Juillet 2011
À L'HEURE DE LA LIBERTÉ
La liberté au plan physique et mental se structure à l'horizontale des événements et des pensées. Cette liberté qu'on acquiert aux plans relatifs de la vie n'est jamais tout à fait satisfaisante. Notre propre vie le montre bien, ainsi que celle de tous ceux qui nous entourent aujourd'hui ou qui nous ont précédés dans les générations passées.
Le désir de se libérer s'exprime de tant de façons. J'ai même vu des gens malades qui priaient pour mourir le plus tôt possible car ils voulaient être libérés de leurs douleurs. L'histoire des diverses nations nous montre que pour connaître la liberté, les gens ont fait des révolutions qui ont causé la mort de milliers ou de millions d'individus. Que ne ferait-on pas pour se libérer d'un despote politique? Combien de luttes ont pris place dans les siècles passés, voulant libérer le peuple de l'oppression et libérer des innocents des prisons dans lesquelles ils avaient été enfermés injustement? Encore aujourd'hui, renverser un gouvernement est symbole d'espoir et de liberté. Mais il y a plus que cela pour se libérer. Les artistes veulent sortir de leurs conditionnements, ils veulent libérer leur créativité. Tant de gens souhaiteraient voir tomber les chaînes de la routine quotidienne. Certains découvrent qu'il n'existe aucune liberté réelle sans s'être libéré de ses propres empêchements, de ses peurs, de ses préjugés. Il faut sauter par dessus les barrières de la normalité. Il faut libérer la pensée, épanouir les talents, s'exprimer, chanter, danser, courir. Il faut réapprendre à rire, à être heureux, à être libre de tout ce qui nous paralyse. Il faut casser la peur et aller de l'avant. On veut donner enfin le droit de parole, celui d'aimer et de croire en une société plus juste et plus abondante pour tous.
Maintenant, voici un autre palier de la liberté essentielle qui a été rendu accessible avec l'enseignement de Maharishi sur la conscience transcendantale. La liberté dont on fait l'expérience lorsque l'attention quitte l'activité horizontale de la pensée et prend une direction verticale dans la conscience est autre chose que ce qui a été connu et espéré depuis des siècles. La pensée se dissout dans le processus de la transcendance et l'esprit se libère de ses propres limites. Il goûte à la liberté dans le vrai sens du mot. Lorsqu'on s'endort profondément, l'esprit est libéré de toute contrainte et il se repose enfin, mais cette expérience en est une de perte de la conscience. Imaginez maintenant que vous ayez la possibilité de libérer l'esprit de toute activité mentale et sensorielle, comme durant le sommeil très profond, mais que votre conscience ne soit pas effacée par cette expérience. Voilà exactement en quoi consiste l'expérience de faire la Méditation transcendantale. Durant la pratique de cette méditation la conscience se déplace vers les couches de plus en plus subtiles de sa propre activité et elle pénètre plus profondément en elle-même. Elle découvre alors l'étendue des sa propre liberté. La conscience fait l'expérience de la liberté absolue car elle reste pleinement éveillée, subtile, tranquille, mais sans aucune limite de perceptions sensorielles ou de pensées, telles les mémoires, la notion du temps, celle du succès ou de l'échec, la pression des événements, celle de l'environnement, les désirs, les tensions, et même les rêves, etc.
Durant la pratique de la
Méditation transcendantale, l'esprit actif quitte la perception
sensorielle ainsi que les pensées et il prend la direction du silence puis il devient la conscience
pure. Il se trouve alors en dehors de toute limite. La conscience transcendantale est
la liberté totale. Elle est la liberté fondamentale de l'Être. C'est un tout
autre domaine de liberté que celle qu'on cherche à vivre au plan de la vie
active, à la surface des actions quotidiennes. Pourtant, cette liberté
intérieure qui prend place dans la conscience silencieuse, se trouve à être
L'UNIQUE RÉELLE LIBERTÉ qui soit totalement accessible et toujours
épanouissante. Toutes les autres formes de liberté (politique, culturelle,
physique, mentale, intellectuelle, artistique, éducationnelle, économique,
religieuse, linguistique, philosophique, etc.) sont obligatoirement partielles
et elles causent de la frustration.
Modifier des événements par la force, faire une révolution, voter pour élire un
nouveau gouvernement, se libérer d'un cauchemar économique, devenir riche, changer de ville, changer
d'idées, changer de philosophie, changer d'amis, changer de croyance, trouver un nouvel emploi,
émigrer, voilà tant de
manières d'exprimer le désir de la liberté. L'être humain n'a pas de fin à son
désir de liberté. Il veut être libre à
tout prix. Il veut modifier les circonstances de sa vie, il veut se sentir puissant. Il
déteste le sentiment d'impuissance et d'emprisonnement aux événements et aux
personnes. L'humain semble posséder un goût infini de la liberté.
Si on est lucide, on saura que la liberté qui est bâtie à l'horizontale de la vie en changeant des circonstances, en éliminant des restrictions, en modifiant l'environnement physique, politique et idéologique, procure uniquement un bref soulagement dans la quête de notre liberté.
Comment se dire libre si on ne l'est jamais de soi-même? Tôt ou tard celui qui n'est pas libre de lui-même s'enfermera dans de nouvelles prisons que son esprit créera pour lui-même et pour les autres. (Ça vaut la peine de relire la phrase qui précède parce qu'elle donne la raison pour laquelle, même après des millénaires de lutte, les humains ne se sentent pas encore libres et épanouis.
Celui qui n'est pas libre
en lui-même voudra contrôler la liberté extérieure de ceux qui l'entourent. Il construira d'autres limites qui lui
donneront le sentiment de contrôler les circonstances de sa vie pour qu'il
puisse faire librement les choix qui lui plaisent. Il fera d'immenses efforts
pour avoir un sentiment de contrôle sur les choses extérieures dans le but de
construire sa liberté. Tout être humain qui n'est pas libre de ses propres
limites intérieures ne pourra concevoir que la liberté extérieure. Il est prisonnier de
son manque de bonheur en lui-même. Il est l'esclave de désirs qui l'envahissent et
l'assaillent. Il est enfermé dans des idées qui sont étroites mais il y croit
plus que tout. Il n'est même pas libre des conditionnements qui ont façonné son
désir de chercher la liberté dans les événements extérieurs.
Si une personne vous parle de liberté et qu'elle ne la situe pas au plan de la conscience,
en profondeur de l'Être, alors cela indique que cette personne n'a pas pris le temps
d'examiner en elle-même où se trouve la réelle liberté. La plupart du temps les
humains ignorent que L'UNIQUE RÉELLE LIBERTÉ est celle de la conscience. L'être
humain est impatient de modifier
les circonstances extérieures de sa vie et il se lance dans l'action parce
qu'elle promet un certain changement dans les circonstances qui l'emprisonnent
et le limitent. Si un mur vous bloque la vue, jetez le mur à terre, voilà la
solution évidente. Mais vous êtes-vous demandé pourquoi vous aviez construit le
mur en premier lieu? Nous construisons tous ensemble des dizaines et des
milliers de murs que nous jurons de jeter à terre le plus tôt possible,
accusant quelqu'un d'autre de restreindre notre liberté. L'action extérieure
semble le premier moyen de se libérer de toutes les entraves de notre vie
individuelle ou collective. Mais il n'en est pas ainsi, en réalité, et
nous observons que des millénaires d'histoire des civilisations ont dû s'écouler
pour bâtir un tout petit peu de liberté extérieure, par exemple celle d'élire
nos chefs, celle de voyager d'un pays à l'autre avec un passeport en règle,
celle d'être différent de ses voisins, celle de pratiquer sa religion librement,
celle de dire ses idées sans avoir peur des menaces et des punitions. Si ces
libertés ont été obtenues à coup de fusils et de lutte extrêmement coûteuses,
elles ne sont satisfaisantes nulle part, même dans nos sociétés modernes. T
outes sortes d'autres prisons ont vu le jour. On a certes effacé la plupart des despotes politiques, mais d'autres formes de domination « invisible » ont pris la relève, celle de l'économie, celle religieuse, celle politique. De toute évidence, notre soif de liberté n'est pas encore assouvie. La France veut se libérer de tout, l'Italie aussi, la Tunisie aussi, l'Égypte aussi, le Cambodge aussi, la Chine aussi,. Les États Unis d'Amérique croulent sous le fardeau de leur progrès matérialiste. Il faut maintenant se libérer de ces nouvelles prisons. Il faut dévoiler les tactiques de la propagande sous toutes ses formes. Il faut se libérer du désir tordu de s'enrichir à tout prix. Il faut repenser le matérialisme, se libérer de la démocratie hypocrite et rusée, se libérer même de la science qui nous promettait la liberté suprême, celle du vieillissement illimité, la construction de grandes villes modernes partout, etc. Mais la science, sans conscience, est devenue dangereuse.
Tous ceux à qui on a fait
la promesse d'une plus grande liberté découvrent amèrement qu'ils l'attendent toujours. Ils passent
éventuellement le flambeau de leur espoir de
liberté à leur descendance, souhaitant qu'elle ira un peu plus loin qu'eux. La liberté ne
peut jamais venir dans nos vies parce que nous ignorons
que notre propre esprit doit tout d'abord cesser de
fabriquer de nouvelles prisons psychologiques et émotionnelles où il enfermera
ensuite la pensée et l'action. Tant que l'esprit est enchaîné dans ses
croyances, il crée vite de
nouvelles limites qui remplacent celles pour lesquelles il a lutté pour se
libérer.
La liberté : Mon expérience m'a montré que la conscience transcendantale
est la seule chose qui sort quelqu'un de toutes ses limites intérieures et
extérieures, quelles qu'elles soient. Chaque fois que l'esprit transcende
l'activité mentale, il s'établit dans la pure conscience. C'est ainsi que
l'esprit sort de toutes ses limites, et non pas en pensant d'autres théories ou
d'autres philosophies. Il ne sert à rien d'être sophistiqué intellectuellement
au point de créer sans fin de nouvelles croyances, de nouveaux espoirs, de
nouveaux rêves, de nouveaux désirs, puis de s'enfermer sans fin dans ces
nouvelles boîtes qui sont les dernières causes et les plus récentes urgences qui
ne vont toujours que dans une seule direction, celle qui invite tous les humains
à changer le monde extérieur en luttant de plus belle.
Il me semble pourtant que chaque petite minute de transcendance est l'unique liberté. Tout le reste est un jeu de l'intellect. J'ai rencontré une dame qui m'a dit qu'elle avait appris la Méditation transcendantale mais elle l'avait modifié tout de suite en y ajoutant toutes sortes d'autres choses parce qu'elle détestait l'idée de ne pas être libre. Elle devait toucher à tout et ne jamais se limiter à une seule technique et à un seul enseignement. Elle voulait rester libre à tout prix parce que sa liberté était pour elle la chose le plus importante de sa vie. Elle m'a dit : « enfin la liberté ! » Elle ignorait évidemment ce qu'est la vraie liberté. Elle n'avait même pas eu le temps de faire l'expérience de la conscience transcendantale. Elle se croyait donc libre et « ouverte d'esprit », mais en réalité sa liberté n'était qu'un jeu de son intellect. C'est cela que je veux dire par cette expression « un jeu de l'intellect. » Parce qu'elle était complètement prisonnière de son concept de liberté à l'horizontale, elle avait bâtie ce concept qui n'était qu'une réaction à sa souffrance et à son emprisonnement antérieur. Beaucoup de gens se croient libres en étant ouverts à toutes sortes de choses mais, en réalité, ils sont enfermés dans plusieurs limites plutôt qu'une seule. Jamais il ne savent que L'UNIQUE RÉELLE LIBERTÉ est l'expérience de transcender la pensée. Une fois acquise cette expérience, toute la vie s'exprime sur cette nouvelle base et l'esprit ne construit plus jamais de prisons psychologiques ou idéologiques.
La liberté que donne la MT est inégalée et inégalable.
La liberté est la spécialité de toute personne qui connaît la conscience transcendantale ainsi que n'importe quel autre des trois autres états supérieurs de la conscience, la conscience cosmique, la conscience divine et la conscience d'unité. Elle transcende chaque jour les prisons de la raison, ainsi que celles des émotions, des conditionnements et des circonstances intérieures et extérieures de sa vie.
Tout ce dont on entend parler au nom de la liberté est un jargon intellectuel où la liberté est associée à la politique, à la vie sociale, à l'argent, à la culture. Ce concept donne expression à toutes les manières dont l'esprit, qui ne connaît rien de la liberté en soi, se protège contre toute chose, amenant l’intellect à bâtir l’image mentale de la liberté intellectuelle ou physique. La pensée structure alors toutes sortes de résistances, elle se forge des idéaux, elle affirme des principes, elle combat contre ce qui s'oppose à ses convictions, elle renverse les obstacles à sa liberté intellectuelle ou physique. Cette sorte de liberté que les gens essaient d’obtenir à l'horizontale de leur vie sera pour toujours impossible à gagner.
Depuis quelques millénaires certainement, les êtres humains ont été des somnambules qui ont fait des déclarations sur la liberté alors qu'ils se trouvaient eux-mêmes dans la nuit de leur propre inconscience. Ils espéraient être libres à tout prix, et protéger le bonheur qu'ils ne pouvaient même pas voir clairement car il faisait nuit dans leur tête, et leur cœur était troublé et angoissé.
Heureusement Maharishi a compris la situation et il est venu généreusement offrir la réelle liberté, l'unique liberté, celle qui doit être le vrai fondement de toutes nos actions et de toutes nos pensées, celle qui seule peut construire un monde libre de folies, d'ambitions et de violence.