LE MAÎTRE A ACCEPTÉ D'ÊTRE VU : Il brille d'une lumière qui dépasse la capacité des yeux à voir ce qui peut être vu. Cette lumière est plus mince que celle des matins, plus étendue que celle du firmament au-dessus de la plus haute montagne, plus forte que des soleils rassemblés.

 Le Maître brille dans sa propre lumière, inégalée par rien. La rivière, devant lui, à quelque distance, coule sans faire un mouvement. Trois vaches blanches, d'une blancheur presque irréelle, se baignent dans l'eau. Non, elles ne se baignent pas, elles nagent et avancent en direction du sage qui les attend. La première rejoint le rivage et se transforme en moi. Je m'assieds à quelque distance devant le Maître et j'observe ce qui m'entoure, sans rien penser pour ne pas faire de bruit. La  deuxième vache blanche devient Maharishi et le voilà qui s'approche très près de son Maître et qu'il dépose à ses pieds guirlandes après guirlandes de fleurs. La troisième vache blanche reste vache et elle chante « Vijayante Taram », victoire complète au Maître divin. Chaque reflet de la lumière sur l'eau de la rivière devient alors un visage et des mains jointes. Des milliers de visages répètent ensemble « Guru Dev, Brahmananda Saraswati, Vijayante Taram.» De sa solitude omniprésente, le Maître a accepté d'être vu et il est apparu pour qu'on sache qu'il est le Maître.

Deux rayons de lumière silencieuse sortent alors de ses joues et l'un d'eux vient toucher mon front sans que je le sache réellement, puis le second rayon touche mon coeur et tout à coup je me réveille et je comprends alors plusieurs choses qui sont fort simples, mais très vastes dans le temps et l'espace.

La première chose que je vois est que le Sat Yuga, l'Âge de l'illumination, le paradis sur terre, n'est pas une décision que les humains peuvent prendre. La décision vient des régions célestes universelles, là où les êtres lumineux et les maîtres vivent. La décision vient du plus grand de tous les voyants, le sage assis sur un trône d'or et qui a la responsabilité de garder le silence et le dynamisme total des galaxies. Il est une incarnation divine éternellement hors du temps et de l'espace.

La seconde connaissance est celle où je comprends que C'est ce Maître divin, ce Guru Dev, qui a décidé de tout, et alors tous les êtres de lumière applaudissent puisque le Sat Yuga arrivera à notre époque, même s'il n'y est pas attendu. Des dizaines de milliers d'années devraient nous en séparer encore, mais le Maître a désiré être vu et son désir est entré dans l'énergie de la nature. Le ciel sera son don à l'humanité. Dans son Sat Yuga, aucune âme n'a besoin d'être jugée pour son  bien et son mal. Toutes sont élevées dans la gloire, toutes sont bénies, purifiées et radieuses. Sur le dos de la marée montante toutes les vagues sont soulevées et aucune d'elles ne reste derrière.

La troisième chose que j'ai perçue dans cette lumière qui ne se déplace jamais, dans ce silence clair, c'est que le Sat Yuga est à chaque fois védique. À chaque fois qu'une époque de Sat Yuga revient, après un demi-million d'années, elle n'appartient à aucune autre culture que celle du véda puisque le véda est la somme de toute connaissance, parfaitement efficace, parfaitement juste, parfaitement complète. Seul le véda a tout vu et tout compris et tout exprimé. Je découvre que le grand Maître a été le penseur du véda. Maintenant, pour des raisons qui n'appartiennent qu'à sa volonté, Il a désiré être vu et l'univers a imprimé son souhait sur le canevas magique de l'intemporel. Le temps et l'espace ont deviné leur propre existence et la conscience cosmique s'est multipliée par milliers et par milliards. Le Maître l'a souhaité ainsi. Il a désiré naître et il est né.

La quatrième connaissance que j'ai reçue dans un passage instantané du temps, hors de toute mesure, a été que la technique de transformation de l'Âge du Kali (la souffrance) en Âge du Sat (la pureté), serait la technique de la Méditation transcendantale et ses technologies avancées, dont les M.T.-Sidhis et le vol yogique font partie. La parfaite sainteté de Maharishi serait le disciple de la perfection de Brahmananda Saraswati sur terre. Maharishi réussirait à tout accomplir parce qu'il allait répéter sans relâche les paroles que Dieu lui avait murmurées avant qu'il ne se lance dans sa mission, au milieu du feu de la souffrance et du fer du désordre humain : «Brahmananda Saraswati, Vijayante Taram.»

La cinquième connaissance que j'ai comprise fut celle-ci : Le véda est l'enregistrement de la connaissance qui existait lors des Sat Yuga précédents. Les maîtres du véda savent comment préserver cette sagesse totale par la transmission orale des hymnes védiques, les vibrations du champ unifié de toute chose. Une certaine race d'êtres humains a donc été choisie et formée. Elle a eu comme mission de préserver L'application technique du véda. Il s'agit des pandits de l'Inde. Ceux-ci sont uniques sur la planète. Nous leur devons tout. Aucune autre culture galactique ne possède cette race de pandits humains. Humblement ils ont accepté leur mission qui a été de faire traverser aux hymnes védiques des dizaines de milliers d'années, sans que les mantras ne soient déformés ni confondus avec autre chose. Maharishi a donc reçu de Guru Dev, le Maître suprême et voyant du Véda, la mission de relever la pureté des pandits grâce à sa technique de Méditation transcendantale. Il a fait exactement cela et des dizaines de milliers de nouveaux pandits du Sat Yuga sont en train d'être formés aux Indes, puis rassemblés à différents endroits de la terre, pour le bien de tous. Par eux et par Maharishi, le désir du Maître sera apprécié partout dans la galaxie et plus loin encore. le Sat Yuga est ici pour tous.

Brahmananda Saraswati, nous vous disons « Vijayante Taram. »

À Maharishi Mahesh Yogi, qui n'a jamais cessé de répéter  « Jai Guru Dev », nous proclamons : « Vijayante Taram. »