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NOTICE BIOGRAPHIQUE DE L’AUTEUR
Je suis né le 1er août
1949, à Lévis, province de Québec. J’ai passé toute mon enfance et mon adolescence dans la très jolie
ville de Montmagny, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. J’ai
fait mes études secondaires à l’externat classique de Montmagny et au
Collège Sainte-Anne de Lapocatière. J’ai ensuite étudié à l’École
normale Laval et à l’Université Laval de Québec, en Sciences de
l’éducation.
J’ai débuté la pratique
de la Méditation transcendantale le 25 septembre 1971, à Québec. Mon
instructeur était Ken Matthews, aujourd’hui décédé. Mon roman La rencontre du maître est
d’ailleurs inspiré de la formidable personnalité de Ken Matthews.
Au printemps de 1974, j’ai pris la décision de rejoindre Maharishi en
Europe et je suis moi-même devenu professeur de cette technique en mars
1975, à Vittel en France. Je faisais alors partie d’un groupe de
quelques milliers d’autres personnes venues d’une cinquantaine de pays,
toutes inscrites au baccalauréat offert par la Maharishi
European Research University MERU, établie en Suisse. Nous étudiions alors la
Science de l’intelligence créatrice ainsi que la philosophie védique de l’Inde, telle qu’elle avait été redécouverte et expliquée par Maharishi
lui-même. J’ai obtenu mon baccalauréat dans ce domaine à la fin de 1977
et j’ai, depuis ce temps, eu la chance d’enseigner la technique de la
M.T. à des centaines de personnes au Canada et dans d’autres pays.
Je suis marié et père de
deux filles. Je travaille depuis plusieurs années pour l'Agence
canadienne de développement international, l'ACDI.
L’enseignement de
Maharishi Mahesh Yogi (1917-2008) a été le pivot de ma vie. Il m’a fait
comprendre les mécanismes de transformation de la conscience
individuelle et collective et découvrir les outils qui rendent cette
transformation tout à fait aisée et efficace. Je n’ai jamais oublié les
paroles que Maharishi m’a dites un jour, alors que j’étais seul avec lui
pendant un bref moment. Je venais de le remercier d’avoir fait venir à
moi la M.T. Cette méditation était ce que j'attendais depuis tellement
longtemps. À ce que je venais
de lui dire Maharishi a répondu ceci, en me regardant calmement dans les
yeux : « With this knowledge, you can erase the suffering of the
world. » On aurait dit que Maharishi avait deviné que,
depuis mon enfance, mon désir le plus fort était de découvrir la
connaissance par laquelle il serait possible de mettre fin à la souffrance dans le monde.
Cette connaissance, Maharishi l'avait reçue auprès de son Maître. Elle
ne pouvait passer que par l'utilisation de techniques qui permettent le
développement d'états supérieurs de la conscience.
En écrivant mes livres, j’ai pu mettre
sur papier des réflexions et des observations qui correspondaient à mes
expériences, au fur et à mesure que mon esprit découvrait les niveaux de
plus en plus subtils de la transcendance et que ma conscience
s’établissait dans une plus grande illumination intérieure. Écrire ces
livres et ces textes est une façon supplémentaire de remercier
Maharishi, car je lui dois tout ce qui m’est arrivé et tout ce que je
connais.
Jai
Guru Dev
Je
souhaite ajouter ici deux textes plus personnels. Le premier ajout que je fais ici est tiré de
Textes
en vrac # 358 et le second de Courtes pensées #340).
1)
« PAS DE TEMPS À PERDRE :
Lorsqu'on
est
jeune, on ignore combien de temps on va vivre. Lorsqu'on a
cinquante ans, on l'ignore encore, mais on est surpris
d'être rendu là, parce que bon nombre d'autres personnes ont
déjà quitté la planète. On fait la même constatation à 60
ans et à 70 ans, etc.
Lorsque j'étais jeune, je voyais mes parents aller à des
funérailles ou se rendre visiter la famille de quelqu'un qui
était décédé et offrir leurs condoléances. Cela arrivait au
moins une ou deux fois par mois. Un jour un garçon de mon
âge s'est noyé dans la rivière et j'ai vu mon père partir
pour offrir ses condoléances à la famille. Il était
extrêmement triste car il avait déjà été collègue de travail
du père de ce jeune.
Ayant pris conscience du fait que la mort peut survenir à
n'importe quel âge, j'ai senti une grande urgence de
découvrir quelque chose que mon jeune intellect ne
réussissait pas à nommer tout à fait, mais je savais que je
n'avais plus de temps à perdre. Mes parents n'ont jamais
compris pourquoi, à partir de cette année-là, mon intérêt
pour l'école a diminué grandement. Je ne voyais nulle part
là ce que je recherchais au fond de moi.
J'ai d'abord recherché quel était le but de la vie. J'ai
considéré ce sujet pendant des mois et des mois, voyant
comment « le but de la vie» est compris différemment par
différentes personnes, à différentes époques et dans divers
contextes culturels et traditionnels. Il m'a fallu du temps,
mais j'ai découvert ce que je croyais être l'idée la plus
claire de " mon but " dans la vie. J'ai vérifié qu'il était
réellement universel, et ensuite je me suis demandé comment
rejoindre ce but, comment connaître cette expérience
et la vivre. J'étais intéressé à vivre ce « but de la vie
»et pas seulement à le comprendre intellectuellement.
Le comment progresser vers la réalisation de ce but de la
vie, était un immense défi. Il y avait autour de moi des
centaines de supposés chemins que diverses personnes avaient
prises au long des siècles, incluant celui de la foi en
Dieu, celui de l'amour, celui de la religion, celui de la
philosophie, etc. avec tout ce que chacune de ces voies
implique.
Je me rappelle avoir lu des livres sur toutes sortes de
manières de vivre « le but le plus élevé dans la vie. » Ces
voies étaient, bien évidemment, toutes différentes les unes
des autres, et souvent même, opposées les unes aux autres.
Ainsi je lisais, je réfléchissais, je parlais avec mon ami
(Jean Claude Cloutier, aujourd'hui décédé - il est mort à
l'âge de 43 ans) pendant de longues heures, nous
réfléchissions ensemble, nous recherchions une voie qui nous
mènerait en dehors du labyrinthe de la pensée, hors des
conditionnements, hors de l'ignorance fondamentale de
l'Être. Nous avons lu ensemble et discuté tous les écrits
que nous pouvions trouver sur les sages qui étaient connus
d'une manière ou d'une autre à notre époque. (L'Internet et
l'ordinateur n'avaient pas été inventés à cette époque.) Au
bout de toutes ces lectures et de ces échanges, je me trouvais à chaque
fois insatisfait. Je cherchais autre chose.
Puis à l'âge de
22 ans, nous avons tous deux fait le choix d'apprendre la technique
de Méditation transcendantale. Deux ans plus tard, j'ai choisi
de devenir un professeur de la Méditation transcendantale et
de faire que ma découverte de cette technique si unique, serve de raccourci à d'autres
chercheurs qui pouvaient, eux aussi, tout comme moi avant,
rechercher la dimension absolue de l'existence, alors qu'ils
ne la trouvaient nulle part. Mon si bon ami n'a pas pratiqué
la MT de façon régulière. Je crois qu'il a préféré
continuer une quête intellectuelle de l'Absolu et de la
liberté. Il ne comprenait plus ma démarche. Il ne comprenait
pas que j'aie accepté de faire partie d'une organisation, ce
qui lui paraissait tout à fait contraire à ma manière
d'être, et opposé à toute ma démarche antérieure qui se
voulait libre de toute autorité spirituelle et
intellectuelle.
Plusieurs fois
au long des années, lorsque nous nous retrouvions, il m'a
posé la question : « que fais-tu dans une organisation alors
que cela t'oblige à dire « ce qu'il faut dire », à suivre
des directives, à être en accord avec ceci et avec
cela? Selon lui, cette manière d'être allait très bien avec
tant d'autres personnes qui aiment être dépendants de
quelqu'un au plan intellectuel, (suivre un guru ou n'importe
quelle autre autorité) ou qui aiment la sécurité d'un groupe
de gens qui pensent de la même façon, ou qui cherchent pour
eux-mêmes à se placer dans une position d'autorité face à
d'autres, mais cela ne me convient absolument pas - je
n'étais pas ce genre de personne. J'étais un penseur libre,
un homme libre et, comme il le répétait à chaque fois, il me
voyait maintenant « enfermé dans une organisation. »
Je lui
répondais chaque fois la même chose, et il restait
silencieux à chaque fois qu'il m'entendait : « Je n'ai pas
le choix. Maharishi est le seul, à ma connaissance, et tu es
obligé de respecter mon jugement parce que tu me connais
depuis si longtemps, qui enseigne la technique qui donne
l'expérience de la conscience transcendantale. Maharishi est
le seul dont tout l'enseignement est fondé sur l'expérience
de la conscience transcendantale. Tous les autres maîtres
disent des choses à propos de cet état, mais ils se
contredisent en enseignant des méthodes qui vont très
souvent dans le chemin opposé du silence transcendantal. Il
enseignent la contemplation ou la dévotion à Dieu ou le
contrôle des pensées et du comportement, etc. Ils enseignent
tout sauf l'état qui est l'illumination elle-même. Maharishi
donne la voie qui a manqué à l'humanité.
Je me rappelle
que j'ajoutais que j'ai appris cette méditation parce que
l'organisation qui enseigne la MT existait et c'est elle qui
m'a rejoint dans ma ville du nord de l'Amérique, au
Québec. Sans l'organisation de la MT, sans la volonté de Maharishi de fonder une organisation qui essayait de
rejoindre tous les coins du monde, j'aurais cherché cette
voie en faisant le tour de la terre, et je ne l'aurais peut
être jamais trouvée. Je dois donc l'épanouissement de ma
longue recherche à l'organisation de MT et je ne peux plus
jamais abandonner cette organisation. Je ne peux même pas la
critiquer pour quelque
règle à suivre qui s'impose à moi. L'organisation de
la MT est la chose la plus importante sur terre après la
technique de méditation elle-même.
Je faisais maintenant partie de ce superbe groupe de
milliers de professeurs de
méditation qui, avec énormément d'humilité, servaient cette
cause pour offrir le message de la conscience transcendantale à
tous ceux qui voulaient l'entendre. Aujourd'hui, (2011)
les professeurs de MT et les dirigeants de l'organisation
internationale sont tout à fait dignes de ce que Maharishi souhaitait
pour représenter la connaissance transcendantale. »
Le temps est de
la plus haute importance dans une vie. J'ai 62
ans (2011) et j'ai fait de très grands pas pour réaliser «
le but de la vie » non pas uniquement en théorie, mais concrètement.
Maharishi a répondu à ma quête et il l'a épanouie. Je ne
peux que le remercier de jour en jour en mon coeur. Jai Guru Dev.
2) «
Lorsque j'étais enfant, c'était clair que j'avais quelques expériences
de moments de clarté indéfinissable et d'expansion des sentiments avec
un amour qui incluait tout. Ces expériences duraient parfois quelques
secondes, et parfois de très glorieuses minutes. Elles disparaissaient
en me laissant dans l'attente du mystère de cette douce illumination
intérieure.
Un jour j'ai perdu patience et je me suis mis à chercher à temps plein
et j'ai fait le tour de tout ce que je pouvais trouver. j'ai cherché
intensément de l'âge de 10 ans jusqu'à 22 ans lorsque j'ai trouvé la
technique de Méditation transcendantale. Je cherchais une connaissance
qui allait me fournir à la fois un chemin, une technique, une méthode
pour m'aider à faire grandir mon être. Je savais intuitivement que le
chemin individuel devait nécessairement être le même chemin pour toute
l'humanité.
J'étais concentré sur l'idée
de trouver une porte de sortie hors de la souffrance pour toute la race
humaine et je refusais ce que tous les autres voulaient me laisser
croire, que souffrir est inévitable quand on est dans un corps humain.
Je recherchais l'Absolu, l'infini, l'Éternel. Je savais que la solution
universelle à la souffrance humaine devait être une technique qui allait
accélérer l'évolution intérieure. Elle devait être une pratique de
quelque chose, un exercice, une méthode simple qui devait nécessairement
être en dehors d'une croyance parce qu'une personne croit en ceci et
l'autre en autre chose. Les croyances ne peuvent pas être une voie
universelle, quoi que les prédicateurs religieux en disent.
J'avais beau regarder
partout, et lire toutes les biographies de tous les saints, je ne
trouvais rien qui corresponde à ce que je cherchais. J'ai lu la bible
attentivement, je me suis intéressé aux autres textes religieux. Puis j'ai lu les pensées de Pascal,
les écrits de Sainte
Thérèse d'Avila et les fioretties de Saint-François d'Assise. J'ai lu la
poésie mystique de Saint-Jean de la Croix, et les mémoires de Saint
Bernard de Clairvaux. J'ai lu Theillard de Chardin et Lanza del Vasto. J'ai lu les écrits
de l'empereur romain Marc Aurélius. J'ai passé des mois à
examiner les paroles de Plotinus, le philosophe des Ennéades. J'ai lu le livre du Tao chinois. J'ai découvert certains écrits de l'Inde, la Bhagavad Gita, les Upanishads.
J'ai lu Ramakrishna, puis Ramana Maharshi, et Paramahansa yogananda, ainsi que les
livres de Krishanmurti. J'ai lu Prabhupada, Chinmoy, Ananda Moyima,
Aurobindo, Nisargadatta, Osho, etc. Mais je n'étais jamais satisfait. Je
voulais autre chose.
J'ai discuté avec mes amis
durant des milliers d'heures sur l'évolution de la science moderne, sur
les conséquences de la pollution, sur le végétarisme, et tellement
d'autres sujets qui n'étaient pas encore tout à fait à la mode dans les
années 1960. J'ai fait des lectures sur des dizaines de penseurs de tous
genres, James Allen, Buckminster Fuller, Castaneda, Rimbaud, Héraclite,
Mme Blavatski, Frithjoh
Schuon, Emerson, Wattles, Saint Exupéry, Aïvahnov, et tant d'autres.
Encore là, je restais insatisfait.
Puis un jour j'ai entendu
les paroles d'un jeune homme de 29 ans, Ken Matthews qui parlait de Méditation transcendantale à
une conférence qu'il donnait à l'université Laval de Québec. Ken était
un instructeur de la MT et j'ai eu tout de suite confiance dans ce qu'il
disait. Il parlait de la technique de Méditation transcendantale et de
la possibilité de transcender la pensée et de trouver l'Être infini en
soi.
« Les enseignements spirituels détruisent l'ignorance, et
par conséquent, ils enlèvent la noirceur, mais ils ne peuvent jeter la
lumière sur le Soi, car le Soi est la lumière. »
(Brahmananda Saraswati, le
maître de Maharishi)
« Spiritual teachings destroy ignorance and therefore remove darkness,
but they cannot throw light on the inner Self, for the Self is light.
»
En voyant cette phrase, j'ai eu une claire vision de ce que j'avais tant
recherché sans le trouver nulle part, et ma quête s'est arrêtée
instantanément. Je venais de comprendre que je devais gagner l'expérience
du « Soi »
qui transcende toutes les paroles et tous les enseignements. La Méditation transcendantale
était le chemin qui mène à ce but. Aucun enseignement discursif ne
m'avait donné autre chose que le goût de trouver cet invisible
spiritualité et j'étais désespéré de trouver la voie de cette expérience
transcendantale. J'ai découvert que le but de ma quête se trouvait dans le
silence qui transcende toutes les paroles.
Du même coup, j'ai compris
l'enseignement de Maharishi qui montrait comment l'expérience de
la transcendance de la pensée produit une radiance dans le champ unifié de la
conscience, lequel transforme la société sans qu'on ait rien à faire
d'autre pour voir apparaître de tels changements. La transformation de
la société sera complètement automatique puisque tout est unifié
au niveau de la conscience transcendantale. Des millions
de personnes vont se mettre à faire de meilleurs choix dans leur vécu
quotidien, simplement parce que la force évolutive de la loi naturelle a été éveillée
directement dans le silence intérieur, à partir du champ
transcendantal de la conscience.
C'est cette connaissance que je cherchais. Je voulais
une technique pour moi-même et je voulais aussi découvrir une manière de changer le
monde sans avoir à me battre avec le monde pour qu'il change.
Si j'ai trouvé tout cela, c'est parce que Maharishi a tout donné. Il a donné la connaissance totale, celle qui est partout
comme l'espace, la pure conscience.
Jai Guru Dev |