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03/10/10 |
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Cette section comprendra des anecdotes, des réflexions sur divers sujets, des nouvelles sur la Méditation Transcendantale, des extraits de correspondance, et plus encore. 112) AU MOMENT DE MOURIR : lorsque le corps se prépare à cesser son fonctionnement, la conscience doit nécessairement quitter l'esprit actif. Elle abandonne en premier la perception de surface au niveau des sens, puis elle laisse de côté l'activité de penser de manière rationnelle, ensuite l'attention passe à un niveau encore plus subtil des pensées et elle traverse bientôt le territoire des rêves. En dernier, elle quitte l'impression subjective de l'existence individuelle. Finalement, il n'y a plus d'attention consciente et il ne reste qu'un grand vide dans l'esprit qui se trouve à ce moment-là dans un état semblable à celui du sommeil profond de la nuit. Si la personne qui va mourir possède l'expérience de l'Être transcendantal, alors elle est habituée à faire le trajet de son attention, de la surface active des pensées et de la perception jusqu'au silence intérieur, la pure conscience transcendantale. Ce trajet est parcouru chaque jour dans chaque méditation. Avec une pratique de la Méditation transcendantale, il arrive naturellement que l'état de la pure conscience devient connu en tout temps, même en dehors de la méditation. Cet état est le premier état permanent d'illumination, appelé « conscience cosmique » par contraste avec l'un ou l'autre des trois états relatifs (passagers) que sont l'éveil actif, les rêves et le sommeil profond. Dans l'état de conscience cosmique, au moment de mourir, l'attention se retire de la perception des choses extérieures, comme nous venons de le décrire, elle se retire de la pensée, des rêves et elle traverse l'état du sommeil profond pour se trouver avec elle-même, pleinement éveillée dans la perception infinie. Ici, à ce moment précis, le système nerveux, lequel soutient toujours l'un ou l'autre des états changeants de la conscience ainsi que l'état d'illumination (conscience cosmique), va s'arrêter de fonctionner et l'esprit individuel va s'évanouir sans possibilité de fonctionner sans le corps. La conscience pure s'arrêtera elle aussi quand la corps va s'arrêter. Sauf qu'en conscience cosmique, non seulement l'état de l'être (la conscience pure individuelle) est connu, mais l'Être universel est aussi connu. (l'Être universel n'a jamais besoin d'un système nerveux pour être une pure conscience infinie). À partir de la conscience cosmique, l'être en tant que pure conscience transcendantale est connu et l'Être en tant que Pure Conscience universelle est connu simultanément. La nature de l'état de conscience cosmique est que l'état de pure conscience transcendantale est la réflexion de l'Être dans le système nerveux alors que la Pure Conscience est l'Être lui-même, lequel transcende toute forme de la matière relative dans la création totale. Celui qui va mourir dans l'état de la conscience cosmique se retire jusqu'à son être pur, sa conscience pure transcendantale et, lorsque son corps arrête de fonctionner, il se retire un pas de plus pour se trouver dans l'Être universel. Cette expérience de l'Être universel était déjà avec lui depuis la seconde où l'état de conscience cosmique s'est présenté dans sa vie relative. Elle était avec lui toujours, sans cassure, sans brisure, sans arrêt, sans faille, sans oubli, sans trou, sans affaiblissement, sans défaillance, sans faute, et elle ne pouvait jamais être recouverte ou cachée par quoi que ce soit dans le domaine de la vie relative. La personne qui meurt, ne fait que rester dans son Être qui est l'Unique Être universel, transcendantal à tout phénomène relatif. La mort est un simple retour sur l'Être sans qu'il y ait de mouvement puisqu'en conscience cosmique, l'Être est là avant et après la mort du corps. Le seul mouvement qui se produit au moment de mourir est l'effacement de l'activité corporelle ainsi que celle de l'esprit individuel et, pour uniquement celui qui vit la conscience cosmique, il y a en plus l'effacement de la pure conscience transcendantale qui est le produit du système nerveux affiné. Pour celui qui ne connaît pas l'état d'illumination transcendantale, la pure conscience, sa mort est une perte totale, enfin presque totale. Son attention se retire des sens, de la perception, de la pensée active, de ses souvenirs, de ses rêves et elle tombe dans un profond sommeil, une sorte d'inconscience comatique, ressemblant à ce qui se passe chaque nuit lorsque nous perdons la conscience. Ce sommeil profond post-mortem va durer quelque temps selon le destin de l'âme individuelle mais en son temps, elle est projetée à nouveau dans le tourbillon du retour des rêves et, lorsque l'esprit individuel regagne un sens d'individualité, une graine de vie germe selon le karma et les désirs passés, et une nouvelle naissance limitée se produit dans un nouveau corps humain. Ce processus n'a pas besoin de se produire chez celui qui quitte son corps dans l'état de la conscience cosmique. Si une personne quitte le corps en conscience d'unité (le septième état de conscience - le plus avancé des états d'illumination) elle pourra être le maître de son immortalité, en ce sens qu'elle aura le choix innocent et spontané de vivre son immortalité dans n'importe quelle forme qui est immortelle. Son corps immortel sera innocemment maintenu dans la mémoire de l'Être. En conscience cosmique, ce choix n'est pas possible. Seul l'Être existe éternellement en conscience cosmique, ce qui revient au même finalement que dans l'état de conscience d'unité, mais avec une douce nuance, disons, une sorte de parfum d'existence qui est propre à l'immortalité dans le septième état d'illumination. L'Être ne quitte jamais sa nature illimitée et il se réjouit de son propre état, infiniment, peu importe l'image qu'il projette de lui-même dans une forme ou dans une autre.
111) COMMENT LE KARMA
PASSÉ PERMET-IL L'ILLUMINATION À VENIR?
Presque tout
ce que nous sommes - personnalité, talents, physiologie, désirs,
mémoires, tendances, etc. - vient du karma des vies passées. Je crois
que très peu de choses de nos vies passées nous prédisposent réellement
à développer l'état d'illumination. Plusieurs choses peuvent inspirer
une certaine évolution au plan relatif de la vie et c'est ce qui fait
que nous avons, ici ou là, un certain succès dans diverses activités.
Presque tout ce que nous avons vécu dans les millénaires passés
consistait en des événements au plan relatif de la vie, naissance,
enfance, jeux, études, mariage, voyages, famille, vieillesse et mort.
Comment est-ce que l'illumination peut grandir et s'établir sur la base
de tout ce karma passé? Avec une pratique régulière de la M.T. l'illumination se présente donc très naturellement, souvent sans qu'on la remarque avant plusieurs années. L'océan remplit toutes les vagues, petites et grandes. Il n'est pas nécessaire d'être parfait pour connaître l'état d'illumination. Il suffit de connaître l'état de conscience qui transcende tout ce qui est relatif. Il suffit de connaître le Soi, l'Être, la pure conscience infinie, l'immortalité. On peut être mortel dans le corps et immortel dans l'âme, imparfait dans notre personnalité et sanctifié par la vision infinie de l'Être, limité et illimité tout à la fois, de la même façon qu'une vague et l'océan cohabitent toujours. L'état de la félicité de l'Être devient connu et il cohabite avec les hauts et les bas des bonheurs relatifs.
Cependant, avec un peu
plus d'illumination encore, la personnalité va se transformer et goûter
à une perfection inespérée dans le monde de la relativité. Tous les
aspects de la vie relative vont être élevés au niveau de la perception
céleste et devenir beaux, lumineux, ordonnés, purs. Au début,
l'illumination s'installe en soi et elle trouve sa place malgré nos
limites. Plus tard, elle remplit chaque parcelle de nos pensées et de
nos sentiments de félicité et elle affine chaque aspect de la vie
quotidienne. Toute la gloire de l'illumination revient à la technique de
Méditation transcendantale de Maharishi Mahesh Yogi. Cette méditation
nous ouvre enfin les portes de l'Absolu en soi, l'état de l'Être, la
perfection naturelle de la vie cosmique. 110) VOIR OU NE PAS VOIR? (extrait d'une correspondance avec un collègue au bureau où je travaille) Je lui ai écrit : « La première fois où j'ai vu le visage de Maharishi, vers 1964, à la télé américaine, j'ai tout de suite eu l'intuition qu'il était un sage, un réel maître spirituel. En 1967, lors de l'exposition universelle de Montréal, je me suis rendu le voir et je l'ai entendu trois minutes à la fin d'une conférence (j'étais arrivé à la fin de sa présentation.) De toute façon, je n'avais rien compris des quelques phrases que Maharishi avait dites puisque je ne parlais pas anglais à ce moment-là. Il y a probablement des millions de personnes qui ont vu Maharishi à la télévision dans divers pays où il voyageait. Est-ce que ces millions de personnes ont vu ce que j'ai vu en Maharishi ou n'ont-ils rien vu du tout?
Te souviens-tu quand tu
as vu Maharishi pour la première fois? Était-ce en photo dans un
journal, un magazine ou en interview à la télé? Tu ne le savais
peut-être pas, mais il est venu à Ottawa
en 1975. Il se trouvait à quelques coins de rue de là où tu travailles et habites.
J'étais venu de Québec pour le voir au Château Laurier, pendant deux
journées entières qui étaient, par ailleurs, ouvertes au public. Maharishi avait été reçu par le premier ministre de l'époque,
Monsieur Pierre Trudeau et tous les journaux avaient montré la photo des
deux hommes après leur rencontre.
Si, par exmple, c'était
toi le Dalai Lama, les gens t'admireraient sûrement car tu es souriant,
humoristique. Tu est spontané, humble, un peu réservé. Tu raconterais
des anecdotes très sages sur les choses de la spiritualité, tu aurais lu
de nombreux textes anciens sur des sujets très élevés. Tu paraîtrais
jeune malgré ton âge et les gens croiraient que tu es illuminé, mais tu
ne l'es pas en réalité. Il n'y a pas eu de réponse à cette correspondance. Le collègue a dirigé la correspondance dans une autre direction. 109) CRITÈRE D'ILLUMINATION ? Il n'existe pas de critères extérieurs pour déterminer le niveau d'illumination d'une personne. S'il y avait de tels critères extérieurs, on en ferait une liste parfaite et les gens essaieraient d'ajuster leur comportement à cette liste. Les gens feraient des efforts énormes pour grimper tous les échelons de la perfection spirituelle en se mettant à la pratique quotidienne de ces signes extérieurs qui représentent pour eux les critères de ce qu'est un haut niveau d'évolution spirituelle. Les gens pratiqueraient la sainteté comme on s'adonne à un sport en vue de participer à un tournoi ou aux Olympiques. À force de travail et de concentration, à force de sacrifices, une personne finirait par adapter son comportement à la liste de ces critères et elle se croirait finalement sauvée du mal. Même quand elle ferait quelque chose de mal, elle l'interpréterait comme une nécessité afin de respecter la volonté de Dieu et de suivre à la lettre les critères de la perfection. Lorsque, dans les livres sacrés, on dicte tous les points de ce qu'est le bien et le mal, lorsqu'on demande aux croyants de s'efforcer de suivre la volonté de Dieu et les préceptes de la religion, on a bâtit une liste de critères qui définissent l'évolution spirituelle de l'humain. Jamais, dans aucun siècle, un tel enseignement spirituel n'a donné de résultats concrets pour faire évoluer les individus et la société. Le mal, le fanatisme, le sectarisme, l'abus, la violence, la fausse justice, l'austérité, la souffrance, l'effort, le contrôle, le mensonge, l'exploitation des pauvres, l'orgueil, le rejet des autres, l'hypocrisie spirituelle, et plus encore ont survécues et grandies dans toutes les sociétés religieuses de la terre. Toute personne qui juge quelqu'un d'autre ne peut voir qu'à travers ses propres lunettes intérieures, à travers ses propres conditionnements et, à cause de ce seul facteur, nous sommes forcés de déduire qu'aucun critère purement rationnel ne pourrait servir à déterminer le niveau de conscience d'une autre personne. Voyez, toute personne peut apprécier la beauté d'un arbre ou admirer la beauté d'une montagne, d'une nuit étoilée, d'une vague qui déferle sur une plage, d'un ruisseau dans la forêt, d'un orage soudain, de la forme d'une feuille, de la fragilité d'une fleur, etc., et son voisin, son collègue, n'appréciera pas ces mêmes choses de la même manière ni au même degré d'intensité parce que son système nerveux, son intelligence, ses connaissances, ses habitudes, etc., produisent en lui un autre niveau d'appréciation. Même si on disait à quelqu'un « voici un très beau serpent cobra » correspondant à tel ou tel critère de beauté, si la personne a peur des serpents, tous ces critères de beauté du serpent ne serviront à rien. De la même façon, même si nous avions une liste de signes qui indiquent le niveau d'évolution d'une personne, cela ne donnerait rien puisque chacun évalue les autres à partir de son propre niveau d'évolution, à partir de son état d'ouverture ou de stress par rapport à ceci ou cela. Comment savoir qu'une autre personne est évoluée au plan spirituel? En l'étant soi-même! Avec l'illumination de la conscience, on va faire l'expérience que tout sera apprécié en terme du Soi, en terme de l'infini. Le niveau d'appréciation passera à son degré ultime et absolu. Tout sera apprécié dans sa valeur maximale. Celui qui a une très grande pureté dans son être perçoit la sainteté des autres et il voit l'Esprit de Dieu dans le coeur de chaque autre personne, peu importe à quel niveau ces autres personnes sont réellement rendues dans leur évolution. Quand le sage illuminé parle à quelqu'un, il parle au niveau où il perçoit l'autre personne. S'il la perçoit au niveau de la conscience universelle, il parlera à ce niveau de conscience qu'il percevra dans l'autre personne. Il parlera d'âme à âme, de coeur à coeur. Voilà le niveau d'appréciation suprême que peut vivre un être humain. Ainsi, celui qui vit la conscience cosmique et divine, perçoit la sainteté universelle partout autour de lui, même ce qui, pour les autres, paraîtrait encore imparfait et incomplet. 108) L'ACTION SPONTANÉE : Lorsque l'esprit d'une personne est silencieux, ses actions se produisent d'elles-mêmes, ses pensées arrivent spontanément de façon naturelle. Il n'y a plus d'action en elle. Elle n'a plus rien à faire. Même quand cette personne est active, elle n'agit pas, elle ne fait rien, elle est en silence à l'intérieur d'elle-même. Elle n'a plus rien à faire pour son propre contentement. Elle connaît la félicité de l'Être. Son action quotidienne est un don à la nature, voulant satisfaire le besoin d'évolution de tout ce qui l'entoure. 107) L'ACTION SPONTANÉMENT JUSTE : Il y a une très grande différence entre « agir spontanément de manière juste », en accord avec l'environnement total (universel) et « suivre des principes de comportement juste. » Dans le premier cas, le comportement est fondé sur un état de conscience élargi et dans le second, il est fondé sur des principes établis par la pensée humaine. Mémoriser une liste de comportements idéaux (telle que ne pas mentir, ne pas maudire, ne pas être jaloux, ne pas tricher, ne pas voler, ne pas manquer de respect, ne pas médire, ne pas tuer, ne pas être orgueilleux, ne pas être attaché aux biens matériels ou aux possessions intellectuelles, etc.) ne donnera jamais un comportement idéal à qui que ce soit. Partout autour du monde, on a vu que les principes, les lois, les commandements, les règlements, les idéaux, l'éthique, la morale, n'ont jamais atteint leur but qui est de former l'être humain à avoir un comportement idéal. Suivre ou essayer de suivre des préceptes qui tentent de guider le comportement sera toujours un effort au plan de l'esprit-conscient. L'effort vient du fait que le système nerveux n'est pas rendu au niveau d'évolution où le comportement pourrait être automatiquement juste. Maharishi dit que si quelqu'un porte des lunettes rouges, il lui sera très difficile de voir tout en bleu. Cet effort sera épuisant à la longue et il sera totalement impuissant à réaliser ce qui est recherché.
Personne ne peut savoir ce
que signifie un comportement juste en chaque situation. Aucun principe
ne peut définir cela puisque la vie est insondable à cause des réseaux de relations
qui existent à l'infini dans l'univers et du déroulement des événements, ainsi que leurs
conséquences actives ou latentes sur chaque être humain, et sur
l'environnement en général. Agir spontanément en accord avec les lois
naturelles devrait à tout le moins signifier que le comportement débute
toujours à partir de sa source la plus intérieure, la conscience de
félicité, le Soi transcendantal. Une fois cette source de la pensée
connue en soi, l'action suivra spontanément, gérée par les forces qui
sont en présence à chaque instant. Aucun principe éthique ou moral ne
peut forcer l'action pour qu'une personne se conforme à un modèle
prescrit à l'avance. 106) L'ÉLARGISSEMENT DE L'ESPRIT-CONSCIENT : Pendant une longue période de temps, à chaque fois que l'expérience de la conscience transcendantale se produit, l'esprit-conscient (l'esprit individuel, l'esprit actif) celui qui pense les pensées et qui perçoit les sensations diverses, est effacé par le silence de la conscience transcendantale. On fait d'ailleurs l'expérience de la conscience transcendantale en transcendant l'activité mentale et sensorielle. On découvre ainsi le silence intérieur, lequel est un état de pure conscience. La conscience transcendantale est l'esprit-conscient sans objet d'attention, sans activité mentale. La pure conscience transcendantale ne cohabite pas avec l'esprit individuel actif. L'une est l'extrémité silencieuse de l'autre qui est son extrémité dynamique. Nous faisons donc l'expérience de l'esprit actif ou du silence transcendantal et l'une efface ou recouvre l'autre. Le silence efface l'esprit actif et l'esprit actif cache ou recouvre le silence de la conscience pure. Mais avec une longue pratique régulière de la Méditation transcendantale, arrive le jour où l'esprit-conscient (l'esprit actif) n'est plus effacé pendant que l'expérience de la pure conscience se produit. C'est-à-dire que l'état transcendantal peut se produire encore tout à fait par lui-même, seul et sans la présence d'aucune activité, mais il peut aussi exister en parallèle de l'esprit actif. Cette expérience est le début du premier état permanent d'illumination, appelé « conscience cosmique », là où la conscience pure, ou conscience infinie, n'est plus jamais effacée, quel que soit l'état de l'esprit individuel, qu'il soit très actif (durant l'éveil), moins actif (durant les rêves) ou passif (durant le sommeil profond). En conscience cosmique, les rêves et le sommeil profond n'effaceront plus jamais la conscience infinie. L'éveil non plus. Cet état durera quel que soit la condition physiologique et quel que soit le niveau de dynamisme ou de passivité physiologique ou psychologique. L'esprit-conscient sera enfin « conscient » de son étendue totale, à partir de ses régions actives jusqu'à son silence transcendantal. L'état transcendantal est alors entré dans la sphère de l'esprit-conscient. Il n'est plus tout à fait transcendantal, dirait-on. Auparavant, l'esprit-conscient ignorait la conscience transcendantale, mais maintenant, après avoir fait le trajet, de sa surface active jusqu'à sa source silencieuse, des centaines et des milliers de fois durant la Méditation transcendantale, il s'est familiarisé avec sa base de silence, il a fait des racines qui ont rejoint la conscience infinie. Tel est le processus d'élargissement graduel de la capacité de l'esprit-conscient jusqu'à l'état de conscience cosmique. 105) SUITE DE CORRESPONDANCE (texte 102) : Mon ami m'a écrit : « Je ne suis pas illuminé, je ne suis pas ignorant. Ce sont des concepts du mental. » Je vais lui répondre ce qui suit : « Je ne comprends pas de telles paroles car tu dis que l'illumination est un concept mental. Je sais que l'illumination est une expérience très réelle, très concrète. Elle est une évidence incontournable dans la vie. On ne peut pas conjecturer quand à son existence ou sa non existence si on en fait l'expérience. Évidemment, si quelqu'un explique quoi que ce soit à propos de l'illumination de la conscience, il devra utiliser de mots et, à cet égard, les mots sont des concepts, mais l'expérience directe de l'illumination ou de l'ignorance est tout autre chose. Le goût de l'eau n'est pas un concept. Respirer n'est pas un concept. De même, vivre la lumière infinie de l'être n'a rien en commun avec des idées, des imaginations, des rêveries, ni aucune sorte de construction mentale. L'éveil de l'être transcende toute forme d'activité de la pensée ou des perceptions sensorielles. Posséder un système nerveux qui permet à l'état de l'être d'exister de manière consciente en soi n'est absolument pas quelque chose de conceptuel. Seuls des mots représentent des notions conceptuelles. La réalité de l'illumination est « expérientielle » à cent pour cent. L'illumination est un état de l'être, une expérience de l'Absolu, contrairement à toute idée ou notion qui est fabriquée par la pensée. Ainsi, ce que tu dis : « être illuminé ou être ignorant sont des concepts du mental » est faux. Être illuminé ou être ignorant sont des évidences « expérientielles » et non pas des concepts "venant du mental." 104) LA PLACE DU MOUVEMENT DE M.T. DANS MA CONSCIENCE : Plus évolue ma conscience et plus je découvre que le mouvement de M.T. est tout à fait intime à mon être. Au début, le mouvement que Maharishi avait fondé et dans lequel je participais en tant que professeur de Méditation transcendantale, était extérieur à moi. Maintenant il ne l'est plus. Je suis, grâce à l'éveil de la conscience transcendantale, en harmonie avec le mouvement de la conscience transcendantale qui cherche à animer le monde de la relativité et à réveiller, éclairer puis illuminer les sociétés humaines. Tout mon être est devenu cette force. L'organisation internationale de M.T. est certainement extérieure à moi mais l'action permanente de cette organisation ne l'est absolument pas. Mon être est cette force cosmique en mouvement dans le monde. Je ne peux pas m'en séparer. Je suis cela. Je suis en harmonie avec les actions de l'organisation de M.T. dans tous les pays du monde, voulant éveiller le champ unifié de la loi naturelle partout. Mon être « travaille » jour et nuit, à l'intérieur de cet éveil de la conscience cosmique, pour changer le monde et en faire un paradis d'illumination où le bonheur et la santé seraient complets et naturels. 103) LA DISCRIMINATION : À partir de la c.c. (état de conscience cosmique - le premier état permanent d'éveil transcendantal), la discrimination entre le relatif et l'Absolu est établie au plan de l'expérience directe d'une manière spontanée et naturelle. Cela signifie que l'esprit (l'intellect, les émotions, la mémoire, les désirs, les rêves et le sommeil profond) ne peut plus produire une illusion quant à l'état de l'Être absolu, le pure conscience de l'infini. Rien ne peut plus apporter de confusion quant aux réalités distinctes de l'Absolu et du relatif. Aucun concept, aucune théorie, aucune explication philosophique, aucun enseignement religieux, aucune croyance, aucun idéal, aucun rêve, aucune expérience sensorielle, aucune condition physiologique ou psycho-physiologique, aucun événement extérieur, ne pourrait faire que quelque chose du relatif soit confondu avec l'Absolu, la réalité infinie de l'Être. La conscience de l'Absolu se tient en retrait de toute situation subjective et objective. Elle en est le témoin. La pure conscience est le témoin de tous les intellects, le témoin de toutes les actions. Durant le sommeil profond, la pure conscience prend conscience que « je suis inconscient. » Elle n'est plus jamais mélangée aux phénomènes de l'existence relative. 102) FRAGMENTS DE CORRESPONDANCE ENTRE DEUX VIEUX AMIS : Un ami des années 1970, (r.r.) professeur de Méditation transcendantale a la retraite, m'a écrit récemment. Voici quelques-unes de ses phrases, ainsi que ma réponse : « [.... Et c’est la différence entre toi et moi. Dans mon cas, tout a éclaté. Je suis devenu tout petit. J’ai tout laissé partir. Je ne suis plus rien. J’ai tout abandonné : mes connaissances, ma vision, mon savoir, même mon maître. Je vis dans l’instant du moment. Je danse avec ce qui est et je suis satisfait. Ma tête est vide. Il n'y a plus de quête. [...] Je fais ce que je dois faire dans l’instant. Je ne suis pas illuminé, je ne suis pas ignorant. Ce sont des concepts du mental. Je suis tout simplement avec ce qui est. Mon cœur semble s’être ouvert et je me sens sensible et ouvert à tout ce qui se présente. [...] »
J'ai répondu à cet
ami ce qui suit : « C'est tellement beau et pur ce que tu écris. Hier,
en revenant à la maison, dans l'autobus (il me faut 50 minutes deux fois
par jour) je lisais la Gita de Maharishi et je suis tombé au hasard sur
un paragraphe que je retranscris ici pour toi. Il s'agit du chap. 4
verset 15. Maharishi écrit :
« À mesure que leur (les justes) esprit s'élève
dans la conscience divine, leur vie se purifie jusqu'à ce qu'ils
ressentent profondément le besoin de voir se matérialiser la béatitude
abstraite de la conscience-de-Dieu, c'est-à-dire jusqu'à ce que celle-ci
se manifeste au niveau des sens, qu'elle devienne l'objet des sens et
que ceux-ci puissent en jouir. Avec la croissance continue de l'amour
dans le coeur des justes, le besoin d'une révélation divine sous quelque
forme que ce soit devient de plus en plus intense. Lorsque la nature ne
peut plus résister, le Seigneur naît et comble leur désir...» 100) LES FAIBLESSES HUMAINES : Lorsqu'une personne atteint le premier état permanent d'illumination spirituelle, la réalisation du Soi, appelé conscience cosmique, ses faiblesses n'ont plus d'importance et elle deviennent inutiles pour elle. Avant l'illumination, les faiblesses humaines, quelles qu'elles soient, ont toujours une raison d'être. Elles sont habituellement la conséquence d'actions positives ou négatives venant du passé lointain et elles servent l'évolution positivement ou négativement. Une faiblesse peut servir de protection contre bien des problèmes ou elle peut être la cause d'un grand nombre de difficultés. On compense parfois une faiblesse par une force accrue dans un autre domaine. Celui qui boîte protège son pied blessé et endolori en transférant le poids de son corps vers d'autres parties plus fortes de son corps. Celui qui manque de confiance en lui peut se mettre à parler fort. Celui qui est timide peut développer toutes les habitudes de celui qui est sûr de lui. Celui qui a peur des hauteurs sera peut-être alpiniste, qui sait? N'a-t-on pas déjà remarqué que ceux qui mentent se protègent par leurs mensonges? Ils se présentent différemment de ce qu'ils sont, ils modifient les événements, ils « allongent le poisson » qu'ils ont pêché, et tout cela, pour cacher une peur ou pour bien paraître, pour compenser certaines autres faiblesses. Celui qui est colérique a peut-être besoin d'être ainsi pour garder l'équilibre de ses forces et de ses faiblesses afin d'avancer dans sa vie. Qui sait pourquoi nous avons tel ou tel point faible dans notre personnalité? Il faut savoir que ces points faibles peuvent être souvent utiles et nécessaires, ne serait-ce que pour apprendre à les corriger et à développer d'autres habitudes de vie. Celui à qui on a coupé la langue dans une autre vie reviendra-t-il en bégayant dans cette vie-ci? Celui qui est violent exprime-t-il toute la violence qu'on lui a fait subir par le passé? Personne ne peut expliquer les causes de nos forces et de nos faiblesses. Une chose est certaine cependant, et c'est que la pratique de la Méditation transcendantale efface le stress de l'esprit, de l'intellect, des émotions et du système nerveux. Le repos que procure cette méditation devient si profond avec une pratique régulière, qu'il déloge des tensions et des toxines dans les couches très subtiles de notre esprit et de notre corps. Lorsque l'état de la conscience cosmique est établi finalement, c'est-à-dire lorsque l'expérience de la pure conscience est devenue naturelle et permanente tout long de l'éveil, des rêves et du sommeil profond, lorsque la connaissance de l'être n'est plus jamais effacée et qu'elle demeure en soi malgré toutes les autres activités qui prennent place dans l'esprit et dans la physiologie, alors les faiblesses d'une personne ne valent plus rien. Elles sont devenues sans fondement, sans racine. Elles sont telles les feuilles qui ont quitté la branche et qui n'ont plus d'attache nulle part. Lorsque l'esprit individuel connaît la conscience infinie d'une manière permanente, alors la félicité existe en soi de façon naturelle et sans effort. Cette pure conscience est pour toujours libre de toutes les activités qui peuvent prendre place dans l'esprit et dans le corps. Lorsque la félicité et la liberté intérieure sont connues comme cela, les faiblesses qui faisaient partie de notre personnalité, souvent depuis notre tendre enfance, incluant celles qu'on croît inscrites dans la structure génétique de notre physiologie, toutes ces faiblesses de la personnalité ne servent plus à rien et elles n'ont plus d'utilité. Cependant, les habitudes qui se sont développées dans la personnalité à cause de la présence de ces faiblesses vont habituellement demeurer encore dans la personne qui a développé l'état de conscience cosmique. Même si les faiblesses humaines sont déracinées parce que la conscience est désormais ancrée dans la félicité intérieure, elles survivront comme simple habitude pendant un certain temps encore. La base, le fondement et la raison d'être d'une faiblesse est effacée par la félicité de la conscience cosmique, mais l'habitude qui correspondait à cette faiblesse va durer. Par exemple, un avaricieux qui atteint la conscience cosmique ne sera plus avaricieux puisque le stress qui causait cette faiblesse, incluant sa peur, son insécurité, ou son désir d'être fort et riche, ou quoi que ce soit de ce genre, sera dissout, mais on le verra encore économe. Il sera prudent et il calculera ses dépenses. Il cherchera à faire des économies, mais la cause de son avarice est bel et bien partie, effacée, dissoute. Celui qui était gourmand n'aura plus dans son corps ni dans son esprit le stress qui le poussait à manger sans restriction, mais il aura toujours dans sa personnalité la tendance à aimer manger, à adorer cuisiner de bons plats, à tester de nouvelles recettes et à goûter la nourriture avec grande jouissance. Plus jamais sa gourmandise ne s'emparera de lui pour dominer son esprit et son comportement. Celui qui est rigide et sévère deviendra doux et appréciatif, mais, par habitude, on le verra toujours discipliné, bien structuré, et son comportement montrera qu'il peut tolérer une certaine austérité personnelle. Il sera parfois exigeant envers les autres et lui-même. Toutefois, le stress qui le rendait rigide dans son comportement et dans sa manière de penser sera remplacé par une formidable expansion de l'intelligence et du coeur à cause de la félicité qui vient de la vision cosmique qui sera désormais sienne pour toujours. Le processus d'illumination ne détruit pas la personnalité. Elle la libère du stress. Elle lui donne des ailes libératrices. Chacun reste ce qu'il est, même après que l'état d'illumination soit arrivé et connu. [Je ne sais pas encore ce qui se passera une fois que les deux autres états d'Illumination qui sont plus avancés que la conscience cosmique vont se développer. Les vieilles habitudes qui s'étaient développées dans la personnalité sous l'influence d'anciens stress vont-elles être remplacées par autre chose? Nous le découvrirons ensemble lorsque ces états supérieurs de la conscience seront développés en notre conscience.] 99) MÊME SI DIEU S'INCARNAIT : Tous les humains ont des stress dans leur physiologie. Tous ont des problèmes psychologiques, affectifs, non résolus. Aucune âme ne pourrait naître en humain si elle n'avait aucune faiblesse. Et même si elle en avait aucune en elle-même, la faiblesse qui est inévitable est celle de vieillir et de mourir. Personne n'échappe encore au processus de vieillissement et d'usure des fonctions vitales. L'autre faiblesse qui est inévitable est celle de faire partie de la relativité de la vie, ce qui fait que chaque personne, chaque chose, est évaluée et appréciée différemment selon les points de vue. Même si Dieu s'incarnait sur terre, et s'il était parfait en lui-même, les autres ne le verraient pas ainsi. Son action, ses paroles, ses pensées seraient tous parfaits pour lui-même. Elles pourraient l'être pour l'univers au complet, mais elles pourraient néanmoins être critiquées et jugées négativement. Peu importe leur source universelle, la relativité des points de vue est infranchissable et elle fait partie de la vie naturelle.
98)
MAHARISHI
:
J'ai vu
Maharishi et son visage m'a ébloui, sa voix m'a calmé, sa connaissance
m'a éclairé et illuminé - son regard m'a purifié. Tout de lui était
empreint de sagesse, de bonté, de grâce - Je l'ai vu marcher, je l'ai
observé de proche et de loin - tout ce qui émanait de son corps était
gracieux, toutes ses paroles étaient radieuses, pures. Chaque fois que
je l'ai vu, j'ai eu l'impression qu'il était présent là où il se
trouvait mais qu'il était simultanément ailleurs, visible et transparent
- existant dans la matière et non existant au plan physique.
Il n'y a rien d'autre dans le monde qui ait touché l'essence de mon être. J’avais soif de lui, sans le savoir consciemment. Il est venu, sinon je n’aurais jamais trouvé ce que je cherchais. Grâce à Maharishi, toute autre chose de ma vie quotidienne, mon travail, mon rôle d'époux, celui de père, d'ami, etc. tout a gagné une signification supérieure. Tout est devenu une route d’évolution suite à ma rencontre avec Maharishi. Je l'ai vu et je sais que je ne le reverrai jamais plus. Je ne reverrai jamais un Maharishi avec mes yeux de chair, enseignant à l’humanité devant mon regard. À moins qu'une formidable illumination le révèle à ma conscience et à mon regard intérieur. Jamais auparavant, nulle part ailleurs, je n'avais jamais vu un tel être, à la fois humain et divin, un Jésus réincarné, un Bouddha béni de compassion, un Krishna roi de la terre et des cieux, un Rishi, voyant de la sagesse intemporelle. Je ne le reverrai jamais, à moins que sa bénédiction vienne à nouveau dans ma vie, pour me montrer son divin visage et me faire sentir sa divine présence une fois de plus, pendant quelques secondes. Sans une telle bénédiction, je le trouverai uniquement dans ma mémoire de silence. Mais seule sa douce bénédiction apaisera mon coeur. Toute gloire vient de lui et retourne à lui, le Maître de mon coeur. _________________________ Dans son commentaire sur la Bhagavad-Gita, Maharishi écrit ce qui suit : (chapitre quatre, verset 8) « À mesure que leur (les justes) esprit s'élève dans la conscience divine, leur vie se purifie jusqu'à ce qu'ils ressentent profondément le besoin de voir se matérialiser la béatitude abstraite de la conscience-de-Dieu, c'est-à-dire jusqu'à ce que celle-ci se manifeste au niveau des sens, qu'elle devienne l'objet des sens et que ceux-ci puissent en jouir. Avec la croissance continue de l'amour dans le coeur des justes, le besoin d'une révélation divine sous quelque forme que ce soit devient de plus en plus intense. Lorsque la nature ne peut plus résister, le Seigneur naît et comble leur désir...»
97)
DESCRIPTION DE LA MT PAR MAHARISHI
:
« La technique
de Méditation Transcendantale est une procédure dénuée d’effort qui
permet à l’esprit excité de s’apaiser progressivement jusqu’à atteindre
l’état de moindre excitation de l’esprit. C’est un état d’éveil
intérieur sans objet de pensée ou de perception, juste la pure
conscience, consciente de sa propre nature illimitée. C’est la totalité,
consciente d’elle-même, dénuée de différences, au-delà de la division
entre sujet et objet : la Conscience transcendantale. C’est un domaine
de toutes possibilités où toutes les potentialités créatrices existent
ensemble, en corrélation infinie mais encore non exprimées. C’est un
état d’ordre parfait, la matrice d’où toutes les lois de la nature
émergent, la source de l’intelligence créatrice. »
96) DESTIN ET LIBERTÉ :
nous avons parfois l'impression
d'être libres de nos choix (de certains de nos choix) mais ce sentiment
durera uniquement tant que notre karma nous donne cette impression de
liberté. Quand le retour des influences positives ou négatives venant du
passé nous rejoint avec force, alors nous perdons tout sentiment de
liberté pendant un certain temps et nous avons l'impression que les
choses positives ou négatives se produisent indépendamment de notre bon
vouloir.
95) L'EGO :
personne ne peut se sauver de son ego à
moins de transcender l'activité mentale et de trouver l'expérience de la
pure conscience, l'éveil en repos profond. L'esprit individuel ne peut
pas penser un état sans ego puisque l'esprit lui-même pense à
l'intérieur du territoire de l'activité de l'ego.
L'ego perfectionné peut devenir parfois
très lumineux, autant que la lumière de la lune lorsqu'elle éclaire
toute la terre, mais elle ne possède pas sa propre source de lumière et
elle ne peut que refléter celle qui vient d'ailleurs. Il en est de même
de l'ego qui représente une certaine somme de perfectionnements qui ont
été acquis lentement au cours du temps. Mais si on souhaite trouver ce
qui dépasse l'ego, il faut nécessairement transcender la conscience
individuelle et découvrir ce que nous ignorons encore, la réalité de la
conscience pure, au-delà de toute relativité phénoménale. Maharishi a fait passer la quête de libération intérieure du niveau de la pensée conceptuelle à celui de la création du silence intérieur. Sa simple technique de Méditation transcendantale met fin aux efforts pour libérer quelqu'un de son ego. Durant cette pratique l'esprit fait l'expérience des niveaux de plus en plus subtils de l'activité mentale et, transcendant le niveau le plus subtil de la pensée, il s'établit spontanément dans son silence réel, la conscience transcendantale, au-delà de l'ego. Il connaît ainsi l'état de liberté intérieure, la pure conscience. 94) LA RÉINCARNATION DANS L'ÉTAT D'ILLUMINATION : À partir de la c.c. (conscience cosmique - le premier état permanent d'illumination, consistant en la réalisation permanente de l'Être transcendantal) l'esprit individuel a contact avec l'infini. Ses racines sont désormais en contact permanent avec le silence éternel. La pure conscience transcendantale est devenue auto-consciente à l'intérieur de la structure dynamique d'une physiologie humaine.
Il n'y a alors
plus de possibilité de réincarnation pour tout aspect individuel d'une
personne parce qu'il n'y a plus rien dans l'esprit qui soit
non-achevé. L'esprit individuel, incluant l'intellect, les émotions, les
mémoires, etc., tout cela s'est reposé complètement dans la pure
conscience transcendantale. Par ce
repos infini, l'esprit s'est arrêté, et tout ce qui gardait l'individualité
attachée à des limites, aux désirs des choses perçues, à tout ce qui se
déroule en surface de l'action, aux conditionnements reçus par force d'éducation,
aux conformismes de la vie sociale et aux traditions, aux croyances
et aux idéaux, aux passions et aux ambitions, aux accomplissements à
venir et passés, au désir de continuer de vivre pour toutes ces
raisons, tout cela se met au repos et l'esprit devient la pure
conscience infinie, hors de toute limite, totalement en lui-même,
comme une tortue qui a retiré ses pattes et sa tête sous sa carapace. P.S. - Dans l'état de la conscience d'unité, la personnalité individuelle est unifiée au Soi cosmique. Il n'existe plus de séparation entre la relativité de la vie et la pleine conscience Absolue. L'état unifié possède un plein contrôle de toute manifestation, sans rien changer de ce qui se produit naturellement en son être, car être la totalité de toutes ces possibilités est sa nature permanente. 93) « LA VIE EST TROP COURTE » La nuit, pendant les périodes de sommeil profond, nous découvrons une sorte d'immortalité où il n'existe plus de conscience du temps, mais cette immortalité ne peut malheureusement pas être transportée dans l'action quotidienne. Certes, il n'y a plus d'anxiété ni d'inquiétudes durant le sommeil, mais nous y perdons la jouissance de la vie, les accomplissements, les succès, les amours, les amitiés, les projets, l'intelligence et la créativité. Nous y perdons le plaisir de vivre la vie. Partout les gens disent : « La vie est trop courte, le temps passe trop vite et ça fait peur. » Je réponds à cela : « Il n'en tient qu'à vous que votre vie devienne immortelle.» Oui, le temps se déroule à la surface de la vie, mais l'immortalité se trouve dans la profondeur du silence de notre conscience. Suite à une pratique régulière de la Méditation transcendantale, le système nerveux s'habitue à percevoir simultanément la dimension active du temps et celle de l'intemporel, la conscience transcendantale. Avec une pratique régulière, la conscience de l'état d'immortalité (la conscience silencieuse) devient tout à fait automatique et permanente, et elle est vécue en même temps que la conscience du temps. Les deux vont alors en parallèle, l'immortalité et le temps qui passe.
92) LE NID
CONFORTABLE DE LA POULE : La
perception de n'importe quelle pensée entre en soi et, si la conscience
est infinie, cette pensée suit naturellement le chemin d'un plus grand
silence jusqu'à rejoindre le silence total, la pure conscience qui ne
contient plus d'activité mentale ni sensorielle. La pensée fait son nid
et elle trouve la paix dans le silence qui l'absorbe. Une image montre
cela : une poule entre dans le poulailler, elle cherche un coin
confortable où s'asseoir. Elle va dans ce coin-ci, puis dans ce coin-là,
elle gratte des pattes pour replacer la paille ou pour arrondir un creux
dans la terre, et bientôt elle a fait son nid et elle s'y installe pour
ne plus bouger pendant un long moment. Elle a trouvé sa paix, sa
tranquillité et elle se repose. 91) LA FIN DE L'IGNORANCE : Les grands experts de notre monde sont les maîtres de l'analyse de la noirceur. Ils organisent des conférences sur divers thèmes et ils donnent leurs interprétations sur les événements qui ont fait que tel ou tel problème s'est développé. Ils étudient des problèmes. L'originalité ou la pertinence du thème qu'ils abordent devient leur marque de commerce. Ils sont admirés et écoutés. On achète leurs livres qui présentent leur vision pénétrante d'un problème quelconque de la société. Mais ils ignorent TOTALEMENT la solution aux problèmes qu'ils analysent. Si l'un d'entre eux défend une certaine cause et qu'il propose une ou des solutions, cette présentation n'est que le produit de déductions logiques qui sont formulées par l'intellect. Dans la plupart des cas, ces solutions sont totalement coupées de la réalité dynamique de millions de citoyens qui façonnent la réelle trame des événements et qui construisent l'histoire réelle des peuples. Certains penseurs sont appelés « des futuristes » parce qu'ils s'amusent à montrer les tendances qui pourraient façonner l'avenir. Mais ils sont tout aussi ignorants que les autres qui sont des analystes du passé. Leur connaissance de l'avenir est toujours déduite à partir de leur analyse du passé, ce qui équivaut à rien de plus qu'à un exercice rationnel ou imaginatif. Les visionnaires actuels sont des ignorants qui se croient savants au milieu d'une foule d'ignorants. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, dit le proverbe. Parfois il arrive que leur imagination s'avère juste et que les événements prennent la forme de leur prédiction, mais cela est du hasard puisqu'ils ne pourraient pas répéter cet exploit deux fois de suite. Les experts de notre monde sont des maîtres de l'ignorance vêtus d'une toge universitaire. Maharishi a été le seul vrai visionnaire de notre époque. Il a été le seul vrai futuriste car il a décidé de la direction qu'allait prendre l'avenir et il l'a construit. Il a décidé que le paradis allait venir sur terre et il a développé toutes les connaissances et les technologies qui vont réaliser son désir. Maharishi n'a pas analysé de problèmes, il en a expliqué l'unique solution : l'illumination de l'homme par une éducation basée sur le développement de la conscience. Le développement de la conscience a déjà commencé à être le moteur de la transformation de l'humanité actuelle, mais à partir de cette génération-ci et pour toutes celles à venir, la méditation deviendra le moyen de faire avancer l'humanité jusqu'à son épanouissement tant attendu. Maharishi a vu l'unique solution et il l'a organisée et expliquée sous tous ses angles. Il a vu l'avenir glorieux de la race humaine et il lui a fourni tous les outils dont elle a besoin pour s'élever jusque là. 90) SI C'EST SI BON, POURQUOI ABANDONNER? Je rencontre de temps à autres des « anciens méditants » qui ont cessé la pratique de la Méditation Transcendantale. À chaque fois je me dis : « comment font-ils pour vivre chaque jour sans utiliser la technique qu'ils connaissent et par laquelle on peut refaire le plein d'énergie en seulement 20 minutes? » La plupart de ces anciens méditants avouent qu'ils ignorent pourquoi ils ont arrêté la pratique de la M.T. Ils me disent : « je devrais recommencer parce que ça me faisait tellement de bien lorsque je pratiquais chaque jour. » Ils ajoutent qu'ils n'ont plus le temps, que leur situation familiale a changée et qu'il est devenu impossible de faire la méditation deux fois par jour. Petit à petit, ils se sont mis à méditer uniquement le soir ou uniquement le matin, puis un bon jour ils ont décidé de méditer principalement durant les fins de semaines quand rien ne les dérange... mais au bout du compte, ils ont cessé de méditer complètement. Il arrive aussi parfois que je rencontre des gens qui ont mis volontairement fin à leur pratique de la M.T. parce qu'ils sont redevenus chrétiens ou qu'ils ont déduit que la méditation est un mensonge puisque l'illumination est une carotte accrochée au bout du nez des méditants, ou quelque chose de ce genre. Les gens qui font partie de cette catégorie sont plus rares évidemment, et il ne sert à rien pour le moment de leur reparler de la méditation, car leur idée est faite. Je me rappelle, un jour, lors d'un cours avec Maharishi, quelqu'un lui avait demandé quelle pouvaient être les raisons pour lesquelles une personne mettait fin à sa méditation alors que cette technique est si facile à pratiquer et qu'elle procure un repos instantané. Maharishi avait répondu deux choses. Il avait tout d'abord expliqué que l'unique raison pour laquelle une personne pouvait arrêter sa pratique de la M.T. était qu'elle avait perdu la manière de méditer sans forcer son esprit dans une direction prédéterminée. C'est-à-dire que le méditant a commencé à modifier les instructions qu'il a reçues lors des leçons de formation à cette technique et il s'est mis à contrôler les pensées et à rechercher des expériences quelconques. Maharishi a insisté que cette perte du processus sans effort qui caractérise la technique de M.T. était l'unique raison pour laquelle une personne mettait fin à sa pratique, et cela, malgré n'importe quelle raison qu'une personne puisse dire pour justifier son arrêt. Il ne peut y avoir d'autres raisons, avait insisté Maharishi, puisque la pratique de la MT ne peut jamais être abandonnée si elle reste sans effort. Le corps a besoin à chaque jour de cette expérience de repos profond. L'esprit aussi. Faire la Méditation transcendantale est comme donner quotidiennement deux grands verres d'eau à quelqu'un qui a toujours souffert de la soif parce qu'il n'a jamais été capable de boire autre chose que les gouttes qui tombaient d'une champlure. On avait ensuite demandé à Maharishi pourquoi certaines personnes se mettent ainsi à faire des efforts durant leur pratique de la MT, ce qui était la cause réelle de leur arrêt de la méditation. Maharishi avait tout simplement répondu : « leur karma. » 89) QUE LA LUMIÈRE SOIT! : L'invention de l'ampoule électrique a changée le monde. La noirceur a été vaincue pour toujours. Même en pleine nuit on peut produire autant de lumière qu'on le désire. Il en sera désormais de même à chaque fois qu'une période de Kali Yuga (époque de souffrance collective) viendra sur terre. Maintenant que la connaissance de la Méditation transcendantale a été donnée et expliquée de manière systématique, il est désormais possible d'initier à la transcendance n'importe quel individu en seulement quelques heures de cours. En plus, afin d'avoir un effet sur la conscience collective et de produire n'importe quel degré désiré de cohérence, Maharishi a mis au point la technologie du champ unifié par la pratique du vol yogique en groupe. Quelques centaines de personnes dans chaque pays suffisent pour engendrer un puissant effet positif dans la collectivité. Ainsi le Kali Yuga pourra être évité à chaque fois qu'il se pointera le nez. Fini les ténèbres! L'illumination de la conscience est passée à l'ère de la science et de la technologie. Elle a été réinventée! Précisons que les cycles de la nature ne peuvent pas être effacés car, dans la création, il y aura toujours des hauts et des bas, comme cela se doit, mais à partir de Maharishi, tous les Kali Yugas de cette planète terre se dérouleront dans la lumière, de la même façon que toutes les nuits peuvent désormais être éclairées à volonté. 88) SUR LA PRIÈRE ET LA TRANSCENDANCE : (voici une citation de Maharishi, Humbold, Californie, USA, 15 août 1970) [je n'ai malheureusement pas le texte en anglais puisque je traduisais directement Maharishi, de l'anglais vers le français, au fur et à mesure où je prenais mes notes durant ma formation d'instructeur de Méditation Transcendantale] « Là où la prière arrête, là où il n'y a plus de mots, plus rien à dire, la méditation commence. On prie et le métabolisme, les émotions, l'intellect se calment et quand la prière a atteint le niveau où elle doit aller au-delà des mots, au-delà de la signification des mots, et plus dans l'existence pure, alors on prend le mantra et on file. La M.T. est la prière qui atteint le but. » 87) LA DUALITÉ HUMAINE - L'être humain est aux prises avec la dualité de la vie, avec celle de sa propre pensée, avec une perception et une connaissance partielles de toute chose. S'il se rapproche de quelque chose, il s'éloigne d'autre chose. S'il gagne quelque chose, il perd autre chose. S'il apprend quelque chose, il oublie quelque chose d'autre. S'il gagne de la maturité, il perd sa jeunesse. S'il développe sa personnalité, il oublie ce qu'il a été avant et il perd contact avec toutes les personnalités qu'il aurait pu être. Même ses certitudes se retrouvent bientôt face à face avec les certitudes différentes des autres personnes. Même ses vérités sont mises en échec par d'autres vérités et contredites par d'autres points de vue. S'il aime le blanc, quelqu'un voudra le convaincre du noir. Même lorsque des gens partagent les mêmes croyances, les mêmes vérités, les mêmes valeurs, les mêmes projets, il y aura encore là des contradictions, des oppositions, des nuances, des interprétations, des intensités différentes. Il y aura dualité, toujours et en toute chose. Voilà ce qui explique le sentiment d'ignorance qui reste dans notre esprit, qu'on soit érudit ou non,. Voilà comment nous nous sentons séparés de la connaissance totale, coupés de l'harmonie des choses de la nature. LA grande Vérité nous échappe. La dualité est responsable de nos querelles avec les autres. À cause d'elle, nous en venons à nous provoquer les uns les autres, à nous critiquer, à douter, à lutter et se défendre, à durcir nos positions, à désirer éliminer ceux qui s'apposent à nos idées, à nos idéaux, à nos valeurs, à nos priorités, à nos projets, etc. Ne cherchez aucun autre moyen de sortir de la dualité de la vie que de faire l'expérience de l'état transcendantal, la conscience unifiée en soi, l'éveil qui se tient par delà toute pensée. Faire la Méditation transcendantale nous fait découvrir l'autre face de la vie, celle absolue. Sans cette expérience, la vie est sans fin aux prises avec les dualités de l'existence relative. L'autre face de la vie est non dualiste, elle est totale, unifiée, pure. Les deux en même temps, le relatif et l'absolu, voilà ce qui s'appelle « l'illumination de la conscience. L'illumination met en parallèle la dualité de la pensée sur un fond d'unité de l'être intérieur. » 86) RENAISSANCE : (voici une citation de Maharishi, Mallorca, Espagne, 16 novembre 1971) [je n'ai malheureusement pas le texte en anglais puisque je traduisais directement Maharishi vers le français au fur et à mesure où je prenais mes notes durant ma formation d'instructeur de Méditation Transcendantale] « Pour que la renaissance (de la connaissance transcendantale) revienne, la connaissance doit commencer là où sont les gens. Les gens sont tous dans le sommeil, à peine dans l'état d'éveil. Ils sont dans l'ignorance du sommeil. (ils ignorent qu'ils sont dans le sommeil) La renaissance doit connecter ces états suprêmes d'ignorance à ces états suprêmes d'illumination. » 85) CONTRASTE BONHEUR/SOUFFRANCE : Je sais que toute expérience d'amour et de joie, de partage et de douceur, de charité et d'aide, etc., sans l'expérience de la transcendance, laisse le coeur encore insatisfait. Le bonheur lui-même, quelle qu'en soit l'intensité, laisse une empreinte de vide dans le coeur lorsqu'il passe. Les paroles du poète et chansonnier (Michel Rivard) le disent : « Maudit bonheur, t'as eu ma peau! » On donne sa vie pour saisir le bonheur et le garder. Il se déguise, il nous attire à lui, il nous fait rêver, il nous rend fous de désirs. Il est pire que l'or du Klondike. On le cherche partout, on se tue pour le saisir. On se rend malade pour être heureux. C'est pour cela que partout sur terre on place côte à côte la joie et la tristesse, la pluie et le beau temps, le noir et le blanc, le bon et le mauvais, etc.
N'affirme-t-on
pas dans la sagesse populaire, qu'il faut se dépêcher de jouir du moment
présent car tout peut s'arrêter d'un instant à l'autre? On nous répète
qu'il faut aimer tout de suite et ne jamais attendre à plus tard parce
que la mort pourrait venir faucher ceux qu'on aime et nous en séparer. Nos bonheurs sont toujours accompagnés de l'ombre d'une certaine
inquiétude, celle du passage du temps, celle de l'incertitude, celle de
la fin des événements, celle de la mélancolie. Sans tristesse, sans
douleur, sans séparation, sans déchirement, sans la mort, il semble que
nous serions incapables d'apprécier leur contraire, la vie, la joie,
l'amour et la tranquillité. Sans guerre, la paix ne deviendrait jamais
notre idéal. Sans pauvreté flagrante, sans abus de la richesse, qui
rechercherait la justice sociale? Il y a même des gens qui sont
convaincus que sans souffrance, le bonheur deviendrait ennuyant. Ils ignorent le vrai bonheur qui est total, infini, indescriptible et qui se trouve immédiatement dans leur être. Ce bonheur total peut être vécu en même temps que les bonheurs diversifiés que le quotidien nous offre. Il n'est pas nécessaire que les vagues de la vie soient séparées de l'océan qui les soutient. Présentement, et depuis des millénaires, les vagues des bonheurs quotidiens sont totalement séparés du bonheur infini, lequel est resté inconnu. Avec la Méditation Transcendantale on découvre à chaque jour davantage et davantage la dimension absolue de notre être. L'être est connu comme étant plein de son propre état infini, intemporel, immortel, pur. Le bonheur absolu se tient seul en lui-même. Il n'a pas besoin d'être mis en contraste avec la souffrance pour être apprécié. L'Absolu est plein en soi et il est indépendant des événements subjectifs (psychologiques) ou objectifs (perçus hors de soi. Le bonheur de l'être, la pure conscience transcendantale, existe sans relation avec les hauts et les bas de la vie. Il existe sans aucune relation avec la souffrance. Aucune relation! Rien! Une fois connue la conscience transcendantale, dans une expérience directe, en soi, on ne se sent plus stressé pour essayer de profiter du moment présent parce qu'il fuit, on n'aime plus les gens et les choses parce que la mort nous guette, on n'essaie plus désespérément d'attraper le bonheur parce qu'on pourrait le perdre à tout moment. Il n'est plus nécessaire de souffrir de tant d'efforts dans le but d'essayer d'apprécier le bonheur par contraste. On n'a plus besoin de jours de pluie pour dire qu'on a aimé la journée ensoleillée, par contraste. L'Absolu du bonheur existe en soi grâce à la connaissance de la conscience transcendantale. Cette expérience change tout dans nos vie. Elle nous comble enfin. L'immortalité existe en soi par elle-même, tout simplement, et la mort disparaît pour toujours. Il n'en reste que la superficialité, c'est-à-dire qu'une vague de vie va s'arrêter un jour mais l'océan ne cesse jamais d'exister. Plus jamais on ne se sentira séparé de quoi que ce soit ni de personne car notre être, dans sa dimension absolue, est comblé instantanément. Il est complet, il est uni à tout et tous. Comment expliquer cela? Il n'est pas nécessaire d'essayer de le faire puisque tout cela est indicible. Mais cet état d'être est facile à vivre et à découvrir. Cependant, sans l'expérience de la transcendance, notre intelligence restera continuellement accrochée aux situations positives ou négatives, aux bonheurs qui sont vécus par contraste avec autre chose, à la peur de perdre ou de ne pas obtenir, à l'anxiété de vivre et de s'épanouir car le temps passe et nous rapproche de la mort un peu plus à chaque jour. Je me rappelle ce qu'est le bonheur par contraste, mais c'est comme si quelqu'un me parlait d'un passé lointain, du temps où je souffrais et vivais mes bonheurs par contraste avec des douleurs et des inquiétudes. De nos jours, il est si fréquent de voir que des politiciens, des artistes, des communicateurs, parlent « au peuple » et essaient de lui communiquer des expériences extraordinaires. On essaie de le faire pleurer, on émeut les gens, on les fait rire, on leur fait peur, on veut leur faire prendre des prises de conscience, on leur donne des émotions fortes, etc. On croît à ce moment-là avoir réussi sa mission et avoir aidé les gens à évoluer, mais leur bonheur ou leurs émotions, et leur prise de conscience, se sont produites uniquement aux plans relatifs de la vie, au niveau des vagues en surface de l'activité. Aucune découverte de la dimension absolue n'a été faite en eux. Leur regain d'espoir est toujours par réaction à une certaine souffrance possible. Je ne connais plus cette manière de penser, de sentir et de vivre. Je m'en souviens, mais c'est de plus en plus loin derrière moi car depuis des années, j'ai connu la dimension absolue du bonheur qui se tient par lui-même sans rien avec quoi il pourrait être comparé, sans possibilité de l'augmenter ou de le réduire. Le bonheur sans mesure, sans tristesse, blanc. pur. infini. immortel, seul. Ce que je décris ici est une autre manière de vivre, un nouveau monde à venir. L'illumination de la conscience est tout à fait autre chose que le quotidien des gens actuels ou de jadis. Même la sagesse cesse d'être « relative » à un point de vue, à un vécu particulier, à une leçon apprise, à une leçon de vie. Lorsque la transcendance est connue, alors la sagesse devient absolue elle aussi, elle est d'un autre ordre, par delà tout apprentissage des choses changeantes. Elle devient une sagesse, non pas des événements, mais de la totalité prise d'un seul coup, la sagesse du tout, la connaissance de la totalité instantanée. Plus rien n'est appris par frottement avec la douleur ou par l'espoir d'un bonheur espéré. La sagesse qui est apprise au coeur des événements quotidiens, les siens propres ou ceux observés chez les autres, est toujours maladroite, partielle, individuelle, passagère et à recommencer à chaque jour. Oui, on peut mémoriser cette sagesse de la vie relative, on peut en faire des phrases sages, mais on va l'oublier au fur et à mesure d'autres événements. La sagesse relative est discursive. Elle est gardée en mémoire par les mots. Lorsque les mots sont oubliés, lorsque le temps efface les phrases de sagesse, il n'y reste plus rien et tout est continuellement à refaire. La sagesse relative en est une de « trou de serrure » et non pas de la vision globale, totale et infinie que procure l'expérience de l'être transcendantal, la conscience transcendantale. La Méditation Transcendantale est une richesse inestimable. Nous attendions cette méditation depuis des millénaires.
84) LE SENTIER DU MOINDRE EFFORT :
83) LES VEILLEUSES : J'allais placer un de mes désirs dans le confort de ma conscience profonde, là où le silence ondule gracieusement et, à ma grande surprise, m'est venue la pensée suivante : « Le désir est déjà ici...nul besoin de l'y mettre deux fois. » Je me suis rendu compte qu'il y avait déjà, dans ma conscience très silencieuse, certains désirs essentiels qui servent mon évolution en toute circonstance. Ces désirs sont installés dans le silence de l'âme tels de petites veilleuses, irradiant leur douce lumière active. Ces veilleuses oeuvrent sans bruit, elles construisent et préparent la réalisation des événements qui soutiennent l'expansion de ma conscience. Lorsque cette perception m'arriva, un sentiment très agréable de contentement et de sécurité monta dans mon esprit. Désormais je n'avais plus à vouloir mettre mes désirs sur la ouate délicate de la conscience puisqu'ils y sont déjà depuis longtemps. Ils y sont posés, confortablement placés tels de petits oeufs vibrants et vivants dans leur nid. Je les ai vus qui préparent sous la coquille du silence l'éclosion du destin à venir. 82) L'ACTION ET LE SILENCE : Comme la pure conscience est vaste! Il n'y a plus rien à faire à partir de cet état. À la surface de la vie nous sommes continuellement actifs. Mais, une fois que la conscience transcendantale est connue, elle apporte une expansion inégalée à la vie. Elle l'établit dans l'être, et l'être est silencieux. Il observe, admire, comprend et savoure l'infini. Chaque fois que nous pratiquons la Méditation transcendantale l'activité mentale s'apaise de plus en plus et bientôt, très innocemment et spontanément, nous faisons l'expérience tranquille de la conscience pure. Cette expérience est sans action. L'être silencieux ne fait rien, il est la conscience totale, illimitée. Pendant qu'à la surface de la vie active tout bouge sans relâche, en soi, dans le silence de l'être, il y a un repos parfait. Voilà un état vrai et épanouissant. L'océan danse dans ses vagues et ses marées, mais en profondeur, il ne reste aucune vague, il n'y souffle aucun vent, il ne s'y soulève aucune marée. Tout est arrêté, tranquille et en repos. Ainsi l'infini vibre silencieusement. Quel bonheur d'avoir cette expérience! Elle n'a pas de prix.
81) L'ADMINISTRATION PAR
LE SILENCE
: Pour la première fois
dans la longue histoire de l'humanité, le « principe miraculeux de
l'administration par le silence » a été expliqué dans cette
génération-ci. J'utilise le mot miraculeux parce que c'est avec ce mot
que Maharishi a décrit ce principe
d'administration. Il s'étonnait lui-même de cette grande découverte,
même s'il n'ignorait rien de ce mode de fonctionnement puisqu'il l'a
vécu et utilisé très spontanément à chaque minute de sa vie. Que
signifie « administration par le silence? »
Les tendances des citoyens
sont réellement diversifiées. Personne ne peut prévoir ce qui
pourrait se passer dans la prochaine heure. La vie est énormément plus complexe qu'une partie
d'échec où un bon joueur peut penser une série de coups.
La vie va dans toutes les directions simultanément. Aucun chef de famille ne peut
même « contrôler » les
membres de sa propre famille. Que dire d'un chef politique qui espère
administrer dix millions de citoyens? Aucun analyste génial ne pourrait
comprendre pour lui-même ni faire comprendre à quelqu'un d'autre ce qui
se passe dans l'environnement social, culturel, économique et politique
d'une nation puisque des millions de forces connues et inconnues sont en
jeu d'instant en instant. 80) UNE HISTOIRE DE L'INDE ANTIQUE : On raconte que le très illustre sage Adi Shankara avait voulu rencontrer un célèbre philosophe nommé Mandan Mishra, un homme âgé de plus de soixante ans, et qui avait des milliers de disciples. Shankara voulait tester si cet homme était uniquement un philosophe ou un être qui connaissait l'état de l'illumination, la réalisation du Soi transcendantal. Les citoyens de la ville où vivait le sage Mishra avaient informé Shankara qu'il reconnaîtrait la maison du vieil homme parce dehors, dans le jardin, mêmes les perroquets récitent des versets des Upanishads, les textes qui décrivent l'illumination. Shankara avait une trentaine d'années à cette époque et le vieux philosophe le considéra bien jeune pour venir lutter contre lui dans un débat publique sur la nature du Soi. Il donna donc au jeune Shankara le choix de nommer le juge qui allait décider qui, des deux, serait le gagnant du débat. Shankara nomma aussitôt la femme de Mandan Mishra comme juge, ce qui surprit énormément le vieil homme. On dit que la bataille verbale dura pendant plusieurs jours et que des foules immenses assistaient à chacun des débats. À ce moment-là, la femme de Mandan Mishra annonça qu'elle ne pouvait pas décider de l'état d'illumination de l'un ou de l'autre des deux hommes parce qu'au niveau des mots, personne ne pouvait gagner de victoire, que l'état d'illumination n'est pas apparent et qu'il appartient à la subtilité de l'éveil de l'âme. Les hommes décidèrent alors qu'ils allaient tous deux tenir une fleur dans leurs mains et que la fleur qui n'allait pas faner indiquerait qui des deux hommes est illuminé réellement. L'idée est que celui qui possède des connaissance spirituelles (au plan intellectuel) ignore presque toujours qu'il est ignorant du Soi puisque son esprit est totalement identifié aux mots et aux concepts que son intelligence a élaborés. À la fin de cette histoire, Shankara gagna la victoire et le vieux philosophe devint le disciple de Shankara afin qu'il accepte la vraie illumination, ce qui arriva en moins de trois années. Shankara partit pour les Himmalayas à l'âge de 33 ans et on ne le revit jamais. Il a laissé des textes fabuleux qui sont encore aujourd'hui considérés parmi les plus avancés de la culture védique. 79) L'AUTONOMIE DU SOLEIL : La lumière solaire n'a pas de couleur en elle-même. Elle a une couleur lorsqu'elle touche nos yeux et y pénètre. Autrement, elle est invisible. Tout est noir dans l'espace interstellaire. Par notre système nerveux l'univers devient visible. Il apparaît. Sinon il serait sans couleur et invisible. Sans nos sens, sans notre corps humain, l'univers serait imperceptible. Sans nos sens, l'univers disparaît aussitôt. Il existe parce qu'il peut être perçu. L'univers existe-t-il sans un oeil, sans une oreille, sans un système nerveux pour le percevoir? La pure conscience transcendantale n'a pas besoin de connaître l'univers en tant qu'objet de perception. Lorsque toute perception a été transcendée et qu'il ne reste en soi que la pure conscience, hors limite, infinie, immensurable, la totalité est appréciée en elle-même, sans objet de connaissance. L'écran de cinéma est éclairé même si aucun film n'y est plus projeté. La pure conscience est le soleil éternel qui précède l'existence de toute chose matérielle. La conscience pure crée les systèmes nerveux qui vont percevoir les univers de chaque créature consciente et sensible. L'univers apparaît hors des ténèbres car il est créé par la pure conscience intemporelle. « Que la lumière soit », que l'oeil soit! Que l'éveil de la conscience soit, afin que la création sorte des ténèbres originelles. Le soleil n'a besoin de rien d'autre que lui-même pour survivre. Il n'a été créé par rien d'autre que sa propre énergie pure. Il possède sa propre source d'énergie. Le soleil représente dans la matière universelle la réalité infinie de l'Être, la pure conscience, Dieu. Le soleil représente le pouvoir et l'autonomie divine. Il procure la vie à toutes les autres existences. Sans lui, tout meurt. Sans lui, rien ne prend naissance. Toutes les planètes, toutes les galaxies, toute la matière dépend d'autre chose, sauf le soleil. Quelle joie de savoir cela. Quelle joie de connaître l'origine solaire en soi, dans la conscience immortelle de l'Être. 78) L'AMOUR : L'organisation internationale qu'a créée Maharishi est de plus en plus remplie d'amour. Pourquoi cela? Parce que ceux qui participent à cette organisation connaissent l'expérience de la conscience transcendantale. Cette expérience est la fontaine du silence et de la douceur de la conscience cosmique. Transcender même un tout petit peu procure déjà une énorme satisfaction et donne un tel repos à l'esprit et au corps. Transcender d'avantage, plus profondément, établit l'esprit à sa base, dans l'état d'illumination intérieure. La conscience transcendantale est un état de liberté infinie. Le coeur réussit à aimer réellement et uniquement lorsqu'il est comblé en son propre état et qu'il n'est plus prisonnier de limites d'aucune sorte. La conscience transcendantale ne contient plus aucune limite, ni temporelle, ni spatiale, ni de cause et d'effet. Le coeur est satisfait seulement quand il possède à la fois l'expérience du silence infini et quand il connaît parfaitement bien le chemin de la transcendance. Il n'a alors plus de doute sur son succès. Puisque toutes les personnes qui sont impliquées dans l'organisation de Maharishi méditent, aucune autre organisation dans le monde ne peut posséder autant d'amour, autant de compassion et de force pour changer le monde et en faire un réel paradis sur terre. 77) APRÈS LE DÉPART DU MAÎTRE : Lorsque l'élève de musique perd son maître, il cherche par tous les moyens à le retrouver dans sa musique, parce que son amour pour lui est immense. Il lui doit tout. Il compose sa musique en sa mémoire. Il parle de lui en toute occasion. Bientôt lui vient l'idée de rassembler autour de lui quelques instruments; des amis musiciens viennent jouer avec lui. Mais ce n'est pas suffisant. L'élève ne rendra justice à son maître que lorsqu'il aura développé son son plein génie musical et rassemblé tout un orchestre symphonique. Alors il se sentira satisfait de rendre à son maître une partie de ce qu'il a reçu de lui. Les professeurs de Méditation transcendantale ne pourront « être en paix » et revivre la grande félicité de Maharishi que lorsque l'humanité entière sera transformée en orchestre de la paix internationale, lorsque toutes les guerres seront arrêtées, lorsque la pauvreté sera remplacée par l'abondance naturelle de l'état d'illumination. Seule la création d'un paradis sur terre, nous donnera le sentiment d'avoir rendu justice à la sagesse que Maharishi nous a enseignée. » 76) ANECDOTE DU JAMBON SANCTIFIÉ : C'était en 1976, à Arosa, en Suisse. L'hélicoptère qui transportait Maharishi était stationné à quelque cinquante mètres de l'hotel Pratshi. Maharishi venait de terminer une rencontre avec quelque deux cent cinquante de ses professeurs de M.T. et il marchait maintenant, accompagné d'une dizaine d'autres personnes, retournant à l'hélicoptère. À dix mètres derrière lui, marchait Satyanand, un proche disciple et grand collaborateur de Maharishi. Je marchais avec cinq ou six autres personnes à côté de Satyanand. Il était silencieux et son regard était fixé sur Maharishi. Quelqu'un posa une question à Satyanand : « Si vous êtes en conscience d'unité et que Maharishi vit le même état d'illumination, quelle est la différence entre vous et Maharishi? » Satyanand répondit immédiatement : « My body is sanctified ham. Maharishi's body is a pure cristal from Heaven.» (Mon corps est du jambon sanctifié. Le corps de Maharishi est un pur cristal venu du ciel.» 75) LA PERSONNALITÉ D'UN SAGE : Peu importe la personnalité d'une sainte ou d'un saint. Peu importe que le saint soit grand ou petit, gros ou maigre, érudit ou analphabète. Peu importe que son regard soit clair et vif ou qu'il soit passif et distant. Peu importe que le sage vive au milieu des hommes ou qu'il soit isolé quelque part. Peu importe que sa voix soit grave ou aigue, qu'il soit homme ou femme. Ce qui est important, c'est qu'il irradie la vibration infinie de l'état de l'Être. Le vrai sage connaît ce qui transcende tous les types de personnalités humaines, quelles qu'elles soient. Il est éveillé à un niveau de la conscience qui transcende tous les événements, tous les intellects, toutes les réalités subjectives et objectives des personnalités de n'importe quel être vivant, de n'importe quelle créature végétale, féérique, angélique ou autre. Le saint connaît l'état transcendantal, l'Origine de tout, directement dans sa conscience d'être. Sa personnalité est temporelle comme l'est celle de toute autre créature. Sa personnalité est engagée dans l'activité de l'évolution relative. Son être n'est engagé dans rien d'autre que son propre éveil infini. Son être est arrêté, silencieux, séparé de tout, total, parfait, infini, complet. Sa personnalité dépend du rôle qu'il est appelé à jouer à la surface des vagues de la relativité temporelle et spatiale. Mais son être est intemporel, infini, illimité, immortel, depuis toujours. Il sait cela. Les autres ne savent pas cela et voilà pourquoi il enseigne ce qu'il sait. Il enseigne par ses paroles et par tous les moyens dont il dispose. Il enseigne surtout (et il le sait) par la radiance de ce qui, en son être, n'a réellement besoin d'aucun geste, d'aucune parole et d'aucun moyen matériel ou financier pour s'exprimer. Il est cela. Il est plus que ce que sa personnalité peut révéler. Il est l'Être infini et incommensurable, alors que sa personnalité est une vague qui danse sur les marées de la relativité phénoménale. Tel est le vrai statut d'un saint. Il est humble et il ne se soucie jamais de sa personnalité.
74) LES VENDEURS
DU TEMPLE :
Je ne comprends pas que tous ces prédicateurs du « self power » aient
autant de disciples. Il n'y a aucune vraie sagesse dans ce qu'ils
enseignent. Ils vendent uniquement de l'espoir. Certains d'entre eux
ressemblent à des joueurs de football transformés en prédicateurs du
développement personnel. Ils ne tiennent pas en place, ils bougent sans
cesse, ils déambulent, ils se tapent dans les mains, ils sont chargés à
bloc. Ils sont d'excellents vendeurs de rêves. C'est ce qui fait leur
succès. Ils pourraient vendre des cimetières, des cailloux, des arbres
secs ou n'importe quoi d'autre. Plusieurs parmi eux auraient pu être des
politiciens, jongleurs des compromis, mais ils ont choisi un métier où
ils vont être admirés, applaudis et jamais critiqués. Ils inventent,
selon leur goût, toutes sortes de techniques imaginaires, toutes sortes
de manipulations mentales pour obtenir du succès à volonté. Des millions
d'adeptes boivent à grosse gorgée l'espoir qu'ils ont acheté de ces
grands parleurs. Les prédicateurs du « self power » ne sont pas assez
profonds pour être de vrais philosophes. Ils réussissent, au mieux, à
véhiculer avec facilité une sorte de sagesse populaire qui plaît aux
millions de personnes qui prient jour et nuit pour devenir riches et
prendre le contrôle de leurs propres vies. Pendant que les religieux
prient Dieu pour qu'il contrôle leur vie à leur place, ces prédicateurs
modernes, disent que si nous sommes malades, c'est que nous n'avons pas
pensé positivement. Leur mission est de nous enseigner comment « penser
positivement. »
73) LA SÉPARATION DE
DEEPAK CHOPRA et DE MAHARISHI : Dans un texte publié sur l'Internet le
12 février 2008, Deepak Chopra raconte un événement qui s'est déroulé en
1991, et qui avait été gardé sous silence (j'ignorais cet événement) par
son organisation internationale : il s'agit du jour où Deepak Chopra fut
appelé d'urgence auprès de Maharishi car quelqu'un l'avait, en toute
apparence, empoisonné alors qu'il se trouvait en Inde. Le docteur Chopra
raconte avec beaucoup de détails, les heures et les jours où il s'est
trouvé aux côtés de Maharishi durant cette période très bouleversante.
Il écrit avec franchise ses propres sentiments car il était divisé entre
son idée de Maharishi qui était une sorte de surhomme, un très grand maître de la
science antique du Védanta, et l'homme qu'il a vu « mourir » dans ses
bras. Puisque la situation de la santé de Maharishi s'aggravait
rapidement et que son pancréas et ses reins avaient cessés de fonctionner,
on décida d'amener Maharishi en Angleterre afin qu'il y reçoive des
soins plus spécialisés. Chopra fit le voyage et il accompagna Maharishi
jusqu'à Londres. Juste au moment où
l'ambulance qui transportait Maharishi arrivait en vue du London Heart
Hospital, alors même que l'ambulance était immobilisée dans un bouchon
de circulation, un médecin sortit de l'ambulance et accourut vers Deepak Chopra
pour lui annoncer que Maharishi venait tout juste de mourir. Chopra
s'élança vers l'ambulance où se trouvait Maharishi, il le saisit dans ses bras et il le transporta lui-même
en zigzagant à travers les voitures, pour le déposer par terre dans
le hall d'entrée de l'hôpital afin qu'on le réanime immédiatement, et Maharishi reprit vie. Chopra écrit dans son article qu'il avait la sensation de se tenir entre deux mondes, incluant deux versions tout à fait opposées de ce que peut être Maharishi, le maître védique et l'humain tout à fait « ordinaire. » Plus loin dans son récit, Chopra raconte comment, quelques années plus tard, en 1993, Maharishi l'a fait venir pour lui dire : « People are telling me that you are competing with me » (Les gens me disent que vous compétionnez avec moi). Chopra poursuit en écrivant ce qui suit : « Here he was now, in my eyes, playing the part of an irascible, jealous old man whose pride had been hurt. » (Voilà qu'il (Maharishi) me paraissait tel un vieil homme irascible, jaloux, dont la fierté avait été heurtée (par le succès de Chopra). Malgré les événements qui les avaient rapprochés pendant plusieurs années, et malgré l'importance que Maharishi avait accordée au docteur Chopra en l'invitant à voyager dans de nombreux pays pour représenter la science de l'Ayurvéda, que Maharishi voulait réorganiser et réanimer mondialement, le destin fut tel qu'à la demande de Maharishi, leur séparation fut inévitable.
Chopra était en quelque
sorte ignorant qu'il était devenu le maître de l'enseignant de la
connaissance de Maharishi en la faisant passer au niveau des pensées
positives et de la visualisation mentale. La preuve de cette mauvaise
interprétation qu'a fait le docteur Chopra est que depuis qu'il a
quitté Maharishi, tous ses livres et toutes ses conférences confirment
qu'il n'a rien compris de l'enseignement transcendantal de Maharishi.
Ce que Maharishi a dit au docteur Chopra le premier juillet 1993, vers
minuit, ne pouvait pas être l'expression de la jalousie mais celle du
réajustement de la vérité face à son enseignement transcendantal.
Maharishi exprimait à Chopra que ce qu'il enseignait partout autour du
monde, au nom de Maharishi, était erroné, mal interprété et mal expliqué
et qu'il ne pouvait pas se donner le droit de modifier la connaissance
du Maître, comme s'il était lui-même l'émancipateur de cet enseignement.
72) LA LÉVITATION DES GALAXIES : la lévitation est un état normal de la vie. Les planètes, les soleils et les galaxies flottent dans l'espace. On dit que la loi de la gravité garde ensemble ces masses qui s'attirent et se repoussent simultanément, ce qui fait que tout se tient en ordre. Mais voilà, comment explique-t-on qu'à la limite des galaxies, au delà de l'extrémité de l'univers physique, il n'y a plus rien qui puisse retenir ou repousser la matière et l'énergie. L'univers physique est entouré de vide à l'infini. Qu'est-ce qui garde ensemble tous les corps flottants de cet univers matériel? Rien! Tout est en parfaite lévitation dans le vide. 71) LE FIL D'ARAIGNÉE : Le fil de l'araignée est si fin et si léger qu'il ondule au moindre mouvement de l'air. Si un long fil pend d'une branche d'arbre, on le voit qui danse et se soulève alors que l'air ne semble même pas bouger. De la même façon, à l'intérieur du silence transcendantal, là où il n'y a plus aucun « vent », aucune activité mentale, le mouvement d'une pensée unique et extrêmement subtile peut être perçu. Lorsqu'une pensée est de la même nature que le silence, lorsqu'elle n'est pas pensée par l'esprit individuel, lorsque la pensée est illimitée, tel un parfum se confond avec l'air ambiant, cette pensée bouge et ondule telle le fil de l'araignée dans un espace sans vent. La pensée qui est aussi silencieuse que le silence, aussi vaste que l'infini, fait onduler le champ unifié de l'univers. Elle le fait vibrer. J'ai même perçu que l'ADN réagit à une pensée infiniment silencieuse tel un fil d'araignée pendu d'une branche réagit au moindre mouvement de l'air. Imperceptible par les appareils modernes de la science, l'ADN réagit et vibre et ondule lorsque l'impulsion d'une telle pensée parfaitement silencieuse est perçue. Cette vibration de cette sorte de pensée qui n'est pas pensée, mais qui existe par elle-même, transforme n'importe quoi en n'importe quoi d'autre. Pour produire de telles impulsions, il faut être à ce niveau transcendantal et percevoir de manière microscopique et macroscopique simultanément. Il faut percevoir une pensée à son niveau où elle n'est plus pensée. Produire une pensée silencieuse et illimitée est la façon de changer n'importe quoi puisque tout sort de ce champ unifié, cette source de toute énergie, cette matrice de la pure conscience. 70) ANECDOTE de BIRMINGHAM : Si ma mémoire est exacte, c'était la dernière semaine du mois d'août 1972. J'étais à Londres, en Angleterre, et il ne me restait que quelques jours avant mon retour au Canada, après un périple de trois mois et demie à voyager un peu partout en Europe. Je m'étais installé à une auberge de jeunesse du centre ville et un voisin de dortoir, qui avait remarqué que je faisais de la méditation parce qu'il me voyait assis dans mon lit chaque matin, m'informa que Maharishi se trouvait à Birmingham et qu'il y donnait un cours de quelques semaines. Voilà, il n'en fallait pas plus pour que je prenne aussitôt la décision de me rendre dans cette ville. Un routier qui m'avait fait monter à bord de son camion m'amena jusqu'à la limite de Birmingham. Au bout d'une heure de marche j'entrais sur le campus universitaire, là où on m'avait dit que Maharishi se trouvait. Il faisait plein soleil et je marchais de bon pas, impatient de voir Maharishi, ne serait-ce que pour quelques minutes. Sur le campus on m'indiqua que Maharishi donnait son cours dans un large amphithéâtre, à l'autre bout du campus. J'arrivai là en peu de temps et constatai que l'amphithéâtre en question était complètement vide. Il n'y avait là qu'un seul homme qui passait le balai et empilait des chaises au fond de la salle. Je lui demandai s'il savait quand le cours que Maharishi donnait s'était terminé et il me dit que j'avais manqué Maharishi par une seule journée. Je m'avançai lentement dans l'allée centrale vers une estrade où il y avait un canapé où Maharishi avait dû s'asseoir chaque jour pendant trois semaines. Il y avait sur ce canapé des pétales de roses jaunes et je les ai toutes cueillies. À ce moment-là, l'idée m'est venue de m'asseoir sur ce canapé et de méditer juste « à côté de Maharishi. » Dans mes sentiments, j'ai demandé pardon d'être, qui sait, un peu « impoli » de m'asseoir là, mais c'était la seule façon qu'il me restait d'être proche de Maharishi. Je me suis donc installé, jambes croisées, les mains remplies de pétales de roses, et j'ai médité là une bonne vingtaine de minutes, n'entendant autour de moi que le bruit de l'homme qui patiemment empilait ses trois ou quatre cent chaises . « Merci Maharishi, d'avoir laissé tomber autant de pétales de roses. » Je voulais te dire que c'est moi qui les ai toutes cueillies. 69) LES MILLE MIROIRS : Imaginez que vous entrez dans une pièce où tous les murs, le plancher et le plafond sont des miroirs. Chaque geste que vous ferez sera vu sous tous ses angles. Si vous levez un bras, si vous faites un pas, vous pourrez observer ces mouvements d'en haut ou d'en bas ou de n'importe quel autre point de vue. Vous aurez l'impression subjective d'être à plusieurs endroits simultanément. Normalement, si vous marchez sur la rue ou à n'importe quel autre endroit, vous ne serez qu'à un seul endroit, alors que dans la salle aux miroirs, vous vous verrez ici et là, et partout à la fois. Il y aura dans cette perspective une sorte d'omniprésence car vous serez en même temps à un endroit bien précis, mais en bougeant votre regard de cet angle-ci ou de cet angle-là, vous vous verrez à partir de mille autres points d'observation à la fois. Maintenant, je vais essayer de décrire ce qui se passe à l'intérieur du champ unifié de la conscience. Ce champ unifié est la somme de toute chose. Il est tel l'espace qui est à la fois ici et là simultanément. Lorsqu'on transcende, on arrive au silence de la pure conscience, ce champ unique et unifié où aucune diversité n'existe, où aucune activité mentale n'existe, ni perception sensorielle. La pensée individuelle a été transcendée et seule existe la conscience, en dehors de toute limite, pure, infinie. Mais avec une plus longue expérience de l'état transcendantal, on découvre que cet état contient une sorte d'activité qui est sans activité, un silence qui est tout à fait dynamique. L'éveil de la pure conscience n'est pas un domaine vide mais rempli de vigilance illimitée. À l'intérieur de cette vigilance, apparaîtra un jour des images et des formes infinies. Il y aura des sons, des objets, des paysages, des événements, des connaissances, des révélations, des inspirations, des visions, des images et plus encore et tout cela simultanément. Le champ unifié transcende l'activité mentale, cela est certain. Alors, l'activité vibratoire du champ unifié ne vient pas du cerveau individuel, ni des mémoires, ni des pensées d'une personne ni de ses sens, parce que l'activité mentale est rendue au silence, à son niveau le plus simple, l'éveil pur infini. Les activités et les événements qui sont connus à l'intérieur du champ de la conscience transcendantale sont les activités de l'infini lui-même. Lorsqu'il n'y a plus de vagues sur la mer, il reste les courants sous-marins et des millions de poissons voyagent dans cette mer, loin sous la surface visible de cette eau. L'infini produit et crée ses propres événements, il crée l'univers au complet, disons-le bien franchement. Mais ses créations sont soit manifestes (telles ce que nous percevons et pensons et agissons durant les états de veille, de rêves ou de sommeil) ou non-manifestes, c'est-à-dire invisibles, cachées, non relatives. Elles ne font pas partie de l'activité cérébrale d'un individu mais appartiennent à l'activité cosmique elle-même. Les védas, qui sont les sons, les images et les événements transcendantaux sont les vibrations et les expressions pures de la pure conscience infinie, la réalité cosmique vibrant en elle-même, créant ses propres événements à l'intérieur de sa propre nature. Maintenant, un élément intéressant de cette activité cosmique est qu'elle est à la fois particulière et omniprésente. Je vous rappelle le mouvement perçu dans la salle au miroirs. d'un angle on voit la main qui s'élève au dessus de la tête et de l'autre on voit la main qui couvre la tête parce qu'on la voit à partir du plafond. Chaque geste est vu ici et partout. Il est individuel et omniprésent. Chaque perception qui se produit sur le champ de la pure conscience, en elle-même, donne un événement ou une image ou un son particulier, mais qui est en tout temps et en tout espace simultanément. Le champ unifié ne peut pas penser une pensée limitée. Elle est infinie et individuelle tout à la fois. Elle est une image particulière mais cette image se trouve partout et dans tous les espaces et tous les temps simultanément. L'infini pense l'infini uniquement. L'infini produit l'infini uniquement. Voilà!
68) L'ORIGINE SUBTILE DES
GUERRES ET DES CONFLITS
:
L'origine de la guerre et
des conflits se trouve dans l'esprit d'une personne qui, un jour, a
douté d'une autre personne ou d'un groupe de personnes. Ce doute exprime
l'incapacité de cette personne d'apprécier la valeur totale de la vie.
Sa vision étant limitée, sa conscience étant enfermée dans une limite
étroite, son système nerveux manquant de flexibilité pour qu'il puisse
garder sa propre intégrité et son propre état d'épanouissement, cette
personne introduit un doute dans son esprit, lequel se transforme plus
tard en méfiance, ce qui modifie le comportement envers cette autre
personne ou ce groupe de personnes et engendre tôt ou tard une attitude
de rejet où l'intellect bâtit le concept de « l'étranger » ou de «
l'ennemi. »
C'est pour cela que les techniques de Méditation transcendantale et de
vol yogique sont absolument nécessaires si on souhaite construire la
paix mondiale. Ce n'est pas en essayant de modifier les manières de
penser ou de philosopher des citoyens que la paix s'installera dans la
vie communautaire, nationale et internationale. De tels efforts ont été
fait par tous les grands révolutionnaires, par tous les grands
philosophes et dans tous les enseignements religieux. Cette manipulation
des pensées, ce réajustement des attitudes, ce contrôle du comportement,
n'a jamais fonctionné pour transformer la manière de penser de l'humain.
Seule l'expérience infinie, en soi, confère le contentement à une
personne et la rend autonome dans son bonheur. Sans cette expérience
profonde en soi, sans une augmentation de la cohérence des hémisphères
cérébraux, l'équilibre neurophysiologique restera toujours fragile, et
avoir des pensées limitées sera la condition humaine.
67) D'UNE VIE À
L'AUTRE : L'enfant naît et
il ne sait plus rien de ce qu'il a été précédemment. Il a oublié son âme
et tout ce qu'elle connaît. Il doit réapprendre une foule de choses,
incluant ce que c'est qu'être « enfermé » dans la limite d'un corps
humain. Il va donc réapprendre à marcher, à parler, à tenir des objets dans
ses mains. Il va devoir apprendre une langue et communiquer. Petit à
petit, il va développer sa personnalité propre. Dans son âme
cependant, tout en lui est déjà adulte depuis le commencement. Son âme a
des milliers d'années et elle s'est incarnée des dizaines ou des
centaines de fois auparavant. Mais le revoici dans un corps d'enfant,
qu'on doit protéger et nourrir. Il faut du temps pour qu'un nourrisson devienne
un adulte et qu'il accomplisse son destin, qu'il soit encore
une fois maître des événements. Avec la maturité vient la maîtrise du
destin. Celui qui est mature possède en lui-même les forces qui le
rendent maître de ses décisions. Il est alors complètement responsable
de son bonheur et de son malheur. Il peut conduire sa vie selon sa volonté
et les événements qui se présentent à lui.
66)
L'INTELLIGENCE HUMAINE :
L'intelligence
humaine peut remonter le courant d'une idée jusqu'à sa fine pointe. Elle
peut penser le bout des aiguilles. Mais elle ne peut pas comprendre une
montagne d'un seul coup. Elle ne peut pas saisir un ensemble. Si je vous
dis : dites-moi New York, vous ne saurez pas par où débuter votre
discours puisque votre perspective sera sélective et fragmentée.
Débuterez-vous par la description de l'histoire du développement de
cette ville ou par la présentation de ses infrastructures, de son
architecture, de sa population, de son système routier, de ses banques?.
L'intelligence humaine travaille en silos isolés. Elle va penser au
filage électrique qui sera placé dans les murs d'un gratte-ciel et puis,
après, elle pourra se concentrer sur l'analyse de kilomètres de
tuyauterie qui seront installés dans ce même édifice, et ainsi de suite,
une chose à la fois. L'humain ne pense pas en réseau. Son corps
fonctionne pourtant à chaque seconde en réseau et l'intelligence
inconsciente qui habite sa physiologie, celle qui obéit à la vie, fait
battre son coeur, circuler son sang, digérer sa nourriture, contrôler
des millions de cellules, enclencher des dizaines de fonctions
extrêmement subtiles, sans avoir à réfléchir une seule seconde.
L'ordinateur de la vie est superbement adapté pour diriger la vie dans
sa totalité, en réseau universel, sans avoir à réfléchir ni analyser, ni
synthétiser, ni recueillir l'information, ni rien de tout cela. La
nature en général, les oiseaux, les arbres, le mouvement des saisons,
l'ouverture des fleurs, la montée des poissons dans la rivière, tout se
fait harmonieusement, en parfaite synchronie avec toute autre chose. Un
seul élément flanche et dérange tout le reste : l'humain. Il pense, il
réfléchit, il analyse, il conclue, il doute, il hésite, il a peur, il
s'impose, il détruit, il envahit, il ne sait pas comment respecter, ni
comment écouter, ni comment vivre. Il ne sait pas quoi manger, ni à
quelle heure se coucher, ni quoi faire, ni comment être heureux et
contenté. Il ignore tout parce qu'il a perdu son cerveau silencieux, ou
perdu la manière de se brancher avec ce cerveau silencieux qui accomplit
tout de façon spontanée et sans erreur. Imaginez si l'homme pouvait être
branché à son cerveau silencieux, il serait enfin en paix, à sa place
dans l'univers, créatif, spontané, naturel, sans effort, en harmonie
avec la nature et chacun s'autogouvernerait de façon automatique. Il
sentirait quand il doit manger, dormir, quand il doit changer d'emploi,
quand il doit travailler ou se reposer, quand parler ou rester
silencieux. Il sentirait spontanément ce qu'il doit faire et ne pas
faire pour rester en santé, pour vivre le plus longtemps possible, pour
engendrer l'harmonie entre tous et assurer le progrès de l'ensemble de
tous les individus de la collectivité.
65) CEUX QUI SOUFFRENT
BEAUCOUP : Ceux
qui souffrent beaucoup ont tendance à se réfugier à l'intérieur des
enseignements religieux car ceux-ci leur donnent l'espoir qu'un jour ils
seront sauvés de la souffrance et qu'ils se retrouveront avec Dieu, dans
la paix éternelle du paradis céleste. Ils sont réconfortés et sécurisés
par cet enseignement et ils se réjouissent que leur souffrance sera
récompensée à cause de leur foi et de leur fidélité à Dieu. Ils sont
soulagés d'apprendre que Dieu va juger les âmes qui ont rejeté la foi ou
fait du mal sur terre et qu'un coin de l'univers a été aménagé afin
qu'elles reçoivent la justice infaillible du Créateur et qu'elles
souffrent éternellement dans la prison de l'enfer. Pour tous ces
croyants, l'explication qui leur est donnée est claire. Dieu jugera les
bons et les méchants dans l'au-delà, cela est la promesse qui leur a été
faite par Dieu lui-même.
64)
S'ENFERMER DANS
UNE LIMITE
: Hier (25 novembre 2009) une dame qui était assise à côté de moi à un
spectacle m'a dit, lors de l'entracte (je la paraphrase ici) : « Je ne
veux pas m'enfermer dans une limite étroite ni dans une méthode parce
que je ne crois pas qu'il existe un seul chemin vers l'illumination et
le bonheur. J'avais appris la MT en 1975 et je la pratique encore mais
je l'ai modifiée un peu. J'utilise encore le mantra qu'on m'avait donné
à ce moment-là, mais j'y ai ajouté d'autres éléments et je fais
différentes choses selon mes besoins. Je ne veux pas me limiter dans la
vie et croire à une seule chose. Je ne veux pas être bornée à une seule
voie et un seul enseignement. Je pense qu'il faut de tout pour faire
grandir la conscience.»
La MT est
inégalée et inégalable. Les conflits arrivent entre les gens à cause du fait que LA VÉRITÉ universelle n'est pas connue, ni par celui qui enseigne sa vérité ni par celui à qui l'enseignement de cette vérité est présenté. LA VÉRTÉ n'est connue ni de l'un ni de l'autre. Voilà d'où viennent les conflits entre les gens, et leurs difficultés pour s'entendre et vivre harmonieusement, même au coeur de leurs différences. Au contraire de ce que les gens peuvent penser, les conflits entre les diverses croyances ne viennent pas à cause de l'enseignement lui-même de ces croyances. Les conflits arrivent à cause d'un manque d'expérience de LA VÉRITÉ et non pas parce que les gens n'ont pas tous la même croyance. Il est impossible que tous les humains pensent et croient la même chose. Les différences de culture, de langues, de circonstances, de traditions, d'intellect, etc. font que nous sommes tous uniques dans nos points de vue relatifs. En réalité, nous serons toujours différents de tous les autres. Cependant, nos différences ne nous empêcheront pas de vivre et de connaître LA VÉRITÉ universelle. La sève dans une plante devient la tige, les branches, les feuilles, les fleurs et les fruits. Mais toutes les parties de l'arbre sont nourries de la même sève et les différences entre toutes les parties de l'arbre ne sont pas un obstacle à sa croissance. Par ailleurs, il sera toujours nécessaire que LA VÉRITÉ soit enseignée. Puisqu'elle est enseignée par l'utilisation de la parole et par l'outils de l'intelligence rationnelle, l'enseignement de la vérité individuelle ne paraîtra jamais tout à fait différent de celui de LA VÉRITÉ universelle. Celui qui critique l'enseignement de la vérité critiquera l'enseignement de LA VÉRITÉ et il les mettra sur le même pied. Il verra tous les enseignements au même niveau et il aura raison dans cela. En fait, toute vérité qui est conceptuelle équivaut à la vérité de toute autre conception. Chacun détient sa propre vérité. Tout ce que quelqu'un pense et conçoit est son point de vue. Heureusement que l'expérience de la conscience transcendantale efface tous ces conflits. Elle laisse l'esprit au niveau du silence de la pure conscience. Cette expérience transcende tous les points de vue, toutes les explications, toutes les conceptions et toutes les croyances. Deux personnes enseignent, la première enseigne des concepts et des croyances, l'autre enseigne la Méditation transcendantale. Les deux ont leurs croyances, bien évidemment. Cependant, dès qu'une personne ferme les yeux et débute sa Méditation transcendantale, elle transcende sa croyance personnelle et elle établit son esprit dans le silence de la pure conscience. La vérité qu'elle découvre là est LA VÉRITÉ universelle. Lorsque des millions de personnes vont faire la MT, les vérités relatives qui sont des explications et des points de vue ou des croyances vont apparaître sous une nouvelle lumière. Aucune croyance individuelle ou traditionnelle ne peut affronter LA VÉRITÉ universelle. Aucune vague ne peut entrer en compétition avec l'océan. LA VÉRITÉ transcendantale remet toutes les croyances à leur place. Elles ont leur valeur à la surface de la vie, là où des explications philosophiques ou religieuses ont leur importance, mais elles ne sont pas transcendantales.
62) SI QUELQU'UN EST
SUPERFICIEL : Chacun
choisit son bonheur dans la vie. Le bonheur est différent d'une personne
à l'autre et d'un état de conscience à l'autre. Si quelqu'un est
superficiel, il tirera du plaisir et de la satisfaction de choses qui se
déroulent à la surface de la vie. Si une personne est plus profonde,
elle recevra sa joie et son contentement de valeurs qui sont plus
abstraites et profondes. Elle recherchera les valeurs de partage,
d'amour et de justice. Il y a des gens qui veulent autre chose que ce
qui se trouve en surface des événements et qui ne sont pas satisfaits de
mettre leur attention sur des efforts de perfectionnement qui se
déroulent surtout au plan des valeurs étiques ou morales. Ils prennent
une autre direction. Ils n'accordent pas trop d'importance aux
accomplissements matériels ainsi qu'aux développement de conceptions
philosophiques ou religieuses. Ils recherchent la découverte de la
réalité absolue de l'existence, l'abstraction pure de l'expérience de
l'être.
61) DIEU OUI? DIEU NON?
Il n'y a pas de
Dieu et il y a Dieu. La pure conscience transcendantale efface Dieu.
Mais la création crée Dieu. Dieu apparaît aussitôt que la création
débute. Dieu existe de plusieurs manières, incluant même la réalité que
Dieu n'existe pas, ce qui n'est absolument pas contradictoire selon
l'état de la conscience. Les galaxies existent dans l'état de veille,
mais dans le sommeil profond il ne reste ni planète ni soleil ni
univers. Maharishi dit que tout existe, mais de manière manifeste et non
manifeste. Dieu devient totalement inexistant et non manifeste dans
l'état transcendantal de la conscience. Il n'existe donc pas durant le
sommeil profond ou durant la conscience transcendantale. Tant que dure
l'expérience de la conscience transcendantale, le concept de Dieu
n'existe pas parce que cette expérience efface tout ce qui appartient
aux pensées et à la perception. Pourtant, à l'intérieur de la conscience
transcendantale existe une possibilité de percevoir la vibration
omniprésente du véda. Dieu peut donc exister à l'intérieur même de la
réalité transcendantale non manifeste. Dieu existe aussi sur la
frontière entre le relatif et le transcendantal. Il est le Maître des
deux réalités illimitées de la vie, le relatif et l'Absolu. Maharishi
parle de Dieu, tout le monde parle de Dieu. On peut le voir, l'entendre.
Dieu est un état de la conscience, le sixième. Alors la conclusion qui
dit que Dieu n'existe pas, est incomplète. Elle est vraie d'un certain
point de vue, au plan transcendantal ou dans le sommeil profond. L'état
transcendantal, comme nous le disions il y a un moment efface tout
concept et toute pensée, mais cette connaissance de la réalité est
incomplète. Pour qu'elle soit complète, il faut s'élever au septième
état de la conscience, l'état de conscience d'unité, là où tout est
connu, (1) le relatif (l'état de veille active) où Dieu est uniquement
un concept et une croyance, (2) le relatif céleste où Dieu est perçu
directement dans une vision lumineuse de sa nature divine
cosmique, (3) le transcendant où Dieu n'existe pas parce que seule la
pure conscience existe et rien d'autre, (4) le transcendant vibrant sous
forme des sons védiques où Dieu et la littérature védique au complet
existent en tant que réalité omniprésente non manifeste.
60) PRIER DIEU
:
Il y a
désormais deux façons de prier Dieu. La première est celle qui a été
utilisée dans toutes les traditions spirituelles depuis des millénaires.
Elle consiste à verbaliser une prière (apprise ou improvisée)
directement comme si on s'adressait à Dieu, comme si on lui parlait et
qu'Il nous écoutait. Cette manière de prier peut être verbalisée
extérieurement ou mentalement. Dans chaque cas, on suppose que Dieu,
étant omniprésent, entend tout ce qui est dit et qu'Il connaît tout ce
qui est pensé. Toutefois, on sait que Dieu ne répond pas toujours à nos
prières de la manière dont nous le souhaiterions. La plupart du temps Il
reste silencieux, mais les gens ont foi que Dieu les a entendus, qu'il
connaît leurs désirs et qu'un jour il y répondra.
59) LA PREMIÈRE ET
LA SECONDE COMPASSION
:
La vie est beaucoup
plus que ce que les apparences peuvent montrer. Elle a des racines très
profondes qui remontent à l'origine de notre propre existence en
relation très intime avec l'origine existentielle de toutes les autres
créatures. Nous sommes liés aux autres très intimement, très fortement,
c'est ce que je veux dire. Et nous le sommes jusque dans la profondeur
la plus intime de notre propre être. 58) L'ÉVEIL CÉRÉBRAL : Le repos que donne la Méditation transcendantale pénètre dans tous les recoins du système nerveux et il les purifie des fatigues qui y étaient accumulées. Puisque, avant de pratiquer la méditation, nous ne connaissions pas l'expérience quotidienne de l'expansion de la conscience, 95 % de notre potentiel était resté endormi et non utilisé. Lorsqu'on fait un exercice physique ou mental pour la première fois, comme par exemple si on apprend une nouvelle langue ou si on pratique un nouveau sport, on remarquera que les régions du système nerveux ainsi que les muscles qui sont utilisés pour parler cette langue ou faire ces exercices physiques doivent se réveiller de leur engourdissement et être « réchauffés » afin de se mettre à fonctionner correctement. Il en est de même avec l'évolution de la conscience. Chaque nouvelle étape d'expansion de la conscience sous entend que certains secteurs du système nerveux doivent être réveillés de leur sommeil et animés pour la première fois. Toutes les couches de fatigues qui étaient non conscientes vont graduellement être découvertes et exposées par la pratique de la Méditation transcendantale. Celles-ci deviennent conscientes et commencent à partir de cette expérience de transcendance un processus de repos très profond, de détente, d'assouplissement, de dégourdissement, et elles deviennent fonctionnelles pour la première fois dans notre vie. La valeur de la pratique régulière de la méditation est qu'elle éveille tour à tour toutes les régions inconscientes et oubliées de notre conscience et qu'elle remet en fonction les secteurs cérébraux qui correspondent à ces nouveaux types de fonctionnement. Le flot de « l'électricité cérébrale » ou flot de l'intelligence se remet à couler dans les canaux du système nerveux qui étaient totalement endormis depuis notre naissance. Graduellement la totalité du système nerveux est éveillée et la conscience connaît l'état de l'illumination.
57) QUI ENSEIGNE LA
VALEUR DE L'EFFORT ET DES OBSTACLES?
:
Si quelqu'un enseigne la valeur de l'obstacle et de l'effort, cette
personne ne connaît évidemment pas la loi cosmique de l'évolution. Cette
loi invite tous les événements à se produire d'une façon naturelle et
sans effort. Cette loi demande une consommation minimale d'énergie dans
tout événement du cosmos afin que le progrès soit maximal en toute
circonstance et ne rencontre jamais d'obstacle. 56) L'INTELLECT ET L'ILLUMINATION : l'intellect ordinaire additionne des idées et il tire ses conclusions. Puis il recommence. Chaque idée transporte avec elle une certaine mémoire d'une expérience sensorielle. L'esprit fonctionne ainsi, joignant ensemble idée et sensation. Chaque idée, chaque concept, représente un morceau de la réalité totale. Chaque sensation représente elle aussi un morceau de la réalité. La pensée, l'intellect, l'émotion, le sentiment, l'action, la mémoire, l'imagination, la volonté, le rêve, le sommeil inconscient, tous représentent une réalité partielle de l'existence totale. C'est pour cette raison que les conclusions de l'intellect sont toujours insatisfaisantes. Elles dépendent des informations disponibles, des mémoires du passé, de la clarté de la perception immédiate, des conditionnements qui sont ancrés sous formes d'habitudes et de croyances, des besoins immédiats, de la pression venant des événements, etc. Chaque idée dans l'intellect est nécessairement une photo partielle d'un événement et elle est coupée de l'image totale. Mais lorsque la conscience découvre le Soi transcendantal, l'intellect est libéré de son individualité. La pure conscience transcendantale est le témoin de tous les intellects. La pure conscience est l'addition, la soustraction, la multiplication et la division de toutes les idées que tous les intellects de l'univers pourraient penser. Tous les points de vue sont inclus dans cet éveil infini, sans action, sans analyse, sans addition ni soustraction d'idées ou de concepts, sans multiplication ni division de la réalité unifiée de l'Être. La pure conscience est la totalité vibrante, omnisciente, directement active en soi. 55) L'ÉTAT SANS EFFORT :Le seul effort du méditant est d'arrêter temporairement ce qu'il faisait afin de prendre une vingtaine de minutes pour sa méditation. Tout le reste est extrêmement facile. Il n'a qu'à fermer les yeux et mettre en application les simples instructions qu'il a reçues lors de son instruction à la Méditation Transcendantale. Le méditant sait qu'il est inutile de vouloir faire des efforts pour rejoindre la conscience en silence. Tout effort contredirait le processus-même de la transcendance naturelle. Dans cette technique, le mouvement de l'esprit vers l'état transcendantal est totalement automatique. Ce voyage de l'esprit jusqu'à la source des pensées se produit spontanément. Grâce à la Méditation Transcendantale l'état transcendantal se produit de manière automatique en quelques secondes. Habituellement, la personne qui médite ne s'en aperçoit pas tout de suite, mais dès son initiation à cette méditation, dès la première fois qu'elle a médité, et à chaque fois qu'elle médite par la suite, l'expérience de la conscience pure se produit spontanément. Mais il faut parfois des jours ou des semaines ou des mois de pratique régulière avant que le méditant s'aperçoive de ce qu'est la conscience pure car elle n'est pas un objet de l'attention. En général, notre esprit conscient est tellement habitué à se rendre compte uniquement des objets de l'attention que lorsque l'attention est pure, pour une seconde ou deux, il ne s'en rend pas compte du tout. La technique de M.T. est tellement innocente, ce qui rend la procédure tout à fait naturelle. Toute méthode qui veut contrôler les pensées et les diriger vers une expérience prédéterminée fait malheureusement fausse route. L'état transcendantal ne peut pas être un objet d'attention, sinon cet état ne serait pas réel. Les yeux ne peuvent se voir eux-mêmes. La lumière éclaire toujours autre chose qu'elle même. Ainsi, durant la méditation, on se rendra compte évidemment du processus graduel de diminution de l'activité mentale, on appréciera le repos grandissant qui se produit naturellement dans la physiologie au complet et dans le système nerveux en particulier, mais on ne se rendra pas compte de la pure conscience de manière « objective » ou directe. On EST cela pendant un instant. C'est de cette manière que grandit cet état de la conscience pure. Un jour, suite à une pratique régulière de la méditation, on EST cela toujours. L'illumination de la conscience est un état parfaitement innocent. Elle est naturelle, pure, automatique et permanente. La pure conscience s'ignore elle-même pour ainsi dire, même si elle est la conscience totale, l'infini. Elle est l'Ëtre. Comme cette expérience est belle. Comme vivre cet état est agréable! 54) LA GOUTTE D'EAU : Laisser tomber une goutte d'eau dans la mer. Où est la goutte maintenant? Impossible de savoir. Elle est devenue illimitée, par association, par union avec ce qui est de sa propre nature en la totalité de toutes les autres gouttes d'eau de la mer. De la même façon, une personne se repose profondément durant la pratique de la Méditation transcendantale et tout à coup, en douceur, sans qu'elle s'en rende compte presque, son esprit touche l'éveil silencieux et il devient pure conscience. Où se trouve l'esprit individuel alors? Il est devenu illimité, par union avec la conscience silencieuse. C'est de cette façon qu'une personne devient vaste intérieurement. C'est ainsi que son intelligence limitée gagne une vigilance illimitée et qu'elle perçoit l'infini indéfinissable. C'est ainsi que la pensée connaît l'état de l'Être, et que le corps gagne le repos de la simplicité en soi. Une goutte d'eau se marie à la mer de la même manière que la pensée devient l'état de l'Être, un océan de pure félicité. 53)LE SOMMEIL PROFOND : Le sommeil est lourd d'inconscience. Il est opaque et il ne laisse pas la conscience filtrer à travers lui. La conscience s'y trouve dans son état minimal. Elle est totalement mélangée avec la condition physiologique, c'est-à-dire qu'elle n'a plus aucune indépendance face à la léthargie du sommeil profond. La conscience a suivi la physiologie comme un petit chien suit son maître sur le trottoir. Si le maître arrête de marcher, le chien s'arrête lui aussi. Si le système nerveux est écrasé de fatigue, si sa capacité de vigilance est réduite à presque rien, alors que le corps se met à fonctionner grâce à des mécanismes automatiques qui garantissent la continuation des fonctions vitales durant le sommeil profond, la conscience suit la physiologie et elle s'éteint, elle s'efface, elle se réduit à presque rien et elle devient tout à fait non fonctionnelle. Telle est la situation de la conscience durant les heures de sommeil profond. Elle ne possède aucune liberté car elle est totalement dépendante de la condition de la physiologie qui s'est coupée de toute capacité de perception interne et externe. Dans cet état, la physiologie fonctionne pour ainsi dire sur « le pilote automatique » et la conscience est évanouie. Mais grâce à une pratique régulière de la technique de la Méditation transcendantale, on peut changer cette situation désastreuse où la conscience « meurt » à chaque nuit. Il est possible de développer le système nerveux pour qu'il connaisse un mode particulier de fonctionnement où la conscience restera alerte, vigilante, même dans l'état le moins actif du sommeil le plus profond. L'éveil de la conscience en même temps que se produisent des niveaux de plus en plus profonds de repos physiologique est la caractéristique de l'état transcendantal, le quatrième état de conscience. Lorsque le système nerveux a gagné l'habitude de produire cette expérience, le sommeil profond devient différent. Il va désormais pouvoir maintenir un filet de conscience pure tout au long de l'état non actif de l'esprit et de la perception. La conscience sera alors entièrement libérée de l'opacité et de la lourdeur du sommeil profond. Elle sera libérée des mécanismes physiologiques qui l'obligeaient auparavant à sombrer dans l'inconscience. Cet état est un niveau très avancé ou très affiné de la physiologie puisqu'il permet à la conscience de rester alerte à son propre niveau en même temps que le sommeil profond continue. C'est-à-dire que le sommeil inconscient continue en même temps que l'éveil transcendantal est rendu permanent à son propre niveau, sans qu'il n'interfère avec les mécanismes de repos de l'esprit et de la perception. La conscience transcendantale est établie en parallèle des états de veille, de rêves et de sommeil inconscient. C'est cela la caractéristique du premier état d'illumination spirituelle. La conscience transcendantale est infiniment fonctionnelle au plan de sa propre vigilance illimitée et elle est, du même coup, absolument non active parce qu'elle se trouve à un niveau physiologique très subtil qui dépasse celui où se déroule le sommeil profond. 52) UNE DÉCOUVERTE : Je découvre que le passage de l'état de conscience cosmique (le premier de trois états permanents d'illumination) à la conscience-de-Dieu (le second des états permanents d'illumination) est un chemin qui lie la conscience profonde de la personne qui médite à la tradition de tous les grands maîtres spirituels de la terre. C'est-à-dire que la conscience infinie transcendantale anime les énergies du coeur et le remplit de bonheur. Les canaux qui transportent la félicité sont principalement silencieux car ils véhiculent les hormones du bonheur total, lequel est très proche de la félicité de la pure conscience transcendantale. Ce doit être pour cela que la dévotion qu'avait Maharishi pour son maître spirituel a été totale. Elle était tout son être. Cette même expérience se développe petit à petit chez toute personne qui a l'expérience permanente de l'illumination, en conscience cosmique et qui avance vers la glorieuse expérience des niveaux de plus en plus célestes de la perception, tels qu'ils apparaissent avec l'état de la conscience-de-Dieu. Chaque pas d'évolution est celui qui fait grandir une pure dévotion silencieuse, celle de l'éveil de l'Être infini en soi. Cette dévotion a très peu à voir avec les émotions de quoi que ce soit. Lorsque le vent se calme sur un lac, bientôt arrive un temps où les vagues s'apaisent et où il ne reste sur l'eau que des frissons délicats, que des ondulations gracieuses, que des mémoires de vagues. De même, aucune émotion forte ne se soulève dans la structure silencieuse de la conscience cosmique. Toutes sont silencieuses, larges, étendues, vastes, tranquilles, touchant tous les rivages de la destinée humaine d'un seul coup et comprenant toutes les formes d'intelligence présentes dans la création. L'esprit est tel la surface silencieuse de l'océan, calme, sans mouvement, illimité, rempli de contentement en sa propre nature. Il est le pur miroir de tout ce qui s'y reflète. Le coeur est alors chargé de plus en plus des silencieuses mouvances de la plénitude intérieure. Sans rien faire pour développer quelque dévotion que ce soit, sans stimuler quelque désir ni émotion pieuse, sans pratiquer le service, une dévotion infinie s'établit à chaque pas d'évolution et l'âme dit merci, merci, merci. Elle le fait parfois par une parole qui exprime son sentiment, parfois par un geste qui montre la douceur de l'origine des pensées, mais la plupart du temps elle le fait par rien d'autre que la propre pureté de sa conscience se reflétant en elle-même. L'infini remplit et contemple sa propre étendue indescriptible. Dans cet espace infini de l'Être, dans cet Akasha sans mesure de la conscience transcendantale, vibre ainsi la dévotion pure et silencieuse de l'Être pour Dieu, de Dieu dans l'Être, de l'Être en l'Être, pour le maître divin qui est Gurur Brahma, Gurur Vishur, Gurur Devo Maheshvarah, le Seigneur du coeur, le Seigneur de l'âme humaine, le Seigneur de l'univers multidimensionnel, Seigneur de la totalité incommensurable de l'existence temporelle et intemporelle. Jai Guru Dev. 51) LA QUESTION : par ailleurs, ce qui est merveilleux, c'est que le silence de l'état transcendantal efface toutes les pensées et tous les discours pour ou contre quoi que ce soit. Il ne reste rien de la pensée discursive quand la méditation est profonde. Il ne reste en soi que la conscience, seule avec elle-même, une pure conscience infinie. L'état transcendantal n'a rien à voir avec ce que je peux concevoir durant l'état de veille. Cette pure conscience ne ressemble même pas à ce que je peux penser, croire, aimer ou ne pas aimer, choisir ou laisser, accepter ou rejeter, apprendre ou oublier, faire ou défaire, désirer ou repousser pendant les états actifs de la veille ou des rêves. La conscience transcendantale est l'expérience de l'existence pure. Elle n'est pas une expérience chrétienne ni bouddhiste ni musulmane ni hindoue ni animale ni végétale ni féérique ni angélique ni humaine. Elle est l'Être infini. Penser à l'existence de Dieu ne peut même pas se produire lorsque l'esprit est dans ce silence. Dieu ne peut pas exister dans cette expérience, ni la création, ni moi ni vous, ni d'autres créatures. Il n'y a là que l'Être, la réalité ultime qui ne peut pas être effacée même si l'univers au complet devait disparaître et ne plus exister. Si Dieu existe, Il doit être cela puisque, fondamentalement, rien d'autre ne peut exister que l'Être. Si Dieu existe, il est la conscience transcendantale. On ne peut soustraire à la pure existence la pure existence. De cette soustraction, le résultat serait encore et encore l'existence pure et immortelle. On ne peut soustraire un morceau d'espace à l'espace. De cette soustraction resterait encore et encore l'espace infini et intact. On ne peut trouver un état qui précède l'Être pur et infini. À partir de l'Être, qui est l'origine de l'existence, vient l'existence de Dieu. C'est-à-dire que Dieu, en tant qu'Être infini originel, a créé Dieu en tant que Créateur de la création manifeste. Dieu existe uniquement par le pouvoir de l'existence qui est son propre pouvoir. Il est l'auto existence éternelle de l'Être. Il est au-delà de toute conception, de toute pensée analytique, de toute expression philosophique, et de toute religion. Les religions sont des éléments temporels et culturels qui servent l'évolution de l'humain à telle époque et dans telle région géographique. Dieu est facile à connaître en soi par expérience directe de la conscience transcendantale, qui est l'Être infini, l'Être éternel, l'Être omniscient, omnipotent et omniprésent. N'importe quel humain possède l'existence. Le chemin de la découverte de Dieu sera donc le chemin de l'expérience totale de son propre état d'existence, à partir de son origine transcendantale jusqu'à son expression dans l'univers incommensurable. Avant que Dieu ne crée l'univers, avant que Dieu ne décide même de créer quoi que ce soit, des milliards d'années avant que l'humain existe, avant que Dieu ne crée une première pensée en son esprit, et ne projette un premier désir en lui-même, l'Être existait déjà depuis l'éternité intemporelle. L'Être existait bien avant que la possibilité de penser une pensée n'existe. L'Être est la réalité ultime, l'Origine, la connaissance suprême qu'a enseigné Maharishi toute sa vie par la technique de Méditation Transcendantale. Les gens croyaient que le but de la méditation était de diminuer le stress et de diminuer l'insomnie et les maladies psychosomatiques, mais le réel but de la MT est de donner l'expérience totale de la conscience. Maharishi a expliqué que cette connaissance de l'Être transcendantal est la connaissance védique éternelle, religion intemporelle qui n'appartient pas à l'humain mais à l'univers lui-même. Par la découverte de la pure conscience transcendantale, tout est révélé, de l'homme et de Dieu, et de la création. Avant que la connaissance de quelque objet de connaissance ne prenne forme dans la conscience originelle, existait déjà la pure connaissance éternelle, l'existence pure, la conscience infinie. Avant que le pouvoir de la vie ne se manifeste sous la forme d'êtres vivants, anges, esprits de la nature, animaux, insectes, plantes, humains, bactéries, cellules, etc. existait déjà la pure connaissance, l'Être en sa propre nature, l'Origine de tout, la pure félicité, libre, infinie et transcendantale. 50) L'ÊTRE : L'Être est immobile et mobile. Il est présent en toute chose et à la fois hors de tout espace. Il est la totalité. Il est tel le miroir sur lequel les images se reflètent. Il n'est aucune des images. L'Être est l'océan de l'Être. Il est donc le miroir et les images aussi, en plus d'être les objets qui se reflètent en images sur ce miroir. Il est l'écran sur lequel le film de la vie se déroule et il est le projecteur et le film aussi. Il est le technicien qui fait fonctionner le projecteur et il est la lumière qui transporte les images, ainsi que les spectateurs. L'Être est tout. Il est le créateur et le créé ainsi que le processus de création. L'être est mobile dans tout ce qui existe et immobile en sa propre nature. Ce qui existe fait partie du processus de changement perpétuel, mais les racines de l'arbre de la vie sont immobiles alors que toutes ses branches dansent dans le vent. Le mouvement de l'Être est double, vers la manifestation et vers le non manifeste. Ce qui n'existe pas encore est aussi en mouvement, en potentiel de manifestation, caché à l'intérieur de l'origine de l'existence. La graine d'un arbre est déjà l'arbre à venir, mais dans sa forme endormie, subtile et non manifeste. L'existence possède une origine et c'est l'Être qui donne à l'existence le pouvoir d'exister. Tout se produit dans l'Être mais rien n'affecte l'Être qui reste éternellement lui-même, une pure conscience illimitée. L'Être est immobile et mobile. Il est innocent, il s'ignore lui-même même s'il est une pure conscience illimitée. Il n'a pas besoin de se connaître en tant qu'objet de perception. Il est sa propre nature. Grâce à l'expérience de la Méditation Transcendantale, l'Être devient connu dans sa totalité. Au début on le connaît au plan transcendantal, en dehors de toute pensée et de toute perception. On isole l'Être à son niveau non manifeste et on le connaît en tant que pure conscience. Avec une pratique régulière de la méditation, l'Être commence à montrer sa présence en dehors du silence transcendantal. Il est bientôt connu en toute circonstance et dans sa totalité, immobile et mobile, à partir de sa source non manifeste, la pure conscience, jusqu'à ses innombrables expressions qui sont la totalité universelle. Plus tard, l'Être devient connu par delà la pure conscience qui est celle que permet de percevoir le système nerveux de l'humain. Il devient connu au-delà de toute forme d'outil qui sert à être conscient. L'Être est alors auto conscient, sans aucun soutien matériel. Il est le miroir sur lequel aucune image n'existe et qui pourrait se refléter sur lui. Il est le sujet et l'objet de sa propre perception. Il est « aucun miroir et aucune image.» Il est total, parfait et complet en sa propre nature. Il se connaît en tant que pure conscience sans l'aide d'aucun soutien matériel. L'Être se connaît alors en tant que pure transcendance, pure existence, pure liberté, pure origine, pure puissance. Mais un jour, plus loin dans l'illumination, on découvre que l'Être est l'Être de « quelqu'un. » Il est l'Être de Dieu. Puisqu'il est pure conscience auto consciente, il connaît sa propre existence en tant que lui-même, une pure personnalité éternellement auto consciente. La pure conscience ne peut pas être « à personne » puisqu'elle s'appartient elle-même totalement. L'Être est une entité auto consciente, possédant ainsi sa propre identité éternelle. 49) ALLÉGORIES DES OISEAUX EN CAGE ET DES HUMAINS PERDUS EN MER :
-
Les êtres humains sont des
oiseaux qui se sont mis eux-mêmes en cage. Ce qui est curieux, c'est
qu'ils ont oublié qu'ils sont des oiseaux, qu'ils ont des ailes, qu'ils
pourraient voler et voyager librement. Le non usage des ailes a fait de
ces plumes latérales une sorte de décoration, tel un idéal dans
l'intellect humain qui rêve de liberté et de bonheur. Entre temps, les
oiseaux humains bâtissent d'autres cages. Certains sont admirés pour
leur grande créativité. Ils chantent des airs populaires et ils font
danser le monde. D'autres vivent dans des cages colorées où ils font du
commerce. Certaines
cages sont au-dessus des autres cages, mieux positionnées que les
autres, leurs propriétaires étant plus haut dans la hiérarchie.
Les oiseaux qui ont du génie inventent des cages de formes diverses. Il y
en a qui sont triangulaires, d'autres rondes. Certains oiseaux
s'accaparent les cages des
autres ou font travailler pour leur propre profit le plus grand nombre
d'autres oiseaux. Plusieurs chantent en coeur, voulant faire de leur vie une sorte de mélodie enchantée. Le
paradis, bien évidemment, c'est la mort, lorsque l'âme sort enfin de sa
cage.
48) LE PROCESSUS
TOTAL : La
méditation est le processus par lequel se fait la transcendance des
pensées. Cette transcendance s'accomplit grâce au repos croissant que
produit la technique de Méditation Transcendantale. Cette méthode
fonctionne sur la base d'instructions très simples qui ne créent pas
d'obstacles au processus naturel de transcendance. Car la méditation
suit la tendance naturelle de l'esprit à aller dans la direction d'un
plus grand bonheur. Naturellement l'esprit transcende les pensées et il
s'établit dans le silence cosmique. Aucun effort ne peut être appliqué
dans le but d'accomplir la transcendance des pensées. Cela serait tout à
fait contradictoire. Souffler sur les vagues ne donnera pas une mer
apaisée. Puisque les niveaux plus subtils, plus intérieurs, plus
abstraits de l'activité mentale et sensorielle contiennent davantage
d'ordre, de paix, d'éveil, de clarté, d'énergie et d'intelligence que
les couches à la surface de l'esprit actif, l'attention transcende très
spontanément en direction du silence intérieur, sans qu'on n'ait rien à
faire pour que cela se produise. Pour cela, il faut que la méthode de
méditation soit complètement sans effort. Elle ne doit pas s'insinuer
dans le processus automatique de transcendance, et pour cela elle ne
doit ni vouloir contrôler les pensées, ni les modifier, ni les changer,
ni les réarranger, ni les analyser, ni les effacer, ni les contempler,
ni les diriger, ni ni ni. La Méditation Transcendantale est cette
méthode parfaitement simple, parfaitement innocente, qui procure le
repos de toutes les activités sensorielles et mentales, à partir de ses
niveaux actifs, à la surface de la pensée et de la perception, ceux-ci
étant continuellement tournés vers les choses extérieures, jusqu'aux
couches de plus en plus abstraites qui contiennent les mémoires et les
impressions qui ont été emmagasinées dans tous les recoins de
l'intelligence individuelle. Tous ces niveaux d'activité et de mémoires,
ainsi que tous les événements qui prennent place dans la subjectivité,
sont graduellement mis au repos par la Méditation Transcendantale.
Couche après couche d'activité mentale plus subtile sont transcendées
spontanément. Ainsi on a l'expérience du charme grandissant qui se
produit à chaque plus profond niveau de repos lorsque ces strates
d'activité mentale et sensorielle s'apaisent naturellement, chacune à
leur tour. L'attention devient de plus en plus intérieure, l'esprit
devient vaste, étendu, paisible et ordonné. La pure conscience
transcendantale devient connue elle aussi à son tour, lorsque les
niveaux les plus subtils de l'activité mentale se mettent au repos. La
pure conscience est illimitée. Elle est l'éveil le plus grand qui soit
possible en même temps que se produit le repos le plus subtil du
fonctionnement cérébral. Ce repos a été mesuré scientifiquement par la
cohérence des ondes cérébrales. Le système nerveux fonctionne de manière
de plus en plus fluide, sans aucune friction entre les hémisphères
cérébraux. Toutes les strates de l'activité de la pensée individuelle et
de la perception sensorielle sont alors transcendées, en repos, grâce à
ce processus automatique qu'est la Méditation Transcendantale. Toutes
les mémoires de plus en plus intérieures et abstraites qui font que
l'esprit individuel reste actif en lui-même se mettent graduellement au
repos au fur et à mesure qu'avance la pratique régulière de cette
méditation. Lorsque l'activité mentale s'est arrêtée complètement, sans
volonté extérieure pour la forcer d'aucune façon, et lorsque le système
nerveux s'est habitué au style de fonctionnement qui permet aux
activités mentales de s'apaiser profondément, le champ de la conscience
devient alors totalement libéré de son activité et il découvre la
réalité illimitée de sa propre nature, l'existence pure et infinie. Le
sentiment de bonheur, de paix et de charme intérieur est à son maximum
et l'expansion de l'être est inimaginable. Après avoir franchie cette
étape de la transcendance, arrive ensuite un moment encore plus
incroyable, où l'attention passe par delà toutes les mémoires qui
constituent l'individualité. La conscience pure transcendantale se met
en action, elle s'anime de l'intérieur de sa propre structure. Il n'y a
plus de vagues individuelles sur la mer, c'est la mer au complet qui se
met à monter ou descendre telle une infinie marée. Tout le contenu de
l'esprit individuel est désormais en repos mais la conscience pure entre
en éveil d'elle-même. Elle vibre infiniment, tout en étant parfaitement
en silence. À l'intérieur de la pure conscience se présentent alors des
impulsions qui n'appartiennent pas à l'esprit individuel. Ce ne sont
plus des pensées et des sensations qui traversent le champ de la
conscience, c'est la conscience elle-même, tout d'un bloc, qui commence
à s'exprimer. Au plan individuel, tout s'est apaisé dans le repos. Les
mémoires des événements et des conditionnements d'une personne, son
subconscient, ce qui pourrait surgir de son passé, les impressions
latentes qui appartiennent à sa famille, à sa collectivité, à la
vibration de la géographie où elle a grandie, à l'histoire de son
peuple, en plus des mémoires qui sont rattachées à l'enregistrement
génétique de l'évolution humaine en général, tout cela est maintenant en
repos et il ne reste dans l'esprit individuel que le silence total de la
pure conscience transcendantale. Maintenant surgissent et apparaissent
les mémoires cosmiques, maintenant se révèlent des événements
intemporels. Maintenant des bagages universels s'ouvrent devant le
regard de la pure conscience, des enregistrements infinis sont entendus
et visionnés, et tout cela se met en action dans la conscience
silencieuse. Des événements qui sont de nature cosmique apparaissent
dans la conscience infinie, des images sans dimension se manifestent, et
rien ne prend place dans la pensée individuelle qui s'est effacée et a
été transcendée. À partir du silence infini aucune pensée individuelle
ne peut plus entrer en action ici. Tout ce qui se produit sur le champ
illimité de la conscience est de nature cosmique, universelle,
illimitée. Jusqu'à ce que toutes ces innombrables dimensions unifiées de
la mémoire cosmique se soient manifestées puis mises au repos
spontanément, le processus de transcendance se poursuit. Mais ici la
transcendance n'est pas d'un palier d'activité à l'autre plus subtil,
strate après strate, comme cela se produit au plan relatif de la pensée,
mais globalement. Chaque moindre activité vibratoire du champ unifié
transcendantal crée une impulsion omniprésente. Un oiseau passe dans le
firmament sans laisser de trace. Les dimensions de l'espace sont
magiques. Ni le temps ni l'espace relatifs n'existent. Mille bougies
sont allumées mais la flamme d'une seule d'entre elles ne vacille pas.
Elle garde silence et les attend. Des événements de dimension
omniprésente, tous cosmiques, tous sans raisons matérielles ni mentales,
vont prendre place dans la conscience infinie. Un portail donne sur un
jardin où grandit un arbre d'or. Il pousse par en haut et par en bas et
possède le même nombre de branches à sa gauche qu'à sa droite. Tout est
insoupçonnable et non pensé. Les pieds de Dieu se posent sur l'écran de
l'infini et leur empreinte est vue en tout endroit, car elle a été créée
partout, existant partout simultanément. Des milliers d'événements se
produisent sans mesure de temps. Une vache s'agenouille devant un temple
et une jeune brebis tête le lait de la pluie. Ces événements magiques ne
sont plus localisés ni limités à un endroit ou à un autre. Des milliers
d'événements transcendantaux se produisent sans aucune séquence de
temps. Arrive le jour où il ne reste plus rien sur le champ de la
conscience transcendantale. Tout s'arrête. Le dernier événement est un
point d'énergie, celui qui existait au premier moment de la création. Ce
petit point se replie alors sur lui-même et il s'auto absorbe pour
disparaître totalement. Il s'évanouit. Tout a été transcendé. L'ÊTRE est
alors connu. L'ÊTRE s'est libéré de toute sa création. Il s'est retiré
de tout. Il est devenu l'UN, l'ÉTERNEL, l'ORIGINE. DIEU est cela.
47) ENSEIGNER EN
DEHORS DE L'ORGANISATION FONDÉE PAR MAHARISHI
: Si un « professeur » de
Méditation transcendantale décide d'enseigner par lui-même, en dehors de
l'organisation qu'a fondée Maharishi, il enseigne alors en dehors de la
bénédiction de Maharishi pour son organisation. Il enseigne en dehors de
l'intelligence qu'a pu mettre Maharishi pour établir son organisation à
partir de l'état de conscience illuminée dans laquelle il a vécu chaque
moment.
46)
QU'ATTENDRE DE NOS LEADERS?
: Le jour de son élection au pouvoir le chef a dit : « Vous voyez en moi
quelqu'un qui vous paraît honnête et cela vous donne confiance, mais
êtes-vous honnêtes vous-mêmes? Vous voyez en moi quelqu'un qui est
impartial mais l'êtes-vous vous-mêmes? Et si je pense et agit
quotidiennement à partir de principes qui ne contiennent pas l'orgueil,
l'ambition, les menaces, le patriotisme, la peur et le pouvoir que vous
souhaiteriez voir dans un chef, que ferez-vous de moi? Pourrez-vous
gérer votre vie de la même façon que je gère la mienne? À quoi vous
sert-il d'attendre de votre chef ce que vous n'êtes pas vous-mêmes? Si
le pays reste malhonnête, injuste, orgueilleux, dominateur, etc., que
fera le chef qui est honnête et qui cherche la justice pour tous? Si je
veux enseigner à tous les enfants de la nation comment être en meilleure
santé, les médecins et les pharmaciens inventeront-ils de nouvelles
maladies pour ralentir mes efforts? Si je traite de façon amicale les
ennemis de la nation dans le but d'en faire des alliés, et que ma
générosité soit encore plus large envers eux qu'envers ceux qui sont
déjà nos amis, m'accusera-t-on de trahison? Car les policiers ont besoin
de criminels pour exercer leur métier, les religieux ont besoin de
pécheurs pour prêcher, les médecins de malades pour accomplir leurs
soins, les armées d'ennemis. Comment vais-je changer la conscience
de la nation si chacun est attaché aux manières de penser qui sont
celles d'hier? Si je propose une nouvelle graine qui a le pouvoir de
donner une nouvelle récolte m'empêcherez-vous de la planter? Si je
propose d'utiliser la technique de Méditation transcendantale dans nos
écoles, vous opposerez-vous à ma logique ou préférerez-vous continuer
avec toutes les manières d'avant, qui n'ont pas donné les résultats
attendus? »
45)LE DESTIN : Je
vais vous faire comprendre le destin grâce à une image inspirée de la
nature. L'eau coule dans une rivière. Elle voit son destin se dérouler
dans le moment présent et elle réfléchit à son passé, dont elle a le
souvenir. Elle se rappelle les endroits où elle a coulé avant même de
joindre cette rivière. Elle se questionne sur son destin futur mais elle
l'ignore, bien évidemment, car elle ne sait pas si la rivière ira vers
la gauche ou vers la droite, si elle descendra des ravins abruptes ou si
elle glissera lentement sur la pente légère d'une longue plaine.
Cependant, pour la rivière elle-même, le destin de ses eaux est
complètement connu, de ses sources jusqu'à la mer. Elle connaît
l'étendue totale de son voyage. Elle connaît les ruisseaux qui la
nourrissent, elle est parfaitement consciente des cascades et des chutes
d'eau. Elle sait les endroits où elle doit prendre de la vitesse et où
elle peut reposer ses vagues. Elle peut facilement prédire le destin de
ses courants, puisqu'elle connaît leur trajet total, de leur début
jusqu'à leur fin. Grâce à sa vision élargie, qui inclut simultanément la
perception de toutes les étapes de son parcours, elle peut prédire le
destin de chaque vague. Il en est de même pour l'humain. Il peut savoir
son destin à venir. Cela se produit lorsque la conscience en soi connaît
toute son étendue, de sa source silencieuse dans l'état transcendantal
jusqu'à son expansion cosmique, qui est l'état d'illumination. Lorsque
la conscience individuelle est consciente de son étendue totale, alors
le destin de chaque détail de la vie devient connu de manière spontanée
puisque le début et la fin du trajet de l'épanouissement de la vie est
complètement révélé. 44) LAO-TSEU A DIT : « Sans aller à l'extérieur, vous pouvez connaître le monde entier; sans regarder à travers la fenêtre, vous pouvez voir les chemins du paradis. Plus loin vous allez, moins vous connaissez. Ainsi le sage connaît sans voyager, il voit sans regarder, il travaille sans faire. En connectant son esprit avec son origine silencieuse et subtile, il le calme. Une fois calme, il s'étend naturellement et en fin de compte son esprit devient aussi vaste et incommensurable, comme le ciel la nuit.» 43) EN FRANCE : en France, il existe une sorte d'obsession collective à propos des sectes et on a placé la Méditation Transcendantale sur la liste des organisations dont il faut se méfier. Il faut dire que dès qu'une organisation a des visées spirituelles ou si elle s'intéresse au développement du potentiel mental, elle devient immédiatement suspecte et on l'accuse très facilement d'être experte dans l'exploitation des foules et dans le "lavage de cerveaux". Je n'ai jamais compris comment la Méditation Transcendantale peut faire partie de cette fameuse liste de sectes que les Français consultent pour un rien. Lorsqu'une personne apprend la M.T. elle suit un cours qui ne dure que quelques heures, échelonnées sur quelques jours. Les deux conférences qui servent d'introduction à la technique sont tout à fait vides de contenu mystérieux, d'appels aux émotions pieuses, et aucune force de conviction n'est appliquée. On présente la M.T. tout simplement, on en décrit les bienfaits, on répond aux questions du public et c'est tout. Les nouveaux méditants ne savent à peu près rien de Maharishi, le fondateur de cette technique. Ils ont vu sa photo et entendu son nom une ou deux fois, rien de plus. De nos jours, si le public veut savoir quelque chose sur la vie de Maharishi et sa personnalité, on peut aller voir sur l'Internet. On retrouve là une foule de vidéos, sur YouTube par exemple, en plus des sites web que les diverses organisations de la M.T. ont créé dans chaque pays. Où se trouve, dans l'explication que je viens de donner, les critères qui justifieraient que la M.T. soit classée parmi les sectes dont on doit se méfier? (organisations fanatiques ou fondamentalistes où les adeptes subissent un réel lavage de cerveau, où les participants sont systématiquement endoctrinés, où on demande aux fidèles de changer leurs modes de vie, d'adhérer à des croyances particulières, où on force les gens à fournir des contributions financières de plus en plus larges qui servent à garnir les coffres de leaders vaniteux et ambitieux) Pendant que la Méditation Transcendantale est introduite dans des centaines d'écoles publiques ou privées dans divers pays, et que les résultats positifs venant de cette pratique sont applaudis de plus en plus, les Français doutent et ils ont peur. Le gouvernement français devrait immédiatement faire une annonce informant le public que la M.T. ne fait plus partie de la liste des sectes parce qu'elle a montré le sérieux de son approche dans plusieurs secteurs de la société, dont l'éducation et la santé, et qu'elle a respecté tous les critères de validation scientifique qui lui ont été demandés depuis une vingtaine d'années. 42) SUR LE DESTIN : Des dizaines de livres enseignent que nous devenons « ce que nous pensons. » De grands experts de la psychologie moderne affirment qu'il existe un lien entre notre manière de penser et les événements qui prennent place dans notre vie. Des millions de personnes s'exercent à modifier leurs modes de pensée, à bâtir en eux de nouvelles attitudes, à reprogrammer leur subconscient, à voir le bon côté des choses, à être positifs, etc., parce qu'ils souhaitent imprimer à leur évolution la marque du succès. Cette vérité, bien qu'elle soit attrayante, demeure néanmoins très partielle. Elle manque de profondeur. En réalité, nous ne devenons pas vraiment « ce que nous pensons », mais plutôt ce que nous sommes. C'est la qualité de notre être qui détermine le contenu de notre vie, psychologique et physique, et non pas la mouvance de nos pensées ou la formulation de nos idéaux et de nos valeurs. La pensée active ressemble aux vagues qui sont en perpétuel changement à la surface de la mer alors que l'état de notre être est tel l'océan lui-même, vaste, stable, profond et puissant. Encore faut-il que notre être profond soit connu et intégré à la personnalité. Quelle que soit notre philosophie et notre conception de la vie, quelles que soient nos croyances, ce que nous sommes au plus profond de notre être va décider de ce que nous vivrons. Ce que nous sommes dépend de notre niveau d'évolution intérieure. La manière de penser d'une personne peut être changée, ses croyances peuvent être modifiées, reconstruites, réorganisées, réaffirmées, mais tout cela ne modifiera rien à son être. Une personne peut concevoir un idéal, elle peut annoncer ses intentions pieuses, proclamer sa bonne volonté, jurer de sa fidélité, mais la vie entière agit en elle et par elle, et personne ne peut soupçonner ce que seront ses actions dans l'avenir. N'a-ton pas été témoin que les plus grandes déclarations d'amour ou d'amitié ont été trahies, que les plus célèbres traités ont été mis à la poubelle, que des gens apparemment honnêtes ont dénoncé d'autres personnes pour les mener à leur perte, que des policiers ont commis des crimes, que des gens ont détruit la vie de ceux qu'ils déclaraient tant aimer. Il ne suffira jamais d'enseigner que le pouvoir de la pensée peut changer le cours de notre vie et de notre histoire. En n'utilisant que la seule force de la pensée, notre vie restera sans fin remplie de contradictions et de tourments puisque la pensée est instable et elle dépend de la moindre fluctuation de notre biochimie intérieure ainsi que de toute autre modification dans les circonstances extérieures. Mais lorsqu'un éveil profond se produit au plan de l'être, grâce à l'expérience de la Méditation Transcendantale, la tranquillité de cet état intérieur appelle l'ordre et la félicité pour qu'ils s'installent dans notre vie. Sans la méditation, notre pensée sera toujours restreinte, étroite, limitée, ignorante et parfois même dangereuse. Seule la conscience transcendantale éveille l'être à sa propre réalité illimitée. Elle ne projette pas la conscience en dehors d'elle-même pour l'attacher à des « causes extérieures » qui sont chargées de stress, mais la lie à son essence qui est la félicité, la créativité, l'énergie, la simplicité. À quoi sert-il d'avoir une liste de pensées positives pour soi-même et pour le monde, si notre esprit ne connaît pas la paix intérieure, si nous ne sommes pas "évolués au plan de l'être" et vivons continuellement déchirés et troublés, si nous luttons et ignorons comment avoir du succès? Car il faut « être » grand pour qu'un destin rempli de succès arrive à soi sans effort. Il faut « être » pur pour qu'un destin rempli de santé épanouisse notre vie. Il faut « être » universel et profond pour que notre vie influence les autres de manière positive en toute circonstance. Le destin qui naît de la pensée seule sera toujours rempli d'efforts. La vie nous l'a prouvé mille fois. Par contre, le destin qui se manifeste spontanément et naturellement à partir de la radiance de l'être intérieur sera le meilleur destin du monde. Il sera gracieux et naturel car il exprimera les qualités réunies d'une vaste intelligence, de la créativité sans stress et du bonheur. 41) LA SITUATION DES ARTS : Heureusement que les arts sont établis solidement de l'autre côté du cerveau, dans le silence. Mère Nature a protégé les artistes de manière permanente en plaçant la créativité du côté qui peut inventer n'importe quoi à partir de rien. Un zéro suffit pour multiplier des univers enchantés. Voici donc la situation réelle des arts : les artistes partent de rien pour commencer à créer. Ils font essentiellement le même geste que l'univers lui-même. Il n'ont besoin que d'une conscience vaste, puis une certaine extase, un désir qui surgit de la profondeur de la pensée, et le tour est joué. Des galaxies apparaissent là où il n'y avait rien auparavant. La félicité surgit de la fontaine de l'Être pour se manifester dans tous les membres créateurs, les mains, les pieds, le regard, le corps en entier, l'intelligence, l'humour, la fantaisie, la liberté. L'art est une vie bien faite. L'art est une conscience élargie. L'art véritable vient de la science de l'Être. La découverte de l'Être rend toute perception, toute pensée et toute action réellement artistique. 40) SUR LE DÉTACHEMENT SPIRITUEL : La plupart des gens ont cette compréhension que ceux qui ont atteint l'état de sainteté, l'illumination de l'âme, la conscience cosmique, sont détachés des événements et de leurs émotions. Mais, en réalité, ils sont infiniment proches de tout car ils ont l'expérience de l'infini. Leur âme est au niveau de l'Être de toute chose. Parce que leur conscience est vaste, ils donnent l'impression d'être détachés des événements et des émotions, mais ce n'est pas le cas. Lorsqu'un capitaine de bateau regarde la mer qui s'étend de tous côtés, il peut aussi prendre sa lunette et observer n'importe quel changement qui se produit sur l'horizon. Il peut suivre le mouvement des autres navires ou calculer avec exactitude sa position par rapport à son port d'attache et sa destination. Son détachement n'est qu'apparent lorsqu'il contemple la vastitude de la mer. En réalité, il a son attention sur son équipage, sur les changements du vent, sur l'état de son navire et son positionnement sur la mer. La conscience cosmique veille à tout, sans effort. 39) LA PERTE DE CONTACT : La souffrance augmente au fur et à mesure que diminue le bonheur. Lorsque la technique du bonheur absolu est inconnue, il ne reste à la vie, pour qu'elle s'épanouisse, que des bonheurs relatifs et passagers. La souffrance sera toujours inévitable, quoi qu'on fasse pour améliorer le monde, car elle débute toujours en soi. Elle vient de la perte de contact avec la félicité de la conscience transcendantale. Suite à cet éloignement de l'Être, suite à cette déchirure, à cette séparation, et à cause de ce fossé qui coupe la vie active du silence majestueux de l'Être, tous les types de souffrances apparaissent, s'entrecroisent, s'entremêlent et se chevauchent les uns les autres. Tous les degrés d'intensité de la souffrance, autant individuelle que collective, voient le jour dans l'humanité. S'il existe une solution à la souffrance, elle consiste à regagner le contact avec la félicité de l'Être. La technique de la transcendance est l'outil du bonheur pour toute l'humanité. Nos efforts servant à augmenter les bonheurs relatifs sont une fabuleuse erreur de notre intellect car la souffrance débute toujours par une perte de contact avec la félicité de l'Être, directement en soi. Une fois identifiée clairement l'unique cause de la souffrance, celle-ci fracasse notre intellect qui a toujours cru qu'il y avait de multiples causes à la souffrance humaine. 38) L'ÊTRE EST LA VIE TOTALE : L'Être est la vie et la conscience totales. L'Être est l'océan de l'existence d'où s'élèvent les vagues de la vie et de la conscience. En lui-même, l'Être n'a pas besoin de vivre ni d'être conscient. Il transcende toute durée de vie relative. Il n'a pas besoin d'un système nerveux pour être conscient d'exister et de vivre. Il est une pure conscience infinie. Il est une pure existence intemporelle. Nous sommes ses expressions de vie et d'énergie. L'Être est toute la création mais il n'a besoin de rien pour exister. Il est la vibration du silence éternel, une pure innocence infiniment créatrice. Sans qu'il ait besoin de faire l'expérience de quoi que ce soit, il engendre tous les êtres qui font l'expérience de ce qui est créé ainsi que de tout ce qu'ils créent eux-mêmes à chaque instant. 37) FABRIQUER LA VIE : On ne peut pas fabriquer la vie à partir d'éléments qui ne contiennent pas la vie au point de départ. Pour avoir quelque chose de vivant, il faut mettre ensemble des éléments qui sont déjà en vie et qui respectent la structure qui doit vivre. Une fleur vivante ne peut pas être greffée à un muscle vivant. Il est nécessaire que la vie soit insufflée aux éléments qui sont joints ensembles et qu'ils le soient dans un certain ordre. Afin que des produits chimiques deviennent vivants, il ne suffit pas de les mélanger dans un certain ordre intelligent qui copie ce qui existe déjà dans la nature. Ils resteront inertes (sans signe de vie), même s'ils peuvent être actifs au plan chimique. Assembler des éléments qui ne contiennent aucune vie ne fera jamais apparaître quelque chose de vivant. Nous voyons qu'un corps humain qui vient de mourir ne renaîtra pas, même si on se dépêche de réparer l'organe qui a causé sa mort. Il aurait fallu faire la chirurgie pendant que la vie l'habitait encore. Pour que le corps humain exhibe les qualités de la vie humaine, il faut qu'une âme l'habite. Sinon, même si le corps est « intact » et qu'il est potentiellement prêt à recommencer à fonctionner, si aucune âme ne s'y « branche », il restera mort et il se décomposera rapidement. Un exemple : quelqu'un s'étouffe et meurt. Une fois retiré l'obstacle qui bloquait la trachée, la vie ne reviendra pas dans ce corps car le cordon subtil qui reliait le corps à l'âme a été rompu, et peu importe que le corps soit intacte maintenant. La vie est autre chose qu'un assemblage d'éléments matériels ou chimiques. Elle est la pure conscience qui fait fonctionner les divers éléments qui soutiennent son expression. Si l'univers matériel engendre la vie, c'est que la conscience est entrée dans la matière pour l'animer, pour lui donner son souffle. Sans cela, la matière resterait inerte (sans expression de vie). Contrairement à ce que la majorité des scientifiques croient, la conscience n'est pas le résultat unique du fonctionnement du cerveau. Si le cerveau est rendu non fonctionnel, si le corps meurt, seuls s'arrêteront les trois états relatifs de la conscience (la veille, le rêve et le sommeil profond). Ces trois états dépendent intimement du fonctionnement cérébral. Mais la conscience très subtile, celle de l'Être, le Soi transcendantal, continuera sans le soutien d'un corps. En réalité, la conscience de l'Être existe sans le soutien d'aucune matière. Cette conscience absolue est responsable de faire fonctionner la matière de façon intelligente. Elle lui donne « la vie.» Sans la conscience de l'Être, l'univers ne serait que matériel, un monde de réactions chimiques qui n'exprimeraient jamais la vie. Pour que la vie apparaisse, il faut que la conscience crée la matière en premier lieu et ensuite, qu'elle y mette son énergie, son Âme. 36) L'être et l'ÊTRE : Je connais mon être par la sensation d'exister. Cette sensation d'exister arrive lorsque je suis éveillé ou lors des rêves pendant la nuit. Durant le sommeil profond, je perds la notion de mon existence individuelle, ainsi que celle de l'existence de toute autre chose. Lorsque les gens disent « je sens mon être, je connais mon être » de telles paroles n'ont qu'une valeur très relative. Habituellement, on prend conscience de notre être lors d'événements intenses au plan émotionnel ou lorsque s'affirme notre individualité. L'Être n'est pas connu par une sensation. Pour en faire l'expérience, on doit amener toutes les sensations au niveau du repos complet, et lorsque les pensées sont totalement silencieuses, on découvre alors la conscience transcendantale. On sait alors que l'Être infini se trouve à l'origine de notre être individuel, à la source de la pensée. Pour comprendre la relation qui existe entre l'Être et Dieu, je vous invite à lire mon livre « être l'Être. » (Les textes de tous mes livres se trouvent sous l'icône « MES LIVRES ») 35) LA DURÉE DU PARADIS : Le lieu qu'on appelle « le paradis » ne dure pas plus longtemps que la création. Le paradis éternel est une impossibilité puisque tout ce qui fait partie de la création, de l'existence relative, c'est-à-dire tout lieu, tout événement, toute action, tout état, ne peut être que temporel. Un jour, l'état paradisiaque prend fin, puis la vie relative recommence et continue, de cycle en cycle. Seule l'expérience de l'Être dépasse toute mesure de temps. L'Être est l'illumination éternelle, il est la félicité illimitée, cependant que le paradis ne dure que quelque temps, le temps d'une paix. Tôt ou tard, les graines des actions passées germent à nouveau et la vie reprend son cours inéluctable. Le paradis est un lieu de la création et il fait partie de la roue du changement perpétuel. Dix mille années passées au paradis donnent l'impression d'un rêve lointain, lorsqu'on s'éveille au matin. Le ciel dont parlent les religions n'est pas l'état de l'illumination de la conscience, mais un endroit dans la création matérielle où les âmes vivent de manière céleste, comblées de plaisirs, là où il n'y a aucune douleur corporelle, ni maladie ni mort. L'état d'illumination de la conscience, l'Être, est un océan intemporel et non pas uniquement une vague dans le mouvement du temps. La technique de la Méditation Transcendantale procure l'expérience de la conscience transcendantale et elle établit l'être individuel au plan de l'Être éternel, en dehors de tout état relatif et changeant. Les états d'illumination de la conscience donnent l'expérience de la totalité indivisible de l'Être. Cet état unifié de l'Être est la réalité spirituelle de l'existence éternelle. Ce qu'on appelle « le ciel » ou « le paradis » est un lieu dans la création. Le paradis doit inévitablement respecter les lois du changement, lesquelles amènent à tour de rôle le processus de création et de dissolution de tout ce qui existe dans le temps. L'Être transcende le passage du temps. Le ciel des gens illuminés est l'immortalité de l'Être. Le ciel des gens qui ne connaissent pas l'illumination de la conscience est un endroit de repos temporaire, une halte au milieu de la mouvance des destins innombrables de la création, le résultat d'actions pieuses et charitables. 34) LA SOUFFRANCE ET LA SPIRITUALITÉ : Mon frère me disait qu'il avait prié longtemps Jésus de le garder un peu dans la souffrance, de ne pas le libérer complètement de sa souffrance parce que s'il était heureux, alors il pourrait peut-être s'éloigner de Lui. Mon frère a cette compréhension qu'il doit souffrir pour rester proche de Jésus. Il a cette idée que si sa souffrance humaine s'arrêtait, il se détournerait de Dieu. J'ai été tellement surpris de l'entendre dire cela. Pour moi, dès que je ressens un bonheur, c'est là que je pense à Dieu, que je Le remercie, que j'apprécie Son soutien. Mon frère croît que la souffrance est le moyen de demeurer humble, de voir la réalité des limites humaines, d'être réaliste en reconnaissant les faiblesses humaines et de voir l'imminence de notre mort. Ce sentiment de souffrance, ou de peur, ou d'incertitude, le rapproche, semble-t-il dire, de la pensée de Dieu. Dans mon cas, lorsque je fais la M.T., je sens un calme qui grandit dans mon esprit, les tensions et les fatigues accumulées se dissolvent et un sentiment de bien-être arrive en moi. Je ne comprends pas comment le bonheur peut éloigner quelqu'un de Dieu? Je me rappelle qu'au Moyen-Âge les gens se mortifiaient pour s'approcher de Dieu. Ils contemplaient l'image du Christ qui a tant souffert. La pensée de mon frère n'est pas nouvelle, elle existe depuis deux milliers d'années, à tout le moins. Je pense que l'époque de la spiritualité sans stress doit arriver maintenant. Il est si facile de fermer les yeux et de découvrir la paix intérieure. Vive la Méditation Transcendantale! 33) QUI VEUT ÊTRE LE CHAMPION DE LA DESTRUCTION? Chaque guerre est l'indice de la faillite totale de l'humanité car tous les pays ont été en guerre un jour ou l'autre et toutes les nations se préparent à d'éventuels conflits. Chaque guerre est le signe de la faillite de tous les systèmes et de toutes les organisations humaines. La guerre est la faillite du pouvoir de l'intellect humain pour résoudre les problèmes qu'il a créés lui-même. Elle est l'extrémité de l'échec humain. Aucun être humain ne devrait être le héros de cet échec monumental. Il est terrible que des millions d'êtres humains soient payés pour devenir des soldats et qu'ils s'exercent à détruire d'autres humains et faire exploser les maisons où leurs enfants grandissent. Qui veut participer à une telle horreur? Qui veut s'exercer à tuer et détruire? La guerre est la honte de tous les systèmes éducationnels parce qu'aucun d'eux n'a réussi à créer des individus heureux. L'existence de soldats confirme la faillite totale de l'éducation, de la religion, de la politique, de la culture, etc. Pouvez-vous me dire pourquoi les humains sont prêts à donner leur vie pour défendre et préserver les institutions qui les amènent directement à la guerre et à cette obligation de détruire d'autres humains? 32) L'ERREUR DE L'INTELLECT : L'erreur de l'intellect a toujours été de croire que l'amélioration graduelle de la société par des efforts répartis dans tous les domaines (commerce, gouvernance, éducation, sport, culture, etc.) va résulter dans la création de sociétés justes, abondantes, heureuses et en paix. La réalité montre cependant qu'il en a toujours été autrement puisque des progrès de toutes sortes ont toujours existé au long des millénaires dans diverses civilisations, divers styles de gouvernements ont été à la barre du monde, diverses écoles de pensées ont nourri les idéaux humains, diverses religions ont présenté l'enseignement de la volonté divine, etc., mais aucune paix réelle n'a été engendrée, sauf celle, bien apparente, que l'on retrouve au bord d'un sentier près de l'eau ou lors d'une promenade dans la nature, au soir qui penche. Aucune quantité d'émotion de bonheur n'a effacé les conflits entre les gens, ni engendré un état d'épanouissement durable dans quelque société que ce soit. Aucune abondance d'objets matériels n'a apaisé le coeur de l'homme en ce qui a trait à son désir de justice, de santé, d'équilibre et d'harmonie avec les autres et la nature. Mais l'intellect reste convaincu que l'effort de création de la paix intérieure ainsi que celui du développement de la paix dans le monde représente une même démarche. Certes, tout effort en ce domaine semble s'additionner à tous les autres et exprime une tendance générale, mais la « justice » qu'on essaie d'instaurer dans les organisations modernes, ainsi que l'élaboration de codes d'étique nous rappelant l'importance des droits égaux entre tous, puis la création d'organismes tels que les Nations Unies, et la mise en place de tribunaux internationaux qui ont le pouvoir de juger les crimes de guerre, etc. toutes ces choses ne tiennent à rien à côté de la découverte intérieure de la paix en soi. La paix intérieure est l'unique source de paix réelle, alors que l'autre n'est qu'une manifestation extérieure, un repère intellectuel, un espoir, une tension. La création de la paix intérieure n'est définitivement pas au même niveau que celle de la paix extérieure que l'on essaie d'instaurer dans les systèmes et les organisations. Je ne veux pas faire de jeux de mots ici, tels que : est-ce la poule qui est à l'origine de l'oeuf ou l'oeuf qui est à l'origine de la poule? Mais quiconque a l'expérience du processus de transcendance découvre que « l'intérieur » est vraiment la source de « l'extérieur.» La paix extérieure appartient à la mouvance des choses qui sont sans durée. Il faut que l'intellect soit dans l'erreur complète pour croire que ses efforts d'amélioration de la société vont donner des sociétés évoluées et amener la paix durable.
L'univers lui-même
n'est-il pas sorti d'une « graine de silence », le vacuum quantique? Son
origine non manifeste ne contenait rien de visible ni de mesurable. D'un
plan d'architecte, sort l'édifice. De la graine viendra l'arbre. Du non
manifeste surgira l'apparent. De l'invisible apparaîtra le visible. De
l'origine vient ce qui en suit. 31) LA LUMIÈRE DU CERVEAU : J'ai souvent cette impression subjective que mon cerveau est éclairé de l'intérieur de lui-même. Cette lumière que je perçois ne part pas d'un point central pour s'irradier jusqu'aux limites internes de la boîte crânienne. Elle éclaire le cerveau au complet, tout d'un bloc. Parfois la lumière est si forte que j'ai le réflexe de « fermer les yeux » ou de « détourner le regard » mais je ne peux faire ni l'une ni l'autre de ces actions parce que mes yeux sont déjà fermés si je suis en train de méditer. Cette luminosité est « intérieure », ce qui fait que je ne peux pas détourner mon regard pour l'éviter. Mais, en général, le luminosité est presque toujours très douce et homogène, sans brisure. C'est une expérience très agréable. La lumière du soleil ou celle qui vient de n'importe quel objet incandescent ou fluorescent me paraît assez grossière en comparaison de celle qui appartient à la conscience subtile. Les rayons du soleil sont comme des cailloux par opposition à cette lumière intérieure qui est comme un fin sable lumineux. J'ai aussi l'expérience d'une autre lumière encore plus subtile que celle qui est perçue subjectivement dans mon cerveau. Cette lumière-là ne contient aucune matière. Elle est de la nature de la conscience elle-même, c'est-à-dire qu'elle est faite d'une clarté qui appartient à l'éveil de l'Être profond en soi. Cette lumière ne voyage nulle part parce qu'elle est déjà présente partout. On la voit « sans la voir avec les yeux » car elle est invisible. Elle dépasse la capacité de l'appareil visuel à « voir » ou même « sentir.» La lumière de la conscience éclaire tout sans s'éclairer elle-même parce qu'elle n'a pas besoin d'être éclairée. Elle ne peut donc jamais être vue. Cependant, elle permet de voir n'importe quoi dans une grande clarté. Cette expérience est encore plus agréable. Elle est si naturelle. Un jour elle est en soi de façon permanente, élevant chaque perception et chaque activité de la pensée au niveau de la clarté du ciel, comme si on se trouvait intérieurement, et de manière permanente, au sommet d'une très haute montagne, contemplant à perte de vue la fine radiance de l'espace. 30) LA FIN DU VOYAGE : Les vagues du temps montent puis redescendent naturellement. Elles jouent avec l'apparente importance des événements que construit le passage du temps et le mélange illimité de toutes les énergies du monde. Même si le battement de notre coeur nous a été donné et qu'il nous sera retiré, c'est l'âme qui a créé le coeur à partir de son désir d'exister. Les mots nous manquent parfois pour aller au delà de ces vagues de temps et contempler plus en largeur ou en profondeur des pensées telles que « l'immensité de l'âme ou le sens de l'immortel.» Là où la vie peut paraître un voyage de déceptions, d'obstacles et de joies éphémères, ces mêmes événements peuvent aussi être perçus sur l'arrière-plan d'un décor qui révèle que notre existence ici est toujours surprenante et magique. Si une vague pleure la disparition d'autres vagues avec qui elle a voyagé, il en est autrement de l'océan de l'âme qui se tient immédiatement sous la mouvance de toutes ces ondes. Elle ne cesse jamais de se réjouir des jeux du vent et de la puissance des marées. Sous l'apparence d'innombrables événements passagers, il y a la durée illimitée de l'âme, cette pure conscience silencieuse. Nous savons maintenant que la fin du voyage d'une vie est le début d'un autre voyage, tout à fait unique, magique et surprenant, débutant ici ou là, tout à l'heure ou demain. 29) LES SECRETS DU MAÎTRE : Dans mon livre « La rencontre du Maître », j'ai livré aux lecteurs des secrets spirituels qui appartiennent uniquement à la relation Maître-disciple. Cette intimité a été livrée directement à la porte du coeur des lecteurs, qui qu'ils soient, méditants ou non. L'amour insondable qui joint les enseignements du Maître à l'âme des ses élèves, la spontanéité des paroles du Maître, la tendresse de ses sentiments envers ses millions d'enfants du monde entier, ses derniers conseils éternels avant son départ, ses souhaits de succès illimité, voilà ce que le lecteur va recevoir à son tour si son coeur est ouvert. Spontanément cette écriture s'est faite, comme si je parlais moi aussi, comme auteur, à un lecteur potentiel qui sera un jour touché profondément et chaleureusement par les paroles du Maître et qui comprendra que lui aussi « est appelé » à devenir, à son tour, professeur de méditation. Il y aura sûrement un lecteur quelque part, situé dans l'avenir par rapport à moi, qui comprendra exactement ce que « La rencontre du Maître » enseigne, comme si cela se passait aujourd'hui même. Il recevra en son coeur ce qui sera désormais continuellement légué à toutes les générations humaines afin qu'elles poursuivent la route de l'évolution et ne s'enlisent plus jamais dans les marécages de la souffrance. Ce ne sera pas avec votre intellect que vous comprendrez l'enseignement du Maître, car tout ce qu'il dit est simple et sans passion; ce sera avec l'intelligence de votre coeur. Je me rappelle ma propre réponse à Maharishi lorsqu'il m'a invité à devenir professeur de méditation. J'ai immédiatement dit « OUI » et silencieusement dans mon coeur, j'ai ajouté pour moi-même « ET POUR TOUJOURS. » 28) LE COÛT DE LA M.T. : Les gens croient que le frais de cours pour apprendre la MT est beaucoup trop élevé. L’argument principal qui est évoqué à chaque fois est celui-ci : si la M.T. offre des bienfaits tels que les recherches scientifiques le démontrent, alors pourquoi limiter ces bienfaits à quelques personnes fortunées et ne pas rendre disponible la pratique de la méditation à des millions de personnes pauvres qui en auraient tellement besoin? Maharishi a toujours souhaité que la M.T. soit un jour disponible à toutes les personnes, pauvres ou riches dans toutes les régions du monde, mais il a été forcé de développer son organisation selon les normes des sociétés occidentales, qui accordent une grande importance aux aspects matériels de n’importe quelle organisation, afin qu’elle soit crédible. Au début, Maharishi voulait que sa méditation soit introduite dans les écoles et il a donc été forcé de fonder ses propres écoles afin de montrer que la méditation était extrêmement utile dans la vie des étudiants. Il a même été forcé d’acheter de vieux campus universitaires abandonnés dans certains pays afin d’y établir ses propres universités et pouvoir développer les curriculums qui incluaient l’enseignement de la conscience comme fondement de toutes les disciplines universitaires. Maharishi a été forcé de faire construire des dizaines de centres de Méditation Transcendantale ou d’en acheter ou d’en louer dans une centaine de pays. L’enregistrement et la préservation des milliers d’heures de bandes vidéos de ses conférences, les frais de voyages autour du monde de dizaines de représentants de son organisation, les annonces dans les journaux de toutes les grandes villes, ainsi que la participation et l’organisation de colloques internationaux sur le développement de la conscience, sur l’éducation, sur la santé, etc., tout cela a nécessité l’investissement de millions de dollars. Toutes ces sommes venaient principalement des frais de cours dans les pays où la méditation a été enseignée. Dans dix ou vingt ans d’ici, la situation sera très différente puisque les bienfaits de la technique seront connus. Les gouvernements vont alors investir des millions pour établir l’enseignement de la M.T. dans les systèmes éducationnels et dans la santé publique. (À cet égard, la Fondation de David Lynch, un cinéaste américain de renom, a dépensé plusieurs millions de dollars pour que soit enseignée la M.T. à des dizaines de milliers d’adolescents qui souffrent de niveaux de stress très élevés dans une quinzaine de pays – d’ailleurs, de plus en plus des bienfaiteurs riches ont commencé à faire comme David Lynch et ils acceptent cette responsabilité d’offrir l’enseignement de la M.T. dans de plus en plus de pays pauvres) Si Maharishi n’avait pas quitté l’Inde en 1957 et s’il n’avait pas voulu développer une organisation internationale, ce seraient des dizaines de milliers de personnes qui se seraient rendues aux Indes pour retrouver Maharishi. Toutes ces personnes auraient dépensées des milliers de dollars pour l’avion, le train, l’autocar, les taxis, les hôtels etc. afin de rejoindre Maharishi là où il aurait vécu. Heureusement, Maharishi a opté pour la formation de professeurs de la M.T. dans chaque pays, plutôt que de concentrer l’enseignement sur lui-même. Aujourd’hui nous sommes en mesure d’apprécier qu’il est beaucoup mieux de recevoir l’enseignement de la M.T. chez-soi, dans son pays, que de devoir dépenser de grandes sommes pour avoir cet enseignement quelque part dans les montagnes de l’Himalaya. Le coût de la M.T. est celui qui fait que nous contribuons aux efforts énormes qu’ont mis Maharishi et ses professeurs depuis cinquante ans afin de rendre ses lettes de noblesse à cette technique tout à fait unique qui est maintenant enseignée dans TOUS les pays du monde. Même à ce stade-ci de son développement, la M.T. est déjà une grande réussite et Maharishi veut que chaque personne contribue généreusement à l’introduction de la M.T. dans le écoles et ailleurs dans nos sociétés. Le frais de cours est le seul effort qui nous est demandé. 27) LA PLUS GRANDE IGNORANCE SPIRITUELLE : La plus grande ignorance spirituelle ne consiste pas à ne rien savoir de la réalité absolue de l'existence et à vivre uniquement et totalement identifié avec les événements qui se déroulent dans la vie relative, mais de croire que quelque chose de relatif (une sensation, une humeur, un principe, une croyance, une expérience, une idée, etc.) est l'Absolu. Confondre le relatif pour l'Absolu est la plus haute ignorance qui soit, n'importe où dans l'univers. Enseigner quelque chose qui est de nature relative en étant convaincu que cela est l'Absolu est la plus haute ignorance possible. Lorsque quelque chose de relatif devient une sorte de « copie conforme » de l'idée ou de l'image qu'on peut se faire de l'Absolu, alors l'ignorance a atteint son plus haut raffinement dans l'erreur et dans sa capacité de créer l'illusion. Lorsque quelque chose de symbolique en arrive à posséder une valeur absolue, lorsque des paroles disent représenter l'Absolu alors qu'elles ne sont que des mots écrits ou prononcés, alors l'ignorance a atteint son comble. Quelle différence y a-t-il entre la lune qui brille et le soleil qui brille? La lune ne peut pas produire de lumière par elle-même. Elle n'est qu'un réflecteur de la lumière qui émane du soleil. Lorsqu'un état d'ignorance décrit parfaitement bien l'Absolu, lorsque des paroles veulent expliquer l'Être et Dieu ou l'état d'illumination de la conscience, alors ils créent l'illusion de la vérité universelle. Décrire un paysage ou le peindre ne nous permet pas d'aller s'y promener, sauf en imagination. Faire l'expérience émotionnelle ou intellectuelle ou contemplative ou sensorielle de ce que des mots tels que Dieu ou l'Absolu ou l'Être ou le Soi signifient ou représentent, ne vaut RIEN puisque cette expérience n'est qu'une sensation ou une idée au plan relatif de la vie. La connaissance de l'Absolu vient uniquement de l'expérience d'un état absolu dans la conscience, par opposition à des états relatifs changeants et passagers. On ne connaîtra rien de l'Absolu en écoutant des paroles et des explications à propos de cela. Sans expérience de la conscience transcendantale, la connaissance de l'Absolu est uniquement verbale. Elle est comme l'image d'un visage sur un miroir ou comme la luminosité de la lune qui donne l'illusion d'être une source de lumière alors qu'elle n'en est pas. L'image d'un visage dans un miroir ressemble à s'y méprendre au visage réel, mais elle n'est rien d'autre qu'une image. On ne peut pas peigner les cheveux de l'image d'un visage qui se reflète dans un miroir. Si l'humain souffre, c'est qu'il a été trompé par l'image de la spiritualité, par les mots, par les explications. Il n'a pas eu l'expérience de ce dont les mots parlent. S'il dit avoir eu une expérience de ce que les paroles spirituelles veulent dire, cette expérience ne s'est produite qu'au plan mental, émotionnel, intellectuel ou sensoriel, et pas du tout au niveau de la conscience de l'Absolu transcendantal, là où la pensée et les sensations se sont toutes arrêtées pour faire silence. Les convictions au plan relatif des concepts sont parfois si fortes que ceux qui les conçoivent ou qui y croient peuvent devenir totalement convaincus que leur expérience est « la réalité. » L'expérience analytique ou contemplative du mot Dieu, a été si forte à certaines époques et pour certaines personnes que des croyants on commis des atrocités inimaginables suite à leur conviction. L'Absolu est la conscience pure. Il ne peut pas être une connaissance. Un miroir ne peut pas se refléter lui-même. Les yeux ne peuvent se voir eux-mêmes. Connaître l'Absolu ne peut se faire que d'une seule manière, c'est-à-dire en donnant un repos total à la pensée, ce qui dévoile la réalité de la pure conscience qui est cachée derrière l'image des mots, derrière la brillance des théories et des explications. Le silence transcendantal est l'Absolu. Tout le reste est du vocabulaire au plan relatif de la pensée. Des milliards de croyants n'ont jamais fait l'expérience réelle de l'Absolu, sauf qu'ils se sont agenouillés chaque jour devant l'erreur de leurs convictions absolues. Ils ont été trompés par l'illusion créée par les mots et les concepts. Ils se sont perdus dans la plus grande ignorance spirituelle qui soit, celle qui donne aux paroles une valeur absolue, celle qui confond totalement le relatif pour l'Absolu. 26) LE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL : Imaginez six milliards d'individus stressés et fatigués, qui sont ambitieux, orgueilleux, qui appliquent dans leur vie des principes d'autorité, de menace et de punition, qui souffrent d'insomnie, d'angoisse, qui ont des peurs conscientes ou refoulées, qui sont programmés à « détester ou rejeter » certaines personnes ou qui se méfient des autres, qui critiquent tout, qui font partie du 40% de la population qui souffre de maladies chroniques, qui vivent sous l'effet de drogues légales ou illicites, qui fument la cigarette et boivent de l'alcool régulièrement, imaginez toutes ces personnes en train de travailler pour construire la paix mondiale, pour établir des gouvernements justes, pour organiser le développement international, pour résoudre les problèmes de l'humanité et les leurs propres, quelle sera leur chance de succès? Ces milliards d'individus disent qu'ils rejettent la pollution mais ils polluent à chaque jour leurs émotions, leurs estomacs, leur intelligence et leur environnement. Car, croient-ils, il est permis de polluer si on lutte contre la pollution que les autres font! Imaginez que ces six milliards de personnes demandent la création de gouvernements justes alors que leur propre gouvernement intérieur est en désordre total et que leurs relations avec les membres de leur propre famille, avec leurs voisins et leurs concitoyens sont mal gérées et remplies de stress, réussiront-ils à établir des sociétés équilibrées, conscientes, ouvertes et justes? Imaginez des prédicateurs religieux qui enseignent à grand renfort de citations la définition du bien et du mal, mais qui ignorent leur être profond, qui ne savent rien de la sagesse sans conviction, comment vont-ils toucher l'âme des humains et la sauver du mal? Imaginez maintenant un monde sans souffrance, sans conflit, sans injustice, sans abus des minorités linguistiques ou culturelles, un monde en harmonie avec la nature, qui ne polluerait pas les arbres et la mer, un monde formidable...mais ceux qui y vivent ne sont absolument pas formidables. Ils sont méfiants, ambitieux, facilement offusqués, rusés, cruels, etc. Il n'existe qu'une seule solution au développement international et c'est de promouvoir le développement de l'individu. Il faut développer, élargir et élever la conscience de millions d'individus sur chaque continent. Cet élargissement ne se produit pas par l'éducation universitaire qui limite l'esprit au développement intellectuel spécialisé. Les gens instruits sont tout aussi stressés que ceux qui ne sont pas éduqués. Les diplômés de ce monde inventent des poisons chimiques, mettent en place des tactiques politiques remplies de ruses, fabriquent des armes de plus en plus destructrices, créent de la nourriture génétiquement modifiée, répandent des idéologies totalement matérialistes ou religieusement fanatiques, etc. Le développement de la conscience est l'expérience intérieure de la conscience cosmique, la félicité, la créativité sans stress. L'introduction de la Méditation Transcendantale dans les écoles permettra un vrai développement de la conscience, l'approfondissement de l'être, l'expérience de l'intelligence créatrice en harmonie avec toute chose. Seuls des êtres humains évolués seront gages d'une humanité évoluée. L'expérience de la conscience transcendantale donne à l'individu l'expérience de l'intégration de la vie, l'ordre et le silence infinis avec le dynamisme illimité de l'intelligence créatrice. 25) COPIER L'ILLUMINATION? : Personne ne peut s'exercer à l'illumination car il est impossible de pratiquer quelque chose qu'on ignore totalement dès le point de départ. Comment trouveriez-vous un animal sauvage dans la jungle en pleine nuit, lorsqu'on vous décrit l'endroit où il a été aperçu pendant la journée? Impossible! Voilà pourquoi la description qui est faite par les gens illuminés de leur état exalté n'a aucune valeur pratique pour les personnes qui suivent leurs paroles et espèrent trouver un état semblable. Si je vous demande de vous préparer à jouer au « Menkala », vous ne saurez pas s'il faut vous procurer une balle, une raquette ou des billes. Personne ne peut faire semblant d'être illuminé. Qui pourrait atteindre l'état d'illumination intérieure en mimant le comportement d'une personne illuminée ou en copiant sa manière de penser? Cette sorte d'enseignement est impuissant à produire l'état d'illumination. Si je suis en route vers New York, je ne verrai sûrement pas apparaître la Statue de la liberté ni le Central Park. Le vrai chemin de l'illumination ne consistera donc jamais à copier la manière d'être de celui qui est illuminé, d'imaginer son illumination et d'essayer de changer des manières de penser afin qu'elles concordent avec une description de cet état exalté. Une telle manière de faire va retarder la venue de l'illumination parce qu'elle va laisser le chercheur spirituel dans un état contemplatif imaginaire et il ne « se rendra jamais à New York » puisqu'il sera absorbé à contempler ses photos de la statue de la liberté et du Central Park. Penser à Dieu et contempler Sa grandeur dans la création n'est absolument pas le chemin de la découverte de Dieu. Le vrai chemin de l'illumination est celui de l'expérience de la découverte de la conscience pure, l'état transcendantal de la conscience. Grâce à la pratique régulière de la Méditation Transcendantale, la physiologie en repos profond produit l'état biochimique qui soutient l'expérience de l'expansion illimitée de la conscience. Sans transcendance, l'idée de l'illumination reste une humeur créée artificiellement dans l'esprit. Cette sorte d'auto hypnose ou d'auto suggestion trompe celui qui la vit et il ne reçoit jamais les fruits de l'illumination réelle. 24) UN EXTRAIT DE MON LIVRE : LA RENCONTRE DU MAÎTRE - 3ieme chapitre : « Je venais de comprendre tout à coup un secret des traditions spirituelles de la terre qui faisaient qu’un sage, un saint réel, allait spontanément attirer à lui des élèves et des disciples. Je n’avais jamais compris cela avant. Ce que je venais de découvrir était qu’un sage illuminé aurait des disciples même s’il n’en voulait aucun et même s’il s’enfermait dans une hutte au milieu de la forêt ou dans une grotte sur le flanc d’une montagne tout à fait inhospitalière. Quelqu’un le trouverait un jour. Les gens entendraient parler de lui et ils se mettraient à le rechercher pour être dans sa présence. Ils se rassembleraient auprès de lui et ils resteraient là pendant des heures, même si le sage n’enseignait rien. La présence du sage serait suffisante. Je savais maintenant pourquoi Alma aimait tant cet homme qu’elle disait être le plus généreux des êtres qu’elle avait rencontré dans sa vie. Ce n’était surtout pas parce que Monsieur Matthews était riche ou célèbre. Il était ni l’un ni l’autre.
Si quelqu’un voulait
mesurer l’influence qu’un sage réel peut avoir sur son environnement, il
faudrait que cette personne considère autre chose que les paroles ou les
comportements de ce sage. Sinon il n’aurait rien à se mettre sous la
dent. Il croirait que le sage est apprécié parce qu’il marche de telle
façon ou parle de telle manière ou dit certaines choses, alors que ces
choses se déroulent à la surface du comportement visible et ne peuvent
jamais montrer l’origine de sa sagesse. C’est dans le coeur de l’être
illuminé, dans sa conscience très silencieuse, que le magnétisme est
engendré. Je comprenais que l’influence d’un sage n’est pas produite
comme quelque chose qui vient de l’extérieur et qui arrive à soi. Au
contraire, l’effet est senti de l’intérieur de soi et on sent que rien
n’est venu de l’extérieur de soi. Cette influence ne voyage pas hors du
sage pour entrer en soi. Elle surgit d’en dedans de soi parce que le
sage est toujours à l’endroit où chacun se trouve. Le sage est dans le
Soi, dans l’état de conscience qui n’est jamais limité à un lieu
particulier, mais qui se trouve partout. Voilà le niveau d’action du
sage. Il anime ce qui est présent partout, donc ce qui est en soi et
dans toute autre chose, oiseaux, montagnes, arbres et nuages. Je venais
de comprendre un aspect de la sagesse de Monsieur Matthews. Toutes les
personnes que nous connaissons ont une influence « extérieure. » Elles
agissent sur leur environnement grâce à leur personnalité, par la voix,
par leurs idées, par leur originalité intellectuelle, par leur capacité
analytique, leur spontanéité créatrice, par leur énergie corporelle ou
leurs talents, alors qu’ici, c’est l’éveil de l’être par l’être lui-même
qui se produit. Cela se fait avec ou sans l’utilisation des outils que
pourraient être les paroles et la personnalité, le comportement ou
l’action. Le sage n’a pas à convaincre personne de quoi que ce soit
parce que celui à qui il parle est à l’intérieur de la personne qui
écoute. L’âme de chaque personne reconnaît les paroles du sage comme
étant quelque chose qu’elle « pense elle-même » et en quoi « elle
aspire » depuis longtemps. 23) CORRESPONDANCE - Madame, comme vous le mentionnez dans votre courriel, (31 mars 2009) une bonne solution à la misère que nous retrouvons dans nos villes serait d’augmenter la beauté du milieu dans lequel nous vivons, de refaire les jardins publics, d’embellir la cité, de mettre des couleurs nouvelles dans les rues, de réanimer les arts et la culture, et plus encore. Certes, comme vous le dites, la vision de ce qui est beau nous inspirerait à respecter cette beauté, à la protéger et à la multiplier. Vous avez bien raison de dire que la vision de la déchéance de notre environnement immédiat rend l’esprit dépressif et pauvre en créativité, tout en invitant à davantage de laideur et de destruction. À vos idées très inspirées, permettez-moi d’ajouter ce qui suit : « Si nous considérons l’histoire de toutes les sociétés antiques ou modernes, nous constatons que, même entourées de toute la beauté qui naissait du génie humain en plus de celle qui s’exprimait de la nature elle-même, des centaines de générations d’êtres humains sont demeurées violentes. Les armées des gens civilisés autant que celles des sociétés dites barbares détruisaient tout sur leur passage, sans considérer quelque beauté que ce soit dans les traditions ou l'architecture des villages et des villes où les guerres se déroulaient. On pillait et assassinait à volonté. Aujourd'hui, des millions de personnes visitent avec énormément de respect les plus belles architectures royales, religieuses ou traditionnelles qui ont été préservées dans plusieurs pays, mais nous savons que malgré cette beauté, tous ces endroits ont été le théâtre de tant de cruauté, d'exploitation et de mensonges. Afin de guérir les maux humains, il me semble qu’il faudrait aller beaucoup plus loin que le seul fait de reconstruire l’apparence physique de nos villes ou même de rebâtir les attitudes psychologiques d’une population par l’enseignement de grands principes théoriques sur la justice, l'art, la tolérance, la générosité et l’honnêteté. Oui, il faut tout reconstruire, vous avez raison à ce sujet, tant au plan physique qu’au plan psychologique, mais il ne faudrait pas tomber dans la trappe du maquillage à la surface de la vie. Afin de réaliser une réelle reconstruction de la société, il faudrait accomplir quelque chose de très différent de ce qui s'est fait dans le passé, et agir à un tout autre niveau. Il faudrait que l'être humain « soit beau » en lui-même. Tous nos problèmes humains ne naissent-ils pas de nos faiblesses humaines? Les humains créent leurs malheurs par manque de bonheur, par manque d’équilibre et d’harmonie intérieure, par manque d’énergie créatrice, etc. Mais comment effacer cette faiblesse humaine? Comment rendre l’humain vertueux, heureux, en harmonie avec toute chose, et créatif? De toute évidence, chacun doit partir de là où il se trouve dans son évolution actuelle et il doit apprendre comment embellir son être total. Ce processus ne peut évidemment pas être artificiel comme le serait une mode. Il ne peut pas être imposé non plus à quiconque. Fondamentalement il faudrait que les faiblesses humaines disparaissent d'elles-mêmes puisque l'histoire de toutes les civilisations nous montre que, au cours de millénaires passés, tous les efforts qui ont été déployés au plan philosophique ou religieux, ou même au plan politique et économique, dans le but de libérer l'homme de ses faiblesses, physiques et psychologiques, ont été vains. Rien n'a encore réussi à transformer l'être intérieur de l'homme. À mon avis, comme je le mentionnais il y a un moment, je crois que le vrai changement de la société ne peut jamais être cosmétique, architectural, idéologique ou moral. Il doit passer par la pratique de certaines techniques qui développent le fonctionnement cohérent du cerveau humain. Il est donc temps d'introduire la pratique de la méditation dans tous les systèmes d’éducation, de la même manière que nous avons introduit l'enseignement des mathématiques, de la littérature ou du sport. Dans chaque école du monde, les enfants et les éducateurs pourraient pratiquer la méditation et produire un effet de radiance très puissant dans la conscience collective des nations. À cet égard, la fondation du cinéaste américain David Lynch (www.davidlynchfoundation.org) a déjà introduit l'enseignement de la Méditation Transcendantale dans des dizaines d'écoles dans plusieurs pays, principalement aux États-Unis, et les résultats mesurés jusqu'à maintenant sont épatants. La technique de Méditation Transcendantale est un outil très avancé de transformation intérieure et elle peut être utilisée dans n'importe quelle région du monde. Grâce à l'application de cette technique du développement de la conscience, nous verrions se transformer le décor total de notre environnement physique et psychologique. La beauté irradierait de chaque visage, de chaque intellect et du cœur de chaque être humain que nous croiserions sur n’importe quelle rue de n’importe quelle ville et de n’importe quel village. La nouvelle génération humaine serait radieuse de beauté. La diminution du stress intérieur est la clef du mystère du développement total de chaque être humain. La pratique de cette méditation « est la vraie éducation » car elle développe l'être complet et non pas uniquement l'intellect à la surface de l'esprit actif. Cette pratique développe une grande stabilité intérieure et elle éveille le contenant de toute connaissance, la conscience totale. 22) CINQ À DIX POURCENT DE NOTRE POTENTIEL? - Si nous utilisons seulement 5 à 10% de notre potentiel mental, cela signifie que nous utilisons ce même pourcentage en ce qui a trait à toute autre chose de notre vie. Nous utilisons 5 à 10% de notre potentiel de bonheur. Nos relations avec les autres se déroulent à l’intérieur de cette même zone très étroite. Et que dire de notre capacité à résoudre nos problèmes? Elle n’est évidemment qu’à 5 ou 10% de son potentiel. Une telle constatation est tragique. La question se pose donc : Comment développer le plein potentiel humain? Quelle que soit votre réponse, elle ne pourra pas être : « l’éducation moderne » puisqu’elle n’élargit pas le potentiel du cerveau humain. Au mieux elle utilise l’intelligence qui est déjà disponible chez un individu. Au pire, elle crée des stress dans le système nerveux des jeunes, ce qui cause l’abandon scolaire de dizaines de milliers d’étudiants dans chaque pays. Ma solution? Elle est celle que Maharishi a introduite pour toute l'humanité. Instaurer la technique de Méditation Transcendantale dans tous les systèmes d’éducation du monde! Pourquoi cette technique en particulier et pourquoi pas n’importe quelle autre forme de méditation, de contemplation, d’introspection ou de concentration? C’est que la Méditation Transcendantale ne fonctionne pas au niveau de la pensée analytique ou contemplative. Elle ne demande aucun effort de contrôle des pensées. Cette technique procure l’expérience de l’éveil intérieur en repos profond. Elle élargit le contenant de toute connaissance, la conscience elle-même. Maharishi enseigne qu’il est possible à quiconque de vivre 200% de la vie, c’est-à-dire 100% du potentiel de créativité au plan de la vie active, et 100% de la réalité illimitée de l’Être dans le silence intérieur. À partir de cette génération-ci, l’humanité ne se limitera plus jamais à espérer vivre uniquement 7 ou 8 ou 9% du potentiel de la vie, elle multipliera ce nombre jusqu'à ce qu'il rejoigne 200%. Voilà en quoi consiste notre vrai potentiel. 21) COPIER LA M.T. - La Méditation Transcendantale étant de plus en plus connue dans le monde, il y aura des gens qui vont vouloir copier cette technique de transcendance selon ce qu’ils peuvent comprendre de la manière par laquelle l’esprit transcende la pensée, mais toutes leurs méthodes ne réussiront jamais à donner l’expérience de la conscience transcendantale. Pourquoi? Parce que la M.T. n’a pas été inventée à partir de l’intellect humain et elle ne peut pas être copiée. On ne peut pas la comprendre dans son entièreté sur la base d’une réflexion ou d’une analyse de ce que peut être ou devrait être le processus idéal de transcendance. La M.T. a pris forme spontanément à l’intérieur de la vision de la conscience divine. On raconte d’ailleurs dans les textes antiques de l’Inde, les Védas, que cette méditation est apparue à l’origine de tous les temps, alors que Dieu méditait, absorbé dans le silence de sa conscience infinie, avant qu’il ne commence à créer l’univers matériel. C’est ce silence cosmique que Maharishi a perçu lorsqu’il a rencontré son Maître spirituel, Brahmananda Saraswati. Celui-ci avait sa conscience en parfait accord avec la complète tendance naturelle de la vie, là où aucun effort n’existe et où tout est l’expression d’un champ unifié de toute possibilité. À cause de cette origine dans la conscience infinie, la technique de Méditation Transcendantale respecte parfaitement la totalité du processus d’évolution cosmique. Elle respecte le fonctionnement des mécanismes les plus subtils de la pensée ainsi que ceux qui servent à la purification de tout le système nerveux. Elle est par conséquent, en parfaite harmonie avec le présent, le passé et le futur de toute chose existant dans l’univers. Rien ne peut être conçu plus parfaitement que cette technique de méditation où l’effort n’existe pas. La loi cosmique dirige le processus sans effort de la M.T. Aucun intellect humain ne serait capable de calculer et d’analyser les innombrables aspects du fonctionnement de cette technique de transcendance. Pour copier la M.T. il faudrait la prendre au complet et la garder tout à fait intacte. Pour que l'expérience transcendantale se produise, il faudrait copier toutes les instructions qui servent à faire cette méditation. Il faudrait aussi copier le cours au complet ainsi que les étapes qui ont permis à cet enseignement d'être communiqué de manière systématique. Personne ne pourrait inventer pour lui-même une sorte de copie de la M.T. sans détruire la technique. Maharishi a dit que si quelqu’un voulait ajouter quoi que ce soit à la M.T., cela serait de trop et briserait l’efficacité naturelle de la technique. De même si quelqu’un voulait enlever ou remplacer un aspect de la technique de M.T. afin de plaire à son propre intellect, à ses croyances et à ses goûts personnels, à sa culture, etc., cela briserait encore une fois la perfection de l’efficacité du fonctionnement de la technique. Maharishi a reçu cette méditation de son Maître, et il a toujours humblement, au nom de toute l’humanité, exprimé sa gratitude en disant : Jai Guru Dev. (Gloire au Maître divin) C'est dans ce même état d’esprit de gratitude et d’admiration, qu'à notre tour, nous disons aujourd'hui : « Jai Guru Dev. » 20) LA SÈVE : La sève contient toute l'intelligence de la plante. En elle, et par elle, s'exprime la diversité incroyable de la plante. Ici une fine tige va sortir en direction opposée de la racine et pointer hors du sol vers la lumière. Là des feuilles apparaîtront, là des bourgeons se formeront qui vont attendre longtemps pour finalement éclore la saison prochaine. Au bon moment la sève fera pousser des dizaines de fruits sur toutes les branches de l'arbre. La vie s'exprime ainsi de la sève à l'arbre, du non manifeste vers le manifeste, du subtil vers le grossier, de l'invisible vers l'apparent, de l'énergie vers la matière, de l'intelligence abstraite vers la vie du cosmos. Le monde humain, avec ses stress, sa violence, son manque d'harmonie envers toute chose, ses crises, a pris forme à partir de la surface vers la surface, de la souffrance vers la souffrance, du désordre vers un plus grand désordre. Le destin de l'humain ne s'est pas manifesté à partir de la profondeur de l'Être. Il serait pourtant si facile de remettre toutes les sociétés humaines en harmonie avec le flot de l'évolution universelle. Comment accomplir cela? Il suffit de ramener notre esprit de sa surface active à la profondeur du silence intérieur, de ses états agités vers l'ordre intérieur, de sa folie vers l'intelligence cosmique. Pratiquer la Méditation Transcendantale est l'outil de cette transformation. Une fois connu et animé cette réalité intérieure sublime, toute la transformation du monde extérieur se fera spontanément, telle une graine donne un arbre en son temps. Le pouvoir total de l'intelligence de la nature pourra alors s'exprimer du non manifeste vers le manifeste, du subtil vers le grossier, de l'invisible vers le visible, de l'abstrait vers le concret, de l'énergie vers la matière et de l'Être vers l'harmonie totale avec la nature. 19) L'IMMORTALITÉ : L'immortalité ne consiste pas à vivre cent millions d'années, car il s'agirait toujours d'une durée temporelle, donc d'un état mortel. Tout ce qui naît arrive un jour à sa fin, que ce soit un arbre, une montagne, une étoile ou une galaxie. L'immortalité consiste plutôt à vivre au niveau de ce qui se trouve hors du temps. Existe-t-il en soi, au centre de notre être, une âme ou une conscience qui se trouve hors de toute mesure de temps et qui ne connaîtra donc jamais le vieillissement ni la mort? Observons les états de notre conscience et cherchons où se trouve l'origine immortelle de l'Être. Le sommeil profond, par exemple, où n'existe plus de conscience du temps, est une sorte d'immortalité inconsciente. Durant les heures de sommeil profond, il n'y a plus de souffrance en soi. Dans cet état, rien n'est proche ou lointain; il n'y a ni hier ni demain, ni race humaine, ni planètes. Les notions de succès ou d'échec cessent d'exister. Malheureusement cet état est tellement opaque qu'il efface toute sensation d'existence. Afin de résoudre le dilemme de la découverte de l'immortalité, et de pouvoir vivre cet état de manière consciente, il faudrait que notre esprit transcende toutes les couches actives de l'activité mentale et qu'il devienne tout à fait silencieux et sans pensée. Voilà révélé le chemin de la découverte de l'état qui dépasse toute mesure de temps. L'immortalité existe, elle n'est pas une notion poétique ou religieuse. Elle appartient à la nature de la conscience transcendantale. Une analogie illustre bien cette découverte intérieure : l'océan se manifeste dans chacune de ses vagues, mais son existence n'est pas affectée par la naissance ou la disparition des vagues en sa surface. Quelle est donc la manière de connaître l'immortalité? Il faut remonter à reculons le cours des pensées et découvrir la source silencieuse de notre conscience, l'état de l'Être. Croire que notre âme ne meurt pas ou avoir la foi que la vie continue après la disparition du corps ou être convaincu de la réalité spirituelle de la vie éternelle n'a rien à voir avec ce que nous décrivons ici. Une croyance n'est rien d'autre qu'une forme d»'activité mentale, une projection de la pensée et de l'imagination. Lire un bon livre sur la natation est très différent de nager dans l'eau. La théorie et la pratique sont deux choses distinctes. La pensée fonctionne toujours à la surface de l'esprit actif et elle ne pourrait même pas imaginer ce qu'est l'état de l'immortalité. La pensée fait référence au temps qui passe alors que l'immortalité transcende toute notion de temps. L'esprit individuel ne serait pas capable de visualiser ce qu'est l'état immortel de la conscience parce qu'il n'en a pas l'expérience. Il ne peut pas imaginer ce qu'est cet état, ni le comprendre. La connaissance intellectuelle n'est pas suffisante. Il faut faire l'expérience directe de l'immortalité de l'Être. Ainsi nous découvrons que le vieillissement et la mort existent uniquement à la surface de nos vies, alors que l'immortalité réside au centre de notre Être. Grâce à la pratique de la Méditation Transcendantale, la conscience en arrive à se connaître si intimement et si profondément qu'elle découvre qu'elle porte en elle sa propre immortalité. C'est cela qu'on appelle : « la réalisation du Soi », la conscience cosmique, l'illumination spirituelle. Tant que l'expérience de l'état de conscience qui transcende l'esprit individuel n'est pas connu en soi, parler de l'immortalité de l'âme n'est que de la littérature. 18) CE QUI DÉPASSE L'APPARENTE SIGNIFICATION DES MOTS : Le développement de la conscience donne l'expérience totale de n'importe quoi, de soi, des autres, de la nature, de l'univers et de Dieu. La conscience est l'unique patrimoine spirituel commun à toute l'humanité. Les autres choses sont particulières à quelqu'un où a un groupe de personnes. Ces autres choses sont associées à des croyances, à des influences culturelles et à des modes de vie, alors que la conscience est essentielle à chacun. Elle est l'outil de connaissance de n'importe quoi. En réalité, seule l'expérience de la conscience infinie procure une signification totale à toute chose. Durant la méditation, les pensées s'effacent pour laisser place à l'expérience infinie de l'Être. De la même façon qu'une toute petite graine montre qu'elle est un arbre colossal, une simple idée, un mot, un sentiment, qui rejoint la conscience transcendantale va s'élargir à l'infini pour révéler sa signification totale directement dans l'Être. N'importe quelle pensée expose son contenu infini lorsqu'elle se marie au silence de la conscience transcendantale qui ne contient pourtant aucun mot, aucune idée et aucun sentiment. Lorsque l'intelligence gagne son expansion illimitée et qu'elle devient la pure conscience, elle n'a plus besoin de paroles pour s'expliquer quoi que ce soit. Elle comprend tout directement au niveau de l'Être. C'est la pure connaissance alors qui remplit la vie d'une personne. Pour cela, l'étendue de la conscience doit être franchie des milliers de fois grâce à la pratique de la méditation, amenant l'esprit de la surface de l'activité mentale jusqu'à sa source non manifeste dans le silence transcendantal. Si quelqu'un ne parcourt jamais ce chemin de la conscience, comment peut-il espérer un jour atteindre cette destination qui dépasse toute chose relative et qui établit la vie dans un état de félicité absolue? La technique de Méditation Transcendantale est conçue pour faire parcourir l'étendue totale du chemin de l'évolution, directement en soi, simplement et sans effort. Il suffit de fermer les yeux et d'appliquer la technique qui guide l'esprit vers son origine silencieuse dans l'Être. 17) SI QUELQU’UN N’EST PAS RICHE EN SON ÊTRE. Croyez-vous sincèrement que les problèmes du monde seront résolus par des approches « extérieures », par la diplomatie, par l’argent des banques, par les tactiques élaborées dans les universités ou par les armes de nos policiers et de nos soldats? Si quelqu’un n’est pas riche en son être, de quelle sorte de richesse matérielle va-t-il s’entourer? Si quelqu’un n’est pas rempli d’amour en son être, quelle autre personne le comblera pour toujours? Si quelqu’un ignore la beauté de son être, quelle sorte de traitement agira au-delà de la surface de sa peau? Si quelqu’un n’est pas sage en son être, quelle morale contiendra ses passions et ses frustrations, et lui enseignera comment ne pas souffrir? Si quelqu’un ne sait rien de la sainteté de son être, quel Dieu découvrira-t-il par sa religion? Si quelqu’un n’est pas gouverné par son être profond, comment peut-il s’attendre que des politiciens avides de pouvoir respectent ses intérêts? Si quelqu’un ne connaît pas la paix de son être, comment pourra-t-il vivre sans ambition, sans réagir à la peur, sans répandre de désordre autour de lui, sans orgueil et sans illusion? Si quelqu’un ignore la félicité de son être, comment pourra-t-il trouver ce qui le rendra heureux ou créer une société épanouie? Impossible! La solution à tous les problèmes du monde est en soi, elle se situe au plan de l’Être. Il faut être ce que nous souhaiterions voir dans la société. Si nous voulons voir de l’amour dans la société il faut être cela en soi. Si nous désirons une société où l’honnêteté brille, il faut en soi-même briller d’honnêteté et découvrir l’intégrité de notre être. Si nous désirons la justice, soyons justes envers nous-mêmes, regagnons ce qui était perdu depuis trop longtemps, faisons l’expérience de notre être profond, lui qui a été ignoré totalement au profit des choses extérieures. Si nous défendons la liberté, trouvons en notre être l’état de liberté totale, la conscience qui transcende toutes les prisons de nos conditionnements et de nos croyances. Si nous voulons éliminer la pauvreté, ne soyons plus pauvres en nous-mêmes, soyons généreux, créatifs et pleins de succès en notre être. Si nous avons l’idéal du partage, découvrons l’état unifié au plan de notre être, là où tout est en partage total, en échange spontané et permanent. Si nous avons la foi dans notre religion, découvrons le sacré en notre être, devenons remplis de bonté plutôt que d’être remplis de règlements et de lois. Maintenant qu'a été établie la connaissance qui a déplacé la solution à nos problèmes de l’extérieur vers l’intérieur de soi, comment accomplirez-vous cette découverte intérieure? Afin que ce principe ne soit pas uniquement théorique, Maharishi offre la technique de Méditation Transcendantale, sans laquelle le chemin qui mène à cette découverte de la transcendance serait pratiquement introuvable.
16) LA CONSCIENCE COSMIQUE, OUI OU NON? Tant et aussi longtemps que l’esprit (l’intellect, l’ego) peut avoir un doute quant à la permanence de l’expérience de l’Être en soi (cette permanence de l’Être étant la caractéristique du développement du cinquième état de la conscience*), c’est que l'esprit cherche à évaluer cette expérience à partir de critères qui sont ceux de l'état de veille, le troisième état de la conscience. Cela indique que l'esprit n’a pas encore transcendé toutes les strates d’expériences relatives et qu'il n'a pas découvert l’état de l’Être. Lorsque l'état de l'Être est rendu permanent en soi, le doute est inexistant car cet état est auto suffisant. Il n'a besoin d'aucun agent extérieur pour être mesuré et évalué. Il faut dire que l’Être lui-même ne pourrait pas mesurer son propre état car celui-ci ne fait pas partie de la relativité changeante des phénomènes de la création. Il ne peut donc pas « être plus ou être moins. » Il EST. Il serait impensable de chercher à repérer l'état de l'Être comme on le ferait d’une expérience au plan relatif de la vie mentale ou sensorielle. L’Être seul peut connaître l’Être directement. Si quelqu'un se pose la question : est-ce que je vis la conscience cosmique ou non, c’est qu’il ne vit pas encore cette permanence de la pure conscience transcendantale. Dès la première seconde où l'Être s'installe de façon permanente en parallèle des états relatifs de la vie mentale et sensorielle, aussitôt l'esprit et l'intellect le savent. Il est impossible de rater l'infini car l'état de la conscience cosmique contient sa propre évidence ou certitude. Toutefois, si l’esprit cherche à mesurer « une certaine qualité ou une certaine quantité » de présence de l’Être en soi, il se rendra vite compte qu'il ne pourra jamais réellement mettre le doigt sur l'Être. Comme le dit si bien Maharishi : « de quelle lumière aurait-on besoin pour voir la lumière? » C'est donc l’Être lui-même qui informe l’intellect ou l’ego ou l’esprit et les sens, car ceux-ci ne peuvent pas connaître l’Être directement. Les facultés mentales ne vont connaître l'état de la conscience cosmique que d'une manière « tout à fait innocente. » Cette innocence est l'unique mode de réalisation de l'Être durant les états d'éveil, de rêve et de sommeil profond. L'esprit individuel vit l'état de l'Être mais il ne peut pas l'identifier en mettant son attention dessus puisque l'Être « se sauve » dès qu'on veut mettre son attention dessus. L'Être ne pourra jamais devenir un objet de notre attention. L'Être est l'Être. Il est le soleil de toute lumière. Il est libre de tout. J'ai eu cette expérience de la réalisation innocente de l'état de la conscience cosmique en janvier 2001, après trente ans et cinq mois de pratique quotidienne de la Méditation Transcendantale. Cela peut paraître long, mais les années passent vite, que l'on médite ou non. Alors il vaut mieux méditer chaque jour et recevoir le don de cette évolution constante qui se produit grâce à la Méditation Transcendantale. Puis un jour, l'état de la conscience cosmique arrive comme une totale surprise et la vie récupère alors sa dimension « perdue », l'infini, la félicité. Considérez ceci : la réalisation de l'Être a été, pendant plusieurs millénaires, une réelle utopie, une inatteignable étoile même pour de très grands chercheurs spirituels et des mystiques dans toutes les religions. Je crois qu'il est important de le dire pour que tous sachent que cet état est maintenant réalisable très facilement. Il suffit de méditer régulièrement et de ne jamais abandonner cette pratique. Grâce à cette technique parfaitement simple, on voit que le chemin qui mène à l'état de la conscience cosmique se trace de lui-même et que tous les obstacles sont écartés par la force même de ces minutes de transcendance à chaque jour. Quelle chance de connaître l'infini si facilement! Dans vingt ans ou cinquante ans, lorsque des millions de personnes atteindront la réalisation de l'état de la conscience cosmique, les gens parleront de leurs expériences exaltées en attendant l'autobus le matin avant d'aller travailler. La félicité fera partie de leur vie quotidienne et personne ne saura plus comment souffrir. * 1) sommeil profond 2) rêves 3) éveil 4) conscience transcendantale 5 ) conscience cosmique 15) LORSQUE LA PENSÉE SEULE CONTRÔLE L'ACTION HUMAINE. Avant le développement de l’état de conscience cosmique*, le fonctionnement de l’esprit est dominé par les pensées et par les perceptions sensorielles. Après que la conscience cosmique ait été établie, ce qui domine dans l’esprit, c’est l’expérience de l’Être, la conscience infinie qui soutient la pensée ainsi que les sens à partir de leur source commune. Avant la conscience cosmique, tout est pensé, réfléchi, analysé, classé, synthétisé et mémorisé à partir des limites de la pensée elle-même. Tant que la pensée est seule avec elle-même, essayant de réfléchir « à tout » sans qu’elle soit enracinée dans la conscience illimitée, il est inévitable que l’erreur, l’effort, l’épuisement et la souffrance se retrouvent dans les affaires humaines. Mais dès que la pensée rejoint sa base au plan de l’Être, dans la conscience illimitée, alors tout devient complet, épanouissant et ordonné. Sans fondement dans la conscience illimitée, la pensée reste partielle, instable, limitée, et elle va de projet en projet, d’idéal en idéal, recherchant son épanouissement, sans jamais le trouver. Elle est telle une feuille qui a perdu son attache et que les vents poussent de tous côtés. Par exemple, quelqu’un pense à la paix, il la souhaite pour lui et les autres, il en analyse les causes et les résultats, puis il décide de l’action qu’il doit prendre pour l’établir dans sa vie. Mais son être n’est pas en paix. Il ignore donc ce qu’est la paix elle-même, cependant que le concept de la paix domine sa pensée et dirige ses actions. Quelqu’un d’autre pense à l’amour et il l’analyse dans tous ses détails. Il conclut que l’amour est tout à fait désirable pour lui-même et pour les autres. Il cherche ensuite à rejoindre cet idéal par tous les moyens dont il dispose. Mais son être n’est pas établi dans l’état de l’amour. Il ne sait pas ce que signifie « apprécier totalement / donner totalement. » Une autre personne rêve d’un meilleur système politique pour son pays. Selon sa conception de l’idéal qu’elle va défendre, elle se lancera dans l’action, mais son propre gouvernement intérieur est en désordre. En réalité, elle n’a jamais fait l’expérience de la manière par laquelle la source de la pensée, la conscience totale, gouverne des millions de fonctions vitales de manière parfaite et sans effort. Curieusement, cette personne se lance, elle aussi, dans l’action, sans stabilité intérieure, sans vision élargie, poussée par un idéal qui a été construit uniquement au niveau de ses pensées, mais qui n’a jamais été établi au plan de son être. Celui qui rêve d’être riche est rempli de désirs et il élabore toutes sortes de moyens pour réaliser son objectif. Mais il ignore la vraie base de la richesse. Il n’est pas riche en son être, il est pauvre en lui-même, il ne connaît pas l’abondance intérieure, le contentement de son être. Il ne possède pas cette richesse de la conscience pure, l’Être. Même s’il devient riche matériellement, son comportement continuera de montrer qu’il est pauvre en son être. Ainsi, l’homme pense depuis des millénaires au bonheur et à toutes sortes d’autres grands idéaux. Il souhaite découvrir par la pensée comment être en santé, comment être juste et généreux, comment construire ses villes, comment trouver Dieu, comment gérer la richesse et la pauvreté, mais malgré qu’il ait pensé mille fois à toutes ces choses et bâtit les civilisations Égyptienne, Inca, Chinoise, Grecque, Romaine, etc., ainsi que notre civilisation scientifique, ses gouvernements ne sont toujours pas sans corruption, sa santé est toujours un mystère, ses prières restent sans réponse, ses scientifiques inventent des armes et des poisons, ses ennemis le menacent et son peuple a peur. De toute évidence, ce qui nous manque, c’est l’expérience de la conscience cosmique qui se trouve à la source de la pensée. La technique de Méditation Transcendantale accomplit cela de manière simple et naturelle. Durant la méditation, lorsque l’esprit se repose très profondément, la conscience arrive à cet instant où elle fait l’expérience d’elle-même et de rien d’autre (aucune pensée.) C’est à ce moment-là que l’état de l’Être est connu. Pas avant! Cette découverte se produit lorsque la pensée active s’arrête. Voyez, il ne sert à rien de réfléchir longuement à la réalité de l’Être, il faut en faire l’expérience directe par-delà toutes les strates de l’activité mentale. Là se trouve « l’océan qui soutient toutes les vagues à la surface de l’eau. » Là se trouve l’expérience de la conscience cosmique, qui complète la pensée afin qu’elle ne soit plus jamais laissée seule à elle-même pour « penser à tout » et prendre des décisions à partir de ses limites intrinsèques. Les vagues agitées de la pensée ont besoin du soutien de l’océan de la conscience cosmique. * conscience cosmique : un état où la conscience infinie est vécue spontanément et en permanence, tout au long des états de veille, de rêve et de sommeil profond.
14) DE L'ENFANT QUI REFUSAIT DE PÊCHER DE POISSONS : Une collègue de travail racontait qu'elle avait grondée sa jeune fille de 11 ans parce qu'elle s'était mise à pleurer devant la vue des poissons qui avaient été pêchés et qu'elle voyait mourir hors de l'eau. Sa mère lui avait dit de cesser d'être si émotionnelle "pour rien". Je faisais partie des trois ou quatre personnes à qui cette dame avait raconté cette histoire de pêche. Une fois les autres personnes éloignées, j'ai dit à cette mère : « Je pense que ta fille est formidable, elle est sensible et son coeur est très pur. Elle apprécie le don de la vie pour elle-même et pour toutes les créatures. Imagine que ta fille ait un hameçon planté fortement dans sa bouche, transperçant sa joue ou son palais, et que quelqu'un tire sur le fil de l'hameçon, puis le relâche, puis le tire à nouveau, jusqu'à ce que ta fille soit totalement épuisée de douleur et d'effort pour sauver sa vie. Si ta fille avait un hameçon piqué dans sa bouche, même accidentellement, tu pleurerais toute la journée en attendant le rapport des médecins qui la soigneraient. Ce serait la pire journée de ta vie car tu ne pourrais pas supporter l'idée qu'elle souffre d'une telle blessure. Et le poisson, lui, il ne souffre pas, crois-tu? Ta fille a réagi comme une personne sensible, évoluée, dont l'âme n'a pas encore été endormie par les conditionnements que la société nous impose tous. Ta fille mérite d'être félicitée pour sa conscience qui est déjà très évoluée pour son jeune âge. L'avenir de l'humanité dépendra de tels êtres humains qui auront une conscience plus évoluée, plus sensible à la valeur de la vie et plus universelle. » 13) LA DOUCE FOLIE DU MONDE : Il y a vingt ans environ, un collègue se moquait toujours de moi devant les autres, parce que je pratiquais la méditation. Ses blagues n'étaient pas méchantes car son caractère n'est pas agressif de nature, mais il ratait rarement une occasion de rigoler de mes heures passées les yeux fermés, à ne rien faire pour changer le monde. Je l'ai revu la semaine dernière [31 mai 2009] et je me suis assis avec lui sur un banc de parc où il m'a dit qu'il avait rendez-vous avec quelqu'un. Je m'étais assis sur le "bout du banc", prêt à partir si la personne qu'il attendait devait se présenter. Il s'est mis alors à me raconter la situation tragique du monde et la folie de l'humanité. Il était vraisemblablement troublé par cette folie de l'humanité. Je l'écoutais attentivement, comme si c'était la première fois que j'entendais la liste de ces problèmes "insolubles" auxquels notre humanité fait face. Avant que je ne dise quoi que ce soit, il s'est levé brusquement, me disant qu'il devait s'en aller parce que ce n'était pas vraiment à cet endroit qu'il devait rencontrer la personne qu'il attendait. Il n'ajouta rien et, avec un sourire triste mais doux, il me salua et partit. Si j'avais eu une minute pour lui parler et s'il avait été capable de m'écouter, je lui aurais peut-être dit la même chose que je lui avais dit il y a quinze ans et vingt ans : « Pourquoi ne pas apprendre la méditation et faire grandir à chaque jour ton bonheur intérieur? » J'aurais peut être même ajouté ceci : « Ce bonheur est une réelle solution à tous les problèmes que nous engendrons dans notre vie, par manque de bonheur. » 12) L'ORGANISATION ÉTABLIE PAR MAHARISHI : Si quelqu'un dit : « Je n'ai pas beaucoup aimé la couleur ni la forme du bateau qui est venu me secourir et me sauver alors que je dérivais depuis des semaines sur l'océan Pacifique », vous penseriez immédiatement que cet individu n'a pas un bon jugement ou qu'il a perdu la tête. De la même façon, lorsque j'ai appris la Méditation Transcendantale, je savais que je venais d'être secouru d'une dérive humaine qui était plus longue que la durée de ma vie personnelle. Voilà pourquoi je n'ai jamais critiqué sévèrement l'organisation que Maharishi avait mise en place pour l'enseignement de sa méditation. Comme pour toute autre organisation qui était ouverte à quiconque avait la bonne volonté de s'y joindre, le mouvement de M.T. était loin d'être parfait. Plusieurs ont critiqué cette organisation à ses débuts. Il était vrai que le navire qui avait sauvé la vie de tant de personnes craquait et grinchait de tous côtés. J'acceptais cependant les faiblesses de cette organisation puisqu'elle était la seule dans le monde qui offrait à chacun, dans n'importe quel pays, la technique de transcendance. Mon ami Jean-Claude CL. était totalement surpris, à chaque fois que nous nous retrouvions au bout de quelques mois d'absence, et il ne croyait pas ses yeux qu'une personne « de ma philosophie » puisse faire partie d'une organisation, quelle qu'elle soit. En effet, j'étais un chercheur spirituel qui avait réussit, tôt dans sa vie, à se détacher de tout enseignement dogmatique et de toute organisation ou convention. Pourtant, j'avais pris la décision, à 24 ans, de devenir un professeur de cette Méditation Transcendantale et je faisais maintenant partie de ce mouvement international. J'avais répondu à mon ami que je n'avais pas de choix et que je me devais d'accepter le mouvement de M.T. parce que toutes les autres organisations spirituelles (ou politiques ou humanitaires ou charitables ou culturelles ou autres) passaient à côté de l'expérience transcendantale. Elles enseignaient n'importe quoi, sauf la conscience transcendantale. Elles croyaient que la solution aux problèmes du monde se trouvait à l'intérieur de l'intellect humain par la rationalisation des comportements et des modes de fonctionnement de tous les systèmes mis en place par l'humain. Par ailleurs, les organisations philosophiques et spirituelles enseignent partout la concentration, la contemplation, la visualisation mentale, la reprogrammation du subconscient, l'introspection analytique, le contrôle des pensées et une foule d'efforts sous diverses formes. Parce que je pratiquais la M.T. et que je comprenais bien cette expérience de transcendance, j'étais « forcé » d'accepter et de soutenir la seule organisation qui enseignait cela. Après tout, c'était cette organisation qui avait fait venir à moi, en mon Québec natal, cette méditation que je n'aurais jamais autrement réussit à découvrir. Je me suis donc engagé dans cette organisation qui était « imparfaite » comme toutes les autres, là où des individus encore peu évolués se disputaient les rênes du pouvoir et engendraient un climat de menace et d'expulsion. On y voyait tous les maux que d'autres organisations possèdent, sauf qu'ici il y avait la merveilleuse et unique technique de Méditation Transcendantale, offerte aux quatre coins du monde simultanément. Maharishi adorait l'organisation qu'il avait fondée et, même s'il la savait imparfaite, il la protégeait constamment en donnant la chance à ses professeurs de se développer davantage au plan de la conscience par des cours avancés et d'autres moyens qu'il puisait de la riche culture védique de l'Inde antique. Aurais-je refusé un diamant parce qu'il m'aurait été offert dans les mains d'un mineur aux doigts sales? C'est ce mineur qui a creusé le tunnel et ce sont ces professeurs de la M.T. qui ont été les premiers à ouvrir cette voie à tous ceux qui les suivent. Heureusement, comme la technique de M.T. purifie le système nerveux de toute personne qui la pratique avec régularité, j'ai été témoin de la progression de l'organisation que Maharishi avait mise sur place et, depuis plusieurs années déjà, j'ai vu que les leaders de ce mouvement ont atteint un état d'illumination très profonde. Leur conscience est réellement imprégnée de transcendance. L'organisation de Maharishi a atteint une grande maturité et elle s'est épanouie remarquablement. Elle est réellement unique au monde. La Méditation Transcendantale est devenue l'outil de l'évolution de toute l'humanité pour la création d'un réel paradis sur terre, là où la souffrance ne trouvera plus de place où s'établir puisqu'elle n'existera plus dans l'âme humaine qui connaîtra toute l'étendue de sa félicité intérieure. Jai Guru Dev. 11) UNE ANECTODE : C'était la première semaine de septembre, en 1976. Maharishi venait d'annoncer qu'il allait débuter immédiatement un nouveau programme qui allait s'ajouter à la technique de Méditation Transcendantale afin d'accélérer le développement des états supérieurs de la conscience. Il quitte donc le centre international de son organisation, établi dans la petite ville de Seelisberg, en Suisse, et il s'installe pour quelques semaines à Arosa, ville de ski, là où cette formation allait être donnée. Nous sommes, à ce moment-là, plus de 1 500 professeurs de Méditation Transcendantale, hommes, femmes et couples, venus d'une cinquantaine de pays, et nous occupons une dizaine d'hôtels qui sont normalement fermés après la saison de ski. Nous y sommes depuis le début du mois de mai jusqu'à la fin octobre. Dès que nous entendons la nouvelle de cette formation que Maharishi veut débuter, nous comprenons qu'il avait dû avoir cette idée en tête depuis quelque temps déjà puisqu'il avait demandé à tous ses initiateurs de M.T. de donner priorité à un horaire où tous faisaient de longues heures en méditation chaque jour. Maharishi souhaitait certainement établir dans ses professeurs un niveau beaucoup plus profond d'expérience de la conscience transcendantale et les préparer pour ce qu'il voulait développer maintenant. Nous saurons un peu plus tard que Maharishi allait inaugurer le programme de M.T.-Sidhis, dont le vol yogique est devenu le joyau. Maharishi annonce donc aux divers groupes de ses professeurs qu'il allait interviewer chaque participant un à un, et qu'il allait choisir lui-même ceux qui allaient faire partie du groupe pilote qui allait servir à développer le nouveau programme. Arosa est située à la bordure des neiges permanentes et il nous fallait uniquement cinq minutes de marche pour toucher la neige. L'endroit était extrêmement paisible en été. Nous nous sentions évidemment au sommet du monde tout au long de ce cours, respirant à chaque jour un air pur et léger. Maharishi s'installe donc à l'hôtel Pratshli, là où environ deux cent cinquante professeurs de M.T. vivent depuis le début du mois de mai. Je fais partie de ceux qui sont déjà à cet hôtel, mais cela ne procure aucun avantage sur les autres qui vivent dans les autres hôtels de Arosa puisque ceux qui ne seront pas choisis par Maharishi devront quitter le Pratshli le jour même et déménager ailleurs. Maharishi avait expliqué qu'il allait choisir toutes les personnes qui avaient eu un certain type d'expérience très subtile durant leurs longues heures de pratique de la M.T. Je n'avais pas ce niveau d'expérience, ce qui faisait que mes chances de participer à cette formation étaient, selon moi, presque nulles. Malgré cela, je décide tout de même de me mettre dans la file de ceux qui attendaient d'entrer dans la salle où Maharishi menait les entrevues. Les portes et fenêtres de l'hôtel étaient grandes ouvertes et on entendait de loin le bruit des moteurs des nombreux autobus qui se stationnaient dans l'immense terrain vacant, à cinquante mètres de l'hôtel Pratshli. Ces autobus transportaient quelques centaines d'autres professeurs de M.T. qui étaient venus passer l'entrevue. Maharishi nous recevait donc six par six et chacun devait, en quelques phrases, résumer ses meilleurs expériences. Pendant tout l'après-midi Maharishi avait mené des entrevues et déjà on voyait s'installer de nouveaux participants dans les chambres qui étaient libérées sur-le-champ par ceux qui n'avaient pas été choisis par Maharishi. Dans l'hôtel, c'était le "branle-bas de combat." Tout était en désordre et les valises étaient empilées dans tous les corridors ici et là. La salle à dîner était ouverte à temps plein et des gens y entraient et en sortaient, discutant ce qui allait se passer dans les semaines à venir, car chacun se livrait à des spéculations sur ce fameux nouveau programme que Maharishi avait annoncé. Mon tour arrive. J'entre donc avec cinq autres personnes que je connais pas, dans la salle où Maharishi nous reçoit, et nous nous asseyons immédiatement l'un a côté de l'autre, à deux mètres devant lui. La salle est chargée de silence. On aurait dit que rien ne se passait de l'autre côté des portes de cette salle où Maharishi nous recevait. On se serait pensé seul avec lui, éloigné de tout bruit, de tout désordre, loin dans les montagnes de l'Himalaya. Maharishi demande donc à la première personne de raconter ses expériences, après qu'il ait résumé en quelques mots le type d'expérience qu'il recherchait. Au bout d'une minute, Maharishi confirme que ce premier candidat n'avait pas le niveau d'expérience recherché. À ce moment-là, la deuxième personne dans la ligne se lève soudainement et, après avoir saluée Maharishi, elle quitte la salle sans dire un mot. Lorsque la troisième personne s'est mise à parler, j'ai fermé les yeux et toute mon attention fut absorbée par le silence qui entourait Maharishi. Je ne prêtais plus attention aux paroles qui étaient dites par ce troisième participant et je ne pouvais même pas réfléchir à ce que j'allais dire à Maharishi dans une minute ou deux. Mon esprit était devenu silencieux. J'entendais bien la voix de celui qui parlait, mais ce n'était que du son. Je n'ai même pas entendu si Maharishi a dit à cette personne de rester au Pratshli ou non. Puis, après un moment, j'ai commencé à entendre la voix de celui qui était immédiatement à ma droite. J'allais être le prochain à parler, mais mon esprit était "paralysé" de silence. Après un autre moment, une seconde me semblait-il, j'entendis, à ma grande surprise, la voix de celui qui était à ma gauche, le dernier des six. Maharishi avait passé par-dessus moi. Il ne m'avait pas questionné. J'ouvris les yeux et je regardai en direction de Maharishi qui écoutait attentivement le sixième candidat. Puis, soudainement, il nous fit signe de nous lever et de sortir. Un autre groupe de six personnes attendait déjà à une petite distance de nous. Une fois sorti de la salle, une personne qui tenait dans ses mains la liste de numéros de chambres de l'hôtel Pratshli, me demanda : Est-ce que Maharishi vous a dit de quitter l'hôtel? J'ai répondu "non". Si cette personne m'avait posé la question : Est-ce que Maharishi vous a dit de rester au Pratshli, je n'aurais pas su quoi répondre et tout aurait pu être différent. Cette anecdote indique un peu la manière de fonctionner de Maharishi. Personne ne peut tout à fait expliquer ni interpréter comment Maharishi agit et pense, mais, pour une raison que j'ignore, il ne m'a jamais demandé mes expériences. En plus, au sortir de cette salle, la question qui m'a été posée m'a permis de rester au Pratshli et d'ajouter mon nom à la liste de ceux qui ont eu le privilège d'être à chaque jour dans la présence de Maharishi pendant plusieurs semaines, jusqu'à la fin d'octobre 1976. Pour cela je dis encore aujourd'hui : Jai Guru Dev. 10) TÉMOIGNAGE : "Un tout petit peu de cette connaissance soulage déjà une personne d'une grande quantité de peur" Cette traduction donne l'idée générale du contenu d'un aphorisme tiré de l'un des textes des Upanishad de l'Inde antique. Cette courte phrase révèle précisément mon expérience de la pratique de la Méditation Transcendantale. Pendant de nombreuses années, le seul temps de la journée où je vivais sans aucune tension intérieure, sans qu'il y ait en moi un sentiment d'effort constant, était durant ma pratique de la M.T. Chaque méditation était mon unique vacance véritable. Rien d'autre que la méditation ne pouvait me soulager et me faire découvrir un état sans stress. Ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours été une personne souriante et heureuse. J'ai toujours eu le rire facile et j'apprécie facilement les gens. Mais le stress dont je me sentais libéré à chaque fois que je pratiquais la M.T. était beaucoup plus profond que ce que pouvait révéler ma seule personnalité psychologique. La M.T. rejoignait ce qui se cache en profondeur de mon être et il se dégageait de cette expérience un sentiment d'aise qui me remplissaient de paix. En réalité, je me sentais même mieux durant la méditation que pendant le sommeil de la nuit car, même là, je percevais les tensions de mon esprit et de mon corps. Ce que je découvrais avec cette méditation était une dimension de bonheur et de contentement qui dépassait les limites de ma pensée et de ma personnalité. Voilà pourquoi, à chaque jour, j'étais si impatient que l'heure de la méditation arrive. Par exemple, dès que je me réveillais le matin, je m'asseyais tout de suite pour méditer. Si j'avais le choix entre rester allongé dans le lit une demie heure de plus ou m'asseoir pour méditer, je me dépêchais de m'installer confortablement et je débutais ma méditation. Pourtant, je ne crois pas que ma transcendance était très profonde durant toutes ces premières années de méditation, mais cela importait peu pour moi, car un tout petit peu de cette expérience me soulageait déjà tellement du stress et rien au monde n'avait plus d'importance que ce vingt minutes de paix que me donnait la technique de MT. Rien ne pouvait remplacer ces minutes, assis les yeux fermés, à découvrir les niveaux très subtils de la pensée, à toucher, même brièvement, le niveau de la conscience pure. Il m'arrive souvent de dire merci à Maharishi (dans mes pensées). « Tu m'as fait connaître le vrai bonheur intérieur car j'ignorais complètement ce que cela pouvait signifier avant que j'apprenne la Méditation Transcendantale.» 9) L'ACTION COSMIQUE : Plus la conscience évolue et moins il y a d'effort dans l'action et la pensée. Le pouvoir de l'action cosmique ne se mesure pas par une grande dépense d'énergie, mais par le mouvement silencieux de la force totale de la nature. Voyez, l'océan au complet soulève des marées géantes cependant que la force qui accomplit cela, bien qu'elle soit énorme et incalculable, reste totalement silencieuse. Celui qui a sa conscience au niveau du champ unifié de l'état transcendantal perçoit la totalité des forces de la vie en chaque pensée et chaque action. Il est porteur de cette force totale de l'univers. Ses pensées sont comme une vague qui avance sur la mer, poussée par la force des vents et soulevée par la puissante énergie de la marée montante. La raison pour laquelle le soutient total des lois naturelles reste silencieux est qu'il vient et qu'il rejoint simultanément tous les points les plus éloignés de l'horizon du temps et de l'espace. En pleine mer, on ne voit plus la marée car elle se confond avec l'océan entier. Mais elle existe, elle est bien présente. La marée montante de l'univers soutient chaque pensée, chaque parole et chaque action de celui qui a sa conscience au niveau du champ unifié de la nature. On s'attendrait que les actions de la personne illuminée soient flamboyantes et remarquables, mais elles sont ce qu'elles doivent être, selon le besoin du temps. La conscience illuminée est le silence en mouvement. L'action de la conscience cosmique se produit à l'intérieur de l'omniprésence et elle est "difficile à voir." Ainsi, les gestes quotidiens de la personne illuminée progressent sur une autoroute qui est aussi large que l'univers lui-même et ils se confondent avec la courbe totale des choses créées d'instant en instant. Mais, du même coup, chaque geste de la personne illuminée porte le sceau de son origine cosmique. C'est comme si une vague individuelle donnait l'impression de contenir énormément plus d'eau que sa largeur et sa hauteur le permettent. Les gens disent que cette vague est l'expression de l'océan au complet. Elle est l'action cosmique en mouvement. En toute circonstance, l'action de la personne illuminée est formidablement naturelle et inexplicable. Elle porte des fruits dans toutes les dimensions de la vie universelle et personne ne saurait les mesurer à partir d'une observation extérieure. L'infini a son propre territoire d'action. 8) CHACUN VEUT CONSTRUIRE SON ROYAUME DE BONHEUR : Chacun souhaite s'entourer des objets qu'il aime et ne pas être dérangé à l'intérieur de ce territoire. Chacun veut s'abriter derrière les murs de ses propres croyances sans être provoqué ni bouleversé au plan de ses idées. Les gens croient qu'il est possible d'appliquer la même formule pour une famille, une ville ou une nation. Ainsi, lorsque la stabilité économique est assurée au niveau des banques et du commerce, une fois que tous les hôpitaux sont construits, une fois que la police et les militaires ont été formés et que le système de justice a été bien rodé, alors on croît que ce sera la paix dans la société. Mais tous se trompent! Si quelqu'un croît que la paix peut être fabriquée de l'extérieur de soi, alors il est réellement « hypnotisé » par l'apparence des choses et des croyances. Parlons-nous de la paix qui dure quelques minutes ou quelques jours jusqu'au prochain détour des événements? Ou de celle qui est écrite sur un traité politique mais qui n'existe que là? Aucune paix ne peut venir en s'entourant de nos objets favoris. La paix des montagnes et des bords de mer peut à tout moment être envahie et conquise. Celle qui se cache derrière des murailles finit sous la poussière des pierres. Où se trouve donc la paix réelle? A-t-on raison de rêver d'engendrer une société en paix, une famille en paix, un individu en paix ou est-ce une utopie? La paix ne peut se trouver que là où l'esprit est réellement en paix, dans son silence intérieur. Quelques minutes de méditation transforment la vie individuelle et agissent du même coup sur l'ensemble de la société puisque, à ce niveau tranquille de la conscience, tout est unifié. La technologie de la paix existe pour la première fois et le phénomène de la paix est finalement expliqué. Il n'est plus nécessaire de prier pour la paix ni d'en faire des poèmes pieux. Il suffit simplement de la créer en soi, dans le silence de la conscience. Alors la paix grandira partout car telle est la réalité du champ unifié de toutes choses. 7) UN STYLE D'ÉCRITURE? Je ne me suis jamais soucié, au long des années, de développer un style d'écriture qui aurait, de par lui-même, « décoré » la connaissance de la transcendance ou « charmé » le lecteur d'une quelconque manière en « enjolivant » ce que je cherchais à exprimer. Une seule chose comptait pour moi : expliquer le plus directement et le plus clairement possible les concepts de l'expansion de la conscience, en montrant la manière par laquelle la pratique de la Méditation Transcendantale accomplit ce formidable processus d'évolution. Aucune originalité particulière dans le style d'écriture ne m'importait. Dans tout ce que j'ai écrit pour ce site web ou dans ce qui se trouve chez-moi sur quelques milliers de pages qui n'ont jamais encore été éditées, tout a été fait sans stress et sans effort afin de produire quelque style d'écriture. Si une idée demandait des efforts pour être exprimée et qu'elle ne m'apparaissait pas sur un fond de clarté intérieure, alors elle attendait au lendemain pour être exprimée. 6) LES GALAXIES RESPIRENT ELLES AUSSI : Quelle est la première chose qu’un bébé fait immédiatement après qu’il soit né? Il va se mettre à respirer. Il s’associe alors instantanément au rythme du souffle de tous les autres humains et il reçoit du même coup « son individualité. » N’importe quelle société qui pollue l’air ne peut survivre bien longtemps car elle contredit ce que la nature nous a fait faire dès le premier instant de notre vie. Respirer est la première action de la vie individuelle. L’attention que chacun accorde à la vitalité de l’air qu’il respire montre si une personne a perdu la mémoire de son premier geste de vie ou si elle en prend encore soin et le perpétue. Lorsque nous remarquons que notre respiration devient très calme durant la pratique de la Méditation Transcendantale et qu’elle semble même parfois être immobile. Ou lorsque le souffle progresse telle une ligne droite qui touche les extrémités universelles, alors la respiration devient la pure vigilance de la conscience transcendantale. L'un et l'autre sont unifiés. La respiration est la conscience pure et la conscience est le souffle illimité. À ce moment-là notre souffle individuel prend contact avec le long souffle universel qui transcende toute activité. Quelle belle expérience de toute simplicité! Ce repos très profond du souffle individuel nous fait connaître l’origine de l’énergie universelle. Cette expérience de silence au niveau du souffle cosmique nous place en position d’harmonie avec ce qui fait que la vie universelle dure de toute éternité et qu’elle se renouvelle sans cesse sous la forme des rythmes respiratoires de toutes les individualités crées. Grâce à l’expérience de la conscience transcendantale, nous découvrons le silence qui précède le premier souffle de toute chose, celui des arbres et des animaux, celui de l’océan, celui du ciel et des montagnes. Nous comprenons comment chaque planète respire, comment le système solaire est vivant et vibrant d’énergie créatrice. Nous saisissons en nous-mêmes la réalité du souffle de l’univers qui fait apparaître et disparaître les galaxies à partir de la plate forme silencieuse de la respiration cosmique de l’infini. Sans expérience de l’état unifié de la conscience transcendantale, tout ce qui est décrit ici paraît invraisemblable. Mais cela devient une expérience directe si on connaît l’origine silencieuse de tous les rythmes et mouvements de la diversité universelle. 5) LA CRÉATIVITÉ EST-ELLE DANGEREUSE? Depuis tant de millénaires, nous avons vu à quel point la créativité humaine a pu être dangereuse et salvatrice tout à la fois, en ce sens où elle a permis le progrès des diverses sociétés selon des modes uniques à chaque culture, chaque climat, chaque condition historique, mais du même coup, elle a permis la perpétuation de l’injustice, de l’exploitation, de la pollution, de la violence et de la guerre. Mais le problème n’est pas tant que l’humain ait pu inventer quelque chose d'explosif, mais qu’il l’ait utilisé pour fabriquer des canons et des bombes qui ont servi toutes sortes d’ambitions égoïstes et idéologiques. En réalité, en toutes choses, c’est l’état de la conscience humaine qui est primordial. Si la conscience humaine avait été plus évoluée, nous aurions inventé des choses très « différentes » mais surtout, nous aurions utilisé toutes nos découvertes d'une autre manière. Un antibiotique est une invention très précieuse, mais il permet le développement de méga virus, résistants à tous nos efforts pour les éliminer. Ainsi, nous voyons que toute invention nécessite une large conscience si elle doit être utilisée sagement. Ce dont nous avons le plus besoin, c’est de développer les états supérieurs de la conscience chez des millions de personnes, afin qu’elles découvrent en elles-mêmes le champ unifié de la conscience, l’état transcendantal de la conscience, et qu'elles garantissent ainsi le progrès de toute l’humanité. Sans une plus large conscience, la Terre sera en péril de manière permanente et il deviendra de plus en plus difficile de résoudre nos milliers de problèmes qui s’entrecroisent et s’entrechoquent les uns les autres. Puisque tout dans la nature fonctionne en réseau, la solution à nos innombrables problèmes est de connaître en soi le " réseau universel ", l’état unifié de la conscience et, à partir de cet état d'expansion intérieure, d’agir sur l’énergie créatrice afin de stimuler le progrès partout. Car une conscience large peut agir puissamment sur l’ensemble des forces qui soutiennent le progrès de tous. Seule une conscience évoluée, éveillée, créatrice, satisfaite en elle-même, énergique et en santé (en harmonie) permet le réel développement d’une créativité sans stress, d’une créativité qui ne peut plus jamais être dangereuse pour qui que ce soit car elle est, en elle-même, l’impulsion de la nature, dans laquelle la totalité est spontanément prise en considération, et non pas uniquement quelques aspects étroits du progrès. La technique de Méditation Transcendantale arrive au bon moment dans l’histoire de l’humanité. L’ère scientifique sera désormais protégée et soutenue par une nouvelle tendance collective qui sera incorporée dans tous les systèmes d'éducation du monde : ce sera le développement des états supérieurs de la conscience. 4) COMMENT NEUTRALISER LE KARMA PASSÉ DE L'HUMANITÉ ET CRÉER LE PARADIS SUR TERRE? Rien ne se produit quelque part sans que l'univers au complet le permette. Aucun événement n'est séparé de la totalité. Tout est lié à toute autre chose. C'est cela la loi du karma. Le karma est « insondable », dit Maharishi. Toute action, quelle qu'elle soit, vient après un calcul instantané et immédiat de toutes les influences présentes et passées qui permettent à un événement de se produire. Une mouche qui vole quelque part sous un arbre fruitier, ne pourrait pas voler une seconde de plus si un prédateur avait faim et qu'il passait par là. Le hasard ne peut pas exister dans l'univers car tout est parfaitement calculé. Et si le hasard existe dans notre compréhension des choses, c'est que nous ne pouvons pas nommer ni identifier les calculs parfaits qui font qu'une suite infinie de causes et d'effets échelonnés au long de millions d'années, ont produit un événement particulier quelque part. Si la justice existe dans cet univers, il n'en fait aucun doute. Le calcul mathématique qui appartient à l'intelligence du cosmos est parfait et toute la mémoire de l'univers est présente en chaque point. Il ne se produit jamais d'erreur nulle part. Alors, comment peut-on modifier ce que l'univers calcule et réellement libérer la vie et l'améliorer? Comment peut-on faire pour que le karma des actions passées ne nous emprisonne plus dans le moment présent? Comment déjouer le calcul qui devait produire tel événement et faire avancer la vie vers une époque glorieuse, telle que Maharishi l'annonce, lorsqu'on sait que l'humanité a fait des guerres, des meurtres, de la violence, des abus, des injustices, dans chaque époque? La réponse : il faut transcender le domaine du karma! Il faut amener la conscience au niveau où les lois de l'action sont transcendées et en repos total. Ce repos de la Méditation Transcendantale produit un karma de silence cosmique qui se tient en dehors du temps et de l'espace. La conscience transcendantale produit un nouveau karma plus puissant que les vagues qui se trouvent à la surface de la vie. L'état transcendantal crée le karma de l'océan et il nous libère du karma des vagues. La force silencieuse de l'état transcendantal de la conscience agit sur la totalité des lois évolutives de la vie universelle et cette loi est supérieure à n'importe quel karma d'une vague particulière qui viendrait du passé. Voilà la manière de modifier le calcul mathématique du karma passé et de produire une influence nouvelle qui engendrera le retour d'une époque paradisiaque sur terre, indépendamment du " passé" de l'humanité. L'expérience de la transcendance paraît bien simple, mais elle est unique et irremplaçable. Elle change tout dans la vie individuelle et collective. Sans cette expérience du repos transcendantal, rien ne pourrait introduire une influence nouvelle qui aurait assez d'autorité pour modifier le calcul sans erreur que la loi naturelle produit de minute en minute. Aucun effort pour améliorer la vie, tant qu'il se déroule au plan de l'action et de la pensée, ne pourrait être en dehors du calcul lui-même de la nature. La M.T. produit le niveau de silence qui surpasse le jeu des lois naturelles et elle leur dicte la nouvelle direction que va maintenant prendre le moment présent afin de produire un nouvel avenir qui sera l'expression des qualités du champ unifié de la conscience transcendantale. Comment remercier Maharishi de sa générosité insondable? Il nous a libéré du lourd karma négatif de l'humanité et il nous a ouvert la porte de sortie hors du labyrinthe de la souffrance. 3) LES GENS HEUREUX N'ONT PAS D'HISTOIRE : On dit que « Les gens heureux n'ont pas d'histoire. » Réellement, les gens heureux ont la plus formidable des vies. Elle est la plus excitante de toutes puisqu'ils réalisent ce que chacun souhaiterait obtenir dans sa propre vie. Les gens heureux partagent les regards complices, les sourires amicaux, ils expriment ce qui est simple et vrai, ils reçoivent l'essentiel. Ils épousent le bonheur, la gaieté et la chance. Ils peuvent se permettre d'être toujours spontanés. Ils répandent le bonheur partout où ils se trouvent, sans rien imposer aux autres. Ils sont sensibles et tolérants. En général, ils sont très créatifs et ils organisent les détails de leur vie pour que le bonheur ne soit jamais fracassé par les événements. Leur vie est la plus enviable de toutes. Elle est chargée de santé, d'équilibre, de fantaisies joyeuses, de sérénité. Qui ne voudrait pas mériter une telle vie sans histoire? 2) COMMENT FAIRE POUR QUE LA NATURE NE DISE JAMAIS NON À LA RÉALISATION DE NOS DÉSIRS? Lorsqu'un homme dit « oui » à sa femme, il crée le sentiment d'abondance en elle, comme si la vie répondait immédiatement à ses pensées. Lorsqu'à son tour, la femme dit « oui » à son mari, elle lui donne le sentiment de l'abondance et de la réalisation de ses pensées. Aucun d'eux n'offre de résistance aux désirs de l'autre et il n'y a pas de lutte, pas de combat, pas d'effort pour convaincre ou avoir raison en quoi que ce soit. Par amour, simplement par amour, l'un dit « oui » à l'autre et ainsi les deux sont satisfaits et épanouis ensembles. Lorsque les deux se disent continuellement « oui » et qu'ils en arrivent parfois à offrir à l'autre la joie qu'il n'a même pas encore demandée ni exprimée, alors le couple crée autour de lui une aura d'abondance et de générosité. Les lois de la nature ne peuvent pas dire « non » à leur satisfaction car tout autour d'eux est subtilement structuré dans la dimension du « oui » permanent.
1) Voici un superbe montage qui m'est arrivé de mon amie Lucette B. Merci.
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