LA VILLE CE SOIR

 

Les édifices sont des arbres carrés

givrés et sans feuille

la ville progresse comme une montagne au long des siècles

de loin on dirait une voie lactée

de proche ses boulevards sont de longues phrases recollées

ses bras allongés, de longs trottoirs

ses yeux lampadaires, des lunes dans le noir

la ville nous transporte à quatre roues

elle nous mène là où les fleurs sont refermées

là où il n'y a plus de soirs ni d'aube au matin

d'être intelligent, chacun est certain

et qu'il mène bien sa vie

mais la ville, elle, où nous amène-t-elle sans notre permission?

 

Janvier  2009