Août 2011
Pour mon anniversaire de naissance, le premier août, (62 ans) j'ai voulu dire quelques mots sur trois expériences de transcendance qui ont été marquantes dans ma vie.
TROIS EXPÉRIENCES DE PROFONDE TRANSCENDANCE
En janvier 2001, lors de trois matins consécutifs, j'ai eu trois expériences qui ont changé ma vie pour toujours.
La première expérience s'est déroulée comme suit : dans ma méditation du matin (il était environ 5 heures), l'activité mentale s'est apaisée spontanément comme cela arrive à chaque fois que je médite. Les pensées et les sensations corporelles se sont graduellement éloignées du champ de mon attention et elles sont devenues une sorte d'horizon sur ma conscience.
Bientôt il ne resta en mon esprit, sur le champ de mon attention consciente, qu'une vaste tranquillité, un espace indéfini de vigilance en repos profond. Mon esprit était totalement apaisé, libre de pensées et de sensations corporelles.
Pendant un certain moment, ma conscience est restée ainsi, silencieuse, éveillée de manière très subtile, sans activité mentale. Puis « ma conscience » est devenue « LA conscience. » Elle n'avait plus rien de « personnel. » Je ne faisais plus l'expérience de rien. Le « je » était inactif. La conscience était présente à son propre éveil. Cette expérience dura un certain temps incalculable et au sortir de cette expansion intérieure, les premières pensées qui entrèrent dans mon esprit furent : « Je me sens comme si j'étais partout. J'ai transcendé l'espace. Je n'ai plus besoin d'être « ailleurs. » Je ne peux plus être ailleurs que là où je suis, dans l'Être. »
Plus tard dans la journée, j'ai remarqué que l'impression d'avoir transcendé
l'espace durait encore, mais je n'y ai pas prêté davantage attention que cela.
Il me semblait que j'avais compris que chaque être humain ressent le besoin
d'être toujours quelque part ailleurs. Nous ne sommes jamais tout à fait
contentés là où nous nous trouvons intérieurement et extérieurement. Nous sommes
continuellement « à l'extérieur » de notre propre espace d'être (l'espace
transcendantal de l'Être). Nous avons toujours le désir de changer d'endroit, de
changer les circonstances de notre vie, de faire autre chose, d'être dans un
autre « espace. » Quelque chose s'était montré à moi sous l'angle d'une
expérience intérieure où la conscience transcendantale n'a pas à être ailleurs
ni à changer d'endroit pour connaître la plénitude.
La seconde expérience a débuté elle aussi avec la transcendance
des pensées durant la Méditation transcendantale. Mon esprit est resté absorbé
dans cette vaste conscience pendant un certain temps. Mais cette fois-ci, j'en
suis sorti avec une impression tout à fait différente de la veille. J'avais la
nette perception d'avoir « transcendé le temps. »
J'avais la nette impression de n'avoir plus besoin de temps. Ma conscience avait connu un état de transcendance dans lequel le passage du temps n'était plus nécessaire. Le temps avait été transcendé, l'infini était connu sans notion de temps, ni de maintenant, ni d'avant ni de plus tard.
Habituellement nous avons toujours besoin de temps pour évoluer et nous savons
que demain sera différent d'hier et d'aujourd'hui. Tout change et trouve une
signification avec le passage du temps. Mais ici, dans ce moment de
transcendance profonde, le temps s'était arrêté. Un aspect de mon être n'avait
tout à coup plus besoin du passage du temps pour évoluer. J'avais même
l'impression que quelque chose en moi n'avait plus besoin d'évoluer. Le temps
était arrivé à destination. Cette expérience dura une heure ou deux puis elle
disparut au cours de la journée. Je n'y prêtai pas attention et je ne
l'enregistrai que très vaguement dans ma mémoire.
Le troisième matin, la transcendance des pensées se produisit
comme à chaque fois. Encore une fois mon esprit individuel n'était plus mon
esprit individuel. Il était devenu « LA conscience. » La transcendance
qui se fait à partir des couches actives de l'esprit jusqu'au silence de la
conscience transcendantale avait atteint et dépassé la limite la plus subtile de
la conscience individuelle et celle-ci avait laissé sa place à LA
conscience pure.
Alors cette conscience sans activité mentale
cette conscience sans perception de moi-même
sans perception sensorielle
la conscience sans témoin parce qu'elle est seule avec elle-même sans un second
la conscience qui n'est que son propre état
la conscience sans « je »
... s'est auto transcendée complètement, elle a fondue et disparue comme la forme d'un petit nuage de vapeur disparaît dans l'air sans qu'on ne sache où il est parti parce qu'il est disparu de tous les côtés à la fois. Il s'est mélangé avec l'air.
À partir de la conscience transcendantale, un autre niveau de transcendance s'est produit à l'intérieur même de LA conscience. Elle s'est effacée et rien n'est resté qu'une sorte de néant de pure existence. La conscience qui est associée à l'activité du système nerveux s'est séparée du système nerveux et elle est retournée à sa forme originelle qui préexistait la création du système nerveux. Car la conscience existe sans la conscience dans un système nerveux. Elle existe sans même la conscience qui existe sans le système nerveux galactique, sans le corps colossal des univers. La conscience existe dans le néant de toute chose existante. Elle est purement transcendante, totalement transcendante, elle est l'indescriptible Origine, la Suprême, l'Infranchissable (puisqu'elle est la limite extrême, ce qui ne peut jamais être dépassé, ni surpassé, ni conquis, ni connu), l'Être.
Dans « mon expérience », ce matin-là, LA conscience pure s'est auto-transcendée pour devenir un tout petit point de conscience entouré d'un océan « de rien. » Je n'avais pas cette expérience parce qu'il n'existait plus en moi une expérience individuelle de ma conscience, ni une relation « sujet - objet. » C'était LA conscience elle-même qui s'auto percevait en tant que point de conscience. Dans son processus de disparition et d'effacement, dans son processus de libération des ses attachements au système nerveux humain et à celui galactique, le petit point de la conscience est devenu si petit qu'il ne pouvait même plus contenir sa propre dimension. Il ne pouvait plus avoir un intérieur puisque son espace était rendu infiniment petit. Lorsque la conscience a finalement été totalement incapable d'occuper un quelconque espace, ni de posséder une forme, ni d'avoir un intérieur, elle est disparue pour ne laisser que le rien qui l'entourait. Lorsque le vide fut total, lorsque toute la conscience fut effacée et dissoute dans l'univers, lorsque plus rien n'existait en tant qu'objet de connaissance, ni même en tant que « perceveur », alors une vision illimitée de galaxies innombrables apparut soudainement dans « ma » conscience individuelle. Mon esprit était instantanément retourné à « sa » propre conscience. Des millions d'étoiles et de galaxies se sont mises à briller dans mon esprit.
Tous mes sens percevaient sans interruption la vision galactique totalement dynamique, sur un fond de pur silence en vibration perpétuelle. J'ai alors compris l'Être, la totalité. J'ai compris l'Origine et SON tout. J'ai compris que l'Origine était tout. Mon être individuel connaissait désormais la manière dont l'Être cosmique se connaissait lui-même. Il le connaissait dans SA totalité. Le minuscule point de mon existence consciente était devenu l'Origine transcendantale de tout, l’au-delà de tout. La conscience de l'Être en moi était devenue le témoin de toute existence, de toute énergie, de toute matière, de tout événement et de toute intelligence. D'une façon inexplicable et instantanée, mon être avait accès à l'auto connaissance de l'Être. Mon être était CELA.
En moi, ce matin-là, la conscience infinie s'était libérée de sa propre expression, la création au complet. Tous les objets de perception dans l'univers matériel et mental avaient été effacés. La conscience s'était effacée elle-même et elle était disparue dans sa propre origine non manifeste, l'abstraction absolue, l'Être transcendantal. Toute expérience avait cessée. Ce néant était devenu l'existence totale.
Cette expérience de l'Être, d'une manière qui est évidemment inexplicable, ne me quitta jamais plus après. Elle faisait partie de mon être.
* * *
Je n'ai pas parlé de ces trois expériences avant une année et demie parce que je savais que je devais, pour la raconter, utiliser des mots et des expressions que je n'avais jamais entendu Maharishi utiliser, des mots tels que « rien » et « néant. » J'attendais de valider mon expérience par ce que dit Maharishi, puisqu'il est la référence juste dans ce domaine. Eh bien, Maharishi a prononcé ces mots quelque temps après, en 2002 et 2003, et ce fut une révolution de l'entendre parler ainsi. Il a dit : « Enlightenment is nothing, nothing, total nothingness, total transcendent. » Puis il s'est mis à utiliser ces expressions avec le « big zero » pour expliquer la nature de l'état d'illumination. Non seulement cela, mais Maharishi s'est mis à parler du « point » de la conscience et de l'infinité des points dans l'univers. Des centaines de fois il a utilisé ces mots et ces expressions de diverses manières pour parler de la conscience de « l'Atyantabhava »(l'abstraction absolue). Ces mots, je n'aurais jamais pu les utiliser sans la permission de Maharishi et il me l'a donnée directement, à moi et à tous les autres qui ont connu cette expérience du « rien » et du « néant dans l'état de l'Être », ce « big zero » qui apparaît au moment de la disparition du plus fin point de la conscience, lequel donne alors naissance à la totalité de tous les points de la pure conscience dans l'étendue unifiée des univers galactiques.
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ll aura fallu 29 ans et 4 mois de pratique régulière de la Méditation transcendantale, (de sept. 1971 à Jan. 2001) incluant 24 années de pratique des techniques avancées de MT-Sidhis et de vol yogique, pour que l'expérience de cette conscience cosmique se présente en moi. Ce nombre d'années de pratique régulière de la Méditation transcendantale peut paraître imposant, mais en réalité, toute cette période de temps passa très rapidement, comme la vie le fait pour nous tous d’ailleurs. À notre grande surprise nous nous retrouvons à 60 ans, puis à 70 et ainsi de suite.
Sans la technique de Méditation transcendantale, sans le MT-Sidhis et le vol yogique, aucun chemin de pure transcendance n'aurait été construit en mon être. La vie se serait déroulée exclusivement en association avec les événements extérieurs, les activités, les projets, les désirs pour la quête de bonheurs et de succès. L'intérieur serait resté imaginaire, inconnu.
Merci Maharishi, je te dois CELA car je suis tout à fait conscient que seul ce que tu m'as enseigné a pu me donner la connaissance éternelle de l'Être.
J A I G U R U D E V