Septembre 2011

LA SÉQUENCE DES EXPÉRIENCES DE LA DÉCOUVERTE DE DIEU

Avant de connaître l'enseignement de Maharishi, je ne me souvenais pas avoir jamais pris connaissance de la description de la séquence des expériences qui mènent à la réalisation de Dieu. Je me rappelle avoir lu, lorsque j'avais une vingtaine d'années un très précieux texte écrit par Sainte Thérèse d'Avila, où elle décrivait ses visions de ce qu'elle appelait « les 7 châteaux de Dieu. » Je crois qu'il y avait là une tentative de décrire les expériences d'union à Dieu mais malgré l'évidence de la communion au divin que vivait Sainte Thérèse, j'étais resté incertain sur les étapes de cette quête.

Plus tard, lorsque j'ai connu l'enseignement de Maharishi et que j'ai débuté la pratique des techniques de Méditation transcendantale et de MT-Sidhis (dont le vol yogique fait partie), la compréhension des étapes de l'expérience de la découverte de Dieu a été finalement possible. Ces étapes sont tout à fait systématiques et faciles à comprendre une fois qu'on a entendu Maharishi expliquer les sept états de la conscience en relation avec les sept réalités de la découverte de Dieu. Voici une description de ces sept états de la conscience avec un bref résumé de la manière dont Dieu est connu selon chacun de ces états d'évolution.

1- Durant le sommeil profond, Dieu ne peut pas être perçu parce que la capacité de faire des expériences et d'être conscient est à son minimum. L'inconscience du sommeil profond ne laisse pas de place pour la découverte de Dieu, ni même pour la pensée ou la contemplation du divin.

2- Durant l'état des rêves, l'expérience de Dieu est possible mais uniquement dans le contexte des visions illusoires qui sont le lot du rêve. Les pensées qui défilent dans l'esprit, ainsi que les perceptions sensorielles qui s'y déroulent, sont principalement causées par des relâchements de stress accumulés précédemment dans le système nerveux. Ces tensions intérieures sont gardées dans le corps sous forme d'empreintes biochimiques et lorsqu'elles sont relâchées suite au repos du sommeil profond, elles surgissent dans l'esprit sous forme de rêves. Certes, une vision céleste est possible dans l'état des rêves, mais cela est plutôt rare. Même si une personne racontait un rêve où la vision de Dieu lui était apparue, les impressions et les morceaux d'événements qui se présentent à l'esprit lors des rêves ne laissent que peu de place à une connaissance de Dieu qui soit concrête. D'ailleurs, ne dit-on pas que le papillon du rêve ne peut être attrappé que par le filet du rêve. Il n'est plus très utile une fois que le jour s'est levé.

3- Durant l'état de veille active, le troisième état de la conscience, là où nous passons la plus grande partie de notre vie, (nous sommes éveillés environ 15 heures par jour) l'expérience de Dieu sera infiniment diversifiée selon chaque personne. Quelqu'un qui a « perdu la tête » peut dire qu'il a vu Dieu dans son bol de soupe. Bien que nous partagions tous une perception qui est commune avec les autres humains (un rocher est solide, le soleil est chaud) chacun de nous vit quand même en grande partie à l'intérieur de son monde subjectif. Nous ne sommes que très rarement pleinement éveillés durant la journée, ce qui fait que chacun transporte ses rêveries semi éveillées même au coeur de l'action quotidienne. 

Chaque être humain réagit selon ses propres conditionnements, ses capacités et ses croyances. Le point central de cette explication est que l'expérience de Dieu durant l'état de la veille active prendra, comme pour celle des rêves ou du sommeil inconscient, les caractéristiques de l'état de conscience dans lequel elle se déroule. Toute expérience de l'état de vielle est nécessairement différente d'une personne à l'autre. Elle est nécessairement subjective et c'est pour cette raison qu'on entend dire que chaque personne possède sa propre vérité.

L'état de la veille active est influencé par une foule de conditionnements, ceux culturels, ceux philosophiques ou religieux, ceux historiques, politiques, etc. Il y a en toute expérience une certaine dose de préjugés favorables ou défavorables envers n'importe quoi, il y a des niveaux d'interprétation qui dépendent des connaissances, des points-de vue, des capacités intellectuelles, de la clarté de l'esprit, de la rationalité, du bon sens et de bien d'autres éléments personnels ou collectifs. Où se tient donc la vérité d'une expérience de Dieu si mille personnes différentes disent connaître Dieu dans leur vie? Personne ne peut fournir de réponse satisfaisante à cette question. Il y a de très grandes saintes et des saints qui ont été rejetés des structures officielles de la foi dans tel ou tel pays parce que ce qu'ils affirmaient semblait contredire les chemins de la croyance populaire. Du même coup, il y a eu de très fameux croyants ou réformateurs religieux qui ont énoncé « leur folie sectaire » sous une forme parfaitement rationnelle qui a été applaudie par des centaines de milliers de personnes à telle ou telle époque.

Si quelqu'un déclare avoir trouvé la foi en Dieu et qu'il commet des actes violents envers d'autres personnes dans le but de les convertir par la force, comment va-t-on réconcilier sa déclaration de foi et ses actions? Pendant de très nombreux siècles, la spiritualité a donc été confondue à toute autre chose parce qu'il n'existait aucune objectivité pour comprendre les critères réels de l'illumination spirituelle ni en saisir les étapes de développement. Il n'est donc pas surprenant que la spiritualité ait été mélangée à la superstition, à la magie et à l'austérité qui a pris des formes inimaginables dans les croyances populaires. Il y a eu des révolutions armées qui ont été faites au nom de Dieu, de la foi et de l'amour. Où est la faute? Elle réside dans l'état de la veille active qui ne peut pas livrer une claire vision spirituelle et qui permet n'importe quelle confusion d'interprétation sans possibilité d'une juste discrimination puisque chacun « a raison », quoi qu'il dise.

Maharishi enseigne que pour trouver Dieu et gagner une expérience claire de la réalité divine, il faut développer quatre états supérieurs de la conscience. Il faut dépasser obligatoirement les états de sommeil profond, de rêves et d'éveil actif. Sans développer les quatre états supérieurs de la conscience, la réalité de l'expérience de Dieu sera toujours entourée de mystère et d'incertitude. 

4- Le quatrième état de la conscience est facilement connu grâce à la pratique régulière de la Méditation transcendantale. Cette méditation a été conçue pour donner l'expérience de la conscience transcendantale.

Si on veut construire un édifice qui se tienne droit, il faut nécessairement l'établir sur une fondation stable. Les sables mouvants de la conscience de l'état de la veille active ne fournissent pas assez de stabilité pour satisfaire une vraie quête de Dieu. Il faut donc, comme l'explique Maharishi, que l'expérience de Dieu soit stable et « objective. » Ici encore, nous voyons que l'expérience de Dieu s'accordera exactement avec les caractéristiques de l'état de la conscience dans lequel on se trouve au moment de faire l'expérience. Ce doit être pour cela que Maharishi dit : « Dieu est un état de conscience. »

Voyons ce que sont les principales caractéristiques de la conscience transcendantale, le quatrième état de la conscience. Cet état de profonde tranquillité de l'esprit est caractérisé par la vigilance en repos profond et elle ne contient plus aucune activité mentale. C'est le silence conscient qui est l'élément essentiel de la conscience transcendantale. Pour avoir l'expérience de la conscience transcendantale, il faut que l'esprit ralentisse son activité et qu'il se retrouve dans un calme très profond, tout en gardant intacte sa capacité d'éveil.

Méditer, dans ce contexte de la conscience transcendantale, ne signifie pas réfléchir longuement ou profondément à un sujet sur lequel l'esprit s'essaie à contempler des significations symboliques, mais plutôt à mettre la pensée au point neutre de son activité, exactement sur la frontière entre le sommeil inconscient et l'esprit actif. En situant l'attention sur le point neutre qui se trouve entre l'activité mentale et l'inconscience, on fera l'expérience de la vigilance intérieure. La conscience y est parfaitement pure et rien d'autre ne se reflète sur elle. L'esprit se trouve alors pleinement éveillé mais sans aucune limite d'une pensée particulière.

Telle est la description du processus de Méditation transcendantale. Cette méditation n'en est pas une contemplative ou suggestive. Elle n'accorde aucune importance au contenu et à la signification des pensées puisqu'elle les amène toutes au repos, laissant l'esprit dans sa vigilance tranquille, la conscience transcendantale.

L'état de transcendance se tient en dehors des limites de la pensée. Le mot « Dieu » ne peut pas être pensé tant que dure l'expérience de la conscience transcendantale puisque dans cet état, toute pensée s'est arrêtée. L'expérience de la conscience transcendantale va donner une expérience indéfinissable de Dieu sous la forme de la conscience de l'Être. « Indéfinissable » parce que la pure conscience ne contient pas de mots ni de pensées ni de concepts sur quoi que ce soit. D'ailleurs, il faut se rappeler que la description de l'extase ou de l'adoration qu'on vécue de nombreux saints ressemblait parfaitement à la description de la conscience transcendantale dans laquelle la pensée s'était arrêtée pour laisser place à la pure contemplation silencieuse de l'Esprit divin. Dans cet état de pure transcendance, il était impossible de décrire avec des mots exacts la vision illimitée de l'Être et de la félicité qui s'y trouvaient.

L'idée de Dieu est effacée dans cette pure absorbtion dans la conscience transcendantale. Le concept ne peut exister que lorsque l'esprit est actif. Dans cet état transcendantal, Dieu est la pure conscience elle-même, l'Être infini et indéfinissable. Il n'existe là qu'un état de plénitude et de liberté infinie. Afin de réellement savoir si l'expérience de la conscience transcendantale est liée à Dieu ou uniquement une pure conscience humaine qui n'aurait pas le statut d'Esprit originel, il faut dépasser la conscience transcendantale et avancer vers le prochain état de la conscience, la conscience cosmique. Une décision purement intellectuelle qui déclarerait que la conscience transcendantale est ou n'est pas l'Être suprême, le Dieu universel, ne peut pas nous satisfaire. L'expérience transcendantale pourrait être associée à l'aspect impersonnel de Dieu et cela serait valide, puisqu'aucune description de l'état transcendantal ne peut limiter cette expérience qui est définitivement de la nature indescriptible de l'Être absolu.

5- La conscience cosmique est l'état où l'expérience de l'Être absolu va devenir permanente, ce qui signifie qu'elle va durer jour après jour, nuit après nuit. Cette expérience ne peut plus jamais s'effacer une fois qu'elle a été fondée dans le fonctionnement du système nerveux. Maharishi dit que l'expérience de chaque niveau plus avancé de la spiritualité demande des degrés de perfectionnement de plus en plus subtils du fonctionnement du cerveau. N'oublions pas que c'est le système nerveux qui soutient la conscience et que chaque modification de l'esprit est appuyée par une biochimie particulière. Les médecins connaissent ce lien qui existe entre l'esprit et la chimie corporelle, entre le fonctionnement ordonné de la pensée et les modèles ordonnés des ondes cérébrales.

Lorsque le système nerveux a perdu la majorité de ses stress, il ne crée plus d'obstacle à la perception permanente de l'Être transcendantal. Pour avoir cette expérience, il faut avoir pratiqué la Méditation transcendantale pendant quelques années ou bien avoir reçu un système nerveux exceptionnel comme don de naissance, ce qui est aussi rare que de naître dans le cerveau d'un Einstein ou d'une Sainte Thérèse d'Avila.

L'expérience de la conscience cosmique est le plus merveilleux passage vers l'expérience du sixième état de la conscience, là où Dieu va être enfin connu face à face. Rappelez-vous que durant le sommeil profond, Dieu était inexistant. Durant les rêves Dieu pouvait être n'importe quoi. Durant l'éveil actif, Dieu dépend de la subjectivité de chaque personne, croyante ou non. Dieu devient l'esclave de ce que chacun veut bien en penser. Durant l'état transcendantal, on gagne l'expérience d'un état silencieux et sans agitation mentale, ce qui nous place dans une position de « pure observation », mais cet état existe uniquement dans le silence de la pensée. La transcendance ne montre pas directement le visage de Dieu. Elle suggère la réalité de son Esprit infini et transcendantal. Il faut donc évoluer encore un peu si on souhaite connaître Dieu par delà les fanatismes, les illusions, les erreurs, les doutes et tout le reste.

En conscience cosmique, il n'y a plus de doute, plus de stress, plus d'illusions mentales, plus de rêves trompeurs, plus de folie. La pure conscience transcendantale dure en permanence en soi, au plan de l'Être cosmique. Dans cet état, nous possédons pour la première fois les deux éléments qui sont nécessaires pour obtenir la perception directe de Dieu. Nous avons la conscience infinie de l'état de l'Être et nous avons le système nerveux de plus en plus nettoyé de ses stress. La méditation quotidienne dissout le stress.

Lorsque la conscience cosmique est établie, elle va évoluer graduellement vers la conscience de Dieu. Il y aura un moment où la conscience de Dieu va apparaître en soi. Dieu est une plénitude infinie et sa perception sera elle aussi une plénitude indescriptible. Tout l'Être sera rempli de la vision du divin. Ainsi, au fur et à mesure que la conscience cosmique évolue, le système nerveux va commencer à être de plus en plus rempli de la félicité de l'Être. Au début, la félicité de l'Être se trouve extrêmement séparée de la pensée et des perceptions sensorielles. Mais la conscience transcendantale infinie charme l'esprit. Le fossé entre l'Absolu et les choses ordinaires de la vie, va devenir de moins en moins large grâce à l'augmentation de la félicité intérieure. La félicité de l'Être va soulever la vie quotidienne au niveau sublime de la jouissance « presque infinie. ». Les choses matérielles, les pensées, le comportement quotidien, et tout ce qui est entendu, vu, touché, senti et goûté gagne petit à petit un statut de plus en plus illimité, comme la conscience transcendantale. C'est-à-dire que la surface de la vie devient aussi infinie que la conscience transcendantale. Arrive un jour où tout est perçu dans la lumière de l'Être, tout est pensé dans l'intelligence illimitée de l'Être. L'Être n'est plus séparé ni distant des choses insignifiantes de la vie ordinaire. Il a élevé le statut de la vie quotidienne au niveau de la vision céleste. Tout est rendu beau, exalté et proche de la perfection de l'Être transcendantal. C'est à ce moment-ci, lorsque le système nerveux est capable de percevoir les choses ordinaires de manière céleste, que l'expérience de Dieu se produit. Pas avant! La conscience transcendantale, ainsi que la conscience cosmique n'étaient que des étapes préparatoires à la perception de Dieu. Il faut que l'état de la conscience cosmique ait atteint toute sa maturité avant que le sixième état de la conscience se produise et que la réalité de Dieu soit vue directement.

6- La conscience-de-Dieu, ou conscience divine arrive lorsque la conscience cosmique a atteint la limite la plus élevée de son raffinement. Au bout du chemin d'évolution de la conscience cosmique, se trouve la conscience de Dieu, ou conscience divine.

Maharishi dit que Dieu peut être connu de deux manières, soit en tant que Dieu impersonnel ou en tant que Dieu personnel. Les religions n'ont jamais indiqué que l'expérience de Dieu différait d'un état de conscience à l'autre, ce qui a apporté énormément de confusion car la description des expériences d'un niveau d'évolution ne peut pas servir de chemin pour obtenir ces expériences. Le chemin est toujours différent de la destination. Lire les descriptions des plus belles exaltations spirituelles peut être inspirant, mais afin de connaître ces expériences, il faut être rendu là. Celui qui porte des lunettes rouges verra tout en rouge, dit Maharishi et s'il s'efforce de voir tout en vert, cela aura un effet négatif sur son évolution. Chaque étape de l'évolution doit être franchie. Heureusement il existe des techniques d'évolution de la conscience pour nous aider à évoluer. S'auto hypnotiser avec l'idée que Dieu est partout est une imagination sans grande valeur spirituelle. Pourtant, des millions de personnes qui n'ont jamais dépassé l'état de la veille active, se disent croyantes en Dieu et ne jurent que par leur conviction. Mais leur spiritualité est une sorte de rêve imaginaire, un conditionnement qui s'est établi par force de répétition de l'idée de Dieu.

Croire qu'on est sauvé du mal et que Dieu nous aime et nous reçoit dans Sa vie éternelle est une sorte d'auto suggestion. Les humains sont si fortement identifiés à leurs propres croyances, qu'ils ne savent pas qu'un mot n'est pas l'objet qu'il représente. Le mot New-York ne donne pas la vision de ses dix mille rues et de ses gratte-ciels. Contempler l'idée de Dieu ne donne pas l'expérience de Dieu pas plus qu'imaginer de l'eau n'étanche la soif. « Dieu est un état de la conscience, dit Maharishi, et l'évolution de la conscience le prouve clairement.

Lorsque la conscience cosmique a atteint sa limite, elle devient la conscience divine. La perception de Dieu impersonnel est l'Être transcendantal alors que la perception de Dieu sous une forme personnelle arrive au bout de la conscience cosmique lorsque la perception devient céleste en toute circonstance. Un chrétien verra Jésus dans la vision céleste la plus fine. Un amérindien verra son Dieu personnel dans sa vision céleste de la nature et du grand Esprit de la nature.

En résumé, pour ce qui est du sixième état de la conscience, nous comprenons que Dieu est perçu directement sur la ligne invisible qui se situe entre l'Être transcendantal et la plus fine impulsion de perception céleste, la matière lumineuse.

La perception védique de Dieu est la plus subtile qui puisse être faite par la conscience cosmique raffinée.La perception védique se déroule uniquement à l'intérieur de l'océan transcendantal de la pure conscience. La perception de Dieu directement à l'intérieur de l'Être transcendantal éternel est suprême. Dieu apparaît parfaitement sur l'écran pur de la conscience non manifeste. Il prend des formes formidables et cosmiques. Il présente son pouvoir et sa gloire illimitée. Il montre toutes ses qualités infinies. Une telle révélation transcendantale de Dieu est immortelle. Car au plan transcendantal de l'Être, la vision védique de Dieu dure et dure depuis toujours hors du temps. Elle est la culture védique de toutes les galaxies. Elle est la culture védique intemporelle, éternelle, immortelle, indestructible.

7- Le septième état de la conscience, appelé état d'unité, vient de l'union de la conscience infinie en soi avec la conscience infinie au niveau des perceptions extérieures. Chaque perception, chaque objet de connaissance est finalement perçu en terme du Soi. Le relatif est apprécié au delà de sa valeur céleste. Il est vu dans sa valeur maximale, en tant qu'infini. La conscience d'unité est l'état où Dieu et la conscience infinie ne font plus qu'un. L'Être est Dieu et Dieu est l'Être. De nombreux saints ont décrit cette unité parfaite de l'aimant avec l'être aimé. Sainte Thérèse d'Avila a certainement décrit cette expérience. Il faut voir.

7+- Brahm est l'état de la conscience où il n'existe plus de premier, ni de second, ni de troisième, ni de quatrième, ni de cinquième, ni de sixième, ni de septième état de la conscience. Ici en Brahm, l'état de conscience est la totalité d'un seul bloc. Cet état ne dépend plus de l'unification de deux ou de trois ou de mille éléments. Brahm est tout, sans possibilité d'addition ni de soustraction. Sa totalité ne dépend pas de l'addition de parties. Brahm EST TOUT CECI ET TOUT CELA. Brahm est l'unité et la diversité, le fini et l'infini, le visible et l'invisible, le manifeste et le non manifeste, le temporel et l'intemporel. Et tout cela est connu simultanément et sans contradiction. Brahm est Dieu depuis toujours. Brahm est la création depuis toujours. Brahm est une chose et l'autre simultanément et sans contradiction. Son statut ne change jamais mais il est tout ce qui change éternellement. Il est immuable dans son perpétuel changement. Où est Dieu dans cet état? Où est celui qui prend conscience de Dieu dans cet état? Qui a créé le sujet qui prend conscience de l'objet de son amour? Qui les a réunis en conscience d'unité? Les réponses sont contenues en Brahm car il est toutes ces possibilités simultanément. Dieu et l'homme « EST CELA »