eux seront précis alors les trois autres seront flous et incertains. Les trois dessins de la nuit seront des reproductions qui seront basées davantage sur l'imaginaire. Ils seront davantage subjectifs.

C'est cela la différence entre le point de vue d'une personne qui ignore l'illumination et celui de la personne qui possède cette expérience. Dans le premier cas, tout est question d'impressions subjectives, d'opinions, d'idées, de déductions logiques, etc. Dans le second cas, la connaissance est claire et elle correspond exactement à la vérité universelle. Ce qu'un sage enseigne peut varier de ce que dit un autre sage mais dans les deux cas, seule la vérité universelle sera exprimée.

Ce qui est universel sera dit d'une manière ou d'une autre, mais dans les deux cas, cela sera le fruit de la vision élargie de la conscience pure. Dans la première situation tout ce qui sera enseigné, même si cela devait être fait par un grand intellect ou un érudit, le sera à partir de concepts appris, d'opinions, de choses déduites ou imaginées. Cela sera le résultat de la pensée. La Vérité universelle existe réellement mais les vérités partielles sont illusoires, qu'elles qu'en soit les apparences logiques. Elles sont une sorte d'image de La Vérité universelle. Elles sont une représentation de la vérité universelle au niveau des mots, mais jamais au niveau du fond. La vérité universelle ne peut pas être contredite par un autre sage car celui-ci saura que ce qui a été dit dans d'autres mots et sous un autre point de vue, a été perçu dans la même lumière de l'illumination. Le sage perçoit la vérité par delà l'apparente contradiction des paroles. Il sait ce qui a été perçu dans la lumière et ce qui a été perçu sous les nuages de la pensée.

319) LA PRIÈRE À LA LUMIÈRE DE LA MÉDITATION TRANSCENDANTALE : La prière est discursive. Elle utilise des mots pour « parler » à Dieu. En général, elle est une demande qui est faite avec des mots. La technique de la Méditation transcendantale accomplit le but de la prière d'une manière tout à fait différente de celle de la prière. Un exemple de prière : « Seigneur, peux-tu me donner la santé? » Dans la M.T., l'esprit accompagné du système nerveux prend la direction du silence de la conscience transcendantale et va directement à l'état de la santé.

La conscience transcendantale est un état de repos très profond. Le corps se trouve lui aussi dans un état semblable, dans une vigilance tranquille. La conscience transcendantale est un état de santé en soi. La conscience de l'Être est la santé en capsule, elle est l'équilibre intérieur idéal dans lequel l'énergie corporelle et mentale ne connait aucune tension et aucun désordre. Si Dieu veut répondre à nos prières lorsque nous demandons davantage de santé, il nous inspirera à apprendre et pratiquer la Méditation transcendantale.

Deux autres exemples de prière : « Seigneur, je veux trouver l'amour. Peux-tu m'aider? »  « Seigneur, peux-tu me donner du succès au plan matériel? » Dans la M.T. l'esprit actif va à l'état de l'Être, la conscience pure. Cet état contient dans son silence tout ce qui est bon pour la vie. L'état de la conscience infinie contient un sentiment d'abondance au plan de l'Être. Il contient la source intérieure de l'amour total, la plénitude de l'Être à partir duquel va surgir de soi des montagnes d'amour et d'amitié envers tous. Toutes les prières trouvent leur épanouissement dans l'expérience de la conscience transcendantale. La réalisation psychologique de tous les désirs, sous la forme d'un contentement intérieur et d'une force créatrice multipliée, se trouve dans l'Être, directement en soi.

« Seigneur, peux-tu me donner la vision de ta divinité? » Même cette prière sera exaucée naturellement par le processus de transcendance. La M.T. va élargir les yeux de la conscience jusqu'à ce qu'ils perçoivent le divin dans la conscience infinie transcendantale. Le degré d'appréciation va rejoindre le niveau divin le plus rapidement possible grâce à la pratique régulière de la M.T. La vitesse de réalisation des désirs sera à son maximum avec l'expansion de la conscience. L'expérience de la conscience transcendantale et l'accélération de l'évolution sont la base de la réalisation de toutes les prières.

Sans la transcendance, nos prières demeurent verbales. Elles ne prennent pas en considération le facteur crucial de l'évolution. Pour réaliser quoi que ce soit, il faut évoluer dans cette direction, pas à pas. Imaginez un enfant qui pleure pour recevoir l'héritage de son père tout de suite. Les parents décident de réaliser son désir et ils mettent entre ses mains plusieurs millions de dollars. De toute évidence, l'enfant n'a aucune capacité de gérer cette richesse. Il va se faire exploiter par le premier venu. Il ne saura pas prendre des décisions importantes pour préserver sa fortune. Dans cet exemple-ci, nous voyons que la décision des parents n'était pas sage. Il aurait mieux valu que les parents de cet enfant lui laissent le temps d'évoluer et qu'il puisse suivre des cours en administration et développer les qualités personnelles qui peuvent appuyer correctement son travail et faire fructifier sa richesse pour le plus grand bien de tous.

Si Dieu réalise nos prières et que notre vie et notre intelligence, nos émotions, notre  comportement, etc. ne sont pas développés et que nous n'avons pas de maturité intérieure, alors il serait préférable que nos prières ne reçoivent pas de réponse immédiatement.

La technique de Méditation transcendantale est la technique de l'évolution. Elle nous rapproche à chaque fois de la réalisation de toutes nos prières en amenant l'esprit à la conscience infinie, directement en soi. La conscience transcendantale est le don de l'évolution. Elle purifie le système nerveux des obstacles (les stress) qui diminuent son potentiel et limitent notre progrès. Les stress intérieurs restreignent le désir de Dieu de tout donner à ceux qui le demandent. Lorsqu'une personne est prête, lorsque sa conscience est évoluée, élargie et débarrassée de ses stress, alors Dieu donne tout, avant même que la personne ne demande quoi que ce soit. Dieu veut tout donner, mais il attend que nous ayons médité depuis assez longtemps pour connaître la conscience cosmique, la réalisation du Soi, l'Être infini.

La prière en conscience cosmique est l’expression de la plénitude de l’Être. Celui qui vit la cc n’a plus rien à demander pour lui-même réellement. Sa conscience cosmique le rend autonome car il possède en lui-même la technique de réalisation de tous ses désirs. Il utilise la conscience infinie et il y place subtilement ses désirs qui vont tous se réaliser sans aucun doute. La conscience cosmique gère tous ses désirs naturels d’une manière qui ne contient aucun stress

318) UNE SOCIÉTÉ HEUREUSE : Une société dont les individus sont heureux et en santé va ralentir son activité désordonnée et elle va se concentrer sur ce qui est beau (la nature), ce qui est merveilleux (l'univers), ce qui est durable (la conscience). Elle va rechercher l'illumination qui est tout cela ensemble, directement en soi. Le développement de la conscience va devenir la principale activité des citoyens qui sont heureux. Ils vont nourrir la conscience par tous les métiers, exprimer ce qui est beau en eux. Ils vont créer des choses merveilleuses et durables. La créativité désordonnée de notre époque moderne va s'apaiser. Notre civilisation invente n'importe quoi, elle construit et détruit n'importe quoi sans discrimination. À preuve, ce qui a été produit est vite remplacé puisque rien ne semble jamais apporter satisfaction pour bien longtemps.

Celui qui est stressé s'inquiète de tous ceux qui sont plus stressés que lui. Pour se protéger, il fait bâtir des murailles, il invente des systèmes de protection, fait installer des alarmes, cache ses avoirs dans d'imprenables coffre forts. Il engage et forme ses policiers. Il bâtit une armée qui le soulage temporairement de sa peur mais il ne faut pas beaucoup de temps pour qu'il commence à s'inquiéter des armées des autres. Il invente donc l'espionnage et fonde la science militaire.

Celui est qui orgueilleux invente tout ce qui le représente et lui donne du prestige. Celui qui aime dominer invente le patriotisme par lequel il pourra dominer facilement tous ceux qui sont fiers d'être patriotiques. Celui qui est malade invente les hôpitaux. Il tombe malade en premier et ensuite il invente la médecine pour que quelqu'un d'autre le soigne. Mais il ignore comment être en santé par lui-même. Celui qui est riche invente les tapis rouges qu'on déroule à ses pieds et il invente l'envie de la richesse. Tous les autres se mettent à désirer la richesse, ce qui lui donne une valeur exceptionnelle, puisque très rare. Il protège sa richesse avant toute chose. Dès que les autres ont cette image mentale que la richesse est une grande chose, cela lui confère l'autorité d'être ce qu'il est et lui done tous les droits. Il établit sa richesse sur l'accumulation de tous les biens. Il déclare que l'art et tout ce qui est beau vient de la richesse des riches. Il déclare que l'argent est le signe du soutien de Dieu.

Celui qui est religieux convertit le plus de gens possible selon la volonté de Dieu qui lui a dit de faire cela. Ceux qui ont reçu de Dieu un message jaune convertissent en jaune, les autres convertissent en orange ou en bleu ou en vert, mais tous se détestent et se méfient les uns des autres. Ils s'assassinent gaiement car à la fin, la couleur qui gagnera la victoire sera celle du VRAI Dieu. Tous sont convaincus qu'à la fin LEUR religion va dominer car ELLE est l'unique vérité. Tout cela se déroule, soi-disant pour l'amour du Dieu d'amour qu'on appelle « Notre Père. »

Lorsque les humains vont être épanouis, ils vont construire une civilisation sans religion et sans armée. Ils vont construire une société où les riches auront comme premier objectif de rendre riches tous les autres humains. Entre-temps, posséder une armée sera toujours le signe d'une société barbare qui est prête à détruire et tuer des ennemis. Personne ne se pose la question : Qu'ai-je fait pour que quelqu'un quelque part déclare être mon ennemi? Sans ennemi, il n'y aura plus besoin d'armée nulle part sur terre.

Lorsque les humains vont être épanouis, ils vont créer une société naturelle, simple, radieuse, belle, merveilleuse, et sans orgueil. Ce sera la société où l'homme va enfin pouvoir se reposer et cesser de tout vouloir contrôler. Il va se mettre à profiter du paradis sur terre et il va inventer ce qui est simple, comme une jolie fontaine là où une source naturelle fait jaillir son eau, comme un siège sculpté dans la pierre où, pendant des siècles, des hommes vont venir s'asseoir pour contempler un paysage extraordinaire et prendre le temps d'être très silencieux et comblés intérieurement. Cette société épanouie sera le résultat de milliers d'heures de méditation dans les écoles, à la maison, partout dans la nature. La Méditation transcendantale ouvre toute grande la fenêtre du paradis qui se trouve en soi, à la source de la pensée, la pure conscience.


317) LE SOUTIEN DE LA NATURE : Un ami m'a posé une question sur le « soutient de la nature » dont Maharishi a souvent parlé, voulant que celui qui a l'expérience de la conscience transcendantale verra ses désirs se réaliser avec plus de facilité alors qu'ils seront de plus en plus en harmonie avec la loi naturelle. Maharishi explique que les pensées (les désirs) d'une personne qui médite ont leur origine dans l'état d'ordre de la conscience transcendantale et qu'elles sont soutenues par le foyer de toutes les lois naturelles, l'état unifié de toutes les forces de la vie.

L'idée générale est que grâce à l'expérience de la conscience infinie en soi, la vie sera soutenue par les forces de la nature, les événements vont favoriser l'évolution, la vie sera plus facile, plus agréable et l'individu aura davantage de succès avec moins d'effort.

J'ai répondu ceci à cet ami : « le soutien de la nature, au début,  c'est avoir de la chance au niveau matériel, au niveau familial, au niveau professionnel. Puis un jour, on découvre la technique de Méditation transcendantale et on remarque que le soutien de la nature est beaucoup plus large que ce qu'on aurait pu penser en premier. Le soutien de la nature permet à quelqu'un de transcender les pensées et d'établir son esprit et le fonctionnement du système nerveux au plan de la conscience transcendantale. Il n'y a pas de plus grand soutien de la nature que celui de méditer chaque jour et de n'avoir aucun obstacle qui ferait qu'une personne doit cesser sa pratique. Évoluer est le propre de la vie et la pratique de la MT est l'évolution maximale puisqu'elle permet à l'esprit individuel, qui est chargé de limites et de conditionnements, de se joindre à la conscience infinie et de grandir sans limite.

Une fois l'état de conscience cosmique établi, cet état où l'éveil de l'être transcendantal est rendu permanent, alors le soutien de la nature est la nature illimitée de la pure conscience transcendantale, agissant en permanence en soi. La vision illimitée de l'Être est le soutien de la nature. Aucun autre soutien de la nature n'a d'importance une fois que l'infini vibre en soi au plan de notre être. L'infini est plus que tout ce qui est désirable dans le monde matériel ou mental.

Le soutien de la nature n'est plus dépendant d'événements matériels, ni de facteurs tirés de l'environnement, ni de quoi que ce soit d'autre au plan relatif de l'existence, il est à l'intérieur de la perception de l'infini lui-même. Le soutien de la nature, en conscience cosmique, c'est la pure conscience elle-même. Pour celui qui vit cet état d'illumination intérieure, la vie continue de se dérouler selon les besoins du moment, selon le destin de la personne et de ceux qui l'entourent, selon les forces en présence à chaque instant, selon les influences qui peuvent venir du passé, mais la conscience cosmique ne change plus jamais. Elle est stable. Il n'y a pas de karma qui la touche. Plus tard, lorsque l'état de la conscience d'unité se développe, on comprend, selon ce que Maharishi en a dit, que tout ce qui est relatif, tout ce qui est changeant, devient perçu en terme du Soi cosmique. À ce niveau-là, les choses de la vie relative ne sont  plus séparées du Soi. Les événements font alors totalement partie de l'intelligence infinie qui est celle du Soi. La karma de la vie relative est alors le karma du Soi cosmique. Rien ne peut être « favorable ou non favorable » d'un point de vue relatif à la personne. Le soutien de la nature est encore une fois la conscience elle-même, mais cette fois-ci, l'infini est non seulement en soi, dans la conscience, mais il est perçu partout en dehors de soi. En conscience cosmique, les événements sont extérieurs au Soi. En conscience d'unité, les événements sont l'expression du Soi cosmique. Tout est le soutien de la nature, en soi et hors de soi. Le concept de soutien de la nature est dissout par l'expérience de la conscience d'unité, alors qu'il est bien réel dans les autres états de la conscience.

Dans l'état de veille active, le soutien de la nature signifie avoir de la chance avec des choses matérielles ou psychologiques. À partir de la conscience transcendantale, le réel soutien de la nature est la conscience elle-même. Il est aussi l'expression de cette conscience infinie qui agit de plus en plus dans le monde de la relativité pour rendre la vie plus agréable, et permettre à la conscience d'évoluer encore plus vite vers les états supérieurs de l'illumination. En conscience d'unité les événements extérieurs sont tous des événements intérieurs. Le Soi est tout cela, toute la totalité, sans division. La pluie qui tombe dehors est la pluie que fait tomber le Soi cosmique. Si un événement ne fonctionne pas bien, en apparence, c'est pour que quelque chose d'autre fonctionne. L'intelligence infinie est en action partout simultanément. Elle est invincible puisque la totalité omniprésente est son champ d'action.

Nous sommes tellement habitués à agir de façon limitée que nous comprenons mal en quoi consiste réellement le soutien de la nature une fois que les états de conscience infinis se développent. La conscience infinie ne peut pas ne pas recevoir le plein et permanent soutien de la loi naturelle puisqu'elle est cela. Elle est l'action totale et universelle. Elle accomplit des millions de miracles dans la créativité du cosmos à chaque seconde du temps. À ce moment-là, l'infini est perçu en tout. L'Absolu est le relatif et il n'existe aucune séparation entre eux. Les techniques avancées de MT-Sidhis en donnent la preuve. »

316) LA CONNAISSANCE OBJECTIVE : La connaissance « objective » n'existe pas chez l'humain actuel. Celle-ci n'a qu'une apparence d'objectivité parce qu'elle semble être le fruit d'une analyse systématique. Fondamentalement toute prise de conscience d'un objet de connaissance est momentanée, due à la nature même de la pensée puisque la connaissance apparaît toujours brièvement dans le champ de la conscience qui est en constante mutation.

L'intelligence d'un individu est subjective. Sa mémoire est subjective. Son imagination aussi. Sa créativité est subjective. Sa logique l'est aussi. Les conclusions que peuvent tirer une personne sur une perception ou un événement sont subjectives, toujours. Le doute est subjectif, l'erreur de jugement est subjective, le rêve est subjectif, le sommeil est subjectif, la contradiction est subjective, la synthèse est un processus subjectif, la culture est subjective, les désirs sont subjectifs, les conditionnements sont subjectifs, les besoins sont subjectifs, les concepts véhiculés par des mots sont nécessairement subjectifs. La liberté est subjective, le bonheur l'est lui aussi. Le raisonnement est une forme discursive selon le langage qui a été mémorisé. L'argumentation est subjective, bien évidemment. La vérité est porteuse de subjectivité car elle se confond avec son expression verbale.

Si l'objectivité existait réellement, alors tous les gens intelligents et rationnels, et bien informés, tireraient les mêmes conclusions sur tel ou tel objet, mais ce n'est pas ce qui se produit. L'objectivité ne peut exister que si une machine fait l'observation d'une mesure dite objective, telle la température d'un objet quelconque. L'objectivité de la machine donnera toujours 4 comme réponse à l'addition de 2 et 2. Cependant que pour un être humain, l'addition de 2 amis et de 2 ennemis ne pourra pas donner 4. L'addition sera impossible à cause des réactions subjectives et émotionnelles de celui qui souhaite faire le calcul, mais dont le total donnera autre chose que celui de l'appareil.

Seul un état de la conscience qui ne contient plus de subjectivité (conditionnements, expériences individuelles, mémoires, notions) pourrait être dit « objectif », parce que cette conscience n'aurait rien de « personnel » ou d'individuel et elle observerait le monde de la même façon qu'une machine le ferait. Encore mieux qu'une machine, parce que tous les appareils sont conçus par l'intelligence humaine et ils contiennent nécessairement des « points de vue » sous forme d'observation objective. La conscience transcendantale existe au plan où l'esprit individuel a été mis au silence. La pratique de la Méditation transcendantale efface graduellement tous les voiles de la subjectivité et elle laisse bientôt la conscience par elle-même, hors de tout conditionnement. L'argument peut être apporté, voulant que le fonctionnement du système nerveux humain reste ultimement le filtre dont on ne peut pas se départir, car même si la pensée s'est arrêtée et que l'esprit est devenu parfaitement tranquille, c'est-à-dire en parfaite suspension dans un état de pure vigilance, tel un pur miroir non déformé et sur lequel tout objet sera reflété exactement, la conscience porte encore le sceau de l'homme. Cet argument est faux puisque le système nerveux d'un chat ou d'un éléphant, s'il pouvait fournir l'expérience de la pure vigilance, celle qui transcende les mémoires de cet animal, donnerait dans tous les cas une pure objectivité grâce à la conscience silencieuse qui percevrait de manière impartiale et donc tout à fait neutre, tous les événements mentaux ou physiques.

Le développement d'un état d'illumination intérieure, la conscience transcendantale permanente, est l'unique modèle de l'objectivité humaine car même la connaissance qui vient d'un appareil sera éventuellement analysée à partir de l'intellect et de l'émotion subjective de l'humain. Ainsi, seul le développement de l'illumination transcendantale confère à un être humain l'objectivité réelle car il possède alors en lui une double expérience où la pure conscience va en parallèle de sa subjectivité propre. Il percevra donc le monde de deux façons simultanées, celle qui est nécessairement conditionnée et celle qui est infiniment impartiale. Tout être humain qui n'a pas l'expérience quotidienne de la transcendance, la pure vigilance en repos profond, indépendamment de sa prétendue objectivité rationnelle, indépendamment de sa prétendue impartialité, indépendamment de son intelligence ou de son érudition, ne saura jamais en quoi consiste l'objectivité.

315) transcendance et métabolisme : Le processus de transcendance durant la pratique de la Méditation transcendantale entraîne avec lui la diminution de l'excitation mentale et physiologique. Le métabolisme est porté très spontanément à suivre la diminution de l'activité mentale et à rejoindre lui aussi l'état de vigilance en repos profond. Si la conscience peut facilement transcender tous ses niveaux d'excitation et être en silence parfait dans l'état de la pure conscience transcendantale, le corps ne peut pas entrer directement à l'intérieur de cet état infini et pur. Il se tient tout près de cet état mais il ne peut pas devenir absolu comme la conscience le peut très facilement. Le corps reste relatif. Maharishi fait remarquer que le corps d'une personne illuminée reste toujours changeant car il ne peut pas sortir des phases relatives du changement alors que la conscience peut facilement transcender le relatif et s'établir dans la valeur immortelle de l'Être.

Néanmoins, la transcendance amène dans son sillon l'activité mentale, incluant l'activité émotionnelle, celle intellectuelle, celle de l'ego, et elle les apaise tous, les amène à la tranquillité et au silence. Toute la personnalité subjective et objective avance pas à pas sur ce « terrain glissant » de la conscience subtile, là où les limites qu'on retrouve en général au plan de la vie extérieure sont diminuées et dissoutes. Tous les aspects relatifs de l'esprit et du corps suivent le chemin que prend la conscience vers l'état transcendantal et ils vont « rejoindre » la conscience infinie. Puisque la conscience transcendantale est un réel domaine de toutes possibilités et qu'elle se trouve par-delà les limites temporelles et spatiales de la vie, elle se trouve aussi à être la source non manifeste de tout ce qui existe au plan mental et matériel de la vie. Le subtil précède nécessairement ce qui est plus grossier. La conscience transcendantale est donc la source non manifeste de tout ce qui existe n'importe où dans l'univers. 

Nous sommes la première génération d'êtres humains depuis de nombreux millénaires à faire « en masse » cette expérience de la Méditation transcendantale chaque jour. Quelques millions de personnes méditent quotidiennement. Stabiliser l'infini, non seulement au plan de la conscience, mais au plan corporel, signifie que le corps va pouvoir exprimer de plus en plus les qualités qui sont celles de la conscience. Le fossé énorme qui existe entre la conscience et la matière corporelle va rétrécir et devenir très mince. Le corps se mettra à accomplir tout ce que demandera la conscience parce qu'elle est présente dans chaque cellule du corps.

Lorsque toutes les cellules corporelles vont connaître le niveau unifié de toute l'énergie du cosmos, ce niveau qui est la conscience transcendantale, alors le corps va littéralement devenir « magique. » Il va vivre le domaine de toutes possibilités de la conscience.

Cependant, si les niveaux de stress collectifs sont encore trop élevés dans cette génération-ci pour que le corps puisse, non seulement rejoindre le plan de la moindre excitation mentale mais stabiliser cette cohérence dans ses modes habituels de fonctionnement, alors la deuxième génération réalisera ce que la première avait atteint partiellement. En une génération ou deux, la vie humaine sera celle de la conscience « miraculeuse » en tout domaine,  la politique, les arts, la science, le sport, l'économie, etc.

314) SUR LA SOUFFRANCE ET LA SPIRITUALITÉ : La spiritualité ne pouvait pas aller plus bas que l'acceptation de la souffrance comme moyen d'évolution ou de salut spirituel. En réalité la spiritualité est le contraire de la souffrance. Elle est la liberté de l'Être, la félicité de la pure conscience. Elle est un domaine de toutes possibilités. Elle est la paix infinie, l'éternité.

Lorsqu'une religion enseigne qu'il faut souffrir pour se purifier, alors la spiritualité ne peut pas aller plus bas que cela. Lorsqu'une époque de l'histoire humaine est si basse au plan spirituel que Dieu lui-même est condamné à souffrir et à être assassiné dans son incarnation humaine,  alors Dieu lui-même ne pouvait pas aller plus bas que cela. Cet événement a été le signal que le soleil transcendantal de la pure conscience spirituelle devait se lever à nouveau pour éclairer la terre.

Dès qu'un siècle a permis la découverte de la théorie du champ quantique, en physique nucléaire, dès lors l'intellect humain était prêt à recevoir la connaissance du champ unifié de la conscience. Alors Maharishi a pu venir pour offrir la science védique. Cette science de la conscience transcendantale met fin à des millénaires de souffrance et elle propulse la civilisation humaine vers son épanouissement spirituel et matériel tant espéré, la création du paradis sur terre. De l'époque la plus sombre spirituellement surgit tout à coup l'apogée spirituelle de l'humanité, grâce au travail de Maharishi et à la renaissance de la science complète du véda.

313)SUR LES DÉSIRS : 'Au chapitre 4 de la Bhagavad Gita, verset 19, Maharishi écrit dans son commentaire : « Un homme ne commence en général une action que lorsqu'il a pris conscience de son désir pour elle. [...] Celui pour qui le niveau de la conscience transcendantale est devenu le niveau de l'esprit conscient, perçoit la pensée dès son point de départ, bien avant qu'elle devienne effectivement un désir. Sa pensée se transforme donc en action sans s'exprimer sous forme de désir. »

C'est une expérience! Maharishi veut dire exactement ce qu'il dit, que la pensée se transforme en action sans s'exprimer sous forme de désir. Elle passe au plan de l'action sans avoir à devenir un désir.

Dans cet état d'illumination la pensée est perçue au niveau du silence lui-même, en tant que dynamisme illimité. La pensée est donc l'impulsion de la conscience infinie. L'esprit individuel est devenu la conscience infinie.

Avant l'illumination, l'impulsion de la pensée est perçue en dehors du niveau de la conscience transcendantale. Avec une plus grande illumination la pensée est perçue de plus en plus proche de la conscience infinie et bientôt elle est perçue directement à partir de sa source, la conscience infinie. La pensée a pris forme de l'autre côté de la frontière du silence transcendantal, dans l'invisible dimension de l'Être, et elle est perçue ensuite exactement sur la ligne qui existe entre le silence transcendantal et l'existence dynamique. L'étendue totale du développement de la pensée est perçue en tant que silence puisque l'esprit individuel est devenu infini.

Il n'existe aucun besoin non comblé dans la perception de la conscience pure infinie. Tout y est instantanément comblé pour toujours. Aucun désir ne se forme à ce niveau de la perception. Les désirs sont perçus habituellement quelque part en surface de l'esprit actif lorsque la conscience n'occupe pas encore sa vraie place dans l'esprit. Les désirs de l'esprit individuel sont toujours l'expression d'un manque. Ils expriment une certaine énergie de recherche du plaisir et de la satisfaction.

Lorsque la conscience infinie est présente en tout temps, alors l'esprit conscient ne perçoit plus de désirs. Ceux-ci ne se forment plus dans l'esprit. Tous les désirs sont comblés instantanément. Ils n'ont même plus besoin de devenir « une pensée de désir. »

312) Question : L'influence de Maharishi incarné est-elle la même que celle de Maharishi désincarné?

Dès que le Maître védique s'incarne dans le contexte de l'histoire des civilisations de l'homme, dès lors, il devient
enseignant des peuples et maître des dévots de Dieu. Comme enseignant il redonne vie à la connaissance transcendantale qui exprime la vérité totale de l'Être et comme maître il relance la tradition qui perpétue la voie ancestrale de l'éveil et de l'illumination, tout en comblant le coeur de ses disciples.

Sans Maharishi, ces deux aspects n'auraient pas été comblés en nous ni dans la société. La souffrance serait, pendant de nombreux autres siècles et millénaires à venir, le résultat de l'erreur de l'intellect qui, sans discrimination juste et sans expérience claire des éléments relatifs et absolu de l'existence, confondrait la Vérité pour des vérités, l'Amour pour des amours, la Félicité avec les bonheurs d'occasion, l'Être pour l'intelligence individuelle.

Il fallait que Maharishi vienne et que le processus d'évolution de la conscience soit relancé au niveau de toute l'humanité. Si nous n'avions pas reçu la Méditation transcendantale et que les 40 branches du véda n'avaient pas été reformulées en cette époque scientifique, il n'y aurait eu aucune possibilité de solution à la souffrance sur terre. Mais avec l'animation du processus d'évolution de la conscience, Maharishi aura une influence sur toute l'humanité pendant des millénaires. L'influence de Maharishi s'exprimera concrètement par notre évolution. On en verra les fruits au fur et à mesure que nous développerons les états de conscience supérieurs, la conscience transcendantale, la conscience cosmique, la conscience divine et la conscience d'unité. Nous sommes l'influence de Maharishi dans le monde, aujourd'hui, demain et pour tout le futur.

Pour que Maharishi ait pu être ce qu'il a été, il a d'abord fallu que Guru Dev, son maître illustre, s'incarne lui-même avant lui. Sans Guru Dev, il n'y aurait pas eu de Maharishi ni de totale renaissance du véda dans la civilisation actuelle. La personnalité de Guru Dev était la représentation de la perfection humaine et divine sur terre. Il a, à lui seul, rétablit le dharma (la loi de l'évolution) sur terre. La sève qui monte dans l'arbre est beaucoup plus importante au printemps que la sève qui dort dans l'arbre en hiver.

Guru Dev et Maharishi incarnent ensemble la perfection de la relation entre un Maître parfait et son disciple parfait. La sainte tradition védique ne méritait pas moins que cette démonstration de son pouvoir pour conférer la totale illumination à toute l'humanité. Grâce à la relation parfaite entre Guru Dev et Maharishi le rôle de la tradition des maîtres védiques va maintenant être compris partout. L'influence de la tradition védique dans les traditions de tous les autres peuples va tout changer sur terre.

En principe, nous pourrions dire que l'effet réel de la pure conscience d'un être illuminé voyage partout dans l'atmosphère de manière égale comme la pluie qui tombe nourrit toutes les graines qui sont prêtes à germer. Le contact du maître spirituel au plan physique et intellectuel a sa valeur au plan physique mais l'influence transcendantale de la pure conscience du Maître n'a pas vraiment besoin de contact direct pour se répandre dans l'environnement. Pourtant, Maharishi a eu besoin de rencontrer Guru Dev, et nous avons eu besoin d'entendre et de voir Maharishi. Maharishi en tant qu'être illuminé dans sa grotte à Uttar Kashi au nord de l'Inde émettait la même influence que le Maharishi qui a enseigné pendant 53 années et fait le tour du monde plusieurs fois. Son enseignement aura été la sève de l'illumination qui montait dans toutes les branches de la société et les animaient profondément. 

L'univers reçoit chaque jour la même influence de l'Être, mais l'humanité a besoin de l'enseignement direct du maître pour évoluer. Elle a besoin de « VOIR. » Les disciples qui recherchent l'illumination et qui veulent trouver un guide sont satisfaits lorsqu'ils voient le maître arrive, après tant de siècles d'attente. Les dévots de Dieu sont satisfaits plus que tous les autres puisque leur soif de serrer la main de Dieu se réalise enfin par leur illumination transcendantale. Ils voient devant leurs yeux celui qui représente leur propre conscience illuminée, celui qui est Dieu dans la conscience de tous les humains.

L'humanité a été bénie que nous ayons pu avoir Guru Dev en tant que Shankaracharya (chef spirituel du nord de l'Inde) plutôt que le Guru Dev qui est resté caché dans sa grotte pendant 60 années. Maharishi nous a pourtant raconté que c'est le Guru Dev réclus qui a sculpté dans le silence de sa conscience illuminée l'arrivée de l'Âge de l'illumination pour nous tous. Guru Dev a bâti son pouvoir de changer le monde entier dans le silence transcendantal et il a réalisé son désir sans agir au plan visible. Il était si puissant qu'il a relancé le Sat Yuga (l'âge du paradis sur terre) à partir de 60 années de solitude. Guru Dev a accompli le miracle des miracles : il a transformé l'humanité sans avoir à travailler pour accomplir cette transformation. Maharishi a été ses mains et ses pieds. Nous sommes la poussière sur les pieds sanctifiés de Guru Dev.

Maharishi a vu Guru Dev la première fois alors qu'il n'était pas encore nommé à son illustre poste de Shankaracharya. Il était encore le Guru Dev réclus à ce moment-là. Mais au premier regard qu'a posé Maharishi sur Guru Dev, tout a été décidé de l'avenir de l'humanité. Le disciple venait de donner son coeur à la force de Guru Dev qui allait transformer le monde. Brahm en tant que pure conscience transcendantale influence Brahm en tant que création galactique. Tout est unifié dans la radieuse conscience du maître et tout devient possible lorsque la conscience est établie dans son éveil transcendantal infini. Rien ne peut lui être un obstacle puisqu'il est la totalité, il est l'Être.

La réalité de la conscience infinie qui enseigne à la conscience individuelle est tout à fait naturelle. Le message de l'illumination passe de l'âme à l'âme, du coeur au coeur et c'est ainsi que s'explique la seule réalité fondamentale de la relation entre le maître et son disciple, entre le maître et l'humanité en tant que disciple de l'Illumination. Ainsi s'exprime la Vérité éternelle dans les vagues du temps car elles soutiennent l'humanité pour la faire avancer. 


311) LA COMPRÉHENSION INTELLECTUELLE DE LA MT EST ESSENTIELLE : Maharishi a toujours répété que la compréhension intellectuelle du processus de Méditation transcendantale était essentielle pour une évolution très rapide. Même si une personne médite chaque jour, si sa compréhension de la technique et des instructions qu'elle a reçu lors de son cours de formation est devenue faussée, alors cette compréhension nuira à sa pratique et elle n'en tirera pas tous les bienfaits souhaités. Il est important que la compréhension de la Méditation transcendantale ne soit pas changée avec le temps, ce qui déformerait la pratique.

Si une personne s'éloigne des instructions reçues lors de son cours de formation à la MT, alors elle va y introduire des efforts de toutes sortes, petits ou grands, et elle va perdre la simplicité de la MT, ainsi que les bienfaits qui découlent de cette technique. La MT n'est pas une philosophie. Il n'est donc pas nécessaire de philosopher d'aucune manière pour faire la MT. La technique est innocente et elle est détachée de toute forme de philosophie, même celle qu'on pourrait associer facilement avec l'origine de la MT, en Inde ou Maharishi. La MT est pratiquée aussi facilement par un enfant de 10 ans que par un adulte qui aurait trois doctorats universitaires. Aucune différence que l'on soit un philosophe ou non. Aucune différence que l'on soit intelligent, génial ou simple d'esprit. Aucune différence que l'on soit intéressé aux choses spirituelles ou totalement matérialistes.

La technique ne dépend pas de manières particulières de concevoir la vie, d'y trouver telle ou telle signification. Faire la MT est un exercice de repos profond qui procure un éveil tranquille de la conscience et ce processus ne peut pas être analytique ou intellectuel. Alors, si une personne a développé une philosophie personnelle sur la vie et qu'elle a une certaine compréhension du monde, cette compréhension pourrait changer sa technique de Méditation si elle modifiait les instructions qu'elle a reçues lors de sa formation à la MT. Je vous donne un exemple : une personne croit en Dieu fermement et toute sa pensée est influencée par cette compréhension. Sa méditation pourrait éventuellement être influencée par cette philosophie spirituelle ou religieuse et la personne pourrait petit à petit commencer se mettre à donner de l'importance aux émotions pieuses, à vouloir sentir la présence de Dieu, à essayer de prier un peu en même temps qu'elle médite. De cette manière-là, cette personne modifierait sa technique de MT et bientôt elle la perdrait. Elle pourrait avoir l'impression de continuer sa pratique de la MT, mais en réalité elle aurait commencé à en modifier les instructions et au bout d'un certain temps, elle cesserait de méditer pour faire autre chose qui correspond davantage à sa croyance religieuse et elle perdrait la valeur inestimable de la MT.

Elle ne saurait même pas qu'elle a perdu quelque chose d'inestimable en abandonnant sa pratique de MT pour faire des exercices de contemplation religieuse, car son intellect ne serait pas capable de saisir la différence entre ce qu'elle pratiquait dans la MT et ce qu'elle fait maintenant. Elle pourrait même en arriver à dire qu'elle préfère sa prière ou sa contemplation à la pratique de la MT, parce que ce qu'elle fait maintenant correspond à sa compréhension de la vie spirituelle. Elle aurait perdu la MT qui lui donnait l'expérience innocente de la transcendance, l'éveil en repos profond, l'état de l'Être, pour remplacer cela par des exercices qui se déroulent à la surface contemplative des émotions pieuses ou par des réflexions analytiques. Sa transcendance serait perdue par pure ignorance, par manque de connaissance du diamant qu'elle avait entre ses mains et qu'elle a laissé tomber pour le remplacer par quelque autre pierre luisante.

Toutes sortes de philosophies peuvent graduellement affaiblir la MT si on ne reçoit pas la connaissance que Maharishi a structurée pour aider les méditants à apprécier ce qu'ils ont reçu lorsqu'ils ont appris la MT. La compréhension intellectuelle est de la plus haute importance pour continuer à évoluer et garder précieusement la technique de Méditation transcendantale qui garantit le développement de l'expérience de l'illumination de la conscience, l'état de l'Être transcendantal, la liberté et la félicité infinie dans le Soi.

La pratique de la MT ne change pas avec le temps. Elle est toujours pareille, même au bout de dix ou vingt ans. Notre personnalité peut changer, les circonstances de notre vie familiale, sociale, économique, peuvent changer, mais la MT est toujours pratiquée de la même façon. On ne médite pas mieux après dix ans de MT qu'au début. On ne devient pas un expert de la pratique elle-même, sauf que les effets de la technique ont grandement enrichi notre vie que les stress diminuent en soi, que le bonheur de l'Être grandit, etc. Personne n'est « un expert » de la MT. Cette technique ne dépend pas du nombre d'années de pratique. Elle est aussi simple et innocente au début qu'après vingt ans de pratique quotidienne.  

Pour marcher, il faut mettre un pied devant l'autre et ainsi de suite. Même si l'on marche depuis quarante ans, marcher est toujours le même processus. La MT est une technique simple et elle reste toujours la même. Aucune philosophie personnelle ou de collective, aucun milieu social ou économique ne change quoi que ce soit à cette technique. Un aveugle médite de la même façon qu'un voyant. Un grand génie médite de la même façon qu'un simple d'esprit. Un malade médite de la même façon que celui qui est en santé. Un criminel en prison médite exactement de la même manière que n'importe qui d'autre dans la société.

Il est important de ne pas modifier la technique de MT et de la garder pure afin qu'elle donne les effets d'illumination qui sont attendus, et qu'elle reste simple et agréable à pratiquer. Pour cela il faut s'assurer que notre compréhension personnelle de la vie, notre philosophie, notre religion, nos croyances et notre milieu ne détruisent pas notre technique petit à petit. Maharishi a enregistré des milliers d'heures de vidéos où il présente la connaissance totale et systématique de l'évolution de la conscience transcendantale jusqu'à la conscience cosmique, l'illumination du Soi. Maharishi a structuré une méthode particulière que ses professeurs de MT appliquent pour vérifier si la procédure de méditation est toujours correcte et n'a pas été modifiée par mégarde ou autrement. La procédure de vérification que Maharishi a mise en place est une merveille en elle-même, si efficace pour redonner la procédure correcte de transcendance à toute personne qui aurait pu la modifier sans trop s'en rendre compte.

Il faut savoir que nous sommes entourés de millions de personnes qui vivent selon toutes sortes de théories, de styles de vie, de croyances et l'influence de la société est très forte sur chacun de nous. Il se trouvera toujours de gens pour rire du temps qu'une personne peut prendre pour faire sa méditation quotidienne. Il y aura toujours de gens qui vont se vanter d'être heureux, en santé et prospère sans qu'ils aient besoin de cette méditation. Il y en aura qui vont tenter de semer le doute dans celui qui médite et qui s'intéresse à son évolution personnelle. Il y aura des gens qui vont même affirmer que méditer équivaut à fuir ses responsabilités, ce qui est totalement ridicule et faux. Dormir la nuit est-il une fuite? Au contraire, le repos est le moyen naturel de préparer l'action efficace.

La MT est confrontée ainsi à toutes sortes de faussetés et une personne peut se décourager devant tant d'adversité. Une personne peut vouloir lire des livres sur le développement de la personnalité, sur la conscience, sur tant de choses de ce genre, et dans ces écrits, elle y trouvera toutes sortes d'idées qui sont contraires à ce qu'elle a appris durant son cours de formation à la MT. Elle y lira qu'il faut contrôler les pensées, contempler ceci ou cela, aimer Dieu de tout son coeur, visualiser la réalisation de ses désirs, programmer son subconscient, et tant d'autres choses comme celles-là. Plusieurs millénaires ont servi à accumuler toutes sortes de théories contradictoires à ce que Maharishi enseigne dans la MT.

Pour ne pas affaiblir sa MT et ne pas la modifier avec tous les enseignements qui préconisent des efforts et du contrôle, il faut se rapprocher de l'enseignement qu'a donné Maharishi et ajuster notre compréhension intellectuelle à notre pratique quotidienne afin qu'elles se soutiennent l'une l'autre et ne se détruisent pas ou ne s'affaiblissent pas.

310) LES MOINES SONT-ILS PLUS SPIRITUELS QUE NOUS? Les moines de n'importe quelle tradition font à peu près la même chose que les citoyens ordinaires mais de manière plus concentrée. Tous les enfants du monde apprennent à écouter leurs parents, à respecter les personnes âgées, à rendre hommage à leurs maîtres d'école. Les moines font la même chose avec leurs supérieurs et leurs compagnons. Nous avons tous reçu l'enseignement qu'il faut aimer, être juste, humble, et pardonner à ceux qui nous offensent. Les moines apprennent la même chose et ils mettent en pratique des comportements vertueux. Ils font la charité comme nous, ils obéissent à leurs supérieurs comme nos le faisons. Ils prient comme nous le faisons. Ils travaillent pour maintenir le corps et l'environnement, comme nous le faisons nous-mêmes. Ils prennent soin de leurs malades comme nous. Ils suivent certains rituels comme presque tous les citoyens du monde le font. Ils développent la foi, comme nous.

Ils s'habillent selon la coutume, ils chantent et rient, etc. Mais dans toutes ces choses-là, il n'y a pas d'expérience de la conscience transcendantale. La contemplation et la piété sont des exercices qui se déroulent à la surface de l'esprit, au niveau des pensées et des sentiments, au niveau où la signification des mots a une très grande valeur. Réfléchir à des concepts spirituels, à la charité, au pardon, contempler la foi en Dieu ou réfléchir à des notions abstraites de pure existence et d'éternité, en tout cela il n'y a pas de transcendance encore. Les moines de toutes les traditions ne connaissent pas la technique de la transcendance. S'ils ont parfois une brève expérience de transcendance, dans certains moments de réflexion ou de silence, cette expérience arrive tout à fait par hasard. Ils ne la recherchent même pas et ne pourraient pas le reconnaître ni l'apprécier si elle se produit parce que les enseignements qu'ils ont reçu n'indiquent rien de la transcendance ni de la technique qui peut guider l'esprit vers cet état infini de l'Être.

Ainsi, méditer sur le vide ou sur le Soi, penser à l'âme ou ressentir la présence de Dieu, imaginer le silence éternel à l'origine du cosmos, tout cela ne donne pas la transcendance non plus. La conscience transcendantale se situe au-delà de la pensée. Imaginer le bien, le bon, le doux, le fort, s'imprégner de sentiment de patience, de courage, d'innocence, de service, en tout cela non plus il n'y a pas de transcendance.

Pour que l'esprit transcende l'activité mentale, il faut permettre à la transcendance de se produire et non pas la bloquer et l'empêcher. Il faut pour cela, avoir la technique qui ne garde pas l'esprit engagé dans la pensée, ni les émotions attachées à quelque sentiment pieux ou autre.

Les moines peuvent parfois développer des qualités personnelles, de la même façon que chaque personne développe des qualités par simple répétition des tendances qui lui sont naturelles. Mais afin de connaître l'illumination transcendantale, il faut aller au delà de la pensée et connaître l'Être infini. En cela, les moines auraient besoin d'apprendre la technique de la Méditation transcendantale. Quelques milliers de moines Bouddhistes méditent déjà en Thaïlande et au Japon. Il y en a au Tibet et au Népal qui ont appris la Méditation transcendantale et ils sont éblouis par la simplicité de cette méditation. C'est cela qu'ils recherchent fondamentalement. Ils désirent retrouver la technique que le Bouddha lui-même avait enseignée, et qui fut perdue peu de temps après son départ.  Son enseignement a été mélangé à la piété populaire, à la religion en général et aux rituels de toutes sortes. Maintenant, grâce à Maharishi qui était un moine lui-même et qui connaît la sincérité des chercheurs qui se consacrent à temps plein au développement spirituel, la technique de Méditation transcendantale leur est offerte. Qu'ils l'acceptent et la mettent en pratique et ils en seront comblés. Maharishi a été le maître de la transcendance. Il en a fait tout son enseignement pour le grand bien de tous.

Personne n'est plus spirituel que la personne qui a l'expérience de la Méditation transcendantale chaque jour, et peu importe que cette personne adopte le mode de vie monastique ou non. Il suffit d'aller selon sa nature et de choisir le style de vie qui nous est naturel afin de gagner l'épanouissement de l'illumination transcendantale, sans aucun effort.

309) L'INSTANTANÉITÉ DE L'ÉTERNEL : L'état de conscience cosmique, le premier état permanent d'illumination, consistant en l'expérience du Soi ou conscience de l'Être permanente (conscience de l'Absolu) arrive lorsque le processus de transcendance a atteint sa limite dans le relatif et que l'esprit individuel devient la conscience transcendantale.

Lorsqu'il n'y a plus aucune couche d'activité mentale à transcender dans l'esprit, c'est-à-dire lorsque tous les niveaux de la pensée et de la perception sensorielle, quelles que soient les couches d'énergie, d'intelligence, de pouvoir et d'événements qui s'y trouvent, ont été transcendées et que la conscience est en repos parfait en sa propre nature, alors la conscience reste seule avec elle-même, hors du temps et elle est infinie.  

La conscience cosmique est réalisée dans cet instant de pure transcendance. Elle est réalisée pour toujours puisque faire l'expérience d'un instant de l'Être est une expérience au-delà de toute mesure de temps, au-delà de toute existence du temps, ce qui fait que cette expérience est instantanément éternelle, et pour toujours.

La permanence de l'état de conscience cosmique est uniquement possible dans ce monde de choses qui sont en constante transformation, parce qu'elle est une expérience qui ne peut pas se terminer et qui n'a jamais débuté une fois qu'on l'a perçue à son propre niveau, au plan transcendantal de la conscience. Cela ressemble au fait de nettoyer la buée dans une vitre et de découvrir tout à coup ce qui a toujours été là de l'autre côté du verre. Le paysage était caché mais il existait tout de même, attendant d'être découvert.

L'immortalité attend que notre esprit se calme dans un silence parfait, et là, ce qui est et ce qui a toujours été est soudainement révélé. L'état hors du temps apparaît , ce moment éternel en soi. Cette expérience n'est pas une expérience au sens habituel du terme, car une expérience est une sensation ou une pensée. Alors qu'ici, notre être est cela. « L'expérience » de cette illumination se produit lorsque toute expérience a cessé et que la conscience a transcendé tous les niveaux d'attention. Alors, sur l'écran vaste et pur de la conscience transcendantale, l'Être est connu en un instant qui a toujours été.

308) GURU DEV : La transformation de l'âge de la souffrance en Âge de l'illumination a débuté avec la naissance de Guru Dev, le maître de Maharishi. L'année, la journée et l'heure de la naissance de Guru Dev vont être le point qui marquera pour les millénaires à venir le changement d'âge sur terre et l'arrivée de la paix mondiale permanente. La naissance de Guru Dev sera le point à partir duquel les astrologues védiques vont calculer toutes les étapes glorieuses de l'avenir de l'humanité et enregistrer cette longue histoire dans les registres inoubliables de l'histoire védique.

La félicité permanente de Guru Dev, ainsi que sa personnalité qui incarnait la pleine connaissance du véda, seront pour toujours, comme nous l'a dit Maharishi, la lumière qui nous guidera parce qu'elle va effacer les ténèbres pour tous les siècles à venir. Il ne sera plus possible que les cycles de changement des époques terrestres puissent jamais ramener la souffrance pour toute l'humanité parce que Guru Dev a créé Maharishi. Maharishi a absorbé toute la conscience de Guru Dev et il a du même coup reçu toute la connaissance concentrée dans l'Être de Guru Dev.

Maharishi a ensuite fait passer la tradition védique extrêmement ancienne directement dans l'époque scientifique. Il a rassemblé les éléments éparses de la culture védique, tels qu'ils apparaissaient dans notre âge d'ignorance où l'illumination était très rare, et il les a remis en place pour reformuler la science complète de l'illumination, la connaissance totale de l'humanité de tous les temps. Il a inauguré l'Âge de l'illumination dans notre époque scientifique et il a réussi à maintenir la validité éternelle de la relation entre Maître illuminé et disciple illuminé, ce qui forme la base de la perpétuation de la culture védique sur terre.

Maharishi a expliqué pour chacune des branches du véda la connaissance totale qui était contenue dans la conscience de Guru Dev. La conscience de Guru Dev contenait toute la connaissance védique, de la même façon qu'une graine contient toutes les branches de l'arbre qui va pousser.

Il a fallu 53 années d'enseignement à Maharishi pour donner expression à la connaissance qui était structurée dans l'état de conscience infinie de Guru Dev et la communiquer dans la société humaine. L'expérience de la conscience transcendantale est le Soi. Elle est l'Être suprême. Elle est l'Origine. Elle est l'Un sans un second. Elle est la Source de toute existence. Elle est Dieu. Elle est la totalité manifeste et non manifeste.

Cette expérience, qui est le coeur de toute illumination, de toute sagesse réelle, et de toute joie incommensurable, est rendue disponible à tous les humains qui souhaitent désormais avoir cette expérience. Parce qu'il est naturel de désirer sortir de la souffrance et connaître l'illumination, il y aura dans chaque génération humaine des milliers et des millions d'êtres humains qui utiliseront la technique de Méditation transcendantale ainsi que ses techniques avancées pour créer tout l'administration automatique de toute chose dans la nature ainsi que dans les affaires humaines.

Tous ceux qui vont méditer chaque jour vont créer l'Effet Maharishi dans tous les pays. L'Effet Maharishi est le nom que les scientifiques ont donné à l'influence de cohérence qui est engendrée spontanément dans l'environnement à partir de la pratique de la technologie Maharishi du champ unifié, la conscience transcendantale.

Maharishi a tout expliqué sur l'âge du paradis sur terre, et l'ignorance n'aura désormais plus de prise nulle part. Elle ne pourra pas durer dans l'éducation ni dans la culture, ni dans l'agriculture, ni dans l'architecture, ni dans la spiritualité, ni dans les arts, ni dans la médecine. L'ignorance ne sait déjà plus où s'ancrer. Elle ne tient plus sur rien. Elle est une sorte d'illusion qui a trompé l'humain pendant très longtemps mais son temps est fait. Elle va disparaître comme fondent dans l'air les brumes du matin avec la montée du plein soleil dans le ciel.

307) OÙ SE TROUVE DONC LA SOLUTION? D'où viendra la solution à la liste quasi interminable des problèmes causés par l'humain envers l 'humain et la nature? Je reçois chaque mois une vingtaine de messages, tout au moins, sur autant de sujets alarmants. Ces messages titrés de mots tels « urgence », « injustice », « inconscience » font le tour de la planète via l'Internet, et pourtant, peu de situations problématiques semblent s'améliorer.

Je pense qu'aucune conscience des problèmes ne peut contenir la réelle solution à toutes les crises de l'inconscience. Il faut changer l'homme si l'on souhaite résoudre les situations humaines. Le message " terre des hommes " ne suffit plus pour nous responsabiliser et nous donner un sens d'appartenance et d'égalité. Il faudrait dire « terre des hommes conscients et transformés ».

Pourtant, la solution à la souffrance sous toutes ses formes est déjà avec nous mais personne n'a voulu l'entendre. Cela n'est pas surprenant. Même dans les ténèbres une toute petite bougie éblouit les yeux et les rends aveugles. On demande à celui qui tient la torche de l'éteindre parce qu'elle détruit l'harmonie des ténèbres.

Maharishi racontait que si l'on s'approche d'un troupeau d'éléphants endormis, on pourra passer la première fois sans trop être remarqué, mais la seconde fois  il y aura un éléphant qui vous surveillera du coin de l'oeil. La troisième fois, tout le troupeau sera debout, énervé, inquiet, prêt à se défendre. Maharishi a donc « marché sur la pointe des pieds » pour ne pas réveiller les stress énormes de la conscience collective mondiale et pouvoir établir silencieusement son organisation en vue de l'enseignement  de la Méditation transcendantale. Il a voyagé d'un pays à l'autre pendant trente ans, arrivant et repartant, organisant des cours et des groupes de méditation afin de neutraliser une partie du karma collectif et protéger l'humanité de la totale destruction qui la guettait dans la seconde moitié du vingtième siècle.

La solution était devant nos yeux, mais nous étions trop occupés avec la guerre froide entre l'URSS et les États-Unis. Il fallait construire des centaines d'ogives nucléaires, des fusées porteuses, des sous-marins, des bombardiers. Il fallait s'enrichir à tout prix, montrer qui était le plus prospère. Et peu importait la pollution atmosphérique, peu importait la violence politique, peu importait le fanatisme, il fallait bâtir la modernité et écraser l'ennemi.

On ignorait bien évidemment que tout est affaire de conscience. Ainsi, méditer, fermer les yeux, purifier l'activité désordonnée du cerveau et le placer en grande harmonie avec la conscience de l'Être en soi, était l'affaire de quelques originaux sans importance. Mais Maharishi a tout de même réussi un tour de force : d'une manière très gracieuse, il a fondé son organisation dans une centaine de pays et il a formé des milliers de professeurs de sa M.T. Il a fait méditer des dizaines de milliers de personnes pendant des millions d'heures pour neutraliser les stress éléphantesques qui recouvraient la planète tels des nuages sombres prêts à éclater.

Il n'existe aucune autre solution que cette expérience de la conscience transcendantale. Pour cela, il suffit d'apprendre comment transcender la pensée et voir ce qui se trouve de l'autre côté du silence mental. L'intellect humain ne peut pas sortir l'humain des problèmes que l'intellect humain a engendré depuis tant de millénaires.

Avant que la Méditation transcendantale n'existe, on voyait des hommes orgueilleux qui essayaient de faire la paix entre eux, mais en vain. Des hommes malades recherchaient des médicaments qui devaient leur donner la longévité tant désirée, mais en vain. Des hommes égoïstes se lançaient à la poursuite d'idéaux humanitaires ou religieux, mais en vain. Des fous étaient applaudis comme s'ils étaient géniaux et des névrosés devenaient les héros de nos best-sellers. Personne ne pouvait lever la voix pour condamner le progrès qui polluait joyeusement et librement toute la planète. Notre hypocrisie devant les peuples minoritaires atteignait son comble lorsque nos pays riches leur vendaient des armes pour « soi-disant » les protéger. Des hommes sans conscience étaient élus pour nous diriger. Ils contrôlaient les peuples par la peur ou par l'image glorieuse de succès totalement artificiels. Les militaires parfaitement formés à la destruction et à la mort étaient médaillés comme nos meilleurs citoyens. Bravo à ceux qui regardent fièrement monter les drapeaux et qui entonnent leur hymne national. Pendant tout ce temps, la religion détruisait Dieu en nous et séparait l'humain de l'humanité. Chaque solution proposée devenait un nouveau problème puisque l'intellect humain était infiniment partiel, conditionné, désordonné et sujet à la peur. L'esprit humain ne possédait aucune liberté et aucune sécurité intérieure. Il était dépendant de visions partielles. Il souffrait d'un manque de perception de ce qui est vrai et essentiel, de ce qui est vital, naturel et sans stress.

La méditation transcendantale guide l'esprit vers la région universelle de notre être, vers le silence de la pensée, et elle la tait temporairement afin que la conscience se retrouve en sa propre nature, vaste, tranquille, en paix, créatrice, satisfaite. Cette conscience transcendantale est l'unique état de santé qui soit sans tension, sans inquiétude. Ignorer cette expérience intérieure est la cause de toute erreur humaine et de la séparation de l'homme de la nature et de Dieu.

306) L'IGNORANCE SIGNIFIE QUOI? : Si je demande à quelqu'un de me dire où se trouve la nourriture dans sa maison et qu'il me répond n'importe quoi : « la nourriture est sous le lit, la nourriture est dans le grenier, elle est dans le coffre à gants de la voiture, elle est à l'intérieur de la télé, etc. » je penserai que cette personne est vraiment ignorante.

Maintenant si je pose la question où se trouve le vrai bonheur et qu'on me répond n'importe quoi : « le bonheur c'est être propriétaire de sa maison, c'est aller visiter un parc d'attraction, c'est vivre jusqu'à cent ans ou devenir riche ou se marier, c'est envoyer ses enfants dans une grande université ou voyager autour du monde, alors je me dis que ces réponses indiquent une incroyable ignorance quant à la vie. La différence entre « la connaissance » et « l'ignorance » réside dans le fait de savoir ce qu'est le bonheur réel et de s'y appliquer naturellement.

Toute personne qui ignore la nature du bonheur total investira son énergie dans l'ignorance. Elle mettra tous ses espoirs dans l'ignorance. Elle bâtira sa vie autour de l'ignorance. Elle fera tout pour avoir le bonheur dont elle rêve mais jamais  elle ne sera heureuse finalement. Les chefs politiques rêvent de diriger leur pays quand ce sont les événements que des millions de citoyens font qui les contrôlent eux-mêmes. Ils sont dépendants de la conscience collective de leur société parce qu'ils sont ignorants du vrai bonheur.

Les parents attendent que leurs enfants les rendent heureux mais ils sont ignorants de ce qu'est le vrai bonheur et ils ne l'ont jamais enseigné à leurs propres enfants. Les maîtres d'école veulent développer le plein potentiel de leurs élèves et les préparer à la vie active du monde des adultes, mais ils ignorent totalement ce qu'est le bonheur. Ils ne sont donc jamais capables d'enseigner l'essentiel à leurs élèves. Ils enseignent l'ignorance à chaque jour pendant dix ou quinze années, espérant que le résultat sera la formation de citoyens productifs, intelligents, ordonnés, heureux et en santé.

Quelle que soit la catégorie de citoyens, quels que soient les métiers que pratiquent les gens, quels que soient les idéaux sociaux ou politiques ou économiques dans n'importe quelle époque, tout cela est basé sur l'ignorance.

Presque tous les êtres humains sont des ignorants car leur bonheur est n'importe quoi. Ils vivent d'espoirs politiques, ils poursuivent des idéaux économiques ou culturels, ils veulent une carrière lucrative, ils espèrent se marier et avoir des enfants, ils veulent être propriétaire d'une maison, ils rêvent de leur retraite, ils ont hâte de déménager ailleurs, ils font des économies pour leurs vieux jours, ils sont fiers de leur belle voiture, ils sont obsédés par leur carrière, etc. Des milliards d'êtres humains sont ignorants à temps plein, poursuivant le bonheur partout où ils ne le trouveront jamais.

Ce qui caractérise « l'âge de l'Illumination » tel que Maharishi l'a nommé, et « l'âge de la souffrance » est l'ignorance ou la connaissance de la nature du vrai bonheur. Le vrai bonheur est une félicité dans l'Être, un état inébranlable, invincible, permanent et infini en soi. Le vrai bonheur n'appartient pas aux vagues des événements passagers et des projets humains mais à l'océan de la vie, à l'état de la pleine conscience. Une conscience peu développée poursuivra ses bonheurs dans le domaine permanent de l'ignorance. Elle s'attachera à toutes sortes de rêves qui ne lui apporteront jamais une satisfaction profonde ni permanente. Elle vivra déçue, frustrée, en colère. Elle vivra d'espoirs en Dieu, de rêves en un monde meilleur, en la justice, et son idéal sera une lutte quotidienne contre tout ce qui peut détruire son bonheur et lui servir d'obstacle.

L'Âge de l'illumination est l'Âge où tous les citoyens du monde vont pratiquer la Méditation transcendantale parce qu'ils vont savoir que le bonheur total est dans l'Être transcendantal, la pure conscience du Soi intérieur profond. Ils vont savoir que la poursuite de rêves matériels ou intellectuels est une pure perte de temps. La preuve en est que toutes les tentatives de bonheur depuis des millénaires ont été vouées à l'échec partiel ou total. La société avance sur les vagues du temps et les générations se succèdent les unes aux autres, gardant en vie les idéaux qui se raffinent quelque peu et lentement d'un siècle à l'autre. L'humain vit le bonheur de l'espoir renouvelé, mais il sait que même ses joies quotidiennes sont teintées de tristesses et d'inquiétudes, sinon de frustrations et de luttes.

L'ignorance prévaut partout. 100 % des activités humaines, 100% des projets humains, 100% des idéaux religieux et politiques et sociaux sont des rêves et se déroulent dans le champ de l'ignorance totale tant que l'expérience de développer la pleine conscience n'est pas rendue disponible dans le cerveau de chaque enfant qui naît sur terre. Nous devrions tous méditer chaque jour afin d'élargir notre conscience et découvrir les couches les plus subtiles et intérieures de la plénitude de l'Être, la félicité transcendantale.

Maharishi a mis fin à l'âge de l'ignorance qui durait depuis des millénaires. À partir de Maharishi, l'Âge de l'illumination remplacera 100% de l'ignorance qui sévit sur toute la terre depuis des millénaires.

L'ignorance possède une caractéristique : elle s'ignore elle-même. Les gens ne savent pas qu'ils sont totalement ignorants parce qu'ils sont si captivés à poursuivre les rêves du bonheur qui sont si nombreux et diversifiés. Les rêves du bonheur occupent 100% de toute leur société, de toute leur éducation, de toutes leurs croyances, de tous leurs projets, de tous leurs idéaux et de tous leurs accomplissements et de tous leurs espoirs. L'ignorance s'ignore elle-même. Elle est hypnotisée à croire que les rêves du bonheur sont l'unique possibilité.

L'ignorance va pourtant être éliminée au complet à partir de maintenant avec l'arrivée de l'éveil de la pleine conscience et l'expérience de la Méditation transcendantale. Sans transcendance, l'ignorance se joue d'elle-même en inventant un autre rêve, en conceptualisant un autre idéal social ou culturel, en se lançant à la  poursuite d'autre chose de mieux et de captivant. Sans transcendance, l'ignorance est une sorte de Satan (comme les gens religieux disent) qui domine le monde et le garde sous l'emprise du « charme » des choses matérielles (ou intellectuelles), celui de l'orgueil, celui de croire que l'esprit humain peut avoir la vérité et connaître le bien et le mal, celui qui confère tous les espoirs aux humains, celui de l'idéal que l'humain conçoit et auquel il a vendu son âme, mais s'ignorant lui-même totalement, ne sachant rien de la conscience transcendantale qui est son être. Si Satan existe, il doit être si heureux de voir six milliards d'humains qui croient en Dieu au point de vouloir s'entretuer pour leurs croyances. Les croyants sont hypnotisés par les enseignements qu'ils ont entendu répéter depuis leur enfance. Ils étaient ignorants au point de départ de leur vie et ils sont devenus encore plus ignorants en croyant tout ce qu'ils croient.  Leur conscience s'ignore, elle est hypnotisée, totalement conditionnée. leur conscience n'a jamais fait le chemin de la séparation du contenu et du contenant. Ce processus de séparation de la conscience, c'est la technique de la transcendance, la technique de la Méditation transcendantale.

Transcender la pensée est la seule manière de se libérer de la pensée et de sortir de l'hypnotisme que cause le contact de notre intelligence avec le monde sensoriel depuis la naissance. Observez votre pensée pendant quelques instants et vous verrez que nous sommes tous identifiés à 100% avec nos pensées. Nous faisons partie de l'hypnotisme collectif qui est celui de l'humanité entière.

Sans transcendance des pensées, les humains vivent toute leur vie à l'intérieur de l'ignorance. Ils sont des hypnotisés ambulants. Les gens ordinaires sont ignorants de la félicité de l'Être, les gens qui se prétendent plus intelligents le sont eux aussi, les génies eux-mêmes sont ignorants parce qu'ils sont convaincus que le bonheur consiste à peindre un tableau ou à inventer quelque chose d'humain.

305) SANS LA M.T. : Sans la Méditation transcendantale les régions du cerveau qui s'occupent de la pensée et de la perception sensorielle n'ont pas l'occasion de développer l'expérience de l'éveil en repos profond. Sans la M.T. toutes les actions humaines, tous les projets, toutes les connaissances n'ont pas de lien entre la surface active de la pensée et la région intérieure de la pleine expansion de la conscience. La vigilance sans activité mentale est inconnue. Sans la M.T. les actions et les connaissances humaines sont associées à la souffrance puisqu'elles ne sont pas connectées à la félicité de l'Être. Elles sont séparées et distantes de l'ordre, de la paix, de la clarté et de l'énergie qui se trouvent à la source transcendantale de la conscience. Elles sont coupées concrètement de la source universelle de toute chose et de toute existence.

Mais lorsqu'une personne médite chaque jour, elle établit et élargit graduellement le chemin psycho-physiologique qui lie son esprit à la conscience infinie. Si ce chemin n'était jamais tracé dans le fonctionnement du cerveau, si le système nerveux était uniquement exposé aux stimuli extérieurs et aux conditionnements biochimiques qui remontent de sa mémoire, alors la félicité de la conscience transcendantale ne ferait jamais partie de la vie active. La vie fonctionnerait sans fondement stable, sans conscience élargie, elle balancerait constamment sur la pointe de la courbe d'une bille instable.

Sans la M.T. il n'y a pas de connexion entre l'Être et le monde sensoriel et mental. La souffrance et les complications de toutes sortes dominent alors la vie pendant des millénaires.

304)UNE QUESTION SUR LE JYOTISH ET LA VENUE DU SAT YUGA : Une question m'a été posée par une personne qui pratique la Méditation transcendantale : Les astroloques (Jyotishis) de l'Inde perçoivent-ils l'arrivée du Sat Yuga (âge d'illumination) sur terre? Est-ce qu'il y a des astrologues qui savent ce qui s'en vient et pourquoi n'en parlent-ils pas de tous côtés, eux qui devraient voir que l'âge du Kali Yuga (époque de souffrance) prend fin très rapidement maintenant?

J'ai répondu : Tout dépend de la conscience de celui qui analyse les chiffres et étudie les positions des étoiles et des constellations. Une personne regarde une autre personne et elle ne voit que des vêtements, un corps. Elle entend une voix. Elle ignore qu'elle a devant elle Léonard de Vincy ou Picasso. Pour voir clair et percevoir l'Âge de l'illumination, il faut plus que des chiffres sur une feuille où se trouve le dessin de la position de certaines constellations. Il faut être éveillé profondément au plan de la conscience. Maharishi a vu l'Âge de l'illumination en lui-même, il l'a vu en potentiel en chaque être humain et il a décidé de faire venir l'Âge de l'illumination maintenant. Maharishi n'a jamais dit qu'il  voyait le futur, il a dit qu'il le construisait aujourd'hui. Maharishi avait reçu la connaissance et les techniques qui lui permettaient d'accomplir son souhait pour l'humanité et de bâtir l'avenir selon cette vision.

Il est certain que le fait d'avoir reçu la connaissance de la transcendance de son Maître spirituel, Brahmananda Saraswati, et d'avoir réussi à structurer l'enseignement de la MT ainsi que toutes ses techniques avancées, telles les MT-Sidhis et le vol yogique, était un événement qui était sûrement prévu dans le cours de l'astrologie. À partir de cet événement unique, tout allait changer dans le monde. Un tel événement historique ne peut pas être totalement invisible sur les cartes de l'astrologie védique. Mais comme chaque chose grandit à partir d'une graine, et comme toute chose vient d'une origine qui est subtile, avant qu'elle ne devienne visible et concrète, il faut le regard d'un visionnaire tel que Maharishi pour sentir l'arrivée de l'Âge de l'illumination. Alors l'Âge de l'illumination est à la fois visible aux Jyotishis et invisible aux Jyotishis. Maharishi a attiré leur attention sur certains éléments, dont la naissance de Guru Dev, son maître parfaitement illuminé, et à partir de cette date de cette naissance, l'avenir du monde pouvait être calculé facilement, indiquant que plus rien ne serait jamais pareil sur terre, que les millénaires de la souffrance sont définitivement terminés, que la félicité est arrivée grâce à la pleine régénération des techniques et de la connaissance transcendantale.

Jamais plus dans l'histoire humaine le cycle du Kali Yuga (âge caractérisé par la souffrance) n'aura de force puisque la connaissance de la transcendance est maintenant rendue disponible. De la même façon que jamais plus la noirceur ne dominera le monde parce que l'électricité a été contrôlée de manière objective et systématique, jamais plus la souffrance ne sera possible dans l'humanité parce que les techniques de Méditation transcendantale et de MT-sidhis ont été redécouvertes et expliquées de manière systématique.

La science exacte du Jyotish a été changée pour toujours par Maharishi lorsqu'il l'a associée au développement des états supérieurs de la conscience par les techniques de transcendance. « Voir clair » suite aux calculs du Jyotish sera désormais accompli à partir d'une toute autre échelle de justesse, celle de l'illumination des sept états de la conscience.

303) DEUX CITATIONS DE MAHARISHI :

« Nous pouvons faire tout ce que nous voulons tant que cela est guidé par la référence à notre propre Soi et pas en référence aux idées et opinions à la mode dans une conscience collective qui n’est pas en harmonie avec la loi naturelle. Si nous sommes satisfaits dans l’expérience de l’absolu nous ne voudrons pas faire des efforts pénibles et contre nature pour nous affirmer dans le relatif. Élever le niveau de conscience donnera davantage de plénitude intérieure et ainsi nous serons moins obsédés par les valeurs extérieures. »
 
— Maharishi


Bad Mergentheim (Allemagne), 1964

« L’Amour absolu signifie l’amour sans aucune raison, sans aucune cause, sans aucun but. L’amour pour l’amour, et cela est le flot spontané, absolu de l’amour.