LES MOTS QUI PERPÉTUENT LA VIE
Lorsqu’on n’a même plus besoin de lire un poète
Pour voir partout ses paroles
Ni d’écouter sa voix pour entendre
Les vagues de ses pensées d’océan
Lorsque ses mots habitent l’intimité de nos propres phrases
Lorsqu’ils précèdent délicatement nos pas
On reconnaît le poète sur tous les visages rencontrés
Ses poèmes dans les sonorités naturelles qui montent des villages
Dans celles des sommets de montagnes
Où il n’y a que passage du vent
Et regards envolés
Ce ne sont pas des mots que nous voulons écrire
C’est être poète, notre plus grand désir